La dissolution, improbable et pourtant logique

La rumeur court Paris, encore doucement. Certains l’évoquent, d’autres comme Julien Dray ou Jérôme Cahuzac la demandent : Nicolas Sarkozy pourrait, voire devrait dissoudre l’Assemblée nationale. Je sais, de bonne source, qu’il s’agit effectivement d’un des scénarios étudiés à l’Elysée. Pour ma part, je ne le crois pas solide, mais je comprends qu’il existe. Il mérite, en tout cas, avant la trêve estivale qui précédera une rentrée politique complexe – pour le pouvoir, d’abord, pour la gauche aussi – une analyse un peu fouillée.

Non, je ne crois pas la dissolution vraisemblable. Son maniement, sous la Vème République, obéit à des règles précises, elle se produit dans des cas de figure bien identifiés, elle suppose une prise de risque calculée par le pouvoir. Il y a d’abord, les dissolutions de crise, celle de 1962 ou de 1968. Après le vote de défiance de l’Assemblée envers le gouvernement, ou après les évènements de mai 1968, le Général de Gaulle a souhaité, par deux fois, revenir vers les Français pour solliciter une majorité nouvelle, qu’il a d’ailleurs obtenue. Il y a, ensuite, les dissolutions post-présidentielles et post-alternances, en 1981 ou 1988. Pour conquérir une majorité en conformité avec son programme, François Mitterrand a dissout la Chambre après chacune de ses élections, la deuxième fois pour sortir de la cohabitation. Il a été pleinement entendu en 1981, et n’a obtenu qu’une satisfaction relative après sa réélection. Observons que Jacques Chirac, en conservant la « Chambre introuvable » de 1993 après son élection en 1995 commit probablement l’erreur fondatrice de son septennat. Il y a enfin, la dissolution de convenance, celle de 1997, décidée à froid par Jacques Chirac pour conforter son protégé d’alors, Alain Juppé, dont le gouvernement était à la dérive : cette manoeuvre risquée a débouché sur la cohabitation avec Lionel Jospin entre 1997 et 2002.

Pour réussir, une dissolution doit être comprise par les Français et offrir des chances de succès élevées au camp du Président. Ce fut le cas en 1962, 1968, 1981. Ce fut moins évident en 1988, où François Mitterrand, largement réélu sur le thème ambigu de la « France unie », déclara qu’il « n’était pas bon qu’un seul parti gouverne »… et fut entendu, le Parti socialiste n’obtenant pas la majorité absolue malgré un premier tour ébouriffant. Quant à la dissolution de 1997, jamais expliquée aux Français – son fondement réel, mais inavoué, était sans doute la nécessité d’anticiper les élections législatives de 1998, pour imposer, grâce à une nouvelle majorité, un plan de rigueur nécessaire pour qualifier la France dans l’euro – et décidée par une équipe impopulaire et dévaluée, elle ne pouvait déboucher que sur l’échec – au mieux sur une majorité faible, au pire sur la défaite. Celle-ci, grâce à une campagne forte de Lionel Jospin et des socialistes, bien préparés à la bataille – je me souviens avoir prédit au Premier secrétaire d’alors l’éventualité de la dissolution dès octobre 1996 – grâce à l’appui de la « gauche plurielle » et avec l’aide… de Jacques Chirac et Alain Juppé, qui ne donnèrent jamais de sens à leur offre politique, fut au rendez-vous, et nous permit de – bien – gouverner pendant 5 ans.

A l’évidence, Nicolas Sarkozy n’a pas les cartes en main pour gagner le pari de la dissolution, c’est pourquoi il ne le prendra pas – encore que… Les vents, en effet sont exceptionnellement défavorables au pouvoir. L’impopularité du Président de la République est impressionnante. Elle touche aussi bien ses choix politiques que son action ou son mode de gouvernance, elle questionne l’éthique de la droite, et d’abord les rapports malsains entretenus entre le politique et l’argent. On voit mal sur quel fondement – surtout sur celui d’options politiques inchangées, prolongent le choix de l’iniquité fiscale et de l’injustice sociale opéré en 2007 – il irait solliciter la confiance des Français. Le gouvernement, de son côté, est terriblement affaibli par les dérives a-républicaines de certains de ses membres, par le parfum des affaires qui plane sur un ministre influent, par la précarité de sa position – étrangement, il vient d’être confirmé… jusqu’à un remaniement promis en octobre, ce qui est bien sûr hautement démobilisateur : il faudrait, à l’évidence, une autre équipe pour mener campagne, au risque d’envoyer la mince relève de la droite à l’abattoir. Enfin, le parti majoritaire est exsangue, pauvrement animé par un Xavier Bertrand aussi peu à l’aise dans son rôle – il est vrai impossible avec un Président de l’UMP… à l’Elysée – que Patrick Devedjian hier. Ses militants, de moins en moins nombreux, sont démoralisés. Et surtout, à force de négliger puis de perdre les élections locales, il s’est vidé de ses forces vives, privé des relais indispensables à une campagne électorale gagnante. Bref, il court à la catastrophe et à une défaite électorale d’ampleur, qui blesserait à mort l’auteur éventuel d’une dissolution ratée, Nicolas Sarkozy.

L’impopularité du Président de la République est impressionnante. Elle touche aussi bien ses choix politiques que son action ou son mode de gouvernance, elle questionne l’éthique de la droite, et d’abord les rapports malsains entretenus entre le politique et l’argent.

Seuls deux facteurs pourraient l’inciter à explorer plus avant cette hypothèse. Le premier est l’état d’imprégnation relative de la gauche – qui n’a pas tranché la question de son leadership présidentiel, pas encore désigné ses candidats aux législatives, pas finalisé son programme, pas constitué ses équipes gouvernementales. Je ne crois pas cet argument décisif : la gauche, autour du parti et du groupe parlementaire, saurait mobiliser ses ressources assez vite et assez efficacement pour l’emporter haut la main face à une droite désorientée – ce qui ne suffirait certes pas à garantir un exercice du pouvoir satisfaisant. C’est précisément là où réside la tentation ultime de la dissolution. Nicolas Sarkozy pourrait en effet espérer que la gauche, gagnant les élections par raccroc, serait assez déstabilisée par l’exercice du pouvoir, surtout en temps de crise, pour être condamnée à une défaite inéluctable en 2012. La cohabitation, en somme, comme à chaque fois, se retournerait contre le camp vainqueur des législatives. Je ne crois pas ce calcul, un peu machiavélique, convaincant pour autant. D’abord parce qu’il faudrait, pour qu’il soit efficace, que la majorité législative soit courte, comme en 1986 : elle risquerait d’être large. Ensuite parce qu’il resterait trop de temps d’ici à 2012 pour permettre au Président de la République de se rétablir. Enfin, parce que la cohabitation ne sert pas toujours le Président en place, mais peut aussi favoriser un outsider au sein de la droite – Jacques Chirac défit Balladur, Nicolas Sarkozy est bien placé pour s’en souvenir et craindre de donner sa chance à un Dominique de Villepin aujourd’hui challenger faiblard, mais qui pourrait devenir un recours populiste après une lourde défaite législative. Voilà pourquoi, décidément, sans pouvoir absolument l’exclure, je ne crois pas à la dissolution.

La dissolution, je l’ai dit, est plus qu’improbable, elle serait un risque majeur pour le Président de la République. Et pourtant, elle n’a sans doute jamais été aussi nécessaire sous la Vème République.

Je veux toutefois souligner un paradoxe. La dissolution, je l’ai dit, est plus qu’improbable, elle serait un risque majeur pour le Président de la République. Et pourtant, elle n’a sans doute jamais été aussi nécessaire sous la Vème République. Alors que le pays traverse une crise morale et politique d’ampleur, alors que la majorité sortante est épuisée et n’a plus la force nécessaire pour conduire des réformes aussi délicates que celle des retraites ou de mener à bien le rétablissement de nos finances publiques, alors que monte une colère sociale sourde et multiforme, un changement politique de grande ampleur est nécessaire. Il aurait pu prendre la forme d’un nouveau gouvernement, et sans doute aussi d’un nouveau Premier ministre, au lendemain des régionales, ou même à l’occasion du 14 juillet : Nicolas Sarkozy s’y est refusé, et son remaniement annoncé d’octobre sera trop tardif et trop forcé pour convaincre. Il n’est pas non plus possible – pas sain en tout cas – de laisser perdurer ce climat délétère jusqu’aux présidentielles de 2012 : le pouvoir en place peut s’accrocher, il est trop décrédibilisé pour agir. C’est pourquoi une consultation législative aurait, dans une cohérence démocratique et institutionnelle plus solide que celle du sarkozisme, tout son sens. Qu’en pensez-vous ?

Photo: CC par kimdokhac

21 réflexions au sujet de « La dissolution, improbable et pourtant logique »

  1. Voici un jouli poème que j’ai écrit :

    Fraternité
    Alors que nous te chantons
    D’autres t’ont oubliée
    Laissée à l’abandon
    Alors que tu devais nous guider
    Avec la liberté et l’égalité
    Tu as été bafouée
    Et ton sens étouffé
    Tu as été souvent chantée
    Mais moins souvent respectée

    Où est la fraternité
    Devant de telles inégalités ?
    Où est la fraternité
    Quand des peuples sont massacrés ?
    Où est la fraternité
    Quand des innocents sont emprisonnés ?

    La fraternité était là
    Quand les résistants ont débarqués
    La fratenité était là
    Quand les révolutionnaires ont marchés

    La fraternité est encore là
    Quand nous allons manifester
    La fraternité est encore là
    Quand des peuples sont opprimés

    Fraternité
    Tu es dans notre devise
    Pour notre plus grande fierté
    Cette très joli devise
    Qui ne doit pas nous quitter
    Regardons les erreurs du passé
    Quand elle nous a quitté
    La France collaborait

    Fraternité
    Même si certains t’ont oubliée
    Tu resteras toujours gravée
    Dans le coeur des révoltés

    Pauline Collet

  2. « La dissolution, Julien Dray l’évoque et Jérôme Cahuzac la demande. »

    Ouhlala, dis comme çà , ça fait peur!!!

    Et Ségolène, qu’est-ce qu’elle en pense? (si elle pense)

    J’en tremble d’avance. Brrr!!!!!…..

  3. Si vous lisez partout que « DSK a salué les efforts européens relatifs aux tests de résistance, »
    Où lisez-vous qu' »il a mis en garde contre un manque de coordination entre les gouvernements et une vision limitée de ceux qui conçoivent les nouvelles normes financières. »?

    Nous partons sur une totale désinformation organisée par la droite et souhaitée par l’extrème gauche, jusqu’en 2012!

    J’allais oublier les « amis » qui lui veulent du mal, mais c’est tellement courant !

  4. On dirait l’analyse d’une partie d’échec. J’aimerais la compléter par deux réflexions sur deux plans (hypothèses) différents.

    Première hypothèse, la dissolution serait le fruit d’une analyse rationnelle (c’est l’hypothèse que sou-tend ce post il me semble). La dissolution serait alors envisagée comme un gambit : on sacrifie une pièce pour bouleverser le schéma d’une partie perdante. Certes, la dissolution aboutirait très probablement à une défaite pour les 2 ans à venir. Mais de cette défaite, il est possible de se relever, l’histoire l’a montré. Par ailleurs, cette défait aurait au moins 2 avantages : elle permettrait de savoir qui à l’UMP est fidèle à Sarko même dans le désastre et surtout, en 2012 l’UMP n’aurait qu’un seul avantage de position, la position de Sarkozy président. Dans l’état actuel des choses, Sarko est vu à juste titre comme le faussoyeur de la France, mais des alternatives se dessinent (Copé, D2V, mais aussi Juppé ou Fillon). Tous ces gens peuvent s’appuyer sur un UMP relativement fort de ses députés. Une défaite législative affaiblirait les opposants et ne dégraderait pas forcément l’image de Sarko s’il communique habilement.

    Deuxième hypothèse (que je ne peux vérifier), la présidence subit un effet de déconnexion de la réalité. Le pouvoir corrompt, particulièrement lorsque ce pouvoir n’est plus contredit, contrôlé, recadré. A partir d’un certain moment, une équipe dirigeante peut perdre pied et entrer dans une bulle à l’atmosphère complotiste, paranoïaque, jusqu’au boutiste. La raison cède aux émotions opprimantes et au bout du bout, les dirigeants qui sont dans ce schéma se crée une mystique du pouvoir où tout ce qui n’est pas dans leur bulle est le mal et doit être puni. Dans cette hypothèse, Sarko dissoudrait alors l’AN pour des raisons purement émotionnelles, quitte à ce que cela l’entraîne consciemment dans la « tombe ».

    En tous cas, je maintiens qu’en cas de dissolution la gauche devrait accepter le choix des urnes (c’est évident), mais former un gouvernement d’union nationale que les circonstances justifient. Cette union nationale aurait l’avantage d’annuler de facto l’intérêt du gambit.
    Il faut aussi noter qu’en cas de victoire de la gauche, Martine Aubry serait naturellement amenée à assumé la charge de PM (la cohabition finalement revient à promouvoir un système parlementaire), ce qui est aussi une façon de fausser les primaires socialistes. On n’en sort pas sur ce point : les circonstances contraignent ces primaires. La seule solution rationnelle que je vois est de passer à un mode de vote au consensus qui est le seul à même de brouiller les cartes des circonstances).

  5. Je ne suis pas du tout d’accord avec l’idée qu’une dissolution serait bienvenue. Je ne crois pas qu’alors que nous devons nous concentrer sur la sortie de crise un nouveau bouleversement politique apporterait quoi que ce soit, ni serait compris. Je trouve plus cohérent que le gouvernement actuel mène la politique pour laquelle il a été élu en 2007 et qu’il soit jugé sur cette dernière en 2012.

    • Pierre ne dit pas qu’une dissolution serait « la bienvenue ». Comme tout démocrate responsable, il souhaiterait, certainement, que cet exécutif là dans sa « bicéphalité » soit dans la situation de pouvoir normalement poursuivre son mandat jusqu’à son terme (quitte à changer de premier ministre) sans faire appel au peuple.

      Toutefois Pierre pense que dans une démocratie parlementaire « normale », au regard des crises que nous subissons (crise économique, politique, morale et culturelle) l’assemblée serait dissoute. C’est un scénario qui ne peut pas être écarté.

      Mais nous ne sommes pas dans une démocratie parlementaire normale. Nous ne sommes pas non plus dans un régime présidentiel, puisque le Président ne peut pas être blackboulé par les représentants du peuple.

      Nous sommes donc comme toujours les fesses entre deux chaises….avec un président de la république qui « naturellement » sans résistance, s’est arrogé des pouvoirs sur dimensionnés au regard de la fonction constitutionnelle.

      Toutefois, si crise institutionnelle il devait y avoir, ce serait le moment pour que nous réfléchissions à une nouvelle Constitution.

      Autant je n’étais pas favorable à une VIème République hors crise institutionnelle, simplement parce les choses ne s’imposaient alors pas et que changer de République ne doit pas être un gadget, autant si l’assemblée nationale devait être dissoute, au regard de la crise politique qui s’ensuivrait et du dévoiement de la fonction par Sarkozy , une réforme en profondeur de nos institutions s’imposerait.

      Peut-être qu’une convention traitant de ce sujet irait dans le bon sens….

  6. Tout cela se tient. Reste une inconnue : la rentrée de Septembre, que l’on promet agitée, autour de la réforme des retraites. Si le 07 septembre n’est qu’une journée de plus de mobilisation parmi d’autres, sans lendemain, sans s’inscrire dans la durée,… NS, alors qu’il prendra la présidence du G20 juste derrière, pourra s’offrir le luxe d’une réajustement à la marge. Si par contre, le mouvement prend de l’ampleur, on ne voit pas comment il pourrait échapper à un réaménagment en profondeur de son gouvernement, qui pourrait aller jusqu’à la dissolution. je crois en une corrélation forte entre l’ampleur/durée du mouvement social de rentrée ( Etudiant / Ouvriers / secteur Public / banlieues …), et l’ampleur du « remaniement » ministériel.

  7. Belle analyse! et bon conseil au président.
    dissolution = cohabitation
    Pierre Moscovici se voit il premier ministre de cohabitation ?
    Faire des propositions, c’est bien, mais il faut assumer.

      • Pas sûr !
        L’ampleur des problèmes posés atteint un degré qui remet en cause les données les plus fondamentales de nos certitudes des années passées.
        1788 / 2010 = années avant des chocs inouïs !
        Une certitude, l’Europe sera la seule voie du renouveau « of the thought and the stake in share » socialiste et internationaliste

      • Je n’ai aucun doute sur le fait que de brillant(e)s hommes et femmes profondément socialistes assumeraient une cohabitation avec notre président actuel ! d’ailleurs c’est déjà le cas.
        Personnellement, j’ai toujours évité de cohabiter avec n’importe qui.. la cohabitation est un plus si l’on partage des valeurs fondamentales communes.
        En République, si on ne partage pas des valeurs fondamentales communes, il y a une place de choix…. l’opposition.

    • Non, la cohabition est en fait un régime parlementaire, c’est donc au chef de l’opposition qu’échoie la responsabilité de conduire le gouvernement.

      • Admettons que la cohabitation soit une bonne chose pour la France: La chef de l’opposition, elle est d’accord pour être PM a un an des présidentielles? Je suppose que tu as évoqué le problème avec elle!
        Encore faudrait il que notre président arrète son choix sur elle…

  8. pour la nuit du 04 aout 2010 , voila un slogan
    tout trouvé :  » dissolution !  »

    mais improbable , car en 1789 , les congés payés n’existaent pas ….

  9. Ce billet est très intéressant. Il illustre la profondeur de vue de Pierre Moscovici.

    Vous êtes parmi les plus brillants commentateurs du monde politique.

    Mais pour les primaires, il faudra sortir de cette posture d’éditorialisation. Nous attendons de vous, non seulement une analyse, mais surtout des propositions. Il faut que vous nous expliquiez pourquoi ce doit être vous, le cas échéant dsk, et non un(e) autre.

    A vous de jouer.

    Bonnes vacances.

  10. Plus urgent qu’une note sur la dissolution.

    Le conflit actuel entre l’UE, le FMI et la Hongrie combattue pour avoir voulu taxer ses banques, ne peut pas laisser le PS dans l’indifférence.
    Il est possible que la présentation qui en est faite soit erronée, le silence du PS en serait d’autant plus regrettable.

  11. Le scenario d’une dissolution, avec comme arrière pensée sarkozyste une cohabitation qui favoriserait la victoire en 2012 me parait en effet improbable… pour la simple raison que je pense que Sarkozy ne supporterait pas une cohabitation, il ne supporterait pas d’être un président au pouvoir considérablement réduit… il désire trop le pouvoir, en jouit trop et a eu trop de mal à l’obtenir pour le laisser et se retrouver dans une situation de cohabitation… sans parler du terrible aveu d’echec que cela constituerait, et l’on sait aussi que Sarkozy n’est pas du genre à avouer ses erreurs, ses echecs.
    Bref, en effet, improbable.
    Ce qui serait vraiment necessaire, ce serait une démission de Sarkozy mais là ce n’est pas improbable, c’est inconcevable !

  12. Interessant…
    Si c’est envisagé à l’Elysée, cela signifie au moins qu’ils ont conscience de leur manque de crédibilité. C’est déjà ça…

  13. C’est intéressant les éléments développés dans ce billet !

    Faute d’expérience, je suis nul en scénario politique… ^^ Mais bon, je m’essaye à l’exercice :-)

    Pour la France, et pour le PS notamment, la dissolution de l’AN pourrait être un bien pour un mal…

    Elle parait nécessaire tellement la défiance envers les femmes et les hommes aux pouvoirs (et les femmes et hommes politiques de manière plus générale) est forte… mais pourrait être dangereuse pour le Parti socialiste, et donc pour la France !

    Le calendrier socialiste est, théoriquement, prêt pour la bataille aux élections présidentielles.
    Mais si nous gagnions ces éventuelles législatives… ça changerait la donne pour les présidentielles, non ? Et je ne connais pas assez le fonctionnement et le potentiel du parti socialiste pour réussir une mobilisation gagnante pour les prochaines présidentielles dans ce cas là… Ca se trouve ça lancerait une bonne dynamique ! Le Premier ministre (=Martine) = future candidate, donc plus de primaires (ce qui n’est pas forcément un mal dans cette situation).

    Et puis une année, ça ne laisse pas bcp de temps pour réformer… Quelles seraient nos priorités (fiscalité, institutions -si c’est possible-, éducation, sécurité, industrie, croissance..?) !

    En fin de compte, le tout est de bien lancer les réformes et de donner envie aux français que ces réformes continuent… bref de faire le job ^^ ! Dans ce cas là, législatives anticipées + présidentielles ça pourrait le faire pour le PS !

    Finalement, c’est à se tordre le cerveau d’essayer d’imaginer les scénarios possibles…

    J’ai du mal à croire que l’orgueil de Nicolas Sarkozy fasse qu’il demande la dissolution… ce serait un terrible aveu d’échec pour lui, et sa politique!
    Trop d’orgueil ce type !

  14. http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/poll/image/baropo07-2010/Sarkozy.gif

    Etonnante l’étude de la côte de popularité du Président de la République depuis 2002…

    Chirac est monté plus haut que Sarkozy et descendu aussi plus bas, je ne m’en souvenais pas.

    A titre personnel, je suis étonnée que Sarkozy soit encore à 35%. Ce qui, au final, n’est pas tant si mal pour sa côte au regard de l’actualité.
    Le socle de droite UMP est solide à 30% contre vents et marées.

    Je pense qu’il y a un risque de radicalisation extrême du débat durant la campagne des présidentielles, d’autant que le FN avec une UMP qui pousse très loin le discours aux frontières du tolérable fera de la surenchère. Nous en avons eu quelques exemples durant la campagne des régionales.

    Il faudra être armés et en pleine responsabilité. Je trouve, du reste, nos camarades « à gauche toute » bien calmes ces derniers temps.

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