Dans les médias

Posez-moi vos questions

Catégorie : Actualité | Par pierre.moscovici | 21/06/2010 à 14:12

Comme promis lors de l’ouverture de ce blog, je vous propose de m’interpeller et de me poser vos questions – sur le parti socialiste, sur l’actualité ou sur tout autre sujet –  à travers les commentaires de ce billet, et ce jusqu’à la fin de la semaine.

J’y répondrai à mon retour de Washington, en début de semaine prochaine.

note de l’équipe de Pierre Moscovici (lundi 28 juin) : Retrouvez les réponses de Pierre Moscovici http://www.pierremoscovici.fr/2010/07/12/pierre-moscovici-repond-a-vos-questions/.

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94 commentaires

  • Jonas dit :

    Comment faire voir aux français que le bilan de Sarkozy est terriblement mauvais alors qu’il tentera, pour 2012, de le faire passer pour bon, à l’aide de l’habituel rouleau compresseur de manipulation médiatique ?

    J’en oserais bien une autre :

    Pensez-vous, en votre for intérieur, que DSK finira par être candidat à la candidature, que, en d’autres termes il « va y aller » ?

    Vous n’êtes pas obligé de répondre à celle-ci :)

  • HENRYK3 dit :

    Désolé pour le Doublon. Je cherchais mon message en bas…et il est sorti en haut.

  • HENRYK3 dit :

    Bonjour,

    Comment faire pour combattre l’augmentation des déficits tout en préservant la croissance?

  • HENRYK3 dit :

    Bonjour,

    Les déficits sont une menace urgente contre notre pays face à laquelle nous devons lutter.
    La pluprt des pays ont choisi de faire des plans d’austérité drastiques qui risquent de ruiner la croissance.

    Connaissez vous un moyen de lutter contre les déficits tout en préservant la croissance?

  • Kamel dit :

    Bonjour Pierre,

    Aucun rapport avec la politique ou l’actualité, mais…vous êtes le plus sexy des hommes politiques ;-)

    Bonne continuation.

  • X en colère dit :

    Quand on milite contre l’accouchement sous x, c’est à dire pour faire en sorte que dans ce pays, le droit à l’identité de l’enfant ne soit plus subordonné au droit qu’a la femme de refuser sa responsabilité, son rôle d’être mère on se heurte à trois forces:
    Famille Adoptive de France
    Planning Famlilial
    Certaines féministes

    A quelles stratégies pensez vous pour accéder ses gens à la notion d’intérêt supérieur de l’enfant?

    Seriez vous pret à vous joindre à cette cause?

    • Bloggy Bag dit :

      Voilà un vrai sujet aussi profond que complexe.

      Quel est le droit à l’identité (avec ici l’aspect filiation) ? Le droit de l’identité de la mère est-il supérieur, égal ou inférieur à celui de l’enfant.

      Le préjudice objectif causé par le fait de ne pas connaître une partie de son identité peut-il est corrigé par une procédure juridique ?

      Le bénéfice d’une éventuelle annulation de l’accouchement sous X serait-il supérieur aux bénéfices escomptés ?

      Quid de la gestation par autrui (GPA) ?

      Quid de la paternité et des conséquences identitaires de l’adultère ?

    • sélène dit :

      La possibilité laissée à la mère (qui n’a pas forcément eu le choix de décider de sa grossesse, contrairement à ce que vous sous entendez), de communiquer, à un organisme indépendant une adresse où cet organisme pourra ensuite transmettre une éventuelle demande de l’enfant me paraît suffisant, au regard de l’indépendance de la femme, et aussi au risque de voir se multiplier des avortements non souhaités par les mères qui abandonnent leur enfant après sa naissance.

      L’acte de poursuivre la grossesse est un acte d’amour intense, et je crois que tous les enfants nés sous X devraient en prendre conscience.

      • grouchy dit :

        Bien d’accord Sélène, et qu’on le veuille ou non l’intérêt de la mère n’est pas moins supérieur que l’intérêt de l’enfant à naitre.

        C’est du reste ainsi que la trés grande majorité des obstétriciens raisonnent dans le cas (de moins en moins probable, merci la science!) de choix de vie à conserver entre la mère et l’enfant.
        C’est celle de la mère qui est préservée.

        Comment peut-on militer (hors raisons trés personnelles) contre l’accouchement sous x qui comme le souligne Sélène est bien souvent un acte d’amour.

        Comment pourrait-on imposer, pour exemple, à une toute jeune fille de 15 ans de devenir mère….car contrairement à une idée reçue, les femmes n’ont pas de gêne maternel.

        Comme les filles deviennent femmes, les femmes deviennent ou ne deviennent pas mère. Certaines femmes procréent sans jamais devenir mères.

        Comment pourrait-on x années plus tard laisser l’enfant mettre une femme face au choix douloureux qu’elle a pu faire des années auparavant? Choix évidemment et forcément culpabilisant.

        Militer contre l’accouchement sous x, c’est militer pour une recrudescence des avortements.

        • denise dit :

          Chère Grouchy,
          Je crains que le choix entre la mère et l’enfant, quand il faut choisir, soit plutôt dû à une tradition démographique ou « reproductrice » qui considère qu’une femme « épargnée » pourra probablement en faire d’autres, d’enfants, sous peu. Si c’est l’enfant qui est sauvé, ça prend plus de temps !

          • sélène dit :

            absolument d’accord.. l’intérêt de la société est prioritaire, et détermine le choix de « l’enfant ou la mère » en cas de danger de mort..
            Mais pour une femme, porter un enfant n’est pas anodin, c’est une portion de vie très importante, mais ce n’en est qu’une portion. Ne pas avorter et donner son enfant à l’adoption est un tel acte de foi en l’avenir de cet enfant qu’il vaut toutes les éducations.

            Les enfants « nés sous X » devraient en avoir pleinement conscience: ils ont la meilleure éducation possible: leur mère a eu confiance en leur avenir….

          • sélène dit :

            L’éducation , en effet, c’est apprendre à l’enfant qu’il peut être autonome, qu’il doit l’être.
            Le long travail que doit faire une mère, c’est apprendre à l’enfant à se séparer d’elle, évidemment, le délai est plus court pour les « Nés sous X », mais le travail d’éducation est le même. apprendre la séparation.

        • Bloggy Bag dit :

          L’argument est-il en substance : il faut garder l’anonymat coûte que coûte car cela permet de gagner une vie ?
          Si oui (avocat du diable), que faire si la souffrance induite par le fait de ne pas connaître sa filiation amène finalement au suicide ?

          NB : je n’ai pas d’avis définitif sur la question.

          J’ai écrit des textes sur des sujets connexes à cette question :
          http://wordpress.bloggy-bag.fr/2008/08/23/droit-de-la-vie-droit-de-la-mort-ii/

          • sélène dit :

            La filiation n’est plus une fatalité biologique, donner la vie est un choix, un bonheur, et doit rester un bonheur, un choix, si l’on considère la femme comme autre chose qu’un réceptacle sans volonté ni vie propre.

            Si le souhait de révéler une filiation purement biologique est consenti par la femme et par l’enfant qu’elle a mis au monde, c’est une bonne chose. Encourager les « mères sous X » à laisser une possibilité de contact future auprès d’un organisme indépendant auprès duquel les enfants pourront déposer une demande de contact, cela paraît très sain. Aller au delà n’est pas raisonnable.
            Quel intérêt pour un enfant de s’imposer auprès d’une mère biologique qui ne le souhaite pas?

          • Bloggy Bag dit :

            La filiation n’est pas que biologique et génétique, mais elle est aussi biologique et génétique et de façon première (par définition).

            Un humain a (contrairement à ce que j’ai dit plus haut que les papas m’excusent…), non pas une filiation potentielle de 4 individus mais de 6 :
            – 2 donneurs génétiques (homme + femme)
            – 1 mère « utérine » (biologique)
            – 2 parents légaux (autorité parentale)

            Sur ce genre de problème extrêmement complexe il est nécessaire de raisonner sur le général et de tester sur les cas particuliers extrêmes. Le cas de l’accouchement sur X est un cas extrême, pas un cas général. On peut donc traiter la difficulté particulière (donner la vie « quand même » par amour) mais certes pas en déduire une loi générale, voire aboutir à une loi qui pourrait être en opposition à la loi générale.

            Il est à noter qu’il me semble que l’intervention des deux parents « légaux » conduit la question sur la filiation à introduire la question sur le mariage dans sa définition républicaine (problème du mariage homoparental en l’occurrence).

          • Bloggy Bag dit :

            « Quel intérêt pour un enfant de s’imposer auprès d’une mère biologique qui ne le souhaite pas? »

            Connaitre sa filiation, pouvoir se construire, répondre à un vide douloureux.
            Mais quelle que soit la solution trouvée, il ne s’agit pas de s’imposer, mais de savoir.

          • Bloggy Bag dit :

            Oups : 2+1+2=5 pas 6 (enfin dans l’état actuel de la science)

  • Denise dit :

    @ What is the question?
    J’ai ensuite décliné cette question comme suit :
     » Il est évident que ce que j’attends de Pierre n’est pas un oui ou non. Ce serait plutôt comment peut-on ouvrir le débat, quels sont, selon lui, les points positifs et les points négatifs, contre quoi faudrait-il se prémunir si on adoptait une telle démarche, et ne serait-ce pas, une fois les questions techniques mises au point, une réelle transformation sociale vers une société plus juste et plus humaine ? Les questions techniques ne sont pas mineures. Il faut insister sur le fait que ce projet nécessite une véritable révolution fiscale qui commence déjà à s’inscrire dans le projet socialiste pour les années à venir. C’est à l’aulne de ce que nous saurons faire de ces questions techniques (fiscales surtout) que l’on pourra dire que le RDC est une vraie démarche de gauche. »

  • Denise dit :

    Plus de 10.000 manifestants à Tours ce matin ; c’était très très bien !

  • Denise dit :

    @ What is the question? (si c’est bien Pierre)
    Ma question était :
    Pierre, que penses-tu des propositions que je t’ai remises en mains propres intitulées  » Plaidoyer pour l’Allocation Universelle ou Revenu de Citoyenneté (RDC) » ?

  • Impots Utiles dit :

    Pour clarifier la situation, pourquoi personne ne demande la publication de la liste des gens du prelmier Cercle, espèce d’organisation secrète de l’ UMP dont les membres cotisent 3000 euros par an et financent l’ UMP, sous l’égide de Mr Woerth ?
    http://www.impots-utiles.com/qui-donne-a-sarkozy.php
    Pourquoi ces choses ne sont-elles pas rendues publiques en France ?

  • Cher Pierre,

    Le MJS 94 a travaillé et proposé une résolution plutôt originale sur la réforme des retraites (nous parlons pas du financement en soit), en insistant sur deux points : la pénibilité et le temps de travail tout au long de la vie. Ce soir, en Assemblée générale, nous avons décidé de te soumettre notre texte pour que tu nous dises ce que tu en penses. Est ce que le Parti Socialiste serait prêt à défendre un tel projet, notamment celui du travail tout au long de la vie ?

    Nous te remercions.

    La fédé du MJS 94 (http://mjs94.eu)

    La pénibilité, pierre angulaire de la réforme des retraites!

    Le gouvernement Fillon a récemment annoncé une « véritable » réforme du système de retraites français, après les maintes initiatives ratées de ces dernières années. Nicolas Sarkozy a même assuré que cette retraite serait faite en 6 mois, alors que certains états européens ont mis des années à mettre en place de telles réformes. L’idée phare semble être : travailler plus pour cotiser plus ! La droite propose en effet un allongement de l’âge légal de départ à la retraite, ainsi qu’un allongement de la durée de cotisation.

    Nous nous devons donc de réagir vite et de façon pertinente. Au-delà des discussions sur l’âge de départ et la durée de cotisation, il nous a semblé majeur d’aborder deux points dans cette résolution, que sont à la fois la pénibilité du travail, et ce que l’on peut appeler le temps de travail tout au long de la vie. Il est en effet important de prendre en compte dans le calcul de la retraite non seulement le type de métier exercé, mais aussi la progressivité du temps de travail en fonction de l’âge.

    La pénibilité est, depuis le début des discussions sur le système des retraites, le cheval de bataille des syndicats de gauche. Pour cette raison, et parce que cette question nous apparait centrale, nous nous devons de les soutenir. On ne veut plus parler d’âge légal de départ à la retraite général, ni de durée générale de cotisation. Nous voulons discuter des retraites en fonction des métiers. Sans prendre en compte la pénibilité du travail, qu’elle soit physique ou psychologique, il est impossible d’estimer le nombre d’années qu’une personne peut et doit travailler avant sa retraite.

    Les critères de la pénibilité sont clairs, ils ont déjà été évoqués maintes fois par les syndicats. Par exemple, en ce qui concerne la pénibilité physique, il existe une évaluation des Troubles-Musculo-Squelettiques (TMS). Celle-ci pourrait être effectuée par la médecine du travail. L’espérance de vie est un autre critère objectif en fonction des catégories socio-professionnelles.

    Par ailleurs, en ce qui concerne la pénibilité psychologique, il serait intéressant de mettre en place des entretiens individuels annuels ou semestriels auxquels chaque salarié serait soumis. Pour garantir, une évaluation impartiale des conditions de travail, ces entretiens pourraient être effectués par une agence étatique. De tels entretiens existent déjà et ont permis, par exemple, de connaître la durée moyenne durant laquelle une infirmière peut tenir à son poste (8 ans) avant de saturer, 14 ans pour une assistante sociale…

    Nous devons aussi avoir une réflexion globale sur l’évolution professionnelle. Il semble évident qu’une personne jeune sera apte à travailler plus qu’une personne plus âgée. Les séniors ne souhaitent pas forcément arrêter de travailler, mais simplement diminuer leur rythme de travail. Ils n’ont pas à choisir entre l’inactivité et un rythme de travail qu’ils n’arrivent plus à tenir.

    Nous, Socialistes, ne devons pas nous focaliser uniquement sur la réduction du temps de travail hebdomadaire. Ce temps de travail hebdomadaire peut et doit varier en fonction de l’âge du salarié. Si un jeune peut avoir envie de travailler plus de 35 heures par semaine, les séniors quant à eux, préféreraient travailler moins en fin de carrière.

    Par ailleurs, cette idée pourrait contribuer à régler la question de l’emploi des séniors. A l’âge de la retraite, et pour palier à une inactivité parfois difficile, il est envisageable de permettre à des séniors de former les jeunes sur le métier qu’ils ont exercé toute leur vie. Ils garderaient ainsi un pied dans leur monde professionnel, tout en se laissant le temps de profiter de leur retraite.

    • Bloggy Bag dit :

      « Les critères de la pénibilité sont clairs » : j’aimerais que ce soit le cas !

      Cas d’école : Est-ce qu’une personne assurée de son emploi, n’ayant rien à faire de sa journée et n’ayant d’autre problème professionnel qu’une perte de sens de son activité est dans une situation pénible ?
      Si la réponse est oui alors c’est mal barré pour tous les autres cas, si la réponse est non alors il faudra nous expliquer pourquoi son risque de dépression est à peu près certain, dépression qui a une chance non nulle de le mener au suicide, sans oublier les effets psychosomatiques collatéraux.

      Je ne pense pas que l’on puisse donner une définition de la pénibilité et l’on risque alors de tomber dans une collection à la Prévert. Par contre, objectivement, l’espérance de vie liée à sa catégorie *socio*-professionnelle a un sens, mais on risque de sortir du strict cadre du travail, d’où la question induite que je repose : qu’est-ce que la retraite ? Pourquoi doit-on payer des gens à partir d’un certain âge ? Quel sens y donnons-nous ?

      Quand on saura pourquoi on paie, on trouvera les ressources nécessaires pour payer (et maintenant, pas hypothétiquement en 2018 !). Dans le cas contraire on continuera à faire comme si le système actuel était viable, *ce qui n’est pas le cas*.

      • Victor.P dit :

        Coucou,

        C’est en effet une discussion que nous avons eu. La CFDT a fait un gros travail sur ce thème de la pénibilité : elle éclaire ce point (à mon avis en tout cas).Ci-dessous, un extrait d’une interview :

        « Nous souhaitons distinguer la question de la pénibilité de celle du mal-être au travail qui existe de façon diffuse, sinon on ne traitera pas de l’usure au travail en embrassant trop largement toutes les questions du travail. Le mal être appelle traitement par ailleurs, en améliorant les relations de travail par davantage de
        dialogue. Pour nous pénibilité veut dire souffrance engendrée par le geste professionnel, matériel ou immatériel, ce qui implique d’en repérer la réalité. Certains aspects de la pénibilité au travail sont réversibles, d’autres pas entraînant des dégâts irréversibles, une usure prématurée. Les écarts d’espérance de vie en bonne santé sont un repère important. »
        http://www.anact.fr/portal/pls/portal/docs/1/526335.PDF

        Et pour la seconde question, « savoir pourquoi on paye », Thomas Piketty a écrit un ouvrage (Pour un nouveau système de retraite – Des comptes individuels de cotisations financés par répartition) qui peut être une base de discussion intéressante : http://www.jourdan.ens.fr/piketty/fichiers/public/BozioPiketty2008.pdf (consultation gratuite ^^)

        • Bloggy Bag dit :

          Souffrance seulement physique ou aussi morale comme dans mon exemple ?

          • Victor.P dit :

            Les critères de prise en compte de la pénibilité se concentrent seulement sur la souffrance physique si j’ai bien compris. La souffrance moral est considérée comme un « mal être ».

        • Bloggy Bag dit :

          merci pour le lien sur le texte de Piketty, j’y reviendrai sans doute dès que j’aurai un peu de temps (avant 2018 ans j’espère…)

        • Bloggy Bag dit :

          2 mots après une lecture rapide de Piketty.

          Il propose une assurance vie garantie par l’État avec sortie en rente. Pourquoi pas.

          J’ai 2 objections rapides :
          1) comment créer la richesse correspondant au 2% au dessus de l’inflation (revenu d’obligations, de bons du trésor internationaux, …). Les 2% peu risqués sont plausibles, mais le risque demeure et on ne crée pas à partir de rien

          2) il ne répond pas fondamentalement à la question de ce qu’est la retraite (socialement parlant, pas du point de vue économique). Or le nœud du problème me semble bien là.

          • Victor dit :

            Piketty et son compère (parce qu’il y a deux auteurs) proposent une réforme profonde du système de retraite afin d’aboutir à un seul régime de retraite pour tout le monde (perspective de très long terme) contre la multiplicité et la complexité du système actuel. Le but est d’uniformiser le monstre (vaste et super complexe réforme). Le système décrit donnerrai une meilleure lisibilité aux citoyens qui pourraient suivre leur droit à la retraite tout au long de leur vie. Pour une personne qui aurait changé de travail au cours de sa carrière (en passant de la fonction publique au privée, puis à une profession libérale…), elle verrait son calcul des droits à la retaite en fin de carrière grandement facilité. Par une meilleure lisibilité, l’objectif est de donner un sens à la cotisation… c’est là que c’est intéressant ! C’est ma réponse à ta seconde question même si ce n’est peut-être pas la réponse que tu attendais ^^.

            Je ne comprends pas très bien le sens te ta première objection. Avec ce système, on conserve le système par répartition. Tout au long de la vie, on « gagne » des droits (virtuel) à la retraite inscrits dans un compte individuel (tjs virtuel). Il y a prise en compte de l’inflation car le revenu du retraité est versé par les cotisations des actifs. Pour comprendre comment tout ça fonctionne, je reprends un extrait d’une conférence avec Piketty : « Le taux de rendement (virtuel) applicable aux cotisations sera par définition le taux de croissance de la masse salariale nationale à effectif constant. Pour calculer la retraite à laquelle donneront droit les cotisations versées, on revalorisera les cotisations passées avec ce taux de rendement et on retiendra l’espérance de vie à ce moment. »

          • Bloggy Bag dit :

            Le sens de ma question sur les 2% est de savoir si le rendement correspond à une création réelle de valeur (marge créée à partir d’un investissement, si oui lequel) ou s’il s’agit d’une alimentation « vélo » (tant qu’il y a un mécanisme d’alimentation cela marche, sinon cela se casse la figure).

            Je retiens cependant tout à fait l’idée du mécanisme d’assurance qui va dans le sens de ma propre réflexion (il faut que j’écrive d’ici la fin de l’été le texte de réponse à mon texte des défis).

            NB : ayant lu très rapidement le texte pour l’instant, il y a sans doute des choses qui m’ont échappées, je m’en excuse par avance.

          • Victor dit :

            Aucun investissement n’est réalisé puisque c’est un système par répartition.
            Donc alimentation « vélo » si je reprends ta formulation… le critère démographique reste essentiel ^^

          • Bloggy Bag dit :

            Si c’est la démographie qui est le moteur, alors il faudrait que le nombre de cotisants augmente de x% par an, or la pyramide des âges est devenue un cylindre.

            La caractéristique d’un vrai système par répartition (ne faisant ni appel au déficit ni appel au placement) est d’admettre que ce qui est versé aux ayants droits est variable en fonction de ce qui est collecté. Or nous sommes de facti implicitement dans un système de *rente*, jusqu’ici alimenté par l’emprunt qui comble le déficit.

          • Victor.P dit :

            Le projet de Piketty ne change pas grand chose aux difficultés du système actuel…
            Il rend juste plus lisible le système pour donner un sens aux cotisations.

            Le critère démographique reste essentiel mais n’est pas le seul facteur à prendre en compte. Les classiques sont tjs là ! – il y a la masse salariale et son évolution par rappart à la masse des retraités
            – la croissance
            – le taux de chômage
            – le taux de cotisation
            – la durée de cotisation
            – l’âge légal de départ à la retraite…

            OK je vois pourquoi tu parles de rente ^^ ! Vaste programme…

  • what is the question? dit :

    @ Denise 14:02
    Quelle est votre question?

  • Denise dit :

    Sarkozy annule la garden-party de l’Elysée pour le 14 juillet ; même si une telle économie en temps de crise et de rigueur n’est probablement pas totalement symbolique, je ne peux m’empêcher de penser que le traiteur ne doit pas compter parmi ses amis.

  • Nacim 25 dit :

    Je suis très agréablement surpris de lire que Pierre est à Washington. Est ce pour dialoguer un peu avec DSK? J’espère en fait car les deux ensemble, vous pouvez faire un succes pas connu depuis des lustres sur les très grandes échéances. Accompagnés de Martine Aubry et consors qui se veulent social démocrates, nous sommes prêts pour la bataille présidentielle. Nous devons nous battre afin de vaincre pour effectuer une nouvelle LONGUE durée. Une fois en place, nous serons indétronables,et les réformes que nous ferons seront enfin les bonnes et les plus justes. J’en suis certain.
    Je souhaite vraiment connaitre la position de DSK afin de pouvoir se projeter vers l’avenir. Sinon, je souhaiterais connaitre la personne qui honorera la présence des sociaux démocrates à la primaire (peut être toi, Pierre?).
    Bref, je souhaite gagner, je souhaite qu’Audincourt et tout le Pays de Montbéliard se mette derrière le candidat choisi pour affirmer nos dernières victoires régionales, et municipales. Ainsi pour éloigner définitivement cette droite qui ne sait pas du tout où elle en est.

  • monsieur Bitru dit :

    Bonjour monsieur Moscovici
    Je suis un de vos lecteurs et un de ces électeurs de droite qui, déçus par Sarkozy, serait tenté par une expérience avec DSK au pouvoir.
    Pouvez vous me dire, dans cette hypothèse, si l’ouverture pratiquée par Sarkozy, qui représentait, quoiqu’on en dise, une modernisation de nos pratiques même si elle était pour une large part purement tactique, pourrait être envisagée et reconduite, et faire enfin rentrer dans les moeurs une culture du « compromis » en lieu et place de notre vieille culture du « conflit » quelque peu suicidaire en ces temps difficiles.

    • Nicolas(Nantes) dit :

      Bon, soyons clair, Sarkozy n’a pas fait d’ouverture dans son gouvernement. Il a fait du débauchage.

      Quand on demande à un qqun de l’autre bord politique de rejoindre un gouvernement et d’en accepter la politique, les idées et de l’engueuler si la personne dit qu’elle pourrait revoter à gauche (cas de Kouchner et Amara notamment), ce n’est pas de l’ouverture, c’est du débauchage, c’est nier ou refuser la différence de l’autre.

      Les signes d’ouverture de Sarko, à l’inverse, sont acceptables au niveau des missions externes (Lang par ex.) ou des responsabilités parlementaires (Migaud, Cahuzac).

      • Milly dit :

        Je plussoie le commentaire ci-dessus.
        Peut-être une question concrète: la gauche serait-elle prête à nommer en 2012 un président de cour des comptes de droite? cette institution reste un bastion d’indépendance et c’est sans doute très sain que sa tête soit d’une couleur politique différente de celle de l’exécutif.

        • Nicolas(Nantes) dit :

          Milly

          il me semble que dans ce cas, la jurisprudence existe désormais.

          Revenue au pouvoir, la gauche ne pourra pas ne pas confier cette présidence à un membre de l’opposition.

          Mais je déconseille à la gauche de faire de l’ouverture dans son gouvernement, sauf en cas de ralliement de telle ou telle personnalité n’ayant rien à voir avec de l’ouverture.

          L’ouverture, c’est faire bosser qqun qui pense différemment et le faire bosser en toute indépendance. Donc ce n’est pas l’intégrer à un gouvernement, mais lui réserver une mission ou une responsabilité indépendante.

          Le reste n’est que ralliement ou débauchage.

          • Milly dit :

            Nicolas (Nantes),
            Oui je suis assez d’accord avec ton analyse. L’ouverture au sein du gouvernement n’est pas très probante (est-elle même crédible, vu qu’il existe tout de même un principe de solidarité gouvernementale).
            En revanche, à la tête d’une mission ou d’une institution, et bien sûr s’il y a une compétence particulière bien établie(cf. migaud), pourquoi pas.

    • Denise dit :

      A Monsieur Bitru,
      Sans aucune agressivité ni ironie de ma part, pourriez-vous nous donner une idée de ce qui vous déçoit en Sarkozy puisque vous avez voté pour lui. Très sincèrement ; généralement, on est déçu de la gauche (mon opinion étant qu’on en attend des miracles et je suis athée…), pas de la droite, dont on n’attend que la continuité du pouvoir à ceux qui l’ont déjà. Mais la vôtre, quelle est-elle ? Avez-vous voté Sarkozy parce que vous en attendiez quelque chose de particulier, ou votez-vous de toute façon généralement à droite ? Evidemment, personne ne vous oblige à répondre, mais si vous vouliez bien le faire, vous m’obligeriez.
      (quant à « l’ouverture » pratiquée par Sarkozy, en quoi est-elle une modernisation ? Et en quoi constitue-t-elle un « compromis » ? Ne pensez-vous pas que les personnes en question se sont simplement reniées ? En quoi participe-t-elles à un compromis ? Est-ce un « compromis » qu’un Kouchner avale – sans broncher – la couleuvre de l’intégration dans le commandement de l’OTAN, par exemple ?)

    • sélène dit :

      Il n’y a jamais eu autant de conflits entre amis, voisins, employés, employeurs, etc… que depuis Sarkozy. Le temps d’en prendre conscience est venu.

      Je ne sais pas si l’hypothèse du partage gagnant/ gagnant, du dialogue au lieu du conflit que prônent les socio démocrates pourra réussir??? Q(en pensez vous, Pierre?

  • Bloggy Bag dit :

    Ma question : si tu devais passer une annonce pour le job de 2012, quelles qualités, compétences et expérience demanderais-tu ?

    Et question subsidiaire : penses-tu que le PS recrutera notre candidat par rapport à cette annonce ?

  • pokejo75 dit :

    Quel doit être le rôle des politiques français face au désastre de l’équipe nationale? (lien ministère des sports avec fédération, importance du débat sur l’identité nationale, justice sociale…)

    • Nathalie AUDIN dit :

      Au delà de la crise de l’équipe de France de football, c’est la désastreuse politique en matière de jeunesse et de sport qui est mise en lumière grâce au fiasco de la coupe du Monde. TANT MIEUX.

      Comment revenir à une grande politique nationale de la jeunesse, des sports et de la vie associative qui n’existe plus depuis 8 ans avec une accélération les trois dernières années? Comment ne pas perdre toute la compétence et technicité des fonctionnaires d’Etat qui étaient en charge de l’exécution de ces politiques (c’est très pratico pratique mais me semble-t-il essentiel dans l’espoir du retour à de vrais choix politiques dans ces domaines)? Comment articuler une grande politique nationale et les politiques locales? Comment amener dans ces domaines une équité territoriale? Comment l’Etat peut-il être régulateur? Comment doit-il travailler avec les collectivités territoriales et les grands mouvements sportifs et d’éducation populaire? Quelle place au sport professionnel dans l’architecture du mouvement sportif? Comment réguler, comment remettre du sens là où ne règnent que les gains exorbitants pour des gamins qui gagnent ce que leur parents n’ont même jamais espérer gagner en une vie?

      Ils ont tout cassé, tout est à reconstruire.

      60 ans d’avancées sociales dans ces domaines réduites à néant en 8 ans!

    • Denise dit :

      Ne peut-on même affirmer que c’est la meilleure chose qui pouvait arriver ? Nous allons, là aussi, entendre une dénonciation de l’argent-roi dans le foot, et c’est tant mieux. On peut également se réjouir de ce qui arrive à l’Angleterre. Car, malheureusement, cette course aux énormes rémunérations et au business auquel le foot s’est réduit n’est pas un problème strictement hexagonal (au contraire, c’est encore pire ailleurs).

  • Paul dit :

    Comment faire avancer le processus de paix en Palestine?
    Pensez vous que l’UE devrait imposer des sanctions commerciales à Israël, face à décennies d’apartheid et d’occupation?

  • julie dit :

    Ségolène Royal, Guillaume Garot et J.C Cambadélis à New-York pour le conseil de l’Internationale Socialiste, que c’est mignon

    http://www.cambadelis.net/2010/06/22/au-conseil-de-l%E2%80%99internationale-socialiste/

  • Denise dit :

    Et je viens de le faire une 3ème fois, et rien ne se passe. Etait-ce trop long ? Le nombre de caractères est-il limité ?

  • Denise dit :

    Je recommence donc une 3ème fois :
    Pablo
    OK, mais toi ne commence pas à dire qu’échanger des arguments et défendre son point de vue signifie qu’on prend la mouche.
    Quand au postulat de base, tu vas trop loin ; il n’est pas question de prédire « la fin du travail ». Fort heureusement, du travail, il y en aura toujours, et même de plus en plus, avec l’augmentation de la population et de ses besoins et de l’évolution de ces derniers. Par contre, l’emploi, lui, ne cesse de diminuer en proportion au minimum de nos gains de productivité ; et ce n’est pas plus mal, puisque les emplois qui disparaissent sont les plus pénibles et les plus idiots, et ce sont ceux que tout un chacun préfère voir faire par une machine. Si je dis « tout un chacun », c’est parce que ce sont les boulots que les gens ne veulent plus faire, même s’ils trouvent normal que les autres y soient contraints sauf à être considérés comme des fainéants.
    Par ailleurs, quand j’entends notre 1ère secrétaire prôner l’allocation d’autonomie pour les jeunes ou beaucoup de nos députés PS commencer à s’interroger sur l’extension du RSA aux 20-25 ans, je me dis qu’il serait largement temps de considérer le problème dans son ensemble, tout au long de la vie, plutôt que d’empiler toutes ces mesures au cas par cas. Nous sommes souvent accuser, les gens de gauche, d’être de gros dépensiers, et ce n’est pas toujours faux. Dans notre souci d’optimiser les dépenses publiques, nous devrions nous efforcer de lutter contre notre bureaucratie galopante et très gourmande d’argent public. Personnellement, il me conviendrait très bien de supprimer plein de fonctions qui ne sont que des postes de flicage ou d’enregistrement de piles et de piles de formulaires, déclarations, contrôles, etc… ne serait-ce que pour pouvoir embaucher par ailleurs un peu plus d’enseignants.
    Bien sûr que le principe de l’Allocation Universelle est de plus en plus étudié, et un peu dans tous les bords, et avec des visées différentes en fonction des idéologies. Merci de le confirmer. Le moins que l’on puisse dire, en tout cas, c’est que c’est loin d’être une idée farfelue comme Bangor se plait à le dire. Et c’est ça que je trouve un peu court. A nous de faire de cette idée décoiffante une mesure qui réponde à notre souci de renforcement de l’émancipation des individus et de la citoyenneté, et une source de dynamisme économique.
    Il est évident que ce que j’attends de Pierre n’est pas un oui ou non. Ce serait plutôt comment peut-on ouvrir le débat, quels sont, selon lui, les points positifs et les points négatifs, contre quoi faudrait-il se prémunir si on adoptait une telle démarche, et ne serait-ce pas, une fois les questions techniques mises au point, une réelle transformation sociale vers une société plus juste et plus humaine ? Les questions techniques ne sont pas mineures. Il faut insister sur le fait que ce projet nécessite une véritable révolution fiscale qui commence déjà à s’inscrire dans le projet socialiste pour les années à venir. C’est à l’aulne de ce que nous saurons faire de ces questions techniques (fiscales surtout) que l’on pourra dire que le RDC est une vraie démarche de gauche.

  • Denise dit :

    Il semble que cela ne fonctionne à nouveau plus. J’ai posté 2 fois une réponse à Pablo et je ne la vois pas.

    • Cédric dit :

      Je viens de valider le commentaire – avec un peu de retard. Il était en file d’attente – probablement du fait de sa longueur

      • Denise dit :

        Merci, Cédric. Tu penses donc que c’était peut-être dû à sa longueur. OK, je ferai plus court ou je cinderai.

  • Asse42 dit :

    Pierre

    Est-ce que nous avons perdu tout espoir de voir le socialisme dans le monde? La seule alternative que nous proposons au sarkozysme semble être le social-libéralisme qui ne remet absolument pas le système en cause comme l’a aussi confirmé Ségolène Royal à l’ONU. C’est cuit pour nous.

    Croit-on vraiment que le peuple sera assez con pour voter pour le social-libéralisme?

  • Jean-Michel A dit :

    Comme tu le sais les territoires ruraux sont confrontés à des enjeux majeurs d’aménagement et de développement, il faut préserver l’équilibre économique et valoriser les atouts de nos territoires. Les collectivités territoriales se trouvent aujourd’hui confrontées au nouveau défi qu’est la transition vers le très haut débit, qui nécessite le remplacement de la paire de cuivre par de la fibre optique.. Hors je ne vois pas sur nos départements ruraux poindre un schéma directeur intégrant le FTTH et j’ai peur qu’à terme, comme nous sommes en zone 3 du plan Numérique, encore une fois l’opérateur historique FT/Orange soit en position dominante et qu’in fine les communes payent l’addition finale, il ne faut pas laisser le seul France Télécom, accaparer l’argent public, pour la modernisation de son réseau, au bénéfice du seul ORANGE …
    Ma question est simple, afin de réduire la fracture numérique quel plan stratégique applicable à terme pourrait doper le déploiement de la fibre optique sur nos territoires et développer une vraie rural IT sans pour cela avantager quiconque tout en ayant un haut Débit à curseur réglable, scalable en fonction de la montée en charge au fil du temps des usages (la fibre est un support de ressources insoupçonnées pour cela)? Valides tu? qu’en penses tu ?

  • Nathalie AUDIN dit :

    Bon courage…sourire.
    En tous les cas un grand merci pour te prêter à cet exercice.

  • JUMP dit :

    Pensez vous que l’idéologie, chère à la gauche et un peu son fonds de commerce il faut bien le dire, du multi-culturalisme, de la mixité et du vivre-ensemble, qui est battu en brèche un peu partout en Europe par la montée des nationalismes et le rejet massif de l’Islam, est un atout pour 2012 où, au contraire, un handicap dans la mesure ou la droite, qui doit analyser avec intérêt les évènements récents (saucisson party à la goutte d’or, fiasco des bleus « black black black » comme disait Finkielkraut, première manif des chinois de Paris, etc…) qui traduisent une montée inquiétante du communautarisme en fera certainement un de ses thèmes majeurs de campagne, alors que la gauche est quasi mutique sur ces questions, sinon pour tenter en la surjouant la sempiternelle diabolisation.
    C’est un peu court me semble-t-il et j’ai bien peur que ce mouvement, qui me parait inéluctable, déborde très largement les catégories habituelles et s’amplifie. Il suffit de lire les commentaires sur tous les forums pour se rendre compte qu’une large majorité (80% peut-être) y est sensible. Deux nouveaux acteurs, Bloc Identitaire (d’extrême-droite) et Riposte Laïque (d’extême gauche) semblent avoir su tirer leur épingle du jeu.
    On peut dire un grand merci au CRAN et à SOS Racisme d’avoir mis en route cet « ascenseur pour les fachos ».

  • Jonas dit :

    Comment contrer efficacement le rouleau compresseur médiatique que Sarko mettra en oeuvre en vue de sa réelection en 2012 ?

  • Denise dit :

    Je n’y crois plus, mais on ne sait jamais…
    Pierre, que penses-tu des propositions que je t’ai remises en mains propres intitulées « Plaidoyer pour l’Allocation Universelle ou Revenu de Citoyenneté (RDC) ?

    • Bangor dit :

      Tu aurais dû remettre tes propositions à Christine Boutin.

      • Denise dit :

        Bangor, t’es pas obligé d’être désagréable. Tu n’as jamais répondu sur le fond, et donc, ton argumentaire est un peu court. Maintenant, si une telle proposition peut recevoir l’assentiment d’autres sensibilités sur ce point particulier, pourquoi pas ? Ce n’est pas encore la guerre civile, en France, si ? Je te rappelle, que je peux aussi remettre cette proposition à Yves Cochet, qui l’avait mise dans sa campagne des primaires au sein des verts ; pourquoi ne cites-tu pas cette sensibilité-là aussi ?

        • Pablo dit :

          Denise

          Ne commence pas à faire comme Jpb avec la réplique « tu n’argumentes pas bla bla bla », car tu vaux mieux que ça.

          Quand certains ont avancé des arguments contre votre projet, vous avez de suite pris la mouche.

          Les uns et les autres ne partez pas du même postulat de base (plein emploi c/la fin du travail) dans vos analyses, donc c’est normal que vous n’arriviez pas aux mêmes conclusions.

          Ceci étant dit, je trouve que Pierre Moscovici devrait avoir la courtoisie de vous répondre, sans toutefois avoir à se justifier sur sa position quant à RdC.

          J’ai lu récemment par la newsletter de la fondation Jean Jaures un article sur la réforme Hartz IV en Allemagne. A la fin de l’article il était question des alternatives.

          L’idée d’un revenu citoyen a été avancé par le FDP (libéraux) comme par les Verts et Die Linke avec, on s’en doute, une conception et une extension différente.

          Milton Friedman défendait à sa manière une idée semblable mais pour les Chicago Boys il s’agissait avant tout de supprimer toutes les aides sociales et de responsabiliser encore plus les indvidus (sous entendus, si avec un revenu donné, vous vous en sortez pas, vous n’avez qu’à vous en prendre à vous même).

      • Denise dit :

        J’ajoute que si Ch. Boutin dit que la terre est ronde, on pourrait peut-être faire l’effort d’être d’accord.
        Sinon, regarde mieux ce qu’elle propose, et tu verras que c’est plein de nuances que tu ne retrouveras pas dans mon texte.

  • guillaumeA dit :

    Bien on peut poser des questions.

    Alors on y va.

    La crise actuel est une crise global.
    Depuis 1979 la politique occidental a été de bloquer les salaires des classes moyennes et on a favorisé la valorisation du capital et le rendement du capital.

    Pour calmer les classes moyennes on a ouvert la société du crédit pour compenser.

    Que propose le PS pour changer ce problème de fond qui est que le crédit a remplacé les augmentations de salaires?

    Si pas de solution alors on va échouer si on gagne 2012 car le problème ne serra pas traité.

    Ensuite cette société actuel a favorisé l’émergence d’un système financier surpuissant.

    Que propose le PS pour changer cette situation?

    Quel bilan des privatisations depuis 1986?

    Qu’elle solution pour régler la dette?

    Je vais donner pour moi les 4 choix qui se présentent pour 2012 et l’offre politique.

    La première va être de sarkozy qui va dire que l’on peut plus payer et qui veut réduire énormément la taille de l’état et transférer des dépenses socialisés dans le privé. C’est dramatique.

    La deuxième est celle de la gauche actuel qui veut faire une politique pour régler le problème de la dette en choisissant d’augmenter les impôts sur les favoriser et en préservent les plus démunie. Cela ne traite pas les causes de la crise…et après 5 ans de pouvoirs la gauche retournera dans l’opposition car les gens attendent plus de la gauche.

    La troisième est une gauche qui trouve une solution de faire de la croissance forte et qui permet de faire un nouveaux pas en avant dans le combat social. Une gauche qui est définitivement meilleur que la droite et prend l’avantage pour des dizaines d’années car sauveuses de la France.

    Reste la quatrième qui est que la gauche tombe dans la démagogie et perd pied.

    J’espère Pierre que l’on va être dans le troisième choix mais les signaux actuel me fond pencher pour la deuxième pour la gauche et la première pour sarkozy pour 2012.

  • Schwab dit :

    Comment éviter le gâchis en premier cycle universitaire du grand nombre d’étudiants qui sortent sans licence?
    Une sélection en premier cycle ne serait-elle pas utile, à condition d’offrir une formation à ceux qui, avec bac ou sans, n’auraient pas accès à l’université?

  • Schwab dit :

    Bonjour,
    Que faut-il faire pour redorer nos universités, face à des grandes écoles qui ne concerne que le haut du haut de la pyramide?
    Pensez vous qu’une selection après le bas serait utile, a condition bien sur d’offrir des formations non-selectives à tous ceux qui avec bac ou sans bac n’auraient pas accès à l’université?
    Bien à vous,

  • Bonjour Monsieur Moscovici,

    Ce message concerne mon futur métier : assistant de service social.

    Aujourd’hui encore, le travail social est triste. Méprisé, méconnu, balloté par ce pouvoir qui « liquide » les services publics et ne favorise pas les plus vulnérables d’entre nous, il menace tout simplement de disparaître.

    Avec le problème des gratifications des stages d’une part, et la pénurie de lieux de stage volontaires pour nous former d’autre part (à cause de l’usure et des réorganisation subies par les professionnels), c’est la formation en
    alternance qui s’évanouit peu à peu. Cette alternance est pourtant la seule garantie de qualité pour notre professionnalisme futur. Que resterait-il en effet de notre approche professionnelle si l’on nous mettait sur les bancs de la faculté, comme cela semble se dessiner (le processus de Bologne va dans ce sens)?

    Pas grand monde aujourd’hui ne s’intéresse à nous, personne ne parle de nous, tandis
    que nos professions (assistant de service social, éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants) sont vraiment en points de suspension à moyen terme. Qui, alors, accompagnera les personnes porteuses d’un handicap, qui assurera l’accès aux droits des plus démunis, qui participera à la prise en charge de la dépendance, ou encore à la protection de l’enfance ?

    Comme le disait un article de la revue Lien social : « L’enjeu est de faire reconnaître que ces métiers remplissent une fonction essentielle dans la société démocratique : celle qui sépare la gestion du bétail humain d’une politique de la subjectivité et de la reconnaissance de l’autre. De toute façon, cette fonction sociale sera nécessairement remplie, comme du reste elle l’a toujours été, par les religions, par les sectes, par des identifications groupales ou tribales. »…

    Pour résumer, quand le travail social s’enrhume, c’est la démocratie qui tousse.

    La Gauche a toujours tenté de faire avancer les politiques sociales dans un sens plutôt positif (loi de 1998 de lutte contre les exclusions, CMU en 1999, SRU en 2000, APA en 2001 etc.). Sans travailleurs sociaux, plus personne ne ferait vivre ces législations…

    Quelle place réserveriez-vous, si vous reveniez aux affaires en 2012, au travail social ? Seriez-vous prêt à sauvegarder nos formations en alternance et à enfin débloquer les fonds de gratification nécessaires pour lutter contre la précarité étudiante ?

    Merci, et bonne continuation.

  • Béatrice dit :

    John Mohune a-t-il raison de croire au retour de Jérémy Fox ?

  • baillergeau dit :

    Il est évident que les militants attendent du Parti des solutions aux multiples problèmes qui ne cessent de s’accumuler.

    Pour les réponses, il sera sans doute souhaitable de ne pas céder à l’électoralisme comme par le passé. Chacun devra savoir que les solutions sont tellement difficiles que, souvent, le fait de ne pas se tromper d’orientation est déjà une victoire en soi.

    Cà, c’est l’aspect le moins «hard», car l’apocalypse en cours oblige à bien autre chose.

    *Prendre une position de gauche très tranchée sur le rapport, individuel ou collectif, à l’argent.

    *Travailler à la «relation du citoyen au bourgeois, y compris quand les deux sont en nous» comme dit Jorion

    *Imaginer à un échelon extra-hexagonal, les voies qui conduisent à la fin autoritaire des pratiques financières qui ont entrainé le capitalisme là où il est.

    *Prioriser sans recul possible l’égalité des chances dès l’enfance.

    J’arrête là, une vie n’y suffira pas….

  • Grégo dit :

    Bonjour Pierre,

    2 questions pour toi ce jour, les deux concernant bien sûr 2012.

    1. Où se trouve selon toi le réservoir de voies pour le PS :
    -les 18% du MODEM des dernières présidentielles,
    -les 20% d’Europe Ecologie des Européenes,
    -ou les 5-10% de la Gauche de la Gauche (FG, NPA, LO)?
    Attention la réponse « les socialistes doivent se concentrer sur leur projet » est proscrite. Je veux ton sentiment actuel sur la stratégie à suivre.

    2. Le PS ne devrait-il pas en 2012 avoir un discours bilan contre bilan,et notamment sur l’insécurité si chère à la droite depuis plus de 10 ans qui a voté tant de réformes pour les résultats qu’on sait :
    – Côté population : Fort sentiment d’être plus surveillé et puni que protégé par nos fonctionnaires
    – Côté fonctionnaire : désabusé d’un divorce avec la société fortement lié à la politique du chiffre qu’ils se voient imposée

    Pour une fois le discours sur l’insécurité est clairement à notre avantage : PROFITONS EN pour les attaquer sur leurs bases pour une fois.

  • Marie dit :

    Bonjour Pierre,

    Si Elle se présente et est choisie lors des Primaires du PS soutiendrez-vous Ségolène Royal pour 2012 ?

    Merci. Marie

    • baillergeau dit :

      Bien que la question ne me soit pas posée, je ne peux m’empêcher de répondre à titre personnel: NON

      • baillergeau dit :

        En prenant la parole à un moment où on ne me la proposait pas, j’ai voulu dire qu’il existe des militants qui soutiennent les idées et les actions de Pierre, mais qui sur ce point, ne seront pas de son avis.

        Contrairement à ce que certains ne manqueront pas de dire, mon refus absolu de choisir Royal ne repose pas sur une allergie à la personne, mais sur une certitude appuyée sur une lecture constante de ses discours depuis plus de 20 ans.

        Royal veut un chèque en blanc pour gouverner seule, personne ne sait et peut-être pas elle-même, ce qu’elle fera au pouvoir une fois élue, rien ne nous assure que ce sera une politique de gauche, responsable et respectée.

    • Nicolas(Nantes) dit :

      si la question est posée à Pierre, la réponse est évidemment oui.

      Si tu poses la réponse à tous les intervenants ici, la réponse sera oui, et pour certains non, j’imagine. En fait, une réponse identique sûrement à celle des royalistes si DSK venait à gagner les primaires, non ?

    • Pablo dit :

      J’aime beaucoup le e majuscule à « Elle »… A ce niveau, ce n’est plus un signe de respect mais de dévotion. Mais Ségolène Royal n’est pas Dieu !

      Après chacun pose la question qu’il souhaite mais celle-ci n’est vraiment pas pertinente.

      Moscovici a soutenu Royal après les dernières primaires, il n’y a pas de raison qu’il ne le fasse pas si d’aventure elle devait emporter de nouveau cette épreuve.

    • Julien B. dit :

      Au-delà des polémiques sur le « E » majuscule, il me semble en effet que la question est assez malvenue et la réponse évidente. Pierre Moscovici n’a jamais laissé d’ombre sur la question de son soutien au (à la) candidat(e) qui sera désigné(e), qui que ce fut.

    • Bloggy Bag dit :

      Marie, Royal elle-même semble ne plus vouloir se « soutenir » à la présidentielle pour 2012. Pourquoi alors poser une question qui ne peut qu’irriter à nouveau les passions sans faire avancer d’un poil notre combat ?

      • Marie dit :

        C ‘est amusant de voir votre TSSR démarrer aussi vite ? pourquoi si Elle n’a aucune chance et que Il(I majuscule pour DSK ) a toute ses chances vous devriez laisser dire et de toute façon c’est à Pierre Moscovici de Répondre à ma question ? bonne soirée

  • francis dit :

    le PS est-il prêt pour un vrai débat sur les retraites ? si oui, s’il croit à sa proposition, il doit demander des débats télévisés ( 1 sur la 1, un sur la 2)entre fillon, woerth, pierre, martine, marisol…

    pour convaincre

  • Nathalie AUDIN dit :

    Cher Pierre

    Penses-tu que le PSE pourrait devenir l’instrument de la transformation sociale européenne? Si oui, comment imagines-tu que cela puisse être possible? Quels seraient les moyens d’action à mettre en place?

  • David dit :

    Il existe depuis plusieurs années un fort sentiment d’euroscepticisme. Et à chaque élection du parlement européen, j’entends les socialistes déplorer que les actions de l’institution soient méconnues.

    La semaine dernière, un vote conjoint des sociaux-démocrates, des verts et de la GUE a permit de repousser une directive de la Commission visant à supprimer les plages horaires pour les chauffeurs routiers indépendants au mépris des règles élémentaires de sécurité.

    C’était une belle occasion pédagogique de monter, dans le champ social, l’utilité des socialistes au parlement. Pourtant, pas un mot du porte-parole, pas un mot des dirigeants. Comment expliquer la non prise en compte de l’actualité du débat politique européen dans les prises de positions socialistes ?

  • […] Ce billet était mentionné sur Twitter par christophe colinet, le buzz politique, Margal, Besoindegauche, Jean-Renaud ROY et des autres. Jean-Renaud ROY a dit: RT @pierremoscovici: Je vous propose de m'interpeller et de me poser vos questions sur mon blog http://bit.ly/a43L9T […]

  • Bertrand Brande dit :

    Que pensez-vous de ce qui se passe actuellement en Afrique du Sud autour de l’équipe de France ? N’y a-t-il pas dans cette « pétaudière » des parallèles amusants avec le PS ?

  • ghellab soraya dit :

    Bonjour Mr Moscovici,

    J’aimerais savoir quand la CAPM (Montbeliard) se mettra en « regle » avec la loi sur l’obligation de prendre en fonction 6% de travailleur handicape? En effet, je constate que ce n’est toujours pas le cas et que la mairie reste aussi frileuse que vous sur le sujet.
    Etant moi meme travailleur handicape, avec une qualification « honorable », et recherchant un emploi dans la fonction publique, je me heurte souvent a des reponses negatives.

    Comptant sur votre reponse, franche et sincere en ce qui concerne l’emploi de travailleurs handicapes,

    Cordialement, Mme Ghellab Soraya

  • Michel Ternes dit :

    Que pensez-vous vraiment du projet socialiste sur les retraites ? Ne promet-on pas d’utiliser plusieurs fois le même argent lorsqu’on parle de taxer les riches ? Où trouvera-t-on les marges de manoeuvre pour les autres investissements ?

  • marchal dit :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20100621.OBS5872/le-gouvernement-prepare-de-nouvelles-restrictions-budgetaires.html

    gel des salaires des fonctionnaires, nouvelles restrictions budgétaires…suppression de 11 000 postes dans l’enseignement d’ici 2012. si je ne me trompe…il n’ y a déjà plus de rased dans les écoles, plus d’AVS …de moins en moins de profs…qu’est ce qu’on va encore leur enlever aux enfants ? le droit d’aller à l’école publique..? que dit le ps ?

  • web365 dit :

    Une initiative intéressante. Mais répondrez-vous aux questions qui dérangent ?

  • Julien B. dit :

    Bonjour,
    Avez-vous vu DSK à Washington ? Comment cela s’est-il passé ?

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