30 réflexions au sujet de « Moscovici-Mélenchon : Pour ou contre DSK – L’Express du 23 juin 2010 »

  1. Si l’on s’en tient à ceux qui ont pu suivre et comprendre ce qui vient de se passer dans les heures qui précédent.

    La loi de régulation financière qui va être adoptée aux USA est une véritable passoire.

    Les pays du G8 et du G20 ont étalés leurs divergences et contradictions d’intérêts.

    La taxe bancaire enterrée, les dirigeants du monde vont dire: les pays exportateurs sont priés de se replier sur leurs marchés intérieurs, afin que les autres puissent rechercher sur le marché international la croissance introuvable en interne.

    On cherche sans attendre un réconfort dans la future réglementation du système bancaire par les instances du Comité de Bâle. Le prochain G20 de Séoul devrait y être consacré.

    A défaut de reprise économique, il faudrait éviter une nouvelle crise financière aiguë. Sauf que les deux objectifs se télescopent et qu’il est probable que les nouvelles règles promises seront elles aussi arrondies, au prétexte de ne pas compromettre le semblant de reprise occidentale actuel.

    Mais dans tout ce merdier,
    Où suis-je ?
    Où est le PS ?
    Ou est la France ?
    Où est l’UE ?

    Ailleurs, dans un monde qui tient plus de l’univers de Jacques Tati que de celui de Paul Jorion, Olivier Brumaire, Henry-François des Fontaines, François Leclerc, Lionel Manga, Nouriel Rubini et Pierre Sarton du Jonchay.
    Retenez ces noms, ils compterons demain.

    Qu’auriez-vous fait le 28 juin 1940 à 0 h 35 ?

    • J’aurais attendu 1h45 pour ne pas mieux savoir, je me serais certainement dit qu’il convenait de ne pas lâcher ce en quoi je crois.

      Comme aujourd’hui….

      Si j’avais entendu l’appel du Général, j’aurais pensé que si certains restaient libres de parole et d’action tout n’était pas perdu.

      Avec mes trois petits, je pense que j’aurais fait comme la grande majorité de mes concitoyens, j’aurais attendu que d’autres fassent pour moi, pas par lâcheté, juste pour ne pas mettre en danger ma famille.

      J’aurais peut-être aidé en fonction des occasions, sans prendre de risque.
      Les héros a posteriori m’ont toujours fait beaucoup rire.

      L’héroïsme est à la portée de ceux qui n’ont pas d’enfants. Les mères de famille ne sont jamais des héroïnes volontaires.

      Et toi qu’aurais-tu fait le 28 juin 1940 à 2h01?

      Je ne crois pas que le 28 juin 2010 à 2h02 nous soyons tout à fait dans la même situation, ici, en France.

      Préservons.

      • « Et toi qu’aurais-tu fait le 28 juin 1940 à 2h01? »

        J’aurais mis du fric dans une valise, près de la porte.
        Je serais sans doute parti, plus par tradition familiale que par décision personnelle.

        Je pense que nous sommes en juin 40, mais nous ne le savons pas.

  2. J’EN AI PLEIN LE DOS DE CHERCHER A LIRE DES DOCUMENTS QUE l’AUTEUR NE CHERCHE PAS A RENDRE TECHNIQUEMENT ACCESSIBLE§ !

  3. En faisant quelques recherches sur l’échange Méluche/Mosco suite à diverses âneries envoyées par quelques égarés, j’ai été amené à revisionner 2 ITW de Melenchon, celle sur les résultats des primaires 2006 et celle où il a annoncé son départ du PS.

    http://ha.ina.fr/politique/partis-politiques/video/3220946001004/investiture-ps-reaction-des-perdants.fr.html (à 1mn 40)
    http://www.dailymotion.com/video/x7bwmf_jl-melenchon-explique-pourquoi-il-q_news

    L’intéressant de l’histoire et que finalement Mélenchon laisse apparaître une étrange distorsion : il tient à 2 ans de distance un discours certes extrêmement constant et cohérent, mais portant sur des circonstances et des personnes que tout oppose.

    En gros, il explique en 2008 qu’il part parce qu’il pense que Royal sera 1ère secrétaire et qu’il ne se reconnait en rien en elle, il la décrit centriste ou en tout cas trop à droite vis à vis de sa conception de la gauche.
    Or dans sa diatribe de 2010, il dit finalement la même chose de DSK et là aussi il dit ne plus se reconnaître dans le PS actuel.
    Chacun comprend combien il est incongru d’identifier Royal et DSK et leurs situations, or Méluche à 2 ans de distance le fait de facto (sans que ce soit explicite).

    Je connais trop mal Mélenchon pour être sûr de mon analyse, mais je crois qu’en fait il ne parle ni de DSK ni de Royal, mais qu’il exprime un malaise vis à vis de son propre engagement, et sans doute implicitement beaucoup de regrets vis à vis du PS.

  4. La question souvent posée peut se résumer comme suit: Qu’y aurait il comme différence entre Sarkozy et DSK.

    Je pense qu’il doit être facile à DSK d’y répondre. Comme il ne peut pas le faire, d’autres (suivez mon regard) doivent rapidement s’en charger.

    • En fait, il y répond régulièrement mais indirectement.

      Son appel à la consultation des Français sur le dossier de la retraite est un tacle implicite car il sait que n’importe quelle condition aboutirait actuellement à une sanction de Sarko.

      Sur la TVA des restaurateurs, il a dit plusieurs fois que c’était idiot et de manière générale, il suffit de relire le rapport sur la fiscalité qu’il avait remis à Royal en 2006 et le comparer avec ce qu’à fait Sarko pour comprendre que cela n’a rien à voir.

      Mais en fait, tous ces arguments n’ont aucune importance, cette accusation fait partie des bobards que ses adversaires « internes » envoient comme écran de fumée pour essayer de ternir son image actuel. Sans succès semble-t-il.

    • bah avant de chercher des différences, on peut déjà dire que l’un a réussi dans son job de ministre de l’économie, tandis que l’autre a eu des résultats très mauvais comme secrétaire d’Etat au budget (sous Balladur) et comme ministre de l’économie (sous Villepin).

      Après, les différences, suffit de voir les grands axes de DSK pour voir que Sarko n’a pas du tout pris le même chemin.

  5. @brig 14:32
    Le FMI n’est que le pompier qu’on appelle, en dernier ressort; quand il y a le feu à la maison. C’est donc qu’une bêtise a été faite avant. Pourquoi donc lui jeter des pierres à ce brave homme?
    Certes, en arrosant, il peut dégrader le mobilier et le beau papier peint tout neuf, mais la question est plutôt à mon humble avis;
    QUE SE SERAIT-IL PASSÉ SI LE POMPIER N’ÉTAIT PAS INTERVENU?

    Pourquoi beaucoup refusent de se poser cette question mon cher brig?

  6. mélenchon dit :

    « Dans tous les pays où le FMI est passé, de la Lettonie à la Roumanie, en passant par la Hongrie ou la Grèce, l’intervention de cette institution s’est traduite par une diminution du nombre de fonctionnaires, des coupes dans les salaires, l’allongement de l’âge de départ à la retraite et l’augmentation des impôts indirects. Comme redistribution keynésienne, pardon, mais il y a mieux! »

    pourquoi personne reagit à cette phrase, aurait-il raison?

    • Question vaut-il mieux réduire temporairement le nombre des fonctionnaires et assurer leur rémunération ou s’arquebouter sur des choix structurels et ne pas du tout payer les fonctionnaires en poste? Il ne vous a pas échappé qu’il y avait urgence.

      Autre question tout aussi stupide….où trouve-t-on de la trésorerie rapide quand un état est en cessation de paiement et qu’il a, comme tout état, des charges incompressibles à payer?
      Et quand les banques ne veulent plus prêter?

      Ah peut-être que la Grèce aurait du penser à la solution loto?!

    • « « Dans tous les pays où le FMI est passé, de la Lettonie à la Roumanie, en passant par la Hongrie ou la Grèce, l’intervention de cette institution s’est traduite par une diminution du nombre de fonctionnaires, des coupes dans les salaires, l’allongement de l’âge de départ à la retraite et l’augmentation des impôts indirects… »
      Dans tous les pays où le FMI est passé, il y a un dérèglement climatique, des inondations et des incendies, et bien évidemment le lien de cause à effet n’est pas contestable!-o)

  7. La vraie question n’est-elle pas de savoir si oui ou non nous avons envie d’en reprendre pour 5 ans en 2012 ?

  8. Le FMI avant dsk ne faisait plus son boulot.
    DSK en a refait une organisation internationale de premier plan.

    Quant à considérer comme j’ai pu le lire DSK comme « un affameur des peuples », il suffit de reprendre une des mesures de B OBAMA et du Sénat américain concernant le plan de régulation des organismes financiers exigeant que le représentant américain siégeant au FMI donne son avis concernant des prêts du FMI à des pays considérés comme insolvables. Avis favorable ou pas permettant aux EU d’apporter ou non leur contribution.

    Il semblerait bien que les EU trouvent le FMI un peu trop interventionniste.

    Imaginons trois minutes un américain à la tête du FMI et demandons-nous ce qu’il aurait proposé pour la Grèce.

    Il est temps de dézinguer la propagande anti DSK.

    Du reste, un coup de chapeau à Mélenchon qui reconnait le travail de DSK dans le gouvernement Jospin (normal, il en était) mais qui maintenant fustige le travail du même homme au FMI.

    C’est JL Mélenchon qui a changé, pas DSK! A force d’être dans un socialisme extrême contestataire de posture, on en devient incohérent.

    J’aime bien JL Mélenchon, notamment dans son travail d’opposition, il n’est pas obligé de trop en faire contre ses ex camarades.

    • Je viens de valider le commentaire ci-dessus. Attention, à deux liens et plus wp met les commentaires en modération pour éviter les spams.

  9. J’observe que Méluche himself reconnait le bilan positif de DSK lors de son passage au gvt entre 97 et 99.

    La gauche du PS est toujours sur la vision caricaturale du FMI. Mais elle finira pas se rendre compte qu’il y a un FMI avant DSK et un FMI après DSK.
    Le FMI prète des fonds, moins cher, à des pays en grande difficulté, qui doivent prendre des mesures d’austérité. Mais avec ou sans le FMI ces pays seraient de toutes façons obligés à ces mesures d’austérité.
    La question est plutôt de savoir comment prévenir ces crises financières qui plombent les économies territoriales au détriment des citoyens.
    Sans le FMI la situation de la Grèce serait bien pire.

  10. Très bon échange. Mélenchon est souvent excessif mais il sait débattre sur le fond et évite la mousse des idées faciles comme on peut le constater avec sa réplique sur le salaire de DSK.

    J’en reste à une de mes vieilles idées : l’alliage entre social-démocratie et gauche « radicale » est très complexe à réaliser, mais il est possible et si nous le réussissons alors nous serons invincibles. Je me suis retrouvé quelques fois à ferayer avec eux pour nos valeurs (j’ai en particulier le souvenir de l’histoire de la Shoah au CM2 de Sarkozy) et à chaque fois je me suis retrouvé avec des militants en qui je pouvais avoir confiance dans la bataille.

    Camarades de la gauche radicale vous m’exaspérez sans doute autant que nous vous exaspérons mais nos valeurs profondes sont les mêmes et c’est ensemble que nous pourrons les défendre et progresser. Alors continuons sans doute de nous engueuler autour d’un verre, mais allons ensemble au combat.

      • Ne pas ferrailler….. Bloggy…..

        ni ferrailler ni derailler sera la bonne façon de tenir la route ensemble…

    • Mélenchon est un Marchais sans troupes à pomper!
      Il fallait que je le dise un jour, pardonne mon incongruité.

      Reste que que l’existence d’une gauche à gauche de DSK peut éviter d’oublier qu’il existe toujours une gauche qui souffre beaucoup plus que l’officielle et que l’on a tendance à oublier, quand on est au pouvoir.

      Cependant, ne perdons jamais de vue que son utopie est une vraie connerie sans fond; nous le savons bien aujourd’hui !!!!

      Ne perds pas de vue que nous continuons à aller dans le mur et que aucun reponsable socialiste (y c.DSK!)ne voit quelle mesure prendre pour éviter le big bang à « trois semaines ou trois mois pour l’€ » comme dit Paul Jorion.

      PS: A propos de Paul Jorion, ne manque le chantier de reconstruction qu’il met en route, il a des idées qui évitent de mourir idiot !

  11. Ne vous laissez pas déstabiliser. Ce soutien à DSK est dans la logique de vos engagements et de ce en quoi vous croyez. votre temps viendra. celui de 2012 doit d’abord être celui de la victoire contre le sarkozysme et de la remise de notre pays sur les bons rails, et dsk est celui qui peut le faire.

    • Je complèterai ton propos « dsk est celui qui peut le faire. » et doit le faire.

      La situation, économique, sociale, morale de la France sera telle, qu’en 2012, personne ne doit manquer à l’appel afin de redresser le pays.

  12. Le PS est décidément schizophrène. Et c’est bien là son problème majeur.
    Chacun voit bien qu’il y a deux parti(e)s antagonistes et irréconciliables. Et comme le bon Mélanchon semble croire dur comme faire à son destin avec les quelques communistes qui restent…Voilà un « troisième homme » de plus après Bayrou et Villepin. N’en jetez plus!
    A ce jeu-là, je prendrais bien quelques paris sur une « troisième femme ».
    Ségolène? Non…Marine.

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