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Pour la France : engagement, responsabilité et réformes

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 02/03/2015 à 19:24

Pour la France : engagement, responsabilité et réformes

 

J’ai présenté la semaine dernière au nom de la Commission un ensemble de décisions concernant la surveillance budgétaire et économique.

J’ai présenté la semaine dernière au nom de la Commission un ensemble de décisions concernant la surveillance budgétaire et économique. Ce paquet –auquel j’ai pris toute ma part – témoigne de la priorité donnée par la Commission à l’équilibre entre réformes structurelles et respect des règles budgétaires, en tenant compte de la situation économique européenne. Je note d’ailleurs avec satisfaction que c’est la première fois que la Commission présente le paquet de surveillance économique aussi tôt dans le cycle dit « du semestre européen ». Cette expression désigne la coordination – au premier semestre – des politiques budgétaires et économiques nationales entre les Etats-membres sous l’égide de la Commission. Le second semestre, lui, est celui de l’adoption des budgets nationaux dans le respect des engagements établis avant l’été. Cela donne plus de temps pour échanger avec les autorités nationales et permet une plus grande appropriation des recommandations par les États membres. Car c’est une volonté de dialogue qui nous anime, dans des échanges réguliers et de confiance avec les gouvernements des pays de l’Union.

Je note que les orientations que je défends, en ligne avec ma vision sociale-démocrate et réformiste, figurent très largement dans le document présenté mercredi dernier.

Mon analyse globale est que la plupart des Etats en Europe font des efforts bienvenus et substantiels pour réduire leurs déficits et leur dette, pour se réformer et moderniser leurs économies et leurs modèles sociaux. Cette analyse est fondée sur des critères objectifs, chiffrés par les services de la Commission, tant pour ce qui concerne la réduction des déficits que pour ce qui concerne les réformes annoncées. Je ne commenterai pas ici les décisions détaillées pour chaque pays, mais je veux dire un mot de l’esprit général qui a guidé les conclusions de ce paquet. Les échanges ont été soutenus et de qualité au sein du Collège de Commissaires, où différents points de vue se sont exprimés. Je note que les orientations que je défends, en ligne avec ma vision sociale-démocrate et réformiste, figurent très largement dans le document présenté mercredi dernier : encourager et convaincre de la nécessité de poursuivre les réformes, car c’est la condition à la fois du retour de la croissance et de l’emploi ainsi que du redressement des comptes publics dans la durée.

On le comprendra aisément, je voudrais m’exprimer plus longuement sur un pays, la France, à la fois parce que je le connais bien et parce qu’il a été au centre de nos discussions.

On le comprendra aisément, je voudrais m’exprimer plus longuement sur un pays, la France, à la fois parce que je le connais bien et parce qu’il a été au centre de nos discussions. Revenons quelques mois en arrière, alors que j’occupais d’autres fonctions, celles de ministre de l’Economie et des Finances français. En 2013, la Commission avait donné à la France un délai deux ans pour ramener ses déficits en dessous de 3% du PIB, conformément aux règles du Pacte de Stabilité et de Croissance. Malgré les efforts accomplis depuis lors, nos prévisions économiques d’hiver présentées au début du mois de février prévoient un déficit de 4,1% du PIB en 2015, soit le même niveau qu’à la fin 2013, année du dernier budget dont j’ai eu à assurer l’élaboration. La France ne peut pas rester le seul pays européen au-dessus du seuil des 4%. Comment dès lors envisager le retour sans délai sous la barre des 3%? C’est pourquoi nous avons décidé d’accorder à la France un délai supplémentaire de deux ans pour parvenir à cet objectif, convenant de la nécessité de faire un effort budgétaire structurel de 0,5% du PIB cette année. C’est certes plus que les 0,3% français actuels, mais c’est moins que les 0,8% initialement demandés à la France. C’est surtout le minimum requis par nos règles communes !

En matière de sérieux budgétaire, les partenaires de la France attendent qu’elle se conforme aux recommandations formulées pour la réduction de ses déficits.

Nous attendons de la France qu’elle s’engage de manière résolue sur deux volets complémentaires : la poursuite de la réduction des déficits engagée depuis 2012 et l’accélération des réformes. Il ne s’agit pas ici de je ne sais quel cadeau, encore moins d’un cadeau empoisonné. Et ce n’est pas un chèque en blanc. En matière de sérieux budgétaire, les partenaires de la France attendent qu’elle se conforme aux recommandations formulées pour la réduction de ses déficits. C’est la raison pour laquelle la Commission demande qu’elle présente environ 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires en 2015. Mais je sais aussi que sans redressement durable de la croissance, la réduction des déficits ne sera pas solide. C’est pourquoi la Commission demande au gouvernement français un plan de réformes ambitieux et détaillé pour les prochains mois. Lire la suite


Mon interview dans Tous Politiques sur France Inter – France 3 – Le Parisien

Catégorie : Actualité,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 02/03/2015 à 9:33

Invité hier de l’émission « Tous Politiques » sur France Inter, en partenariat avec France 3 et Le Parisien, je me suis exprimé sur l’actualité de cette semaine européenne importante, et sur mes dossiers en cours à la Commission.

Les règles européennes communes valent pour tous les Etats membres : c’est une question de crédibilité.

France, Grèce, Ukraine, Russie, fiscalité : retrouvez dans la vidéo ci-dessous toutes mes réponses et précisions.


Pierre Moscovici : « Non la France n’a pas été… par franceinter


Mon interview dans la matinale de RTL par Jean-Michel Aphatie

Catégorie : Actualité,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 27/02/2015 à 9:28

J’étais ce matin l’invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL. Je me suis exprimé sur l’avis présenté cette semaine par la Commission européenne sur les budgets des Etats membres, en particulier sur la France. j’ai souligné la nécessité pour le pays de respecter les engagements européens et d’enclencher une dynamique de réformes.

La décision prise concernant la France est parfaitement équilibrée. Un plan de réformes ambitieux devra être présenté.

Mes réponses à (re)voir ci-dessous :

« La loi Macron, c’est un premier pas » dit… par rtl-fr


Engagement(s) pour la Grèce dans la zone euro – Billet de blog

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 26/02/2015 à 18:46

Engagement(s) pour la Grèce dans la zone euro

Mardi dernier, les ministres des finances de la zone euro ont donné leur accord pour prolonger le programme grec de quatre mois. Beaucoup ont poussé un ouf de soulagement. D’autres y ont vu la marque d’une austérité qui ne dit pas son nom. Eh bien, il ne s’agissait ni de ceci, ni de cela, mais d’un pas important pour le maintien de la Grèce dans la zone euro !

Après quatre semaines d’une dramaturgie dont l’Europe et la Grèce ont le secret, nous sommes parvenus à un bon accord.

Après quatre semaines d’une dramaturgie dont l’Europe et la Grèce ont le secret, nous sommes parvenus à un bon accord. Un accord qui donne sa chance à la Grèce et qui respecte les engagements de solidarité pris entre Européens. Ayant été au cœur de ces négociations, je veux ici expliquer cet accord et la démarche de la Commission européenne au cours des dernières semaines, au service de l’intérêt général européen.

Le point de départ de ce marathon européen, vous le connaissez. En décembre dernier, les autorités grecques, la Commission européenne, la Banque Centrale européenne et le Fonds Monétaire International tentent de conclure le programme d’assistance financière, avec à la clé la promesse de la fin de la troïka et le retour de la Grèce sur les marchés financiers pour se financer. Bref, la perspective de la fin d’une période très difficile et d’un retour à une pleine souveraineté financière. Face aux difficultés pour conclure ces négociations au prix d’ultimes réformes, le Premier ministre grec d’alors, Antonis Samaras, provoque malgré lui des élections législatives anticipées qu’il espère gagner. Et le 25 janvier dernier, le peuple grec s’est exprimé en faveur d’une majorité nouvelle, qui dans une coalition pour le moins complexe forme un nouveau gouvernement, dirigé par Alexis Tsipras.

La Commission européenne a immédiatement respecté le mandat démocratique du nouveau gouvernement.

La Commission européenne, tout comme l’ensemble des Etats membres et des institutions partenaires, a immédiatement respecté ce choix souverain et le mandat démocratique de ce nouveau gouvernement. Notre position est connue depuis le début : oui, le vote grec a été entendu et compris ; non, ce vote ne pouvait pas faire voler en éclats les accords existants ni faire table rase du cadre européen défini.

Dans ce contexte, des premières rencontres ont rapidement eu lieu avec le nouveau gouvernement grec. Ces contacts ont été constructifs, permettant à chacun de se mieux se connaître, car la nouvelle équipe grecque n’avait pas d’expérience gouvernementale ni de pratique des arcanes européennes. L’enjeu politique était clair : les nouvelles autorités grecques devaient transformer les engagements de campagne du parti Syriza en en programme de gouvernement compatible avec les engagements européens de la Grèce. Un test de crédibilité pour les dirigeants grecs, un test démocratique pour tous les Européens.

Au nom de la Commission et sous l’autorité de Jean-Claude Juncker, je me suis personnellement investi dans de nombreux échanges.

Au nom de la Commission et sous l’autorité de Jean-Claude Juncker, je me suis personnellement investi dans de nombreux échanges. Des échanges bilatéraux d’abord, puis entre les acteurs principaux, pour créer une dynamique de discussion, d’ouverture et de volonté politique pour trouver une solution commune, dans l’intérêt de la Grèce et dans celui de l’Europe.

Dans ce contexte, j’ai cherché lors de chacune de nos rencontres à être un facilitateur, à comprendre les points de vue pour mieux les rapprocher, à identifier une piste d’atterrissage. Lors de mes discussions avec Yanis Varoufakis, Wolfgang Schäuble, Jeroen Dijsselbloem, Mario Draghi, Christine Lagarde, Michel Sapin, ou encore Pier-Carlo Padoan, j’ai pris bonne note de chaque position et de sa légitimité en Europe. En semaine, les soirs et les weekends, le plus souvent en public, parfois en coulisse, j’ai été présent pour faire avancer ce dossier. Chacun doit écouter l’autre : c’est cette démarche qui m’a animé et qui reste ma ligne de conduite. Je crois avoir eu une approche à la fois ferme et constructive, ouverte et déterminée.

Je ne le cache pas, les échanges ont parfois été difficiles, la conciliation des points de vues, initialement fort éloignés n’a pas été simple. Les conditions n’étaient pas les plus favorables à un accord, dans un climat parfois nuageux alimenté, ici et là, de petites phrases ou de fuites inopportunes qui n’ont pas aidé à l’apaisement. Des interrogations et une certaine impatience sur un processus qui dure depuis bientôt cinq ans se sont exprimées. La situation financière et bancaire grecque est restée tout au long de ces dernières semaines un thermomètre de l’évolution de la situation.

Je déplore l’attitude de ceux qui ont – une fois de plus – joué avec le feu en parlant trop facilement de Grexit.

Sur ce point, je déplore l’attitude de ceux qui ont – une fois de plus – joué avec le feu en parlant trop facilement de Grexit : un scénario de sortie de la Grèce de la zone euro que je combats avec force et que je me refuse même à envisager. Il n’y a pour moi jamais eu de plan B : la Grèce fait partie de la zone euro, elle en est un membre indispensable, dans le respect de l’intégrité de l’Union économique et monétaire.

Les doutes politiques sur les positions initiales du parti Syriza et sur les engagements de chacun ont été progressivement levés. Les responsables européens, divisés fin janvier, sont aujourd’hui soudés par plusieurs semaines de discussions. Les institutions – la Commission, la Banque centrale européenne, le Fonds monétaire international – sont également plus unies qu’elles ne l’étaient en décembre dernier. Enfin, la Grèce a pris au sérieux la nécessité de respecter ses engagements européens et les demandes de réformes exprimées par ses partenaires, témoignant de sa volonté de continuer à partager avec l’Europe un destin commun.

Un accord a été trouvé mardi : je m’en réjouis pour la Grèce, pour la zone euro et pour l’Europe dans son ensemble.

Un accord a été trouvé mardi, dans un Eurogroupe conclusif qui ouvre à la voie à l’extension de quatre mois du programme d’aide financière actuel : je m’en réjouis pour la Grèce, pour la zone euro et pour l’Europe dans son ensemble. Le gouvernement grec a en ce sens présenté ce début de semaine une série de propositions de réformes, que nous considérons comme suffisamment complète pour être un point de départ valable en vue d’une conclusion réussie de l’examen du programme. Bien entendu, ces réformes devront être étoffées et transformées en propositions législatives pour examen par le Parlement grec. Cette position est partagée par la BCE et par le FMI, et a été exprimée mardi. Les procédures d’approbations nationales peuvent maintenant se mettre en place. Je souhaite qu’elles soient terminées dans les prochains jours, pour permettre à l’extension de quatre mois du programme de prendre effet au plus vite.

La Commission s’engage à soutenir le pays dans sa dynamique de réformes et de modernisation de son économie.

Il nous reste de nombreux défis à relever. Nous serons présents pour accompagner la Grèce vers une économie plus compétitive, qui crée de la croissance et de l’emploi, avec plus de justice sociale et moins d’inégalités, plus de transparence dans l’administration fiscale, et plus d’effectivité en matière d’Etat de droit. Le gouvernement grec a fait des propositions intéressantes en ce sens, notamment en matière fiscale. La Commission s’engage à soutenir le pays dans sa dynamique de réformes et de modernisation de son économie, notamment à travers des discussions politiques et une assistance technique renforcée.

Je pense ici aussi au peuple grec, qui mérite d’être entendu et soutenu. Comme je l’ai dit en décembre à Athènes, les Grecs ont assez souffert. Les Etats membres et nos concitoyens ont témoigné ces dernières années d’une importante solidarité envers la Grèce. Ils attendent en retour – et c’est légitime – que les engagements européens pris par la Grèce soient respectés. Cette solidarité européenne, elle exige la responsabilité des autorités grecques : la continuité des engagements juridiques et financiers doit être assurée, dans une relation de confiance.

Ma conviction a toujours été qu’un accord était non seulement possible, mais qu’il était aussi et surtout indispensable, dans le respect des engagements de chacun.

La Grèce a besoin du soutien européen, l’Europe a besoin d’une Grèce volontaire, réformatrice et pro-européenne. Nous devons donc mettre à profit les quatre prochains mois pour dessiner un chemin durable pour la Grèce, tant financièrement que politiquement. Après l’accord conclu à l’Eurogroupe, première étape importante pour une Grèce plus forte et plus compétitive qui s’épanouisse au cœur de l’Europe, la Commission entend rester le facilitateur de cette négociation. Je veux demeurer pour ma part – tout au long des prochains contacts dans les semaines à venir – un conciliateur, ouvert au dialogue, travaillant à des compromis progressistes. Ma conviction a toujours été qu’un accord était non seulement possible, mais qu’il était aussi et surtout indispensable, dans le respect des engagements de chacun. Cette conviction n’en est aujourd’hui que renforcée, et je suis déterminé à continuer à avancer pour l’unité de la zone euro, en gardien de l’intérêt général européen.


Ma déclaration lors du point presse de présentation paquet économique d’hiver de la Commission européenne

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International | Par pierre.moscovici | 25/02/2015 à 20:50

J’ai présenté aujourd’hui en conférence de presse le paquet économique d’hiver de la Commission européenne avec Valdis Dombrovskis et les décisions du collège sur le Semestre Européen 2015.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de ma déclaration ainsi que mon discours écrit :

Commissioner Moscovici’s remarks at the Press Conference on college decisions on 2015 European Semester

Brussels, 25 February 2015

Permettez-moi de revenir sur la situation de la France, dans la langue de Molière. Pour rappel, la France fait l’objet d’une recommandation dans le cadre de la procédure pour déficit excessif datant de 2013 et à l’époque donnant deux ans au pays pour ramener son déficit public en dessous des 3% du PIB, ce qui nous amenait en 2015. La France a également été identifiée en 2014 comme étant en situation de « déséquilibre macroéconomique », essentiellement en raison de deux facteurs : d’abord une perte importante de compétitivité et ensuite un déficit extérieur également très lourd.

Comme l’a dit publiquement la Commission précédente déjà en octobre dernier, un retour sous 3% en 2015 n’est plus envisageable. Ce fait économique est connu de tous et est confirmé à la fois par le gouvernement français et par nos prévisions économiques d’hiver: je rappelle que nous prévoyons en effet un déficit de 4,1% en 2015 et à politique inchangée de 4,1% en 2016.

La situation macroéconomique, elle, ne s’est pas améliorée – en particulier le déficit de compétitivité demeure en France. Les réformes entreprises depuis deux ans vont dans la bonne direction, mais dans le contexte actuel, elles n’ont pas encore suffi à corriger cette situation.

A partir de cela quelles sont donc les décisions prises aujourd’hui sur la France ? Valdis vient de les présenter.

D’abord, sachant que l’objectif de 3% en 2015 n’est pas atteignable, il fallait prendre une nouvelle recommandation, cela sera fait dans les jours qui viennent, qui définit une trajectoire de retour vers 3% à l’horizon 2017, soit un délai de deux ans supplémentaires, ce qui va exiger de la France des efforts supplémentaires, c’est très clair et la Commission sera exigeante.

Cette nouvelle recommandation dérive du fait que l’analyse de la Commission indique que les efforts budgétaires entrepris par la France sont suffisants. Elle a manqué les cibles du déficit nominal, même s’il est exact que ceci reflète l’évolution de la situation économique depuis l’adoption de la dernière recommandation en 2013.

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Mes réponses sur la Grèce dans BFM Story

Catégorie : Actualité,Europe / International,Vidéos | Par pierre.moscovici | 25/02/2015 à 14:29

J’étais hier l’invité de BFM Story sur BFMTV, où j’ai répondu aux questions de Thomas Misrachi sur la Grèce. Cette interview est à revoir ci-dessous :

Nous avons franchi une première étape importante pour une Grèce plus forte et plus compétitive dans la zone euro.


Lettre à Jeroen Dijsselbloem sur les réformes grecques

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International | Par pierre.moscovici | 24/02/2015 à 14:21
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Je vous invite à lire ci-dessous ma lettre commune avec Valdis Dombrovskis adressée ce jour au Président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, sur les propositions de réformes du gouvernement grec.

You can read below the letter sent today to the President of the Eurogroup, Jeroen Dijsselbloem, on the Greek government’s reform proposals:

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Letter by Vice-President Valdis Dombrovskis and Commissioner Pierre Moscovici to the President of the Eurogroup, Jeroen Dijsselbloem, on the Greek government’s reform proposals

« The Commission services have carefully reviewed the Greek government’s reform proposals sent to you yesterday as President of the Eurogroup. This has been preceded by constructive exchanges over the week-end between the Greek authorities and representatives of the European Commission and the other institutions.

In the view of the Commission, this list is sufficiently comprehensive to be a valid starting point for a successful conclusion of the review as called for by the Eurogroup at its last meeting.

We are encouraged by the commitment to combat tax evasion and corruption, inter alia through efforts to modernise tax and custom administrations, as well as to pursue reforms to modernise the public administration. The Commission also notes the commitments in the area of statistics and considers it of vital importance that the institutional and operational independence of ELSTAT and its senior management be respected at all times.

Further specification of the reforms in these and other key areas is expected to be provided and agreed before the end of April, in line with last week’s Eurogroup statement. The Commission looks forward to working with the new administration to elaborate what are at the moment still general commitments and transform these into clear policy actions.

The Commission underlines its willingness to continue to provide technical assistance in key areas to assist in the design and implementation of policies. As part of this process, the Commission underlines the importance of Greece fully respecting its commitment undertaken at the Eurogroup of 20 February 2015 to refrain from any roll back of measures and unilateral changes to the policies and structural reforms that would negatively impact fiscal targets, economic recovery or financial stability, as assessed by the institutions.

Determined and swift implementation of reform commitments will be key for a successful conclusion of the review. »


Ouverture de la conférence Commission européenne-FMI sur le « biais à l’endettement des entreprises »

Catégorie : Actualité,Commission européenne,Europe / International | Par pierre.moscovici | 23/02/2015 à 16:29
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J’ai ouvert ce jour la conférence organisée à Bruxelles par la Commission européenne et le FMI sur le « biais à l’endettement des entreprises ».

Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention :

EC – IMF Conference “Corporate debt bias: Economic Insights and Policy Options »

Mesdames, Messieurs,
Je vous souhaite la bienvenue à cette conférence organisée conjointement par mes services et le Fonds Monétaire International. Cet événement est un bel exemple de collaboration entre nos deux institutions pour lesquelles la croissance, la création d’emplois et l’investissement sont des priorités essentielles.
Je vous remercie d’être venus si nombreux en ce début d’après-midi et je salue tout particulièrement le Directeur en charge des questions fiscales au Fonds, Vitor Gaspar, qui dans un instant participera à l’ouverture de ces deux jours de réflexion et de débats.
C’est un plaisir pour moi d’être présent aujourd’hui pour parler de fiscalité. Rapprocher la surveillance des budgets nationaux et la collecte des recettes relève d’une grande cohérence. Et représente à mes yeux une première pierre à la construction d’un futur Ministère européen des Finances, à l’image de nos gouvernements nationaux, à l’image d’une Europe plus intégrée.

Mon espoir est de proposer les bases d’une fiscalité des entreprises adaptée aux réalités du XXIème siècle. Une fiscalité transparente et juste mais aussi propice à l’emploi et à l’investissement.

La fiscalité est un domaine complexe, souvent jugée trop technique par beaucoup d’entre nous. Et le diable est dans les détails – le sujet d’aujourd’hui en est un exemple. Autre particularité de la fiscalité (européenne) : la lenteur de son histoire, due essentiellement à la règle de l’unanimité fixée par les Traités. Mais en tout état de cause, il s’agit de ne pas se décourager. Et là, je cite Jaurès, qui dans son discours à la Jeunesse de 1903 rappelait que « l’Histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir ». Mon espoir est de proposer les bases d’une fiscalité des entreprises adaptée aux réalités du XXIème siècle. Une fiscalité transparente et juste mais aussi propice à l’emploi et à l’investissement.

The problem
Over the last few years there has been increasing concern at the international level about tax malpractices. Uncovered cases of tax evasion and tax avoidance have gained extensive press coverage, and the tax affairs of well-known multinational corporations and wealthy individuals have been widely debated, as shown again recently by the HSBC scandal.
This has occurred during a period of severe economic crisis in which governments are struggling to put public budgets back on a sustainable track, not only through difficult spending cuts, but also by increasing tax revenues.
In this context, governments have increasingly asked citizens to make additional efforts to contribute to fiscal consolidation, while at the same time these citizens can see that some economic actors are able to play with the rules so as to avoid paying their fair share of taxes.
At the very root of the problem is the fact that the rules of the international tax system – developed in the 1920s to avoid double and multiple taxation – have not kept pace with changes in the economic environment.
Factors of production – capital and labour – are more mobile due to technological change and the opening of borders. The emergence of the digital economy is one of most important developments of the last two decades. Intangible assets have become a key value driver for corporations. All these changes have improved the allocation of resources across the Union. However, the rules on taxation have not seen the same degree of unification and integration.

The international tax system has become increasingly complex and opaque. Non-taxation has increasingly replaced double-taxation.

The international tax system has become increasingly complex and opaque. Non-taxation has increasingly replaced double-taxation. Tax evasion and tax avoidance opportunities have spread and taxation has become a tool for corporations to test the boundaries of the rules and to exploit differences in definitions.
Another major problem with the current structure of the international tax system is that it, implicitly, provides incentives to countries to compete with one another to secure their own bases, making the system even more complex. The resulting patchwork of national measures hinders the consistency of the European tax system, and increases compliance and administrative costs for businesses.
The corporate debt bias is an important feature of traditional corporate tax systems. It stems from the distinction between debt and equity embedded in tax law. This feature may generate large costs in terms of economic volatility and financial stability. In addition, it has also facilitated tax planning by multinationals which are able to exploit differences between tax rates and between definitions of debt and equity across countries.
At the European level, the increasing complexity and opaqueness of the tax environment for businesses, as well as the harmful tax practices followed by some countries acting in their own interest in order to attract investments and profits, hamper the Internal Market and reduce the attractiveness of Europe in the global arena.

The policy response
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