Réponses

Je me contente pour aujourd’hui de répondre à trois de vos observations.

1.    Le «enfin ! » pour ponctuer ma rencontre avec Ségolène ROYAL n’a rien « d’une récompense et d’un contentement suprêmes » pour satisfaire ou affirmer un « besoin de reconnaissance ». Je n’oublie pas la campagne, je regrette toujours l’étroitesse de sa base, et je l’ai dit à Ségolène. Il est bon, simplement, que celle qui fut la candidate du PS au premier tour de la présidentielle, de la gauche au second, rencontre –« enfin ! »- ceux qui dans ce parti ont une perspective différente de la sienne et qui ont soutenu DSK : l’anormal n’est pas de se parler ; c’était de ne pas le faire. J’ai dit ce que j’avais à dire, sans précaution de langage. Pour le reste, chacun se définira par lui-même : nous compterons, elle aussi. C’est pourquoi, je ne veux pas répondre au sectarisme d’hier par un sectarisme d’aujourd’hui.

2.    Certaines remarques ad hominem sur Jean-Christophe CAMBADELIS me mettent mal à l’aise. Oui, j’assume avoir avec lui des relations anciennes, loyales et solidaires, et j’ajoute amicales. Non, je ne crois pas son image, telle que vous la présentez, fondée. Nous ne sommes pas des clones, nous couvrons des champs différents, nous sommes complémentaires, nous travaillerons collectivement, chacun à sa place. C’est la condition pour que « Socialisme et Démocratie » devienne le pôle de stabilité et de rénovation que j’appelle de mes vœux.

3.    Vous avez raison : l’optimisme de la volonté est un peu plat, et pourtant, tellement exact. Face au pessimisme ambiant, au découragement qui guette la gauche, au sarkozisme triomphant, il faut les deux. Et ce n’est pas si répandu.