Engrenage

Cet été, je vous ai parlé de l’étrange climat politique de la rentrée à venir, entretenu par l’étrange Président de la République élu par les Français en 2007. A la mi-septembre, il est possible d’ajouter un adjectif pour qualifier cette ambiance : pourrie ! La colère sociale gronde, les libertés sont mises à mal, le Parlement est piétiné, l’image de la France s’enfonce, l’Union européenne est prise à parti : la République et ses valeurs chancellent. Cela n’est pas dû au hasard, mais à un engrenage fait de stigmatisation et de provocation, dont Nicolas Sarkozy est l’auteur.

Martine Aubry, à la Rochelle, avait parlé de l’ « été de la honte », et la formule était juste : pour moi, c’est l’ « été des boucs émissaires » qui s’achève. L’origine de la séquence est connue. Fragilisé par les élections européennes, engagé dans une réforme à la fois impopulaire et injuste, celle des retraites, compromis dans l’affaire Woerth-Bettencourt, le pouvoir a cherché son salut dans la fuite en avant populiste et sécuritaire. Le maniement du mot « populisme » est toujours délicat. Il est péjorativement connoté – non sans raison – alors qu’il désigne aussi les aspirations du peuple qui reste, en démocratie, le souverain. Toute campagne politique est, par essence, tournée vers les sentiments populaires. En l’occurrence, le populisme de droite, qui frôle souvent avec la droite extrême, désigne la volonté de jouer sur les émotions agressives et jalouses, de ranimer les peurs, d’attiser le conflit entre le peuple et les élites, désignées comme bien pensantes, coupées du monde ou attachées à ces règles surannées que sont, par exemple, la Constitution, les lois de la République, les droits de l’homme ou les traités européens. Le populisme d’extrême droite est raciste, xénophobe, la plupart du temps antisémite. Il est en général l’apanage de partis protestataires, « anti-système », à l’image en France du Front national.

L’originalité, pernicieuse et inquiétante, de la situation française d’aujourd’hui est que ce populisme, certes dans une version « soft », vient d’en haut, de celui là même qui est théoriquement le garant des institutions, du Président de la République. Soucieux de retrouver les bonnes grâces de l’électorat du Front national, qui l’avait rallié en 2007 et qui le fuit désormais, le Chef de l’Etat a fait cet été flèche de tout bois. Exploitant des évènements inacceptables qui ont choqué les Français, à Grenoble et Saint-Aignan, Nicolas Sarkozy a procédé à toute une série d’amalgames. Son « discours de Grenoble », par lequel il déclarait une « guerre à la délinquance », assimilait immigration et insécurité, et lançait une politique de déchéance de la nationalité d’une ampleur sans précédent, visant les « Français d’origine étrangère ». Parallèlement, l’expulsion des Roms en situation illégale était décidée, et mise en oeuvre avec des moyens énormes. Le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, s’est signalé par une zèle exceptionnel dans la mise en oeuvre de ces orientations, confondant allègrement les Roms, dûment ciblés, les Roumains, forcément délinquants, les gens du voyage. La France, oui, était en guerre – le vocabulaire est révélateur d’une tension soigneusement entretenue – et ses ennemis, les étrangers ou leurs enfants, désignés à la vindicte populaire.

Nous ne sommes pas confrontés à un péril de la même nature que le nazisme, l’expulsion des Roms n’est pas la Shoah, Nicolas Sarkozy n’est pas fasciste, la France demeure une démocratie vivante. Mais l’allusion n’est pas privée de tout fondement.

Faut-il pour autant, comme l’a fait Viviane Reding, Vice-Présidente de la Commission européenne en charge des Droits fondamentaux, oser la comparaison avec la seconde guerre mondiale ? Il y avait de l’exagération dans le propos, depuis lors retiré. Nous ne sommes pas confrontés à un péril de la même nature que le nazisme, l’expulsion des Roms n’est pas la Shoah, Nicolas Sarkozy n’est pas fasciste, la France demeure une démocratie vivante. Mais l’allusion n’est pas privée de tout fondement. L’attaque contre les « Français d’origine étrangère » rappelait en effet furieusement le vocabulaire des lois de Vichy. Et la stigmatisation des Roms, ciblés dans une circulaire signée du directeur de Cabinet du ministre de l’Intérieur – évidemment avec l’aval de celui-ci, et plus que vraisemblablement avec l’accord tacite d’Eric Besson – était sans précédent dans l’histoire républicaine de l’après guerre. Tout cela indispose, voire effraie. Dans cette mesure, la réaction de Madame Reding, relevant que la France se mettait en contradiction avec la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, signée à Biarritz sous Présidence française en 2000, qui précise que l’Europe refuse toute discrimination en fonction de l’origine ethnique, était fondée. Sa position n’était pas personnelle, elle était bien celle de tout le collège des Commissaires. La contre-attaque du Président, furieux, appelant le Luxembourg à accueillir des Roms, lâchant Pierre Lellouche et Nadine Morano, comme des chiens dans un jeu de quilles pour expliquer que la France, « grand Etat », n’avait pas à céder à des « diktats européens », fut indigne d’un Chef d’Etat. Ce « casse toi pauvre conne » adressé à l’Union à travers la Commissaire était plus proche de Frédéric Lefebvre, dans ses mauvais jours, que du Général de Gaulle. Il franchissait la dernière marche de l’engrenage populiste, désignant l’Europe, à travers la Commission et son Président, José-Manuel Barroso, à la vindicte des Français. Le retrait de la circulaire Bart et les regrets de Viviane Reding éteignent le contentieux, ils n’effacent pas toutes les outrances, comme le montre le récit imaginaire, fait par le Président français, de l’appui d’Angela Merkel à sa position lors du Conseil européen : au contraire, tout cela laisse un goût amer.

Nicolas Sarkozy n’a pas été élu pour casser la République, mais pour la présider, la rassembler, la rassurer. Il n’a pas été élu pour isoler notre pays du reste du monde, mais pour lui permettre de se faire entendre, d’exercer une influence positive dans les relations internationales

Nicolas Sarkozy, en réalité, a pris une lourde responsabilité. Pour consolider l’électorat de la droite dure, il a choisi de cliver, provoquer, brutaliser, stigmatiser, au mépris de tous les principes, de toutes les règles dont il est supposé être le défenseur. Il a montré son désintérêt pour les valeurs humanistes à portée universelle qui ont fait la grandeur de la France. Il a aussi laissé l’image de la France se dégrader à l’échelle internationale. J’ai eu honte de voir mon pays, parce qu’il est mal présidé, dénigré par le « Times », le « Financial Times » ou « the Economist », critiqué pour sa xénophobie par l’ONU, condamné par les églises jusqu’au Vatican, attaqué par les Etats-Unis, au ban ou en marge de l’Europe. Nicolas Sarkozy n’a pas été élu pour casser la République, mais pour la présider, la rassembler, la rassurer. Il n’a pas été élu pour isoler notre pays du reste du monde, mais pour lui permettre de se faire entendre, d’exercer une influence positive dans les relations internationales. Il a été élu pour défendre nos valeurs communes, pas pour les piétiner.

Je suis persuadé, pour ma part, que cette offensive populiste est un échec, qu’elle a choqué les consciences

L’ « été des boucs émissaires » livre une leçon : ce Président, et le clan qui l’entoure, sont prêts à tout pour garder le pouvoir. Pour le reconquérir, il faudra certes s’indigner, mais aussi convaincre. Je suis persuadé, pour ma part, que cette offensive populiste est un échec, qu’elle a choqué les consciences, et détourné du Président un électorat de droite modérée, souvent d’origine chrétienne, qui garde le sens de l’équilibre républicain et reste attaché aux principes fondamentaux qui y sont attachés. Cela n’arrêtera pas le Chef de l’UMP, qui ne peut pas, ne sait pas, ne veut pas reculer. Il faut, décidément, à la France un autre Président que ce liquidateur. Faut-il pour autant envisager la construction d’un « Front républicain », dépassant les clivages entre la droite et la gauche ? J’ai participé, sur ce thème, à un débat organisé par « Marianne ». Ma réponse est nuancée. Il peut, en effet, y avoir de larges convergences pour battre Nicolas Sarkozy, pour tirer le pays de cette politique aventureuse. Mais l’indignation, la mobilisation républicaine ne suffisent pas, il faut aussi une forte cohérence au gouvernement de la France, une véritable ambition de transformation économique, sociale et écologique, un engagement européen maintenu. Bref, c’est autour de la gauche que doit s’élaborer l’alternance, que doit se structurer l’alternative. Nous en reparlerons.

49 réflexions au sujet de « Engrenage »

  1. Un commentaire plus léger : avez vous remarqué que le train d’engrenages de la photo ne peut pas tourner ?

  2. Allons-y, la bienpensance déroule…

    Une pensée relevée : « Nous ne sommes pas confrontés à un péril de la même nature que le nazisme, l’expulsion des Roms n’est pas la Shoah.. »

    Ben si, ben si, si Moscovici n’était dans les sphères de « l’élite », il pourrait s’en apercevoir.
    L’important dans la Shoah, c’est pas le moteur, c’est pas la mécanique, c’est le concept.

    Il faut considérer les Roms comme des sous-hommes pour leur infliger le traitement qui consiste à les priver des moyens élémentaires de survie, et surtout de leurs infliger des traitements inhumains, comme séparer les femmes des enfants et faire pressions sur cela pour les obliger à se plier à cette destruction de leurs misérables moyens d’existence.

    En ce sens, Moscovici fait encore une fois de l’euphémisation, comme il le fait pour tous les sujets, ce qui évite de prendre parti, de se confronter aux problèmes et aux gens. Ainsi, il est un grand auxiliaire du maintien du statu quo, donc un conservateur bon teint. Sans doute, grace à lui et aux gens nombreux qui lui ressemblent au PS – Valls, Fabius, Hollande, toute la ligne « mainstream » – le PS concentre une animostié et représente un échec de la politique, que les français expriment clairement dans l’assurance qu’ils ont, et j’en suis, que le PS au pouvoir ne reviendra sur les coups de poignards multiples assénés par le résident de l’Elysée. Bref, ils sont assurés qu’il fera de l’ultra-libéralisme…tempéré.

    • « Une pensée relevée : « Nous ne sommes pas confrontés à un péril de la même nature que le nazisme, l’expulsion des Roms n’est pas la Shoah.. »

      Ben si, ben si, si Moscovici n’était dans les sphères de « l’élite », il pourrait s’en apercevoir.
      L’important dans la Shoah, c’est pas le moteur, c’est pas la mécanique, c’est le concept. »

      Non, l’expulsion des roms n’est en rien la Shoah, l’expulsion du territoire n’est pas un génocide, même quand on vise une éthnie en particulier, comme le prouve la circulaire, et donc que les expulsions sont racistes, même là, ça n’estpas comparable à un génocide.
      Mais c’est du racisme, et là du racisme d’Etat, et le racisme est le terreau de tous les génocides. D’où la phrase de M. Moscovici : « Mais l’allusion n’est pas privée de tout fondement. »
      Mais l’expulsion des roms n’est en aucun cas la Shoah.

      La Shoah n’est pas un concept, c’est un fait historique, le génocides des juifs et des tziganes en Europe lors de la seconde guerre mondiale.

      • Moscovici a écrit  » Nous ne sommes pas confrontés à un péril de la même nature ». Nature, ok, tu lis bien…
        Je dis que nous sommes devant une stratégie de même nature. Elle porte ses mauvais fruits, avec ce que toi-même tu ne peux éviter de dire : un racisme d’Etat. C’est un pré-Drancy qui est là. Alors, bien sûr, on n’a pas encore fait les chambres, mais on a mis en place l’appareil de traitement des Roms comme des sous-hommes, et on les torture moralement en faisant d’ignobles menaces sur leurs enfants.

        J’avais précisé que je voyais cette dénégation fausse et hâtive de Moscovici comme un épiphénomène de sa ligne générale. Aucune discussion de ça…

        • Un pré Drancy, mais non c’est toi qui ne veut pas comprendre, tu m’as lu ? Justement ce n’est pas de la même nature, il n’y à pas de risque e génocide, il faut faire la part des choses !!

    • Quant à savoir si le PS ne reviendra pas sur les coups de poignards de Sarko, je ne commente pas l’ultra libéralisme tempéré, car tu ne développe aucun agument valable pour étayer ton insulte, mais tu soulève une question intéressante.

      Il serait bon que dans le béta-projet du PS avant les primaires, ceux des candidats aux primaires et le projet du candidat ou de la candidate PS à la présidentielle, bref il serait bon que soit aussi dit ce que l’on compte supprimer. Je pense que pour le principal les socialistes seront d’accord, énormement de lois, de dédcrets, de dispositions fiscales, de niches, enfin plein de choses, seront à supprimer, d’ailleurs il vaut mieux prévoir ça à l’avance vu l’ampleur du travail. Après il peut y avoir des nuances plus ou moins importantesentre les candidats c’est certain.

      • Quelle « insulte » ?! Oû tu as vu des insultes ?…Il n’y a aucun mot de près ou de loin ressemblant à des insultes.

        Qu’une réelle et percutante critique paraisse une insulte à tes yeux, c’est triste, c’est grave.

        • Une réalité percutante, non, on sent bien que c’est une insulte sans arguments.

          • Qui ne lit pas l’autre ?…Je n’ai pas dit « réalité », mais « critique ».

            Concernant la nature des choses. J’entends par « nature » le mode de pensée et les actions corrélatives. Il faut penser sous-hommes comme les nazis ont pensé les juifs pour agir comme le gouvernement l’a fait. Les actes corrélatifs de violence et de terreur sont dans le droit fil de cette pensée. Où est la limite, ou s’instaure la différence qualitative que tu semblerait discerner ? Est-ce que transformer la pensée en système, constituer les juifs comme un groupe à éliminer en entier et les éliminer, est différent par NATURE de les penser au départ, aux origines, comme dénués des qualités d’humains comme les autres ?…Déni d’humanité qui court dans les propos de notre gouvernement et dans ses actes, à l’évidence.

          • Au temps pour moi
            Une critique, donc, qui sonne comme une insulte et qui est sans fondements. Comment ta critique pourrait être réelle et percutante quand tu ne développe aucun argument ? De plus ce genre d’anathème fondé non sur la réalité mais sur la posture est inutile et contreproductif.
            Ce qui est différent par NATURE c’est qu’on est pas dans une situation de génocide, d’extermination d’un peuple. Qu’il s’agisse de racisme dans les deux cas je suis totalement d’accord, que ce que fait et véhicule le gouvernement soit profondément dégeulasse idem, mais on ne peut pas mettre sur le même plan l’extermination d’un peuple et des expulsions de territoires racistes ou un racolage electoral raciste auprès d’électeurs racistes.

  3. J’ai grandi et même muri bercé par la musique tzigane. Dans ma vie de débauché, j’ai écumé les cabarets russes jusqu’au petit jour bien avant la fin du communisme, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. A chacun ses grands soirs, les miens étaient très exaltés et imprégnés de vodka russe servie dans des petits verres glacés. .
    J’ai toujours ressenti une forte connivence à l’égard de cette culture qui a propagé ses chants dans toute l’Europe de l’est et qui constitue un trait d’union entre les peuples slaves Je m’en sens très proche, par tempérament, par affinité.

    Les chants du Yddishland n’en ont jamais été fortement éloignés.
    Je sais le lourd tribut payé par les tziganes dans les camps d’extermination.
    Serait-ce une raison pour laisser accroire que la politique de reconduite actuelle des populations roumaines nomades souvent désignées par l’épithète de « roms puisse présenter une quelconque analogie avec les abominations de Vichy.

    Les français de confession israélite préalablement déchus de la fonction publique et même de la citoyenneté se voyaient-ils remettre 200 euros par personne et 100 euros par enfant à Drancy avant d’être conduits dans les camps de la mort ?

    Qui peut accepter sans sourciller que l’on débite pareille infamie comparatrice?

    Les dirigeants de l’opposition et Dominique de Villepin lui-même se déshonorent en osant procéder à cette analogie pestilentielle qui est une offense pour la mémoire des déportés et de leurs descendants.

    Cette reductio ad hitlerum que nous subissons depuis des décennies est inqualifiable et insupportable, elle tient du chantage idéologique permanent et latent et justifie des excommunications qui ont un relent de totalitarisme. Beaucoup en ont fait les frais, et beaucoup sont visés de Finkielkraut à Claude Allègre, de Renaud Camus à Michèle Tribalat, de Robert Redeker à Eric Zemmour il ne fait pas bon de s’écarter de la ligne du bien,. Chaque fois que quelqu’un a signifié la moindre critique l’égard du catéchisme de cette regrettable gauche morale, il a subi la fièvre imprécatrice ce clergé d’inquisiteurs toujours prêts à leur signifier un prompt bannissement.

    Adieu Régis Debray, et chassons le Chevènement qui est dans nos têtes s’exclamait l’immense Bernard-Henri Lévy quand les républicains des deux rives osaient mettre en doute la légitimité de la guerre du Kossovo.

    Qui peut oublier les philippiques de Philippe Sollers contre les nostalgiques de la France moisie permettant de jeter la même opprobre grossière sur des auteurs aussi divergents que Péguy, Barrès ou Maurras. C’est toute l’élite de la gauche établie tapie derrière ces hussards gris de la repentance qui reniait le patriotisme républicain de Jaurès et des grands hommes de la gauche républicaine du 19ème siècle. .Ils oubliaient dans le même temps face à la montée de la délinquance et des violences urbaines le sens profondément républicain de la formule d’Auguste Compte, père du positivisme : Ordre et progrès. Ils bradaient leur héritage au nom de quelques sornettes soixante-huitardes frappées d’obsolescence.

    Quand Sarkozy invoquait Jaurès, il avait raison, il renvoyait les amnésiques à la crudité de leur refoulement.
    Cette descente aux enfers de l’ignorance et de la manipulation des esprits est hélas loin d’être terminée. C ‘ est le terreau fertile d’un antisarkozysme pavlovien qui balaye très large de Besancenot à Villepin. L’esprit Canal fait flores. Il n’a pour seul carburant que une haine déversée par tombereaux en direction de la personne de Nicolas Sarkozy. Cette meute des hommes du ressentiment n’a aucune gêne à mettre à mal la fonction présidentielle qui est une pièce maîtresse de notre édifice symbolique en Vème République. Mais les apprentis sorciers n’en ont cure, ils considèrent la république soit comme une pièce de musée, soit comme une construction juridique. Ils n’en ont jamais perçue la dimension transcendantale qui a permis au peuple français en dépit des épreuves de rester debout et uni par une communauté de destin. Ils ont perdu le sens de l’histoire, ce point d’articulation subtil entre la nation française et la Répuiblique qui lui est postérieure. Car la nation française celle du sacre de Reims perdure dans la République de Valmy et du au Mont-Valérien.

    Mais un saut supplémentaire dans l’ignominie a été franchi après les insinuations scabreuses de Madame Reding, commissaire européen à la justice, comparant le traitement des Roms en France à celui des juifs durant la seconde guerre mondiale.

    Qu’il y ait eu une maladresse dans la rédaction d’une circulaire est une chose, mais cette débauche d’idéologie compassionnelle ne peut dissimuler la démagogie qui l’inspire.
    Les Roms bénéficieraient donc d’un droit collectif à émigrer de leur pays d’origine –entré dans l’Union européenne- pour échapper à une condition trop indigne, mais les pays d’accueil se verraient interdits d’appréhender ce phénomène migratoire de manière collective, sous peine de se rendre coupable de stigmatisation, de discrimination à l’encontre de cette minorité. Une telle asymétrie est insupportable.

    La commission européenne serait bien inspirée de modérer ses propos contre la France, car cet épisode révèle la complexité d’une situation imputable à une entrée précipitée et mal négociée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’union européenne en 2007.
    La France au nom de la libre-circulation intra-européenne devrait-elle se résoudre à accepter la renaissance de bidonvilles aux portes de ses villes et à prendre en charge une population miséreuse instrumentalisée par les organisations maffieuses qui les programment pour la délinquance.

    La circulaire du Ministère de l’intérieur tant décriée était peut être maladroite dans sa rédaction, mais elle a sa logique. Ce n’est pas sombrer dans les « heures les plus noires de notre histoire » que d’organiser le démantèlement des campements sauvages et d’effectuer des reconduites à la frontière à l’égard d’une population difficilement intégrable et susceptible de porter atteinte à l’ordre public. La bienveillance sans limite et sans frontière est l’apanage des belles âmes qui ne seront jamais confrontées à la dure réalité du terrain. Ce n’est pas suffisant pour couvrir la France de tous les péchés ni la traîner devant le TPI.

    Je ferai remarquer qu’il paraît essentiel de mettre les autorités roumaines devant leurs responsabilités pour trouver une solution afin d’endiguer un flux de migration générateur de grandes difficultés pour l’ensemble des pays d’accueil au sein de l’Union européenne.
    Enfin pour conclure, il est consternant de voir les dirigeants de l’opposition serrer les rangs derrière Madame Reding pour stigmatiser à travers la personne de Nicolas Sarkozy leur propre pays. On est droit d’analyser ce zèle européen comme un manque de loyauté à l’égard de la France. Les électeurs en jugeront le temps venu par eux-mêmes.

    Je sais disant cela que certains au sein de la Gauche Moderne ont ressenti un trouble tout au long de cette polémique estivale délétère.
    Je veux seulement leur dire de serrer les rangs et de ne pas se laisser intimider par les outrances et la stratégie de culpabilisation ourdie à tout propos par une opposition qui invoque la morale en permanence pour mieux s’en débarrasser.
    Ainsi la gauche des années 80 a joué avec l’antiracisme et le droit à la différence sans se rendre compte qu’elle faisait le lit du communautarisme. Ainsi se refusait-elle à adopter un principe clair sur le port du voile à l’école, au risque de faciliter la propagation d’un islamisme spirituellement appauvri, hostile aux lois de la République et animé par un désir de prosélytisme conscient et assumé. Ainsi, pouvait-on voire le Parti Socialiste organiser d’une main les grandes messes de l’antifascisme et de l’autre introduire une dose de proportionnelle qui permit au Front National de siéger à l’Assemblée.

    Etait-ce là la manifestation d’une exigence morale inflexible et irréfutable ?
    Il est bien temps de refonder une gauche honnête, sérieuse émancipée de cette hypocrisie qui masque la vacuité politique et intellectuelle de l’opposition.
    La France ne peut être mise sous tutelle par les professionnels des bons sentiments qui n’ont de cesse de pratiquer le déni du réel.
    Elle doit pouvoir écrire librement son histoire, celle du 21ème siècle.

    • « La commission européenne serait bien inspirée de modérer ses propos contre la France, car cet épisode révèle la complexité »

      « Qu’il y ait eu une maladresse dans la rédaction d’une circulaire est une chose, mais cette débauche d’idéologie compassionnelle ne peut dissimuler la démagogie qui l’inspire. »

      Justement, quand une situation est complexe et délicate, on la traite avec nuance, avec doigté, pas avec un discours qui par son vocabulaire et son imprécision nous ramène à un vocabulaire pas entendu depuis les lois de Vichy (déchéance de français d’origine étrangère… qui n’est pas d’origine étrangère, je le suis, MM Sarkozy et Moscovici le sont, d’autres ont un arbre généalogique 100% français, mais nous sommes tous traités de la même manière par la loi car nous sommes tous autant français les uns que les autres, indépendamment de nos origines, je fais de l’angélisme là ? non je cite la constitution). Bref on ne répond pas à une situation complexe par un discours ambigüe, imprécis, qui multiplie les amalgames et tombe dans la stigmatisation, bien qu’il s’en défende. Quand un problème est complexe, on ne montre pas comme un os à ronger aux élécteurs du front national de belles images d’expulsion de roms, on ne laisse pas un ministre de l’intérieur comdamné pour injure raciale faire des injures xénophobes (phrase du genre « 30% des vols sont le fait de roumains, mais ne les stigmatisons pas, bien d’autres étrangers sont coupables de vols, sous-entendu, tous les vols sont perpetrés par des étrangers, ce qui est dans les faits absolument faux dès le moment où les français volent aussi).
      Et, justement, on ne fait pas une criculaire contraire aux normes européennes qui marque un racisme d’Etat (je ne fait que traduire le fait qu’il s’agit d’une circulaire du ministère de l’intérieur, donc l’Etat, et qu’il s’agit, et c’est cela que l’
      Europe reproche par les écrits et la parole, il s’agit de discrimination ethnique).
      La gauche moderne doit accepter la réalité pour pouvoir gouverner avec ambition et pragmatisme, pour ne pas promettre la Lune et s’arranger après et faire cocu le peuple, mais la gauche moderne ne doit pas abandonner ses valeurs pour autant. Elle peut traiter les problèmes d’immigration en général avec pragmatisme et fermeté, et cela n’implique nullement de cautionner ou de laisser passer sans rien dire le racolage raciste et xénophobe à l’extrème droite.

      Je finis par un avis personnel :

      Pour ce qui me concerne, quand le chef d’un Etat européen prend des décisions qui engendrent des drames humains pour satisfaire un électorat raciste, cela est nauséabond, cela sent très mauvais, cela sent une sombre période dont j’aurais préféré que l’odeur ne revienne plus jamais? Cela ne signifie pas que les situations sont comparables. Elles ne le sont en aucune façon et M. Moscovici le rappelle bien, mais selon moi, cela sent vraiment trop mauvais

    •  » Les dirigeants de l’opposition et Dominique de Villepin lui-même se déshonorent … »
      Je ne pensais avoir l’occasion de lire un truc pareil en ce moment.
      Quant à « Qu’il y ait eu une maladresse dans la rédaction d’une circulaire est une chose… », non et non. Aucune maladresse, elle a même été édulcorée par rapport au discours de Grenoble.

  4. Monsieur Moscovici,

    Les français dans leur majorité souhaitent l’alternance pour une reprise en main du destin de la France qui doit redevenir un moteur de l’Europe et un acteur mondial de premier rang. Elle a certes comme atouts son histoire et un certain potentiel économique. Mais elle a perdu sa capacité d’entraînement en trahissant son héritage des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Elles lui conféraient jusqu’à il y a peu une influence mondiale dont les conséquences ne sont pas seulement morales mais donnent de la force à nos propositions !
    Sauf le respect dû au Général, les français ne sont pas des veaux. Les politiques doivent faire confiance à la capacité de la majorité des électeurs à porter au pouvoir la personne qui saura élever le débat et relancer l’histoire de la France dans le monde d’aujourd’hui. Cela nécessite bien sûr de la compétence et du réalisme économique ; mais ne voit-on pas que les français, qui sont très majoritairement intelligents et courageux (ce sont les mauvais chefs qui prétendent être entourés de lâche et d’imbéciles), acceptent les adaptations et les efforts, du moment qu’ils sont équitables et justifiés ? Cela nécessite aussi de la part des dirigeants le retour à un réel esprit républicain, en contradiction avec le cynisme à courte vue d’une oligarchie qui sert d’abord ses intérêts et remplace la foi républicaine par des déclarations aussi flamboyantes que creuses à l’usage des peuples; elles ne trompent personne, discréditent notre pays au plan international et participent au découragement général.
    Nous ne regagnerons pas notre rang en étant seulement de bons industriels, de bons comptables et de bons communicants si nous ne savons pas donner un sens à l’existence du pays.
    Que nos dirigeants politiques fassent preuve de maturité s’ils ne veulent pas gagner l’élection présidentielle « par défaut », comme c’est le cas depuis 1995,ce qui se traduit ensuite par la désillusion et l’immobilisme ; qu’ils se montrent de vrais chefs et gagnent nos voix en nous entraînant dans un vrai programme d’action ! Les français ont toujours démontré leur courage et leur esprit de sacrifice quand c’est pour une bonne cause. Ils ne persiflent que lorsqu’on se moque d’eux. Une attitude politique responsable rendra inutile et dérisoire le racolage électoraliste qui empoisonne et dénature la vie politique quel que soit le camp, car les électeurs peut-être un peu faibles qui sont sensibles à ces procédés,viendront au secours de la victoire du fait même de cette faiblesse de caractère si ce sont les bonnes idées et non les bons mots qui dominent le débat !
    Le cynisme actuel de nos dirigeants n’est à mon avis que la démonstration de leur renoncement à se battre à la tête de l’armée des citoyens pour une France moderne, acteur majeur de la construction de l’Europe sans laquelle nous ne serons rien et à laquelle ils ne croient pas. Ils sont tout simplement défaitistes! Si nous continuons ainsi dans la lâcheté et le déshonneur, nous perdrons notre liberté et ne survivrons pas.
    Notre république doit sans nul doute protéger les plus faibles ; mais elle doit surtout proposer un plan d’action pour permettre au pays d’être plus fort et à chacun de ses citoyens d’être plus libre !

    Monsieur Moscovici, je vous le demande sérieusement à vous qui paraissez animé d’excellentes intentions,le parti socialiste peut-il, sans une sévère remise en cause, représenter cette alternative?

    Un citoyen qui veut croire encore dans le destin de son pays.

  5. Je trouve les responsables socialistes étrangement en retrait, observant les tentatives populistes d’un gouvernement autiste. Qu’attendez-vous pour sonner l’heure de la révolte ? Sans être un parti de révolution, vous devez engager une réponse plus ferme et ne pas rester à la traine ? Ce ne sont pas quelques discours à la tribune de l’Assemblée qui changent les choses. Face aux mensonges érigés en pratiques d’Etat, vous devez trouver des réponses à la mesure des risques que courre la démocratie.

  6. @ guillaumeA dit : 18 septembre 2010 à 13:45

    ERREUR
    Dire que les roms nous font chier.
    Dire que l’EUROPE, on s’en fout.
    Combien de cons à droite aiment qu’un chef le dise ?
    Combien de cons à gauche le pensent
    ça fait beaucoup de cons qui ont de sales idées en commun.

    • Sans doute n’est-ce que symbolique, mais j’ai décidé de changer le logo de mon avatar par un Marianne sur fond de triangle noir ( http://wordpress.bloggy-bag.fr/2010/09/18/sauver-marianne-defendre-la-republique-resister-pour-la-france/ ).

      L’histoire a retenu le triangle noir (inversé par rapport au logo que j’ai créé) comme la marque des asociaux apposée par le régime du troisième reich (entre autres pour les Roms). Au-delà de l’histoire, je reprends ce symbole comme la marque de quelqu’un qui ne se reconnaît plus dans l’image de la France que donne notre gouvernement au monde, tout particulièrement cette semaine.

      Je n’ai pas besoin d’un ministre de l’identité nationale pour savoir ce qu’être Français veut dire.
      J’ai honte de voir utilisée la misère d’une communauté à des fins de basses politiques.
      Je suis atterré d’entendre des invectives à l’encontre nos partenaires, amis et alliés européens.
      Je suis ulcéré de voir nos valeurs les plus nobles foulées au pied.

      Pour l’heure, moi citoyen anonyme, je ne peux qu’arborer un frêle symbole pour sauver l’honneur de Marianne, pour défendre la grandeur de la République, et pour résister à la maladie qui ronge la France. C’est peu, mais c’est déjà cela et je vous invite vous aussi à faire de même.

      Ce logo est libre de droits, vous le trouverez ici : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Triangle-noir-marianne.gif

      • Pour ma part non tout ne va pas bien, et toi ça ne te fait pas reflechir ? Pose toi des questions plutôt !

  7. Sarkozy est un véritable imbécile.
    Dans une a action court termes ,il se grille pour le long terme.

    On raconte sur tout les plateaux télés qu’il remonte dans l’électorat du FN? Et alors? L’électorat du FN est pas assez important pour faire une victoire.

    Il va trop a droite ce qui va permettre a Villepin ou Bayrou de prendre le centre avec les cadeaux qu’il fait.

    Mais le plus grave pour lui est l’image mauvaise qu’il donne du pays dans le monde. Hors c’est l’un des des points qui est le plus cruciaux pour un homme d’état.

    Le G20 est déjà finis pour sarkozy car les autres pays du monde vont jouer sur cette situation pour ne rien accepter au G20.

  8. Mea culpa : j’avais commenté le précédent texte, du 13/09. Autant pour moi.

  9. Si notre « président » n’a pas su encore se tenir cette semaine, nous avons quand même quelques motifs de fierté nationale suite aux divers discours et publication de Dominique cette semaine en matière sociale.

    Pour ceux qui n’aurait pas lu tous les éléments, c’est ici : http://wordpress.bloggy-bag.fr/2010/09/16/revolution-social-democrate-au-fmi/

    Envoyons aux Français la partie positive de notre message et ne nous laissons pas piéger dans le creusement de la tombe de Sarkozy, elle est assez profonde comme cela. Nous voulons changer les choses, nous pouvons changer les choses, nous changeons les choses, que cela se sache !

  10. Une opinion est un ensemble d’idées que l’on se fait à propos d’un objet en même temps que l’on exerce sur lui un jugement par la pensée.

  11. Quand des gens de droite(Merkel,Sarko)en viennent à nier les paroles échangées, la gauche n’a pas besoin d’en remettre une couche.
    Je suis convaincu que le conflit réel porte sur d’autres sujets très lourds en termes économiques et politiques.
    Ceci n’a pas pour effet de minimiser le sort fait aux roms, qui est une infamie inexcusable.

    Bâle III et le G20 venir, vont mettre en lumière la volonté de certains de mettre à l’ombre l’abandon du traitement des causes de la crise en cours.
    Le camp de la droite en Europe risque de ne pas être uni et la gauche devrait penser que la stratégie doit aussi être une de ses armes.

  12. je suis autant scandalisée que vous de ce qui se passe en France, de la politique que mène actuellement le gouvernement de Droite.M ais on n’attaque pas un seul homme mais son gouvernement et sa politique donc cessez de lui donner tant d’importance.j’ai l’impression que le Ps prend un malin plaisir de « tirer » à la moindre occasion sur cet « Homme » .les critiques ne cessent de pleuvoir de la part de la Gauche.ça nous aussi le peuple, nous savons faire..mais on attends également de vous politiciens,DES SOLUTIONS.
    HABIB.N

  13. Est ce qu’il serait possible de retirer ces mots foncièrement raciste du blog de Pierre MOSCOVICI?

    « C’est curieux car, pour ceux qui considèrent que l’Islam, vécu comme envahisseur, est l’Ennemi, c’est au contraire la gauche qui, par sa lâcheté, sa faiblesse, et son angélisme, est traitée de « collabo ».
    Après tout ce point de vue se défend. »

    Ce point de vue là ne se défend pas. Le racisme n’est pas une opinion (pas plus qu’un point de vue) mais un délit. Considérer une religion et ses pratiquants comme des envahisseurs et des ennemis est discriminatoire et par là même raciste.

    Parfait représentant de l’UMP qui se cache sous un pseudo et fait dire à « ceux » ce qu’il pense foncièrement.

    • @grouchy
      Ce « point de vue » , cette « opinion » sont ceux de votre ami socialiste allemand Théo Sarrazin.
      La police de la pensée n’a pas encore été inventée. Et c’est heureux. 1984 c’est déjà loin, merci Orwell. Faites donc confiance au(x) peuple(s).
      Partout en Europe, il(s) nous pose(nt) La question. C’est La Réalité que vous refusez de voir, une fois de plus. Et c’est bien pour çà que vous serez battus en 2012… une fois de plus.

      • Certains disaient, en 1940, que les juifs d’Europe de l’Est « posaient problème en France » (pour ne parler que de la France et que des juifs d’Europe de l’Est)…et parmi ceux là on y trouvait aussi des individus qui se disaient socialistes.
        Argument irrecevable.
        Inutile d’une police pour ce genre de « pensées », notre code pénal suffit.

  14. « Le populisme d’extrême droite est raciste, xénophobe, la plupart du temps antisémite. »

    Faux. C’est désormais l’extrême-gauche qui est antisémite (sous couvert d’anti-sionisme)
    Marine le Pen s’étant démarquée clairement des dérapages de son père.
    Idem pour le Bloc Identitaire
    http://www.bloc-identitaire.com/courant-identitaire/faq

    Les « héros » des lecteurs de Fdesouche (excellent blog/revue de presse)
    http://www.fdesouche.com/
    s’appellent Alain Finkielkraut, Eric Zemmour et Elisabeth Levy!!! C’est vous dire leur antisémitisme

    Vous devriez changer vos schémas de pensée si vous voulez comprendre ce monde qui change sans doute trop vite.

    Pour finir, si je peux me permettre, un conseil de lecture:
    « Accélération / Une critique sociale du temps » de Hartmut ROSA
    http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Acceleration-9782707154828.html
    http://www.lemonde.fr/societe/article_interactif/2010/08/29/le-monde-magazine-au-secours-tout-va-trop-vite_1403234_3224.html

    • « Faux. C’est désormais l’extrême-gauche qui est antisémite (sous couvert d’anti-sionisme) ».

      C’est hélas en partie vrai, mais nous en sommes conscients et nous sommes un certain nombre, voire un nombre certain, à le combattre fermement ! Ceci n’exonère pas au passage la droite de ce genre d’abomination.

    • Certes, le blog identitaire(que je viens de découvrir) se démarque de Le Pen.

      Trouvé sur le blog en question, j’invite chacun à en savourer la substantifique moelle:

      « qu’est-ce qui vous différencie du FN?

      le Front national associe la question de l’identité et celle de l’acceptation des « valeurs républicaines ». Dans sa logique intégrationniste, il considère qu’un Maghrébin vivant en France, maîtrisant notre langue et respectant nos lois devient illico un Français à part entière. Pas pour nous, car il lui manquera toujours deux des trois composantes de notre identité, la charnelle et la civilisationnelle : il ne sera jamais alsacien (ou breton, ou corse, etc.) pas plus qu’il ne sera européen. »

      Edifiant!

  15. « L’attaque contre les « Français d’origine étrangère » rappelait en effet furieusement le vocabulaire des lois de Vichy. »

    C’est curieux car, pour ceux qui considèrent que l’Islam, vécu comme envahisseur, est l’Ennemi, c’est au contraire la gauche qui, par sa lâcheté, sa faiblesse, et son angélisme, est traitée de « collabo ».
    Après tout ce point de vue se défend.

    • Ne pas tomber dans le racisme est la xénophobie est une marque de lacheté, de faiblesse et d’angélisme ?
      Pourriez vous développer ?

      • racisme ET la xenophobie
        Et faut-il stigmatiser des populations pour cacher ses échecs tout en continuant de ne pas renouveler les postes dans la police et d’avoir une politique de sécurité qui échoue pour ne pas être taxé de lacheté, de faiblesse et d’angélisme.
        Regardez plutôt ce que vient de faire la région Ile de France sur la sécurité, vous y verrez la marque du pragmatisme et de la responsabilité.
        Mais vous semblez préferez le racisme.

      • @Jonas
        La lacheté, la faiblesse et l’angélisme, c’est de ne pas (vouloir) voir la RÉALITÉ en face. Qu’on résume généralement en la formule « politiquement correct » ou « bien-pensance ».
        Libre à toi de te voiler la face… et même de mettre une burka sur ta liberté de penser.

        En tout cas, Hugues Lagrange, sociologue proche des Verts, chercheur au CNRS, vient de briser un sacré tabou avec son livre  » Le déni des cultures et jette un sacré pavé dans la mare, que dis-je dans l’océan de l’hypocrisie.
        Il avoue lui même avoir dû surmonter ses réticences à aborder ce sujet, de peur d’être récupéré par l’extrême droite! Saluons son courage.

        http://www.youtube.com/watch?v=IAmx3div7NU

        Ce qui doit conforter notre « prophète » (en son pays) Eric Zemmour. Souvenez vous, c’était il y a quelques mois à peine!
        http://www.youtube.com/watch?v=MgTRmUrSxCI&feature=related

        Ma grand mère aimait citer ce vieux proverbe:
        « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage »
        On vient tout doucement à la raison.

        • Le lâche voit parfaitement la réalité, mais se soumet à des décisions contraires à ses valeurs pour éviter de s’exposer.

          La faiblesse n’exclut pas non de voir la réalité, simplement elle empêche de combattre.

          Seul l’angélisme ne permet pas de comprendre la réalité.

        • Je ne me voile nullement la face, les problèmes de sécurité sont réelles, mais tes techniques réthoriques de brutes ne passent pas, tu as déjà fait preuve de ton caractère belliqueux et prouvé ton racisme, avec toi si je comprend bien, soit on tombe dans le racisme, soit on est angélique et on se voile la face et il faut choisir son camp car nous sommes en guerre. On ne règle aucun problème comme ça, alors que ce qu’il faut c’est un autre président, plus de policier, et une autre politique de sécurité (privilégier une action policière constante plutôt que des actions coup de poings qui font empirer la situation une fois la police partie notamment). Je ne me voile pas la face, toi par contre, tu compte sur le rideau de fumée raciste de Sarkozy pour que cela parvienne à camoufler ses échecs multiplesn, en économie notamment, sa gestion calamiteuse des finances publique et sa compromission avec les très riches qui ont financés sa campagne de 2007 et qu’il rétribue aujourd’hui avec l’argent de l’Etat, tu compte sur ce rideau de fumée raciste qui ne règle rien pour que Sarko repasse en 2012. Sans doute est-ce plutôt toi qui te voile la face ici.

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  17. A gauche il y en a pour qui le populisme n’est pas un gros mot. Vous devriez vous méfier.

    « Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, affirme son intention de « battre les socialistes » à l’élection présidentielle de 2012, et assume clairement son « populisme », dans un entretien à l’Express à paraître jeudi. »
    http://www.lepoint.fr/politique/jean-luc-melenchon-populiste-revendique-veut-battre-les-socialistes-en-2012-15-09-2010-1236673_20.php

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/melenchon-populiste-moi-j-assume_919603.html

    • Méluche ne sauvera pas la droite. En choisissant Sarkozy vous avez choisi un destructeur (liquidateur dirait Pierre), quelqu’un qui vous semblait être en mesure de détruire le PS par sa façon d’être et de faire. Ce que vous n’avez pas compris, c’est qu’il était aussi nocif pour le PS que pour l’UMP, à ceci près qu’étant notre adversaire déclaré, nous avions une certaine immunité politique contre cet agent viral, pas vous !

      La prochaine fois, tâcher au moins de choisir quelqu’un qui a des valeurs et de vrais convictions plus profondes que celles d’un Rastignac de basse volée. Si en plus vous en trouver un de compétent, vous aurez une chance de vous relever avant les 30 prochaines années.

      • @bloggy bag
        A mon tour un conseil si vous le permettez.
        Lors de vos prochaines primaires, ayez l’intelligence de choisir DSK pour vous représenter dignement. Mais rien n’est moins sûr, malheureusement.
        S’il était élu, figurez vous que çà ne me rendrait pas malade, même si se posera alors la question « avec qui gouverner ». Je suis même persuadé que Pierre Moscovici ferait un très bon premier ministre.
        Tout autre candidat serait une véritable catastrophe pour la France. Avec une prime à Royal et Aubry.

        Pour 2017, rassurez vous; nous aurons J-F Copé.

        Pour les 30 ans de purgatoire, vous prenez vos désirs pour des réalités. Je pense que la droite n’est quand même pas aussi bête que la gauche:-O

        • Au poujado-sarkoziste de service qui squatte sur ce site.

          DSK et Moscovici ne sont pas moins radicaux que Aubry ou Royal, mais l’un de leur talent est de le faire croire à des énergumènes de ton genre.

          • @olivier
            « Au poujado-sarkoziste de service qui squatte sur ce site. »

            A bien entendre ton mépris, l' »énergumène de mon genre » ainsi « stigmatisé » se pose quelques questions:
            – Ne désires-tu pas m' »expulser » manu militari de ce blog/squat ?
            – ce blog de PM est-il réservé aux gens de gauche?
            – Dans ce cas, n’y aurait-il pas discrimination?
            – Veux-tu me reconduire dans mon « pays » l’UMP?
            – Aurais-je droit à une prime au retour?

            Ainsi tu te comporterais avec moi comme « tous ces bas du front de fachos de droite » – que tu honnis – avec les roms? Quelle horreur!

  18. Bravo M.le ministre , pour votre analyse , comme à l’accoutumée pénétrante , acérée , intelligente et modérée…si le PS laissait leur vrai place à des gens de votre envergure, l’alternance en 2012 serait une certitude…pourtant cette nécessité pour notre pays est , je le crains, plus qu’hypothétique , car l’hôte actuel de l’Elysée est d’une rare coriacité

    • Je pense que le grand homme ne saurait rester insensible à une analyse si pertinente, lucide, si peu louangeuse, et dont la souplesse des articulations devrait être bientôt récompensée à sa juste valeur, pour peu que l’intéressé se fasse connaître à la permanence.

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