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Regards sur l’Europe

Catégorie : Europe / International,Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 18/06/2010 à 14:38

Je reviens aujourd’hui sur une question que j’ai un peu négligée ici ces derniers temps : l’Europe. En vérité, j’en ai beaucoup parlé, à travers le prisme de la crise grecque et de la bourrasque sur l’euro. A cet égard, je fais mienne, intégralement, l’analyse de Jacques Delors dans « le Figaro » de mercredi dernier, toujours lumineuse de clarté : « après le temps des pompiers, vient celui des architectes ». Comme lui, j’en appelle à une meilleure coordination des politiques économiques, comme lui je déplore le triomphe de l’intergouvernementalisme et l’effacement de la méthode communautaire, je m’inquiète de la mésentente franco-allemande, comme lui j’attends une nouvelle étape de l’Europe politique. Mais pour que celle-ci avance il faut aussi, et ce sera ma réflexion d’aujourd’hui, que le nationalisme et le populisme reculent, que les idées progressistes s’imposent.

Force est de constater que c’est plutôt l’inverse qui se produit, et c’est un paradoxe de la période. Alors que le capitalisme est en déroute, que l’ultra-libéralisme échoue, que la mondialisation sans entraves montre ses limites, alors que les déséquilibres économiques, financiers, sociaux montrent la nécessité d’une régulation forte, d’un retour de la puissance publique à l’échelle nationale, certes, mais aussi européenne et mondiale, bref alors que l’air du temps est plutôt social-démocrate, les conservateurs et les nationalistes progressent partout en Europe.

alors que l’air du temps est plutôt social-démocrate, les conservateurs et les nationalistes progressent partout en Europe

En République tchèque, le Parti socialiste, pourtant favori des sondages, n’a pu emporter les élections. En Slovaquie, la coalition de Robert Fico, marquée par ailleurs par le populisme, a été défaite, de manière surprenante, par une coalition des droites. En Hongrie, la Fidesz de Viktor Orban, parti ultra-conservateur, à écrasé les socialistes, il est vrai discrédités, alors qu’un parti d’extrême-droite les talonne. Ce recul n’est pas spécifique à l’Est de l’Europe. En Allemagne, le SPD a connu une cruelle défaite à l’automne 2009, en Grande Bretagne, le parti travailliste a perdu le pouvoir après 13 ans de Blairisme. Au Pays-Bas, le PVDA vient d’échouer, de peu certes, à le reprendre, alors qu’un parti anti-immigrés réussit une percée énorme. En Flandre, le mouvement autonomiste – et très droitier – dirigé par Bart de Wewer, la N-VA, devient le premier parti – le premier aussi en Belgique. Le roi vient d’ailleurs de lui confier le rôle d’ « informateur », chargé de la mission de prendre les contacts nécessaires pour former le gouvernement. Seule consolation dans ce tableau : la famille socialiste est la première du Royaume, grâce au succès d’Elio di Rupo en Wallonie, qui fait de lui le favori pour devenir Premier ministre – dans des conditions qui s’annoncent très délicates, puisqu’il s’agira sans doute de tenter de sauver l’Etat en accentuant le pouvoir des Régions. Ajoutons à cela que le PSOE espagnol, confronté à une crise violente, est maintenant largement à la remorque des conservateurs du PP, pourtant peu estimés. Le diagnostic est net, et sombre : la gauche européenne n’a pas le vent en poupe.

Comment expliquer ce paradoxe ? J’ai tâché de le faire il y a deux mois dans un article paru dans la revue « le Débat ». Certains y voient le signe annonciateur d’un déclin fatal de la social-démocratie, de la défaite définitive de l’idée européenne. Ce n’est pas mon analyse, et pas mon sentiment. Ne négligeons pas le rôle des hommes dans l’histoire, ou leur défaillance. La social-démocratie européenne a connu des échecs, elle n’a pas su résoudre, depuis le tournant des années 2000, la question de la relève du leadership après la fin de l’ « Europe rose » de la dernière décennie du 20ème siècle. Il est aussi nécessaire de prendre en compte les effets de la crise, qui exacerbent le sentiment d’insécurité, et l’habileté des droites européennes, qui ont su capitaliser sur leurs fondamentaux – l’ordre, l’autorité, la xénophobie, dure ou « soft » – tout en braconnant – c’est la « triangulation »  – sur nos terres idéologiques, en revendiquant, de manière certes fallacieuse, la régulation ou l’interventionnisme. Je reconnais, au passage, que les Conservateurs, ne sont pas toujours blâmables en tout et partout : au contraire, je veux souligner l’importance du geste de David Cameron, reconnaissant la responsabilité de la Grande-Bretagne et présentant ses excuses pour la tuerie du « Blooday Sunday », en Irlande du Nord, à Londonderry, le 30 janvier 1972. Ce courage et cette dignité là méritent d’être salués.

Convenons enfin qu’il existe également un problème de fond à gauche et au centre-gauche. Il ne s’agit pas pour moi de l’épuisement du paradigme social-démocrate et du modèle européen, mais de l’incapacité à les renouveler, ou même à tenter de le faire. Ce n’est pas de trop d’Europe, de trop de réformisme dont nous souffrons, c’est de l’absence d’une pensée, d’une volonté européennes et réformistes. C’est ce que nous avons tenté de faire, imparfaitement encore, mais avec une radicalité que je crois bienvenue, dans notre convention sur le « nouveau modèle de développement ». C’est ce que nous devons tenter de promouvoir dans le cadre du PSE, animé avec enthousiasme et conviction par mon vieil ami et complice, Poul Nyrup Rasmussen, de passage à Paris mardi dernier. C’est cette voie là qu’il faut suivre.

Il ne s’agit pas pour moi de l’épuisement du paradigme social-démocrate et du modèle européen, mais de l’incapacité à les renouveler, ou même à tenter de le faire

La France peut-elle échapper à ce cycle négatif pour la gauche ? A l’évidence oui, parce que l’aspiration à l’alternance, face à un pouvoir incompétent, injuste et impopulaire, est puissante. J’ai participé hier à Nancy-Tomblaine au « tour de France » des retraites du Parti socialiste. J’en reviens convaincu que Nicolas Sarkozy, en humiliant les syndicats, en ignorant la négociation, en refusant une approche bipartisane au profit d’une réforme cruellement déséquilibrée, a commis une faute. Le « paquet fiscal » de 2007 a été son péché originel, le « paquet retraites » de l’été 2010 peut être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, et casser définitivement le lien de ce Président, qui confond courage et mépris, avec les Français. Ne sous-estimons pas, toutefois, le soin qu’il met à construire, avec méthode, une machine politique potentiellement majoritaire, ni son acharnement à  contrôler les médias – la tentative d’organiser la reprise du « Monde » l’illustre, la prochaine nomination du PDG du groupe « France-Télévision » en sera le test ultime. Même rejetée, la droite française reste puissante : l’alternance n’est pas un dû, elle n’est pas inéluctable.

Même rejetée, la droite française reste puissante : l’alternance n’est pas un dû, elle n’est pas inéluctable.

En définitive, je l’ai dit et le répète, j’ai la conviction que Nicolas Sarkozy n’est plus maître de son destin. Si la gauche se prépare avec rigueur, avec le sens des responsabilités, comme elle l’a fait avec le plan du Parti socialiste sur les retraites, très solide et crédible, elle incarnera l’alternance. Chacun ici aura son sentiment sur l’état de la gauche et du Parti socialiste. Je garderai pour l’heure le mien : disons qu’il y a un mieux incontestable, mais qu’il reste beaucoup de travail à accomplir. Ne soyons pas, dans la période qui s’ouvre, trop tacticiens, ne nous contentons pas de surfer sur le rejet du pouvoir. Nous avons rendez-vous peut-être avec l’histoire, en tout cas avec les Français, nous serons, qui sait, les fers de lance du renouveau de la gauche européenne : c’est à cette hauteur là qu’il faut porter notre réflexion et notre action.

PS : je suis absent jusqu’à jeudi prochain, pour participer, à Washington, au travail de la fondation Jean Jaurès sur la mondialisation, et donner une conférence sur… la gauche en Europe, que je mettrai en ligne sur ce blog. Je suivrai, bien sûr, vos commentaires.

Photo : CC European Parliament

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20 commentaires

  • Iattoni dit :

    Nul besoin de sortir de l’E.N.A ou de sciences po pour faire des constats, tout simplement. 1er constat: l’Europe telle qu’elle existe actuellement, est un exemple d’école d’un échec monétaire, économique et social: effets pervers d’un euro surévalué, aucune relance significative de l’économie, pouvoir d’achat des peuples européens en berne, crise et « rigueur » sans précédents… 2° constat: l’Europe, telle qu’elle existe actuellement, est fondée sur un déni de démocratie, c’est à dire sur le mépris du vote des peuples qui ont refusé la Constitution européenne.
    A partir de ces constatations, je refuse cette Europe là, avec beaucoup d’autres Français et je souhaite la sortie de la zone euro, le rétablissement du franc, la souveraineté des Français, principe premier de la démocratie.
    Alors, nous pourrons peut-être redéfinir une Europe des Nations fondée sur la coopération renforcée et sur la dignité des peuples.
    La question de savoir si je suis un dangereux nationaliste, un populiste et/ou un démagogue relève de la polémique, presque de l’insulte: je suis français, j’ai un avis politique. Avec mes camarades et compagnons, nous entendons être respectés.
    Aux prochaines Présidentielles, je souhaite une candidature issue d’un mouvement de résistance à la pensée unique, d’une mouvance républicaine transversale aux Partis, de sorte que les Français puissent s’exprimer d’une façon plus positive que par l’abstention. A titre personnel, si nous échouons au 1er tour, je voterai pour le candidat socialiste s’il est suffisamment à gauche de la social démocratie.

  • Joseph GRAND dit :

    HEULIEZ POITOU CHARENTES

    Il serait temps que les gens qui portent intérêt à ce dossier obtiennent des infos contrôlables sur les repreneurs éventuels.

    Ni la presse économique, ni le PS n’ont cette exigence

    BAELEN GAILLARD INDUSTRIE (BGI) – Quelles sont les données économiques exactes de ce repreneur ?

    CONENERGY – Entreprise allemande dans le solaire – Même interrogation que pour BGI

    FONDS D’INVESTISEMENT MALAIS DELAMORE AND OWL – Surface exacte de ce fonds ?

    Où sont les enquêtes sur les motivations de ces repreneurs ?

  • sélène dit :

    Un milieu de professionnels durs et hors de toute logique commune, apparemment managé par un excellent président de FFFB, honnête homme, mais habitué à la relative loyauté des clubs amateurs.. et c’est la cata.

    Je pense que nous pouvons en tirer une leçon politique: le professionnalisme est attendu, est indispensable actuellement, à tous les niveaux.

    • Julien B. dit :

      Oui. C’est marrant comme le parallèle entre le monde politique et la fédération française de football est tentant à faire : des acteurs je-m’en-foutiste, concentré sur leur rente de situation, sclérosé par une gouvernance inadaptée et amateur.

  • Joseph GRAND dit :

    HEULIEZ POITOU CHARENTES

    « contre un chèque de banque de 30.000 euros, on me donne des actifs pour 150 millions d’euros »
    « Ecraser tout ce qui ressemble à une charge fixe au profit de l’automatisation. C’est ce qu’ont réussit à faire l’Inde ou la Chine, contrairement à l’image qu’on a des ouvrières dans le sous-sol qui bossent. Ces usines si elles emploient 2000 ou 3000 personnes, c’est pour balayer les sols ou avoir la paix sociale. »
    «L’entreprise en soi, on s’en fou»

    Voila les propos tenus par le zozo Louis Petiet, Bernard Krief Consulting, qui eut la confiance de Royal, Estrosi et Raffarin, ancien patron de BKF, pour la reprise d’Heuliez.
    Quelle honte pour ces petits fumistes !

  • guillaumeA dit :

    L’Europe est a l’arrêt et on va devoir attendre que la droite conservatrice en Allemagne et en France quittent le pouvoir.

    J’ai regardé le lancement du mouvement politique de Villepin…
    On peut se demander si sarkozy qui en pleine déconfiture ne va pas être hors jeu a droite et que Villepin va pas ramasser la mise.
    Bayrou veut être candidat en 2012 mais va t’il avoir les 500 signatures?
    La dynamique n’est plus chez Bayrou.
    Villepin se lance dans la bataille de 2012 avec un mouvement qui n’a pas a faire de grande bataille électoral avant 2012(ce qui a tué le modem) et l’affaiblissement de Sarkozy va le renforcer.

    Villepin veut faire le coup de Chirac avec la « fracture social ».

    • Nicolas(Nantes) dit :

      Oui GuillaumeA, Villepin peut frapper un grand coup s’il reste au centre droit.
      Maintenant, faut pas oublier qu’il n’a pas de financement donc de là à battre l’UMP, faut pas rêver ! Mais pour l’affaiblir, ce serait nickel pour la gauche :)

      • Julien B. dit :

        Bah, le financement ça vient avec la popularité, c’est rarement un problème. Et puis Villepin a assez de connexions dans le monde des affaires pour trouver quelques mécènes.
        j’ai tendance à penser que dans une optique de premier tour, villepin prend plus de voix à un DSK qu’à Sarkozy.

        • Nicolas(Nantes) dit :

          euh pas vraiment. La popularité ne fait pas tout, loin de là.

          On a beau être populaire, si on part à une présidentielle sans argent et encore plus important sans parti, ça veut dire une couverture médiatique bcp plus limitée et puis une couverture locale difficile.

          Villepin n’aura pas l’UMP et n’aura pas de financements suffisants car il partirait avec un nouveau parti. Ca veut pas dire qu’il ne peut pas faire un « bon » coup.
          Mais Chirac (face à Balladur) avait une partie du RPR, Bayrou en « homme libre » avait les sous et les réseaux de l’UDF. Ca fait une sacrée différence…

          Et villepin, avant de prendre des voix au candidat socialiste, il en prendra d’abord à l’UMP d’une part et à Bayrou d’autre part. Donc tout bénef pour le PS.

    • grouchy dit :

      Les républicains de droite ont enfin retrouvé un leader, on ne va pas s’en plaindre.

      Cela dit, je leur en veux beaucoup à tous ceux là qui, aujourd’hui, vilipendent Sarkozy and co…

      Ils savaient parfaitement à qui ils avaient à faire et ont, pour autant, soutenu Sarkozy au moment des présidentielles.

      Je me souviens des derniers voeux de Chirac alertant de manière plus ou moins voilée les français contre ce qui devait se produire.

      Pourquoi alors avoir soutenu Sarkozy?
      Pour après sortir des bouquins incendiaires comme celui de Léotard par exemple ou d’autres…..?

      Quelle est la mesure des ambitions personnelles et des places à sauver face à l’avenir de notre pays?
      Souvenons nous des trahisons de nos ex camarades ou de celles des parlementaires modem qui se sont empressés de retrouver la majorité présidentielle….C’est inqualifiable.

  • Joseph GRAND dit :

    DELORS nous redit encore, avec son sens de la litote, que « l’option fédérale a été écartée par les pays membres ».
    Notre seul horizon possible est sans doute un pacte de coordination des politiques économiques à côté du pacte de stabilité, ce que voulait DELORS, il y a déjà des années.

    Pour les lignes de fond, le combat pour une interdiction dans l’UE des ventes à découvert à nu sur les actions, obligations et CDS sur les titres souverains fait partie des avancées positives aux conséquences incalculables que l’UE a su prendre dans son histoire chaotique et confuse.

  • Florian dit :

    La Gauche Européenne doit se reconstruire … et continué a refléchir pour se constitué et etre encore plus forte… le PSE qui devienne un vrais et grand parti Européen et il va le devenir dans les année à venir.
    le PSE doit etre la matrice des partie Sociaux démocrate de l’ensemble de l’Europe,

    Aujourd’hui en France on commence à trouvé une solution pour la France grâce à la démarche du PS… les conventions … le projet retraites …
    Le PSE devrait impulsé cela … et que cela soit amplifié et continué dans l’ensemble des Pays Européen… pour arrivé en 2014 avec un projet Européen …
    et en meme temps les partie membre construise leur modele de pays en fonction de la matrice Européenne avec les cas particulier…
    Cela relancerai une Social Démocratie à bout de souffle … le projet du Manifesto n’etait qu’un début … il faut continuer .

  • Bangor dit :

    Lorsqu’il s’exprime sur l’Europe, Pierre est particulièrement inspiré. Il est probablement l’un des grands européens de la prochaine décennie.

    Cependant, il convient de considérer que l’Europe est dans une impasse politique. Un certain de pays membres de l’Union européennes sont farouchement opposés à tout approfondissement de l’Europe politique et à tout nouvel abandon de souveraineté. L’Europe telle qu’elle a été construite à 27 (pour ne pas parler de la question turque) ne pourra pas être évoluer vers une plus grande intégration.

    Deux pistes pourraient être privilégiées :

    1/ Une transformation radicale de l’organisation et des objectifs du PSE qui n’est, malgré son appellation, qu’une confédération assez lâche des partis socialistes et sociaux-démocrates européens.

    2/ Approfondir, dans tous les domaines, les coopérations franco-allemandes en tentant d’éradiquer toute position nationaliste ou égoïste et en créant, sur le modèle de l’eurozône ou de l’espace Schengen, de nouveaux domaines qui échapperaient aux gouvernements nationaux. Pour chaque nouveau domaine de compétence européenne, les états membres seraient libres d’adhérer ou pas, ce qui permettrait de contourner les réticences britanniques.

    • Nathalie AUDIN dit :

      Tu es également particulièrement bien inspiré sur le sujet…..

      Mais quid du passage à la pratique?

      la mue du PSE est d’une lenteur insupportable pour les socialistes, sociaux-démocrates et autres travaillistes qui y verraient bien un instrument de la transformation sociale européenne.

  • jpb dit :

    [ Ce n’est pas de trop d’Europe, de trop de réformisme dont nous souffrons, c’est de l’absence d’une pensée, d’une volonté européennes et réformistes. C’est ce que nous avons tenté de faire, imparfaitement encore, mais avec une radicalité que je crois bienvenue, dans notre convention sur le « nouveau modèle de développement ». ]

    L’imperfection frise le chef d’œuvre, avec « le retour vers le plein emploi » posé comme horizon, alors que le réel, jour après jour nous brosse le tableau d’un transfert du travail vers le pays émergent puis vers la robotisation, on ne peut évidement constater que l’absence totale d’une pensée.

    Au rendez-vous de l’histoire, les absents ont toujours tort, et après l’heure, ce n’est plus l’heure. Bon, c’est distrayant…

  • Jérémiah dit :

    Designer web, je tenais à vous féliciter pour votre nouveau blog. J’avais voté pour l’autre version à l’époque, mais le compromis est très réussi. Par rapport aux autres blogs d’hommes politiques sur le web, il est clairement au-dessus du lot

    • Eleonore dit :

      Moi aussi je trouve que c’est vraiment pas mal. Et les grandes photos en début de chaque article rendent très bien!

  • web365 dit :

    Le terme de social-démocrate est-il encore très vendeur ?
    A-t-il jamais représenté quelque chose pour le grand public ?
    Ne faut-il pas rénover les mots en même temps que les concepts?

  • Julien B. dit :

    Bien le bonjour à notre ami de Washington:)

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