Dans les médias

Portrait dans Les Echos lors de mon déplacement à Nancy

Catégorie : Actualité,Europe / International,Voyages et déplacements | Par pierre.moscovici | 31/05/2016 à 8:33

A lire ci-dessous, mon portrait paru dans Les Echos revenant sur mon déplacement à Nancy vendredi 27 mai, sur le thème du Plan d’investissement et de l’indispensable proximité de l’Europe avec ses territoires, avec les entreprises et les citoyens.

Pierre Moscovici veut connecter l’Union européenne aux régions

Le commissaire européen s’est rendu vendredi en Lorraine. Il a salué les bons résultats du plan Juncker.

Quelque 100 milliards d’euros levés pour financer 64 projets européens. En France, ce sont 14,5 milliards d’euros pour 16 grandes initiatives : lancé en 2015, le plan européen pour les investissements stratégiques de Jean-Claude Juncker prend de l’ampleur.

Pour la cinquième fois depuis décembre, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, fiscalité et douanes, s’est mué en VRP de l’Europe et a choisi Nancy pour y rencontrer des acteurs économiques.

La France est au premier rang des pays qui bénéficient du plan Juncker

Dans les locaux de Venathec, une entreprise spécialisée dans l’acoustique qui vient d’obtenir 600.000 euros de bpifrance, assurés par le plan Juncker, Pierre Moscovici a salué le succès du plan. Selon lui, le cap des 100 milliards d’euros investis et garantis par le Fonds européen pour les investissements stratégiques vient tout juste d’être dépassé. « La France est au premier rang des pays qui bénéficient du plan », a-t-il révélé. Dans la région Grand Est, trois projets sont directement soutenus par la Banque européenne d’investissement (BEI) : un prêt pour un programme d’énergies renouvelables porté par la Banque de la Sarre (150 millions d’euros), l’installation du très haut débit en Alsace (540 millions) et le contournement autoroutier ouest de Strasbourg (560 millions). « Le rôle des banques publiques est primordial, notamment pour toucher les plus petites entreprises », a estimé le commissaire européen. Le tableau n’est pas aussi idyllique pour les représentants des entrepreneurs locaux. « Près de 90 % des entreprises de Lorraine ont moins de 10 salariés, la perspective européenne demeure assez floue pour elles », a rappelé au commissaire François Pelissier, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Meurthe-et-Moselle (54). « Les aides de l’Europe sont morcelées, au risque de n’être que du saupoudrage, a-t-il déploré, appelant de ses voeux un projet structurant pour la région, à l’image de l’initiative French Tech, soutenue par l’Etat français.

On ne peut pas mener une politique pro-européenne timide

S’il a rappelé que « le système communautaire n’est pas un super-Etat, il ne peut pas tout », Pierre Moscovici n’en a pas moins défendu les aides européennes allouées à la région : « Avec 1,6 milliard d’euros apportés sur la période 2014-2020 par les fonds structurels, 140 millions proviennent du fonds Interreg, auquel s’ajoutent désormais les montants du plan Juncker… », énumère-t-il, invitant les organisations régionales à la « performance ». « On ne peut pas mener une politique pro-européenne timide », a-t-il martelé.

Une casquette plus politique

Je suis venu dire aux entreprises et aux citoyens de la région que l’Europe est à leurs côtés pour les accompagner dans leurs projets et dans leurs succès

« Je suis venu dire aux entreprises et aux citoyens de la région que l’Europe est à leurs côtés pour les accompagner dans leurs projets et dans leurs succès » : le commissaire aux Affaires économiques entend poursuivre ses déplacements visant à connecter l’Union européenne aux régions françaises avec comme objectif de les avoir toutes visitées d’ici à l’année 2017. Ces déplacements sont aussi l’occasion, pour le commissaire, de reprendre une casquette plus politique et de vanter la reprise économique – encore légère – tout en prévenant la montée de l’euroscepticisme.

Cet article est aussi à lire ici : http://www.lesechos.fr/monde/europe/021979939770-pierre-moscovici-veut-connecter-lunion-europeenne-aux-regions-2002405.php?IMadgxftgV339GTJ.99


Interview dans la matinale de Radio classique

Catégorie : Actualité,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 30/05/2016 à 9:43

J’étais ce matin l’invité de Guillaume Durand pour l’interview politique de Radio classique.

Défis européens, lutte contre les populismes et les eurosceptiques, réformes en France, commémoration de la bataille de Verdun : l’ensemble de mes réponses à voir ci-dessous.


« Dans ce contexte menaçant il s’agit de créer… par radioclassique


Interview dans Le Point aujourd’hui

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique | Par pierre.moscovici | 26/05/2016 à 10:19

A lire ci-dessous, un extrait de mon interview parue aujourd’hui dans Le Point sur l’Europe, le libéralisme, les enjeux européens en France, ou encore la vision de la France en Europe. J’y insiste sur la nécessité pour les pro-européens de faire entendre leur voix, et de faire comprendre aux Français que l’Europe est une chance.

 

À entendre les eurosceptiques  Britanniques, l’Europe est socialiste. Pour les eurosceptiques français, elle est ultralibérale… Où est la vérité ?

On doit travailler ensemble en Europe pour en tirer tous des avantages : l’efficacité économique et la justice sociale.

Il y a un malentendu originel. L’Europe ne peut pas être « française », « allemande » ou « britannique ». Elle ne peut pas être de « droite » ou de « gauche « , « socialiste» ou « libérale ». Je dirai que c’est une sorte de copropriété, dans laquelle chacun doit veiller à défendre ses intérêts, mais aussi à ce que le voisin ne soit pas frustré. On doit travailler ensemble pour en tirer tous des avantages: l’efficacité économique et la justice sociale. Le problème, c’est que beaucoup en France voudrait une Europe à « notre » image avec notre « modèle » et que nous ne nous sommes pas assez rendu compte que nous vivions dans un modèle original.

La France semble le pays d’Europe le plus rétif au libéralisme…

Nous adorons l’État. Mais nous adorons aussi le critiquer. Cela fait partie de l’histoire française. C’est la même chose pour le modèle social. C’est en France qu’il est le moins remis en cause. Pour le meilleur – sa solidarité, sa solidité, sa justice sociale. Mais aussi pour le moins bon –son efficacité déclinante et nos prélèvements obligatoires qui sont les plus élevés du continent. En fait, les Français rêvent d’une Union européenne qui serait la France en grand. Le problème, c’est que ce n’est pas possible. Et que notre modèle est loin d’être parfait, qu’il a besoin d’être changé et réformé.

Est-ce la faute des hommes politiques qui n’ont pas assez expliqué aux Français le chemin qu’ils faisaient prendre au pays depuis un demi-siècle ?

Les pro-européens français ont leur responsabilité : ils ont l’Europe timide, voire honteuse.

La France est le grand pays qui a le moins bien compris qu’il pouvait démultiplier son influence grâce à son appartenance à l’Union européenne. Les Français ne voient pas toujours que la France est essentielle dans cette Union. Parce qu’on ne leur a pas assez dit et expliqué. Les politiques qui passent leur temps à dire : « c’est la faute de Bruxelles ! » commettent une faute. Et les pro-européens français ont leur responsabilité : ils ont l’Europe timide, voire honteuse. Comme si ils avaient abdiqué et n’osaient plus défendre leurs convictions…

Qui sont ces politiques ?

On ne joue pas comme ça avec l’Europe pour gagner des voix. Il faut arrêter de tirer sur le pianiste de Bruxelles.

Pour ne prendre qu’un exemple, je ne comprends pas qu’un homme de la nouvelle génération comme Bruno Lemaire, qui connait aussi bien l’Europe, propose un référendum sur des modifications essentielles – et unilatérales – des Traités. L’Europe est constitutive de notre identité. On ne joue pas comme ça avec l’Europe pour gagner des voix. Il faut arrêter de tirer sur le pianiste de Bruxelles. Il faut arrêter de faire croire aux électeurs que l’Europe est une entité extérieure, qui se construit sans ou contre les peuples. C’est faux! Mais ne nous y trompons pas, cette tentation est très répandue, à droite comme à gauche. Oui, y a un clivage politique sur l’Europe, et les pro-Européens ont un devoir : combattre plus énergiquement pour leur idéal, et pour cela expliquer la réalité, dire la vérité sur l’Europe et sur l’euro, qui sont une force dans la mondialisation. Attention, cependant, à ne pas effacer le clivage droite/gauche. Il est nécessaire. Il est même premier. Et avoir une  classe politique qui ne serait divisée qu’entre pro et anti européens serait tout simplement suicidaire.

[…]

L’intégralité de cette interview est à lire dans Le Point de ce jeudi 26 mai.


Arrivée à la réunion de l’ECOFIN – Déclaration sur la Grèce

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 25/05/2016 à 10:05

A mon arrivée à la réunion de l’ECOFIN de ce jour, qui sera très importante sur la lutte contre l’évasion fiscale et le plan d’action TVA, je me suis exprimé sur l’accord conclu cette nuit sur la Grèce à l’Eurogroupe.

Nous avons marqué un moment décisif avec la Grèce, et avons ouvert le chemin vers un allègement de la dette grecque.


Conférence de presse de l’Eurogroupe sur la Grèce

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 25/05/2016 à 8:48

Nous sommes parvenus cette nuit à un accord sur la Grèce en réunion de l’Eurogroupe. Je me félicite de cette issue positive, qui ouvre la voie à un déboursement de financement important et indispensable pour la Grèce, et à des mesures importantes sur l’allégement de la dette. Il ouvre aussi la voie pour le retour de la confiance, qui est indispensable pour une reprise économique durable en Grèce, ce qui est notre objectif commun.

Voici la vidéo de la conférence de presse :

Mes propos à lire ci-dessous :

 

Bonsoir.

Je veux me féliciter à mon tour de ce moment important que nous vivons et de l’accord tout à fait décisif auquel nous sommes parvenus ce soir.

Nous avons tourné une page, ensemble dans cette longue histoire du programme, des programmes grecs. Ce n’était pas évident d’y arriver : il a fallu du travail intense pendant plusieurs semaines, même plusieurs mois. Et cette nuit, de plusieurs heures. Il a fallu l’engagement constructif et positif de tous les acteurs concernés. Mais nous y sommes parvenus et je veux te féliciter, Jeroen, pour le rôle que tu as joué en pilotant l’Eurogroupe avec force et sérénité vers cette destination.

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Face au populisme, réagir : leçons de la présidentielle autrichienne

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 24/05/2016 à 16:13
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Face au populisme, réagir : leçons de la présidentielle autrichienne

 

Cette fois l’extrême-droite s’est arrêtée aux portes du pouvoir.

L’Europe a échappé hier à une terrible blessure. Alexander Van der Bellen, le candidat soutenu par les Verts à l’élection présidentielle autrichienne, l’a finalement emporté face à son adversaire d’extrême droite Norbert Hofer. L’élection aura été accrochée jusqu’au bout, avec 24h d’incertitude sur un résultat ultraserré, finalement renversé par le vote des électeurs par correspondance. Vienne avait déjà connu son « coup de tonnerre » en 2000, avec l’entrée dans la coalition gouvernementale du FPÖ de Jörg Haider, qui siège avec le Front National au Parlement européen.  C’était une forme de préfiguration du 21 avril 2002 sous d’autres latitudes. Cette fois l’extrême-droite s’est arrêtée aux portes du pouvoir.

Il s’en est fallu d’un cheveu.

 Si l’extrême-droite l’avait emporté hier, l’air européen serait devenu encore un peu moins respirable.

Ce résultat est un soulagement, bien sûr. Une autre victoire, une autre conquête de l’extrême droite, après toutes celles déjà engrangées en Europe ces dernières années, aurait encore un peu plus menacé notre continent. Déjà, les atteintes aux droits fondamentaux et aux principes de l’État de droit se multiplient. Partout, les  idées xénophobes et nationalistes progressent. L’Europe se renferme. La pensée politique rétrécit et se rabougrit. Si l’extrême-droite l’avait emporté hier, l’air européen serait devenu encore un peu moins respirable.

Il y a bien un puissant refus citoyen des idées nauséabondes de l’extrême droite européenne.

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Déclaration sur les négociations avec la Grèce à mon arrivée à l’Eurogroupe

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 24/05/2016 à 15:20
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A voir ci-dessous, ma déclaration à mon arrivée à l’Eurogroupe sur les perspectives de la réunion de ce jour sur la Grèce.

Je souhaite aujourd’hui un accord avec la Grèce aussi complet que possible, avec toutes les institutions à bord


Mon entretien dans Mediapart

Catégorie : Actualité,Europe / International | Par pierre.moscovici | 24/05/2016 à 14:21
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Je vous invite à lire ci-dessous des extraits de mon entretien paru dans Mediapart hier, sur la loi bancaire, la transparence fiscale, et la lutte contre l’évasion et la fraude, après les révélations des Panama Papers.

L’intégralité de cet entretien peut être consultée ici (édition abonnés) : https://www.mediapart.fr/journal/france/230516/pierre-moscovici-la-loi-bancaire-est-un-vrai-projet-de-gauche

Vous contestez ce que nous avons écrit sur la trop grande complaisance des dirigeants politiques à l’égard des banques. Mais prenons l’exemple de la loi sur la séparation bancaire. Au moment de la campagne présidentielle de 2012, François Hollande promet une loi de séparation des activités bancaires. Le texte de loi que vous avez porté sur le sujet en 2013 en tant que ministre des finances, semble cependant, très proche de ce que désirait les banques et très loin des promesses de campagne …

Le texte de loi sur les activités bancaires adopté en 2013 a été précurseur.

Le texte de loi sur les activités bancaires adopté en 2013 a été précurseur. Il a instauré la séparation des activités bancaires les plus spéculatives, il a instauré le reporting pays par pays, il a permis des progrès dans la lutte contre le surendettement. Ce sont des avancées considérables.

Le texte initial présenté par Bercy était sans trop timide. Mais il y a eu un travail parlementaire remarquable fait par la suite, avec mon total accord, et même avec ma complicité. Les députés Karine Berger et Laurent Baumel, frondeur aujourd’hui, qui ne peuvent être qualifiés de complaisance à l’égard des banques, ont beaucoup travaillé et fait considérablement évoluer le texte. Des amendements ont été proposés contre l’avis de la direction du Trésor, contre la volonté des banques, notamment le reporting pays par pays. Je les ai soutenus et même encouragés. Ce qui n’a pas été suffisamment souligné, c’est l’écart entre le projet initial et le texte définitif.

Il n’y a pas de séparation entre la banque de détail et la banque d’investissement, c’est vrai. Pourquoi ce choix ? La préparation du projet de loi m’a amené à examiner le modèle bancaire français. Notre modèle de banque universelle est très différent de celui des anglo-saxons ou du modèle allemand, avec les caisses d’épargne régionales. J’ai estimé à l’époque, sans aucune influence du lobby bancaire je vous l’assure, que ce modèle était pertinent sur le plan économique. Organiser la séparation l’aurait fragilisé. Cela aurait été une erreur économique.

[…]

Il y a eu les OffshoreLeaks, les Swissleaks, les Luxleaks. Maintenant, il y a les Panama papers. A chaque scandale, la commission européenne s’émeut et semble découvrir l’évasion fiscale en Europe. En dépit des engagements, les opinions publiques ont le sentiment que peu de choses changent, que l’évasion fiscale perdure. Jusqu’où va la volonté de lutter contre l’évasion fiscale ?

Le secret bancaire, en Europe, c’est fini !

Cette volonté est absolue, et c’est la mienne. Les différentes révélations par la presse ont permis de faire avancer les choses. Grâce aux Lukleaks, nous avons pu présenter et faire adopter une directive concernant l’échange d’information sur les rulings [ accords négociés entre l’administration fiscale et l’entreprise] en sept mois : un record. Nous avons aussi passé des accords d’échanges automatiques d’information sur les comptes personnels avec la Suisse, le Liechtenstein, Saint Marin, Andorre et bientôt Monaco. Ces accords ont une conséquence précise et forte : le secret bancaire, en Europe, c’est fini !

La bataille de la transparence m’importe plus que toute autre, croyez-le !

J’ai pu éprouver, dans le passé, les limites du système. Au moment de l’affaire Cahuzac par exemple, je ne pouvais agir que dans le cadre du droit existant, celui de l’échange d’information à la demande. J’ai été attaqué injustement pour ces limites, que je subissais, et en ai payé le prix, politiquement et humainement. J’ai pu constater combien elles étaient étroites: un Etat peut répondre à ces demandes ou les éluder, y répondre partiellement ou complètement, rapidement ou lentement. Et la « traçabilité » de ces informations est imparfaite. Avec l’échange automatique d’information, tout cela n’existe plus. La bataille de la transparence m’importe plus que toute autre, croyez-le ! […]