Pierre Moscovici répond à vos questions

Vous avez été très nombreux à poser vos questions à Pierre Moscovici, nous vous en remercions. Voici ses réponses, en vidéo :


Nous avons rassemblé les questions par thèmes. Pour chaque thème, les questions des internautes s’affichent en sous-titre au fur et à mesure de la vidéo. Vous pouvez également retrouver ces vidéos directement sur dailymotion : http://www.dailymotion.com/playlist/x1d2ao_pierremoscovici_moscovici-et-les-internautes-1

Liste des thèmes :

1 – Équipe de France
2 – Primaires, 2012 et stratégie électorale
3 – Crise, économie et socialisme
4 – Retraites
5 – Europe
6 – DSK
7 – Université
8 – Questions diverses

Fragile démocratie

La semaine qui vient de s’écouler aura été marquée, de bout en bout, par le feuilleton de « l’affaire Bettencourt » et par ses conséquences politiques. Sur fond de suspicion envers le pouvoir, les révélations succèdent aux révélations, les démentis aux confirmations, les attaques aux contre-attaques. Petit à petit, la polémique paraît tout submerger, au risque de donner naissance à une vague populiste. Prenons-y garde : la démocratie française, déséquilibrée par un système institutionnel sans véritables contre-pouvoirs, est précieuse, elle est fragile, elle est menacée. Elle exige de nous tous des précautions, mieux des attentions, qui ne lui sont pas toujours accordées. Continuer la lecture

Débat d’orientation des finances publiques pour 2011- Intervention en séance de Pierre Moscovici

Retrouvez  l’intervention en séance de Pierre Moscovici lors du débat d’orientation sur les finances publiques qui a eu lieu le mardi 6 juillet 2010.

Ça ne peut plus durer !

Il y a quelques jours, j’écrivais ici que le gouvernement de Nicolas Sarkozy, dirigé par François Fillon, était à l’agonie. La formule avait fait sourire certains d’entre vous, persuadés peut-être que le pouvoir, dans notre curieux système politique, pouvait rester indifférent aux assauts de la société. C’est en réalité tout le contraire : la démocratie d’opinion a pris le dessus, la pression du mécontentement a emporté une première digue. Deux ministres ont, en effet, démissionné hier. Alain Joyandet, tout d’abord, a quitté le navire, dans la foulée Christian Blanc a été prié d’en faire de même. Aujourd’hui, la droite tente, laborieusement, d’expliquer qu’il s’agit là des premiers gestes de la « République irréprochable » qu’évoque désormais le Chef de l’Etat et souligne que les situations des démissionnaires – lâchés par leur collègues d’hier, désignés par eux comme des brebis galeuses avec une rare inélégance – n’a rien à voir avec celle d’Eric Woerth. Ces départs donneraient un sursis à l’attelage gouvernemental, ils offriraient un ballon d’oxygène à une droite à bout de souffle. Selon moi, c’est tout le contraire, le signe que cette situation délétère est intenable. Continuer la lecture