Générations

Lecture de « Libération » ce matin, très symptomatique de l’humeur du moment : la « mort politique » – par usure, lassitude, départ – des « éléphants » laisserait le parti socialiste orphelin, mais aussi prêt à la relève. Entre les derniers espoirs de la génération presque perdue des « lionceaux » – Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Gaëtan Gorce, Vincent Peillon, quelques autres encore – et l’avènement programmé de nouveaux talents – Guillaume Bachelay, Delphine Batho, Laurent Baumel, Sandrine Mazetier, Aurélie Filipetti, Razzye Hammadi – sans oublier l’émergence de la nouvelle star du moment – Benoît Hamon – le tout sous le regard lointain de Ségolène Royal, la houlette habile de François Hollande ou les ambitions discrètes de Bertrand Delanoë, la longue marche des socialistes se dessinerait.
Il y a, bien sûr, du vrai dans cette description. La défaite présidentielle du 6 mai 2007, l’élection de Nicolas Sarkozy, puis l’apparition d’une claire majorité UMP marquent la fin d’une époque, d’un cycle historique pour les socialistes. Toutes les défaites, en effet, ne se valent pas. Celle de 1986 ouvrait une cohabitation équilibrée, celle de 1993 sanctionnait la débâcle du mitterrandisme finissant, l’élimination de Lionel Jospin en 2002 fut un coup de tonnerre. Il y eut aussi, en 1995, la « défaite d’avenir » de Jospin à la présidentielle, qui ouvrit la voie de notre succès en 1997. Comment caractériser l’échec de Ségolène Royal – le nôtre – en 2007 ? À première vue, on pourrait estimer qu’il s’agit d’un repli en bon ordre : comme aime à le souligner François Hollande, le PS reste une grande force politique, appuyé sur la direction de 20 régions, de la moitié des conseils généraux, sur un groupe parlementaire de 200 membres, il n’est pas dans sa situation de 1958 ou 1993, il conserve des capacités de rebond importantes. Ce n’est pas faux, mais pas non plus exhaustif. Car nous venons de perdre notre troisième élection présidentielle consécutive, car entre 1997 et 2012 nous n’aurons gouverné que cinq ans, car il y a, chez les socialistes, beaucoup de paresse idéologique, d’attrait, voire de fascination, pour le pouvoir, de découragement. Tout n’est pas à refaire, nous ne partons pas de rien, mais beaucoup est à reconstruire.
Dans ce contexte, la problématique des générations prend tout son sens. La génération 1981 – celle des Mauroy, Rocard, Jospin – a formidablement servi, reste utile, mais a fait son temps, celle des conseillers du Prince – Jack Lang, Hubert Védrine, par exemple – est active, mais son avenir politique n’est plus totalement socialiste, la « dream team » de 1997 – Martine Aubry, Elisabeth Guigou entre autres – joue un rôle, mais est moins centrale, les « barons » du parti – Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn – s’interrogent ou agissent autrement. Il faut, en tout cas, du sang neuf. Et je reste pour ma part persuadé qu’une des fautes que nous avons commises, entre 1997 et 2002, sous l’égide de Lionel Jospin et François Hollande, a été de ne pas faire leur place aux nouveaux députés élus alors – Arnaud, Vincent, Marisol Touraine… qui dix ans après, encore jeunes, n’ont pas été associés suffisamment aux responsabilités. Ne reproduisons pas cette erreur et donnons, au moment où le parti se refonde et se rénove, leur chance aux talents, divers, qui apparaissent et piaffent.
Pour autant, je ne crois pas au « jeunisme » ou à la thèse de la « régénération ». Elle est, selon moi, fausse et même dangereuse. Elle suppose, en effet, que la jeunesse – par définition transitoire – est une vertu en soi, que le changement de visages ou de physionomies suffit au renouveau, elle s’inspire de la nostalgie de la « table rase », elle risque, si elle n’est pas tempérée, de faire l’impasse sur une culture, sur une expérience, sur une force collective, de privilégier un critère, l’âge, par rapport à d’autres, tout aussi pertinents – l’implantation territoriale, la diversité. Bref elle peut, si elle n’est pas maîtrisée, tourner au gadget, servir d’alibi, éviter d’autres débats. Il y a surtout, derrière cette manière de voir, un implicite qui me gêne, voire me choque : les socialistes seraient dans l’opposition pour longtemps, pour dix ans au moins, Nicolas Sarkozy serait là jusqu’en 2017, il faudrait dès maintenant lancer ceux qui, ensuite, pourraient incarner la relève. Je ne crois pas cette thèse exacte, je la refuse, je la combats. Nicolas Sarkozy n’a pas été élu pour dix ans, mais pour cinq ans ; la France ne peut pas s’offrir le « luxe » d’une longue purge à la Thatcher, au risque d’une destruction de son modèle social ; la gauche doit donc se fixer comme objectif de préparer une alternance réussie, durable, et non de raccroc ou de circonstance – dès 2012. Cette tâche, pour moi, ne pourra pas être accomplie sur une page blanche.
Je plaide, pour ma part, pour une alliance des générations. Une des causes de l’échec rapide de la gauche après l’état de grâce de 1981 fut son éloignement trop grand des responsabilités et l’inexpérience de son personnel politique, puisque seuls Gaston Defferre – et bien sûr François Mitterrand lui-même – avaient déjà appartenu à un gouvernement, 23 ans auparavant. En 1997, au contraire, l’équipe de Lionel Jospin fut un heureux mélange de politiques expérimentés et sécurisants – Jean-Pierre Chevènement, Jean-Claude Gayssot, le Premier ministre lui-même – d’un dynamiteur atypique, Claude Allègre – de quadragénaires approchant la cinquantaine – Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Elisabeth Guigou, Hubert Védrine – et de plus jeunes ministres alors pas encore « quadras » – Dominique Voynet et moi en étions les benjamins. Cette expérience n’a pu durer cinq ans, mais sa réussite initiale doit continuer à nous inspirer.
Sortons donc de ces débats un peu artificiels. L’essentiel en politique n’est pas l’âge du capitaine mais la consistance de la pensée, la solidité et la solidarité des équipes, la force et le professionnalisme de la démarche, la capacité d’entraînement du discours. C’est pourquoi il faut donner la priorité absolue au travail sur les idées, en y associant chacun, en donnant à tous ceux qui le peuvent et le veulent leur chance de s’exprimer, mieux qu’hier, en associant tous les âges, toutes les sensibilités, tous les talents. Je compte m’y impliquer, de toutes mes forces, avec un peu d’expérience et une énergie intacte.

Le joueur

Étrange visite que celle de Nicolas Sarkozy à l’Eurogroupe réuni à Bruxelles hier. C’était – presque – une première : jamais un chef d’État ou de gouvernement n’était venu participer à cette instance réunissant les ministres de l’économie et des finances de la zone euro, à l’exception de Jean-Claude Juncker, son président, à la fois Premier ministre et ministre des finances du Luxembourg et… Silvio Berlusconi – tiens, tiens, comme on se retrouve ! Qu’allait-il donc faire là ? Tenter de faire plier les grands argentiers, sceptiques devant la politique de finances publiques française ? Montrer au contraire patte blanche ? Essayer de séduire, convaincre, entraîner ? Tout cela à la fois ? Quelques idées pour s’y retrouver.
Ce nouveau « show » présidentiel est d’abord une démonstration supplémentaire de l’hybris sarkozienne. Le chef de l’État ne fait décidément confiance à personne, du moins à personne autant qu’à lui-même. On l’avait vu ministre de l’environnement, ministre de l’éducation, de l’enseignement supérieur, des affaires européennes, le voilà ministre des finances, reléguant sa pourtant protégée Christine Lagarde, jugée de fait indigne de porter sa politique devant ses pairs, au rang de figurante. Le coup n’est pas mal joué. Sarkozy, en s’imposant, cherche à impressionner, en se montrant à la fois humble – somme toute, il se met au niveau de simples mortels, les ministres, ses collègues d’hier, et ce faisant il les flatte – et impérieux – ceux-ci n’ont pas la légitimité pour bousculer un chef d’État. Bon connaisseur de la nature humaine, il cabote entre le passage en force et le numéro de charme. Le résultat est ambivalent. Son message – donnez-moi du temps – est accepté, mais les doutes ne sont pas levés.
Sur le fond, surtout, les ambiguïtés persistent en effet. Car l’approche européenne de Nicolas Sarkozy reste incertaine. Comment pourrait-il convaincre de sa volonté de réduire vite les déficits alors que le premier effet de sa politique est de les creuser, à travers un paquet fiscal dont le coût – 13 milliards d’euros en année pleine – ne cesse de croître ? La réalité est tout autre : les déficits s’aggravent, restent largement supérieurs à 2,5%, la dette explose (+ 3 milliards d’euros lors du premier trimestre) et repasse au-dessus de 65% du PIB. Comment peut-il prétendre que toutes ses propositions sont des « réformes structurelles », visant à créer un « choc de croissance », alors que chacun sait que plusieurs d’entre elles, les plus coûteuses – le bouclier fiscal, si avantageux qu’il divise la majorité, la déduction des intérêts d’emprunt – sont clientélistes et sans effets macro-économiques positifs, alors que d’autres, comme la défiscalisation des heures supplémentaires, sont d’une efficacité plus qu’incertaine ? Si j’avais été présent à l’Eurogroupe, j’aurais eu du mal à croire Nicolas Sarkozy lorsqu’il s’engage à tout faire pour aller vers le déficit zéro à l’horizon 2010 – si possible – en chargeant la barque pour 2008. Le Président de la République ne s’est pas arrêté là, attaquant bille en tête l’euro fort, vrai débat, pas si facile à trancher dès lors qu’avec la même monnaie, la France enregistre un déficit commercial de 30 milliards d’euros et l’Allemagne un excédent de 163 milliards d’euros. Là-dessus, il a fait sourire – mais peu lui chaud, c’était à ses chers Français, qu’il espère toujours crédules, qu’il parlait.
En le regardant dans cet exercice acrobatique, je n’ai pu m’empêcher de penser, une fois de plus, que Nicolas Sarkozy est un joueur. J’ai vu en effet dans son attitude un double pari. Pari, d’abord, sur la faiblesse européenne. Étant passé en force sur le mini-traité, il a voulu faire de même – tout en préservant les apparences – sur le pacte de stabilité. Il ne le réfute pas de front – après tout, cela serait concevable – il le contourne, le vide de son sens, réaffirme tranquillement que la France, abritée derrière sa ligne Maginot, fera ce qu’elle veut, en sauvegardant les formes. Il n’a pas été cru, mais pas non plus remis en cause, Jean-Claude Juncker, qui aime tant faire plaisir, allant jusqu’à rendre un hommage exagéré à cette France « sortie pour toujours de l’immobilisme ». C’est reculer pour mieux sauter : les contentieux avec la Commission restent nombreux et importants, les réticences de la Belgique et de l’Allemagne ne sont pas minces. Son deuxième pari est un pari sur la chance. En réalité, l’équation sarkozienne n’a qu’une possibilité de réussite, si la France retrouve, confiance aidant, une croissance forte et durable, susceptible d’engendrer des recettes fiscales massives, indispensables dès lors que la fiscalité est utilisée de manière coûteuse et la rigueur budgétaire encore tempérée. Ce pari est hasardeux. S’il venait à échouer – je souhaite qu’il réussisse, mais rien dans le paquet fiscal ne me paraît de nature à y aider – nul doute que les Européens reviendraient à la charge, interpelleraient le faux magicien, et que l’addition serait présentée aux Français sous forme d’une cure d’austérité et d’un accroissement des prélèvements sur la consommation, à travers une hausse importante de la TVA, qui n’aurait rien de sociale.
Oui, Sarkozy est un joueur, enivré par sa propre réussite. Il s’aime, il s’admire, il croit que rien ne lui résiste – et de fait il n’a guère été détrompé depuis un an. Pour autant, il reste un équilibriste, avançant sur un fil. Son omniprésence le prive de fusible et de protection : au premier renversement de tendance, il deviendra une cible. Son optimisme peut le laisser démuni face aux aléas de la vie économique. Cette « main » insolente peut-elle durer cinq ans ? Je ne le crois pas. Sarkozy paraît imbattable, il est vulnérable, du fait de ses propres excès. Il est fort, mais aussi fragile. L’opposition ne doit pas désespérer, saluer ou admirer : elle doit être elle-même et se préparer.

Ne tirons plus sur le pianiste

Première intervention, hier, à la tribune de l’Assemblée nationale, dans le cadre du débat sur les conclusions du Conseil européen de Bruxelles. J’y ai déjà parlé à de nombreuses reprises, bien sûr, mais en tant que ministre, jamais comme député, qui plus est d’opposition. L’exercice est plus amusant, plus excitant, plus difficile surtout. Car l’orateur ne bénéficie ni du concours de l’administration, ni du soutien de sa majorité, il doit trouver le ton juste, combinant la rigueur de l’analyse, le degré nécessaire de consentement, le niveau indispensable d’opposition. Eh bien, je ne suis pas mécontent : mon discours a suscité l’attention, dérangé le gouvernement, entraîné mes amis. Cela me donne envie de recommencer vite, d’autant que la question – l’avenir de nos institutions européennes – va exiger de la subtilité et de la persévérance.
Il y avait dans ce débat, quelque chose de surréaliste, avec la présence au banc du gouvernement de Bernard Kouchner et Jean-Pierre Jouyet. En les voyant, en leur parlant, j’ai éprouvé un grand malaise. Ils ont en effet prononcé sans conviction, avec embarras, un catéchisme sarkoziste, bien loin de leur pensée et de leur sentiment intime. Ils ont été applaudis par l’UMP – quelle ironie – ils auraient été conspués par la gauche si nous n’avions pas adopté, volontairement, une attitude réservée. Sans doute sont-ils heureux dans leur action ministérielle – je leur souhaite – mais je les sens en même temps tristes, déchirés, car ils sont trop intelligents pour ne pas ressentir ce qu’il y a d’absurde dans leur situation. Ils sont des amis, ils le demeurent, je respecte ce qu’ils ont accompli, je ne peux approuver ce qu’ils vivent. Je l’ai écrit ici, dès le premier jour : cela ne peut pas marcher. Je le confirme.
C’est l’occasion de dire un mot sur la fameuse « ouverture » qui fait des victimes presque tous les jours dans les rangs du PS. Les situations sont différentes. Il y a d’abord celui qui est franchement passé à droite, a fait campagne contre son camp, Eric Besson : oublions-le, laissons-le leur. Il y a ceux qui, déjà très centristes, ont succombé à l’irrésistible attrait du pouvoir – Bernard Kouchner, Jean-Pierre Jouyet, Jean-Marie Bockel. Il y a aussi ceux qui, plus prudents, plus conscients, mais ne supportant pas de rester à l’écart, acceptent mission ou rapport – Hubert Védrine, Jack Lang demain peut-être, sans doute… Il y a enfin ceux qui, « copains » parlementaires ou extraparlementaires comme Manuel Valls, Julien Dray, Malek Boutih, parlent avec Nicolas Sarkozy sans se compromettre avec lui. Tous ces cas de figure sont différents, ils ne témoignent pas du même degré d’engagement, ils n’appellent pas la même sévérité. Mais tous – je dis bien tous – ne servent qu’une personne, qu’une cause, celle de Nicolas Sarkozy. Tous ont le même effet, ils affaiblissent et décrédibilisent le Parti socialiste, qui n’en a pas besoin. Je ne le supporte plus.
Il n’y a pas, dans tout ça, de véritable ouverture. Car ce Président n’écoute pas, il s’écoute, il utilise. Y a-t-il, dans son comportement, une seule idée venant de la gauche ? Y a-t-il, dans le discours de Kouchner ou Jouyet hier, un seul mot qui soit d’eux ? Le mini-traité, par exemple, n’est-il pas la conception exclusive de Nicolas Sarkozy, dont ses ministres ne sont que les porte-voix ? Comment imaginer – j’en ai parlé, avec l’amitié et la franchise qui caractérisent nos relations, à Hubert Védrine – qu’un rapport, aussi intelligent soit-il, change la vision du monde d’un homme aussi sûr de tout savoir que Nicolas Sarkozy ? Je sais que ce raisonnement n’est pas encore partagé, que cette fausse ouverture a bonne presse. Pour autant, je persiste et signe : c’est une erreur, cela se verra de plus en plus, et cela finira mal. Aucun de ceux qui, de bonne foi ou non, se sera prêté à ce jeu, n’en sortira grandi.
Malheureux Parti socialiste ! Lâché par les plus expérimentés de ses hommes de pouvoir, il est aussi critiqué par ses jeunes talents, qui contestent la méthode de « rénovation » adoptée il y a 15 jours, après l’avoir pour beaucoup, à l’exception de Gaëtan Gorce et Manuel Valls, approuvée. Il s’agit là d’une figure classique de la vie politique ; au lendemain d’une défaite, surtout aussi sévère que celle-ci, feu sur le quartier général, tous les appétits s’ouvrent, toutes les ambitions – d’ailleurs légitimes – se libèrent. Je peux comprendre cela. En effet, depuis 5 ans, j’ai moi aussi souffert du système de décision bloqué qui a immobilisé le PS, l’a précipité dans les bras de Ségolène Royal, a entraîné sa défaite. Et je n’ai pas été le dernier à critiquer François Hollande – avec la réserve qui sied à un secrétaire national, solidaire d’une équipe, et à un vieux compagnon. Ceux qui aujourd’hui l’assassinent et qui hier l’encensaient n’avaient pas eu cette prémonition. Je garde pour ma part davantage de constance. Oui, il faut changer le PS, le rénover, le refonder, oui l’année qui vient sera pour cela décisive. Mais gardons-nous de deux écueils. Le spontanéisme, le règlement de compte immédiat, n’aboutissant qu’au désordre ou au putsch : ils ne créent ni légitimité, ni intelligence collective, ils n’engendrent que le désordre. Que mes amis quadra – je suis après tout  encore des leurs pour quelques mois, et me sens plus proche d’eux que de la vieille garde – y pensent. À l’opposé, l’immobilisme, c’est la mort, la débandade, l’inconstance assurées. J’ai voté pour la proposition de François Hollande, parce que je pensais qu’elle était la seule raisonnable. Mais elle l’oblige. Il lui faudra, et nous avec lui, ouvrir les portes et les fenêtres, être imaginatifs, audacieux, sans tabou, sans quoi le rendez-vous à OK Corral n’est que différé et n’en sera que plus périlleux. À tous – partisans de l’ouverture, réformateurs, rénovateurs… – je dis : ne tirons plus sur le pianiste. Le PS a tous les défauts de la terre, il est le pire de tous les partis… à l’exception de tous les autres. Ne soyons pas complaisants, ne l’accablons pas, aidons-le.