« Le PS doit eviter le conservatisme et ne pas se contenter de la compassion » – Le Monde

Photo : Victor Pescheux

Tribune parue dans le journal le Monde daté du 26 août 2010

Il y a, dans la vie d’un pays, des moments cruciaux où se dessine et se construit l’avenir. Le rôle des hommes et des femmes politiques, c’est de savoir comprendre les défis qu’ils posent, et d’y répondre en écoutant les attentes des Français. Y répondre, c’est travailler sans relâche pour élaborer des propositions concrètes, inventives et crédibles. C’est tout le sens du Discours sur la réforme prononcé par Jean Jaurès lors du Congrès de Toulouse en 1908. « Nous aurons beau indiquer, dit-il, à une grande nation un but admirable, elle ne se risquera pas derrière nous si nous n’avons pas, par de larges échappées, tracé le chemin qui doit la conduire ». Ce chemin, l’heure est venue de le tracer.

Crucial, le moment présent l’est bien des égards. Après des années d’injustice et de brutalité dans l’exercice du pouvoir, les Français attendent davantage qu’une alternance : ils exigent une alternative à l’ère Sarkozy. Seuls les socialistes peuvent incarner ce renouveau. Mais – pourquoi le taire ? – beaucoup de nos concitoyens doutent encore de la capacité de la gauche à gouverner notre pays. Il y a là un paradoxe qui n’est pas propre à la France : après la vague libérale et la financiarisation débridée des années 2000 qui ont débouché, partout en Europe, sur la crise économique et sur la montée du chômage et des inégalités, les conditions semblaient réunies pour un nouveau cycle progressiste. Pourtant, les partis socialistes et sociaux-démocrates européens n’ont que rarement réussi ces dernières années à conquérir le pouvoir, faute d’avoir su tracer des voies nouvelles susceptibles de se traduire dans un projet de gouvernement.

Cette contradiction peut être dépassée, mais il faudra pour cela le courage d’aller au delà de nos conceptions traditionnelles. Cela suppose de bâtir un projet socialiste qui évite l’écueil du conservatisme et ne se contente pas de la compassion. En effet, s’il est légitime de défendre, face à une politique de droite régressive et aveugle, les fondements de notre modèle social et les fonctions régaliennes de l’Etat – la sécurité, l’éducation, la santé et la protection sociale, la justice- cet objectif n’est pas, et ne doit pas être, synonyme d’immobilisme ou de conservatisme. Ce serait renier notre identité, dont l’essence est la quête incessante de la justice sociale et du progrès. Ce serait abandonner les plus fragiles, ceux qui ne bénéficient pas de protections acquises. Ce serait s’exposer aussi à voir s’amoindrir notre rôle sur la scène internationale. Ce serait enfin laisser la droite faire croire qu’elle seule peut porter un discours de réforme et être crédible. L’alternative existe : elle passe par la conquête de nouveaux droits et de protections plus fortes, tenant compte de l’évolution de l’économie, de la démographie et du marché du travail. C’est tout l’enjeu notamment de la mise en place d’une véritable sécurité sociale professionnelle.

L’alternative existe : elle passe par la conquête de nouveaux droits et de protections plus fortes, tenant compte de l’évolution de l’économie, de la démographie et du marché du travail

Responsabilité, ambition et audace sont la clé de voûte du projet que nous devrons présenter aux Français. Il nous faut dire la vérité et avoir le courage d’affronter les questions les plus complexes, qui sont souvent les plus cruciales pour l’avenir. Car les Français sont informés et conscients de la gravité de la situation du pays : nous pouvons faire confiance à leur intelligence. Pour gagner l’élection décisive de 2012 et réussir ensuite, la gauche ne pourra pas offrir que du sang, de la sueur et des larmes, faute de quoi elle renoncerait à sa mission de transformation sociale et de réduction des inégalités. Mais elle doit assumer un véritable projet de gouvernement, prenant en compte ces défis : gouverner n’est pas, comme d’aucuns continuent de le penser à gauche, une maladie honteuse ou un long remord, mais une impérieuse nécessité pour que nos propositions ne soient pas de vains songes.

Pour cela, il y a un préalable : la dette publique doit cesser de croître. Elle est en effet notre ennemie à tous, car un pays trop endetté ne peut ni investir pour préparer l’avenir, ni développer les services publics. L’ensemble des propositions fiscales du Parti socialiste – simplification et progressivité de l’imposition du revenu avec un grand impôt citoyen, redéfinition de la fiscalité du patrimoine, lutte contre les niches fiscales injustifiées, développement d’une fiscalité écologique incitative et non punitive – telles que présentées dans le texte de la Convention sur le modèle de développement du Parti socialiste que j’ai eu l’honneur d’animer sont un premier pas. Nous devrons aller plus loin, être plus audacieux et plus cohérents encore.

La dette (…) est notre ennemie à tous, car un pays trop endetté ne peut ni investir pour préparer l’avenir, ni développer les services publics

En ce qui concerne les retraites, le Parti socialiste doit être à la fois combatif et clair. Si l’allongement, à terme, de la durée de cotisation peut être la conséquence inéluctable d’une espérance de vie qui augmente, nous défendrons sans relâche la retraite à 60 ans et une meilleure prise en compte de la pénibilité : le relèvement de l’âge légal ne frappe en effet que les salariés qui ont commencé à travailler tôt et souvent durement. Nous devons, sur ces questions, faire reculer le pouvoir dans les semaines qui viennent.

Être responsable, c’est aussi lutter contre des pratiques du pouvoir qui ne peuvent plus être tolérées et défendre les fondamentaux de notre démocratie, quotidiennement mis en défaut aujourd’hui : l’indépendance de la justice et de l’audiovisuel public, le rôle du Parlement, les libertés locales.

Etre ambitieux et audacieux, c’est enfin prendre à bras-le-corps les sujets de société essentiels. La surenchère pathétique  et brouillonne d’annonces et de lois du sarkozysme ne tient même plus lieu de cache-misère. Sur la sécurité, la gauche doit refuser le manichéisme que le Président de la République tente d’imposer, pour assumer qu’entre sanction et prévention, entre sûreté et libertés, la lutte contre la délinquance est un service public essentiel et noble, qui mérite une approche globale et des moyens à la hauteur de sa mission. Sur l’éducation, nos propositions doivent permettre de lutter contre l’échec scolaire et de construire un avenir à nos enfants. Il est urgent aussi, dans un contexte de vieillissement démographique, de faire à nouveau confiance à l’immigration et de donner une chance à ceux qui sont venus dans notre pays d’y vivre en respectant les droits et les devoirs fixés par les lois de la République. Ces sujets, la gauche doit les aborder de front pour ne plus laisser la droite répondre à la dette par le déficit ou par l’austérité qui casse la croissance, à l’insécurité par la brutalité, et à l’immigration par la peur de l’autre, comme le Président de la République l’a encore fait, il y a un mois, à Grenoble.

Sur la sécurité, la gauche doit refuser le manichéisme que le Président de la République tente d’imposer, pour assumer qu’entre sanction et prévention, entre sûreté et libertés, la lutte contre la délinquance est un service public essentiel et noble, qui mérite une approche globale et des moyens à la hauteur de sa mission

Et n’oublions jamais que, si nous voulons construire – pour les décennies à venir et non seulement pour un quinquennat- une société plus juste dans un monde ouvert, seule l’Europe nous donnera la puissance d’avancer. Nous ne pourrons repenser notre projet qu’en lien avec les autres gauches européennes qui sont plus que nos alliés, notre famille.

Ce projet de gauche, qui passe par une puissante régulation financière et économique, par la défense de l’égalité réelle à travers la redistribution et la solidarité, par l’attachement indéfectible à l’Europe, le choix résolu de la social-écologie et l’affirmation d’un réformisme aussi responsable que radical, on peut l’appeler la social-démocratie : je suis aussi fidèle à cet héritage qu’attaché à son renouvellement. Ce projet, je suis prêt à le développer et à le défendre pour qu’il soit entendu dans le débat politique, en commençant par les primaires du Parti socialiste. J’ai assez défendu le principe pour refuser qu’elles ne se réduisent à un simulacre ou à un sacre. Elles doivent au contraire permettre la confrontation démocratique et équitable entre différentes conceptions d’une politique de gauche et de l’exercice du pouvoir, entre les représentants des sensibilités et des générations diverses qui composent notre famille politique.

Ce projet, je suis prêt à le développer et à le défendre pour qu’il soit entendu dans le débat politique, en commençant par les primaires du Parti socialiste

Ma position est connue : j’ai la conviction qu’une candidature sociale-démocrate, porteuse d’une nouvelle offre politique, est indispensable au Parti socialiste et à la réussite de l’action d’un gouvernement progressiste, dont la France a besoin pour sortir de l’expérience brutale, traumatisante, que lui inflige Nicolas Sarkozy. C’est pourquoi je soutiendrai Dominique Strauss-Kahn s’il souhaite être notre candidat à l’élection présidentielle. S’il ne l’est pas, je suis déterminé à porter les couleurs et le projet de cette gauche ouverte, ambitieuse et crédible pour laquelle je me bats, avec beaucoup d’autres. Je m’y prépare. C’est une tâche aussi grave que passionnante. C’est une « large échappée », une belle échappée qui, je le souhaite, nous conduira à tracer le chemin.

Retrouvez également cette tribune sur Le Monde.fr

19 réflexions au sujet de « « Le PS doit eviter le conservatisme et ne pas se contenter de la compassion » – Le Monde »

  1. Quand tu écris « L’alternative existe : elle passe par la conquête de nouveaux droits et de protections plus fortes,… par la mise en place d’une véritable sécurité sociale professionnelle. », je voudrais être certain de bien comprendre
    .
    Je crois que les prévisions d’un dérèglement majeur du capitalisme financier sont exactes, même si le calendrier ne peut pas être connu.

    Ce constat conduit aux situations durables suivantes:
    *Incapacité des enfants défavorisés à sortir de leur « fatalité »
    *Salariés et retraités pauvres en nombre croissant.
    *Autres salariés en CDI ou CDD bousculés par les turbulences de leurs secteurs.

    La première et peut être la seule réponse à cette situation est l’allocation de ressources correspondant à chacun pour ces besoins élémentaires, de sa naissance à sa mort – La réalisation d’un travail ou l’éducation/formation y c. en pension ou l’acceptation des soins seraient la contre partie de chacun.

    En contre partie de cette avancée capitale du « bonheur social », la gauche accepterait sans réserve la libre entreprise sauf dans les domaines régaliens.
    L’éducation, l’eau et la santé rejoindraient les domaines régaliens dans la gestion publique.

    Suis-je dans le cadre de ton propos ?

  2. à ceux qui effectuent un passage sur ce blog ,mais qui ne veulent voter DSK, dans aucun cas ; merci de votre visite!!!
    à bientot ???

  3. Bonjour Pierre, c’est une très bonne tribune,

    C’est peu dire que la mondialisation fascine, c’est peu dire qu’elle inquiète. En particulier dans une Europe autrefois dominante et où l’hémorragie de l’activité et de l’emploi paraît sans fin. Un million de personnes vont arriver en fin de droit en 2010. Avec un sentiment que les sacrifices pèsent beaucoup sur les uns et en épargnent beaucoup d’autres. Pour répondre aux défis qui nous attendent, avec tout le respect à DOminique Straus Khan, il n’incarne ni l’avenir, ni le renouveau, mais surtout la confiance ne sera pas au rendez-vous – Merci de maintenir ta candidature.
    Nadia

  4. Il faut un candidat qui rassemble afin de battre ceux qui détruisent les valeurs de la France. Eva Joly pour rassembler à gauche? DSK pour ouvrir l’éventail au centre droit? Martine Aubry? Pierre Moscovici? Même si je me sens proche de ses idées, et que je le croise dans de nombreuses manifestations parisiennes, Mélenchon ou Mme Buffet ne me semble pas pouvoir rassembler assez de voix pour battre les contrerépublicains.
    La leçon de Mitterrand est-elle encore d’actualité?
    Camarades, faisons tout pour faire en sorte que cette période ne soit qu’une parenthèse contre-historique: et ce, de la fête de l’humanité à DSK, des manifestants tout syndicat confondu, ceux du 15 juin et ceux du 24 juin 2010. Rassemblons-nous sur la priorité de l’emploi et de d’une Union européenne sociale, efficace et tournée vers l’écologie.
    M. Moscovici, pourries-vous me répondre sur la politique menée à l’endroit des populations Roms s’il vous plaît?
    Laurent Dumont.

  5. Deux tribunes en deux jours dans le Monde! Quelle activité Pierre! Bravo pour ton passage dans le journal de la mi-journée sur France Inter. Je t’ai trouvé excellent.

    Les mois qui viennent s’annoncent décisifs dans l’optique d’une candidature Strauss Kahn. Nous devons travailler et affiner notre argumentaire sur les bienfaits d’une telle candidature:
    -en opposition à la droite actuelle
    -au contexte actuel
    -aux bénéfices qu’en retirerait la gauche.

  6. Monsieur Moscovici
    Je me présente.
    Je vous ai entendu à l’instant sur France Inter, tenter une nouvelle fois de substituer la social démocratie au socialisme et affirmer que vous ne connaissiez pas d’électeur de gauche qui ne fasse pas confiance à M. Strauss-Kahn.
    Je me présente donc : je suis de gauche et ne mettrai jamais de bulletin DSK dans quelque urne que ce soit !
    Je vous salue. A bientôt ?

    • je suis de gauche moi aussi et comme jr chauvin je ne mettrai JAMAIS de bulletin dsk ds l’urne.
      et ne vous en déplaise mélanchon est le seul à mes yeux et à bcp de mes amis à représenter une gauche digne de ce nom!!!
      pauvre pauvre PS!

  7. Je penses que la rentrée actuel va peser sur la primaire et le projet socialiste.

    Actuellement tout le monde est proche dans les sondages avec une petite avance a DSK.

    Mais on ne connait rien sur les projets de chaque candidat pour la primaire.
    Si la rentrée est très sociale(ce que j’espère) et que la sécurité devient a nouveau un thème majeur alors je pense que la primaire va être une surprise.

    • Pas sûr, qui pourrait être la surprise dans une primaire ? Les quadras sont connus mais très loin derrière, Ségolène n’est plus une surprise, Martine et DSK jouent un pas de deux en attendant…

  8. Monsieur Moscovici,
    Félicitation pour votre tribune. La politique menée à l’endroit des populations Roms n’est-elle pas un aveu d’échec de la droite, au pouvoir depuis 10 ans? F.Mitterand avait anticipé avec H.Kohl la venue d’une guerre civile aux frontières de l’Union Européenne au début des années 1990, alors que la guerre de Yougoslavie faisait rage. Pour éviter une « balkanisation » de certains pays, victimes de l’implosion du bloc de l’Est, les dirigeants d’alors avait anticipé, par une lecture de l’histoire, d’hypothétiques malheurs et avaient pris une responsabilité européenne. Mais celle-ci engendrait de mettre en place dans les années à venir une politique européenne d’accueil de ces populations lorsqu’elle seraient amenées à circuler dans l’Union. C’est le sens de l’appel du premier ministre roumain pour une politique d’intégration des ces populations à l’échelle européenne.
    Cela fait 10 ans – que dis-je, depuis 1995, qu’ils n’ont rien fait, à croire que leur cynisme les pousse à ne rien faire pour récupérer quelques voix choisies, elles aussi, préférant la politique des charter, le curatif, à la prévention, et à la construction réelle de l’Union européenne. Ces hommes attisent les haines à tous les étages, à toutes les échelles.
    Un marché de 450 millions de consommateurs sur la place mondiale, face à la Chine, au Brésil, demande la mise en place de quelques politiques d’accompagnement solidaires: rappelons-le. Mais tout cela doit être difficile à comprendre pour une classe ayant été tout compte fait davantage eurosceptique qu’européen.
    Courage Monsieur Moscovici, le peuple sait les sacrifices d’une vie, par passion aussi, que vous consacrez à sauver la dignité de notre pays et ses valeurs. Faites que ce ne soit qu’une parenthèse contre-historique. L.D.

  9. Texte intéressant dans l’ensemble.

    Quelques remarques.

    « Nous ne pourrons repenser notre projet qu’en lien avec les autres gauches européennes qui sont plus que nos alliés, notre famille. »

    C’est important de l’affirmer.

    On peut toutefois regretter que le PS n’ait pas eu l’idée de convier nos camarades socialistes européens à participer aux conventions sur le nouveau modèle économique, que Pierre a dirigé, et celles à venir sur l’éducation et l’international.

    Je sais bien que le produit de ces conventions ne constituent pas le projet socialiste à venir mais c’est une occasion manqué à mon sens.

    « J’ai assez défendu le principe (des primaires) pour refuser qu’elles ne se réduisent à un simulacre ou à un sacre »

    Comme je l’ai déjà dit, les primaires ne sont pas une fin en soi. Si un(e) candidat(e) s’impose et que d’autres se désistent, alors ce sera une primaire de confirmation. Mais jusqu’ici rien n’empeche à tout postulant de candidater.

    • Monsieur Moscovici, j’ai lu votre tribune dans Le Monde, elle m’a beaucoup plu. Nous avons besoin d’une gauche véritablement réformiste autant que réaliste. Nous comptons sur des gens comme vous pour tenir un discours de vérité et éviter les propos populistes et lénifiants

  10. Quand vous dites « il ne faut pas se contenter de la compassion », est-ce que c’est une critique plus ou moins directe de Martine Aubry et de son « care »?
    Je trouve que c’est un concept très passif et un peu infantilisant, de mon côté. Mais je trouve bien qu’elle fasse l’effort de proposer un concept un peu englobant, une ligne d’horizon. C’est juste que ce n’est peut-être pas celle là qu’il faut. Qu’en pensez-vous?

    • Je ne pense pas que l’utilisation du terme « compassion » soit lié au concept su care employé mar Martine Aubry.

      A mon sens le care est une idée qui s’applique à l’ensemble de la société et ne restreint pas à une politique publique. Autrement dit, MArtine Aubry n’a pas cherché à définir une nouvelle définition du rôle de l’Etat mais plutôt de refonder une société dans laquelle chaque citoyen se soucierait, se préoccuperait, prendrait consicence de « l’autre » qui est plus oui moins proche mais avec lequel vous nourissez une relation(voisin, collègue, amis, parent…). Il s’agit à mon sens d’une reprise de conscience de l’altérité. Je comprends cette expression comme la volonté de récreer du lien social, de la cohésion sociale, de renouer un dialogue avec ceux qui nous entourent et que l’on cotoie. Ce concept recoupe très bien les discours énoncés par la première secrétaire lorsqu’elle est arrivée à la tête du parti afin d’affirmer un projet de société de gauche qui s’opposait à celui de la droite défini par Sarkozy où l’individu était central: refondation de liens de solidarité, entraide, dialogue.

      Je peux me tromper mais je pense qu’il fallait entendre ce concept à cet égard. Pierre ne s’est pas beaucoup exprimé sur ce concept. Il répondra plus précisément que moi à cette question.

  11. Ping : « Le PS doit eviter le conservatisme et ne pas se contenter de la compassion » | Pierre Moscovici

  12. Bravo pour ce texte, Pierre, on sent que les choses avancent

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