Gauche américaine?

J’ai passé quatre jours à Washington, la semaine dernière, à l’invitation de l’Ambassade de France, qui organise chaque mois une « lecture ». Ce fut pour moi l’occasion de contacts nombreux avec l’administration américaine, avec des « think tanks » – à commencer par la « Brookings », qui organisait une table ronde conjointe avec la fondation Jean-Jaurès sur l’arbitrage entre la dette, la croissance et l’emploi – des journalistes, des sondeurs. J’ai aussi pu échanger avec les organismes liées au Parti démocrate que sont le « National democratic institute » – qui intervient à l’étranger – ou « Organizing for America » – les soutiens internets de Barack Obama. Ce séjour, sous une chaleur écrasante, fut à tous égards passionnant.

Non, je ne vous parlerai pas de ma rencontre avec Dominique Strauss-Khan. Son existence est connue, malgré moi, malgré lui, par des « fuites » : soit. Mais une discussion entre amis qui se retrouvent a vocation à rester privée. Sachez en tout cas qu’il n’a pas répondu aux questions que je ne lui ai pas posées, qui sont sans doute celles qui, parfois, vous intéressent. Parlons plutôt de l’Amérique, et de son rapport à l’Europe, à la France, à la gauche. Puis-je vous faire un aveu ? J’aime les États-Unis – en tout cas cette partie des États-Unis, à l’Est et à l’Ouest, à la fois tellement américaine et tellement européenne. C’est un penchant souvent caché, à gauche, et pourtant je l’assume. J’ai vécu là, enfant, j’y retourne souvent, je parle anglais avec fluidité et surtout avec bonheur. Il y a là une énergie, une concentration d’intelligence, notamment stratégique, économique, politique, qui fascinent et qui expliquent la puissance de ce pays, la place qu’il conserve dans le monde. Certains parlent du déclin américain : l’Amérique, c’est vrai, doit désormais composer avec d’autres, sa puissance n’est plus écrasante – mais le fut-elle jamais ? – elle demeure une grande nation, en avance dans bien des domaines – la science, la technologie, l’innovation – et un étonnant « melting pot ».

Puis-je vous faire un aveu ? J’aime les États-Unis – en tout cas cette partie des États-Unis, à l’Est et à l’Ouest, à la fois tellement américaine et tellement européenne. C’est un penchant souvent caché, à gauche, et pourtant je l’assume.

Je n’étais pas retourné à Washington depuis… le 11 septembre 2001. Ce jour là, quittant la capitale fédérale pour Boston, j’avais survolé les « twin towers » frappées par les attentats d’Al Qaida. Certes, j’étais depuis revenu aux Etats-Unis à plusieurs reprises, mais jamais dans le centre de l’«empire ». L’ambiance, assurément, est aujourd’hui différente. Le Washington de Barack Obama n’est pas celui de George Bush. On sent, autour de ce Président jeune, charismatique, multilatéral par essence, une atmosphère plus ouverte, une attention au monde, une capacité d’écoute bien supérieures, une volonté de transparence, de conviction et de justice beaucoup plus fortes. Barack Obama est-il de gauche ? La question n’a pas grand sens, tant les catégories, qui nous sont familières, de « gauche » et « droite », sont décalées aux Etats-Unis, où l’on parle plus volontiers de « libéraux » – ou progressistes – et de « conservateurs ». Pour autant, j’ai rencontré à Washington beaucoup d’intellectuels et décideurs politiques dont la réflexion – parfois nourrie de marxisme – était assurément social-démocrate. Ainsi, mes interlocuteurs de la table ronde à la Brookings soulignaient-ils avec force l’importance des « stimulus » budgétaires, la nécessité d’une politique de croissance visant la création d’emplois, celle d’une stratégie industrielle, l’exigence d’efforts partagés. J’ai été frappé par leur souci, à la veille d’un G20 dont ils attendaient à juste titre peu de résultats, de trouver dans l’Europe un partenaire coopératif, et de leur inquiétude par rapport à la tentation de l’austérité généralisée, qui risque de plonger l’Europe, et partant le monde, dans ce que Paul Krugman appelle une « économie de la dépression ». Tous exprimaient, notamment, une incompréhension par rapport à la stratégie allemande, étonnante au regard des surplus commerciaux énormes dégagés par ce pays. Il y a bien – je ne crains pas de choquer en l’affirmant – une « gauche américaine », qui se reconnaît, avec une attente exigeante, dans la politique de Barack Obama.

Force est pourtant de reconnaître que la position du Président américain, à quelques mois des « mid-term elections » de novembre, qui renouvelleront la Chambre des représentants et une partie du Sénat, n’est pas confortable. Sa popularité demeure confortable – entre 45 et 50% – mais les interrogations, et même les mécontentements, montent, comme l’incertitude sur la composition du futur Congrès. Il y a plusieurs raisons à cela. Certaines tiennent à la personnalité et à la « gouvernance » du Président. Barack Obama est, à la Maison Blanche, tel qu’il fut durant la campagne : un intellectuel brillant, réfléchi, qui prend son temps et ne réagit pas dans l’instant, qui mûrit ses décisions et les étudie en profondeur, de façon personnelle et parfois solitaire. Ce style peu compassionnel est loin de celui de George Bush, ou en France de Nicolas Sarkozy. Il plait à certains, il déroute d’autres, il irrite aussi sans doute parfois. Il n’est pas non plus sans effets pervers – l’opinion reprochant à l’occasion au Président ses postures peu émotionnelles, comme face à la marée noire, ou s’impatientant de résultats économiques qui tardent. D’autres raisons sont liées à l’état de l’opposition et au système politique américain. Les Etats-Unis sont un régime présidentiel, où les pouvoirs s’équilibrent et négocient – ce sont les fameux «  checks and balances » – où tout se discute avec le Congrès. La droite américaine est hélas, dominée par un courant puissamment réactionnaire – la popularité du « tea party » en témoigne – et refuse toute approche bipartisane, elle s’enferme dans une stratégie d’obstruction qui retarde les réformes ou en atténue la portée – on pense à l’assurance médicale ou à la législation financière, sur laquelle les Etats-Unis sont, paradoxalement, en avance sur l’Europe. Il n’y a plus de « républicains modérés » : c’est peut-être la chance de Barack Obama, qui n’a pas à cette heure d’opposant crédible pour sa réélection, c’est sans doute le malheur de l’Amérique. Par-dessus tout, enfin, il y  a la crise, qui exaspère le peuple contre les banques et contre les « élites washingtoniennes » : le retour à la réalité d’une Amérique frappée par le chômage de masse est d’autant plus dur que l’espoir créé par l’élection du premier Président noir des Etats-Unis, de cet homme qui connaît la machine politique mais reste obstinément un « outsider », fut si fort, l’attente si grande.

Je reste toutefois optimiste, par conviction sans doute, mais aussi et surtout par raison. La plupart des commentateurs prévoient pour les élections de novembre un recul des Démocrates, mais pensent qu’ils garderont – contrairement à ce qui s’est passé avec Bill Clinton en 1994 – le contrôle des deux Chambres du Congrès. Je crois en l’avenir de Barack Obama. Parce que l’échec de ce Président, moins préoccupé peut-être que certains de ses prédécesseurs par la relation transatlantique mais penseur d’un monde global – un de mes interlocuteurs l’a joliment décrit comme un « Président du G20 » – serait une tragédie pour l’Amérique et un recul pour la planète. Parce que demeure autour de lui et ses équipes un potentiel formidable de créativité, de leadership, d’avenir. Parce qu’il conserve le soutien de dizaine de millions d’Américains, qu’une organisation politique impressionnante saura le moment venu mobiliser – au passage j’ai glané beaucoup d’informations sur ce qui pourrait être une « vraie » primaire, dont je vous reparlerai quand je pourrai. Yes, he – still – can !

Photo: CC par Seansie

15 réflexions au sujet de « Gauche américaine? »

  1. Je trouve cela bien que le PS ne soit pas composé que d’anti-américains primaires. J’ajoute par ailleurs que dans le monde d’aujourd’hui, il est appréciable de voir un homme politique qui parle couramment anglais. Quand je pense à tous ces députés européens proprement incapables de parler avec leurs confrères…

  2. Merci de nous parler ainsi de tes voyages et de ton contact avec les ricains.

    Tes interlocuteurs soulignent l’importance des «stimulus» budgétaires, la nécessité d’une politique de croissance visant la création d’emplois, celle d’une stratégie industrielle, l’exigence d’efforts partagés.

    Tu as été frappé par leur souci, de trouver dans l’Europe un partenaire coopératif.

    Je m’arrêterais là.
    Comment cacher que cette Europe n’existe pas, que la gauche revienne au pouvoir en Europe ou pas ?
    Il n’y a pas d’autre voie que la longue marche vers autre chose que nos nationalismes étroits et les envolées lyriques à la Sarko !
    Les Pères de l’Europe vont nous manquer, mais des vocations vont bien finir par renaître.

    Le reste de ta relation du voyage est passionnante, mais c’est un autre sujet.

  3. DE PART ET D’AUTRE DE L’ATLANTIQUE…
    Un traitement de la dette, trés différent:

    Un livre récent, sorti la semaine dernière en librairie, vient renforcer l’éclairage sur la non-monétisation de la dette par voie de Banque centrale, malheureusement scellée chez nous par les traités de Maastricht et Lisbonne, et qui nous livre pieds et poings aux desiderata de l’Allemagne…
    Il s’agit de « Sortir de l’euro ou mourir à petit feu », par Alain Cotta, Plon, 2010:

    ALAIN COTTA:
     » Depuis 2008, depuis sa hausse trés significative à un niveau voisin de celui de la France…, le Trésor américain emprunte auprés de la Banque centrale et non des épargnants américains qui eussent été et sont toujours incapables d’un tel effort. Le déficit américain comme le déficit des finances publiques chinois est, en termes plus techniques « monétisé ». On crée [en échange de bons du trésor non commercialisés] de la monnaie dont on fait cadeau à l’Etat fédéral ou à l’Etat chinois, sans d’ailleurs que cette monétisation soit suivie d’inflation.
    Pour les pays européens, il en va tout autrement. Les déficits, même en croissance trés affirmée ces trois dernières années, sont financés par l’épargne. Pour deux raisons: l’orthodoxie financière affirmée d’une Banque centrale sous contrôle allemand – on ne donne pas le mark sans droit de suite – et, bien sûr, l’existence d’une épargne abondante [on verra chez qui!]…
    L’essence même de la non-monétisation – condition de l’Allemagne à l’euro – conduit à augmenter le montant des obligations d’Etat au niveau exact de la somme des déficits budgétaires des pays de l’euro, soit aujourd’hui prés de quatre trillions (4000 milliards) d’euros qui, ajoutés au montant de l’endettement privé, porte le total de l’endettement des pays de l’euro à presque 9 trillions d’euros, soit à peu prés 100% du produit (national) de la zone…
    A dette publique, créanciers privés… L’accumulation de ces intérêts plus celle des créances, jointes toutes deux à la « stabilité des prix », font de la rente et des rentiers les grands bénéficiaires de l’euro. Que ça dure, souhaitent-t-ils, en continuant à voter pour les candidats pro-euro. Et il n’est pas étonnant, vu notre situation démographique, que tous les candidats, partout, soient tous ou presque pro-euro. La démographie des pays européens engendre la gérontocratie politique puisque plus de la moitié des électeurs ont désormais plus de cinquante ans, déjà rentiers pour certains, le devenant pour d’autres, à la mesure de leurs retraites et des revenus de leurs placements.
    Cette montée continue de la rente en Europe est concomittante à la faiblesse de l’investissement et à la quasi-stagnation qui l’accompagne. Cette vieille relation – négative, plus la rente est élevée, plus l’investissement est faible – s’est d’ailleurs accentuée avec la mondialisation. Les entreprises privées qui s’endettent en Europe le font pour investir « ailleurs », en Asie essentiellement… »

    Alain Cotta poursuit sur l’impossibilité du statu quo dans la monnaie unique actuelle:

     » La voie officielle, politique: l’euro doit demeurer la monnaie -unique- d’un ensemble de nations qui devront observer, pour atteindre cet objectif, plusieurs conditions dont le bouquet ressemblerait à l’adoption de la fleur allemande par chacune… contenir les salaires, accroître les impôts indirects sur le consommateur et non sur les entreprises, etc.
    Elle aurait toutes chances d’être adoptée et suivie, si deux contraintes ne l’empêchaient de danser ensemble et en rond.

    – D’abord la situation économique actuelle de la plupart des pays de l’euro, celle-ci ayant pour origine essentielle la non-monétisation, à l’allemande des déficits publics: la croissance dans la plupart de ces pays a fait place à une recession affirmée en 2008 (France, Grande-Bretagne, Italie, Espagne…) suivie d’une quasi-stagnation en 2009. Il est donc impossible de baisser les déficits publics d’une façon significative, de 2% à 4% par exemple, dans les deux ou trois ans à venir (2013), encore moins dans l’année qui vient. Toute diminution de ces déficits provoquerait dans certains pays, dont la France, le retour à la recession et l’accroissement du chômage. Beaucoup plus déterminantes seraient des réactions sociales qui suivraient sans aucun doute toute politique d’austérité en Espagne où le chômage est de 20% et 30% chez les jeunes, et en France où ces deux taux atteignent 10% et 20%…
    Comme la fameuse rigueur ne saurait être administrée qu’à petites doses, contraintes de durer longtemps, l’Allemagne pourrait avoir comme dessein justifié et à peine secret d’expulser de la zone euro des nations peu ou trop peu receptives à ses recommandations via Bruxelles et Francfort. Cette menace allemande de l’expulsion, pour l’instant de leur seul fait, ne fait que donner du champ et justifie l’intervention permanente et encore plus menaçante de la fameuse spéculation. La menace d’expulsion ne peut donc qu’accroître l’instabilité des marchés obligataires des pays menaçés, accélérer sans doute leur expulsion, donc détricoter dans l’urgence des crises locales l’euro actuel.

    – Même sans désordres convaicants, une résistance purement politique à la généralisation des programmes d’orthodoxie néolibérale aurait toute chance de se manifester… Les politiques savent qu’on ne sépare pas un peuple de ses racines, sa composition se fût-elle modifiée depuis un demi-siècle au nom d’un fédéralisme sans autre justification qu’économique, d’autant qu’elle s’est révélée un alibi grossier à des choix purement politiques et qu’elle cède aujourd’hui sous le constat d’une stagnation qui menace d’être durable – au mieux.
    D’ailleurs, abandonner les prérogatives fiscales et budgétaires au profit d’une instance administrative (ou non), aprés l’avoir fait pour la souveraineté monétaire, condamnerait les représentants du peuple à devenir, comme le suggère Pagnol dans Topaze, des décideurs de la localisaton des pissotières, sans doute mises auparavant sur de commodes roulettes. A quoi se réduirait, en effet, un Parlement national dépouillé de ses pouvoirs monétaires, de change, de fiscalité et de dépenses publiques (Sécurité sociale et collectivités locales incluses) ? Pourquoi conviendrait-il de continuer à rémunérer ces « représentants » réduits à essayer d’impressionner ou de corrompre les fonctionnaires communautaires ? L’indifférence et l’ignorance des « citoyens » ont des limites. « 

    • Vu la situation et comme nous avons notre Napoléon III, j’espère que les Allemands ne vont pas nous sortir un Bismark du chapeau…

  4. « Yes, he – still – can ! »

    Je resterais, au minimum, dubitatif… en effet, le congrès avait beau être majoritairement démocrate, la réforme de la santé n’est passée qu’au forceps et grandement amoindrie. Je pense malheureusement qu’il en sera de même pour toute réforme en profondeur du système financier (mise en place de gardes fous contre la spéculation, taxation des transactions financières etc…).
    Pourquoi me demanderez vous ?
    C’est simple : les lobbies, le lobbying, exercé sur les députés et sénateurs.
    C’est un mot anglais, je me permet de traduire en français : CORRUPTION

  5. HEULIEZ (POITOU-CHARENTE

    Reprise, reprise, reprise….

    Qui aura le courage de faire le point sur la situation exacte du fonds d’origine malaisienne, Delamore and Owl (D&O), avant que le Canard Enchainé ne le fasse ?

        • Parceque ce dossier touche SR vous employez des termes plutôt négatifs … attendez d’en savoir plus et espérons que ceux qui sont licenciés puissent être rembauchés , pensons d’abord aux salariés et bravo à la Région PC de s’être impliquée .

          • Il s’agit évidemment d’un coup politique, mais quel est le sens économique de ce montage ? Quel est le buiseness-plan ? En quoi a-t-on remédié aux causes qui avaient conduit Heuliez au redressement judiciaire ?
            Non, Heuliez n’est pas sauvé et nous en ententrons à nouveau parler. Les contribuables de Poitou-Charentes ont du souci à se faire.

          • Il se trouve que la météo n’est pas terrible en Poitou Charentes mais figure-toi que je n’établis aucune sorte de lien avec Royal.

            Il se trouve aussi qu’en matière économique je suis capable de voir arriver un mécano là où cela a un sens.
            Une activité d’emboutissage peut parfaitement avoir un sens économique, surtout si ce n’est pas plombé par une activité qui n’a rien à voir avec comme le lancement d’une industrie de véhicule électrique.
            Et pour la partie véhicule électrique justement, il suffit de voir le modèle Bolloré pour s’apercevoir que ce serait une douce folie que de vouloir créer un nouvel acteur aujourd’hui (Bolloré a semble-t-il pour vrai métier de fournir le composant énergétique à partir d’une rupture technologique et il s’appuie sur les vrais acteurs autos du secteur. Business model intéressant).
            D’où mon hypothèse qui est qu’en fait pour la partie véhicule électrique d’Euliez, ce n’est pas la production d’une nouvelle auto qui les intéresse, mais sans doute des brevets et un savoir-faire.

            Conclusion : démentellement à prévoir,on verra bien.

  6. Vous dites:
    « La droite américaine … s’enferme dans une stratégie d’obstruction qui retarde les réformes ou en atténue la portée…  »
    N’est ce pas le propre de toute opposition, quelque soit sa couleur, convaincue de détenir LA Vérité?
    Cette phrase pourrait s’appliquer à la gauche actuellement avec ses relais médiatiques, sur la réforme des retraites, par exemple, avec l’affaire Woerth qui ressemble assez à une chasse à l’homme.
    La France n’est pas le pays des bisounours, loin de là.

    • Les relais médiatiques de la Gauche ?

      Qui se bat pour la mainmise sur les médias et la perpetuation de sa manipulation médiatique ? Réponse : Sarkozy

      Woerth ? Une chasse à l’homme ?

      Qui était ministre du Budget quand un soupçon de fraude fiscal sur la famille Bettencourt n’a pas engendré d’enquête et en même temps trésorier de l’UMP et recevait pour son parti de gros chèques de la même famille Bettencourt ?
      Réponse : Eric Woerth

      Faut-il que je parle de Christine Boutin, de Christian Blanc dont les cigares ont presque coutés autant au contribuable qu’une année de mon salaire, de Fadela Amara et Christian Estrosi et leurs beaux appartements tous frais payés… mais je n’oublie pas Hortefeux, justement comdamné pour d’infames injures raciales et qui continue a être ministre de la République.
      Ah oui j’oubliais, dans le lot, aucun n’assume, aucun ne s’excuse, ils sont pris la main dans le pot de confiture et se contente de retirer la main..

      Question subsidiaire :
      Je suis une valeur de l’être humain proche de la fierté dont les membres de l’UMP semblent être totalement dépourvus ?
      Réponse : la dignité

    • « Chasse à l’homme » concernant Woerth?

      Fût un temps lorsqu’un ministre était à ce point en difficulté, il prenait soin de démissionner (ce qui, au passage, éviterait, également, la « chasse à l’homme ») pour laisser les différentes enquêtes suivre leur cours sereinement.

      Va-t-on aujourd’hui plaindre Woerth quand celui ci à joué dans le registre de l’homme incorruptible, inflexible, rigoureux.
      Celui qui allait faire plier la démocratie sociale par son intransigeance?

      Il semblerait qu’il n’ait pas été parfaitement celui que l’on pensait….

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