Qu’est-ce que la réforme ?

En guise d’ouverture du débat idéologique et intellectuel qui se déroulera pendant l’année qui vient, je veux ici poser une question essentielle, car préalable à l’approche de l’ensemble des projets qu’il appartiendra à la gauche de proposer aux Français : qu’est-ce que la réforme ? Pour ce faire, je reprendrai ici l’essentiel des propos que j’ai tenus lors des « Etats généraux de la gauche », organisés à Grenoble par « Libération » et le « Nouvel Observateur », le 19 juin 2010.

Cette question, bien sûr, est déterminante pour la gauche. Car la réforme est son patrimoine, sa raison d’être. Car réformer est la tâche, le rendez-vous que nous aurons peut-être avec le pays en 2012. Force est de constater que la gauche est, sur ce terrain, confrontée à une entreprise de captation idéologique par une droite sarkozyste qui a conservé ses fondamentaux – qui veut incarner l’ordre et la sécurité, joue avec la xénophobie… – mais qui tente aussi de s’approprier le mouvement, l’intervention de l’Etat, prétend promouvoir la régulation et défendre la justice. Il y a là un challenge qu’il nous appartient de relever, auquel nous devons apporter des réponses, fournir des répliques. Pour ce faire, commençons par dire ce que la réforme n’est pas, et pour être clair qu’il n’y a pas de réformisme de droite probant. Pour cela, il suffit d’évoquer l’histoire. Celle-ci montre à l’envi que toutes les avancées sociales de ce pays – les 40 heures puis les 39 et les 35 heures, la Sécurité sociale et l’Etat-providence, la progressivité de l’impôt, plus près de nous l’APA, la CMU, le RMI, la CSG… – ont été – à l’exception peut-être du RSA – décidées à l’initiative de la gauche – qu’il s’agisse de la mise en oeuvre du programme du Conseil national de la Résistance, ou de l’action des gouvernements de Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard, Lionel Jospin.

Au contraire, la droite française procède à un véritable dévoiement de la notion de réforme. Nicolas Sarkozy et François Fillon n’ont que ce mot à la bouche, tentant au contraire de faire passer la gauche, et les socialistes, pour les champions du conservatisme, les avocats du statu quo. La démarche suivie sur les retraites prouve l’imposture du prétendu réformisme sarkozyste. Elle a été marquée, en effet, par le double langage : la finalité théorique de la « réforme » est la justice, la réalité des mesures proposées est la concentration de tous les efforts, essentiellement démographiques, sur les assurés sociaux, à travers le report de l’âge légal de la retraite à 62 ans. Le texte voté dans la chaleur du mois de juillet par la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale est, dès lors, à la fois inique et punitif. Sa définition procède, quant à elle, d’un simulacre de concertation, le gouvernement n’ayant cessé de jouer avec le calendrier, présentant ses propositions pendant la Coupe du Monde de football, adoptant au Conseil des ministres le projet de loi le 13 juillet, le soumettant à l’Assemblée nationale le jour de la rentrée scolaire, après avoir consciencieusement dissimulé ses orientations, pourtant établies et transparentes, à ses interlocuteurs syndicaux et politiques. Au total, cette « réforme », sur laquelle Nicolas Sarkozy compte s’appuyer pour sa réélection en 2012, est une provocation, elle est marquée par une approche déséquilibrée et injuste, elle constitue une attaque supplémentaire contre le modèle social français : après le « paquet fiscal » de l’été 2007, le quinquennat en cours sera marqué par le « paquet retraites » de l’été 2010.

Nicolas Sarkozy et François Fillon n’ont que ce mot à la bouche, tentant au contraire de faire passer la gauche, et les socialistes, pour les champions du conservatisme, les avocats du statu quo

Cet exemple n’est bien sûr pas unique, il est symptomatique d’une démarche de déconstruction des services publics. Car le pouvoir, qui a tiré la Vème République vers ses penchants les plus coupables et fait tourner nos institutions autour de l’hyper-présidence du chef de la droite, conçoit l’Etat comme une entreprise. Les ministres sont des managers, au demeurant peu mobilisés et motivés, chargés de mettre en oeuvre, à travers la RGPP, une politique de diminution du périmètre du service public, de plus en plus absent de nos territoires, y compris dans les fonctions républicaines de l’Etat comme la sécurité : il ne sert à rien de prétendre à une reprise en main affirmée avec autorité, de destituer tel ou tel Préfet – aménageur pour le remplacer par un policier, si les effectifs présents sur le terrain sont sans arrêt moins nombreux. La rigueur, je l’ai dit, est là : elle se traduit surtout par un appauvrissement constant et méthodiquement organisé de la présence de l’Etat, et de ses moyens humains. Cette incompatibilité de la notion de réforme avec les conceptions de la droite a un fondement : il n’est pas de réforme qui vaille sans finalité progressiste, sans volonté de faire avancer la cohésion sociale. Cette réalité est d’autant plus forte, s’agissant du pouvoir sarkozyste, que celui-ci incarne en fait une droite réactionnaire, plus encore que conservatrice, vouée à la défense d’intérêts restreints et même étroits.

il n’est pas de réforme qui vaille sans finalité progressiste, sans volonté de faire avancer la cohésion sociale

Cela ne permet pas pour autant de clore le débat sur la réforme à gauche. La confrontation a changé de nature, elle n’oppose plus la réforme à la révolution. L’opposition radicale entre ces deux termes a été la source du schisme entre le Parti communiste et la SFIO lors du Congrès de Tours. Elle sous-tend aussi le pluralisme, et même l’éclatement, du paysage syndical français. L’idée révolutionnaire peut encore séduire, elle est largement obsolète. Plus personne ne croit sérieusement à la possibilité de changer de système, l’éventualité d’une contre-société, d’un modèle alternatif n’a plus cours. Il reste possible, toutefois, de changer le système, de changer radicalement dans le système : c’est ainsi qu’il faut penser nos rapports avec le capitalisme. La chute du communisme et l’effondrement du mur de Berlin ont certes mis fin à l’idéal communiste, ils ont atténué les clivages à gauche, mais ne les ont pas fait disparaître.

Plus personne ne croit sérieusement à la possibilité de changer de système, l’éventualité d’une contre-société, d’un modèle alternatif n’a plus cours. Il reste possible, toutefois, de changer le système, de changer radicalement dans le système

Le réformisme n’est pas encore un principe unificateur validé par tous. Les nuances, voire les divergences en notre sein sont encore très significatives. Elles concernent d’abord l’analyse de la crise, perçue par tous comme globale, mais susceptible de déboucher sur des solutions plus ou moins radicales. Cela va de pair, bien sûr, avec un degré plus ou moins élevé d’acceptation de l’économie de marché. La gauche ne s’accorde pas non plus tout à fait sur le rôle de l’Etat : celui-ci est reconnu par toutes ses composantes, mais la croyance en son efficacité est plus ou moins forte, comme l’extension attendue de son périmètre. Inversement, le jugement porté sur le degré de décentralisation des décisions est plus ou moins positif. Je ne surprendrai personne en rappelant que la gauche continue de débattre sur le sens, la nature, la force de l’engagement européen, que tous revendiquent en paroles, mais que certains refusent en actes. Enfin s’est introduit un dernier débat, de plus en plus marquant, sur la croissance, que l’on peut aussi formuler différemment, en soulignant l’importance différente accordée par les uns et par les autres à l’économisme et au développement durable.

Le socialisme, quant à lui, est forcément un réformisme. Il vise une transformation sociale graduelle, dans le cadre d’une économie de marché qui est, certes, le mode d’allocation des ressources le plus performant, mais qui reste sous optimale, et ne permet ni la justice, ni la réalisation du plein-emploi, ni la régulation en cas de défaillance du capitalisme financier. La réforme est notre voie, elle ne peut être que progressive, concrète, réaliste, financée, elle suppose l’acceptation d’une dose raisonnable de compromis, qui n’exclut en rien la prise en compte de rapports de forces. Les discussions que je viens d’évoquer peuvent parfois séparer le Parti socialiste de ses partenaires, elles le traversent lui-même. C’est dire qu’il reste encore des clarifications à opérer, des cohérences à trouver pour définir une plate-forme réformiste commune, susceptible de nous permettre de gouverner un pays compliqué, dans un monde en plein bouleversement et au sein d’une Europe en crise. J’y reviendrai la semaine prochaine, pour mieux cerner les contours du réformisme radical que j’appelle de mes voeux.

Photo: CC par Zigar

15 réflexions au sujet de « Qu’est-ce que la réforme ? »

  1. en premier lieu , j’appuie la remarque de Nathalie sur la pseudo-
    indépendance des syndicats vs des partis de gauche ,stop a cette
    hypocrisie et unissons nos forces!! (c vite dit, mais il y a des convergences a mettre en oeuvre)

    en ce qui concerne ,l’UE ,elle reste pour beaucoup de citoyens ,une institution lointaine, opaque,contraignante,pesante
    et malcomprise d’ou l’abstention aux dernieres élections
    le PSE, doit avoir une mission pédagogique , mais il est déconnecté des militants-non-élus ,pourtant ce sont eux qui votent en majorité .
    sur le probleme des roms ,il avait l’occasion de prendre l’initiative pour proposer une action coordonnée :
    -pression sur la roumanie et la bulgarie pour qu’elles
    intégrent ces populations
    -controle des subventions européennes accordées pour l’
    l’éducation

    à bientot pour parler de la reforme radicale et de la soc-dem
    honneur à ce blog initié par Pierre Moscovici
    2012 , une année capitale!!

  2. Sondage étonnant : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100825.OBS8953/exclusif-sondage-le-choc-dsk.html

    DSK gagnerait toujours face à Sarko, mais avec un score canon de 59/41.

    Autre étonnement, Hollande arriverait à faire jeu égal avec Sarkozy alors que Royal perdrait.

    La droit va entrer dans une zone de turbulences majeures et a peu de chance de se reprendre d’ici l’échéance. A nous d’être pro et responsable pour tenir le cap, et nous tenir prêts à tous les coups de Jarnac.

    • Mais pourquoi tester Hollande et pas Moscovici, Valls ou Montebourg ? Il ne surnage pas par rapport aux autres dans les sondages de popularité et ne me parait pas une candidature alternative de 3e voie !

  3. Pourquoi ne pas envisager simplement une révolution ?
    Les temps sont pourtant propices. Révolution des moeurs, des coeurs et des corps. Que cette trêve estivale vous permette de mesurer l’étendue de ce qui se prépare, à l’insu de votre plein gré.

    • Morts, sang, souffrance, destruction, sans oublier que cela finit généralement par une dictature. Si on peut s’en passer, ce serait aussi bien.

    • J’ai honte pour ceux qui parlent de révolution, c’est faire tellement peu de cas de la vie humaine

    • L’outrance n’a jamais été le moyen le plus efficace de faire avancer les choses

  4. Je me permets de rappeler ici à tous ceux qui seront à la rochelle que b2g se réunit ce vendredi à 18h30 à la salle de l’Oratoire.

  5. Communiqué CFDT, CFTC,CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

    Retraites : rien n’est joué !

    Le 7 septembre, imposons nos revendications !

    Après les fortes mobilisations du premier semestre, et notamment le 24 juin dernier, les multiples initiatives qui ont ponctué l’été,montrent la détermination des salariés à faire entendre leurs revendications et leurs propositions concernant le projet de réforme des retraites dont le contenu est injuste et inacceptable.

    La période estivale a été marquée par la persistance de la crise économique et sociale – la situation du chômage s’aggravant encore notamment pour les jeunes – et par l’annonce de mesures de rigueur supportées essentiellement par l’ensemble des salariés. Le gouvernement poursuit une politique inadaptée en terme d’emplois et de pouvoir d’achat qui accroît les inégalités.

    Au moment où le projet de réforme des retraites va être examiné par le parlement, les organisations syndicales rappellent leur ferme opposition à celui-ci. Cette réforme ne répond pas aux enjeux actuels. Les questions d’emploi notamment pour les jeunes et les seniors, celles des inégalités hommes-femmes, de la pénibilité,d’un financement durable appuyé sur une autre répartition des richesses produites, non seulement ne sont pas traitées, mais font porter à plus de 85% les efforts sur les salariés.

    La remise en cause des 60 ans avec le report à 62 et 67 ans des âges légaux va fortement pénaliser les salariés et notamment ceux ayant commencé à travailler jeunes, ceux ayant des carrières chaotiques et incomplètes, en particulier les femmes.

    Les organisations syndicales considèrent aujourd’hui que rien n’est joué et appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à poursuivre la construction d’une mobilisation de grande ampleur et à faire du 7 septembre prochain une journée massive de grèves et de manifestations.

    Le gouvernement et les parlementaires doivent entendre la mobilisation des salariés et répondre à leurs revendications pour d’autres choix en matière de retraites, d’emploi et de pouvoir d’achat.Les organisations syndicales se réuniront dès le 8 septembre pour analyser la situation et décider des suites unitaires à donner rapidement à la mobilisation.

    Le 23 août2010

  6. C’est un peu la guerre entre la droite et la gauche actuelles que de se positionner sur le court ou le long terme

  7. Réformer pour moi, veut dire changer graduellement et structurellement les choses, les changer dans un but structurel réfléchi.

    Sarkofillon change certes des choses (comme la droite en général), mais ne change jamais le système lui-même.
    Si j’ose une métaphore, la droite est prête à s’attaquer au papier peint, mais certes pas aux murs et aux fenêtres. On change la déco, on conserve la maison.

    La gauche a besoin de changer la maison car nous estimons que cette maison n’accueille pas bien tout le monde, que tout le monde n’y est pas bien à sa place.

    Question subsidiaire : quid de la refondation.
    La rénovation du parti fait partie de la réforme de la maison socialiste (et encore y-a-t-il chez certain l’expression d’un besoin de conservatisme). Refonder revient en fait à se poser l’idée même de la maison. Vivre dans une tente est très bien lorsque le climat est clément et que la tribu n’est pas trop nombreuse. Mais objectivement, lorsque les tempêtes deviennent nombreuses et fortes, lorsque les conditions sanitaires ne peuvent plus gérer une très grande tribu, il faut remettre en cause l’idée de tipi et inventer autre chose. La refondation est donc une évolution idéologique structurelle contrainte par une réalité qui a changé. La rénovation est une évolution idéologique également, mais par rapport à la même réalité. Elle est donc forcément moins brutale, plus facilement acceptable.
    Quel est le critère de choix ? Si la réalité a effectivement changé, la rénovation échouera forcément. Si elle n’a pas vraiment changé, la refondation est une aventure périlleuse non justifiée. Il faut donc être capable de comprendre la réalité.

  8. Réformer c’est aussi construire l’UE sur le plan politique. Les partis ont aussi pour rôle un devoir d’information et de sensibilisation des électeurs aux décisions de l’UE. Savent-ils que la PAC, la PCC, la politique monétaire et la politique des transports sont des politiques communes , qui ne sont plus de la compétence de notre Etat , devenu un Etat régionaliste.Et que toutes les politiques communautaires vont dans ce sens.
    Vous êtes assez bien placé pour jouer un rôle sur ce plan. Je vous avez contacté en vous parlant de mon Cercle d’influence européen.Vous n’avez pas répondu. Je le regrette.
    Eva Joly enfin ! Vous devriez travailler avec elle. Oui, tout le contraire de notre président actuel, un avocat schizophrène, qui s’attaque aux libertés publiques, à l’indépendance de la justice. Ce magistrat est une femme de caractère qui incarne la justice,l’intégrité, l’écologie, l’Europe éclairée, la méritocratie,et non le népotisme, mais aussi la post modernité version scandinave.
    En ce qui me concerne, l’Etat fédéral est le système le plus démocratique. En France, l’esprit jacobin c’est le conservatisme. La Réforme. C’est l’UE.
    Voilà longtemps qu j’aimerais en parler avec vous, avec Pascal Arnac et quelques amis. Lorsque mon beau-père a travaillé pour vous, installer un énarque dans le Doubs semblait un défi. Et pourtant les esprits ont évolué.
    La crise est une fenêtre d’opportunité pour faire avancer l’UE et la France.
    Dépassons la médiocrité ambiante et donnons toute sa place à l’Europe politique, qui d’OPNI deviendra, un vrai modèle démocratique à l’aune de l’Allemagne et une vraie puissance économique, capable de ravir la première place à la Chine. Mais n’est pas trop tard? Je garde un espoir.
    Bien à vous Pierre, Fabienne Seveyras-Durand

    • Le rêve européen vous habite encore, mais rien ne l’etaie aujourd’hui, la crise grecque a mis à nu la zone euro et rien ne nous dit que la prochaine secousse ne va pas l’abattre.

      Pour Madame Eva Joly je serai plus réservé que vous, la « juge » a toute mon admiration, mais la « politique » a mélangé les genres et s’est permis une remarque indigne sur DSK, la disqualifiant.
      Tenir son rang fait partie des qualités requises.

  9. Tu écris que le réformisme n’est pas encore un principe unificateur validé par tous.

    L’évolution de certaines crises peut conduire à des prises de décision plus radicales que prévues.

    Je vais tenter de donner quelques exemples de situations réelles qui sont soumises à notre réflexion.

    L’activité schizophrénique de l’ensemble du monde bancaire, peut-être connue de l’élite politique mais ignorée du citoyen, devrait conduire à la recherche de solutions de verrouillage maximum de certaines pratiques. La mobilisation est molle à droite (on comprend !), elle frileuse au sein du PSE – on se réveille quand et comment ?

    L’UE a étalé ses faiblesses tout au long de la crise et personne ne voit son ressaisissement dans la suite, tout aussi dangereuse – est-elle morte ?

    L’inégalité des chances qui ne bouge pas, l’étudiant pauvre toujours aux prises avec des difficultés matérielles, l’incertitude des recherches de travail, les salariés et les retraités pauvres qui le restent, tout cet ensemble, né de la volonté de droite de la précarisation d’une partie de la population, ne peut-il pas trouver un espoir dans la formulation d’une demande d’ »allocation universelle » correspondant aux besoins ordinaires de chacun, avec des droits et des devoirs radicaux ?

    Est-ce du réformisme ou de la révolution ?

    • Le réformisme exige aussi le décloisonnement, notamment, nous concernant, entre syndicalisme et politique.
      Je ne supporte plus cette hypocrisie qui tendrait à faire croire que les syndicalistes ne s’occuperaient pas de politique quand les politiques ne regarderaient pas ce que font les syndicalistes (même topo pour les associations).

      Est ce que la droite se gêne pour s’appuyer sur le médef?

      Nous ne pouvons plus nous permettre ces figures de style. Il y a maintenant urgence.

      Toutes les forces de progrès de ce pays doivent s’appuyer les unes sur les autres pour avancer….
      à la manière des travaillistes du début du XXème siècle.

      Et j’espère très fort que les rassemblements et manifestations des 4 et 7 septembre iront dans ce sens.

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