Dans les médias

Confirmation ou simulacre ?

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 24/09/2010 à 17:45

Je vous parlerai peu des manifestations d’hier et de la réforme des retraites. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai défilé – pour ma part, dans les rues de Montbéliard. La mobilisation ne faiblit pas, elle est puissante, elle va se poursuivre. Cela suffira-t-il pour ramener le pouvoir à la sagesse, l’amener à modifier son projet ? Ce n’est pas, on le sait, la tendance de Nicolas Sarkozy, qui souhaite imposer sa réforme, pour se parer des attributs d’une victoire sur la gauche et sur le mouvement social. Si victoire il y a, elle sera à la Pyrrhus. Les socialistes se battront, au Parlement, pour obtenir des inflexions. Et si, au final, celles-ci ne sont pas au rendez-vous, il faudra tout remettre sur le métier en 2012. Cet engagement sera tenu. En réalité, je ne souhaitais pas spécialement écrire aujourd’hui. Les déclarations de Claude Bartolone sur France Inter, refusant des primaires de désignation pour souhaiter qu’elles se réduisent à une confirmation, m’y obligent.

Ces propos ont le mérite de la franchise : ils n’en sont pas moins choquants, voire inquiétants. J’aime bien Claude, qui fut un bon collègue au gouvernement, qui est un camarade chaleureux et généreux. Mais il est aussi, dans le combat politique, une fine rapière, qui ne fait pas toujours dans la dentelle et parle « cash ». Là, il a carrément mis les pieds dans le plat, et dévoilé le pot aux roses. A le suivre, le candidat du Parti socialiste serait déjà presque connu, il suffirait d’une entente entre Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry, puis d’un vote en forme de sacre, et le tour serait joué. C’est tout simple, en apparence. En réalité, cela fait voler en éclats un mythe, et même plusieurs. Cela jette tout d’abord un éclairage moins idyllique sur l’ « unité » qui prévaut au Parti socialiste depuis la rentrée : je crois celle-ci indispensable, je la souhaite profonde, elle ne saurait être le paravent d’un jeu d’appareil qui reviendrait, après avoir fait taire la voix des militants, à organiser un semblant de débat. Deuxième mythe écorné, celui de l’hésitation de Martine Aubry par rapport à 2012. Elle y pense, on y pense pour elle : cela ne me choque pas, c’est le contraire qui serait anormal, cela va mieux en le disant, mais cela fait d’elle une protagoniste. Enfin et surtout, cela met en évidence la réticence d’une partie de ses soutiens pour une vraie primaire de débat, sincère et équitable : ceux-ci veulent au contraire créer les conditions d’un choix réduit et préparé.

Les primaires sont aussi filles de la nécessité. Nous les avons mises en place parce que nous avons été incapables, lors du désastreux Congrès de Reims, de choisir notre Première secrétaire dans des conditions de transparence satisfaisantes.

Ce n’est tout simplement pas acceptable. Les primaires sont une grande avancée démocratique, une novation radicale dans la vie politique française et dans l’histoire de la gauche. Elles ont été validées par les militants, qui ont ce faisant consenti à déléguer à un corps électoral plus large leur pouvoir de désigner leur représentant à la présidentielle. Pour ma part, j’ai toujours considéré que ce choix était le bon, parce qu’il permet de donner force et légitimité à notre candidat. Il serait absurde qu’il aboutisse à une procédure plus fermée, plus arrangée que nos propres débats lors de nos Congrès ! Les primaires sont aussi filles de la nécessité. Nous les avons mises en place parce que nous avons été incapables, lors du désastreux Congrès de Reims, de choisir notre Première secrétaire dans des conditions de transparence satisfaisantes. Il est inconcevable qu’après un tel naufrage nous consentions à une sélection de notre candidat qui serait, elle aussi, davantage peut-être, contestable.

Les candidats disposeront-ils de moyens suffisants et équitables pour s’y préparer, chercher des parrainages, se faire connaître et populariser leurs idées ?

Je veux donc croire que Claude Bartolone a exprimé là un souhait personnel, et non prononcé une parole « officielle ». Pour ma part, je ne me suis jamais offusqué à l’idée que les possibles prétendants aux primaires se parlent, voire s’entendent. Cela me paraît même logique – j’aurais mauvaise grâce à critiquer cela après avoir dit que je soutiendrai Dominique Strauss-Kahn s’il se présente, et n’envisagerais ma candidature que s’il se retirait de la course. Il est loisible aux partisans de Martine Aubry d’imaginer que celle-ci s’imposerait alors sans coup férir. C’est un jugement politique, un voeu, un espoir. Mais le propos de ce matin était si abrupt, si définitif, le scénario paraissait si rôdé qu’il ne pouvait que faire naître une inquiétude. Les primaires seront-elles organisées de façon loyale ? Les candidats disposeront-ils de moyens suffisants et équitables pour s’y préparer, chercher des parrainages, se faire connaître et populariser leurs idées ? La direction du Parti sera-t-elle impartiale dans cette affaire ? Peut-elle seulement l’être si tel est son schéma ? Je demande là dessus des éclaircissements nécessaires, car de la « confirmation » – possible – au simulacre – intolérable – il ne pourrait y avoir qu’un pas.

La véritable unité passe par la confiance, et l’acceptation de notre diversité

Je ne partage pas du tout cette conception des primaires. Celles-ci doivent, pour moi, être une modalité de désignation du candidat à la présidentielle qui permette la confrontation, amicale mais ferme, de sensibilités,de personnalités, de générations différentes. Il y aura des favoris – Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry sont aujourd’hui les principaux – et des outsiders. Tous doivent pouvoir concourir sur un pied d’égalité, avoir l’occasion de confirmer ou d’affirmer leur talent. C’est la condition sine qua non pour une compétition loyale, et in fine pour un rassemblement sincère, sans amertume, et non factice ou plein d’arrière-pensées. La direction du Parti socialiste a le devoir de donner à tous les protagonistes possibles de cette course des explications, et aussi très vite, des garanties sur le bon déroulement des opérations. Elle doit les réunir pour fixer un cadre collectif incontestable. C’est ainsi et seulement ainsi que les primaires réussiront, auront un sens, et nous renforceront. En la matière, je ne crains pas de le dire, je suis partisan de la concurrence libre et non faussée, il est vrai contestée – en politique aussi – par certaines figures du Parti. A l’heure où la droite se déchire, où les Français attendent l’alternance, nous devons retrouver ce qui fait notre force : la capacité à former une équipe. La véritable unité passe par la confiance, et l’acceptation de notre diversité. Ces propos n’y contribuent pas. C’est pourquoi ils doivent être rectifiés par des actes.

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60 commentaires

  • Bloggy Bag dit :

    Il y a 6 mois déjà, j’écrivais « Aujourd’hui, je suis plus que circonspect vis-à-vis du principe des primaires, pour une raison technique : dans un tel scrutin il est impossible de garantir l’équité de la campagne, comment alors donner une légitimité au vote si ce n’est l’acceptation mathématique d’un vote structurellement biaisé ? » ( http://wordpress.bloggy-bag.fr/2010/05/10/refondations-ps-socialisme-et-social-democratie-ii-les-defis-internes-deuxieme-partie/ ). Bartelone actualise cette réflexion avec un biais particulier : parmi les candidats susceptibles de l’emporter, un seul se présentera par accord tacite ou explicite avec les autres.

    Est-ce logique ? Dans la logique du PS, absolument. Après 2 défaites qui n’auraient pas dû avoir lieu, il est absolument normal que la « machine PS » cherche et trouve la meilleure façon de gagner le prochain scrutin, et la meilleure façon est de ne pas créer une lutte suicidaire d’investiture.

    Est-ce démocratique ? Non, puisque techniquement nous n’aurons d’autre vrai choix que de voter pour le seul gagnant possible.

    Est-ce insupportable ? Ceux qui ne se reconnaîtront pas dans la tendance du vainqueur diront que oui, en sachant qu’ils auraient dit le contraire si le choix avait été différent.

    Est-ce une violation de nos idéaux ? Non, un parti n’est qu’un outil pour atteindre nos idéaux, ce n’est pas un idéal en lui-même. Cet outil passe tour à tour entre des mains qui ont des intérêts particuliers, et parfois ces mains s’égarent. Le secrétariat actuel n’est sans doute même pas le plus mauvais que le PS ait connu, mais il est dans une situation très particulière qui lie la promesse d’un triomphe électoral en 2012 et l’acte de décès du vieux PS. Comme je l’ai écrit, « Si changer est généralement une nécessité, c’est très rarement un choix pour chacun d’entre nous. Cela est encore plus vrai pour une organisation ou dans notre cas, un parti politique. Les groupes constitués fonctionnent selon des règles tacites ou explicites qui les stabilisent, qui les font avancer et leur évite d’exploser. La stabilité d’un groupe, bonne ou mauvaise, résulte d’une alchimie entre la volonté d’être ensemble et la réalité de forces antagonistes qui se neutralisent, se stabilisent de façon généralement non consciente, sur un équilibre aussi stable que possible. »

    Finalement la situation est simple : si le PS perd 2012, de toute façon c’en sera fini. Pour gagner, la direction et nombre de cadres pensent, raisonnablement, qu’il faut supprimer tout risque préalable, donc éviter que les primaires augmentent les tensions actuelles jusqu’à l’explosion ; ils suppriment de fait le problème de choix démocratique au profit d’un choix rationnel (aptitude, expérience, image, consensus national – en espérant que le candidat ait effectivement ce profil) pour les 3 tours (primaires, 1er tour, 2ème tour). Mais en faisant cela, la direction touche au paroxysme du problème du PS : pour sauver le PS, le parti doit biaiser le choix démocratique. C’est logique, c’est rationnel, c’est même peut-être souhaitable, mais ce sauvetage est aussi en lui-même l’acte de décès du vieux PS : logique jusqu’à l’absurde, sans échappatoire possible.

    Il me semble qu’en conséquence, la question posée aux primaires n’est plus de choisir notre candidat (à la rigueur de lui donner l’onction formelle mais pas plus), mais bien de débattre sur les fondations de la renaissance du PS, renaissance qui sera rendue possible par l’élection d’un président socialiste. Ces primaires seront moins des primaires que la convocation des États généraux du socialisme, voire de la gauche qui a elle-même à se redéfinir.

    Le futur président aura pour mission de sortir la France de la crise et de refonder la République.
    Cette dynamique doit permettre de redéfinir ce qu’est la gauche et de refonder le parti socialiste sur des bases qui éliminent les incohérences à la fois idéologiques et de fonctionnement.

    Ne nous trompons pas de combat : la situation actuelle est la conséquence directe d’éléments structurels, ce n’est pas un problème de personne. Il me semble qu’en l’état actuel, aucune primaire telle que nous le rêvons n’est en mesure d’être mise en place, mais ce qui va être mis en place peut permettre de redéfinir les futures règles de la vie démocratique du parti.

    Agissons là où nous avons des chances de succès, d’arriver là où nous le souhaitons.

    • La gauche oui, le PS actuel non dit :

      D’accord avec toi, si et seulement si, c’est la décision antérieure de la candidature de Ségolène Royal qui devra être avalisée par un vote, et derrière laquelle tout le PS, strauskaniens y compris, auraient du se ranger en 2007. Dans le cas contraire, je rendrai ma carte et voterai pour un autre parti de gauche.
      Les trahisons et tripatouillages sont et resteront dans nos mémoires, quoiqu’on veuille.
      Les belles théories pro-bureau et à posteriori, qui t’arrangent, ne convainquent que toi.

      • bloggy bag dit :

        « Ceux qui ne se reconnaîtront pas dans la tendance du vainqueur diront que oui, en sachant qu’ils auraient dit le contraire si le choix avait été différent. »

        Et pour mémoire en 2006-2007 :
        * http://www.ina.fr/politique/elections/video/3218879001012/vote-socialiste-mode-d-emploi.fr.html#

        • Christine R dit :

          Voilà qui est bien compromettant pour la fellation… euh pardon… la fédération concernée.
          posté par Rachida.

        • La gauche oui, le PS actuel non dit :

          Ne confondons pas la personnalité de Frèche avec cela :
          http://www.dailymotion.com/video/xnrrc_resultats-officiels-stephane-le-fol_news
          Ne joue pas à Sarkozy à présenter n’importe quoi pour te dédouaner. Je rappelle les résultats : 61%, 21%, 19% il n’y avait pas photo…mais il n’ya eu que magouilles.

        • Bloggy Bag dit :

          Ne nous laissons pas non plus abuser : Frêche n’est que la caricature qui cache la forêt. Si en 2006, Frêche avait été le seul à agir ainsi, il y aurait eu un second tour.

          Je garderai longtemps en mémoire les statistiques google de l’époque : http://bloggy-bag.fr/campagnes/Presidentielle-DSK/politique_manipulation_archive.html

          • La gauche oui, le PS actuel non dit :

            « A noter le paradoxe DSK : son blog est le plus couru des blogs politiques, il est un précurseur sur internet, et pourtant, sa notoriété Google est parmi les plus basses. Il faut cependant noter que contrairement aux journaux où la ligne éditoriale garantit l’orientation « positive » des articles, être cité sur le Web n’est pas toujours une marque de soutien, loin s’en faut…
            Toute métrologie doit être critiquée pour que chacun puisse en conclure quelque chose. Ces tableaux ont été faits avec un minimum de temps et de moyen, ils sont donc entachés de nombreux biais :
            • En fonction des medias, les requêtes ne cherchent pas la même chose : nombre d’articles pour la période courante (Le Monde), nombre d’articles dans les archives (Libé, Le Figaro), nombre de pages dans l’index (Google).
            C’est exact, mais nous cherchons un indice de notoriété et il faut comparer les résultats entre candidats pour un média donné pour obtenir un résultat compréhensible.
            • On ne sait pas si le media pointe sur une information positive ou négative pour le candidat. En marketing politique, l’important est d’abord de parler de vous, et après d’en parler en bien. Le cas Le Pen est une bonne illustration : on trouvera peu d’articles élogieux de lui, pourtant sa notoriété lui procure de bons scores aux élections.
            • On ne maîtrise pas le ménage fait dans les bases interrogées. Il faudra faire avec en se disant que tous les résultats sont soumis aux même règles de gestion ce qui doit équilibrer les effets de ce biais.
            • La recherche Google est plus large que ce qui est souhaité. Une phrase comme « Ou est-il parti dit François, Hollande répondit Jack, lang is ze road ajouta-t-il en plaisantant avec son accent du Poitou. » risque fort de compter pour 1 citation pour F. Hollande et J. Lang. Je pense toutefois que ce genre de résultats exotiques est en nombre restreint en regard de la notoriété des candidats, et stable dans le temps.
            • La recherche Google a été affinée au cours du temps. »

            On est bien d’accord : On ne peut rien en tirer.

          • Bloggy Bag dit :

            Si on ne peut pas conclure sur les valeurs absolues, on peut conclure sur *l’évolution* et les renversements de tendance. Or, à la fin de l’été 2006, les courbes Sarkozy et Royal ont plongé de concert alors que celle de DSK passait en tête. Ceci correspondant à son entrée officielle dans la campagne.

            Lorsque les résultats du vote ont été annoncés, je me suis dit qu’il y avait un « retard » entre internet et la réalité. Depuis que je ne suis plus un « jeune » militant et que j’ai compris comment fonctionne la désignation des candidats au PS, je sais qu’il n’y avait pas de retard.

            Tout cela est du passé, mais qu’on arrête de nous raconter des blagues.

    • bangor dit :

      Ami Bloggy, cette fois je ne te suis pas et je trouve ton raisonnement alambiqué. Le meilleur candidat sera celui qui que les électeurs de gauche auront désigné et pas celui que l’appareil aurait coopté au mépris de la démocratie.

      Je cite Pierre : « Je ne partage pas du tout cette conception des primaires. Celles-ci doivent, pour moi, être une modalité de désignation du candidat à la présidentielle qui permette la confrontation, amicale mais ferme, de sensibilités,de personnalités, de générations différentes. »

      • bloggy bag dit :

        Oui et non. Le fond de ma pensee est que le ps *actuel* ne peux structurellement pas faire ce qu on attend de lui c est a dire une election ouverte et equitable. Il faut donc le changer. Mais si on le change maintenant on risque de perdre l election puis le ps. Ma conclusion est qu il faut avaler la couleur pour garantir l avenir tout en transformant la tribune des primaires en etats generaux.

        • bangor dit :

          Non… et oui. Certes, le PS est incapable de faire ce qu’on attend de lui et il faut donc le changer. Après chaque élection perdue, on parle de rénovation, puis on oublie car il faut gagner l’élection suivante avant de rénover. L’Appareil reprend alors la main tandis que les militants s’éloignent. Je ne me résouds pas à accepter la situation ainsi créée et je souhaite que, cette fois, Pierre ne se dérobe pas et porte les couleurs de notre social-démocratie modernisée, quels que soient les sondages qui lui prédiront évidemment un fiasco.

          • Bloggy Bag dit :

            Peut être faut-il saisir l’opportunité d’exiger la refondation *avant* l’élection, et même *avant* une élection que nous pouvons gagner.

            J’ai peut-être tord, mais je ne crois pas que nous pouvons changer les choses avant l’élection, qu’en plus nous sommes tiraillés par l’envie et la possibilité objective de gagner, mais qu’il devient de plus en plus dur d’accepter que le PS défende la démocratie et pratique l’aristocratie. La direction a les moyens d’imposer une primaire « de confirmation ». Dont acte, acceptons de confirmer à condition que soient posées les bases du nouveau PS, transformons la « confirmation » en états généraux de la refondation (ou même rénovation si la majorité est plus timorée).

            Nous voulons que le prochain président soit socialiste, il le sera. Mais ce président sera sans parti si le vieux PS devait survivre à l’élection.

        • bangor dit :

          « J’ai peut-être tort, »
          Participe passé de tordu ?

           » mais je ne crois pas que nous pouvons changer les choses avant l’élection, »
          Moi non plus. Mais je ne crois pas que nous puissions gagner sans changer les choses.

          « il devient de plus en plus dur d’accepter que le PS défende la démocratie et pratique l’aristocratie »
          D’accord sur le constat, sauf que l’aristocratie est le gouvernement des meilleurs. On en est loin. Je caricature à dessein, mais on est plus proche du stalinisme que de l’aristocratie.

          « La direction a les moyens d’imposer une primaire « de confirmation ».  »
          Il appartient au militants de lui retirer ces moyens. Si la direction devait s’obstiner, il faudra préconiser une abstention massive.

          • Nicolas(Nantes) dit :

            vous pourrez dire ce que vous voulez, mais si Aubry ne veut pas se présenter contre DSK, ou vice-versa, ou même, si Aubry, DSK et Royal ne veulent pas se présenter les uns contre les autres, vous ne pourrez pas les forcer. Et c’est parfaitement leur droit non ?

          • bloggy bag dit :

            Bien sûr que c’est leur droit. D’où mon idée d’accepter la situation, et d’utiliser les primaires comme tribune de la refondation.

            Cela aussi est notre droit, et cela non plus on ne peut pas l’empêcher si nous voulons le faire. Un peu tortueux pour Bangor (et j’accepte la critique, mon âme n’est pas « pure » sur ce coup là), mais possiblement très efficace.

  • VERNHES Alain dit :

    Tout celà est dégoulinant et d’une pauvreté politique, intellectuelle absolument affligeante.

  • Marc Sadoun dit :

    mon commentaire est alle se nicher en reponse a celui de Philippe Vignaud sans que je ne l ai souhaite… mystere de la technologie ou mauvaise manip de ma part plutot… mais toujours est-il qu’il ne lui etait pas specialement reserve bien sur…
    Marc Sadoun

  • baillergeau dit :

    Pierre,
    Si tu m’avais laissé te parler à La Rochelle, je t’aurais dit quelque chose comme ce qui suit.

    Depuis la guerre, le capitalisme et la social-démocratie ont géré ouvertement ou pas notre vie commune. Ce ne fut pas toujours glorieux, mais ce fut ainsi, avec un niveau de vie démocratique minimal.

    Pour l’Europe, ce fut pareil et sans doute un peu pire, naviguant sans cesse entre le fédéralisme ou pas, le faux semblant a marché jusqu’à la crise grecque, jusqu’à ce que l’Europe montre une faiblesse structurelle majeure.

    Pour le PS, ça a craqué à Reims, ça se recolle depuis, avec une ligne improbable, mais c’était inévitable.

    Tout cela mis dans un sac électoral, ça ne passera pas, les gens se foutent de nos histoires et je pense que leur opinion est pire.

    Les gens, ceux qui peuvent voter pour nous (les autres, on n’a pas le temps d’y penser) ont bien compris que la crise financière en cours met en lumière des pratiques contre lesquelles ils sont prêts à se mobiliser suivant un schéma que les politiques doivent proposer, ce qu’ils ne font pas.

    Pour l’Europe, la reconstruction s’impose et le schéma devra incorporer la relation aux régions qui va nous sauter à la gueule – Trouver un Monnet ou un Delors, ne devrait pas être impossible ?

    Pour le PS, je ne vais pas avoir d’avis sur la cuisine interne qui est plus obscure que les réunions chez Lehman Brothers, mais je vais dire une vérité que tout militant, pas trop con, constate chaque jour.

    Que font les militants pas trop bornés en bureautique pour ne pas mettre la main à un outil qui soit moins nul que la Coopol ?

    Pourquoi en dire plus ? Trop de vérités ont été mise en lumières depuis 2008 pour que tout suive, la droite a le même problème, mais pour défendre le flouse, ça va plus vite que pour trouver comment ne pas trahir un idéal.

  • guillaumeA dit :

    La situation actuel est assez dangereuse car tout le monde pense à la victoire au lieu de travailler sur les idées.

    On a toujours pas d’idée économique vraiment très sérieuse pour faire redémarrer le pays. Les réformes de la fiscalité ne vont pas suffire et aucune idée de régulations financière global est proposé.

    La convention est tellement flous que tout le monde comprend ce qu’il veut…Hamon juge que le texte permet d’aller en 2012 avec augmentation de salaires, pôles publique(nationalisation enfaite) et établissement publique de crédit. En face d’autre propose une rigueur de gauche avec des sanctuaires(éducation, santé,justice…).
    On est pour l’instant dans le brouillard…

  • Rcoutouly dit :

    Je suis fatigué par ces articles sur la vie de l’appareil socialiste, sur ces enjeux de pouvoirs.
    La seule question intéressante est celle-là: que feront les socialistes arrivés au pouvoir? De la social-démocratie à l’ancienne? Fausse ou vraie d’ailleurs? Etre « vraiment » de gauche? Toutes ces grilles d’analyse sur la place des candidats dans le curseur droite-gauche sont sans intérêt.
    Car nos problèmes sont ailleurs : dans la/les crise(s) que nous connaissons depuis longtemps, quels solutions peut-on envisager?
    A mon avis, M Moscovici, c’est à cela que vous devez surtout travailler, car le projet socialiste est pour l’instant flou et imprécis. Et les français attendent un projet à la hauteur des défis que nous rencontrons.
    http://www.fiscalite-environnementale.net/

  • Michel ternes dit :

    Les manœuvres de Martine Aubry et de ses sbires pour imposer l idée qu dsk et elle c est la même chose sont tout sulpiride ridicules.
    Elles ne sont que l illustration que pour ses soutiens comme bartho la tactique politicienne est tout. Car ne nous leurrons pas, ce genre de déclarations est une catastrophe auprès des français qui n’apprécieront pas vraiment le cote « tout est plie, circulez y a rien a voir »
    Cette tactique est par ailleurs une nouvelle démonstration que MA cherche dorénavant a compliquer le terroir de dsk.

  • Amelle dit :

    Pfffffff, on ne s’en sort pas des bataille de personne. Finalement j’ai peur que cette primaire soit non pas simulacre mais plutôt un gauchi.

    Les primaires ne servent a rien si chacun des candidats avec leur « sensibilités » ne viennent pas avec leur visions respectives des choses, s’il n’y a pas de vrais débats qui permettront aux militants de trancher sur les sujets en suspend aux PS depuis des lustres. Je viens bien qu’on adopte le minimum commun pour les conventions national histoire de montrer au monde qu’on est capable d’etre unis due beaucoup de choses au PS mais pour le choix du candidat, les militants devront trancher sur tout les sujets ou justement nous ne sommes pas d’accord.

    Marre d’arriver à une élection présidentielle sans avoir une ligne claire sur l’immigration par exemple, la fiscalité …..

    C’est pour cela que je voulais une primaire longue pour intéresser les français le plus longtemps possible au projet socialiste, pour que les débats aillent à leurs termes. Que les solutions socialiste s’enracine a l’occasion des primaire dans le paysage politique.

    Aujourd’hui j’entend qu’il y aurai un pacte pour imposer un candidat présidentielle et que les autres lièvres joueront pour un maroquin. C’est juste lamentable comme si On était sur que Sarko allait perdre alors qu’on en sait absolument pas. Il peut gagner aussi en 2012 surtout si les primaires n’ont vocation qu’à mettre en selle des personnes et de composer le probable futur gouvernement.

    Autant arrêter la mascarade maintenant, perso et je ne pense pas être la seule j’ai autre chose à faire de ma vie que d’être la marionnette dans ce machin

    • bangor dit :

      Coucou Amelle,
      Cela te surprendra peut-être, mais je suis entièrement d’accord avec ton message que j’aurais pu signer.

      • Amelle dit :

        Salut Bangor,

        Cool ! Tu l’aurais donc signé …. Mais pas avec les fautes j’espère ? Ça aurait été dommage quand même.

        Sinon il faut comprendre qu’il nous faut cette fois ci un(e)candidat(e) prêt(e) avec un programme qu’il ou elle assumera ligne par ligne et non imposé par des tiers.

        Les postes viendront a ceux qui seront attendre, les marchandages sur les soutiens des uns et des autre ne pourront que diviser, si un(e) candidat(e) promet un siège à l’un on peut être sur que les restants vont au minimum rester neutre et pas en bouger une pour le pire lancer des peaux de bananes lors de campagne pour assouvir ses penchants naturels à la vengeance.

        Avec une primaire pareille que du bonheur en perspective avec une réélection de Sarko probable a la clé, pour en arriver a un flot de lamentation jusqu’en 2017.

        • Nicolas(Nantes) dit :

          Je crois surtout que si Valls, Montebourg et Peillon par ex. se mettaient d’accord pour ne pas s’affronter et se mettre d’accord, ça ne gênerait pas bcp de monde.

          Mais là, comme un duo DSK-Aubry ou un trio DSK-Aubry-Royal (puisqu’elle l’a souhaité elle aussi) représenterait un poids énorme, ça commence à gêner bcp. Deux poids deux mesures.

          S’ils arrivent à s’entendre, c.-à-d. à être le plus en phase possible sur les idées, bah ça me gêne pas du tout qu’ils décident de ne pas s’affronter.
          Franchement, je ne vois pas des primaires avec DSK, Aubry, Royal, Hollande, Valls, Hamon, Montebourg et d’autres encore, tous concourir.

          Si vous y avez cru un jour, c’est de la simple naïveté.

          • Amelle dit :

            Nicolas,

            Qu’est ce qui compte le plus designer un candidat quelqu’y soit ou bien adopté une certaine vision de la France post Sarko.

            D’abord si c’est pour se mettre d’accord sur une personne à quoi servent les primaires et à quoi sert le vote des militants, les dirigeant peuvent faire cette désignation seul.

            Secondo sur quoi doit on désigner le candidat? Si c’est pour faire comme la dernière fois c’est à dire, faire une primaire en disant il n’y a aucune différence entre les 3 candidats et quel qu’y soit il devra appliquer le projet commun qui lui n’est qu’une synthèse molle entre courant, ces primaires ne servent doublement à rien.

            Le but c’est le débat d’idée, montrer aux français qu’il y des alternatives crédible aux n’importe quoi sarkozyen car si non nous n’en doutons pas, plus de la moitié des français pensent que si le PS prendra le pouvoir, il appliquera à quelque virgule près le même programme que celui de Sarko.

            Or si les socialistes se mettent d’accord sur une personne on aseptise le débat, de plus on ne reglera rien, vu que les francais n’auront pas tranché entre les projet des candidats, rien n’empechera un Emmanuelli ou un Boutih ou un Valls de montrer leur désaccord si le (ou la) candidat(e) décide de faire des propositions qui sortent du cadre du projet et des conventions.

          • Nicolas(Nantes) dit :

            Amelle

            tu ne peux pas forcer deux ou trois personnes à s’affronter si elles n’ont pas envie, si ?

            Et le fait que deux ou trois personnes n’y aillent les uns contre les autres n’empêche nullement de nombreux autres candidats à se présenter.

            Et qui te parle de non différence entre les candidats ? On te parle de ceux qui ne veulent pas s’affronter les uns contre les autres. Il en reste suffisamment à vouloir y aller non ?

            On nous rabâche sans arrêt que DSK ne représente rien et que Aubry est has been. Si c’était vraiment le cas, personne ne parlerait tout cela, et Royal elle-même n’aurait pas dit être intéressée par une entente à trois.

            Soyons réalistes, on va pas dans une primaire sans avoir envie de gagner la primaire, et pour la gagner, mieux vaut partir fort au départ.

            Après, si cela ne plaît, les gens pourront voter pour d’autres personnes, aucun souci.

            Sinon, pour le débat d’idées, je n’ai aucune crainte là-dessus. Avec déjà au minimum Valls, Hollande, et certainement Hamon, et donc soit DSK, soit Aubry, soit Royal, et donc soit Pierre, le débat sera là. Mais je suis contre des primaires longues depuis le début, et je n’ai pas encore changé d’avis.

            Tu as l’argument de faire entrer nos idées longtemps à l’avance dans la tête des Français.
            J’ai l’argument que pour une présidentielle, il faut savoir surprendre chaque jour et ce jusqu’à la veille du vote, donc inutile de partir 1 an avant.
            Surtout que Sarkozy est empêtré sur les non résultats de sa politique. Tactiquement, il est important de réfléchir en coulisse sur le projet dans un an et demi (et tous le font) et de surfer encore sur la vague anti-sarko.
            A partir de l’été prochain, il sera alors temps d’esquisser publiquement les détails d’une nouvelle voie pour 2012.
            C’est mon avis, que le mien et je peux me tromper ;)

    • bloggy bag dit :

      Assez d accord aussi avec une nuance : le pb pose ici est l absence de bataille de personne !

      J essaierai d y revenir lundi : cette situation est logique et peut etre geree de facon positive pour tous.

  • claire jalley dit :

    Plutôt en accord avec votre analyse, cependant il me semble que DSK, pour ma part trop marqué à droite, puisse être un bon candidat pour rassembler le plus grand nombre des sympathisants de gauche, cette unité est cependant nécessaire à une victoire du PS…
    Par ailleurs, oui les primaires permettent de donner une large légitimité au candidat ainsi désigné, mais que c’est-il passé avec la candidate en 2007, vous saviez bien que ses « pires ennemis » n’étaient pas à l’extérieur mais à l’intérieur et que, beaucoup de « ténors » du PS (notamment ceux évincés à la primaire) l’ont plus décridibilisés que soutenus ce qui a largement contribué à la défaite de la gauche…
    Je continue de penser que vous feriez un bon candidat… et je ne me sens pas, actuellement, soutenir DSK qui serait un peu « le messie » ou le retour de l’enfant prodigue !

    • bloggy bag dit :

      Pas plus marque a droite que royal ne l est en matiere de securite ou que meluche l est en matiere de conservatisme. La n est pas le probleme de cette situation.

  • bangor dit :

    Les déclarations de Bartolone sont inadmissibles et je suis étonné par la teneur de beaucoup de réactions au billet de Pierre.

    Non, il n’est pas normal que la direction, appuyée sur l’appareil du parti, tente de contourner l’engagement pris devant les militants d’organiser des primaires.

    Il n’est pas normal non plus qu’il puisse exister un pacte entre Martine Aubry et DSK car on ne peut pas prétendre qu’Aubry et DSK soient blanc bonnet et bonnet blanc. Il appartient éventuellement aux militants de les départager s’ils se présentent tous les deux, mais ils ne sont pas propriétaires des voix qui pourraient se porter sur eux. J’en veux pour preuve le fait qu’au congrès de Reims, une majorité de strauss-kahniens avait refusé de suivre Cambadélis dans la démarche hasardeuse des reconstructeurs avec, déjà, Bartolone. J’en déduis que si DSK ne se présente pas, il faudra que quelqu’un d’autre défende les couleurs de la social-démocratie lors des primaires et je pense évidemment à Pierre Moscovici.

    On ne transforme pas impunément un panier de crabes en panier de bisounours et il est inutile d’essayer de nous faire croire à l’unité d’un parti profondément divisé.

    • Nicolas(Nantes) dit :

      On peut être d’un avis parfaitement contraire :)

      OK, DSK et Aubry ce n’est pas pareil, comme Royal ou Aubry ou DSK ou quiconque d’autre, et même plus, deux militants socialistes, ce n’est pas pareil non plus. Est-ce un argument valable pour qu’ils se présentent tous obligatoirement ? Je ne crois.

      Qui veut se présenter, se présentera. Et c’est parfaitement normal. Mais reprocher à deux ou trois candidats de ne pas s’affronter et de se mettre d’accord, je ne vois pas où le mal.

      Enfin, si cela ne convient pas à des candidats potentiels, ils auront tout le loisir de se présenter.

      • bangor dit :

        Nicolas,
        Je n’ai pas été clair et je crois utile de préciser ma pensée
        Je ne reproche pas à deux ou trois candidats de ne pas s’affronter et de se mettre d’accord, à condition que leur accord soit fondé sur une proximité d’idées. A défaut, il ne s’agit que d’un accord d’appareil qui montre que peu importent le fond puisque la politique n’est qu’un spectacle.
        Pendant des années, DSK a théorisé ce que pourrait être une sociale-démocratie moderne et c’est sur cette base que je me suis senti proche de son courant alors que Martine Aubry a toujours été, au moins en affichage, sa principale adversaire au sein du PS. Leur rivalité a atteint son paroxysme lorsque Lionel Jospin, Premier ministre, a joué de la rivalité de ses deux principaux ministres.
        Dans ces conditions, Martine Aubry ne peut pas prétendre reprendre l’héritage social-démocrate et DSK déçoit une majorité de ses sympathisants en paraissant privilégier la stratégie compliquée de Cambadélis et Bartolone

        J’observe cependant que la situation évolue rapidement et que Martine Aubry se démarque de Bartolone en promettant des primaires transparentes avec beaucoup de candidats.

    • bloggy bag dit :

      Reste optimiste et prepare la mayonnaise pour les fruits de mer. Le vieux ps donne ici les signes de sa fin.

  • VERNHES Alain dit :

    « En la matière, je ne crains pas de le dire, je suis partisan de la concurrence libre et non faussée ».

    En politique aujourd’hui, au PS comme dans tous les grands partis cette exigence strictement capitalistique est aussi introuvable que dans le capitalisme lui-même.

  • COURSEAUX Mickaël dit :

    Je ne sais pas ce que donneront ces primaires… Mais le soutiens de celui ou celle qui en sortira vainqueur devra être bien moins superficiel qu’aux dernières élections (dans notre camp).
    Je suis d’accord avec toi Pierre pour que ça ne soit pas une grande mascarade.
    J’espère aussi que les « cadres » du PS ne pensent pas pouvoir tous se présenter sous couvert de l’impopularité grandissante du gourvernement actuel.
    La ou Le prochain candidat devra avoir une légitimité nationale et internationale…

  • ALEXANDRE SOLIVERES dit :

    Je voudrais apporter ma pierre pour 2012 afin de mettre toutes les chances de notre coté et en finir avec ce lamentable président.
    Merci de m’indiquer comment participer, libre puisque haut fonctionnaire à la retraite depuis 3 mois.
    Mon expérience de la fonction publique et du monde social pendant 41 ans pourrait vous aider modestement.
    Bien cordialement

  • redero dit :

    Le silence, sur le nom de Ségolène Royal en dit long sur la subtilité politique qui vous caractérise, cher camarade!
    La nouvelle voie, sur laquelle vous vous engagez n’en est que plus inquiétante aux oreilles des militants!

    Amicalement

    Juan Antonio Redero

  • Vens dit :

    Qui détient la vérité sur les primaires de cristal, le talisman à tout faire : un parti, un candidat, un président puis un quinquennat de rêve ou tout au moins utile ?
    Rappelons qu’il s’agit d’une démarche hasardeuse, effectivement fille de la nécessité, décidée avec résignation pour tenter de surnager après une campagne et une élection ratées, la démarche scissioniste de l’ex-candidate, un congrès foireux et qu’elle est sans précédent, sans tradition, sans expérience et sans code. Dans ces conditions, les idées de Claude Bartolone sont tout aussi recevables que celles de François Hollande, de Pierre Moscovici and co. Toutes peuvent, à égalité, être entâchées de partialité, de calculs tactiques mais nul n’a le monopole de la rigueur et de la raison.
    Nous reste à espérer, puisque c’est parti, que les primaires réussissent, que la montagne n’accouche pas d’une chimère et que les pessimistes inquiets comme moi auront eu tort. Inch’Allah !

    • Nicolas(Nantes) dit :

      bah les primaires ont du plomb dans l’aile depuis le début, puisque les autres partis de gauche ne veulent pas y participer.

      Donc ce sera un truc interne au PS, avec la liberté à tout citoyen de voter, voilà. Mais cela restera socialio-socialiste. Faut pas se leurrer.

      • redero dit :

        peut-être. mais la démocratie est à ce prix!
        Si tout le monde avait voté en 2007 certainement que nous aurions une présidente socialiste.

        • Nicolas(Nantes) dit :

          Tu as parfaitement raison. S’il y avait eu 50% de Français plus une voix à préférer Royal à Sarkozy, Royal aurait été présidente. On est tout à fait d’accord.

  • baillergeau dit :

    Ce type d’accord avant élection entre DSK et Aubry ne me semble pas honteux.
    Bien entendu, on voit arriver Bartolone avec ses gros sabots, il imagine son chef Fabius comme premier ministre flamboyant.
    Quand il en vient à croire l’élection déjà faite et à vouloir empêcher ses autres petits camarades candidats de se présenter, on est en droit de penser qu’il pousse le bouchon un peu loin.

    • Vens dit :

      Bien d’accord,les discussions, accord, désistements préalables à toute candidature sont dans la nature des choses de toute élection et n’ont rien de malséant,il n’est pas honteux d’en faire état, bien au contraire.
      Après, à chaque de tenter de démonter les motivations plus ou moins honorables et d’en tirer las conséquences dans l’isoloir.

    • Totalement d'accord dit :

      @Baillergeau DSK et Aubry ?

      Il y en a d’autres …

  • Philippe Vignaud dit :

    Pierre,
    Quel emballement!
    Dans sa désescalade, la droite est trop heureuse de se saisir de ce conflit interne naissant…
    Quelle responsabilité incombera à ceux qui rompent la paix nouvelle du travail en équipe que nous constatons tous dans le Parti; ça faisait longtemps… Non?
    Où et quand as tu vu ou entendu que quiconque s’opposait aux primaires? Je pense que Claude a exprimé une opinion personnelle, que je partage par ailleurs, qu’en effet le pôle des « reconstructeurs » du PS puisse porter un plutôt que plusieurs candidats. C’est pas sot. Une augmentation des chances de voir se dégager clairement un candidat sérieux aux suffrages des Français.
    A moins qu’il n’y ait quelque chose de sinistrement personnel?
    Halte au feu!
    Amitiés,
    Philippe Vignaud

    • Marc Sadoun dit :

      Cher Pierre,

      Il fallait bien qu un jour les choses de ce genre apparaissent alors seule la date etait inconnue, tandis que le contenu etait ecrit depuis l ete 2008, preparatoire au desormais fameux congres de Reims…
      C est fait maintenant et d une certaine facon, c est tant mieux…

      Je ne suis pas les choses au quotidien car je suis desormais bien loin de ce bocal au sein duquel on finit, moi le premier par perdre son temps et son ame un jour ou l autre et d autre part il est peu de dire que j ai d autres urgences…mais c est une autre histoire… de fait, il est possible que certaines subtilites m aient echappees…

      Mon regard est le suivant et je n ai plus aucune raison aujourd hui de le brosser a mots couverts…ce qui d ailleurs m a par le passe plus conduit a etre mal avec moi-meme qu autre chose, mais, apres un an de distanciation avec tout cela et notamment mon job de conseiller de Jean-Paul Huchon, je crois avoir respecte le delai normal de reserve.

      D abord la forme puis le fond.

      La forme

      Qu’on soit favorable ou moins aux primaires decidees par le PS, il reste qu aujourd hui elles sont notre choix collectif…donc la premiere regle d une organisation politique ou autre etant de respecter si ce n est de defendre les regles qu elle a fait siennes, on peut se demander, sans naivete, pourquoi chaque jour tel ou telle continue de vouloir minorer a tout prix et par tous les moyens ce processus de primaires…
      Poser la question c est presque y repondre pourtant…
      En fait c est le deuxieme etage de la fusee lancee a l ete 2008 par les reconstructeurs pour faire triompher les aspects les plus ancestraux du fonctionnemet du PS…paradoxe des mots, mais comme toujours, la maison ne recule devant aucun sacrifice…et forcement les vieux reflexes des vieux briscards reapparaissent un beau matin sans crier gare…
      Il faut verouiller, verouiller et verouiller…
      Si le principe d’un accord entre tel ou telle est plus que respectable, voire meme intelligent, utile et efficace, le fait qu’on en parle tant depuis des mois deja laisse reveur…
      DSK, Martine Aubry, voire Sgolene Royal auraient ils deja pris pour 2 d entre eux la decision de  »ne pas y aller »…c est leur liberte la plus totale, mais si tel est le cas, qu ils le disent…Il n y a que de la clarte a y gagner et rien a y perdre, sauf pour celles et ceux qui ambitionnent de jouer de cette ambiguite pour y tirer un avantage personnel puisque comme disait Francois Mitterrand on ne sort de l ambiguite qu a son propre detriment…
      A l inverse, si aucun des  »favoris’ precites n a pris sa decision, que les lieutenants, soutiens et autres fusilliers marins cessent 3 mois encore de nous abreuver de leurs speculations… a moins que ce ne soit un element purement tactique visant pour chacun a faire marquer des points a son mentor dans cette fausse course de lenteur que les 3 se livreraient alors en jouant de l attente du plus grand nombre…
      En tout etat de cause les acteurs du courant des reconstructeurs ont voulu l exercice des responsabilites a la direction du PS, ils l ont, tout est il si parfait et abouti pour qu ils n aient pas autre chose a faire…c est de la myopie au mieux, du reflexe pavlovien ou du vice au pire…
      Si en janvier ou fevrier DSK, MA et/ou SR annoncent ne pas y aller, il sera toujours temps pour un vote a l’automne de fignoler un accord, modalites d applications comprises si tu vois ce que je veux dire…et que certains y travaillent deja, a la limite passe encore, mais en silence…
      L argument de la mise en peril de l’unite retrouvee du PS est une plaisanterie…
      Cette these a ete, est et sera toujours celle de ceux qui sont justement aux responsabilites,,, C est un peu comme le 49.3 a l assemblee qui ne sert a priori qu a faire silence dans les rangs de la majorite parlementaire du moment…
      En caricaturant, c est pas loin de l’accusatioin de contre revolution de l epoque stalinienne… c est ‘tout va mal, mais celui qui ose seulement l evoquer a mots couverts sera responsable seul devant ses pairs de la fin du monde qui pourrait peut-etre en decouler…forcement, on peut toujours se dire que la pression est si forte que ca peut marcher… preuve en est que la formation trotskyste de celui-ci ou celui-la laisse des traces a tout jamais… il faut dire que quand on a fait manoeuvrier professionnel pendant 25 ou 30 ans, on ne peut pas en sortir indemne…
      L argument du ‘les francais s’en foutent’ est tout aussi discutable… Gagnons du temps et admettons que les Francais se foutent du moyen que les socialistes mettent en place pour choisir leur champion, il reste quand meme que nos concitoyens ont deja suffisamment une mauvaise image de la politique et de ses acteurs en general pour qu en plus on leur dise presque ouvertement qu on les a pris pour des billes…et ca, non seulemet ils ne s’en foutent pas, mais de surcroit ils ne vont pas aimer…Ils ne viennent deja plus aux urnes pour pres d 1 sur 2, si on veut faire un fiasco avec les primaires il n y a qu a continuer sur ce rythme… Apres coup, les memes, si reticents a l exercice pourront toujours dire ‘on vous l avait dit avant’, ils paieront le prix de l echec, car je n ai jamais vu un electeur faire le tri entre les uns et les autres sur le critere  »bon pronostiqueur »…
      Ce n est pas tant que le vin des primaires soit tire et qu il faudrait alors le boire jusqu a la lie, c est plutot que la vigne des primaires est plantee t que chacun doit tout faire pour que le raisin soit bon…

      Sur le fond

      J irai beaucoup plus vite.
      Les divergences de vue entre DSK, MA et SR sont legion que ce soit en matiere economique et sociale ou en approche societale… Qui veut des exemples n a qu a relire les declarations, les discours, les bouquins de chacun pour s’en convaincre…
      Par ailleurs, le projet du PS est aujourd’hui tout ce qu’on voudra sauf abouti et clair et si je crois sincerement qu a 20 mois des presidentielles/legislatives c’est on ne peut plus normal, la question de l accord secret revient alors en boomerang… Sur quel projet cet accord serait-il etabli ou en preparation a tout le moins ? Et bien sur aucun, c est l evidence meme…
      La encore, et sans ironie aucune, les talents et les experiences sont multiples dans l equipe de celui-ci comme dans l entourage de celle-la, qu ils soient mis en action pour pondre quelque chose de serieux et pas seulement de la litterature dialectique visant a preserver le plus longtemps possible une unite de facade du secretariat national, ce dont pour le coup le monde entier se fout… a l’exception de ceux et de celles qui l ont compose, fut-ce au combien dans la douleur…

      Un dernier mot qui vaut pour tous les candidats a toutes les elections et de tous les temps… Oui, il y a toujours une dimension personnel dans le fait de se porter candidat comme dans celui de voter pour tel ou telle… c’et juste une composante de la nature humaine, mais je crois franchement que ce n’est pas grave… et le coup du  » tous les autres sauf moi/mon candidat sont animes par des ressorts personnels et ne priorisent pas l’interet general est qu ecule…en tous cas assez pour qu’on nous l’epargne…je n ai pour ma part pas le gout de l infantilisation…

      Bien amicalement a toi,
      Marc Sadoun

      • bangor dit :

        Bravo ! Cela a le mérite d’être clair. Nous sommes au bout de la démarche des reconstructeurs, prévisible depuis août 2008. J’ajoute que je n’exonère pas DSK de sa lourde responsabilité personnelle dans ce fiasco. Lorsqu’on choisit un Cambadélis comme porte-flingue, on prend des risques.

  • charlie dit :

    BINGO!! NORMAL faut cogner avant qu’il ne soit attaqué en traitre par quelques judas impatients de leur seul sort personnel… au moins nous avons là , LA parole de la franchise,d’une honnêteté et d’un courage finalement très bienveillants MERCI

  • JUMP dit :

    « Cela jette tout d’abord un éclairage moins idyllique sur l’ « unité » qui prévaut au Parti socialiste depuis la rentrée »

    Rassurez-vous, personne n’était dupe.

    • MARCO33 dit :

      Houlaaa, ça c’est une réplique qui sonne comme un tambour.

      Pourquoi vous avez participé à des échanges internent qui cautionnent vos propos ?

      Je pense qu’aujourd’hui s’il y a un parti qui part en complète déliquescence c’est bien l’ump.
      Certes nous avons de notre côté encore du travail mais à droite la barre est très haute depuis quelques mois !

  • MARCO33 dit :

    Moi aussi comme Claude Bartolone je ne tourne pas autour du pot et dit des vérités qui si elles ne sont pas bonnes à dire sont encore moins bonnes à entendre … pour certains.

    La vérité sort de la bouche … des militants manifestants.
    Aux commentaires de nos militants entendu durant les dernières manifestations je pense d’ores et déjà que le choix de DSK serait une TRÈS mauvaise chose car beaucoup ne le considèrent (plus?) de gauche.
    Par exemple ses derniers commentaires sur la taxe Tobin (ou similaire qui sauverait plus que les retraites) et son attachement à un libéralisme débridé avoué sont purement scandaleux et insupportables dans la bouche d’un homme se prétendant de gauche.
    Ils ont eu au moins un double avantage : nous convaincre qu’un choix plus à gauche s’impose et que les projets de nos futurs postulants seront déterminants.
    Il faut bien y penser car la base (la rue) ne pense pas visiblement de la même façon que le sommet.
    La barre à gauche SVP.

    • Nicolas(Nantes) dit :

      Marco

      DSK n’est pas contre la taxe TObin, il dit qu’elle serait peu efficace et a très peu de chances de voir le jour, d’où l’idée de penser à autre chose et de ne pas se focaliser sur la taxe Tobin.

      Et le coup du plus à gauche que moi tu meurs, on a déjà donné et dans un pays de centre droit, on peut se gausser tant qu’on veut, le label « vraie gauche » à la Mélenchon ou autre n’a aucune chance de gagner au second tour.

      Pour le libéralisme débridé, pour un gars comme DSK qui ne cesse de prôner l’intervention de l’Etat dans l’économie, la société, ca fait assez sourire :)

      Maintenant, Barto est pas très malin en le disant aussi sèchement. Et puis de toute façon, si DSK et Aubry s’entendent pour ne pas s’affronter, je ne vois pas où le problème. Et ça n’empêche aucun autre candidat de se présenter.

      Je vois simplement une chose, le tandem DSK-Aubry fait peur à pas mal de postulants, sinon ils ne taperaient pas autant dessus.

      Enfin, pour les primaires de confirmation, on nous cesse de nous dire que le modèle italien est exemplaire. Sauf que… c’était des primaires de confirmation. Avant même le début du vote, Prodi avait gagné et tout le monde le savait, les autres candidats n’étaient que des figurants, faut arrêter l’hypocrisie.

      Si DSK, Aubry ou d’autres, toi Pierre, Royal, Valls, Montebourg, s’entendent pour ne pas s’affronter, moi, ça me pose aucun problème.
      Et ceux qui veulent être candidat ont tout le loisir de se présenter, personne ne les empêche.

  • Habib Nadia dit :

    je me considère encore de gauche car vous me semblez le seul homme politique de gauche qui se bat intelligemment et me donne encore envie de voter…mais j aimerais voter seulement pour vous.je suis sure qu’un jour vous serez Président de la République Française.

  • Florent dit :

    Il faut peut-être ne pas trop s’agiter non plus, Pierre. Que certains, gardent (comme toi, sans doute…) un assez mauvais souvenir de 2006, et espèrent une primaire qui ne soit pas une guerre ne m’apparait en rien condamnable.

    Le débat aura lieu, ce qui serait détestable serait une guerre et des « favoris » qui privatisent cet enjeu, oh combien essentiel, du choix du candidat de la gauche.
    Je n’ai, à aucun moment, entendu chez Claude des propos indiquant une intention de fausser le jeu, mais, tout simplement, l’espoir d’un esprit de responsabilité entre ceux que tu qualifies de « favoris », dès lors que le débat entre eux serait sur le choix de la personne et non sur des questions de fond

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