Europe : le temps des fils fondateurs

J’ai lu dans « le Monde » d’hier un passionnant et important article de Charles Kupchan, intitulé « l’érosion de l’idéal européen est préoccupante, même pour les Etats-Unis ! » L’auteur, que je connais bien, est professeur de relations internationales à l’Université de Georgetown à Washington, il a été directeur des affaires européennes du National Security Concil au début de la présidence de Bill Clinton, entre 1993 et 1994, et appartient à l’espèce, rare, des Américains intéressés par la construction européenne et par notre Union, à laquelle il a consacré plusieurs brillants ouvrages. J’ai été frappé par la justesse de son diagnostic : l’Europe, minée par l’érosion du soutien de l’opinion publique et des dirigeants à son projet, marquée par la renationalisation de la vie politique et par l’essor du populisme de droite, sapée par les exigences de la mondialisation et affaiblie par les ambiguïtés de l’élargissement, serait en danger de mort, « pas une mort spectaculaire ou soudaine, mais une agonie lente et progressive ». Il souligne enfin, la responsabilité des politiques, par de fortes phrases. « Il y a soixante ans », écrit-il, « Jean Monnet, Robert Schuman et Konrad Adenauer furent les pères fondateurs de l’Europe. Aujourd’hui, l’Europe a besoin d’une nouvelle génération de dirigeants capables de redonner vie à un projet qui menace de rendre son dernier souffle. Ils sont pour l’heure aux abonnés absents ».

Vous vous en doutez, cette lecture m’a frappé, et même atteint personnellement et comme socialiste. Elle fait en effet écho à mes intuitions et à mes analyses, nourries de mon expérience, et m’a convaincu bien davantage que le « coming-out » anti-fédéraliste de mon ami Hubert Védrine ou les réticences, anciennes et persistantes, de Laurent Fabius. J’ai en effet, on le sait, consacré treize ans de ma vie à la construction européenne. Par deux fois, de 1994 à 1997, puis de 2004 à 2007, j’ai siégé au Parlement européen, dont j’ai été le Vice-Président. Entre 1997 et 2002, j’ai été ministre des affaires européennes du gouvernement de Lionel Jospin. Enfin, j’ai représenté les autorités françaises à la Convention européenne chargée de préparer le traité constitutionnel européen. Serais-je, aujourd’hui, coupable de non-assistance à Europe en danger ? Je suis, depuis longtemps, un militant d’une Europe élargie et fédérale. Cet engagement n’est pas naïf ou aveugle. Je connais les conditions particulières de la réunification de l’Europe, qui aurait dû être précédée, à tout le moins accompagnée, par son approfondissement, qui exigeait une réforme ambitieuse de ses institutions. Celle-ci n’a pu avoir lieu à Amsterdam, elle a été manquée à Nice. Fallait-il pour autant différer l’adhésion des anciens pays membres du bloc soviétique, qui ont dû attendre 15 ans après la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS pour nous rejoindre, en 2004 puis en 2007 ? Evidemment pas ! Il demeure que cette longue incertitude et ces imperfections ont donné naissance à une Europe agrandie mais aussi plus hétérogène, sans projet pleinement partagé. Cette grande Europe est donc à la fois une chance, un rendez-vous historique, mais aussi une incontestable difficulté.

Je ne suis pas non plus un fédéraliste à l’ancienne, un partisan béat de la supranationalité. L’Europe ne s’est pas construite sur un modèle fédéral, mais à partir de coopérations essentiellement économiques, qui ont petit à petit engendré des transferts de souveraineté significatifs. Elle n’a ni le budget d’une fédération – il faudrait pour cela que celui-ci représente 3 % du PIB de l’Union, alors qu’il est bloqué à 1 % – ni ses institutions. La « méthode communautaire » est un hybride, génial mais compliqué, qui fait la synthèse entre l’affirmation nationale et le dépassement des Nations. Nous ne partageons pas la même langue – contrairement aux Etats-Unis – et nous agrégeons des cultures différentes. Nos pays ont derrière eux de grandes histoires, souvent impériales ou coloniales, et ne souhaitent pas abandonner leurs identités. De plus, il est évident que l’aspiration fédérale devient plus complexe au fur et à mesure que le nombre d’Etats à unir s’accroît, et que les différences entre eux sont plus fortes. Bref, il est difficilement concevable d’aller, dans un premier temps au moins, au-delà de la « Fédération d’Etats-Nations » qu’envisageait Jacques Delors. Et pourtant, à l’heure où la mondialisation appelle un surcroît de régulation, où les problèmes ne peuvent se résoudre à l’échelle nationale mais appellent des réponses globales, au moins continentales, ce n’est pas un recul ou un abandon que l’Europe attend, mais un nouveau bond en avant de nature politique, de nouveaux transferts de souveraineté, de nouveaux projets communs. Elle a au premier chef, selon moi, besoin d’une solidarité économique et monétaire renforcée, d’une défense et d’une politique étrangère communes, d’une approche intégrée des questions de sécurité, de liberté et de justice, d’une démarche partagée en matière d’immigration.

Pendant ma vie d’homme, et surtout pendant mes « années européennes », j’ai été le témoin et l’acteur d’une évolution contrastée. La « crise de l’Europe » est aujourd’hui une idée reçue, presque une tarte à la crème. Elle n’est évidemment pas sans fondement. Encore faut-il bien situer le point de référence, l’état initial qui se serait dégradé. En statique, c’est clair : l’Europe est menacée par le déclassement économique, son modèle d’Etat- providence est attaqué par la mondialisation et l’endettement public, les normes sociales stagnent au mieux, la dynamique politique est enrayée par le retour des égoïsmes nationaux, les opinions sont plus sceptiques que jamais, le puzzle institutionnel est loin d’être simplifié. En dynamique, les choses sont beaucoup moins évidentes. L’Europe et jeune – elle est comme moi née en 1957, elle a à peine plus de 50 ans. Et elle a, depuis 20 ans, progressé à pas de géant. Elle n’est une Union que depuis le traité de Maastricht, ratifié en 1992. Elle a achevé le grand marché intérieur cette même année. C’est encore le traité de Maastricht qui a créé la citoyenneté européenne, lancé la politique étrangère et de sécurité commune, la PESC, la politique extérieure de sécurité et de défense, la PESD, l’espace de justice et d’affaires intérieures, qui a ouvert des pistes pour l’éducation, la culture, les services publics… Cette Europe réunifiée, politisée, au sein de laquelle apparaît un nouvel acteur politique majeur, le Parlement européen, que j’ai vu se transformer en 10 ans de façon spectaculaire, a pris une dimension nouvelle. Elle est devenue un acteur mondial, dont le modèle original est observé et parfois copié, qui continue d’attirer, dont la voix est écoutée. Je ne nierai pas ses difficultés actuelles, qui la mettent en difficulté existentielle, en véritable danger. Mais peut-être sa crise est-elle, au fond, une crise de croissance. Elle peut, Charles Kupchan a raison de le dire, dépérir voire disparaître – l’euro a ainsi, pendant la crise grecque montré sa fragilité structurelle – elle peut aussi repartir de l’avant si elle trouve un nouveau souffle, si elle connaît une relance.

C’est là qu’intervient le rôle essentiel du « leadership » politique. Je ne veux pas ici écrire une thèse sur le rôle des hommes dans l’histoire. Mais l’Europe, c’est vrai, est une construction humaine. Elle ne serait pas née sans la volonté de ceux qui se sont dit, au lendemain de la seconde guerre mondiale, « plus jamais ça », et d’abord sans l’entregent et la vision de celui que le général de Gaulle appelait l’ « inspirateur, avec sa panacée, la fusion » : Jean Monnet. Les pères fondateurs ont été suivis par de jeunes frères, qui avaient eux aussi vécu la guerre et sont restés, avec leurs tropismes, leurs réticences, leurs dadas, attachés au projet historique européen : Valéry Giscard d’Estaing et Helmut Schmidt, François Mitterrand, Helmut Kohl, Jacques Delors… A cette génération a succédé un groupe de leaders réalistes, sans vraie foi européenne, mais encore orthodoxes. A la fin des années 90 et au tournant du siècle, Gerhard Schröder, Jacques Chirac, Lionel Jospin et à sa façon Tony Blair furent de ceux-ci. L’Europe, au lendemain de l’échec du traité constitutionnel européen en 2005, avait besoin d’une nouvelle donne, elle attendait de nouveaux leaders. Force est de reconnaître que ceux qui ont pris la relève, au premier rang desquels Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, ont d’autant plus déçu qu’ils ont choisi, pour incarner les nouvelles institutions européennes laborieusement mises en place par le traité de Lisbonne, des personnalités faibles – José-Manuel Barroso, Herman Van Rompuy, Catherine Ashton. Ceux-là, qui sont arrivés, dans leur approche égoïste et réductrice de l’Europe, à ce stade dont parlait Charles Péguy dans «notre Jeunesse » où « la mystique dérive en politique » ne constituent pas la « nouvelle génération de dirigeants capables de rendre vie au projet européen » dont parle Charles Kupchan. Ils sont, en effet, aux abonnés absents.

Certains d’entre vous, aimables ou critiques, voire les deux à la fois, me demanderont pourquoi j’ai délaissé ce front. Quitter le Parlement européen pour l’Assemblée nationale en 2007 ne fut pas une décision facile. J’aimais ce mandat et cette enceinte, où je jouais, je le pense, un rôle utile. Mais je n’ai pas, ce faisant, le sentiment d’avoir déserté. C’est une voix européenne que je fais entendre, dans mon parti, le Parti socialiste, dont trop de dirigeants paraissent gagnés par l’indifférence – voire pire – à l’égard de l’Union européenne. C’est une voix européenne que je porte dans mes interventions publiques nationales, dans ma conception du projet que nous devons proposer au pays en 2012. C’est une voix européenne que je défendrai dans les primaires, parce que je suis convaincu, dans mes tripes et dans ma tête, que la gauche sera européenne ou ne sera pas. J’ai conscience d’appartenir à cette génération des « fils fondateurs » qui doit donner un nouveau souffle à l’Europe, qui peut aussi bien rater son rendez-vous avec l’histoire qu’impulser un nouveau départ au projet européen. Pour cela, il n’y a pas de contradiction entre le combat national et l’engagement européen, car la relance de l’Europe passe par l’alternance en France en 2012, une alternance aux couleurs de l’Europe, bien sûr. J’ai bien entendu l’avertissement de Charles Kupchan : c’est pourquoi je me battrai pour qu’elle advienne.

Photo CC Guengl

17 réflexions au sujet de « Europe : le temps des fils fondateurs »

  1. Je conseille à tous les gens de Gauche qui croient ou ont cru en Pierre Moscovici de se pencher sérieusement sur son CV politique.

    Secrétaire d’état aux affaires européennes à partir de 1997;
    1997, signature du Traité d’Amsterdam sans renégociation (contrairement aux engagements des socialistes lors de la campagne des législatives et alors que c’est le gouvernement Juppé qui l’avait (très mal) négocié), c’est LUI.
    2000, Brillantissime négociateur du Traité de Nice, encore LUI.
    Ardent partisan de l’élargissement de l’UE de 15 à 25 AVANT approfondissement des structures politiques et institutionnelles? c’est encore LUI.
    (Pour cela, tue dans l’oeuf un projet intéressant de fédéralisme franco-allemand en 2000)
    2003, docile caution social démocrate de la convention Giscard qui va accoucher du TCE, toujours LUI.
    En 2005, prône l’adoption du TCE afin de « sortir du calamiteux (sic) Traité de Nice ».
    2007, cet « européen convaincu » abandonne son mandat de député européen pour se « consacrer » à sa carrière française.
    04 Février 2008, permet, par son abstention (et contrairement à ses propres engagements), la ratification par le congrès du Traité de Lisbonne, fac similé politique du TCE rejeté démocratiquement par les français et les néerlandais.

    Si vous pensez que l’Europe est allée de l’avant dans la bonne direction sous son impulsion, libre à vous !
    Au moins êtes-vous prévenus.
    L’amnésie en politique nuit gravement au jugement.

    • Un souvenir n’est jamais totalement fidèle aux évenements auquel il est attaché. La mémoire est parfois trompeuse.

      Le traité d’Amsterdam a été essentiellement négocié sous le gouvernement Juppé (côté français). La victoire assez inatendu des socialistes après la dissolution, ne laisse pas beaucoup de temps (deux mois peut être) pour changer substantiellement la donne.

      Lors du traité de Nice, nous sommes bien aux responsabilités mais dans un contexte de cohabitation. Moscovici n’est « que » ministre délégué aux affaires européennes, l’essentiel de la politique étrangère et européenne est aux mains de Chirac, Jospin et Védrine. Le chaotique traité de Nice vient, entre autre,de la mésentente entre la France et l’Allemagne sur le nombre de siège de chacun au PE.

      La soit disante « Convention Giscard » s’intitule en réalité « Convention sur l’avenir de l’Europe ». Sa présidence est revenu certes à Giscard mais sa composition refletait les principales tendances politiques au PE. Le compromis est visiblement une notion incomprise chez nous.

      La Convention a produit la partie I et II, en somme les valeurs et les institutions, du futur TCE. Ce sont les gouvernements qui ont rajoutés ensuite la 3eme partie, qui n’est qu’une révision des traités antérieurs. Dommage qu’on est appelé cela « constitution », elle n’en était pas une.

  2. Au lieu de penser l’Europe comme une sorte de fuite en avant, il convient que chaque état s’attaque à bras le corps au seul problème qui risque désormais de la mettre en péril.
    Voilà qui risque encore de vous faire tousser chers amis. Courage.

    « La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé samedi que le modèle d’une Allemagne multiculturelle, où cohabiteraient harmonieusement différentes cultures, avait « totalement échoué », alors que le débat sur l’immigration s’enflamme en Allemagne.

    L’Allemagne manque de main d’œuvre qualifiée et ne peut pas se passer d’immigrants, mais ceux-ci doivent s’intégrer et adopter la culture et les valeurs allemandes, a-t-elle insisté dans un discours devant les Jeunesses de sa formation conservatrice.

    Le credo « Multikulti » (multiculturel) –« Nous vivons maintenant côte à côte et nous nous en réjouissons » – a échoué, selon elle. « Cette approche a échoué, totalement échoué », a martelé la chancelière devant le congrès des jeunes de son parti CDU et de son pendant bavarois CSU, à Potsdam près de Berlin. »

    la suite
    http://www.liberation.fr/monde/01012296716-pour-angela-merkel-le-modele-multiculturel-allemand-a-totalement-echoue

    • Sale temps pour l’Europe.

      On se demande comment les européens peuvent avoir des dirigeants aussi nul les uns les autres. A t-on les dirigeant que l’on mérite ?

      J’ai l’impression que cette nouvelle génération de dirigeant va bien arriver à casser ce que les précédentes générations ont essayé de construire suite à la seconde guerre mondiale.

      Ce gâchis fait pas des incapables et des irresponsables fait vraiment mal au coeur.

      • – « A t-on les dirigeant que l’on mérite ? »
        A défaut de savoir qui est ce « on », « on » a au moins les dirigeants que l’ « on » veut. Et ce n’est déjà pas mal, non?
        Il est sain d’avoir le courage de reconnaitre ses échecs. Bravo Angela.

        – « casser ce que les précédentes générations ont essayé de construire »
        Ayez confiance. Les nouvelles générations vont réaliser ce que d’autres ont essayé de faire, sans grand succès il faut bien le dire.
        Bien sûr, le risque est que ce ne sera pas tout à fait ce dont vous avez rêvé. C’est la vie.

        • J’adhère à 100%, Amelle.
          Quant à toi et à tes semblables, Jump, votre politique de destruction est tellement puante et prévisible, qu’il est tout à fait déplacé de nous demander de vous faire confiance.
          De toute façon tout ce que vous avez démoli ou démolirez, il nous faudra bien le reconstruire.
          Cela se fera, demain ou après-demain, mais se fera.

  3. Aux grands prêtres du réalisme je dis attention
    : ne confondez pas la stratégie et la tactique. Et notre horizon, aussi lointain soit-il, ne peut être que celui d’une forte intégration.

  4. Dans les derniers voeux de Mitterrand(après les forces de l’esprit), on retrouve cette notion de refus d’opposer la France et l’Europe: « en servant l’une, on renforce l’autre ». Son action politique en fut une belle démonstration.
    Le seul moyen de ne pas rester sur un sentiment d’inachevé(s’agissant de la construction européenne) est que la gauche retrouve le pouvoir en France.
    Elle seule s’inscrit dans la filiation idéologique et historique capable de surmonter cette « crise de croissance ».

  5. Personnellement, entre les eurosceptiques (de gauche comme de droite) qui critiquent la construction européenne sans jamais rien proposer, et les eurofédéralistes qui présente l’Europe pour ce qu’elle n’est pas, je préfère le profil politique « réaliste » d’un Hubert Védrine.

  6. Un constat alarmant suivi d’une analyse pertinente !

  7. Autre chose qui n’a rien à voir avec le texte, mais qui mériterait peut-être un peu plus de communication de la part du PS, cette histoire étonnante du maire de Wattrelos qui est intervenu dans une tentative d’enlèvement : http://www.notre-france.fr/jaime/2010/10/15/citoyen-presque-ordinaire-et-heros-dun-jour/

    Nous avons là une histoire positive, spontanée, généreuse, courageuse, qui montre dans les faits un certain nombre de nos valeurs (solidarité, implication, courage), alors cela mérite que l’on s’y arrête 2mn.
    Je parlais de la confiance dans mon commentaire précédent, et bien la confiance cela se cultive, cela se partage, cela se diffuse.

  8. Dans le prophète Khalil Gibran décrit une maison comme un endroit ouvert sur l’extérieur, un endroit d’où les enfants partent vers l’ailleurs.
    La France, et sans doute la majorité des pays européens, sont des maisons fermées, claquemurées, tremblantes à l’idée d’une menace diffuse et souvent fantasmée.

    Comment de tels pays peuvent-il l’élan créateur qui donne du souffle à l’Europe ? Tout part de la confiance que l’on a en soit, ou pas.

    • « Tout part de la confiance que l’on a en soit, ou pas. »

      Sauf que la gauche ne donne pas ce sentiment, tiraillée qu’elle est entre son idéal, plus que jamais inatteignable dans les bouleversements que nous vivons, et le réel, toujours imprévisible, sur lequel elle sent bien qu’elle n’a pas de prise.
      Quant à la « menace diffuse et souvent fantasmée », qui peut-dire qu’il s’agit de fantasmes?
      A moins de fantasmer sur le supposé fantasme.
      Au final, il n’y a que le Réel.

      • l opus dei est un fanatisme present interieur et non fantasme. ce que l on peut entendre sur la turquie est un fantasme.

        quant a la gauche le jour ou elle se remettra en phase avec ses ideaux sera celui de son reveil.

        • L’Opus Dei? Quel rapport avec une menace?
          Je ne comprends pas bien ce qui vous préoccupe. Ne fantasmeriez vous pas sur lui (elle?) ?

          • Ne fantasmeriez vous pas sur lui (elle?) ?

            … comme d’autres sur les francs-maçons?

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