Après la Rochelle : construire l’alternance

L’Université d’été du Parti socialiste, à la Rochelle, s’est achevée hier. Permettez-moi une confidence : j’ai toujours été partagé à l’approche de ce rendez-vous, jamais exonéré d’hypocrisie et parfois de coups bas – je garde un souvenir évidemment détestable de l’été 2008 – et qui risque surtout, à chaque fois, de tourner à l’exhibition d’égos bronzés, détendus, ressourcés, devant des Français qui n’ont pas tous cette chance. Il s’agit en même temps d’un moment fort de la rentrée politique, et de l’occasion de rencontrer, dans une ambiance conviviale, militants et élus pour préparer l’année qui vient. Il y a, au « festival de la Rochelle », des bonnes et des mauvaises années, des universités de déchirement – ce fut le cas à la veille du Congrès de Reims – des moments de dépression – comme en 2009, où nous sortions de la déroute des élections européennes, où régnait une atmosphère funèbre. 2010 est assurément un bon crû, placé sous le signe de l’optimisme, des propositions et de l’affichage de l’unité, ponctué par un discours final solide de Martine Aubry, la première secrétaire. Sans vouloir remettre en cause cette sensation, je voudrais ajouter trois notations personnelles, qui sont pour moi autant de convictions. Continuer la lecture