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Grèce : réussissons l’avenir ensemble.

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International,Réflexions,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 19/07/2016 à 17:16

Grèce : réussissons l’avenir ensemble.

  

 

L’heure en Grèce est à la normalisation, à la stabilité, à la mise en œuvre des réformes et à l’investissement pour la croissance. C’est ce message volontaire et amical que j’ai porté  hier à Athènes.

Avec le Premier ministre Alexis Tsipras, j’ai salué le chemin parcouru par le pays pour avancer sur la voie européenne, dans la réforme, la solidarité et le sérieux.

Avec le Premier ministre Alexis Tsipras, j’ai salué le chemin parcouru par le pays pour avancer sur la voie européenne, dans la réforme, la solidarité et le sérieux. Ma rencontre avec les ministres Tsakalotos, Katrougalos, et Stathakis, a été l’occasion d’évoquer les défis économiques et budgétaires en cours, et l’objectif commun de compléter la deuxième revue du programme dans les temps. Lors du point presse que j’ai ensuite tenu avec Euclide Tsakalotos, nous avons souligné la nécessité de développer désormais une stratégie de croissance et d’investissement. Enfin, l’audition devant le Parlement grec a été un moment de dialogue politique tout à fait fondamental. Il est évident que le chemin parcouru pendant cette crise a été difficile. Et il est tout aussi évident qu’il y a encore beaucoup à faire pour construire durablement les conditions pour l’emploi, pour un avenir meilleur pour les jeunes générations, et pour permettre aux entreprises de prospérer.

Qu’il est loin le spectre d’une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, et c’est tant mieux !

Un an après l’accord important conclu avec la Grèce et ses partenaires européens, une nouvelle histoire grecque s’écrit aujourd’hui. Cet accord a conclu à une étape majeure de solidarité et de soutien pour la Grèce, et a confirmé que le pays resterait solidement ancré à l’intérieur de la zone euro. Qu’il est loin le spectre d’une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, et c’est tant mieux ! Il y a un an, certains parlaient de « Grexit »: je m’y opposais. Un an plus tard, nous sommes en train de réussir ensemble : je veux y contribuer.

Tout ceci constitue un paquet de réformes très substantiel, sans précédent, permettant de tourner progressivement la page de la crise.

Les réformes importantes adoptées ces derniers mois renforcent l’économie grecque. Le secteur bancaire a été consolidé, restructuré, et entièrement recapitalisé ; des restructurations sectorielles ont commencé ; une importante réforme des systèmes d’imposition et de retraite a été entreprise ; et un cadre juridique pour la nouvelle agence du revenu autonome et le fonds de privatisation et d’investissement a été stabilisé. Tout ceci constitue un paquet de réformes très substantiel, sans précédent, permettant de tourner progressivement la page de la crise.

Selon nos estimations, la croissance reviendra en Grèce dès ce deuxième semestre 2016, et continuera à augmenter en 2017.

Les perspectives économiques positives témoignent bien du vent de renouveau qui souffle dans le pays. Selon nos estimations, la croissance reviendra en Grèce dès ce deuxième semestre 2016, et continuera à augmenter en 2017. Le chômage a commencé à diminuer. Aucun gouvernement européen n’avait fait autant de réformes structurelles que la Grèce ces dernières années. Et cela commence à payer dans les faits !

Si les développements actuels sont encourageants, les efforts ne doivent en aucun cas se relâcher. Rien n’est acquis, et les signaux envoyés aux investisseurs et aux partenaires de la Grèce doivent donc être très clairs : aucun laisser-aller ni retour en arrière ne sera accepté. La phase de mise en œuvre effective est celle sur laquelle chacun se concentre désormais, après celle de la stabilisation réussie. N’oublions pas les mesures à prendre dans le domaine de la fiscalité, pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, mettre fin aux traitements spéciaux, et améliorer la collecte de l’impôt.

La réforme ne doit pas conduire à un nivellement par le bas pour les Grecs, bien au contraire.

J’ai aussi adressé un message de soutien particulier envers le peuple grec. Les Grecs ont supporté plusieurs années très difficiles, pendant lesquelles ils ont contribué à la remise sur pied de leur pays. Désormais, ils doivent pouvoir récolter les fruits de leurs efforts, et notamment les générations les plus jeunes, dans l’équité et la justice. C’est pourquoi la préservation des droits sociaux est à mes yeux si essentielle. La réforme ne doit pas conduire à un nivellement par le bas pour les Grecs, bien au contraire.

Alors maintenant, tournons-nous vers l’avenir. Celui de la Grèce est plus que jamais ancré dans la zone euro, en tant que membre solide, fiable, réformé. Pour accélérer le retour de la confiance et stimuler la reprise, un accord incluant le FMI d’ici fin 2016 sur la question de la soutenabilité de la dette est une condition essentielle. Les discussions qui commenceront à l’automne sur cette question devront être ouvertes et constructives.

Continuons de construire, ensemble, un avenir solide et durable pour la Grèce.

Dans cette voie, la Grèce pourra compter sur le soutien de la Commission, de son Président, et de moi- même. Nous sommes des amis de la Grèce. Des amis  constants, exigeants,  dans une relation durable. Je suis totalement dans la volonté de voir la Grèce réussir au cœur de la zone euro. Mon bref déplacement à Athènes hier, le 6ème en 4 ans, le 3ème depuis mon arrivée à la Commission, en est une nouvelle preuve concrète. Continuons donc de construire, ensemble, un avenir solide et durable pour la Grèce.


Interview dans L’Opinion – Série « Bercy pour ce moment »

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 19/07/2016 à 8:56

Je vous invite à lire ci-dessous mon interview dans L’Opinion, pour la série « Bercy pour ce moment« . J’y reviens sur les moments forts de mon mandat de ministre de l’économie et des finances à Bercy, sur les réussites et les difficultés, et sur le lieu, le contexte, et l’administration.

En voici un extrait :

La nomination

Le Président m’a appelé une heure avant l’annonce du gouvernement pour me dire que je serai ministre de l’Économie et des Finances

Jean-Pierre Jouyet, Jacques Attali, Jean-Claude Juncker… Un certain nombre d’amis avaient plaidé auprès de François Hollande pour que je sois ministre des Finances. Pour ma part, je ne lui en avais jamais parlé. Il voulait  un proche, qui connaisse les sujets européens, notamment  à cause de la Grèce, et qui parle anglais. Quand nous avons évoqué mon rôle après son élection, François Hollande m’a d’abord demandé si je voulais être Premier secrétaire du parti socialiste, ce qui ne m’intéressait plus, il a évoqué l’idée que je puisse être secrétaire général de l’Élysée, ce qui ne m’intéressait pas – j’étais un élu, attaché à mon territoire, je souhaitais le rester. Finalement, il m’a appelé une heure avant l’annonce du gouvernement pour me dire que je serai ministre de l’Économie et des Finances, en précisant que Jérôme Cahuzac serait mon ministre délégué au Budget. Le Président a simplement  oublié une chose : c’est de m’indiquer qu’il y aurait quatre puis cinq autres ministres à Bercy !

Le lieu

J’ai aimé Bercy, j’ai aimé y travailler, je reste fier et heureux d’avoir rempli cette fonction unique.

Je connaissais déjà le ministère pour m’y être rendu de nombreuses fois, depuis le début des années 90, et notamment avec François Hollande, à l’invitation de Pierre Bérégovoy, dont nous avions critiqué la politique du « franc fort » et qui aimait discuter avec ses contradicteurs. Bercy, avec ses interminables couloirs, l’immensité de ses bâtiments, est un lieu d’efficacité et de pouvoir. Le bureau du ministre des Finances n’est pas le plus désagréable, avec sa vue sur la Seine qui court jusqu’à Notre-Dame. Tard le soir, en signant des parapheurs, en écrivant mon dernier livre, « Combats », ou en lisant des notes dans les lumières de la ville, pendant que le ministère bourdonne encore d’activité, j’éprouvais un sentiment de responsabilité, de force et de paix. J’ai aimé Bercy, j’ai aimé y travailler, je reste fier et heureux d’avoir rempli cette fonction unique.

La réforme 

Après le discours du Bourget, il fallait séparer les activités spéculatives des banques du financement de l’économie, sans pour autant tuer le modèle français de banque universelle.

J’en vois trois, sans parler des dizaines d’Eurogroupes pour sortir de la crise grecque ou construire l’Union bancaire. La première, c’est la réforme bancaire. Après le discours du Bourget, il fallait séparer les activités spéculatives des banques du financement de l’économie, sans pour autant tuer le modèle français de banque universelle. Ça a été un beau débat parlementaire, avec des députés pas toujours faciles mais très constructifs, comme Karine Berger ou Laurent Baumel- mais oui, on peut trouver des compromis avec eux! La deuxième, c’est ce que j’ai appelé la « révolution copernicienne » de la politique de l’offre. Mes équipes sont pour beaucoup dans la genèse du pacte de responsabilité. Je suis enfin à l’origine de la formule du « ras-le-bol fiscal ». Je savais qu’il faudrait un choc fiscal la première année pour réduire les déficits sans déprimer l’activité. Mais pas deux années de suite! À l’automne 2013, cette tentation existait. J’ai donc décidé de mettre un coup de pied dans la fourmilière. J’ai été critiqué, notamment au Parti socialiste. Mais je ne regrette rien: j’avais raison- trop tôt- et les Français l’ont compris.

La Crise / l’épreuve

L’épreuve la plus dure a sans conteste été la trahison de mon ministre délégué, Jérôme Cahuzac. […]

L’intégralité de l’interview (abonnés) est à lire ici : http://www.lopinion.fr/edition/economie/pierre-moscovici-j-ai-ete-patron-a-bercy-c-est-bonne-formule-cela-106679


Discours devant le Parlement grec – Travailler ensemble à la construction d’un avenir solide pour la Grèce

Catégorie : Actualité,Europe / International,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 18/07/2016 à 17:49

En déplacement à Athènes ce jour, je me suis exprimé devant le Parlement grec. J’y ai porté un message d’amitié, d’engagement et de confiance à la Grèce. Un an après le début de son programme d’aide financière dans le cadre du mécanisme européen de stabilité, la Grèce est maintenant à un moment critique : il est temps de tourner cette page et d’aller au-delà de la gestion de crise.

Travailler ensemble à la construction d’un avenir solide pour la Grèce: Discours devant le Parlement Hellénique

Athènes, le 18 juillet 2016

Chers Présidents,

Chers membres,

Mesdames et messieurs,

C’est pour moi un honneur et une occasion bienvenue de me présenter ici devant vous, près d’un an après l’accord conclu l’été dernier. Un accord qui a confirmé que nous nous tenons ensemble, côte à côte, dans la solidarité. Et que nous avons clarifié définitivement la question de la place de la Grèce dans la zone euro.

Je suis un fervent défenseur de l’Europe, de la Grèce et de la zone euro depuis de nombreuses années. Tant au cours de mon mandat de membre du Parlement européen, durant les jours et les nuits de négociations dans les réunions de l’Eurogroupe et de l’ECOFIN en tant que ministre français des Finances, puis en tant que Commissaire européen. Je reste fermement convaincu que la place de la Grèce reste au cœur de l’Union européenne et de la zone euro. Et que, même dans les moments difficiles, nous pouvons faire plus ensemble, dans la solidarité et la responsabilité, plutôt que séparément.

Je continue, aux côtés du Président Juncker et de la Commission dans son ensemble, d’être un ami à la Grèce.

Je continue, aux côtés du Président Juncker et de la Commission dans son ensemble, d’être un ami à la Grèce. Je continuerai à travailler sans relâche pour aider la Grèce à maximiser son potentiel, pour ramener l’espoir et des emplois à sa population, pour consolider la croissance, les investissements et les possibilités pour ses entreprises, et pour réussir à l’intérieur de l’UE, où la Grèce est à sa place.

Nous sommes tous confrontés à des temps difficiles. Alors que la longue crise financière et économique – l’une des pires de notre histoire moderne – est derrière nous, des faiblesses subsistent et de nouveaux défis sont apparus. La jeunesse grecque, tout comme les jeunes à travers l’Europe et même plus loin à l’étranger, ont besoin de croire qu’eux aussi auront accès à une bonne éducation, à de vraies opportunités, à des services de base ; qu’ils auront non seulement au travail, mais que cet emploi sera décent ; et qu’ils ne seront pas appauvris une fois à la retraite, après des années de travail.

Et c’est à nous, décideurs politiques, de veiller à ce que ces aspirations fondamentales puissent devenir réalité. Le défi est double : d’abord, faire en sorte que tous dans le spectre politique travaillent ensemble à cette fin avec un même cap –  respecter les engagements pris et œuvrer à la stabilité économique et sociale à long terme pour ces nouvelles générations. Et deuxièmement, veiller à ce que les changements entrepris soient durables.

Un an après le début de son programme d’aide financière dans le cadre du mécanisme européen de stabilité, la Grèce est maintenant à un moment critique : il est temps de tourner cette page et d’aller au-delà de la gestion de crise.

De nombreuses réformes ont été adoptées pour moderniser l’État et l’économie.

Il y a des réussites à saluer. Tout d’abord, de nombreuses réformes ont été adoptées pour moderniser l’État et l’économie. Comme vous, je crois que ces deux piliers – une administration efficiente et efficace, capable de fournir des services essentiels, et une économie qui est plus robuste et qui attire les investissements pour la croissance à long terme – sont les deux piliers sur lesquels l’avenir de la Grèce pourra se construire. Et les efforts de ces derniers mois témoignent de la capacité de la Grèce à prendre des décisions difficiles dans cette direction.

Il suffit de prendre quelques exemples récents : la Grèce a adopté plusieurs réformes pour soutenir l’environnement des affaires et accroître la compétitivité. Cela a aidé le pays à se renforcer de manière significative dans l’indice de la Banque mondiale « Doing Business ». Les procédures ont été simplifiés, afin d’atténuer le poids administratif sur les entreprises et pour faciliter le commerce. Le secteur bancaire a connu une consolidation importante : il a été restructuré, et entièrement recapitalisé ; même si le travail doit se poursuivre sur les prêts non performants. Et des restructurations sectorielles ont commencé.

La Grèce a également entrepris une importante réforme des systèmes d’imposition et de retraite, et a adopté un cadre juridique pour la nouvelle agence du revenu autonome et le fonds de privatisation et d’investissement. Les mesures adoptées jusqu’à présent constituent ainsi un paquet substantiel.

Aucun gouvernement européen n’a fait autant de réformes structurelles que la Grèce ces dernières années.

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Conférence de presse à Athènes avec Euclide Tsakalotos

Catégorie : Actualité,Europe / International,Vidéos,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 18/07/2016 à 15:11

Aujourd’hui en déplacement à Athènes, et après avoir rencontré le premier ministre Alexis Tsipras, j’ai donné une conférence de presse avec Euclide Tsakalotos. J’ai insisté sur la nouvelle ère ouverte en Grèce, un an après la signature du nouveau programme. L’heure est désormais à la normalisation, à la stabilité, et à la mise en œuvre, avec une Grèce solidement ancrée dans la zone euro. L’accent doit aussi être mis sur la promotion de l’emploi et de l’investissement dans le pays.

La Commission continue de travailler intensément pour soutenir les progrès vers une Grèce plus forte et plus stable.


Continuer à avancer, fiers et debout.

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 15/07/2016 à 15:32
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Continuer à avancer, fiers et debout.

 

Une attaque terroriste atroce a été perpétrée cette nuit à Nice. Alors que le pays était en fête, alors que les familles célébraient ensemble ce 14 juillet, un camion fou et meurtrier a fauché des dizaines de vies.

Je m’associe à la douleur des proches des victimes. Le pays et et l’Europe toute entière partagent leur chagrin.

Je m’associe à la douleur des proches des victimes. Le pays et et l’Europe toute entière partagent leur chagrin. Un deuil national de trois jours vient d’être décrété par le Président de la République : c’est un moment d’unité et de décence que chacun devra respecter.

La meilleure réponse à la barbarie est la fermeté, mais dans le rassemblement, la solidarité, les valeurs de vivre ensemble et d’ouverture.

Je veux aussi rappeler que la meilleure réponse à la barbarie est la fermeté, mais dans le rassemblement, la solidarité, les valeurs de vivre ensemble et d’ouverture. Comme je l’avais fait lors des précédents attentats qui ont endeuillé notre pays, mais aussi ceux qui ont frappé la Belgique, j’appelle à ne céder ni à la peur, ni à la division. C’est ce poison mortel que les terroristes veulent propager dans nos pays. Ne leur concédons jamais cette victoire. Nos valeurs sont plus fortes que leur haine.

Notre détermination  et notre mobilisation resteront totales dans la lutte contre toute forme de terreur, comme l’a encore souligné ce matin le Président Juncker.

Plus que jamais, nous devons aussi faire advenir une Europe qui protège mieux ses citoyens. Un meilleur partage de renseignements entre les Etats membres est sans doute une voie à approfondir. Alors que les doutes sur le projet européen se multiplient, l’une des réponses essentielles sera celle de la sécurité. C’est une garantie que nous nous devons d’apporter à nos concitoyens. Nous savons que beaucoup reste à faire. Mais notre détermination  et notre mobilisation resteront totales dans la lutte contre toute forme de terreur, comme l’a encore souligné ce matin le Président Juncker.

Nous pourrons compter sur le soutien de l’Union européenne, et de ses Etats membres, pour continuer à avancer – fiers et debout.

Mes pensées à la fois émues et révoltées sont tournées vers Nice endeuillée. Au lendemain de notre Fête nationale, je sais que nous nous relèverons, comme nous l’avons fait à chaque fois. Et que nous pourrons compter sur le soutien de l’Union européenne, et de ses Etats membres, pour continuer à avancer – fiers et debout.


Mon interview par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1

Catégorie : Actualité,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 13/07/2016 à 10:24
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Invité de la matinale d’Europe 1, j’ai répondu aux questions de Jean-Pierre Elkabbach sur les thèmes suivants : Europe, Brexit, fiscalité, Espagne et Portugal, France, ou encore Emmanuel Macron.

Brexit : il est important que l’article 50 soit invoqué rapidement, pour lever l’incertitude.

Mon interview à (re)voir ci-dessous :


Gouvernement britannique, Brexit et secret… par Europe1fr

 


Accord fiscal signé avec Monaco : la révolution de la transparence se poursuit !

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 12/07/2016 à 20:01
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Accord fiscal signé avec Monaco : la révolution de la transparence se poursuit !

J’ai signé ce jour un accord majeur entre l’Union européenne et Monaco.

J’ai signé ce jour un accord majeur entre l’Union européenne et Monaco, avec le Ministre d’Etat Serge Telle et le ministre des finances slovaque, au nom de l’Union européenne. Il permettra aux autorités fiscales de l’Union européenne et de Monaco de partager des informations essentielles sur les comptes financiers des non-résidents. Concrètement, les deux parties échangeront automatiquement dès 2018 des informations sur les nom, adresse, numéro d’identification fiscale et date de naissance de leurs résidents possédant des comptes dans la Principauté, ainsi que d’autres informations sur les actifs financiers et le solde des comptes, qui seront collectées à compter du 1er janvier 2017.

Cela permet à Monaco de se conformer aux standards internationaux en matière de transparence fiscale. Dès lors, les Etats membres s’engagent à tenir compte de cette signature dans leurs relations bilatérales avec la Principauté de Monaco. Et ce d’autant plus, compte tenu des négociations en cours en vue d’un ambitieux accord d’association.

Monaco confirme aujourd’hui sa place dans notre « cercle de confiance » via lequel nous travaillons ensemble en matière fiscale, dans un esprit d’ouverture et de coopération.

Pourquoi cette signature est-elle si importante ? Parce qu’elle constitue un nouvel outil essentiel afin de faciliter la détection et la répression de l’évasion fiscale. Les particuliers ne pourront en effet plus dissimuler leurs revenus et leurs actifs dans des institutions financières à Monaco. Ceci contribuera à assurer que chacun des gouvernements concernés puisse collecter ses recettes légitimes, et que tous les citoyens et toutes les entreprises paient leur juste part d’impôts. J’avais souligné l’avancée majeure ainsi réalisée, lorsque j’avais paraphé cet accord le 22 février dernier directement à Monaco. Et je me réjouis que les engagements alors pris soient aujourd’hui concrétisés. Monaco confirme aujourd’hui sa place dans notre « cercle de confiance » via lequel nous travaillons ensemble en matière fiscale, dans un esprit d’ouverture et de coopération.

Cette signature intervient après les accords semblables signés avec la Suisse, San Marin, Andorre et le Liechtenstein. C’est donc le cinquième et dernier accord signé en matière de transparence fiscale étendue entre l’UE et ses voisins européens les plus proches.

Je peux le dire aujourd’hui:  le secret bancaire en Europe, c’est fini !

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Accord de transparence fiscale signé avec Monaco

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 12/07/2016 à 16:34
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J’ai signé aujourd’hui un accord de transparence fiscale important entre l’Union européenne et Monaco, avec le Ministre d’Etat Serge Telle et le ministre des finances slovaque, au nom de l’Union européenne. Il permettra que les autorités fiscales de l’Union européenne et de Monaco partagent des informations essentielles relatives aux comptes financiers des non-résidents. Après les accords semblables signés avec la Suisse, Saint-Marin, Andorre et le Liechtenstein, la lutte contre l’évasion fsicale engrange aujourd’hui une nouvelle victoire. Le secret bancaire en Europe, c’est fini !

Voici la vidéo de cette signature :

Le communiqué de presse : http://europa.eu/rapid/press-release_IP-16-2456_fr.htm