Dans les médias

La vraie rentrée

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 06/09/2010 à 17:16

Cette fois, l’été – au sens des rythmes de vie, pas de la météo – est fini, la vraie rentrée est là. Les vacances ne sont pas oubliées, il en reste le sentiment, agréable et nécessaire, qu’il y a une autre vie que le travail, ou la politique, que la beauté du monde peut éclairer les difficultés du quotidien. Mais j’ai repris toutes mes activités, et celles-ci exigent déjà une pleine mobilisation dans trois domaines.

Je suis tout d’abord de retour, à bloc, dans mes mandats locaux. Rencontrant la presse à Montbéliard avec mes vice-Présidents, sillonnant ma circonscription de visites de communes en comice agricole, parcourant les grands chantiers de Pays de Montbéliard agglomération – quartier en réhabilitation, parcs d’activité, scène des musiques actuelles, pistes cyclables – j’ai été frappé par une contradiction, qui est au coeur du travail des élus. Nous traversons une période exceptionnellement dure : la crise économique a répandu son lot de précarité, accru considérablement le chômage, fragilisé le moral des ménages, atteint la confiance des Français. Le pays de Montbéliard, marqué par la présence de l’industrie, est lourdement frappé par la chute de l’emploi. En outre, nous subissons de plein fouet les conséquences de la décision arbitraire, impréparée, pour tout dire absurde, de supprimer la taxe professionnelle : je prépare, avec mon équipe, un budget d’une rigueur sans précédent, qui impose un effort brutal de maîtrise – de réduction en fait – des dépenses de fonctionnement, pour préserver une capacité d’investissement satisfaisante. En même temps, j’ai la conviction que le pays de Montbéliard s’ébroue, reprend l’offensive, relève la tête. Les grands projets du mandat – un nouveau Conservatoire, un parc nautique, un parc de culture scientifique et technique, un transport en commun en site propre – avancent, le soutien à la nouvelle économie s’intensifie, l’action culturelle se densifie, l’offre sportive se diversifie, l’écologie imprègne toutes nos politiques publiques, un changement progressif d’image – bien au-delà d’un nouveau logo – s’opère. On me critique ? C’est la démocratie. On m’attaque de façon mesquine ? Personne n’est obligé à l’intelligence ou à l’élégance. J’aime ce que je fais, j’en suis plutôt fier, c’est un des grands plaisirs de mon existence.

Les grands projets du mandat – un nouveau Conservatoire, un parc nautique, un parc de culture scientifique et technique, un transport en commun en site propre – avancent, le soutien à la nouvelle économie s’intensifie, l’action culturelle se densifie, l’offre sportive se diversifie, l’écologie imprègne toutes nos politiques publiques, un changement progressif d’image – bien au-delà d’un nouveau logo – s’opère.

Le front de la bataille parlementaire s’ouvre aussi, avec le débat sur les retraites, qui commence demain au Parlement. Qu’on me pardonne, la discussion s’ouvrira sans moi. Le choix, en effet, n’est pas facile pour un élu « de province » lorsqu’il est appelé, dans la même journée, à attaquer le gouvernement dans l’hémicycle, et à manifester à Paris ou sur son territoire. Eh bien, je serai dans le défilé, à Montbéliard, avec ceux qui se battent pour la défense du droit à la retraite à 60 ans, de la retraite à taux plein à 65 ans, pour un financement plus juste des pensions. D’autres, à commencer par Marisol Touraine, défendront demain nos positions à l’Assemblée nationale, et le feront avec talent : je les rejoindrai mercredi. Ce combat n’est pas anecdotique. D’abord parce qu’il touche à un pan essentiel de notre protection sociale, de notre cohésion même. Ensuite parce que Nicolas Sarkozy y joue une grande partie de sa réélection, parce qu’il espère, à cette occasion une remobilisation de la droite et une résignation de la gauche. Je ne sais pas si nous pourrons, aux côtés des syndicats, qui restent constructifs et soudés, faire reculer le pouvoir. Je l’espère, je me bats pour ça : en toute hypothèse, je crois possible de le faire changer de position sur le sujet, essentiel, de la pénibilité.

Eh bien, je serai dans le défilé, à Montbéliard, avec ceux qui se battent pour la défense du droit à la retraite à 60 ans, de la retraite à taux plein à 65 ans, pour un financement plus juste des pensions. D’autres, à commencer par Marisol Touraine, défendront demain nos positions à l’Assemblée nationale, et le feront avec talent : je les rejoindrai mercredi.

Ce débat sera donc conduit, pour le gouvernement, par Eric Woerth, puisque Nicolas Sarkozy et François Fillon en ont décidé ainsi. Au mois de juillet, j’avais décrit le gouvernement comme au bout du rouleau, en fin de vie, et dit combien il me paraissait absurde de différer un remaniement nécessaire, qui plus est en l’annonçant par avance. Cette absurdité produit tous les jours ses effets. C’est un ministre discrédité par ses mensonges, plus ou moins véniels, assailli par les doutes sur ses relations avec la famille Bettencourt et les riches donateurs du « premier cercle » du sarkozisme, affaibli par sa défense maladroite et rigide, qui va porter un projet de loi essentiel. Ce débat demanderait de la force, de la disponibilité, une capacité de négociation et une crédibilité intactes, une confiance maintenue avec les dirigeants syndicaux – qui ont pour la première fois reconnu que sa situation posait un « vrai problème ». Le soutien affiché jusqu’au bout, bon gré mal gré, par le Président de la République et le Premier ministre à ce ministre en perdition est une faute. Je ne suis pas, en politique, de l’espèce des épurateurs, des éradicateurs, je n’ai pas une âme de procureur. C’est pourquoi j’ai toujours plaidé pour éviter les mises en cause trop personnelles, respecter la présomption d’innocence. En réalité, je partage sur cette affaire le point de vue de François Hollande : le maintien en fonction d’Eric Woerth est une épreuve pour le gouvernement, une épreuve pour le pays, une épreuve pour lui, qu’il aurait pu et dû avoir le courage de s’éviter. Nous allons devoir vivre avec. Cela va être pénible.

La rentrée, c’est enfin pour moi, le travail de conviction des socialistes et de la gauche. Je le fais dans mon parti, en me déplaçant beaucoup. Hier, j’étais dans le Finistère, à Rosporden, aux côtés de Louis Le Pensec et Gilbert Le Bris, avec de nombreux parlementaires, élus et militants de ce département, à l’occasion d’une belle « fête de la Rose ». J’ai pu à cette occasion admirer, une fois de plus, les qualités de ce socialisme breton, qui cultive l’unité, le réalisme, l’engagement européen et l’ouverture au monde, dans une ambiance à la fois sérieuse et chaleureuse. Dans le mois qui vient, j’irai voir mes camarades dans la Creuse, en Gironde, dans les Pyrénées Atlantiques, le Pas de Calais, le Loiret, le Val de Marne, je verrai les Français de l’étranger à Londres. Je suis en effet persuadé qu’au moment où l’alternance en 2012 est possible, voire probable, nous devons nous mobiliser, nous rassembler, sans esquiver les débats nécessaires entre nous. Le Parti socialiste, lui aussi, relève la tête, mais ne saurait céder à je ne sais quelle euphorie : il reste beaucoup de chemin à parcourir pour recréer l’espoir, retrouver la confiance des Français, les persuader que nous sommes plus à même que la droite de changer le cours des choses. Bref, il nous faut élever notre niveau de jeu, et fortement. C’est pourquoi je mouille ma chemise, comme je le fais dans les médias – ce soir, à « Mots croisés » sur France 2, sur « TV5 Monde » cet après midi.

Le Parti socialiste, lui aussi, relève la tête, mais ne saurait céder à je ne sais quelle euphorie : il reste beaucoup de chemin à parcourir pour recréer l’espoir, retrouver la confiance des Français, les persuader que nous sommes plus à même que la droite de changer le cours des choses.

Je participerai aussi à la discussion du Parti socialiste sur la politique internationale et européenne, dans le cadre de la Convention animée par Laurent Fabius. Celui-ci a écrit un texte à son image, élégant, bien fait, évidemment intelligent, subtil, que je juge toutefois trop « diplomatique » et imprégné d’une « Realpolitik ». Je le trouve en deçà de nos aspirations internationalistes et de notre volonté de promouvoir un monde plus juste. Il est surtout silencieux, presque muet même, sur l’Europe politique, que je persiste à considérer comme essentielle, et défensif, voire négatif, sur l’élargissement de notre Union, en particulier vers la Turquie. Je m’exprimerai là-dessus, et proposerai des amendements significatifs, ce soir au Bureau national, mercredi au Conseil national. Je les soumettrai s’il le faut au vote des militants. Décidément, oui, la vraie rentrée est là : je ne m’en plains pas !

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32 commentaires

  • Michel ternes dit :

    Quelle faiblesse que l’intervention de Ségolène royal. Comment une femme politique a la diction aussi difficile, maitrisant aussi mal ses dossiers et surjouant sa partition de manière aussi désagréable peut-elle être arrivée aussi haut.

    Le PS était bien mal représente

    • Non, Royal ne fut pas si mauvaise.
      Sa critique des propos de Fillon était solide.
      Cependant, je reconnais qu’elle surjoue sans cesse et fut à deux doigts d’exploser face au vieux renard de Boissonnat.
      Royal pilote ? Je change d’avion.

      PS: le montage de l’émission est ridicule !

  • Christine R dit :

    Une réserve tout de même, Pierre, sur votre intervention à « Mots croisés » que pour le reste j’ai appréciée.
    Je ne dirai pas que N Sarkozy a réduit sa loi à presque rien…je n’ai plus exactement votre formule en tête.
    S’il nous a épargné le ridicule de s’embarquer dans cette embrouille de polygamie, il n’a rien cédé sur son discours initial. La déchéance reste demandée en cas de crime contre des représentants des forces de l’ordre pour les délinquants naturalisés depuis moins de 10 ans.
    Si on défend le principe républicain de l’égalité des citoyens devant la justice, hormi le terrorisme, il n’y a pas de délai, 1an, 10 ans, 50 ans…peu importe, ni de prétexte qui tiennent. Le minimiser dans le discours, c’est déjà commencer à céder sur le principe.

  • @ Nicolas(Nantes) dit : 9 septembre 2010 à 12:37
    Je ne peux absolument pas partager ton point de vue.
    Comment faire croire que l’on a des solutions aux problèmes posés alors que notre marge est faible et en même temps annoncer que parler avec Besancenot peut être positif ?
    Je sais que tu vas me dire : tactique ! tactique ! tactique !
    Pour parler avec les chefs et piquer en même temps leurs électeurs, il faut être Mitterrand et Hamon n’est pas Mitterrand.
    Que chacun reste à sa place, surtout quand on est porte-parole du PS.

  • BENKHELIFA Nacim dit :

    Pierre,
    Je suis indigné par le non respect du gouvernement d’écouter sérieusement les personnes qui ont manifesté cette semaine et partout en france.
    Le débat sur les retraites est simple pourtant.
    L’argent « économisé » sur la taxe professionnelle, l’argent « économisé par le « DON » aux banques et aux industries telles que Peugeot Sochaux, ne sont que des taxes et emprunts a récupérer pour les retraites de nos ailleux et nous mêmes.
    Certes, nous vivons plus vieux. Et tant mieux!!!! Réjouissons nous!!! Combien de personnes se sont battues pour ce droit qui nous est cher aujourd’hui….
    Les progrès de la science nous le permettent et je m’en réjouis.
    A quoi bon nous faire travailler plus pour nous faire gagner moins. C’est ridicule. La retraite doit continuer à nous faire travailler jusqu’à 60 ans pour que nous puissons (enfin) en profiter. J’ai l’impression que le droit à la retraite doit nous faire vivre les derniers de notre vie. Ce n’est pas ça. La retraite doit nous faire profiter, au vieil age, des sacrificies que nous avons subi tout au long de notre vie.
    Ensuite, faisons travailler et embaucher en CDI les jeunes qui ne demandent que de trouver un emploi stable pour fonder une famille de plusieurs enfants qui cotiseront pour eux memes.
    Je me pose des questions pour mes enfants (de bas age) qui auront du mal a trouver un « boulot » stable et conforme à leurs ambitions…
    Aujourd’hui nous travaillons sur l’apprentissage du travail mais abandonnons le lien entre apprentissage et carrière.
    C’est dommage car le bassin franc comtois ne demande que ça: Former pour embaucher. Mais aucune conclusion. Juste des missions en CDD ou Interim touchent nos jeunes titulaires d’un BEP ou d’un dilpome d’ingénieur.
    La culture fait défaut autour de nous car nous oublions nos « anciens » qui se sont battus pour nous.
    Je souhaite réellement que nos jeunes trouvent une embauche pérenne pour nous financier nos retraites car pour qu’il y ait 1 jeune pour cotiser la retraite d’1 sénior, il faut embaucher chaque jeune en CDI. Parenthèse: Ca rebousterait l’envie des français à procréer avant 30 ans.
    Le problème des heures sup exonérées d’impots n’ont pas apporté d’embauche… La preuve, nous continuons à travailler dans les industrie locales dépendantes, le samedi sans penser que travailler plus la semaine avec plus de monde favoriserait l’embauche et la possibilité aux embauchés actuels d’être rassurés et mieux dans leur peau…. Ca favorise le dynamisme.
    Le dynamisme favorise la productivité de chacun. Chacun donnerait plus pour être plus sociable et plus ouvert.

    Voila une partie de mes idées socialistes que je souhaitais partager avec tout le monde (socialiste ou pas) de gauche et avec qui je souhaite battir un avenir serein.

    D’Audincourt, je souhaite à Pierre un très bon avenir auprès des Francais, des Francs Comtois, des Doubistes et des communautaires du Pays de Montbéliard. Je souhaite même partager ses idées Sociales democrates pour apporter un messages simple et efficace aux Francais: Soyons humbles ,réagissons intellectuellement et combattons pour l’avenir de chacun.

    Fraternellement

    Nacim

  • Nicolas(Nantes) dit :

    Arrêtez de taper sur Hamon :) Il est pas plus débile que les autres. C de la tactique, c tout.

    point 1 : il continue de s’affirmer comme la gauche du PS. Rien de neuf. Il voit bien que les trois candidats potentiels sont de centre gauche.

    point 2 : celui-ci assez utile si on est cynique : il essaie de faire redescendre Mélanchon pour remettre Besancenot dans l’actualité. Mélanchon n’ayant pas été invité.

  • Bertrand dit :

    Sans tomber dans les mêmes dérives verbales, je suis tout autant outragé par l’attitude de benoit hamon. C’est incroyable que le porte-parole du ps n’ait pas conscience des obligation de sa fonction. LEs intérêts du ps s’arrêtent là où commencent les siens. C’est beaucoup dire de son éthique

  • baillergeau dit :

    Je reviens sur Benoît Hamon.
    Ce petit con n’a pas saisi que Besancenot était la ligne à ne plus transmettre.
    Ce rejet sans appel doit conduire dire sans ambiguité que le marché que nous voulons dominer est celui de l’univers social-démocrate, sous tous ses aspects avec Keynes, Daniel Cohen et DSK.

  • FREDDY dit :

    Je vous ai trouvé bien en deca de la main hier soir face a Copé et Klarsfeld en matiere de lutte contre l’insécurité ; a vouloir faire « l’ange » vous continuez a incarner la gauche la plus « bete » du monde .Tant que vous refusez de voir le lien trivial entre délinquance et immigration….vous NOUS condamnerez a rester dans l’opposition .

    SVP, Sortez de vos tabous ; Copé et Klasferld ont compris la réalité chaotique de la France d’aujourd’hui, et pourtant ils ne sont pas plus francais que vous ,si on doit comptabiliser le nombre de grands-parents de chacun .
    Alors arretez vos postures personnelles (je pense meme narcissiques ) et vos slogans éculés comme « les heures les plus noires » ou « Le Pen light » ; ca suffit Monsieur Moscovici and co.

    • Victor dit :

      Attention Freddy de ne pas se laisser séduire par l’équation simpliste : immigration = délinquance.
      A mon sens, l’immigration n’est pas la causalité de la délinquance. Ce sont les facteurs telles que les insécurités sociales et de l’emploi qui favorisent cette délinquance. D’autant que ces difficultés sont concentrées et, dans beaucoup de cas, enclavées dans des quartiers. Et si vous ajoutez à cela les multiples discriminations, et maintenant les stigmatisations incessantes… vous récoltez de la délinquance.
      Il faut que l’Etat réinsvestisse ces quartiers et réinvestissent dans les personnes qui y vivent (éducation, formation, …).

      • FREDDY dit :

        Victor,
        Ca fait plus de 20 ans que l’on « soupe » de cette politique de l’autruche financée a coups de milliards (et qui a de plus favorisé les reseaux de redistribution et de corruption de certains élus ,avec nos impots! )et la situation n’a cessé d’empirer.Je regarde la réalité telle qu’elle est et non comme je voudrais qu’elle soit.

        Halte a la douce reverie des Moscovoscis and co, qui ne sont pas encore sortis des années 30 dans leur affect , donc incapables de s’adapter au 21eme siecle ; je pense que nous n’avons plus le temps de les attendre plus longtemps.
        En attendant je respecte votre optimisme et votre sens de la charité.

        • Christine R dit :

          Le mot charité n’a pas sa place dans le débat, nous ne sommes pas au catéchisme.
          Constater l’échec de la politique sécuritaire de N Sarkozy, c’est être réaliste.
          Rappeler l’importance de l’équilibre éducation-lutte contre le chômage et la discrimination-répressssion, c’est être pragmatique, de nombreux exemples locaux le démontrent.
          Avancer de fausses évidences, telles que le »lien trivial entre immigration et délinquance », intellectuellement c’est de la bouillie pour chat, pour la simple raison que corellation n’implique pas lien de cause à effet. Il faut toujours chercher en ammont les causes communes, c’est le B-A BA de ce qu’on apprend en sciences sociales.

        • Bertrand dit :

          Le raccourci est trop simple. Le lien existe, comme le dit Pierre Moscovici, entre pauvreté et délinquance. De bout en bout, il est évident qu’on peut faire le lien immigration-pauvreté-délinquance aujourd’hui. Mais attention à ne pas oublier le 2e item, sans quoi l’assimilation est trop facile.
          Et le gouvernement joue dessus

        • Bertrand dit :

          Par ailleurs tout à fait d’accord personne ne parle de charité

  • baillergeau dit :

    Mosco,
    Le moment est venu de frapper.
    Quand Hamon est arrivé à inviter Besancenot à chercher une ligne commune en oubliant le chemin de la soiale-democratie qui est le nôtre.

  • Hélène dit :

    Bonjour M. Moscovici,

    Moi aussi je vous ai trouvé très bon hier soir sur Fr2, notamment votre calme et votre fermeté face à la mauvaise foi de Copé.

    Un point cependant m’intrigue : vous avez semblé admettre, comme d’ailleurs les autres intervenants, que la transaction entre la mairie de Paris, Jacques Chirac et l’UMP, si elle se fait, mettra fin aux poursuites contre Jacques Chirac. Si c’était le cas, le projet de transaction serait effectivement très critiquable, mais il me semble (bien que je ne sois pas une spécialiste) que, dès lors que JC est renvoyé devant le tribunal correctionnel, le désistement de la partie civile ne saurait empêcher que le procès ait lieu. Certes on peut penser qu’il sera moins « animé », puisque de son côté le parquet ne soutient pas l’accusation, mais en fait tout dépendra de l’attitude du président du tribunal. Il ne faut pas renverser les rôles : ce n’est pas à la partie civile qu’incombe la conduite d’un procès pénal. Ou bien est-ce que je me trompe?
    En tout cas vous avez eu raison de souligner que le vrai problème est le statut pénal du président.

  • Gheorghiu dit :

    Bonjour
    Hier soir je regardais une emission politique sur France 2.
    Pierre Moscovici parlait du problème des roms et des français naturalisés.
    Magistral!!!
    J’ai beaucoup apprecié l’intervention de Pierre Moscovici.Plein de bon sens ,d’humanisme et de raison.
    Grand merci!!!
    Alexandra
    Ps Pas compris l’argument de l’avocat de l’emission disant que seraient dechus de leur nationalité principalement les français qui auraient aquis la nationalité française dans un temps proche de celui de leur crime et delits.

    • Jonas dit :

      En gros Klarsfeld voulait rendre plus « gentil » la proposition infame et floue (et infame aussi parce que floue) de déchéance de nationalité des français d’origine étrangère.
      J’allais écrire quelque chose là dessus mais je ne veux pas m’énerver devant mon clavier.
      Bonne prestation à mots croisés.
      Ce qu’est devenu Arno Klarsfeld fait peine ou peur à voir, j’ajoute que selon moi ce qu’est devenu Finkielkraut l’est encore plus.

  • sympathisant dit :

    J’aimerais bien que le PS dise enfin CLAIREMENT si, oui ou non, il rétablira la retraite à 60 ans s’il revient au pouvoir.
    Questionnée à RTL à ce sujet, SR a noyé « le poisson »!
    Entendu des commentateurs affirmer que le PS n’y reviendrait pas.
    C’est à n’y rien comprendre.

    • Bloggy Bag dit :

      Beaucoup d’ambiguïté sur la communication. Mais plutôt que de se fixer sur cette date qui n’est guère plus qu’administrative et symbolique, je crois que le vrai combat est celui de la date de vrai départ à la retraite à taux plein.
      Cela fait quand même une grosse différence : l’âge de 60/62 ans est un 1 âge du choix (départ ou pas, très bien), mais celui de 65/67 ans n’a rien d’un choix. On sait que certaines personnes ne sont plus en état de travailler à cet âge, et pourtant elles ne pourront pas s’arrêter faute de moyens. L’invalidité sera-t-elle leur seul recours ? Mais l’invalidité (ou le chômage) ne résolvent en rien le problème d’un seuil minimal de revenu pour vivre dignement.

      A la rigueur, l’âge on s’en fout. L’important est de ne pas mettre les gens dans une situation honteuse, indigne, de leur demander de faire des choses qu’ils ne pourront plus faire.

  • miko dit :

    que vous êtes mauvais chez Calvi!

    Laissez votre place à la gauche!

    Incapable de dire clairement « non à la réforme »

    • Bertrand dit :

      La gauche de la gauche a beau jeu de toujours jouer à « plus à gauche que moi tu meurs », ignorant à qui cela profite….

  • AAAA dit :

    Monsieur Moscovici, je suis l’actualité de loin en loin. Je vous ai trouver très bon hier : précis et calme sur les retraites, droit sur la déchéance de nationalité.

  • Michel ternes dit :

    Bravo pour ta performance a mots croises, pour ta rection devant ce que Klarsfeld est devenu.

  • Christelle dit :

    Je vous demande pardon pour ces quelques fautes, fatigue et non relecture… ce n’est pas bien :)

  • Christelle dit :

    Bonsoir Monsieur Moscovici,

    Voilà des années que je me passionne, de par mon parcours et de par mes affinités personnelles, pour la politique et certains grands ressortant vers le haut et vous êtes, à mes yeux, l’un des pls grands à gauche et au sein du PS.
    Vous écouter à la télévision, avoir connaissanc de vos différentes interventions et suivre votre parcours professionnel confirme mon admiration pour vous en tant qu’homme politique.
    Si vous décidez de présenter votre candidature à l’investiture de la présidence de 2012, j’en serais coomblée et vous suivrai !

    Votre intervention dans l’émission de Yves Calvi ce soir montre bien que vous êtes la personne de la situation..

    Bien cordialement.

  • Florian dit :

    Une rentrée pleine de promesse pour la Gauche …
    alors a chacun de mettre sa pierre à l’édifice pour construire la France que nous rêvons.

    Il faut continuer Pierre à montrer le sens de ton action sur tes terre de Montbéliard et apporté ta réfléction à notre PS en pleine reconstruction

  • Michel ternes dit :

    Bon courage pour cette rentrée. Ce sera une étape décisive dans ton parcours. Il ne faut pas rater la marche, travailler sans relâche, particulièrement dans le champ propositionnel. Nous comptons sur toi

  • Bloggy Bag dit :

    Joli programme.

    Bon courage et, sans rapport avec le contenu, félicitation au graphiste du site pour le choix de ses photos. C’est personnel, mais j’aime bien.

    • Nathalie dit :

      Pierre Moscovici et Alain Olive, ensemble, dans la même émission…. ou le réformisme radical en marche.
      Que du bonheur pour une social-démocrate!

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