Le Blog de Pierre Moscovici

Député à l’Assemblée Nationale, élu de la 4ème circonscription du Doubs
 
Dans les médias

Articles de juin 2010


Moscovici-Mélenchon : Pour ou contre DSK – L’Express du 23 juin 2010

Catégorie : Actualité, Le Parti socialiste, Politique | Par pierre.moscovici | 23/06/2010 à 15:01

Pierre Moscovici invité de France 3 Franche-Comté

Catégorie : Dans les médias | Par pierre.moscovici | 21/06/2010 à 18:20
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Dimanche 20 juin, Pierre Moscovici était l’invité du Midi Pile. Au menu : grêle, eau, retraite et PS.


Posez-moi vos questions

Catégorie : Questions-réponses | Par pierre.moscovici | 21/06/2010 à 14:12

Comme promis lors de l’ouverture de ce blog, je vous propose de m’interpeller et de me poser vos questions – sur le parti socialiste, sur l’actualité ou sur tout autre sujet –  à travers les commentaires de ce billet, et ce jusqu’à la fin de la semaine.

J’y répondrai à mon retour de Washington, en début de semaine prochaine.

note de l’équipe de Pierre Moscovici (lundi 28 juin) : Retrouvez les réponses de Pierre Moscovici http://www.pierremoscovici.fr/2010/07/12/pierre-moscovici-repond-a-vos-questions/.


Trois questions à Pierre Moscovici

Catégorie : Dans les médias | Par pierre.moscovici | 21/06/2010 à 10:04
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Le 18 juin, à l’occasion des Etats généraux du renouveau, Pierre Moscovici répondait aux questions d’une étudiante de l’école de journalisme de Grenoble


Regards sur l’Europe

Catégorie : Europe / International, Le Parti socialiste, Politique | Par pierre.moscovici | 18/06/2010 à 14:38

Je reviens aujourd’hui sur une question que j’ai un peu négligée ici ces derniers temps : l’Europe. En vérité, j’en ai beaucoup parlé, à travers le prisme de la crise grecque et de la bourrasque sur l’euro. A cet égard, je fais mienne, intégralement, l’analyse de Jacques Delors dans « le Figaro » de mercredi dernier, toujours lumineuse de clarté : « après le temps des pompiers, vient celui des architectes ». Comme lui, j’en appelle à une meilleure coordination des politiques économiques, comme lui je déplore le triomphe de l’intergouvernementalisme et l’effacement de la méthode communautaire, je m’inquiète de la mésentente franco-allemande, comme lui j’attends une nouvelle étape de l’Europe politique. Mais pour que celle-ci avance il faut aussi, et ce sera ma réflexion d’aujourd’hui, que le nationalisme et le populisme reculent, que les idées progressistes s’imposent.

Force est de constater que c’est plutôt l’inverse qui se produit, et c’est un paradoxe de la période. Alors que le capitalisme est en déroute, que l’ultra-libéralisme échoue, que la mondialisation sans entraves montre ses limites, alors que les déséquilibres économiques, financiers, sociaux montrent la nécessité d’une régulation forte, d’un retour de la puissance publique à l’échelle nationale, certes, mais aussi européenne et mondiale, bref alors que l’air du temps est plutôt social-démocrate, les conservateurs et les nationalistes progressent partout en Europe.

alors que l’air du temps est plutôt social-démocrate, les conservateurs et les nationalistes progressent partout en Europe

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L’iniquité

Catégorie : Actualité, Politique | Par pierre.moscovici | 16/06/2010 à 16:14

Usine

Le gouvernement, par la voix d’Eric Woerth, vient de faire connaître, enfin, son projet de « réforme » des retraites. Le dispositif est maintenant arrêté : recul de l’âge légal de la retraite à 62 ans d’ici à 2018 – contrairement aux engagements pris par Nicolas Sarkozy, qui reconnaissait n’avoir « pas de mandat pour cela » – prise en compte homéopathique de la pénibilité, rapprochement des régimes du privé et de la fonction publique, prélèvements plus que modérés sur les hauts revenus, entaillant à peine le bouclier fiscal, utilisation à des fins conjoncturelles du Fonds de réserve pour les retraites (FRR). Ce n’est pas le lieu ici de discuter en détail ces propositions : des argumentaires seront disponibles à cet effet sur le site du Parti socialiste. Je veux en revanche souligner plusieurs points de cette démarche, qui constitue, pour reprendre le mot de Clemenceau, une formidable iniquité.

Un mot, d’abord, sur le calendrier. Il s’agit, certes, d’un problème formel et non essentiel. Mais on ne peut qu’être frappé par la tentative, pas nécessairement malhabile mais à courte vue, d’esquiver la confrontation sociale et le débat politique. Présentation du projet en pleine coupe du monde de football, adoption à la veille du 14 juillet, dépôt devant le Parlement au moment de la rentrée scolaire, le tout après un simulacre de concertation qui a ressemblé à une partie de cache-cache, et au terme d’un lent et progressif dévoilement : la gestion du temps par le pouvoir a visé à déminer le conflit, à dévitaliser les oppositions.

Présentation du projet en pleine coupe du monde de football, adoption à la veille du 14 juillet, dépôt devant le Parlement au moment de la rentrée scolaire, le tout après un simulacre de concertation qui a ressemblé à une partie de cache-cache, et au terme d’un lent et progressif dévoilement : la gestion du temps par le pouvoir a visé à déminer le conflit, à dévitaliser les oppositions.

Force est de constater que, jusqu’à présent, la mobilisation – face à un objet il est vrai mal identifié – est restée modeste. Mais j’ai la conviction qu’il s’agit là d’un calcul assez pauvre. Le gouvernement, faute d’avoir conduit une vraie négociation et d’avoir respecté ses partenaires, a vu au contraire se durcir le front syndical, y compris en braquant la CFDT, hier partenaire constructif pour d’autres réformes, aujourd’hui résolument hostile à la retraite à 62 ans. Nicolas Sarkozy fuit comme la peste les mouvements de la rue : il nourrit, par sa stratégie du contournement, un ressentiment qui, du coup, faute d’être exprimé et écouté, sera plus sourd, mais plus durable et plus profond. Je crois, par ailleurs, tout à fait possible que la rentrée sociale soit très tendue.

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La bonne nouvelle

Catégorie : Actualité, Pays de Montbéliard | Par pierre.moscovici | 14/06/2010 à 16:26

Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, m’a appelé ce matin pour me donner sa décision de principe de classer le pays de Montbéliard en état de catastrophe naturelle après le violent orage de grêle qui l’a touché mercredi. Cette position n’allait pas de soi, sur un plan juridique. Le ministre a bien voulu considérer la globalité du problème, prendre en compte l’étendue des dégâts – toits éventrés, volets criblés, appartements inondés, véhicules abimés… qui ont frappé les particuliers, ainsi que les dommages faits à l’économie, notamment au site PSA de Sochaux.

L’état de catastrophe naturelle ne résout pas tout mais il permettra d’améliorer le niveau d’indemnisation de tous ceux – je pense aux plus modestes, aux plus démunis – qui sont mal assurés ou assurés au tiers, dont les franchises dues aux assurances seront minorées.

C’est une bonne nouvelle pour toutes les victimes de ce dérèglement climatique exceptionnel et subit, aux conséquences effectivement catastrophiques. L’état de catastrophe naturelle ne résout pas tout mais il permettra d’améliorer le niveau d’indemnisation de tous ceux – je pense aux plus modestes, aux plus démunis – qui sont mal assurés ou assurés au tiers, dont les franchises dues aux assurances seront minorées. Je veux remercier le Préfet de Région, Nacer Meddah, qui a tout de suite saisi la gravité de la situation et a fait remonter les informations utiles au ministère. Ma gratitude va aussi au ministre, qui a d’emblée prêté une oreille attentive aux préoccupations que j’exprimais, au nom de tous les élus et de l’ensemble de la population du pays de Montbéliard. Ce pays, qui souffre, avait besoin de la solidarité nationale. Je me réjouis qu’il en bénéficie. J’attends maintenant la confirmation officielle de cette juste décision politique, à travers l’arrêté de catastrophe naturelle lui-même, qui permettra d’engager les procédures conduisant à des indemnisations satisfaisantes.


Quel avenir pour la gauche de la gauche ?

Catégorie : Politique | Par pierre.moscovici | 11/06/2010 à 16:23

Quelques mots sur la gauche. Un événement très significatif vient de s’y dérouler, à bas bruit. Je veux parler du départ, à la veille du Congrès du PCF qui verra le remplacement de Marie-George Buffet par Pierre Laurent, de ceux qu’on a appelés les « rénovateurs », les « reconstructeurs », les « refondateurs ».

Les partants sont des élus importants – comme les députés François Asensi, Jacqueline Frayse et Patrick Braouezec – des journalistes ou des intellectuels – comme Pierre Zarka, Lucien Sève ou Roger Martelli. Ils suivent tous ceux qui, de Pierre Juquin à Stéphane Gatignon, en passant par Charles Fiterman et Marcel Rigout, ont quitté le Parti qui fut, si longtemps, l’incarnation de la classe ouvrière. Certains sont aujourd’hui socialistes, d’autres écologistes, beaucoup ont carrément arrêté la politique. Et les partants du jour créent autour de Patrick Braouezec un nouvel espace, la « Fédération pour une alternative sociale et écologiste ». Cette hémorragie, continue depuis des décennies, est le symptôme d’un long et fatal déclin, de la fin progressive d’une histoire qui marquera le 20ème siècle, celle du communisme.

Cette hémorragie, continue depuis des décennies, est le symptôme d’un long et fatal déclin, de la fin progressive d’une histoire qui marquera le 20ème siècle, celle du communisme.

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