
Ça y est, le « gros mot » est lâché. François Fillon, qui n’en parle jamais à Paris, a fini par le dire à Tokyo, devant un parterre d’investisseurs japonais et sous le regard heureux de Christine Lagarde : le véritable nom de la politique économique française est la rigueur. « De tous les budgets de l’Etat, le seul qui échappe à la rigueur, c’est celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche », a-t-il avoué dans un plaidoyer pour la zone euro. Quitte à surprendre, je confesse préférer cette franchise aux circonvolutions embarrassées, aux trouvailles sémantiques inventées pour contourner le mot, et la chose. Cela mérite toutefois de s’y arrêter un instant, pour chercher le sens caché de cette déclaration, qui ne peut être anodine, à laquelle je vois trois explications, et qui appelle, de la part de la gauche, une réflexion. Lire la suite


