Dans les médias

A l’agonie

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 01/07/2010 à 11:10

La crise politique larvée, qui frappe le pouvoir depuis les régionales, entre dans une phase aiguë. Le gouvernement de François Fillon est entré en agonie – une agonie qui peut être longue, tant la volonté d’acharnement thérapeutique du Président de la République et du Premier ministre, qui soutiennent les causes les plus désespérées en organisant les diversions les plus improbables, est manifeste. Mais l’issue est connue, et forcément fatale. Ce diagnostic peut paraître, j’en ai conscience, bien brutal ou trop assuré. Je veux l’étayer ici.

De quoi est faite cette crise politique ? Son origine, en réalité, est lointaine. Elle remonte aux débuts du quinquennat de Nicolas Sarkozy, au hiatus immédiatement survenu entre les promesses du candidat de l’UMP qui avait suscité un espoir, dans les couches populaires notamment, en promettant la « rupture »  et la réhabilitation de la valeur travail, d’une part, et les actes du Président, adepte du «  bling bling » et fidèle soutien de la rente, d’autre part. Le « paquet fiscal »de l’été 2007, que j’avais alors qualifié de pêché originel du sarkozisme, a symbolisé cette coupure, traduite par une rapide et violente perte de confiance, par un recul dans l’opinion. Disons-le sans précaution : Nicolas Sarkozy n’est jamais parvenu a endosser l’habit du Président de la République, il n’a jamais tenté d’incarner le rassemblement, l’impartialité et la justice, il est demeuré le chef doué, d’abord ardent puis apparemment blasé, de la droite : l’homme d’un camp et d’un clan. Ce pouvoir étroit s’est très vite enlisé dans l’impopularité, il n’en est jamais vraiment sorti, en dehors d’une courte embellie au premier semestre 2009, au lendemain de la Présidence française de l’Union européenne, jugée à tort réussie, et de la crise financière. La droite, logiquement, a perdu à plate couture les élections municipales de 2008 et régionales de 2010.

A cet élément fondamental, qui explique une impopularité structurelle et durable, s’ajoute une défaillance de l’esprit républicain. Celui-ci ne souffle guère sur le gouvernement Fillon. Si le Premier ministre lui-même incarne une droite plutôt austère, probe et rigoureuse, il n’en va pas de même de nombre des membres – plus sarkozistes – de son équipe. On ne compte plus les frasques, abus ou dérapages de ministres : usage approximatif des logements de fonction, voyages indus en avion privé, permis de construire douteux, consommation de cigares aux frais du contribuable, leçons de morale non appliquées à soi-même… Il n’est point besoin de donner un nom à ces micro-affaires : chacun s’y reconnaîtra, chacun les connaît, les Français hésitent, en les découvrant, entre le rire et la colère. Dans une période de crise, alors que le gouvernement impose de durs efforts aux plus modestes et entre dans la rigueur, ses membres laissent libre cours à leur fantaisie, une ambiance «  Régence «  semble s’installer. Ça ne peut plus durer ! Là-dessus intervient l’ « affaire Woerth ». Je connais peu Eric Woerth. Il fait partie des ministres les plus solides du gouvernement, il en était un pilier, peut-être un espoir pour la suite. L’homme est carré, peu éloquent mais bosseur, dur mais courtois, conservateur mais pas malhabile. Bref, un adversaire politique respectable, avec qui je n’ai aucun contentieux personnel. Sa situation d’aujourd’hui est pourtant intenable, et sa posture insupportable.

Dans une période de crise, alors que le gouvernement impose de durs efforts aux plus modestes et entre dans la rigueur, ses membres laissent libre cours à leur fantaisie, une ambiance «  Régence «  semble s’installer. Ça ne peut plus durer !

Tous les éléments d’un conflit d’intérêt sont en effet constitués. Eric Woerth se décrit comme une victime ou une cible, objet d’une chasse à l’homme, la droite – qui n’en pense pas moins – fait front autour de lui. Il agresse le Parti socialiste – j’ai personnellement été menacé par lui, parce que je demandais un contrôle parlementaire à travers une commission d’enquête, de je ne sais quelle investigation – et reste droit dans ses bottes. Tout cela n’a aucun sens. La gauche, dans cette affaire a une attitude très responsable. A l’exception d’Arnaud Montebourg, qui ne déteste pas cette posture, elle ne jette pas d’huile sur le feu, ne fait aucun procès d’intention, ne réclame aucune tête : elle pose des questions et demande des réponses. Les refuser est absurde, car les Français les attendent. Comment ne pas s’étonner de la coïncidence entre les versements de la première fortune de France, Liliane Bettencourt, à l’UMP – parti dont Monsieur Woerth est resté le trésorier – la présence de l’épouse de celui-ci aux côtés de la propriétaire de l’Oréal, l’absence de contrôle fiscal sur les agissements aujourd’hui reconnus comme frauduleux, signalés comme tels par le Parquet, de cette dernière ? Il faut être bien assuré ou totalement perdu pour affirmer qu’il est possible d’être à la fois le financier du parti majoritaire et le grand argentier de la France : Eric Woerth devrait, à tout le moins, démissionner de ses fonctions de trésorier de l’UMP, et réfléchir à sa capacité à mener la réforme des retraites, dure et injuste, dont il a la charge. Quant à la commission d’enquête que j’ai le premier demandé, maintenant relayé par le groupe socialiste à l’Assemblée nationale, elle s’impose.

Face à cette tourmente, la réaction de Nicolas Sarkozy apparaît pour ce qu’elle est : une grossière diversion. Le Président de la République, n’a pas souhaité « virer »  les ministres qu’il ne supporte plus, parce qu’il aurait dû, dans le même mouvement, soit désavouer Eric Woerth, qui en connaît trop, soit le confirmer, alors qu’il est devenu le « maillon faible » du gouvernement. Il a préféré attendre, et proposer, dans une lettre à François Fillon, des règles pour une « République exemplaire ». Loin de moi l’idée de les critiquer : elles sont bonnes et naturelles, si bonnes et naturelles qu’elles existent déjà et auraient dû depuis longtemps s’appliquer. Mais le mauvais exemple venait d’en haut, d’un Président qui a triplé son salaire, fait exploser les effectifs de l’Elysée, laissé dériver les coûts de la Présidence française de l’UE, qui s’entoure d’un déploiement invraisemblable de sécurité, qui décide dans le même temps d’acheter un nouvel Airbus pour son propre usage, bref qui décrète l’austérité pour tous – sauf pour lui-même. Ses leçons de vertu ne trompent personne : les Français savent pour qui sonne l’heure de la vraie rigueur, ils voient qu’il s’agit d’un habile écran de fumée.

Cela peut-il continuer ? Les décisions qui s’imposent appartiennent au Chef de l’Etat. A l’évidence le gouvernement – sans doute pas tous ses ministres, dont certains ont encore un rôle à jouer – est usé, en bout de course, il a perdu tout crédit et est miné par les dérives a-républicaines. Il faut donc en changer : c’est un classique en démocratie. Nicolas Sarkozy en a sûrement conscience, mais saura-t-il trancher, lui qui paradoxalement est souvent hésitant, comme le montrent les rumeurs sur la nomination à venir du Président de France Télévisions ? L’opposition, en  tout cas, doit poursuivre son travail : interpeller, questionner et se préparer.

Photo: CC par Hamed Saber

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21 commentaires

  • guillaumeA dit :

    Le gouvernement a explosé ce soir.

    Sarkozy a trop attendu pour virer les mauvais ministres et maintenant la machine a perdre est enclenché.

    La question est de savoir si sarkozy va réussir a calmer le jeux pour finir son mandat sans une dissolution de l’assemblé.

    La perte total de crédibilité de ce gouvernement est très grave car il va plus pouvoir faire quelque chose.

    Hors notre déficit est trop important pour pouvoir attendre 2012, il faut une augmentation des impôts rapidement pour calmer la machine a déficit…

  • Norbert16 dit :

    Les primaires étaient pour moi une très mauvaise idée…et le restent.
    Élaborée en catastrophe pour sauver les meubles quand le PS était au plus bas, maintenant que l’horizon s’est éclairci et que les chances de gagner sont réelles, elles n’ont plus leur raison d’être.
    Tant pis c’est voté, il faudra faire avec.
    Le PS s’est vu dans l’obligation de s’y accrocher, comme Sarkozy à son bouclier fiscal, de peur de se renier et perdre la face.
    Au pire ce sera un vote de ratification peu mobilisateur et les chiffres de la participation (quelques centaines de milliers au lieu des millions espérés naïvement?) risquent d’avoir bien du mal à enclencher une dynamique et l’UMP et médias confondus se gausseront sur le mode « tout çà pour çà! »
    Décidément cette idée ne me réjouit pas du tout.

    • grouchy dit :

      Quant à moi l’idée me réjouit parfaitement. Vouloir bouger au delà de nos petites frontières militantes pas très sûres (quand on connaît un peu la cuisine interne)est très séduisant.

      Je crains, toutefois, que nous ne soyons pas capables d’organiser des primaires « à l’américaine ».

      Nous avons un système bien plus formaliste que les américains, culture juridique oblige. Nous n’avons, malheureusement pas, les moyens de ce formalisme. Alors que nous continuons à nous appuyer dessus en cas de difficultés.

      Le retour à des incidents / accidents (selon les sensibilités) tels que nous les avons vécus pour la désignation de notre première secrétaire nationales seraient catastrophiques pour l’image de notre candidat.

      Reste la responsabilité de nos dirigeants. Ségolène ROYAL a ouvert la voie.

  • Nicolas(Nantes) dit :

    vous avez entendu le nouveau clip du PS ? Vous en pensez quoi ?

    Perso, je trouve ça niaiseux et cucul. Pas aussi naze que le lipdup de l’UMP, mais vraiment du registre de chorale d’enfants de coeur. J’ai l’impression d’être à une réunion du MJC, pfff …

  • Bloggy Bag dit :

    Une petite question qui me tracasse. Je ne sais pas si Pierre y répondra.

    Qui en fait est à l’origine des malheurs de notre pauvre ministre en charge des conflits d’intérêts. Je ne suis pas absolument sûr que ce soit la gauche et je crois encore moins à l’idée qu’il s’agisse d’une action pour torpiller la (pseudo) réforme des retraites.

    J’ai le souvenir qu’il y a quelques mois, Woerth avait fait quelques sorties contre des représentants des grandes familles françaises. L’audace m’avait interpellée à l’époque et je m’étais demandé pourquoi le gouvernement se mettait à bombarder les fiefs les plus puissants de son camp.
    D’où ma question : ne s’agirait-il pas d’un joli retour de bâton sur fond de dislocation prévisible de l’empire Bettencourt, empire à l’histoire d’ailleurs passablement compliquée…

    • baillergeau dit :

      Ca se passe dans un milieu qui échappe à la République et il ne faut pas s’étonner que leurs règles ne soient pas les nôtres.

      Un état fédéral européen aurait pu changer le rapport des forces et intégrer certains opérateurs, encore que Gesparal est trop gros pour en faire partie.

      Aujourd’hui, le rêve fédéral est mort et nous sommes spectateurs des faits et gestes de ces gens.
      Pourvu qu’ils nous laissent encore quelques miettes !

  • baillergeau dit :

    Qui a vu Royal absente de la candidature 2012 ?

    Royal 01/07/2010

    « Nous avons tous les trois, un potentiel important et en les complétant, je pense que nous représentons une force dans laquelle les Français peuvent avoir confiance :
    Dominique Strauss-Kahn avec sa compétence internationale,
    Martine Aubry parce qu’elle est capable de mobiliser l’appareil du Parti socialiste »

    Et la troisième ?
    Pour diriger le tout ?
    C’est moi.

    Si t’as pas compris, tu dors ou t’es con.

  • PSchitt dit :

    Aïe aïe aïe! La machine à perdre est en route.
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100702.OBS6526/chevenement-envisage-d-etre-candidat-en-2012.htm
    Après Mélanchon, voilà Chevennement, sans compter Royal dont l’absence d’ambition présidentielle, proclamée ces jours-ci, n’a pas convaincu grand monde.

    • Nicolas(Nantes) dit :

      Pfff, Chevènement, 71 ans, il se gère une place pour lui ou pour son mouvement après 2012, c’est tout. Il ne sera pas candidat.

  • Nathalie Audin dit :

    Ce qui est inquiétant, c’est qu’une agonie de deux ans, c’est fort long….

  • guillaumeA dit :

    Un pouvoir perdu dans la médiocrité.

    Mais la vague d’impôt va arriver.

    L’agonie va être surtout pour la croissance et le pouvoir d’achat.

  • Jonas dit :

    Je ne parle pas de la manipulation du peuple via les médias, de la tentative de mainmise sur ces dits médias, de la démagogie la plus outrancière qui soit (non mais il a battu Chirac en démagogie je sais pas si vous vous rendez compte de l’exploit !!!)

  • Jonas dit :

    « les Français hésitent, en les découvrant, entre le rire et la colère. »
    Moi ça a été le rire d’abord, et ensuite la colère.

    Corruption, goinfrage sur l’argent public, mensonge, absence de dignité, voila ce que sont les Sarkozystes, voila ce qu’est l’UMP de Sarkozy !

  • selene dit :

    Un gouvernement casserolier, quoi!!!

    Quand on pratique une tambouille gouvernementale pas possible, on meuble sa cuisine avec divers éléments:

    des tiroirs pour cacher les couteaux et les porte serviette,

    Des « casseroliers » aux vastes tiroirs pour ranger tout ce qui pourrait être infiniment bruyant: pots de fer, marmites,vieilles cocottes sous pression.

    Dans un meuble d’angle, difficilement atteignable, n’oublions pas les lourdes éfluves épicées des secrets de famille.

  • monsieut Bitru dit :

    Difficultés ? Oui. Agonie? C’est moins sûr.
    Le danger pour le PS serait de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Comme vous l’avez souligné vous-même à de multiples reprises, Sarkozy est un animal politique. Donc, par principe, méfiance.
    Il peut se révéler extrêmement redoutable et avoir des réactions totalement imprévisibles. Par exemple en instrumentalisant le rejet grandissant de l’islam et tenter un rapprochement avec le FN dédiabolisé par l’élection de Marine Le Pen à sa tête.
    Face à ce phénomène qu’on peut constater dans toute l’Europe, la gauche, enfermée dans son discours politiquement correct de l’anti-racisme et drapée dans sa vertu, me parait singulièrement démunie.
    Il ne s’agit pas de vendre son âme au diable, bien sûr, mais d’envisager éventuellement le pire, compte tenu des divisions prévisibles à gauche, à savoir un remake de 2002.

    • Jonas dit :

      « Il ne s’agit pas de vendre son âme au diable »
      Bien sûr que non, il s’agit d’instrumentaliser le racisme, ce que, en tant que descendant d’un grand père qui a perdu toute sa famille dans la Shoah, je trouve absolument abominable et innommable.
      Mais cela doit-il signifier que l’on doit s’attendre à de nouvelles déclarations du style de celles d’Hortefeux sur les ar… pardon, les auvergnats, afin de faciliter le rapprochement avec le FN.
      Après, reste encore à savoir si le FN sera d’accord d’une part, et si une partie importante de l’électorat de droite classique ne risque pas d’être complètement déboussolé.
      Et puis de toute façon s’il y avait une âme à vendre cela se saurait, l’UMP n’a pas d’âme, cela me parait évident, ou alors elle ne dépasse pas le stade des simples militants, ce qui revient au même.

  • jls74 dit :

    Je viens d’entendre Jospin, interwievé par l' »immense Elkabbach » , administrer une leçon d’éthique au gvt tout entier et à Woerth et à Estrosi en particulier.
    Elkabbach, en journaliste conscencieux et intègre a même remarqué que Lionel était resté en situation de cumul pendant 6 mois (juin à nov 97). Dommage qu’il n’ait pas eu la présence d’esprit la veille pour faire remarquer à Estrosi que ce qu’il affirmait était faux.

    Ah Elkabbach, on ne va pas le refaire tout de suite!

    A bloggy, je ne pense pas , hélas, que ce gvt ne passe pas l’été. Au contraire, il va en profiter pour continuer leurs coups tordus. Rappelons nous en 2005, De Villepin avait sorti les ordonnances du CNE pour ensuite embrayer avec le CPE. On connait la suite.

    • grouchy dit :

      Il s’avère que de 2002 à 2007, le Parti Socialiste a été foncièrement atone.
      Le simple fait que le candidat Nicolas Sarkozy ait été ministre de l’intérieur (qui pourrait croire que ce ministère là était un hasard?!) aurait du déclencher une vague de protestations que nous avons été incapables d’organiser. Et tout à l’avenant.

      Aujourd’hui le Parti Socialiste est, enfin, armé.

      Que Ségolène ROYAL dise que le pouvoir sarkozyste est corrompu ne m’indispose pas, ni même les déclarations d’Arnaud MONTEBOURG (le mot corruption est peut-être, toutefois, mal choisi parce que juridiquement qualifié).
      Nous dirons, alors, peut-être vicié?

      A la condition toutefois que nous soyons, nous même, parfaitement prêts à entrer dans cette logique, sans la peur de sortir des cadavres du placard.

      Les choses risquent rapidement de devenir une immense ordalie de règlements de comptes qui ne profitera, au final, qu’aux populistes de tout poil.

      Méfions nous toujours de ceux qui « lavent plus blanc que blanc ».

      Cela dit,ce n’est absolument pas une critique de Médiapart. Ses journalistes sont dans leur rôle d’information. Les dernières révélations ne passeraient peut-être pas par les médias « institutionnels » ou « institutionnalisés ».

      Il convient toutefois de rester prudents.

      Que le politique s’empare de ces informations, avec raison, est évidemment important. La tempérance de Pierre est la meilleure des voies. Il convient de se référer aux outils que la république met à notre disposition.

      Toutefois, ils ne sont peut-être plus adaptés au potentiel de réaction quasi immédiat de l’opinion publique. C’est certainement LE problème à solutionner pour l’opposition afin qu’elle ne tombe pas dans le populisme de caniveau.

      Au passage, à souligner, la responsabilité de nos camarades dirigeants « à gauche toute » sur ces questions qui, relaient, avec modération et raison, les réactions parfois excessives de leur base.
      Celles ci sont parfaitement justifiées.

      C’est au final la base (pour mémoire formée, éduquée, et parfaitement au fait des fonctionnements économiques et politiques) qui supporte l’austérité, bien normal que la colère prenne le dessus.

  • Bloggy Bag dit :

    Texte clair, posé, pertinent et sans outrance.

    Un discours responsable que chacun peut comprendre.

    J’ajouterai un pronostic : même si des « fuites » nous annoncent un remaniement pour l’automne, on voit mal ce gouvernement passer l’été.

    • pierrot123 dit :

      Ce gouvernement va passer l’été très tranquillement, à la plage…
      C’est à la rentrée que ça risque de bouger…

  • […] Ce billet était mentionné sur Twitter par Delphine Roussy, Jean-Renaud ROY. Jean-Renaud ROY a dit: Le pêché originel de ce pouvoir en déliquescence et la ficelle d'une grosse diversion RT @pierremoscovici: "A l'agonie" http://bit.ly/djDOn0 […]

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