La longue marche

Je sors d’une rude semaine, qui ne m’a pas laissé le temps d’écrire ici : débat à « Mots croisés » face à Jean-François Copé, manifestation à Montbéliard contre le projet de loi sur les retraites, visites dans ma circonscription du Président de la SNCF, mon vieil ami Guillaume Pépy, venu préparer le lancement du TGV Rhin-Rhône en décembre 2011, puis du Premier ministre François Fillon, enfin fête de la Rose dans la Creuse, à la Souterraine autour de Michel Vergnier et Jean-Jacques Lozach. La semaine qui vient est aussi très chargée : demain, j’irai à Londres, notamment pour rencontrer des membres du « New Labour », à la veille du choix de leur leader, et les socialistes français qui y vivent, mercredi, je voterai contre la « réforme » Sarkozy-Woerth, jeudi, j’irai à Montbéliard, vendredi et samedi à Bordeaux et Pau avec mes amis socialistes. Bref, vous le constatez, le rythme est soutenu. De passage, donc, je vous livre trois réflexions sur la semaine écoulée.

Un mot, d’abord, sur les retraites. Il s’agit bien là, comme annoncé, comme prévu, de la grande bataille politique de ce quinquennat finissant. Nicolas Sarkozy, sans s’exposer personnellement outre mesure, y joue son image de réformateur endurant. Après les manifestations puissante de mardi, qui l’ont pris au dépourvu par leur ampleur, leur sérénité et leur détermination, il est resté sur ses positions. Les quelques propositions nouvelles faites sur la pénibilité, les carrières longues et les polypensionnés, sans l’esquisse d’un dialogue social ou d’une prise en compte des positions de la gauche dans le débat parlementaire, ne touchent pas à la philosophie et à l’équilibre de la réforme : il s’agit bien de faire payer aux travailleurs, à travers une approche purement démographique, épargnant ou presque les revenus du capital, le coût du financement à venir des pensions. Le pouvoir aurait pu faire bouger les lignes, par exemple en acceptant de revenir sur le passage à 67 ans de la retraite à taux plein. Il aurait surpris et peut-être déstabilisé le front politico-syndical. Il n’en a apparemment pas été question.

Il s’agit bien de faire payer aux travailleurs, à travers une approche purement démographique, épargnant ou presque les revenus du capital, le coût du financement à venir des pensions

Le Président souhaite décidément passer en force, et battre le mouvement social. Face à cette dureté, il n’y avait qu’une seule position possible : continuer la mobilisation. Celle du 7 septembre a été importante, celle du 23 septembre peut et doit l’être plus encore. Beaucoup se joue là. Il reste une fenêtre de tir – étroite – pour faire reculer la droite. A défaut, des engagements fermes doivent être pris pour demain. Ceux du Parti socialiste, défendus à l’Assemblée nationale notamment par la voix de Marisol Tourraine, qui tient la barque d’une main solide, exprimés à la télévision par Ségolène Royal ou moi-même, sont clairs : en 2012, si nous l’emportons, nous mettrons en oeuvre notre réforme des retraites, plus équilibrée, plus juste, et reviendrons à l’âge légal de la retraite à 60 ans. C’est dit, sans ambiguïté : somme toute, c’est dans 18 mois.

Une observation sur l’état de la droite tel que je l’ai ressenti à travers deux confrontations, de nature différente, avec Jean-François Copé et François Fillon. Le camp du Président est à l’évidence perturbé… par son chef. La guerre, ou plutôt les guerres de succession sont déjà lancées, comme si, à l’UMP, on ne croyait plus à Nicolas Sarkozy, que ses lieutenants et concurrents imaginent battu en 2012 ou réélu dans des conditions de faiblesse telles qu’il ne pèserait plus sur le cours des choses. Il y a, d’abord, la guerre pour Matignon. J’ai été frappé, à Sochaux, par le détachement du Premier ministre, qui semble déjà ailleurs, et tourné résolument vers l’après. Cette posture est redoutable pour Nicolas Sarkozy : garder ce chef de gouvernement amer, que l’on sent désormais dans la peau d’un rival, c’est abdiquer, le changer c’est heurter l’électorat de droite, alors qu’aucune carte de rechange ne s’impose. Il y a, ensuite, la guerre pour l’UMP. Les jours de Xavier Bertrand – qui se bat pour sa survie politique et dont il ne faut toutefois pas sous-estimer les facultés de résistance – semblent comptés à la tête du parti majoritaire. François Fillon et Jean-François Copé, justement, y pensent, cherchant la faveur du Président tout en créant avec lui un rapport de force très dur, lui montrant la nécessité politique d’élever le niveau de jeu de cette formation politique pour permettre une réélection désormais compromise en 2012. Les deux hommes préparent ainsi la troisième guerre, le conflit entre eux pour 2017, le leadership à venir, pour longtemps, de la droite.

Vous vous en doutez, je n’ai ni pronostic, ni sentiment sur l’issue de ces combats au sein de la droite. Tout au plus puis-je vous confier quelques impressions. Impressions, d’abord, sur les personnages en lice. Tous deux sont orgueilleux, évidemment. Ce n’est pas en soi un défaut : il faut beaucoup de confiance personnelle pour construire un destin politique. Mais cet orgueil s’exprime chez l’un et chez l’autre de façon très différente. Le président du groupe UMP est un extraverti, qui affiche de façon brutale son ambition, et laisse aussi transparaître une personnalité plus riche, plus complexe, peut-être plus contradictoire qu’il n’y paraît. Nous nous retrouverons dans les années qui viennent. Le Premier ministre est plus courtois, plus posé, mais froid, introverti, très sûr de lui-même, beaucoup plus classique, voire rétro. L’un tente d’incarner une droite décomplexée et en mouvement, tournée vers demain, l’autre est impeccablement conservateur. Bref, ils ne sont pas faits pour s’entendre : en règle générale, toutefois, les chefs de meute l’emportent sur les solitaires, mais les rôles sont encore à distribuer. Ils possèdent néanmoins, au-delà de ces notations psychologiques, une caractéristique commune, qui est la marque de fabrique de la droite contemporaine : ils sont insupportables d’arrogance, ils pensent que l’Etat appartient de droit à l’UMP, leur intolérance et leur mépris à l’égard de la gauche sont écrasants. Chez Jean-François Copé, cela prend la forme d’une agressivité un peu surjouée, qui rend parfois difficile le débat : celui de lundi dernier a, je crois, été bon parce que je l’ai mis en difficulté, et parce qu’il a du prendre sur lui pour écouter, face à la force des arguments que j’ai développés, avec calme et efficacité je l’espère.

En réalité, je pense que la détestation de François Fillon à l’égard de la gauche est plus forte encore. Le Premier ministre passe pour lisse et donc ouvert : il est en réalité un vrai dur. Je l’ai vu vendredi ignorer les élus socialistes, pourtant en pleine responsabilité exécutive – la Présidente de Région, le Président du Conseil général, moi-même en tant que Président d’agglomération – pour parader au milieu des troupes UMP d’aujourd’hui, hier et même avant-hier, dûment rameutées. Ce comportement bien peu républicain, doublé de la négligence absolue à l’égard des partenaires sociaux, manquait d’élégance et tout simplement de respect : il m’a choqué. La France n’est pas une propriété privée de l’UMP, elle a besoin d’une respiration démocratique et surtout d’une autre politique : ce n’est pas avec cette droite dure qu’elle connaîtra un avenir meilleur.

La France n’est pas une propriété privée de l’UMP, elle a besoin d’une respiration démocratique et surtout d’une autre politique : ce n’est pas avec cette droite dure qu’elle connaîtra un avenir meilleur.

Ma dernière notation est pour les socialistes. Je « tourne » beaucoup dans nos fédérations – on me le demande, et j’aime ça, ce contact avec les élus et les militants, la découverte ou la redécouverte des paysages et des tempéraments français. Partout, je vois des militants nombreux – plus de 350 en Creuse comme dans la 8ème circonscription du Finistère – et désireux d’en découdre. En même temps, je les sens à la fois lucides et désorientés. Ils savent que le Parti socialiste va mieux, mais n’est pas encore prêt. Ils veulent l’unité – la Rochelle à cet égard a utilement rassuré – mais ne sont pas encore au clair sur le choix du leadership pour la candidature présidentielle. Ils font confiance aux figures traditionnelles du parti, mais ils en attendent aussi de nouvelles. Ils sont à gauche, mais réalistes. Ils espèrent des politiques publiques ambitieuses, mais savent que le poids de la dette est intolérable et limite les marges de manoeuvre. Ils ont voté pour l’organisation des primaires, mais redoutent les divisions. Il y a là des vérités multiples, contradictoires et complémentaires. Elles illustrent le premier devoir du Parti socialiste : travailler, construire une offre politique à la hauteur des défis de la période difficile que nous traversons. C’est ce que je tente d’esquisser à chacun de mes déplacements, dans chacune de mes interventions, conscient moi-même qu’il faut aller plus loin, préciser les choses, affiner les propositions. Je crois être à tout le moins écouté. C’est le début d’une longue marche, qui mène à l’alternance. Elle doit être menée d’un bon pas.

Le premier devoir du Parti socialiste : travailler, construire une offre politique à la hauteur des défis de la période difficile que nous traversons

38 réflexions au sujet de « La longue marche »

  1. Strauss-Kahn aura besoin de « réacclimatation » ????????

    Attention aux phrases inutiles, ça sera très dur, surtout vers la fin et la fin n’est pas demain.
    Je persiste à penser qu’une courageuse analyse des propos de DSK à Oslo (U: OIT/FMI)serait plus productive.

    Avoir le courage de prendre à bras le corps les idées prométhéennes des Paul JORION & Co t’ouvriraient un horizon digne de l’idée que tu te fais de la politique et que tu reconnais avec souffrance.

  2. Même si l’épisode de la rochelle fut rassurant, je trouve que le parti n’est pas encoore prêt à s’engager d’une seule voie. Nous nous sommes croisés Pierre Vendredi soir en gironde pour discuter de la convention « Les socialistes et la nouvelle donne internationale et européenne  » là encore nous sommes devant un texte bon mais manquant d’engagement. Il laisse la place à tous mais de ce fait ne répond pas profondément à toutes les problèmatiques. Nous sommes sur la bonne route mais il faudra s’engager plus mais tous ensemble. Nous avons chacun un effort a faire entre nous.

    Il faudra au PS un vrai projet de gauche remplis de réalisme…

  3. « Le premier devoir du Parti socialiste : travailler, construire une offre politique à la hauteur des défis de la période difficile que nous traversons »
    Bonjour,
    Je trouve que vous êtes un des socialistes les plus intéressants. Et c’est pour cela que je vous écris.
    je suis frappé par le manque de confiance de l’opinion sur la capacité du PS à proposer une offre politique capable de répondre à nos problèmes.
    Quand on lit vos programmes, beaucoup de lecteurs ne sont pas convaincus pour, à mon avis, trois raisons :
    -un air de déjà vu, de recettes déjà employé, le socialisme « à l’ancienne »
    -une difficulté (mais très commune !) à répondre à la complexité croissante des problèmes
    -des intentions louables mais dont on ne voit guère comment vous allez les mettre en oeuvre (surtout dans le cadre économique contraint que nous vivons).
    Il vous faut donc des idées (vite !) pour y arriver si vous êtes au pouvoir dans deux ans(ce que je vous souhaite).
    Pour ma part, je réfléchis modestement depuis 4 ans à la fiscalité environnementale, qui peut devenir une pièce maîtresse dans les « outils » utiles pour innover politiquement.
    J’espère que vous aurez autant de plaisir à me lire que j’en ai à vous lire,
    cordialement,
    http://www.fiscalite-environnementale.net/

  4. Le BN du PS vient de voter l’acceptation de l’allongement de la durée des cotisations.

    Au regard des propositions à l’opposé, nombreuses, argumentées par des gens aussi brillants que Friot, ou les gens d’ATTAC, le maintien de la barrière « 60 », comme de la durée de cotisation pour toucher une retraite pleine s’impose.

    Cette décision en catimini est un coup de poignard dans le dos. Les palabres à rallonges, ou enflammées de Mosocovici ou Filoche, ou autre se dissipent violemment.

    Il faut revenir aux 37,5, casser la réforme Balladur, taxer à mort la spéculation des actions vendues avec moins d’un an de possession, avec taxation croissante en fonction du nombre d’actions vendues et de la multiplication des actes spéculatifs. Les logiciels type HFT permettraient de ramasser des milliards, pour un financement des retraites.

    Sans parler de traquer ceux qui fuit à l’étranger pour refuser leur devoir de cotisant à l’impôt citoyen.

    Il faudrait peut-être, camarade Moscovici, sortir de vos impressions soleil levant sur le camp d’en face et nous donner à nous l’impression que vous aller casser cette réforme, si le mouvement social ne l’écrase pas, comme le PS l’avait promis il y à un an, un an et demi, et donner clairement des projets concrets.

    Bref on aimerait vous voir revenir au réel et à gauche.

  5. En temps voulu il faudra que le PS dise clairement aux français ce qu’il fera et qu’il se fasse clairement et fortement entendre. Y manquer serait une faute grave. Je l’ai dit tant de fois que je ne saurais le compter, mais on ne peut se permettre 5 ans de plus de sarkozysme, on ne peut ABSOLUMENT pas se le permettre. J’ai peur pour mon pays, pour diverses raisons d’ailleurs (finances de l’Etat comme culture collective en passant par l’influence de la France (y’a pas eu des rapports sur la baisse de l’influence diplomatique française)).
    Bref le PS devra avoir quelque chose de solide et sérieux à dire et se faire entendre.

  6. « C’est le début d’une longue marche … »: oui elle doit être menée à bon
    pas.

    C’est, dès maintenant, sur les grandes orientations du programme qu’il faut commencer à faire entendre sa différence et ne pas attendre la dernière minute pour annoncer le projet.

    Par exemple sur la fiscalité: élargir la base de l’impôt sur le revenu ou fusionner la CSG et l’IRPP, revoir les inégalités en matière d’impôts locaux en actualisant les valeurs locatives fixées en 1970, suppression du bouclier fiscal certes, création d’une tranche d’impôt majorée, suppression de niches fiscales (et non s’inscrire dans le seul coup de rabot) … Pourquoi ne pas développer les projets du PS dès cet automne, même imprécis, dès le débat du projet de budget 2011?

    • « suppression du bouclier fiscal certes »

      Suppression de tout le paquet fiscal. Plus de 10 milliards ça donnera de l’air aux finances publiques.
      A l’heure actuelle ça a bien dû nous coûter 50 milliards ou presque ce truc inutile, souvent néfaste et parfois grandement rétributif des grands donateurs de l’UMP

    • Facile de se cacher derrière son ordi pour insulter les autres, n’est-ce pas ? C’est incroyable comme l’anonymat sur internet réveille chez certains leurs instincts les plus primaires…

      • Quelle délicatesse dans le propos.
        On reconnait là le vrai militant sarkozyste….

    • Cher JUMP,
      C’est amusant de lire ce message de votre part, vous qui dénonciez dans un commentaire plus tôt cet après-midi les débordements et la haine sur certains blogs de gauche.
      Jolie leçon d’élégance en tout cas. Nous apprécions tous vos propos à leur juste valeur.

      • Chère Marie
        J’avais également écrit ceci:

         » je considère que nous sommes bien entrés en guerre civile, n’ayons pas peur des mots. Et ceux qui ne sont pas mes (nos) amis sont mes (nos) ennemis.
        Nous ne vous ferons AUCUN cadeau. »

        Mais cela avait dû vous échapper.

        Rassurez vous, la guerre ne fait que commencer… et 2012 est encore loin.
        Bon courage.

        • Typiquement sarkozyste ce comportement belliqueux, cette façon de n’envisager les rapports que sous forme de rapport de force, de vouloir diviser la France en deux, opposer les français les uns aux autres. Quand on est président de la République, c’est très grave et dangereux, quand on déblatère par ordinateur interposé, c’est juste pathétique.

          • Pour un UMP, je le trouve relativement bien élevé, si on le compare à ses maîtres es-vomi.
            Et il ne faut pas oublier que c’est un auto-entrepreneur, payé à la tache (de gras) sur tous les blogs adverse. Vu que personne n’a vu l’ombre d’un blog UMP sur la toile depuis 1645, ils sont bien de polluer les blogs des autres.

    • Sympathique le post de JUMP, et quelle classe!
      La prose n’incite pas à appeler l’auteur JOLY JUMPER.

  7. e lis sous votre plume, ne pouvant vous empêcher de décerner bons et mauvais points:
    « Le président du groupe UMP est un extraverti, qui affiche de façon brutale son ambition »

    Personnellement, j’appelle çà de la franchise. Une saine franchise même. Et j’avoue que je la préfère 100 fois aux tartufferies de ceux qui y pensent parfois en se rasant… ou en s’épilant aujourd’hui.

    Quant à cette assertion:
    « …leur (la droite) intolérance et leur mépris à l’égard de la gauche sont écrasants »
    je pense que la gauche n’est pas en reste en la matière. C’est l’éternelle question de l’oeuf et de la poule.
    Je parlerais même de haine à notre égard. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les commentaires effarants sur les blogs dits « de gauche », qui ne prennent même pas la peine de modérer .

    Votre manichéisme « la gauche est gentille, la droite est méchante » vous procure sans doute un certain confort intellectuel, mais vous empêche de voir ENFIN la vérité en face. Et c’est pour cette raison que vous perdrez encore en 2012. Sur la sécurité et l’immigration. Comme d’habitude. Surtout ne changez rien. Bouchez vous soigneusement les yeux et les oreilles.

    Pour finir, je considère que nous sommes bien entrés en guerre civile, n’ayons pas peur des mots. Et ceux qui ne sont pas mes (nos) amis sont mes (nos) ennemis.
    Nous ne vous ferons AUCUN cadeau.

    PS – j’attends avec impatience et gourmandise vos « primaires », je pense qu’on va bien s’amuser.
    (personnellement j’irais voter pour la Lady Gogo du Poitou, si si)

    • @ JUMP
      Votre virulence et votre grand état d’excitation vous différencient en tout cas des propos assez calmes et nuancés tenus ici. Sans modération de la part de l’auteur ou du webmaster, d’ailleurs. Vous devriez sans doute revoir la liste des forums que vous fréquentez – le problème est peut-être là.

    • Franchise ? non, enfumage, technique systématique de l’UMP. Enfumage et racisme, les deux piliers du projet de réelection de Nicolas Sarkozy

      • La vérité en face ? La vérité c’est qu’à l’UMP ils pensent qu’ils ont raison à partir du moment où ils parlent plus fort que les autres et assènent inlassablement les arguments venant du grand chef qui ne sont que de l’enfumage. On verra bien en 2012, mais je pense que le PS a son destin entre les mains, à lui de présenter aux français un projet solide, ambitieux sur la justice sociale, réaliste sur les finances publiques et la sécurité, réaliste en général, bref un bon projet, et de savoir bien le faire connaître aux français. Un echec serait impardonnable et le PS serait en partie comptable des terribles et peut-être irreversibles dégats d’un second mandat de Nicolas Sarkozy.

      • Tu oublies bêtise, Jonas….et tu auras le triptyque du parfait petit soldat sarkozyste.

  8. le reformisme radical :nouveau slogan politique
    en 2007 , il y avait eu le manifeste « socialisme et democratie » ,
    aussi je suis etonné compte tenu des personnes qui sont censées
    reflechir (think-tank , cercle de reflexion …)que ce manifeste ne soit pas actualisé .
    est ce que vous réflechissez seul? je ne le pense pas .
    est ce que les solutions sont difficiles dans une économie
    mondialisée comme jamais ?c’est plus probable.
    que le PS dans son ensemble c’est « endormi » pendant de longues années , c’est certain .
    le PSE est inaudible en termes de propositions inovantes , cela
    n’arrange l’espoir progressiste européen , aucune personnalité
    d’envergure pour l’animer.

    la marche va etre tres longue……

    LA CONQUETE DU POUVOIR EN 2012 ,PAR UN PARTI D’ELUS ,C’EST DEJA
    çA ,MAIS APRES……

  9. « il a du prendre sur lui pour écouter, face à la force des arguments que j’ai développés, avec calme et efficacité je l’espère. »

    Calme remarquable et efficacité redoutable.

    La nouvelle répartition des rôles au sein du Parti Socialiste lors des débats est, elle aussi efficace.

    Il serait bien que le soldat Mosco, toujours en première ligne, soit, enfin, reconnu dans notre parti pour le remarquable travail entrepris ces trois dernières années.

  10. Ce sondage publié dans le Monde (13000 votants) montre qu’il y a du boulot à faire en matière de crédibilité pour le PS… et que la démagogie a des limites.

    Question du vendredi 10 septembre 2010

    En supposant que la réforme sur les retraites soit adoptée, croyez-vous que s’ils reviennent au pouvoir en 2012 les socialistes rétabliront l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans ?

    Oui, ils le rétabliront. 34,3 %

    Non, ils ne le rétabliront pas. 62,9 %

    Sans opinion. 2,8 %

    Nombre de votants : 12927

    • Pschitt, j’ai donné quelques arguments critiques et la décision du BN du PS, qui montre bien combien ce parti nous prend pour des truffes. Vous préférez répondre aux inepties d’un type de l’UMP, plutôt que de défendre, ou vous interrogez franchement, sans com, sur l’attitude du PS. Qui est la même sur tous les sujets, d’ailleurs…

      Après, faut pas vous étonner si les français ont le même raisonnement que moi.

  11. Lu dans le monde ITW de Raffaele Simone. Décapant! Fragiles s’abstenir.

    « Comment expliquer l’effondrement de la gauche européenne, alors que le continent souffre des contrecoups de la crise financière née des excès du libéralisme ? L’essai de l’Italien Raffaele Simone Le Monstre doux. L’Occident vire-t-il à droite ? qui sort enfin en France (Gallimard) aide à comprendre. »

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/12/pourquoi-l-europe-s-enracine-a-droite_1409667_823448.html

  12. Oui, de nouvelles têtes seraient bienvenues. J’abhorre les appareils, comme les partis politiques, trop de formatage, trop liberticides.
    Trop de professionnalisation du politique à gauche comme à droite.
    Donner toute sa place à l’UE.

  13. Chez Jean-François Copé, cela prend la forme d’une agressivité un peu surjouée, qui rend parfois difficile le débat : celui de lundi dernier a, je crois, été bon parce que je l’ai mis en difficulté, et parce qu’il a du prendre sur lui pour écouter, face à la force des arguments que j’ai développés, avec calme et efficacité je l’espère.
    ___________________________________________________

    Loin d’être agressif dans ce débat comme il sait l’être parfois dans des échanges publics où il brille très souvent par sa répartie. JF Copé a pris sur lui pour écouter les arguments et il esquissait souvent des sourires. Le débat fut très bon et les protagonistes avaient la trempe de présidentiables. Mais ils ont tout à démontrer, à commencer par tenir les promesses quant les actes et le temps parlent……

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