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Pierre Moscovici appelle le PS à ne pas promettre la lune pour 2012 [Les Inrocks]

Catégorie : Le Parti socialiste | Par pierre.moscovici | 12/11/2010 à 16:20

Sans reprendre le mot tabou de “rigueur”, Pierre Moscovici pousse le PS à ne pas faire de promesses excessives ou illusoires pour la prochaine présidentielle.

Entretien > Le PS peut-il éviter de faire des promesses coûteuses et espérer gagner quand même en 2012 ?

Pierre Moscovici – Il n’y a pas encore d‘attente fixée sur la gauche, ou plutôt il y a des attentes contradictoires ou complémentaires. La première concerne l’incarnation et le style de gouvernance. II y a une aspiration à des transformations radicales, des transformations de gauche. Pour autant, je suis persuadé qu’il n‘y a pas d’attente d’une gauche qui rase gratis, et qui promette la lune. Les Français sont inquiets et extrêmement lucides. Ils ne supporteraient pas une gauche dont les promesses apparaîtraient d’emblée comme non finançables, excessives ou illusoires. Il faut du changement, mais il faut que ce changement soit crédible.

Nous ne devons pas pour autant tomber dans un écueil : celui d’une victoire sur la base d‘un rejet du sarkozysme tellement puissant que ce président serait battu par n’importe qui. Cela créerait une désillusion qui conduirait la gauche à ne jamais gagner deux élections de suite. Ce qui est arrivé à Barack Obama, c’est l’attente d‘un charisme qui déçoit et qui provoque à mi-mandat un rejet très fort. Or le mi-mandat vient très vite en France…

Est-ce que l’électeur de gauche peut entendre aujourd’hui ce discours de rigueur de gauche ?

J’en suis convaincu, mais je ne reprendrais pas ce terme. Je ne serai pas dans une posture néo-barriste qui consiste à dire c‘est dur, c’est très dur, et nous allons faire une politique de rigueur plus dure que la droite, mais plus juste. Nos électeurs n’acceptent pas les illusions mais ils ne veulent pas non plus de la purge ou des punitions. Ceux qui pensent qu’on peut conduire des politiques à guichet ouvert qui conduiraient à une nouvelle dégradation de la dette du pays, ceux-là se trompent et mentent. Il faudra que ce soit la politique du changement crédible, donc qu’en matière de croissance ce soit des politiques qui créent des opportunités. Tout ce qui est croissance, éducation, innovation, investissement structurant devra être privilégié.

Tout cela a un coût…

Il faudra faire des choix très clairs qui privilégient l’investissement par rapport au fonctionnement courant. Il faudra avoir le courage de dire qu‘il y aura des économies sur certaines dépenses publiques. Il y aura sûrement des poursuites de restructuration de l‘Etat, de son périmètre, de son mode de gestion. Les maîtres mots seront le choix d‘investissement, la sélectivité de la dépense publique et une réforme fiscale d‘ampleur, avec de nouveaux prélèvements qui devront peser avant tout sur les couches supérieures et moyennes supérieures.

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61 commentaires

  • […] elle fait encore débat c’est sur son futur positionnement politique. Pense-t-elle vraiment, comme l’ensemble des soc-dem français et européens qu’on doit promettre la rigueur aux français pour être crédible en […]

  • Hadrien dit :

    Interessant article sur le site de Marianne:
    http://www.marianne2.fr/Face-a-l-austerite-liberaux-et-socialistes-se-confondent_a199777.html
    A titre d’exemple:

    – le Portugal (gouvernement socialiste)
    hausse de la TVA à 23%, baisse de 5% des salaires des fonctionnaires, gel des pensions, baisse des prestations de la sécurité sociale.

    – l’Espagne (gouvernement socialiste)
    les salaires des fonctionnaires baissent de 5% en 2010 et seront gelés en 2011, gel des prestations de la sécurité sociale (retraites et aides diverses), suppression de la prime de naissance de 2500 €, report de l’âge minimum de la retraite à 67 ans, hausse de la TVA de 16 à 18%, gel du recrutement dans la fonction publique et les hôpitaux, diminution des indemnités de licenciement.

    Tout ça nous confirme les effets la logique libérale dans l’UE chère aux socdems, que nous connaissions déjà:
    – le “don DELORS” au patronnat en 1982, celui de la desindexation des salaires sur les prix, un prélèvement de 35 milliards actuels sur les salaires à partir de cette date.
    Le ministre en question s’en félicitera plus tard en ces termes: ” Nous avons obtenu la suppression de l’indexation des salaires sans une grève ! ”
    (Cité in Jean Lacouture et Patrick Rotman: Mitterand, le roman du pouvoir, Seuil, 2000)
    – Pascal LAMY, chef de cabinet de DELORS à Bruxelles, et aujourd’hui à la tête de l’OMC, vendra carrément la mêche :
    “Les chefs d’entreprise français sont européens parce qu’ils ont compris que que la remise en ordre et la marchéi-sation de l’économie française se sont faites par l’Europe, grâce à l’Europe et à cause de l’Europe.”
    (dans “Le modèle français vu d’Europe”, Le Débat, mars-avril 2005)

    Ça se traduit en auto-congratulations entre patrons et présidents:
    – En 2000, Denis KESSLER, président délégué du Medef, estime:
    ” L’europe est une machine à réformer la France malgré elle ”
    Cité in La Tribune, 4 Décembre 2000
    – En 2003, Ernest-Antoine SEILLIERE, alors président du Medef, était fondé à exulter:
    ” La contrainte européenne joue à plein pour orienter notre pays dans le sens d’une certaine forme de réforme […] La contrainte européenne est installée dans la société française”
    (Europe 1, 27 aout 2003)
    Et enfin:
    “L’europe, se félicite Nicolas Sarkozy, c’est la plus formidable occasion de réveiller la France, de la faire bouger”
    (Discours du 12 Mai 2005, au Palais des Sports de Paris)

    Comme le fait remarquer Elie Arié, auteur de larticle référencé de Marianne:
    « La distinction « libéraux / socialistes » n’a plus aucune signification…
    Regretterons-nous Sarkozy après 2012 ? »

    • krimo dit :

      Effectivemment, les déclarations de DELORS et LAMY, alliées à celles de SEILLIERE et KESSLER, font paraître celles de SARKOZY bien modérées !

      • Hadrien dit :

        Et ça continue avec DSK qui « fait l’âne pour avoir du son »:

        « à la question qui est souvent posée de dire: « c’est quand même bizarre, regardez dans cette crise, on a mis en œuvre des politiques qui étaient assez souvent considérées comme des politiques de gauche : le soutien publique à la demande, plus de déficit budgétaire parce qu’il fallait éviter la catastrophe etc… Je lisais souvent dans les colonnes comment se fait-il que nul part la gauche n’en ait tellement profité finalement et que les gouvernements de droite se fassent élire margé cela. »
        (Interview sur France Inter, Lundi 15 Novembre)

        • krimo dit :

          Sans oublier « le meilleur d’entre nous », version socdem :

          Pierre Moscovici appelle le PS à ne pas promettre la lune pour 2012…

          ça, c’est de la vision !
          (Sarkozy n’avait qu’à en prendre de la graine)

  • JF FAISSAT dit :

    Tout à fait d’accord : nombreux sont les français qui refusent les promesses intenables, la gouvernance Sarkozy les a largement échaudés à ce titre. La situation est grave mais pas désespérée pour reprendre une expression commune. Par ailleurs, comme vous le prônez, le PS doit cibler quatre à cinq thèmes et non se diluer dans un salmigondis de propositions qui font qu’il est inaudible.Il suffit de constater le nombre de textes diffusés auprès des militants pour s’apercevoir qu’au delà de la qualité des réflexions qu’il mène, sa stratégie de communication est des plus médiocres : point trop n’en faut ! L’UMP, à contrario, maîtrise avec brio sa com dans le cadre de la parole du Chef. La parole à diffuser est parfaitement formatée. Chacun des cadres la diffuse IN EXTENSO et la répète à l’infini jusqu’à en faire une vérité dans l’esprit de nombreux électeurs ! REDOUTABLE ! MERCI POUR VOTRE ACTION.

  • krimo dit :

    AVEC LA GOUVERNANCE MONDIALE, ON NOUS REFAIT LE COUP DE L’EUROPE, EN MIEUX !

    [Allocution télévisée citée in “Le Monde”, 2-3 Juillet 1967] :
    « POMPIDOU: Vous avez pendant cinquante ans vécu à l’abri de protections inadmissibles.
    Mais… ce marché commun,…il faut en prendre les risques, il faut dire qu’à partir de ce moment-là, il n’y a plus de repos. Nous vivrons, et l’économie française, et les commerçants français, doivent vivre désormais dans la préoccupation permanente. Nous serons donc en risque permanent et, le gouvernement en est parfaitement conscient, son rôle est de diminuer ces risques, parfois, mais son rôle n’est certainement pas d’inviter les gens à la paresse en leur créant de nouvelles protections. »

    [Interview à France inter. Lundi 15 novembre 2010] :
    « DSK: les chefs d’Etats et de gouvernement… ils reviennent vous le disiez tout à l’heure … au chacun pour soi. Exactement, à leurs égoïsmes nationaux, c’est normal, ils sont élus, enfin la plupart d’entre eux. Ils ont des comptes à rendre à leurs électeurs… Donc ils reviennent à leurs petites affaires de politique nationale.
    C’est pour ca que je dis qu’on rentre dans une deuxième phase de la gouvernance mondiale plus compliquée, plus longue, ça va être plus dur. Il va y avoir des hauts et des bas. On va avancer parfois, parfois reculer. Ca va pas se faire en une nuit, construire cette gouvernance mondiale, dominer l’économie mondiale… »

    • Hadrien dit :

      Une analyse plus fouillée de l’interview de DSK est disponible sur:

      http://les2terres.blogspot.com/2010/11/un-dsk-nen-cache-pas-un-autre.html

      • Bloggy Bag dit :

        Pas si fouillé que cela.

        Questions : on est internationaliste ou pas ? Si oui, en quoi la mondialisation est-elle antinomique avec l’internationalisme affiché ?

        • krimo dit :

          Je reprend mon argument précédent, plus bas:
          Le CAC 40 pompe actuellement 50 milliards de profits aux salariés, que l’on retrouve ensuite investis à l’étranger…
          ce qui permet evidemment d’invoquer la mondialisation dans la pression salariale !
          Conséquence: fuite d’investissements—-> chômage et/ou précarité

          Je conseille de lire à ce sujet le dernier ouvrage de Jacques Généreux (La Grande Regression, Seuil 2010), dans son chapitre:
          LE NOUVEAU POUVOIR DU CAPITAL MONDIALISE :
          « Il faut prendre la mesure du pouvoir effectivement transféré à une minorité détentrice du capital financier. Dans une démocratie, le choix d’un système fiscal ou de sécurité sociale ou encore l’affectation d’un service collectif, relèvent bien entendu du citoyen, par l’intermédiaire de leurs élus. Or, le libre-échange entre pays qui ont des modèles [et des niveaux de développement] trés différents impose d’adapter ceux-ci non à la volonté du peuple, mais aux intérêts des détenteurs du capital. Le pouvoir de l’argent se substitue à celui du citoyen. »

          C’est ce qu’on a commencé à voir avec nos retraites: Depuis 1993, pendant que la productivité a continué de croitre, les salaires déflatés ont décroché et ne suffisent plus. La différence est allée au capital (hedge funds et private equities se portent trés bien!).
          Aux Etats-unis, ouverts plus tôt à la mondialisation, le décrochage est encore plus prononcé: il a commencé en 1980 !
          (voir courbes dans l’ouvrage de Patrick Artus et Olivier Pastré:
          Sorties de crise, 2009)

  • Hadrien dit :

    Les déclarations de DSK (France Inter, 15 Novembre) et les leçons du passé:

     » DSK : Privatiser c’est des ressources qui viennent qu’une fois, c’est un coup, ça résout pas le problème structurel à long terme. Ca vous donne de l’argent un coup. Donc c’est sûrement pas des bonnes mesures pour arriver à revenir structurellement à un déficit plus faible… »
    On s’en doutait un peu, mais ce n’est guère en accord avec ce qu’a fait DSK au pouvoir:

    En 1981, les nationalisations avaient complété le programme entamé par le CNR en 1945, en acquérant toutes les sociétés stratégiques, pour une facture modérée faisant passer la dette publique de 21 à 25%.
    A l’inverse, la législature Jospin et le ministère des finances Strauss-Kahn feront plus de privatisations que Chirac, Balladur et Juppé réunis entre 1986 et 1996, liquidant totalement l’héritage 1945 + 1981.
    Au total, prés de 31 milliards d’Euros de cession d’actifs:
    Le Crédit Lyonnais, Le GAN, Le CIC, L’UIC, CNP Assurance, La Société Marseillaise de Crédit, DASSAULT, l’AEROSPATIALE, THOMSON-CSF, THOMSON Multimedia, EADS, ASF, TDF, La SFP, Les Autoroutes du Sud de la France, FRANCE TELECOM et AIR FRANCE,
    qui ne firent diminuer la dette qu’une année, de 1%.
    Parmi les cessions depuis 1986, figurent les poids lourds du secteur financier dont le seul profit engrangé annuellement dépasse les 30 milliards, et dont l’étatisation aurait évité la crise !

     » DSK: ll faut essayer d’éviter l’apparition des inégalités plutôt que les laisser créer par le marché pour ensuite simplement les compenser en versant de l’argent. »

    Pourtant, les sociaux-democrates à l’oeuvre ont bien suivi la logique libérale (et délibérée): on commence par appauvrir l’Etat en lui otant ses fleurons pour les offrir au privé.
    Lorsqu’il ne restera plus que des charges, ça ira tout seul pour invoquer le besoin de privatiser les services publics: d’abord les Télécommunications, puis les autoroutes, l’électricité, le gaz, la Poste, et maintenant l’Education avec l’autonomie des universités…

    • krimo dit :

      Sans doute est-ce pour cela que DSK a déclaré, dans ce même interview, que la France n’avait pas, tout au moins pas encore,… besoin du FMI.
      Pour sûr, le boulot a déjà été fait !

    • Bloggy Bag dit :

      La doctrine socdem sur le sujet est « nationalisé quand il faut, où il faut, pour la durée qu’il faut ». Plutôt que de rester à la litanie quelque peu idiote « nationalisation / privatisation caca », mieux vaudrait discuter des critères.

      En tout cas, de 1997 à 99, j’ai cru comprendre et ressentir que la politique économique menée était plutôt favorable aux Français, en particulier aux salariés.

      • Hadrien dit :

        Vous êtes bouché ou quoi?
        J’ai pris soin de préciser la liste des privatisations Strauss-Kahn « liquidant totalement l’héritage 1945 +1981″. Il ne restait plus rien de nos grandes entreprises nationalisées aprés cela, ce qui a ouvert la voie à la droite pour s’attaquer aux services publics.
        La doctrine socdem, c’est donc:
        « nationalisé quand il faut (jamais), où il faut (nulle part), pour la durée qu’il faut (privatiser tout de suite!) »

        • krimo dit :

          Et pour ce qui est de cette « politique économique menée … plutôt favorable aux Français, en particulier aux salariés », il n’y a qu’à voir ce qu’ont donné ces privatisations:
          Le CAC 40 a pu ainsi pomper des dizaines milliards de profits sur leur dos, que l’on retrouve ensuite investis à l’étranger…
          ce qui permet ensuite d’invoquer la mondialisation dans la pression salariale !
          Conséquence: fuite d’investissements—-> chômage et/ou précarité

  • GuillaumeA dit :

    La façon de redistribue est un choix,mais la distribution dépend toujour du gâteau que l on peut distribuer. Hors aujourd hui les pays qui sont en croissance importante on un état fort qui organise l economie. Notre pays laisse l état s’ affaiblir et laissant des entreprises avoir plus de pouvoir que lui. Mais la stratégie des entreprise n est pas forcément avantageuse pour la France. Mieux vaut oraniser les grandes entreprises sous la coupe de l état et donner plus de liberté au pme(des centaines d idée existe) qui vont faire plus de richesse. La libéralisation de la droite est a l envers de qu il faut.

    • Christine R dit :

      « mais la distribution dépend toujours du gâteau que l’on peut distribuer. »
      Je n’ai pas dit le contraire, c’est de te voire situer le Brésil sur la même plan que la Russsie et la Chine qui m’a fait réagir. Le seul point commun, entre le Brésil et la Chine, c’est d’être des pays émergents…on ne peut même pas en dire autant de la Russie qui est émergée d’une vieille puissance.
      Interessant aussi de constater que Lula a réussi une politique sociale toujours en se situant aux antipodes du protectionnisme. Je lis quelques auteurs de morceaux de bravoure sur ce blog qui seraient bien avisés d’en discuter avec Mélanchon(ça c’est pas pour toi).

      • guillaumeA dit :

        Je suis d’accord avec toi, mais l’autre point commun de ces pays est la puissance de l’état dans l’économie.

        La pensé Libéral explique depuis 35 ans que l’état ne doit pas agir dans l’économie hors ce qui m’intéresse dans les cas de ces pays c’est la place de l’état.

        Il faut aussi dire que je ne veut pas de nationalisations type 81. Je penses a des modes de participation plus moderne avec des cadres différent suivant les secteurs et besoins.

        • Pablo dit :

          Guillaume,

          Il n’y a aucun consensus parmis les économistes pour expliquer la fin du dynamisme économique des 30 glorieuses. L’essouflement économique précède la réorientation de la politique économique des pays développé, pas l’inverse.

          Le dynamisme du Brésil ou de la Russie s’explique par leur statut d’économies émergentes, c’est à dire de pays avec beaucoup de « besoins » à satisfaire (en termes de biens d’équipement, de biens industriels etc).

          Au risque d’avoir une image occidentalocentré, mon avis est que ces pays sont en voie de rattrapage économique par rapports à nos standars. Et aujourd’hui ils bénéficient d’investissements étrangers et des délocalisations de nos entreprises.

          L’intervention de la puissance publique, avec des modalités différentes selon la culture et la situation propre à chaque pays, joue un rôle déterminant, c’est certain. Mais ils restent très pro-affaires.

          L’idéologie néolibérale est une chose mais la pratique en est une autre. Les Etats européens continuent d’intervenir dans l’économie mais leurs modes d’interventions ont évolués.

          A propos de la Russie, le pays a connu une « appropriation privée des moyens de production » assez conséquente à la fin de l’URSS. C’est franchement plus une oligarchie qu’un Etat à proprement parlé qui oriente/dirige l’économie.

  • GuillaumeA dit :

    Ben c est pays sont dynamique et leur modèle fonctionne. L’histoire de la démocratie est sépare de l aspect economique. Le brésil vient de faire ses élection et progresse vite. C est le système des 30 glorieuse que l on a abadonne pour ce qui ne fonctionne pas.

    • Christine R dit :

      Qu’appelles-tu fonctionner? un système qui crée de la richesse sans la redistribuer équitablement fonctionne à sa façon, mal pour une majorité de ses habitants qui n’en profitent pas. Dans ce sens, le Brésil dont le gouvernement a sorti une grande partie de ses habitants de la pauvreté n’est pas à comparer avec la Chine et la Russie, qui eux-même ont leur spécificité. Comme quoi, le débat ne se réduit pas en termes aussi simplistes que privatisations-nationalisations.

  • krimo dit :

    Les derniers commentaires ci-dessous rappellent à ceux qui l’ont lu le livre de S. Halimi (Le grand bond en arrière. Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde, Fayard, 2006, 640 p.)
    Tout l’intérêt de ce monumental ouvrage est de suivre comment, au tournant des années 60-70,
    “Aux Etats-Unis comme ailleurs, c’est parce que les principaux partis de gouvernement, de gauche comme de droite, se convertissent à des politiques de marché que celles-ci parviennent à s’imposer”
    Doit-on rappeler que la conception du Général DE GAULLE, qu’il défendit dès 1945, était fort différente:
    ” Aujourd’hui, comme il en fut toujours, c’est à l’Etat qu’il incombe de bâtir la puissance nationale laquelle, désormais, dépend de l’économie. Celle-ci doit être dirigée, d’autant mieux qu’elle est déficiente, qu’il lui faut se relever et qu’elle ne le fera pas à moins qu’on la détermine. Tel est, à mes yeux, le principal motif des mesures de nationalisation, de contrôle, de modernisation, prises par mon gouvernement. Cette conception d’un pouvoir armé pour agir fortement dans le domaine économique est directement liée à l’idée que je me fais de l’Etat.”
    (Charles de Gaulle: Le salut, 1944-1946, in Mémoires de guerre, Plon, 1999)
    Or,
    “La nouvelle sociologie de la gauche, qui la porte à renoncer au combat frontal contre un ordre social à l’intérieur duquel elle se dissout agréablement, sa peur du populisme et de ce qui lui ressemble, la disposition croissante de ses dirigeants à abandonner les catégories et les discours populaires y sont pour beaucoup. Elles vont ouvrir à la droite de nouveaux territoires. ”

    Il n’est pas sans intérêt de suivre cette évolution politique en France, ci-aprés :

    Ça commence à se gâter avec le banquier premier ministre.
    Ancien fondé de pouvoir du groupe Rotschild, le futur président Georges POMPIDOU aura eu le temps, avant d’affronter Mai 68 et d’être remplacé par Couve de Murville, de donner sa vision trés personnelle de l’Etat:
    ” Vous avez pendant cinquante ans vécu à l’abri de protections inadmissibles. Et puis, tout à coup, on va se trouver dans ce qu’on nous a demandé, c’est à dire la liberté de concurrence […] Et, à ce moment-là, bon nombre de nos industriels et de nos commerçants commencent à prendre peur. Mais c’est eux qui l’ont souhaité, ce marché commun, qui l’ont réclamé. Et d’ailleurs, ils ont eu raison. Seulement, il faut en prendre les risques, il faut dire qu’à partir de ce moment-là, il n’y a plus de repos […] Nous vivrons, et l’économie française , et les commerçants français, doivent vivre désormais dans la préoccupation permanente. Nous serons donc en risque permanent et, le gouvernement en est parfaitement conscient, son rôle est de diminuer ces risques, parfois, mais son rôle n’est certainement pas d’inviter les gens à la paresse en leur créant de nouvelles protections.”
    (Allocution télévisée citée in “Le Monde”, 2-3 Juillet 1967, et figurant dans le documentaire “Le chômage a une histoire, France 5, Décembre 2001)

    Ça se précise avec le premier énarque président.
    Valéry GISCARD d’ESTAING, ouvrant l’une de ses premières conférences de presse à l’Elysée:
    “Le monde est malheureux. Il est malheureux parce qu’il ne sait pas où il va et parce qu’il devine que s’il le savait, ce serait pour découvrir qu’il va à la catastrophe. C’est ce monde malheureux que les hommes d’Etat doivent conduire et c’est ce monde malheureux que les hommes d’information doivent éclairer.”
    (Octobre 1974)
    Son premier ministre Raymond BARRE, évincé du pouvoir par l’échec du septennat, éssaiera plus tard d’éclairer le monde comme il convient:
    Il proposera carrément de supprimer le salaire minimum, afin de “lutter contre le chômage”, idée que reprendra l’économiste ultra-libéral Pascal SALIN dans Libération!(”Le Smic, machine à exclure, Libération, 29 Mai, 1995)

    Ça se pervertit avec les Jésuites au pouvoir.
    En 1982, c’est le “don DELORS” au patronnat, celui de la desindexation des salaires sur les prix, un prélèvement de 35 milliards actuels sur les salaires à partir de cette date.
    Le ministre en question s’en félicitera plus tard en ces termes:
    ” Nous avons obtenu la suppression de l’indexation des salaires sans une grève ! ”
    (Cité in Jean Lacouture et Patrick Rotman: Mitterand, le roman du pouvoir, Seuil, 2000)
    Pascal LAMY, chef de cabinet de DELORS à Bruxelles, et aujourd’hui à la tête de l’OMC, vendra la mêche :
    “Les chefs d’entreprise français sont européens parce qu’ils ont compris que que la remise en ordre et la marchéi-sation de l’économie française se sont faites par l’Europe, grâce à l’Europe et à cause de l’Europe.”
    (dans “Le modèle français vu d’Europe”, Le Débat, mars-avril 2005)

    Ça se travestit en “think tanks” français:
    La fondation SAINT-SIMON, créée en 1982 pour “dépasser certaines pesanteurs du passé et en finir avec la diabolisation antérieure de toute culture de gouvernement, pour ouvrir intellectuellement un nouvel espace à la pensée réformatrice”, fut l’un des réservoirs qui alimentèrent nombre de groupes de réflexion destinés à préparer l’ajustement structurel de la France.
    Alain MINC fut le trésorier de la fondation. Jean PEYRELEVADE en constitua une recrue appréciée. Le président de la Société des lecteurs du Monde et lui ne manquaient pas d’amis dans les médias, ce qui leur permit d’injecter plus facilement dans les veines de la société leurs théories de la rationnalité.
    Claude BEBEAR, président du conseil de surveillance du principal groupe d’assurances au monde AXA, a quant à lui créé l’INSTITUT MONTAIGNE déjà cité, qui se présente effectivement comme un “laboratoire d’idées indépendant”, une indépendance qu’il décrira plus tard ainsi:
    “De deux choses l’une: soit vous êtes un élu, soit vous vous consacrez à l’animation d’un laboratoire d’idées pour alimenter les acteurs de la politique. »

    Ça finit en auto-congratulations entre patrons et présidents:
    En 2000, Denis KESSLER, président délégué du Medef, estime:
    ” L’europe est une machine à réformer la France malgré elle ”
    Cité in La Tribune, 4 Décembre 2000
    En 2003, Ernest-Antoine SEILLIERE, alors président du Medef, était fondé à exulter:
    ” La contrainte européenne joue à plein pour orienter notre pays dans le sens d’une certaine forme de réforme […] La contrainte européenne est installée dans la société française”
    (Europe 1, 27 aout 2003)
    “L’europe, se félicite Nicolas Sarkozy, c’est la plus formidable occasion de réveiller la France, de la faire bouger”
    (Discours du 12 Mai 2005, au Palais des Sports de Paris)

  • bleu-etoiles dit :

    malgré les competences que je reconnais à dsk , pour reparer les affres du sarkosysme, les textes d’Hadrien et de GuillaumeA , viennent conforter un doute deja exprimé sur ce blog : les soc-dem sont plus attirés par le pouvoir que par les idées socialistes ;objectif:ce couler dans le moule liberal – le monstre doux .
    l’épisode de la convention sur l’egalité réelle en est un nouvel exemple ,surtout par la prise de position de P.Moscovici et de qq
    autres.Feu sur B.Hamon pour des raisons « positionnelles ».
    D’autre part , je constate , avec surprise, la difficulté pour le PS, de proposer un projet , une base d’espoir a offrir aux citoyens, lorsque l’on peut s’appuyer sur:
    -l’internationale socialiste
    -PSE
    -l’experience soc-dem ,en europe
    -le PS,ses universités d’été (lire les programme,voir
    les resultats)
    -les think-tank(terra-vova….)
    -la fondation J.Jaures

    Tout ça pour ça!!!

    • Bloggy Bag dit :

      « les soc-dem sont plus attirés par le pouvoir que par les idées socialistes »

      stérile et stupide, à mettre au rebut avec toutes les sentences commençant par « les gens », « les noirs », « les juifs », « les pauvres », « les riches », « les bretons », …

      Tout cela n’est qu’un ramassis de lieux communs cachant le rejet de l’autre.

  • Hadrien dit :

    L’EGALITE REELLE, C’ETAIT DONC… PROMETTRE LA LUNE ?

    On s’en doutait un peu, à en croire ces lignes de Dominique Strauss-Kahn dans son fameux texte:
    « Non seulement l’Etat providence ne corrige pas vraiment les inégalités de départ, mais il a même tendance à les aggraver… »
    Pour assurer l’égalité « réelle », on ne voit pourtant pas d’autre intervenant possible. C’est notamment le cas pour les droits de propriété des entreprises, si l’on croit comme tout homme de gauche « à chacun suivant son travail », le profit n’étant que l’appropriation d’une part de la valeur ajoutée créée par le travail.
    Strauss-Khan semblait d’ailleurs endosser cette logique en proposant « un socialisme de production »…Chic! Cette formule, sans nul doute cette fois, signifie bien une appropriation collective des moyens de production.
    Regardons de plus prés ce qu’en fait le dit Strauss-Kahn :

    Entre 1986 et 1988, Chirac cédait au privé 10 milliards de privatisations:
    INDOSUEZ, PARIBAS, La SOCIETE GENERALE, SAINT-GOBAIN, la CGE et MATRA.
    Edouard Balladur, à Matignon en 1993, fera de nouvelles privatisations:
    BNP, UAP, ALCATEL, ALSTOM, RHÔNE-POULENC, ELF, La SEITA.
    En 1995, le gouvernement Juppé cède à son tour 9,4 milliards d’actifs dont:
    USINOR-SACILOR, RENAULT, La CG Maritime, PECHINEY, BULL.

    La législature Jospin et le ministère des finances Strauss-Kahn feront beaucoup mieux: le dépouillement de l’Etat s’accentue, avec prés de 31 milliards d’Euros de cession d’actifs, autant que les trois autres phases:
    Le Crédit Lyonnais, Le GAN, Le CIC, L’UIC, CNP Assurance, La Société Marseillaise de Crédit, DASSAULT, l’AEROSPATIALE, THOMSON-CSF, THOMSON Multimedia, EADS, ASF, TDF, La SFP, Les Autoroutes du Sud de la France, FRANCE TELECOM et AIR FRANCE.

    Aujourd’hui, parmi ces entreprises cédées, les seuls profits annuels engrangés par celles du secteur financier dépassent 30 milliards, dont l’Etat s’est volontairement amputé !
    Et l’Europe a servi d’alibi à tous les étages:
    Ainsi, les banques empôchent le différentiel de taux entre celui de la BCE, à moins de 1% actuellement, et celui qu’elles facturent à l’Etat, autour de 3%. Résultat, sur les 250 milliards annuellement renouvelés pour le service de la dette: 5 milliards de bénéfice net, pour un service inexistant (éxécuté en trois jours dans les salles de marché). A titre indicatif, le budget total du CNRS, avec des milliers de chercheurs et des centaines de laboratoires, ne dépasse pas 3 milliards.
    Sans même parler de secteur bancaire nationalisé, les banques centrales nationales devraient pouvoir se financer directement auprés de la BCE, (logique: le particulier par sa banque commerciale, l’Etat par sa banque centrale) n’eussent été les clauses scélérates des traités de Maastricht et de Lisbonne…

    Va donc, dit le profane, pour la critique des activités financières…
    Mais pour les autres, qui nous dit que sous la propriété et la gestion étatiques, ces entreprises auraient engrangé les mêmes profits ?
    Réponse: le profit réel des entreprises nationalisées étant dans l’utilité collective et non le dividende aux actionnaires, la plupart des entreprises privatisées ont ainsi ruiné le potentiel scientifique et technique hérité du secteur public qui les avait mises à flot. Ainsi, la privatisation de France Telecom s’est accompagnée de la disparition du CNET qu’elle finançait pour sa recherche fondamentale. Aprés l’abandon du technique pour le casino financier et le mirage de l’e-society, France Telecom a plongé dans les abîmes… et n’a plus rien pour se relever, jusqu’à la prochaine nationalisation… ou son rachat par les chinois !
    Autre exemple comique: notre gouvernement s’est prévalu récemment des marchés en Chine pour Areva et Airbus, deux industries nationales qui n’auraient pas vu le jour sans “l’ardente obligation du plan” des années keynesiennes: Areva est une création dérivée du CEA, Airbus naquit des recherches faites à l’Aerospatiale et Sud-Aviation.
    (Il est intéressant d’entendre à ce sujet les ingénieurs d’Airbus reconnaître qu’aucun airbus n’aurait pu sortir des chaînes sans les acquis des recherches du programme Concorde).

    Partout, les sociaux-democrates à l’oeuvre ont suivi la logique libérale (et délibérée) dont se sont fait complices tous les gouvernements de l’aprés Trente Glorieuses: on commence par appauvrir l’Etat en lui otant des ressources pour les offir au privé. Lorsqu’il ne reste plus que des charges, on s’appuie sur cela même pour invoquer le besoin de privatiser les services publics en les élaguant:
    D’abord les Télécommunications, puis la Poste, les autoroutes, les chemins de fer, et enfin la première des conquêtes républicaines: l’Education avec l’autonomie des Universités, avant leur privatisation.
    Les socdems ont d’ailleurs une réponse toute prête:
    L’égalité réelle c’est « l’égalisation des libertés d’accomplir »

    IL faut croire que certains s’accomplissent aux dépens des autres: aux dernières nouvelles, le capital mondial investi sous forme privée dans les produits dérivés s’élevait à 950 000 milliards de dollars (dont 6OO 000 en CDS), représentant en stock 15 fois le flux de PIB de la planète.
    A titre indicatif, c’est 150 000 dollars par habitant sur terre, y compris les bébés et les vieillards !
    C’est ça aussi, l’égalité réelle…mais Strauss-Kahn doit maintenant le savoir, depuis qu’il est au FMI !

    • baillergeau dit :

      Si être de gauche, c’est chercher à inventer la machine à remonter le temps pour retrouver le « Paradis » d’avant l’arrivée des socialistes au pouvoir et aussi d’avant la signature des scélérats traités européens, la droite a de bons jours devant elle.

      • guillaumeA dit :

        Les sociaux démocrate contre les nationalisation ne comprennent pas le problème des privatisations.
        Ils sont des complices de la décadence de notre pays.
        Tout les pays émergents ont des entreprises publiques qui permettent de créer un cadre pour une super croissance.
        La chine(gouvernements) a la mains sur toute les banques, transport, assurance, BTP, communication, énergie et recherche.
        Le brésil a aussi des entreprises publiques avec des connections très forte dans les matières premières et le contrôles des banques(par un mécanisme intéressant).
        La Russie aussi contrôle ses grandes entreprises.
        Et ainsi de suite.

        En France les privatisations imbécile ont gaspiller du capital et demander l’arrêt d’investissement pour rendre rentable des entreprises sur du court termes. EDF est un exemple concret du moment, on distribue trop de dividende et on prépare pas le remplacement du parcs nucléaire(rien est provisionné).
        Le CAC40 va faire officiellement 85Milliards de bénéfice mais ils faut pas oublier les dépenses inutiles du style rachat d’action,actions gratuite, salaire délirent des dirigeants, investissement des sièges sociales super luxueux pour déclaré des intérêts et diminuer les impôt sur les sociétés et ainsi de suite.
        Sans compter la masse d’argent accumulé qui ne sert a rien pour ses entreprises(de la trésorerie en surplus) pour plus de 300 milliards.

        Et l’histoire que cela coute trop chère de nationalisé ne tient pas une minute, la bourse de Paris c’est 1250MDS€ mais c’est le SBF250(Totalité des 250 entreprises côté). Cela rapporte bien plus de 140MDS€ de bénéfice net chaque année.
        Contrairement a de la dette contracté pour des dépenses courante, on est dans de l’achat d’actif. On va pas nationalisé tout et a 100%.
        Un mécanisme de participations croisés avec le contrôle des banques pour organiser tout cela est possible.
        La modernité c’est de faire des participations de l’état a géométrie variable avec des direction solide(et qui on une vision sur le long terme). Le but de l’état est d’être le gardien du temple(des entreprises stratégique) et de disposé de moyen d’agir dans l’économie.
        Les baisses d’impôts et de charges qui ont remplacé les entreprises nationalisés sont de l’eau jeté sur le sable.

        • Ben dit :

          La Corée du Nord et Cuba aussi. Pardon mais je préfère vivre en France qu’en Chine, en Russie ou au Brésil.

  • bleu-etoiles dit :

    DSK , est l’homme politique, competant , qu’il nous faut pour
    remporter l’election de 2012,

    le dire ici , est une evidence , mais les evidences sont parfois bonnes a etre repetées.

  • infox dit :

    Un billet ironique de Bruno-Roger Petit sur l’amateurisme du PS à méditer… car RÉEL!!!
    http://www.lepost.fr/article/2010/11/14/2304611_le-ps-face-au-remaniement-avec-ou-sans-cravate.html

    • Christine R dit :

      Amateurisme?
      On peut toujours ironiser sur le look ou les tenues vestimentaires des uns et des autres, il est vrai qu’en politique, ça c’est du lourd face aux problèmes mondiaux-:)

      Je retiens plutôt les dernières déclarations de Christine Lagarde à propos du nouveau gouvernement:
      « On est revenu à l’impératif de la solidité et du professionnalisme », a-t-elle insisté, affirmant qu’il n’y avait « pas de place pour l’improvisation »… »

      Dont acte.
      Ce gouvernement est en place depuis 2007, le pays en crise depuis 2 ans, je suis très heureuse d’apprendre que nos gouvernants s’avisent de faire voeu de professionnalisme. Mais quel aveu!

      Je retiens aussi les paroles de DSK qui font plaisir à entendre: »ce sont les idées de gauche qui font bouger le monde, c’est ma conviction, mais si je devais aller jusqu’au bout de ma onviction je dirais que c’est comme ça depuis très longtemps »

  • baillergeau dit :

    DSK SUR INTER – MALGRE LA PLUIE, IL FAIT BEAU CE MATIN, EN BRETAGNE…

    Je ne vous surprends pas en disant du bien de DSK.
    Cependant, je voudrais souligner mes doutes des mois passés, car les attaques contre DSK à la tête du FMI se sont multipliées, d’autant plus fortes que leurs auteurs connaissaient son obligation de réserve.
    Ceux qui auraient pu réagir sur le fond ne l’ont pas fait, soit par incompétence comme moi, soit par tactique, par tactique picrocholine, forcément picrocholine.

    Revenons à l’émission d’Inter.
    D’entrée, DSK a annoncé la couleur, le choix entre une économie mondiale sans véritables règles du jeu et une autre «humanisée» «protégée des excès» est le clivage mondial gauche/droite – Le FMI est en charge des propositions soumises au G20 –
    Trois mises au point, parfaitement claires :
    Le FMI et les pays en voie de développement ? Demandez aux intéressés ce qu’ils pensent des prêts à taux zéro ?
    L’avis du FMI sur la pauvreté en France ? Le FMI n’intervient pas en France.
    Remarque sur l’Egalité Réelle ? DSK a écrit, il y a 10 ans un ouvrage sur le sujet, il n’a pas pris une ride.

    Je ne vais pas plus avant.
    DSK a envie d’être candidat dans les formes définies par le PS et les forces de gauche tournées vers le passé ou vers l’aventure, ne pourront pas l’empêcher d’être le leader du peuple de gauche.

    http://legueduyabboq.blog.lemonde.fr

  • baillergeau dit :

    Que des fonds de pension aient des exigences insupportables est une réalité, du simple fait de leur poids dans une économie sans règle.

    Que les adhérents n’aient que rarement un droit de regard véritable sur les placements des fonds n’est pas contestable.
    Il est triste que les adhérents de Préfon n’aient pas accès aux comptes, ni à l’assemblée générale.(*)
    Que les fonds de pension soient mis en avant pour détruire les retraites par répartition ne devrait pas être toléré.
    Restent sans doute des fonds de pension ethiques et bien gérès.

    (*)Si quelqu’un a une preuve contraire, je suis preneur.

  • selene dit :

    comme les choses sont simples pour certains! tous les fonds de pension sont à jeter!!!!

    C’est oublier qu’il peut y avoir des fonds de pension éthiques tandis que d’autres délirent et jouent à la roulette…

    La Norvège nettoie son fonds de pension…

    (Lalibre.be – Economie)
    La Norvège a annoncé mardi qu’elle avait, pour des motifs d’éthique, retiré ses fonds du numéro un mondial américain de la distribution Wal-Mart. Le ministère des Finances précise dans un communiqué que la décision a été prise sur recommandation du Conseil consultatif sur l’éthique, chargé de contrôler la «moralité» des entreprises dans lesquelles le royaume place son immense fonds de pension public

  • krimo dit :

    @ Hadrien

    Il faut croire que Pierre Moscovici s’inspire de Claude Bébéar (créateur de l’Institut Montaigne, autre « think tank » chargé d’instiller la pensée unique libérale) qui avait eu au moins le propos plus explicite, naguère [1]:
     » C’est cette démarche intellectuelle qui me passionne, car je suis convaincu qu’il faut créer une ambiance générale pour changer les mentalités et rendre les réformes possibles. Il y a vingt ans, nous étions quelques assureurs à avoir chargé Denis Kessler et Dominique Strauss-Kahn d’une étude sur les fonds de pension. Ils avaient démontré tout l’intérêt de ces fonds, s’opposant en cela à l’opinion générale, et il nous a fallu vingt ans d’explications, de conférences pour faire admettre à 80% de la population qu’il était salutaire de compléter par une dose de capitalisation la retraite par répartition. Convaincre demande de la patience: tout l’art de gouverner consiste à faire passer les idées et à apprécier le moment où elles peuvent être mises en application. »

    [1] Entretien avec le Figaro Magazine, 13 Juillet 2002

    • krimo dit :

      Il faut croire que Pierre Moscovici s’inspire de Claude Bébéar (créateur de l’Institut Montaigne, autre « think tank » chargé d’instiller la pensée unique libérale) qui avait eu au moins le propos plus explicite, naguère [1]:
      » C’est cette démarche intellectuelle qui me passionne, car je suis convaincu qu’il faut créer une ambiance générale pour changer les mentalités et rendre les réformes possibles. Il y a vingt ans, nous étions quelques assureurs à avoir chargé Denis Kessler et Dominique Strauss-Kahn d’une étude sur les fonds de pension. Ils avaient démontré tout l’intérêt de ces fonds, s’opposant en cela à l’opinion générale, et il nous a fallu vingt ans d’explications, de conférences pour faire admettre à 80% de la population qu’il était salutaire de compléter par une dose de capitalisation la retraite par répartition. Convaincre demande de la patience: tout l’art de gouverner consiste à faire passer les idées et à apprécier le moment où elles peuvent être mises en application. »

      [1] Entretien avec le Figaro Magazine, 13 Juillet 2002

      • Pablo dit :

        Franchement, si on enlève le passage sur DSK et Kessler, les phrases ne vous paraisssent-elles pas quelques précieuses règles pour qui aspire à gouverner un jour ?

        « Il faut créer une ambiance générale pour changer les mentalités et rendre les réformes possibles. »

        « Convaincre demande de la patience: tout l’art de gouverner consiste à faire passer les idées et à apprécier le moment où elles peuvent être mises en application. »

        Ce qui peut être valable dans un sens (celui des néo-libéraux), ne le serait pas dans un sens qui nous est plus favorable ?

        Ah mais oui comme c’est le dirigeant de l’Institut Montaigne, c’est forcément des conneries… OU l’art de passer à côté de l’essentiel.

  • Hadrien dit :

    DES MOTS, ENCORE DES MOTS, TOUJOURS DES MOTS…

    A la veille des élections législatives de mars 1993, le ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur Dominique Strauss-Khan fut interrogé par le Wall Street Journal [1] sur « ce qui va changer si la droite l’emporte ».
    Sa réponse: « Rien. Leur politique économique ne sera pas très différente de la notre. »
    C’est sans doute pour préparer le même exercice, mais en sens inverse, que Pierre Moscovici nous annonce la couleur:
    – egalité « réelle »: Absention !
    – 2012: ne pas promettre la lune…
    Quelle audace, quel élan, et surtout quel souffle !
    On est habitués: Déjà, pour lancer le club A gauche, en Europe, Strauss-Kahn et Moscovici n’hésitaient pas à égrener un chapelet de lieux communs: « Ce club est né d’un constat simple: le monde a changé… Face à ces mutations, les schémas d’analyse politiques traditionnels ne semblent plus adaptés. Nous croyons [à] une nouvelle grille de lecture, de nouveaux instruments d’action – un projet pour la France et l’Europe de demain ».
    On dirait du Villepin… Ce qui avait fait dire, même à Jacques Julliard :
     » Nous n’avons pas fait la deuxième gauche, pour servir de tremplin à la deuxième droite! »

    [1] The Wall Street Journal Europe, 18 mars 1993

    • krimo dit :

      Il faut croire que Pierre Moscovici s’inspire de Claude Bébéar (créateur de l’Institut Montaigne, autre « think tank » chargé d’instiller la pensée unique libérale) qui avait eu au moins le propos plus explicite, naguère [1]:
      » C’est cette démarche intellectuelle qui me passionne, car je suis convaincu qu’il faut créer une ambiance générale pour changer les mentalités et rendre les réformes possibles. Il y a vingt ans, nous étions quelques assureurs à avoir chargé Denis Kessler et Dominique Strauss-Kahn d’une étude sur les fonds de pension. Ils avaient démontré tout l’intérêt de ces fonds, s’opposant en cela à l’opinion générale, et il nous a fallu vingt ans d’explications, de conférences pour faire admettre à 80% de la population qu’il était salutaire de compléter par une dose de capitalisation la retraite par répartition. Convaincre demande de la patience: tout l’art de gouverner consiste à faire passer les idées et à apprécier le moment où elles peuvent être mises en application. »

      [1] Entretien avec le Figaro Magazine, 13 Juillet 2002

    • Pablo dit :

      Je suis toujours impressionné par l’acharnement de certains à enchainer une personnalité publique à une phrase qu’il a prononcée il y a presque vingt ans de ça. Comme si une pensée/une parole était intemporelle ; comme s’il n’était pas concevable qu’on puisse évoluer dans ses idées ; comme si une parole/un écrit ne dépendrait pas d’un contexte et d’un interlocuteur.

      L’honneteté voudrait qu’on mette en lien l’article auquel on se réfère. A défaut de pouvoir lire les dits propos dans leur intégralité, j’imagine le contexte situationnel: DSK, Ministre de la République française, répond à un journal étranger qui sert de référence aux principaux acteurs économiques et financiers.

      Quand on représente la France et qu’on occupe le poste de ministre de l’INDUSTRIE et du COMMERCE EXTERIEUR, on valorise son pays et l’action de ses autorités, quelque soit les changements d’ordres politiques qui peuvent intervenir, aux yeux d’entrepreneurs et investisseurs étrangers. C’est l’esprit de responsabilité qui s’impose. C’est en tout cas comme ça que je le conçois.

      Quant aux propos rapportés sur les schémas de lectures traditionnels / nouveaux, je remarque que ceux qui reprochent aux néo-libéraux de s’entêter dans leur idéologie du marché font de même vis à vis de leurs propres présupposés.

  • selene dit :

    Il s’agit d’une étude sur les objectifs (à long terme) qui peuvent rassembler la gauche, d’un constat, d’une projection dans un futur qui peut être lointain.
    Il ne s’agit pas d’un programme de gouvernement, ce n’est pas l’objectif….

    Dans l’idéal, si la science et la technique venaient à transformer nos économies et nous donnaient de nouvelles possibilités d’action, quelle est la mesure que vous ne souhaiteriez pas?

    Je suis persuadée que celle qui amène le plus de réticences, dans tous les courants, est la mesure concernant la parité, avec la suppression des dotations financières aux partis qui ne la respecteraient pas…. et ce n’est pas une mesure qui réclame de nouveaux moyens financiers!

  • SCHULER Benoit dit :

    Pierre mais aussi Francois Hollande, Manuel Vals, Bruno Leroux etc…personne de sérieux ne peut cautionner et n’a cautionné ce « à gauche toute, demain tout est possible on rasera gratis » histoire de tenter de faire de l’ombre à Mélenchon ! Hamon = machine à faire PERDRE.

  • baillergeau dit :

    Nouveau passage du texte au scanner…
    La perspicacité de l’esprit féminin ne peut rien contre l’absence de hiérarchie des dépenses lourdes.
    Il me semble que le pacte éducatif (pour l’avenir) et la continuité professionnelle (pour le présent) suffiraient à la tâche du PS, s’il parvient à en trouver le financement.

  • M.A dit :

    Je me demande si ce texte est reçu avec une telle critique parce que justement il vient de B Hamon.

    J’ai lu ce texte bien sur j’ai trouvé toutes les idées interressante et moi aussi je me suis demandée si demain on ne rasait pas gratis ? Eh bien! Ce texte n’est pas élaboré pour une legislature mais a 10-15ans , et dans ce cas je le trouve plutôt innovant .

    seulement ça allait trop bien au PS il fallait bien qu’il y en ait quelques uns qui se distinguent , et se mettent a hurler avec les loups pour un texte pour lequel il n’ont pas pris la responsabilité de voter contre mais simplement abstenus. Alors tout ça pour ça…..a force de hurler les militants et les français avec vont en avoir marre et plus que marre , et qui va en être le grand bénéficiaire le front de gauche.

  • selene dit :

    Pour ma part, c’est un texte qui me convient.. sans doute faut il un esprit féminin pour en voir la cohérence….

  • Bloggy Bag dit :

    Misère, j’ai commencé à lire le texte de Hamon (j’en suis à la page 6), et c’est un tissu d’incohérences (pour ne pas dire autre chose) !

    Ce sont des lycéens qui ont pondu cela ?

  • baillergeau dit :

    Nous savons tous qu’il faut à fois modifier les dispositions les anti-sociales prises par Sarko et par ailleurs convaincre de prendre des mesures, à moyen ou long terme.
    On attend les propositions et les financements.
    Pour le reste, on n’y comprend plus rien.

  • Jonas dit :

    Bien dit !

  • Bloggy Bag dit :

    « Nous ne devons pas pour autant tomber dans un écueil : celui d’une victoire sur la base d‘un rejet du sarkozysme tellement puissant que ce président serait battu par n’importe qui. »

    Une manipulation sondagière semble d’ailleurs engagée avec Fillon comme sauveur. L’idée et de faire un sondage qui l’oppose à Martine au second tour (et pas à Dominique). Ce sondage montre qu’il gagne alors que Sarko perd. Ceci a pour objectif d’introduire l’idée que l’ump (via Fillon) gagne contre le PS et donc d’essayer de créer un dynamique d’opinion.

    Camarades sur le pont, allons cartonner les petits malins à la manœuvre !

    http://www.lepost.fr/article/2010/11/12/2302446_2012-comment-fillon-l-emporterait.html

  • Bloggy Bag dit :

    Oui, il faut un programme ambitieux, innovant, oser l’expérimentation, mais pas une collection de poncifs qui font « gôches » ne donnant aucun espoir d’amélioration de la vie de chacun et de pérennité.

  • […] Interview de Pierre Moscovici parue dans les Inrocks le 11 novembre 2010 […]

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