Dans les médias

Articles de août 2010


« Le PS doit eviter le conservatisme et ne pas se contenter de la compassion »

Catégorie : Dans les médias | Par pierre.moscovici | 25/08/2010 à 16:33
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Tribune parue dans le journal le Monde daté du 26 août 2010


« Le PS doit eviter le conservatisme et ne pas se contenter de la compassion » – Le Monde

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 25/08/2010 à 15:40

Photo : Victor Pescheux

Tribune parue dans le journal le Monde daté du 26 août 2010

Il y a, dans la vie d’un pays, des moments cruciaux où se dessine et se construit l’avenir. Le rôle des hommes et des femmes politiques, c’est de savoir comprendre les défis qu’ils posent, et d’y répondre en écoutant les attentes des Français. Y répondre, c’est travailler sans relâche pour élaborer des propositions concrètes, inventives et crédibles. C’est tout le sens du Discours sur la réforme prononcé par Jean Jaurès lors du Congrès de Toulouse en 1908. « Nous aurons beau indiquer, dit-il, à une grande nation un but admirable, elle ne se risquera pas derrière nous si nous n’avons pas, par de larges échappées, tracé le chemin qui doit la conduire ». Ce chemin, l’heure est venue de le tracer. Lire la suite


Qu’est-ce que la réforme ?

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 23/08/2010 à 16:59

En guise d’ouverture du débat idéologique et intellectuel qui se déroulera pendant l’année qui vient, je veux ici poser une question essentielle, car préalable à l’approche de l’ensemble des projets qu’il appartiendra à la gauche de proposer aux Français : qu’est-ce que la réforme ? Pour ce faire, je reprendrai ici l’essentiel des propos que j’ai tenus lors des « Etats généraux de la gauche », organisés à Grenoble par « Libération » et le « Nouvel Observateur », le 19 juin 2010.

Cette question, bien sûr, est déterminante pour la gauche. Car la réforme est son patrimoine, sa raison d’être. Car réformer est la tâche, le rendez-vous que nous aurons peut-être avec le pays en 2012. Force est de constater que la gauche est, sur ce terrain, confrontée à une entreprise de captation idéologique par une droite sarkozyste qui a conservé ses fondamentaux – qui veut incarner l’ordre et la sécurité, joue avec la xénophobie… – mais qui tente aussi de s’approprier le mouvement, l’intervention de l’Etat, prétend promouvoir la régulation et défendre la justice. Il y a là un challenge qu’il nous appartient de relever, auquel nous devons apporter des réponses, fournir des répliques. Pour ce faire, commençons par dire ce que la réforme n’est pas, et pour être clair qu’il n’y a pas de réformisme de droite probant. Pour cela, il suffit d’évoquer l’histoire. Celle-ci montre à l’envi que toutes les avancées sociales de ce pays – les 40 heures puis les 39 et les 35 heures, la Sécurité sociale et l’Etat-providence, la progressivité de l’impôt, plus près de nous l’APA, la CMU, le RMI, la CSG… – ont été – à l’exception peut-être du RSA – décidées à l’initiative de la gauche – qu’il s’agisse de la mise en oeuvre du programme du Conseil national de la Résistance, ou de l’action des gouvernements de Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard, Lionel Jospin. Lire la suite


« Il faut travailler sur un programme avec les écologistes, pas seulement sur des accords »

Catégorie : Dans les médias | Par pierre.moscovici | 20/08/2010 à 22:43

Interview de Pierre Moscovici parue dans le Monde le 21 août 2010


« Il faut travailler sur un programme avec les écologistes, pas seulement sur des accords » – Lemonde.fr

Catégorie : Politique | Par pierre.moscovici | 20/08/2010 à 22:39

Article paru sur lemonde.fr le 20 août 2010

La question des négociations avec le PS est un des thèmes des journées d’été d’Europe Ecologie, où le camp écologiste est divisé sur la question. Le député socialiste Pierre Moscovici, présent vendredi 20 août à Nantes pour un débat, estime que le programme est aussi important que les « simples accords d’appareil ».

Certains écolos comme Yannick Jadot espèrent discuter rapidement avec le PS de répartition de circonscriptions aux législatives, sans conclure d’accord sur le programme. Etes-vous prêt ?

Les deux choses sont liées. Il faut se mettre d’accord sur le contenu et la plate-forme de convergence est large. Le but : fonder une base de gouvernement alternatif durable. Rien n’empêche de discuter de circonscriptions, d’un groupe parlementaire. Mais il faut travailler sur les deux plans, dans une volonté d’unité. Et le PS est sorti du vieil hégémonisme vis-à-vis de ses partenaires. Voyez l’exemple de Rambouillet, où le PS, dans une circonscription symbolique, a soutenu la candidate écolo au premier tour aux législatives.

On ne peut discuter des circonscriptions sans discuter programme commun ?

Non. Il ne s’agit pas de gommer nos différences de fond. Mais nous ne pouvons laisser des flous de programmes ou nous reposer sur de simples accords d’appareil. Il faut bâtir une alternative à Sarkozy, avec un fonctionnement commun qui soit différent de celui de l’ancienne gauche plurielle.

Quelle différence peut-il y avoir par rapport à la gauche plurielle ?

Il faut que les partenaires de la formation aient leur liberté. Et que la base de programme soit plus puissante et poussée, plus approfondie. Si on laisse des points de flou, il y a des frustrations, cela crée des discordances dans le gouvernement. C’etait le cas à la fin du gouvernement Jospin. La pluralité s’est mue en cacophonie et il y a eu à la fin le 21 avril 2002, un drame.

Quels sont les thèmes sur lesquels PS et écologistes divergent ?

D’abord, il faut parler de la convergence, qui est solide. Le socialisme écologique. Le PS a fait sa conversion écologique, même s’il existe des nuances par rapport à l’écologie défendue par les Verts et Europe Ecologie. Nous sommes pour la production et la consommation, et le maniement de l’outil fiscal pour orienter l’économie. On peut aussi citer la construction européenne et l’attachement aux libertés, contre le tout-sécuritaire.

Et les divergences ?

Sur la croissance. Nous ne sommes pas pour la décroissance. Il existe également des désaccords sur les transports ou l’énergie. Mais le sentiment, c’est que sur l’essentiel, nous pouvons nous rassembler. Nous ne sommes pas là pour nous pacser, pour faire un parti unique. Mais nous avons une responsabilité commune de ne pas donner un nouveau bail à Sarkozy.


Climat

Catégorie : Réflexions | Par pierre.moscovici | 18/08/2010 à 15:46

Je suis rentré de vacances de façon anticipée, pour les obsèques de Claire Radreau, Maire de Bavans, Vice-Présidente auprès de moi de « Pays de Montbéliard Agglomération ». Claire était une femme remarquable, une de ces élues modestes, dévouées, attentives aux autres, qui font honneur à la politique. Elle était une épouse, une mère, une grand-mère attachée à sa famille, et pour tous ses collègues une amie précieuse, souriante, gaie, lumineuse. Sa mort, jeune encore, en pleine possession de ses moyens, d’une rupture d’anévrisme, est une injustice, la cérémonie en son honneur, à laquelle participaient plus de 1 000 personnes, fut empreinte d’une grande émotion. La vie politique n’est pas, contrairement à ce que pensent certains, une activité déshumanisée où s’affrontent des robots obsédés par le pouvoir, elle crée des attachements forts, et c’est pour cela que je l’aime. Mon deuil, ma peine, à l’image de tout le pays de Montbéliard sont profonds : le décès de Claire est pour nous un choc, une perte. Elle nous manquera, elle me manquera. Lire la suite


La gauche au milieu du gué

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 16/08/2010 à 12:32

La gauche est-elle prête ? La question n’est pas encore d’une actualité brûlante, elle devient chaque jour plus pertinente. Le compte à rebours pour 2012 commence en effet. Les Français se détournent de la droite et de Nicolas Sarkozy, ils recherchent une alternative. Ils se sont à plusieurs reprises saisis du bulletin de vote socialiste pour manifester leur mécontentement, leur rejet même, et l’ont fait d’autant plus volontiers qu’il s’agissait d’élections locales, pour lesquelles la gauche a montré, depuis des décennies, son excellence. Ils nous font confiance « en bas », pour mener des politiques de solidarité et de proximité, y compris sur des territoires très marqués jusqu’à récemment par une forte empreinte conservatrice. C’est un acquis solide, qui ne permet toutefois pas à lui seul de répondre à la question qui monte : la gauche peut-elle exercer le pouvoir national, qui lui échappe depuis 2002 et la défaite de Lionel Jospin le 21 avril, peut-elle gagner l’élection présidentielle, que seul François Mitterrand a emporté en son nom, et qu’elle a perdu par trois fois depuis 1995 ? Mon sentiment est que nous sommes encore au milieu du gué. Lire la suite


Moscovici veut revenir au « social »

Catégorie : Dans les médias | Par pierre.moscovici | 11/08/2010 à 10:43
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Retrouvez cet article paru dans l’Alsace le 11 août