Dans les médias

Combat

Catégorie : Actualité,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 18/11/2010 à 17:33

Quelques réflexions après le changement de gouvernement et l’intervention de Nicolas Sarkozy mardi soir sur TF1, France 2 et Canal plus. J’ai appris le remaniement au Chili – dont je vous reparlerai bientôt – donc avec quelque distance. Un mot m’est venu à l’esprit pour résumer cette manoeuvre : combat. Il résume bien l’impression laissée par cette semaine politique. Car ce gouvernement est taillé sur mesure pour le premier tour de la présidentielle de 2012, à la préparation duquel était consacrée la totalité de la prestation télévisée du Chef de l’Etat : cela appelle de la part du Parti socialiste un renforcement de notre dispositif.

Ma première réaction, à l’annonce de la nomination de François Fillon, a été la vôtre : tout ça pour ça ! Des mois d’attente, de cogitation, d’agitation de candidatures alternatives – Borloo pour un « tournant social », un « quadra » pour rénover la politique – pour finalement reconduire le Premier ministre sortant, installé à Matignon depuis 2007, co-auteur de la politique injuste et impopulaire conduite depuis lors, co-responsable des défaites de la droite aux municipales et aux régionales : la nouveauté était pour le moins faible. On connaît les qualités de François Fillon – dont j’avais ici pronostiqué la reconduction face à un Jean-Louis Borloo trop amateur et trop « outsider » pour faire un Premier ministre : c’est un professionnel de la politique, aux nerfs solides, un homme dur, parfois à la limite de l’arrogance, doté d’une énorme expérience parlementaire, et dont le classicisme rassure la droite, déboussolée par le style souvent déroutant du Président de la République. Mais il a aussi les défauts de ces qualités : sa vision reste très étroite, voire étriquée, elle se limite à un conservatisme éclairé et il est usé jusqu’à la trame après 3 ans et demi à Matignon : les trois défis qu’il a pointés en prenant à nouveau ses fonctions – le chômage, la sécurité, les déficits – sont en effet ses trois échecs – à moins qu’il ne s’agisse d’un autre François Fillon…

Ce n’est pas, en vérité, un gouvernement pour la France, c’est une équipe entièrement dévouée à la préparation de la campagne du candidat Nicolas Sarkozy en vue du premier tour de l’élection présidentielle de 2012.

Le remaniement lui-même est un curieux mélange de reniement, de continuité et de régression. La continuité sort du petit jeu de bonneteau institutionnel qui a précédé la formation du nouveau gouvernement : pour l’essentiel, les cadres gouvernementaux n’ont pas changé, l’apport de sang neuf est quasi-inexistant. Le reniement est tout aussi évident : les ministres d’ouverture, qui ont servi le Président sans promouvoir leurs idées, passent à la trappe – à l’exception d’Eric Besson, qui seul avait franchi le pas de l’appartenance à l’UMP – les centristes sont éjectés, à l’exception de quelques ralliés au parti majoritaire, les libéraux sont ignorés, la diversité est réduite à la partie congrue, la priorité au développement durable, déjà affaiblie ces derniers mois, est cette fois franchement abandonnée. De tout cela découle l’impression, fondée, d’un retour en arrière : le gouvernement dit « Fillon III » est plus qu’un ministère UMP, il est une véritable reconstitution du défunt RPR. Ce n’est pas, en vérité, un gouvernement pour la France, c’est une équipe entièrement dévouée à la préparation de la campagne du candidat Nicolas Sarkozy en vue du premier tour de l’élection présidentielle de 2012.

L’émission de celui-ci, mardi soir, fut une opération de communication destinée à modifier son image, abîmée par les excès du début du quinquennat. Le Président, c’est vrai, s’est montré sous un jour inhabituel – aidé par des journalistes qui l’ont peu mis en difficulté. Il était plus calme qu’à l’ordinaire, plus modeste en apparence que de coutume, il a avoué « certains malentendus » – sur l’identité nationale par exemple – et annoncé certains changements – la fin du bouclier fiscal, couplée il est vrai avec la suppression de l’ISF – il a davantage valorisé son équipe, ses ministres, à commencer par François Fillon, porté aux nues alors que chacun sait la mésentente passée entre les deux hommes, que chacun connaît le désir éprouvé par le Chef de l’Etat de se débarrasser d’un « collaborateur » jugé tantôt déloyal, tantôt planqué. La vérité est que le Premier ministre s’est imposé au Président, ou plutôt qu’il lui a été imposé par le refus des parlementaires UMP de l’hypothèse Borloo. Sans devenir un « hyper Premier ministre », l’hôte de Matignon est renforcé, le gouvernement, contrairement aux précédents, porte sa « patte », il aura plus de latitude qu’auparavant. Tout cela, somme toute, sert Nicolas Sarkozy, qui pourra ainsi travailler à se recentrer ou se « re-présidentialiser ».

Le Président a beaucoup parlé de lui, parce qu’il s’intéresse surtout à lui, il est resté d’autant plus sourd à la souffrance dans le pays qu’il en est, en grande partie, le responsable

Mais, sous la plage de la communication, on trouve sans creuser beaucoup les pavés de la droite. Le « Sarkozy nouveau » change de voix, de ton, il ne change pas sa démarche. Il n’y aura, avec le nouveau gouvernement, ni tournant social, ni « nouvelle étape ». Le Président continue à se comporter comme l’avocat d’affaires qu’il fut, un bateleur dénué de vision, qui ouvre les « dossiers » les uns après les autres, qui veut apporter des « solutions » supposées objectives, des « réformes » prétendument inévitables, à des « problèmes » évidemment irrésolus avant lui. Mais personne ne pourra croire à la tentative du Chef de l’Etat, par ailleurs souvent approximatif voire mensonger, de se prétendre un « protecteur des Français ». Personne n’oubliera que la vérité de son action est celle d’un Président qui attaque, transgresse, provoque, stigmatise, divise, chacun se souviendra que la politique menée depuis 2007 s’est révélée destabilisatrice, destructrice, dévastatrice, qu’elle a affaibli la France, l’a entraînée dans la spirale du déclin économique, social, moral. Après des années d’injustice et de brutalité dans l’exercice du pouvoir, il y a une alternative à Nicolas Sarkozy… qui ne peut pas être le « sarkozisme light ». Le Président a beaucoup parlé de lui, parce qu’il s’intéresse surtout à lui, il est resté d’autant plus sourd à la souffrance dans le pays qu’il en est, en grande partie, le responsable. Il n’y a pas de fatalité à la politique actuelle, mais l’alternative reste à construire.

Quelle doit être, face à cette offensive de la droite, notre riposte ? Bien sûr, les réactions à la composition du nouveau gouvernement sont empreintes de scepticisme – la manoeuvre est si grossière. Evidemment, Nicolas Sarkozy n’aura pas convaincu de son changement intime – son déficit de crédibilité est trop élevé pour que sa parole suscite la moindre confiance. On le sait, enfin, ce remaniement provoque des déceptions – parfois risibles de la part de ceux qui, à l’image d’Hervé Morin ou Fadela Amara, chantaient hier les louanges du Président parce qu’il les avait remarqués pour le maudire maintenant qu’il les chasse – et trouble profondément le Centre, qui s’agite comme un panier de crabes. Le Président de la République, cela saute aux yeux, a perdu la main et apparaît très affaibli. Mais ne sous-estimons pas l’opération 2012, qui vient d’être lancée. C’est à son électorat que Nicolas Sarkozy s’adresse, c’est lui qu’il veut retrouver et convaincre, comptant ensuite sur le malaise du Centre, la solitude de Dominique de Villepin, la préférence du Front national et… la faiblesse de la gauche. Il s’appuie pour cela sur une équipe resserrée et étroite, mais aussi professionnelle et faisant une place appréciable à la jeune génération, ainsi que sur un parti qui va sans doute, sous la houlette ambitieuse de Jean-François Copé, être plus audible. Le pari est risqué, les incertitudes sont fortes, mais l’efficacité de la démarche n’est pas forcément nulle : je suis ainsi frappé de la faible avance de la gauche dans les sondages à la veille du remaniement… alors que le pouvoir devrait être largement distancé. J’en suis plus que jamais convaincu : l’anti-sarkozisme ne suffira pas à nous faire gagner en 2012.

Le dispositif de la droite est maintenant en place, probablement jusqu’en 2012 – à moins d’un nouveau cataclysme pour elle à l’occasion des prochaines élections cantonales : nous devons muscler le nôtre. Cela n’implique pas, comme certains l’évoquent, de bousculer le calendrier des primaires : ne calquons pas notre agenda sur celui de la droite, n’abîmons pas celui des nôtres qui est, et de loin, le mieux placé pour l’emporter. Mais cela nécessite d’accélérer et améliorer notre travail sur les propositions – je pense bien sûr à la Convention nationale sur l’égalité réelle, plus encore à la « Convention des Conventions » du mois d’avril, qui ne pourra se dérober à l’obligation de la cohérence. J’ai aussi la conviction qu’il faut davantage associer à la direction du Parti, qui fait son travail, toutes les forces socialistes – les grands élus, les personnalités les plus identifiées notamment. Je l’ai dit à Martine Aubry, je l’écris ici : face à la droite en ordre de marche, créons nous aussi un dispositif de combat. Il est temps de monter tous sur le pont, sans pour autant craindre le débat ou accepter je ne sais quelle réduction idéologique. Comme toujours, je suis prêt, pour ce qui me concerne, à prendre ma part dans cette bataille collective.

Photo: CC par Adam NFK Smith

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20 commentaires

  • Hadrien dit :

    PIERROT-LE-GUERILLERO APPELLE AU COMBAT !

    Le Pierrot nouveau est arrivé. Il paraît que DSK lui a offert un battle-dress made in Washington…, ce qui est une erreur, car Pierrot a vraîment envie d’en découdre à la façon « Che ».
    Ne s’était-il pas laissé pousser la barbe, il y a quelques mois ?
    Certes, la longueur du poil était à la mesure de l’ambition, courte, et le look plutôt Gainsbard rive gauche que guerillero de la sierra. Mais il y a un début à tout…,qui était d’ailleurs aisément perfectible: il suffisait d’un peu plus de longueur, et le look aurait franchi le stade Moustaki, juste avant d’atteindre celui d’un Marx à la barbe fleurie ! Ça aurait tout de même une autre gueule que ce sourire en coin de mafioso qui trône en tête de blog.
    La crédibilité social-démocrate, c’est ça aussi Pierre !
    N’oublie pas que Marx écrivait dans « Der Sozial-demokrater » et que Lenine appartenait au « parti social-démocrate de Russie »… Quand on y pense , ça fait rêver…
    J’ironise à peine, car ses derniers billets, tout comme la barbe naissante d’il y a quelques mois, marquent un tournant dont on commence à peine à saisir le sens, tant il est profond:

    Ainsi en est-il du titre du 11 Novembre: « Abstention », dans lequel j’avais crû moi-même déceler comme une invitation à la célébration des morts PS au champ d’honneur de la grande discorde, une sorte d’armistice par lassitude.
    Pas du tout! Ç’était le cri de la rebellion anarchiste: « Abstention! »…car « Elections, piège à cons! » que Pierre invitait à scander sous la forme « Hamon, avec les patrons ! ».
    Petit bras, le Hamon, c’est à Blanqui et Rouillan qu’en appelle ici Pierrot-l’anar !

    Je m’étais également mépris sur le titre si énigmatique de son billet:
    « Pierre Moscovici appelle ne pas promettre la lune pour 2012! », suivi de son invite au débat sur l’égalité réelle…
    C’est évidemment à Jules Vallès qu’il pensait, lorsque celui-ci avait déclaré benoîtement (encore un Benoît): « Je n’en sortirai pas, j’ai des idées de prolétaire et des goûts d’aristocrate! ». L’allusion en sourdine de Pierre est certes perfide, mais méritée, à l’endroit de son ancien mentor qui se goberge à Washington d’un salaire royal au point qu’il ne peut plus cacher son embonpoint.
    Si vous croyez qu’avec le nouveau Pierre, de tels comportements seront permis, vous vous trompez !

    De même, je me suis trompé sur la formule, fort remarquée depuis lors:
    « n’abîmons pas celui des nôtres qui est, et de loin, le mieux placé pour l’emporter. »
    C’est évidemment Mélenchon que désigne cette discrète invitation au culte de la personnalité. Loin de la complaisante formule de Chirac à l’endroit de Juppé, « le meilleur d’entre nous », Pierre-le-révolutionnaire est plus subtil: il cultive le mystère, laisse planer le doute sur son credo.
    Mais en réalité, il fustige ainsi les médias et la presse bourgeoise qui harcellent « le plus pur d’entre nous », Jean-Luc, qui a préféré l’exil plutôt que la compromission. Oui, il faut qu’on le sache, Pierre est désormais de la même trempe !
    Et quelle erreur fis-je, ci-dessous, sur son exortation à
    « …améliorer notre travail sur les propositions,
    sans pour autant…accepter je ne sais quelle réduction idéologique. » !
    C’est évidemment à la pusillanimité de Jean-Luc, à sa timidité idéologique ainsi qu’à la faiblesse programmatique résultante qu’il faisait allusion :
    Ainsi relève-t-il dans le dernier ouvrage de ceui-ci (Qu’ils s’en aillent tous!, Vite la révolution citoyenne, Flammarion) :

    Au CHAPITRE I : Pourquoi la Constituante ?
    – « Pourquoi ? demande Méluche »… nous dit Pierre, mais c’est une question à ne pas poser tant elle est indissociable de la révolution !
    Et Pierre de rajouter, pour améliorer le travail sur la dite proposition:
    – La Constituante, a oublié Mélenchon, devra être désignée par tirage au sort parmi le peuple, conformément au Plan C d’Etienne Chouard
    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/
    et dans la grande tradition de la démocratie Athénienne à l’âge classique (siècle de Périclès et siècle de Démosthènes).
    Finies la démagogie, l’élitisme corrompu et les passe-droits !

    Au CHAPITRE II : Rendez l’argent !
    « Rendez ? » s’est exclamé Pierre…mais c’est « Prenons ! » qu’il faut dire, car nous irons le prendre là où il est, selon la célèbre formule de Georges Marchais. Car Pierre a bien lu, par ailleurs, les propositions de Frédéric Lordon sur la « dé-marchéisation et la re-nationalisation du financement des déficits publics »:
    http://blog.mondediplo.net/2010-11-15-Crise-europeenne-deuxieme-service-partie-2
    Mais il les trouve bien timides. Il en appelle à du plus radical:
    Comme le firent les bolcheviks aprés la révolution russe, c’est à la répudiation pure et simple de l’emprunt, due à l’exploitation des peuples par ses créanciers bourgeois, qu’invite Pierre.
    On a connu la renonciation aux « emprunts russes » par l’internationale bourgeoise attérée de la hardiesse de Vladimir Ilitch Oulianov, on connaîtra désormais la renonciation aux « dettes publiques » sur le marché mondial, attéré par la hardiesse de Pierre Moscovici…

    Au CHAPITRE III : Sortir du traité de Lisbonne !
    On ne s’attardera pas ici à donner le « verbatim » du célèbre discours de Pierre à l’Assemblée, modèle de détermination et de clarté, sur le thème « Lisbonne, tout de même… », titre qu’il reprit sur son blog, ici même.
    Là encore, beaucoup se sont mépris sur le sens profondément populaire qu’il fallait prêter à l’expression de ce démocrate né: c’est toute la rancoeur et la hargne qu’il avait au bord des lèvres, aprés ce déni de démocratie qui vit le choix du peuple bafoué, qui surgissait comme dans un cri de douleur:
    « Lisbonne, tout de même…quelle honte, quelle insulte faites ainsi à la démocratie ! »

    Et l’on pourrait continuer ainsi pendant longtemps, tant est longue la liste des hardiesses de ce visionnaire, dont les plus à gauche, ou qui se croient tels, feraient bien de prendre de la graine…

  • guillaumeA dit :

    D’ailleurs pour continuer.

    Les crédibles(se qui se dise crédible) sont totalement démago.

    Le discours est dire que l’on va pas tout promettre, faire des choix et recalibrer les impôts pour plus de justice fiscal.

    La bonne affaire.

    C’est tout bonnement impossible pour celui qui connait la situation.
    Les choix c’est sur qu’elle thème? Moins de protection sociale? Moins de policier? On revient pas sur la retraite a 60 ans? La santé? La dépendance pour le privé? Moins de fonctionnaires? Moins de d’argent pour l’armée? Moins de subvention?

    On attend les fameuses réduction? Les choix?
    La droite depuis 10ans fait des choix et le problème est jamais résolus. C’est très simple dans les faits, dès que l’état arrête sa mission c’est le privé que prend le relais. Les gens ont toujours besoins de se soigner donc vont chercher des assurance privé pour se couvrir ou alors refuse et ne son plus soigner. Et ainsi de suite.
    Sauf que cela demande beaucoup plus d’argent. La sécu a un système administratif unique ce qui réduit les couts. Le privés multiplie les couts par des réseaux concurrent. Petit exemple: la sécu a besoin de 7 milliards de frais de gestion pour 100Mds€ de cotisation et les mutuelles de santé de 8 Mds€(de frais de gestion et de commercialisation) pour 30 Mds€ de prime d’assurance.

    L’histoire de transférer des services vers le privé est un non sens économique car cela ne créer pas de valeur par de l’innovation. C’est une réduction du pouvoir d’achat car le système coute plus chère.

    Les crédibles sont les personnes qui disent que les impôts vont augmenter car c’est le seul moyen de payer. Au lieu de privatiser un système on ferraient mieux de mutualiser les services privé qui n’apportent rien en richesse sous des services publiques qui réduisent les couts. Les acteurs économiques qui sont dans c’est marché arrêteront d’aller vers ces rentes qui ne demande pas d’innovation et animeront des marchés manquant de concurrence car moyen rentable.

    La propositions de fusion de la CSG-IRPP est intéressante mais alors il faut annoncer tout de suite que le taux de bases serra de 11%. Tout le monde qui travaillent paye 7,5% de CSG, donc le taux de base de cette fusion est de 7.5% mais la sécurité sociale a besoin d’argent pour boucler son budget et pouvoir répondre a ses nouvelles dépenses(modernisation des hôpitaux, la dépendance, financement des retraites?)ainsi le taux de base est de 11% pour dégager 35Mds€ pour la sécu. Ensuite faire des paliers pour dégager des moyens pour l’état(la sécurité, la recherche, l’enseignement, les grands projet).

    La TVA? On fait quoi? On la diminue ou on l’augmente?
    La propositions sur les revenues du capital?
    La décentralisation? On veut plus d’autonomie pour les collectivités locale donc il faut des impôts direct pour elle.
    On fait quoi? Augmentation des impôts actuel? Nouveaux impôts? Ou transferts d’impôts pour l’état vers les collectivités locale?

  • guillaumeA dit :

    On peut voir de 2 visions ce qui se passe actuellement:

    La gauche est dans une passe difficile dans les sondages.

    La première qui est que le PS n’est pas assez crédible, que les propositions actuel ne sont pas réaliste.

    La deuxième est que le PS n’arrive pas transformer le mécontentement actuel en propositions qui peuvent changer la situation actuel.

    Je penche pour la deuxième, les catastrophique du moment, les sois disant plus crédible, les partisans du petit bras pour les propositions de 2012 ont rendu le discours du PS complètement lisse.

    Les gens préfèrent toujours l’original a la copie. Cette stratégie de dire que l’on faire des choix(dans les services publiques), dire implicitement que la droite a raison pour les impôts(on dit rien sur l’augmentation de 5% des prélèvements obligatoire en 2012) »les impôts sont assez élevé en france », aller dans le sécuritaire « george orwell 1984″ avec des caméras partout. Ne pas revenir sur les privatisations de l’état. Dire que l’on vote pas un texte car il fait trop assistanat(c’est le vocabulaire de la droite…).

    C’est le programme de Sarkozy en 2012.

    Les gens n’attendent pas que l’on fassent des choix mais que l’on trouvent une solution en matière économique pour ne pas a avoir a faire de choix.

  • Thierry dit :

    Je pense que DSK est le moins bien placé pour l’emporter.
    Je pense qu’il est loin de la France, loin des problèmes des gens, et ce ne sont pas quelques réunions nocturnes avec « ses proches » chaque fois qu’il passe à Paris, avant d’aller serrer la main de Sarko, qui lui permettront de se mettre à jour. Il a de réelles et complexes responsabilités, hautement importantes, mais il a fait un choix qui, par la force des choses, l’a déconnecté de nous.
    Bien sûr, il peut réfléchir, et d’ailleurs beaucoup, au PS, sont passés maitres dans l’art de réfléchir, de conceptualiser les problèmes et de se livrer à quelques équations qui font bien sur le papier. Mais je préfère à une assemblée d’intellectuels enfermés dans des bureaux même bien aérés, des gens qui sont proches de nous, de nos problèmes, qui ont une vision, certes, une hauteur de vue, mais que l’on sent à nos cotés, concernés, conscients, avec les pieds touchant le même sol que nous.
    DSK est, de ce point de vue, un parfait étranger. Qu’il plaise à la droite serait plutôt un atout, certes. Mais peu de gens de gauche voteront pour lui au premier tour, et ça c’est un handicap.
    C’est un homme de gauche, qui a une conscience sociale – encore heureux, sinon que ferait-il au PS ! – mais quand je l’écoute, je le trouve compétent mais pas concret. Je n’aime pas le rôle qu’il joue dans la finance mondiale, je n’aime pas ses accointances avec des milieux et des gens que je considère comme nos ennemis, je n’aime pas cette posture qui consiste à se faire désirer alors que le temps presse; quand on a des convictions, quand on se soucie du sort de ses concitoyens, on ne les prend pas pour des imbéciles en les faisant mijoter ainsi; on dit qu’on y va, ou qu’il y a de bonnes chances pour qu’on y aille; on ne passe pas d’accord pseudo-secret avec Aubry, on pense aux autres, à l’intéret général, aux gens qui souffrent, on ne sonde pas le terrain pour savoir si les primaires sont gagnées d’avance ou non.
    Et, dès le début, au soir de la présidentielle, on n’exhorte pas « ceux qui l’aiment à le suivre » pour rénover le parti, avant de se barrer vite fait au FMI 1 mois plus tard. Ca n’est pas concevable. Il s’est grillé à mes yeux ce soir-là, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a rien fait pour regagner ma confiance depuis.
    Je souhaite à ceux qui le soutiennent qu’il soit désigné puis, pour quoi pas, élu, mais je ne vois pas en quoi ce serait une bonne nouvelle pour la France.
    Aubry a triché, manigancé, mais elle au moins a les mains dans le cambouis, et se bat contre le pouvoir en place. Ce n’est pas elle qui a ma faveur mais, à choisir, je la préfère à DSK, sans l’ombre d’une hésitation.
    Le but du jeu, je le rappelle, n’est pas de gagner l’élection, ni de battre Sarkozy (même si se débarrasser de lui est urgent !).
    Le but du jeu, c’est de résoudre les problèmes des gens, de diminuer la pauvreté et la souffrance, et d’aider à faire en sorte que notre société soit plus juste.

    • benoit16 dit :

      - « Le but du jeu… n’est pas de gagner l’élection… »
      Ah bon? J’avais pas bien compris.
      – « Le but du jeu, c’est de résoudre les problèmes des gens, de diminuer la pauvreté et la souffrance, et d’aider à faire en sorte que notre société soit plus juste. »
      Ah bon? Et comment tu fais si tu n’as pas gagné les élections?

      Décidément le PS regorge de fins stratèges. Lol !

      • Thierry dit :

        Gagner les élections, c’est le moyen, pas le but.
        Je ne peux pas croire que vous n’ayez pas compris ce que je disais !
        Une fois l’élection gagnée, tout reste à faire, et le danger serait de se dire « Ca y est, on a gagné, on y est arrivé ! »

    • Pablo dit :

      Cette recherche de proximité dans telle ou telle candidature est à mon avis un leurre. Il ne suffit pas de faire quelques manifestations aux côtés des syndicats ou des associations, ou de s’exprimer avec le trémolo dans la voix sur un problème social pour être vraiment proche des français lambda.

      Sarkozy a utilisé à fond la carte proximité au point de faire voter des lois en réactions à des faits divers mis en avant par les média. A la fin, c’est plus de l’agitation qu’autre chose.

      La présidentielle est une élection nationale. Que certains choisissent un candidat en fonction du sentiment de proximité ou de confiance qu’ils peuvent éprouver, je le conçois, mais le Président n’est pas un super-maire. Et le pouvoir éloigne de toute façon.

      Je pense qu’on fantasme un peu trop sur le fameux pacte de Marrakech ou le calendrier des primaires. D’abord, en politique, un pacte n’a pas beaucoup de sens. Le contexte et les opportunités déterminent souvent l’attitude des uns et des autres. Regardons l’histoire des pactes Blair-Brown, ou Chirac-Balladur.

      Si le calendrier choisi semble avoir été arrêté pour DSK, en réalité il vise à gagner du temps. Pour Aubry en premier lieu qui s’est construite une légitimité depuis aout 2009. Pour les outsiders (selon les sondages actuels) ensuite qui peuvent gagner en crédibilité avec le temps.

      La seule critique qu’on peut faire à DSK, c’est qu’en raison de ses fonctions, il ne propose rien. Il a ma préférence mais mon choix dépendra au final de ce qu’il a proposé. C’est certains que s’il décide d’y aller, il n’aura pas beaucoup de temps pour faire ses propositions.

      On verra.

  • guillaume dit :

    « n’abîmons pas celui des nôtres qui est, et de loin, le mieux placé pour l’emporter. »

    Cette phrase va faire parler!

    • Marie dit :

      Pierre, Dommage que cette phrase vous ne l’ayez écrite en 2007 c’est notre Pays qui ne l’aurait pas été …

  • Titine dit :

    « Comme tous les Français, je vois un Parti socialiste hésitant, je dirais même déboussolé, un Parti socialiste qui donne l’impression de ne pas savoir où il va. Je vois un Parti socialiste qui a l’air de ne pas comprendre le pays et qui surtout paraît extrêmement éloigné des réalités des Français. Rien ne va et pourtant le Parti socialiste ne change rien ».

  • infox dit :

    En contrepoint, le billet du « frère ennemi » de PM.
    http://www.cambadelis.net/2010/11/18/arretons-les-conneries/

  • Marie dit :

    Quelle phrase étrange  » n’abîmons pas celui des nôtres qui est le mieux placé  » !

    Les Primaires ne vont-elles pas désigner « Démocratiquement » quel sera le ou la Candidat(e) ? et le plus tôt serait le mieux.

    Des sondages ne sont pas des votes ! en avril 2002 les sondages n’avaient rien vu venir et pourtant ….

  • GLADIN dit :

    BONSOIR

    Tout d’abort j’ai ecouté l’intervention de sarkozy et après les reactions de chacun, je dois dire qu’il a été égal à lui meme,je n’aimais pas le personnage avant et je ne l’aime toujours pas aujourd’hui mais ceci attention il a une facilité à capter l’attention de ses auditeurs,donc il interesse,
    bon à mon sens je lui ai trouvé un coté « docteur house » de la politique:celui que personne aime, qui est horrible avec vous qu’il va vous faire mal mais qu’au fond cela est pour votre bien…à voir;
    par contre attention le PS ne m’a pas super convaincu,car toujours étriqué dans son antisarko elle oublie de créer un programme cohérent.Je crois beaucoup en vous et à la social démocratie et j’avoue que parfois j’ai l’impression que le PS ne sait pas vers quoi tendre parfois attiré vers une forme de social democratie tantot ramener par la houle de certains vers un ultra de gauche qui me correspond moins.
    J espère que vous m’avez compris
    BIEN CORDIALEMENT JOHANNA

  • Blanchard dit :

    « Personne n’oubliera que la vérité de son action est celle d’un Président qui attaque, transgresse, provoque, stigmatise, divise, chacun se souviendra que la politique menée depuis 2007 s’est révélée déstabilisatrice, destructrice, dévastatrice, qu’elle a affaibli la France, l’a entraînée dans la spirale du déclin économique, social, moral. Après des années d’injustice et de brutalité dans l’exercice du pouvoir, il y a une alternative à Nicolas Sarkozy »
    En êtes-vous si sûr que personne ne va l’oublier?
    Personnellement, je crois que je me poserais la question de voter pour un des membres du partis socialiste quand celui-ci répondra à deux questions qui me paraissent essentielles quand et comment pense-t-il mettre la PRIORITE de tout fonctionnement étatique sur la Santé des individus (non pas celle conçue par les laboratoires, mais celle issue du bon sens du respect du de l’évolution naturelle du rythme et de la vie de chacun)et dites nous quand et comment vous prendrez effectivement le pouvoir sur le fonctionnement bancaire et le pouvoir des bourses, source de tous les maux… et là je pense que vous êtes bien placé avec la proximité de M. Strauskan… si tant est qu’il ne soit pas au service de puissants argentiers mondiaux!!! là je pense que je vous accorderez mon crédit et peut être d’autres avec moi.

  • GuillaumeA dit :

    Tien jpb cela fait longtemps. Je ne partage pas la vue que la droite prépare 2012. Cela ressemble plus a un pouvoir qui sait qu il va partir et qui veut passer des textes impossible a faire dans une autre situation. La suppression de l isf est un exemple.

  • Hadrien dit :

    Comme pour le précédent commentateur, le grand-méchant-mou Pierre Moscovici me fait rire chaque fois qu’il intervient :
    Vous le voyez, vous, en treillis de combat ?

    D’autant qu’il conclue d’un grand pas en arrière:

     » Cela n’implique pas… de bousculer le calendrier des primaires :
    n’abîmons pas celui des nôtres qui est, et de loin, le mieux placé pour l’emporter [Vous voyez qui il évoque, vous, par cette course de lenteur?]

    Cela nécessite d’…améliorer notre travail sur les propositions
    – je pense bien sûr à la Convention nationale sur l’égalité réelle, plus encore à la « Convention des Conventions » du mois d’avril…
    [et la Convention des Conventions des Conventions, c’est pour quand ?]

    sans pour autant…accepter je ne sais quelle réduction idéologique.
    [surtout pas! des fois qu’on se mettrait à pencher trop à gauche…] « 

  • jpb dit :

    « le chômage, la sécurité, les déficits » sont des données structurelles, et aucun politique, de droite ou de gauche, n’a pour l’instant proposé sérieusement une articulation avec le réel capable de surmonter la difficulté, Pierre Moscovici compris. C’est bien joli de critiquer l’adversaire, mais paille poutre, on n’est pas dans un match de foot.

    « l’anti-sarkozisme ne suffira pas à nous faire gagner en 2012 »

    Il n’est jamais trop tard pour avoir un éclair de lucidité.

    « Comme toujours, je suis prêt, pour ce qui me concerne, à prendre ma part dans cette bataille collective »

    le jour où tu serras prêt, Pierre, (qui roule n’amasse mousse), à reprendre ce que collectivement à l’aide d’un esprit critique, a été élaboré sur ton propre blog, tu sera crédible dans tes déclarations. Blum aussi faisait le critique…

    • GLADIN dit :

      JE SUIS D’accord avec vous, j’aimais bien pierre moscovici mais j’avoue que j’ai pas vu le meme homme mardi,j’ai eu l’impression qu’on l’avait muselé que toutes ces idées parfois divergentes de certains du ps il ne les assumait plus.
      Où est le moscovici courageux dans ces opinions,mais toujours aimable et pédagogue,mardi il m’a semblait amer mais rien d’autre il n’a pas occupé la parole comme il aurait du.BREF MEME SI JE L AIME BIEN IL M A PAS PARU A L AISE ET DU COUP PAS CREDIBLE
      (les autres j’en parle meme pas :segolene elle m’insupporte)

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