Remarques aux militants sur le texte proposé sur l’égalité réelle

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Le Parti socialiste doit se donner tous les moyens pour remporter la prochaine élection présidentielle. Les Français perçoivent au quotidien les défaillances du pouvoir actuel et paient l’addition de l’échec économique et social de l’action gouvernementale. Nous sommes donc très attendus. Mais il faut constater avec réalisme que nos concitoyens ne nous font pas encore confiance pour gouverner le pays : trop nombreux sont ceux qui pensent que nous ne ferions pas mieux au pouvoir que la droite. Nous devons entendre ce message, autant que les encouragements qui se manifestent. Dans les six mois qui viennent, il nous faut donc travailler et travailler encore pour fixer les grandes lignes de notre projet, déterminer nos priorités puis exposer par quels moyens nous pensons pouvoir les mettre en œuvre et les financer.

Dans ce contexte, le texte qui nous est proposé par Benoit Hamon ne nous convainc pas à ce stade.

Il rassemble, il est vrai, un certain nombre d’éléments convaincants, une analyse juste et de bonnes idées. Nous ne pouvons que souscrire à certaines propositions : ce texte rappelle utilement l’objectif de transformation sociale qui est le nôtre, et se montre à juste titre volontaire sur nombre de thèmes, de l’école à l’égalité homme-femme en passant par les discriminations. Dans les derniers jours précédant le Conseil national, certaines améliorations ont été apportées, notamment dans l’introduction, concernant particulièrement la définition même de l’égalité réelle et la nécessaire prise en compte du temps de la mise en œuvre de ces propositions. Il bute cependant sur trois écueils :

Celui de la méthode, d’abord : le temps de la réflexion, de la discussion collective, de la négociation entre sensibilités n’a pas été suffisant.

Celui de la crédibilité, ensuite : nos priorités doivent être claires et hiérarchisées, les Français doivent connaitre la base sur laquelle ils s’engageront en 2012 en votant pour le parti socialiste.

Celui de la ligne directrice, enfin : il s’appuie sur une vision trop étatiste, prenant insuffisamment en compte tout l’apport de la démocratie sociale, de la société civile, mais également des collectivités territoriales dans la lutte contre les inégalités.

Un effort de réécriture conséquent est donc indispensable. Il est d’autant plus impératif que l’on aurait tort de sous-estimer l’intelligence de nos concitoyens et leur compréhension de la gravité de la situation que la France traverse. Depuis que l’UMP est au pouvoir, la dette publique a augmenté de 27 000 euros par ménage. Chaque Français comprend ce que représente cet argent, pour son ménage comme pour notre pays : c’est l’obligation d’être désormais sélectifs dans nos dépenses et efficaces dans nos investissements.

Ce travail s’impose également pour que nous expliquions ce qu’est notre conception de la réduction des inégalités, comment elle s’inscrit dans la société contemporaine, si différente de celle des Trente glorieuses. Force est de constater que le texte tend à empiler les propositions sans donner la direction. Sur ce sujet, nous appelons à un aggiornamento de notre rapport à la puissance publique et à l’individu.

Toute notre réflexion collective doit donc être tournée vers l’objectif de bâtir un projet à la fois ambitieux et crédible. Si nous voulons y parvenir, il ne faudra à aucune étape confondre rapidité et précipitation. Nous avons une conviction forte : les Français ne nous feront pas un chèque en blanc et nous devrons mériter leur confiance. L’alternance ne sera pas automatique et un président sortant est toujours difficile à battre. Nicolas Sarkozy n’échappera pas à la règle. C’est un mauvais président, mais il peut encore être un bon candidat.

Lire la suite et consulter le texte dans son intégralité :

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25 réflexions au sujet de « Remarques aux militants sur le texte proposé sur l’égalité réelle »

  1. DSK L’EUROPEEN…NOUS ROULE DANS LA FARINE, dans la TRIBUNE du 19.11.10 :

    Dans le commentaire précédent, baillergeau a bien raison d’attirer notre attention comme il l’a fait :
    Le PS et ses leaders « crédibles » pourraient prendre le temps de lire et de commenter ce que DSK a dit et qui a été rapporté par la Tribune du 19 courant.
    Nous avons même élargies ses citations, pour préserver la fidélité à l’original http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20101119trib000574546/le-plaidoyer-choc-de-dsk-pour-plus-d-europe-et-une-tva-commune.html

    SUR LES TRENTE CINQ HEURES:
    « Les citoyens [européens] ne sont pas à leur plein potentiel…Il y a un côté sombre. Le taux de chômage en Europe est chroniquement élevé, et le taux de l’emploi est toujours faible, surtout chez les femmes, les travailleurs âgés et les jeunes. » juge DSK.
    [Conclusion: à bas les trente cinq heures, dont il récuse le parrainage qu’il refile à Martine Aubry. Normal: c’est elle l’énarque, sortie 5e de sa promo, alors qu’il a été recalé au concours d’entrée…]

    ” Réparer le secteur financier prend trop de temps, notamment car les gouvernants ne font pas suffisamment attention à la dimension européenne » du problème, a-t-il indiqué lors du congrès bancaire Euro Finance.
    [En clair: que les banquiers ne s’inquiètent pas; avec lui, l’Europe sera encore plus à leur botte.]

    TRAVAIL ET EMPLOI:

    Il exhorte par ailleurs au lancement « d’une initiative pour un marché du travail unique au niveau européen »
    [de manière à attiser la concurrence entre l’ouvrier roumain et le demandeur d’emploi français, par exemple!].
    « Cela fait sens de miser sur l’immigration pour remédier aux pénuries de main d ‘oeuvre, comme cela a été fait en Amérique du Nord. Cela pourrait aussi rendre le modèle social plus durable. Aussi intéressant cela puisse paraître d’un point de vue politique de court terme, l’Europe ne peut pas résoudre ses problèmes en verrouillant ses portes »
    [Là, on étend le nivellement par le bas en appelant la concurrence du monde entier. Logique: la mondialisation, c’est délocaliser quand on peut, mais c’est aussi importer les bas salaires à domicile!]
    Lors de son intervention mardi dernier, le président français avait lui mis en avant qu’ »on n’a pas maîtrisé les flux migratoires et accueilli sur notre territoire plus de gens que nous ne pouvions intégrer », précisant que » Michel Rocard en son temps avait dit justement que » la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».
    On se rémemmore alors le mot d’Elie Arié « Aprés…(DSK), regretterons-nous Sarkozy? »

    PLUS DE POUVOIRS A LA COMMISSION

    Pour sortir l’Europe de la crise, DSK propose un modèle de gouvernance simple mais peu consensuel : donner plus de pouvoirs à la Commission européenne.
    « Quand l’ordre du jour est fixé par le centre, les choses avancent. Il suffit de penser au marché unique, ou à l’union monétaire. Mais quand l’ordre du jour est laissé aux Etats- nations [membres de l’UE, Ndlr], les choses traînent. Pensez aux réformes des marchés du travail et des services, notamment à travers l’agenda de Lisbonne. (…) Il est temps de changer de cap. Le centre doit prendre l’initiative dans tous les domaines clé pour assurer le destin commun de l’Union, notamment en matière de politique financière, économique et sociale. Les pays doivent être disposés à céder plus d’autorité au centre. Des mécanismes doivent être repensés pour inciter à réformer. » a-t-il déclaré ce vendredi.
    [C’est vrai que les Etats-nations ont encore trop de pouvoir: ils peuvent encore organiser des referendums…il faut le leur interdire!]

    UNE AUTORITE BUDGETAIRE ET UNE TVA EUROPEENNES

    Et DSK de proposer » la création d’une autorité budgétaire centralisée, aussi indépendante politiquement que la Banque centrale européenne (BCE). L’autorité fixerait les orientations budgétaires de chaque pays membre et allouerait les ressources provenant du budget central pour mieux atteindre le double objectif de stabilité et de croissance. »
    [C’est vrai qu’avec la BCE, on est déjà gâtés: verouillée par son « indépendance », elle maintien un euro fort anti-keynesien pour notre croissance, mais tellement agréable aux rentiers et aux banquiers!]
    [La tribune ajoute, malignement]:
    Et comme si ce programme…ne suffisait pas, DSK plaide pour une augmentation « ressources budgétaires allouées » à la Commission. Il faut « aller au-delà de l’actuel budget de l’UE, strictement limité par le traité, pour aller vers un système qui utilise des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne, ou une taxation et tarification du carbone ».
    [Il est vrai que notre TVA, légèrement inférieure à la moyenne européenne, avait besoin d’être augmentée pour peser encore un peu plus sur les faibles revenus. De même pour la taxation carbone. Rappelons que les taxes, contrairement aux impôts sur le revenu, ne sont ni progressives, ni même proportionnelles, mais constantes: la même pour DSK que pour le chômeur. C’est génial !]

  2. DSK L’EUROPEEN

    Le PS et ses leaders crédibles pourraient prendre le temps de lire et de commenter ce que DSK a dit et qui a été rapporté par la Tribune du 19 courant.

    ” Réparer le secteur financier prend trop de temps, notamment car les gouvernants ne font pas suffisamment attention à la dimension européenne. Créer des conditions égales pour les travailleurs européens, en particulier dans le domaine de la fiscalité du travail, systèmes de prestations sociales et la portabilité des prestations, et de la législation de protection de l’emploi.

    Faire bénéficier la croissance à long terme, d’un coup de pouce par une approche moins restrictive sur l’immigration. L’Europe semble mener une bataille démographique perdue d’avance, sa population active devant diminuer sensiblement dans les prochaines décennies. Cela fait sens de miser sur l’immigration pour remédier aux pénuries de main d’œuvre, comme cela a été fait en Amérique du Nord. Cela pourrait aussi rendre le modèle social plus durable. L’Europe ne peut pas résoudre ses problèmes en verrouillant ses portes.

    Créer une autorité budgétaire centralisée, aussi indépendante politiquement que la Banque centrale européenne. L’autorité fixerait les orientations budgétaires de chaque pays membre et allouerait les ressources provenant du budget central pour mieux atteindre le double objectif de stabilité et de croissance.
    Oter la responsabilité principale du maintien de la discipline budgétaire et des réformes structurelles au Conseil de l’UE, afin de réduire le risque que des intérêts nationaux étroits interférent avec la mise en œuvre effective des règles communes. La Commission – en tant que gardienne des traités de l’Europe – pourrait jouer un tel rôle.

    Augmenter les ressources budgétaires allouées à la Commission. Aller au-delà de l’actuel budget de l’UE, strictement limité par le traité, pour aller vers un système qui utilise des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne, ou une taxation et tarification du carbone. »

    http://legueduyabboq.blog.lemonde.fr

  3. Pierre,

    Je suis certain que tu lis chaque jour les chroniques du blog de Paul Jorion.
    Il voit la dévastation avancer sans répit.
    Quand il écrit que pour la Grèce: »Ils sont restés quinze aveugles à soutenir un paralytique. »
    Puis avec l’Irlande en plus : « Ils sont restés quatorze aveugles à soutenir deux paralytiques. »
    Portugal ?
    Espagne ?

    La machine autodestructrice est en route, on ne peut plus l’arrêter ?
    La politique de gauche est-elle devenue inopérante ?
    la gauche en UE est-elle trop faible de ses divisions ?

    j’aimerais te lire là-dessus, ainsi que sur l’action de DSK dans le bordel ambiant.

  4. LE « COMBAT » SOCIAL-DEMOCRATE POUR L’EGALITE REELLE :

    Certains ne semblent pas avoir encore bien saisi le sens de mon pastiche ci-dessous sur Pierrot-le-guerillero qui appelait au combat:
    – Hadrien, ton message…je n’aime pas le peu que je pense en comprendre.
    – Les « révolutionnaires » de la gauche contestent tout, aussi fortement qu’ils sont tièdes dès qu’il s’agit d’inventer l’avenir.
    – Mais encore ?
    Qu’il me soit donc permis de leur donner quelques éléments plus tangibles, mais moins comiques, du double jeu de la social-démocratie dans un passé trés récent:

    C’est durant le même mois que la faillite de Lehmann Brothers (Septembre 2008) que parut le livre, de combat, lui aussi:
    « Sarkozy: L’erreur historique », chez Plon, par le Conseiller économique de Mauroy, le banquier Jean Peyrelevade, qui inspira le fameux « tournant de la rigueur »en 82/83.(Aprés un bref passage au modem, il se déclare aujourd’hui toujours Social-démocrate sur son blog, avec des références appuyées à Lamy et DSK).
    Croyez-vous qu’en ce tragique mois de septembre 2008, déclenchement de la crise financière, il avait choisi le mea culpa, ou qu’il est enfin venu à la raison ? Loin de là !

    Il n’est malheureusement pas besoin d’un pastiche, cette fois, pour lire le programme véritable de celui qui, à soixante dix ans passés, s’est carrément laché. Les extraits de texte illustrent à eux seuls le commentaire d’Elie Arié:
    « La distinction « libéraux / socialistes » n’a plus aucune signification…
    Regretterons-nous Sarkozy après 2012 ? »
    dans son article pour Marianne:
    http://www.marianne2.fr/Face-a-l-austerite-liberaux-et-socialistes-se-confondent_a199777.html

    Extraits les plus représentatifs:
    ——————————————————————————————————————-
    AVANT-PROPOS:
    “La réforme de l’Etat…elle se traduit par des décisions qui sont loin de la dimension du problème de finances publiques que nous avons à traiter:
    23000 agents de l’état en moins au budget 2008, soit une diminution de un pour mille. Non pas beaucoup de bruit pour rien, mais beaucoup de bruit pour pas grand chose, du moins dans l’ordre des chiffres” (p.9)

    CHAPITRE 1
    “On ne parle plus que de la répartition de revenus dont on ignore la provenance: la répartition de droite (en faveur des riches), aujourd’hui mise en oeuvre, s’oppose à la répartition de gauche (contre les riches) qui le fut hier. Pendant ce temps, faute de s’occuper vraiment de la santé de son appareil productif…la France recule.” (p.24)

    CHAPITRE 2 (Le pouvoir d’achat) :
    “La promesse d’amélioration du pouvoir d’achat faite pendant la campagne électorale devient une injure aux citoyens si elle ne peut être tenue… Or, elle n’est pas près de l’être. Dans la répartition de la richesse nationale, les ménages ont reçu leur dû et même un peu mieux.” (p.35)

    CHAPITRE 3 (Le mal français) :
    “ Citation: Relever la part des salaires par rapport aux profits pour à la fois armer et équilibrer notre économie, ce serait une façon de redonner aux Français des repères !
    Drôles de repères qui ont pour effet d’égarer. Quel malaise de voir Nicolas Sarkozy et Lionel Jospin professer les mêmes erreurs: démagogie de droite et démagogie de gauche, également ancrées, se rejoignent.Ce qui montre à quel point le mal est profond. A quoi sert de changer nos dirigeants s’ils professent tous les mêmes inepties? ” (p.71)

    CHAPITRE 4:
    ” C’est aux bénéficiaires et à eux seuls de payer par leurs impôts et leurs cotisations les prestations qu’ils reçoivent. Les personnes physiques, les ménages, sont les seuls concernés, les seuls à être malades ou à prendre leur retraite. Que vient faire ici l’entreprise qui ne connaît pour elle-même ni droit à pension ni droit à assurance santé? Demander une contribution au système productif n’a comme sens que de masquer l’ampleur de l’effort nécessaire et comme seul effet de peser sur sa compétitivité.” (p.103)

    CHAPITRE 5 (Les fausses solutions) :
    “Un Etat impécunieux est un Etat impuissant, on ne renforce pas une économie qui a un problème d’offre en allégeant les impôts des ménages, et les plus beaux gadgets ne peuvent pallier l’absence d’une vraie pensée macroéconomique . Si l’on veut trouver un sentier de croissance plus favorable, le transfert doit se faire dans l’autre sens. Seuls les ménages peuvent financer l’effort à consentir en faveur des entreprises.” (p.144)

    CHAPITRE 6 :
    “Pascal Lamy à Rivoli…, moi-même à Matignon servions de relais entre nos patrons politiques respectifs [Jacques Delors aux Finances, Pierre Mauroy Premier ministre]” (p.158-159)
    “C’est ainsi que fut pris le virage de politique économique de Juin 1982, puis mars 1983, vers ce que Lionel Jospin, alors premier secrétaire du parti socialiste, crut bon d’appeler la parenthèse de la rigueur, commettant ainsi une erreur de forme et de fond… (p.151)
    “Il y eut dans notre action, pour une part significative, comme une sorte de relicat de correction Barriste…Une hausse temporaire des prélèvements obligatoires sur les ménages fait partie intégrante de tout plan de redressement digne de ce nom (155-156):”
    “De 1982 à 1984, le taux de croissance de l’économie française fut divisé par deux (de 2,4 à 1,2%)… Simultanément, en 1983 et 1984, le pouvoir d’achat des ménages subit une légère diminution (-0,1 puis -1,1%), ce qui était conforme à la politique suivie.” (p.156-157)

    CHAPITRE 7 (Les voies du redressement) :
    “Libérer le travail:
    La première mesure consiste à libérer le travail…je veux dire le libérer vraiment en mettant fin aux trente cinq heures, sans avoir à payer pour cela des milliards d’euros d’argent public.” (p.169)
    “Rétablir les finances publiques:
    L’objectif central est de déplacer de quelques points, trois à quatre, en faveur des entreprises et donc au détriment provisoire des ménages, le partage de la valeur ajoutée…
    Année aprés année, avec une sorte de tranquillité opininiâtre, il convient de modifier à la marge la répartition de la valeur ajoutée, du PIB, de façon à en laisser une part un peu plus fournie aux entreprises, un peu moins grande aux ménages.” (p.169-171)
    “Diminuer l’impôt sur les sociétés:
    On peut ainsi réver à une sorte d’utopie fiscale. Supposons que l’on réduise à rien l’impôt sur les sociétés qui est actuellement du tiers du bénéfice imposable. Les marges brute et nette de l’entreprise sont augmentées du montant de l’impôt supprimé.” (p.179-180)
    “Cette utopie permettrait de résoudre au passage l’énigme déjà rencontrée de l’arbitrage fiscal entre le travail et le capital…Vaut-il mieux imposer les revenus du capital ou ceux du travail? L’arbitrage fiscal, à partir du moment où l’on n’y mêle plus les entreprises, exercé au sein de la catégorie des seuls ménages, prend alors tout son sens, économique et politique.” (p.181-182)
    ——————————————————————————————————————-

    Quant aux dernier billet dans son blog « La refondation du capitalisme », transcription d’un article dans le Figaro, il pourrait servir d’épilogue:

    17 nov. 2010 Le Figaro
    Jean Peyrelevade : POURQUOI IL FAUT AUGMENTER LA TVA !
    Pour « l’économiste », une hausse de cet impôt sur la consommation est indispensable pour réduire les charges des entreprises.

    Ainsi , aprés avoir recommandé la supression accélérée des postes de fonctionnaire, celle des trente cinq heures, le transfert intégral des charges sociales des entreprises vers les salariés, etc., voilà qu’on en vient à recommander de porter l’effort sur l’impôt le plus injuste : la TVA. Celui-là n’est ni progressif, ni même proportionnel, il est constant, c’est à dire le même pour un chômeur en fin de droit et pour Mme Bettencourt !
    Ça doit être ça l’égalité réelle…
    Avec les contorsions de Moscovici, les concessions de DSK…et surtout leurs approbations muettes, on n’est plus trés loin du compte.
    Vive la Social-démocratie et son « réalisme » !

    • Merci Hadrien pour le résumé de cet ouvrage que je n’ai pas lu, tu m’as donné l’envie de vérifier tes allégations.
      Je te recommande également les entretiens entre Michel Rocard et Bolkenstein, çà déménage.

      Je vois que vous progressez, vos références, pour dénigrer la social-démocratie, même concernant les écrits d’un vieux monsieur de 70 ans, sont contemporaines.
      Il n’ y a pas très longtemps on nous a encore reproché l’assassinat de Rosa Luxembourg.

  5. EGALITE RELLE – REPONSE A PIERRE MOSCOVICI
    Ecrire encore sur la « Convention nationale sur l’égalité réelle » ? Est-ce nécessaire ?

    Je n’en suis pas certain, mais tu invites les militants socdems à dire si l’on n’aurait pas pu faire mieux que le catalogue du Chasseur Français.
    Ces questions sont des pièges un peu dérisoires dans la mesure où ces dispositions sont conditionnées par les réponses à des questions qui nous échappent, noyées dans des enchainements planétaires que peu de gens maîtrisent, quand ils ont droit à la parole et ce n’est pas tous les jours.
    Cependant, la base est obéissante, aussi revenons sur l’estran, entre marée haute et marée basse, là où l’on vit en gens ordinaires, avec les crabes et les poux de sable.

    A gauche, on devrait adopter la vision du jour des Juifs, la journée commence en fin de soirée et se termine à la fin du jour suivant.
    On sait qu’on est dans la nuit dominée par les malfaisants de tout poil, mais on croit au jour qui vient, surtout pour les jeunes qui doivent échapper à leur destin.

    Pour cette raison » L’école des chances, pour tous » me semble la priorité des priorités pour casser le cercle infernal que la droite ne VEUT pas briser, par manque d’idéal.
    Ensuite, l’homme que les hasards des emplois jettent dehors, devient rapidement quelqu’un qui va se trouver mauvais et incapable de reprendre pied. Si la » Flexi-sécurité » et « la formation professionnelle « peuvent changer cet état de fait, elles doivent devenir les deux autres priorités.

    Maintenant, de grâce, que le financement soit assuré et qu’un planning de réalisation soit dans le projet. Si tu n’entends pas cette exigence, cesse de faire de la politique ou engage-toi à droite !

    Il y a bien un dernier point dont j’hésite à parler tellement le PS est mauvais et triste en ce domaine « Gouvernance de l’entreprise »
    Même tes propositions sont hésitantes et pas convaincantes.
    Elles parlent d’extension limitée à «certaines décisions» touchant à la vie sociale de l’entreprise – Pourquoi «certaines» ?
    Les instances représentatives du personnel (CE) auraient accès à une information « loyale, régulière » sur la situation – Non, il leur faut les mêmes infos que les administrateurs !
    Ces propositions manquent d’innovation et d’audace. Elles n’incorporent pas une révision de la position des syndicats vis-à-vis des entreprises avec plus de responsabilités partagées.

    Bonsoir, Pierre.

    http://legueduyabboq.blog.lemonde.fr

  6. En conclusion, rien de bien n’a été fait….il faut se mettre au travail….dés après demain ?
    Il est naturel que compte tenu des petits arrangements entre amis lors de l’élection de la secrétaire du parti, personne ne trouve sa place.
    Mais par pitié arrêtez de vous répendre dans les médias pour vous critiquer les uns, les autres.
    Les primaires et vite….que l’on connaisse une véritable direction !

    • Avec un(e) autre Premier Secrétaire, cela n’aurait pas été franchement différent vu les rapports de force au moment du congrès de Reims (la fameux quatre quart).

      Et les primaires n’ont pas vocation à nous doter d’une nouvelle direction, c’est l’objet des congrès, mais à déterminer un leadership pour la présidentielle.

      Je reste persuadé que l’existence de primaires nuit à l’émergence d’un réel leadership en la personne du Premier Secrétaire, quelque soit le nom de celui-ci.

  7. Dire ou l’on est pas d’accord avec explication est un bon début.
    Mais se battre sur un texte ou chaque candidat a la primaire va piétiner pour imposer son programme n’est il pas un combat perdus d’avance?
    J’invite franchement Pierre Moscovici a dire ce qu’il fait pour la primaire.

    Le chrono tourne et annoncer en même temps que les gros candidats sa candidature est un suicide politique.

    Attendre DSK? Tout est mit en action pour interdire une candidature.

    Le coup de maitre est de Montebourg.
    Il se présente en disant qu’il va tout changer et va dire que la primaire est sa création. L’argument massue pour dire qu’il est réformateur et qu’il va faire pareille pour la France.

    Je suis prêt a miser sur lui car il va concourir dans la compétition qu’il a créer et fait nouvel génération.
    De plus son projet semble très en rupture avec les autres( très a gauche économiquement et très a droite dans la sécurité). Il semble avoir très très bien préparer son affaire.

    Et Royal quand va t’elle annoncer sa candidature? Elle semble persuader que si DSK et Aubry n’y vont c’est bon pour elle pour la primaire. Je suis aussi dans son raisonnement car son avantage est d’avoir déjà été candidate(cela va peser très lourd le jour de la désignation) et elle travaille depuis 3 ans sur sa candidature.

  8. Bonjour,

    J’ai relevé une affirmation dans votre texte qui m’a laissé pantois :
    « Sur l’enseignement supérieur : l’objectif de 50% d’une génération diplômée de l’enseignement supérieur est certes souhaitable, mais combien de jeunes passent directement d’une licence universitaire au chômage? L’alignement des moyens de l’université sur ceux des classes préparatoires nous parait par ailleurs budgétairement irréalisable. »

    Même s’il y a beaucoup de choses à améliorer et en particulier sur l’orientation des bacheliers, votre affirmation sur l’insertion professionnelle des étudiants sortant de l’Université est dépeinte d’une ignorance de la réalité de nos Universités.

    Vous dites vous même que Gouverner, c’est choisir. Vous êtes ici le choix cynique de faire l’impasse sur une majorité de nos étudiants au profit de quelques étudiants en prépa. Est ce là votre vision de l’égalité réelle : Donner plus de moyens aux étudiants « brillants » et laisser de côté les étudiants «moyens ». Si vous voulez comme affirmé en page 9 promouvoir des « écoles et d’universités à même de rivaliser avec les meilleures universités étrangères » il n’y aura pas beaucoup de choix il faut investir dans l’Université et il faudra offrir des conditions de formation aussi bonnes dans les premiers cycles universitaires que dans les classes préparatoires.

    Je ne me classe pas dans l’aile gauche du PS, mais les attaques répétées sur le contenu du texte de cette convention m’exaspèrent. En quoi les propositions de la convention sur le nouveau modèle de développement étaient plus budgétisées et en quoi elles étaient plus hiérarchisées et en quoi le contenu était plus amendable pour nous militants ?

    Pour finir, quand on a des divergences aussi fortes sur un texte du genre, il est plus saint de voter contre que de s’abstenir.

    Cordialement

    • « l’objectif de 50% d’une génération diplômée de l’enseignement supérieur est certes souhaitable »

      Non, l’objectif est que chacun ait une formation lui permettant d’exercer le métier qu’il veut, et une culture au niveau de ses aspirations.

      Le diplôme n’est que l’expression d’une paresse intellectuelle conservatrice.

      • Une fois que tu as dit ça, tu as rien dit cher camarade car je ne vois pas quelle politique tu vas mettre en œuvre :)

        Nous avons besoin en France de métiers qualifiés et si nous voulons encore avoir une certaine place dans la compétition mondiale; l’état doit faire le choix de la formation et à ce titre l’objectif de 50% d’une génération diplômée de l’enseignement supérieur une obligation à minima.

  9. Bravo à l’équipe BDG pour cette critique plus approfondie et plus ciblée du texte sur l’Egalité Réelle.

    Je suis surpris en revanche sur le bilan des zones franches urbaines dont j’avais cru savoir qu’il n’était pas vraiment mirobolant.

  10. Qaund on lit cette convention, on ne peut qu’être d’accord.
    Mais qu’en ressort-il lorsque qu’une fois refermée nous cherchons à communiquer autour de nous?
    Que pouvons nous dire sur les choix socialistes de demain pour convaincre les autres dans un premier temps d’aller voter et dans un second de le faire pour nous?
    Je pense que pendant cette phase de travail du parti, une politique de communication apportant des petis projets de gauche vennant se mettre en opposition à la politique actuelle pourrait être un premier pas.
    Ce texte n’est que l’apologie des idées socialistes, nous ne cherchons pas à refaire le socialisme mais à ce que le plus grand nombre comprennent que c’est la vrai réponse pour notre pays.
    En bref nous avons besoin d’outils pour convaincre au quotidien…

  11. Ping : Les tweets qui mentionnent Remarques aux militants sur le texte proposé sur l’égalité réelle | Pierre Moscovici -- Topsy.com

  12. Alors, il en est où, Pierrot-le-guerillero, de son combat blogosphérique déclaré dans son précédent billet ?
    Il paraît que DSK lui a offert un battle-dress made in Washington…, ce qui est une erreur, car Pierrot a vraîment envie d’en découdre à la façon « Che ».
    Ne s’était-il pas laissé pousser la barbe, il y a quelques mois ?
    Certes, la longueur du poil était à la mesure de l’ambition, courte, et le look plutôt Gainsbard rive gauche que guerillero de la sierra. Mais il y a un début à tout…qui était d’ailleurs aisément perfectible: il suffisait d’un peu plus de longueur, et le look aurait franchi le stade Moustaki, juste avant d’atteindre celui d’un Marx à la barbe fleurie ! Ça aurait tout de même une autre gueule que ce sourire en coin de mafioso qui trône en tête de blog.
    La crédibilité social-démocrate, c’est ça aussi Pierre !
    N’oublie pas que Marx écrivait dans « Der Sozial-demokrater » et que Lenine appartenait au « parti social-démocrate de Russie »… Quand on y pense , ça fait rêver…
    J’ironise à peine, car ses derniers billets, tout comme la barbe naissante d’il y a quelques mois, marquent un tournant dont on commence à peine à saisir le sens, tant il est profond:

    Ainsi en est-il du titre du 11 Novembre: « Abstention », dans lequel j’avais crû moi-même déceler comme une invitation à la célébration des morts PS au champ d’honneur de la grande discorde, une sorte d’armistice par lassitude.
    Pas du tout! Ç’était le cri de la rebellion anarchiste: « Abstention! »…car « Elections, piège à cons! » que Pierre invitait à scander sous la forme « Hamon, avec les patrons ! ».
    Petit bras, le Hamon, c’est à Blanqui et Rouillan qu’en appelle ici Pierrot-l’anar !

    Je m’étais également mépris sur le titre si énigmatique de son billet:
    « Pierre Moscovici appelle ne pas promettre la lune pour 2012! », suivi de son invite au débat sur l’égalité réelle…
    C’est évidemment à Jules Vallès qu’il pensait, lorsque celui-ci avait déclaré benoîtement (encore un Benoît): « Je n’en sortirai pas, j’ai des idées de prolétaire et des goûts d’aristocrate! ». L’allusion en sourdine de Pierre est certes perfide, mais méritée, à l’endroit de son ancien mentor qui se goberge à Washington d’un salaire royal au point qu’il ne peut plus cacher son embonpoint.
    Si vous croyez qu’avec le nouveau Pierre, de tels comportements seront permis, vous vous trompez !

    De même, je me suis trompé sur la formule, fort remarquée depuis lors:
    « n’abîmons pas celui des nôtres qui est, et de loin, le mieux placé pour l’emporter. »
    C’est évidemment Mélenchon que désigne cette discrète invitation au culte de la personnalité. Loin de la complaisante formule de Chirac à l’endroit de Juppé, « le meilleur d’entre nous », Pierre-le-révolutionnaire est plus subtil: il cultive le mystère, laisse planer le doute sur son credo.
    Mais en réalité, il fustige ainsi les médias et la presse bourgeoise qui harcellent « le plus pur d’entre nous », Jean-Luc, qui a préféré l’exil plutôt que la compromission. Oui, il faut qu’on le sache, Pierre est désormais de la même trempe !
    Et quelle erreur fis-je, ci-dessous, sur son exortation à
    « …améliorer notre travail sur les propositions,
    sans pour autant…accepter je ne sais quelle réduction idéologique. » !
    C’est évidemment à la pusillanimité de Jean-Luc, à sa timidité idéologique ainsi qu’à la faiblesse programmatique résultante qu’il faisait allusion :
    Ainsi relève-t-il dans le dernier ouvrage de ceui-ci (Qu’ils s’en aillent tous!, Vite la révolution citoyenne, Flammarion) :

    Au CHAPITRE I : Pourquoi la Constituante ?
    – « Pourquoi ? demande Méluche »… nous dit Pierre, mais c’est une question à ne pas poser tant elle est indissociable de la révolution !
    Et Pierre de rajouter, pour améliorer le travail sur la dite proposition:
    – La Constituante, a oublié Mélenchon, devra être désignée par tirage au sort parmi le peuple, conformément au Plan C d’Etienne Chouard
    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/
    et dans la grande tradition de la démocratie Athénienne à l’âge classique (siècle de Périclès et siècle de Démosthènes).
    Finies la démagogie, l’élitisme corrompu et les passe-droits !

    Au CHAPITRE II : Rendez l’argent !
    « Rendez ? » s’est exclamé Pierre…mais c’est « Prenons ! » qu’il faut dire, car nous irons le prendre là où il est, selon la célèbre formule de Georges Marchais. Car Pierre a bien lu, par ailleurs, les propositions de Frédéric Lordon sur la « dé-marchéisation et la re-nationalisation du financement des déficits publics »:
    http://blog.mondediplo.net/2010-11-15-Crise-europeenne-deuxieme-service-partie-2
    Mais il les trouve bien timides. Il en appelle à du plus radical:
    Comme le firent les bolcheviks aprés la révolution russe, c’est à la répudiation pure et simple de l’emprunt, due à l’exploitation des peuples par ses créanciers bourgeois, qu’invite Pierre.
    On a connu la renonciation aux « emprunts russes » par l’internationale bourgeoise attérée de la hardiesse de Vladimir Ilitch Oulianov, on connaîtra désormais la renonciation aux « dettes publiques » sur le marché mondial, attéré par la hardiesse de Pierre Moscovici…

    Au CHAPITRE III : Sortir du traité de Lisbonne !
    On ne s’attardera pas ici à donner le « verbatim » du célèbre discours de Pierre à l’Assemblée, modèle de détermination et de clarté, sur le thème « Lisbonne, tout de même… », titre qu’il reprit sur son blog, ici même.
    Là encore, beaucoup se sont mépris sur le sens profondément populaire qu’il fallait prêter à l’expression de ce démocrate né: c’est toute la rancoeur et la hargne qu’il avait au bord des lèvres, aprés ce déni de démocratie qui vit le choix du peuple bafoué, qui surgissait comme dans un cri de douleur:
    « Lisbonne, tout de même…quelle honte, quelle insulte faites ainsi à la démocratie ! »

    Et l’on pourrait continuer ainsi pendant longtemps, tant est longue la liste des hardiesses de ce visionnaire, dont les plus à gauche, ou qui se croient tels, feraient bien de prendre de la graine…

      • Pour pas grand chose si tu veux parler de la diatribe caustique d’Hadrien. Tout de même, un bel effort littéraire qu’il convient de saluer.
        Merci Hadrien je me suis beaucoup amusée…!

        Quant à transformer certains d’entre nous en révolutionnaires tout social-démocrates soyons nous…
        Qui sait ce que l’avenir lui réservera?
        Ce sont les circonstances qui font les révolutionnaires (ou résistants) célèbres et les hommes qui font les circonstances. Ces choix là se font bien au delà des clivages et postures des temps tranquilles.

        A quoi servirait un Moscovici révolutionnaire? A fortiori quand « les plus à gauche que moi tu meurs » portés par un romantisme révolutionnaire resucé se contentent de rester dans la posture et au final, quand ils sont en responsabilité, s’ingénient, sans le dire, à appliquer les bonnes vieilles recettes des social-démocrates!

        Je me souviens de ce grand révolutionnaire devant l’éternel, leader de feue la Ligue Communiste Révolutionnaire, (çà le fait!) nouveau leader du Nouveau Parti Anticapitaliste (beaucoup plus sage quand même!), bon chic bon genre, style beau fils idéal, qui sur le bilan secoue de temps en temps la léthargie ambiante, aujourd’hui devancé (parce que préféré des média) par notre tonitruant ex camarade socialiste devenu leader du parti gauchiste, bref….Besancenot ….interviewé par Ardisson, lequel lui demandait quelle serait la première des mesures que prendrait notre révolutionnaire président de la république s’il accédait à la plus haute fonction constitutionnelle.

        Le suspens était insoutenable….On s’attendait à un truc du genre nationalisation de l’ensemble des moyens de production, planification de l’économie, mise en place d’un minimum salarial équivalent pour tous fixé à 2000€, abolition des successions…. bref des trucs vraiment « révolutionnaires ». On eut un timide « je demanderai aux entreprises qui ont perçu des subventions et qui délocaliseraient de ….rembourser les subventions perçues ».

        J’imagine deux secondes la tête de Mme Parisot entendant cette menace portée avec force par le plus révolutionnaire des hommes de gauche! Pire encore qu’en 81 la crainte des chars russes sur les Champs Elysées!

        Mais le plus drôle du plus drôle, c’est que nous autres socialistes venions de conclure notre phase d’approbation du projet et….c’était exactement une de nos propositions….alors à révolutionnaire, révolutionnaire et demi!

    • Hadrien, ton message est incompréhensible pour le commun des mortels et je n’aime pas le peu que je pense en comprendre.

    • Le texte d’Hamon et l’attitude de Mélenchon montrent la même chose : les « révolutionnaires » de la gauche contestent tout, aussi fortement qu’ils sont tièdes dès qu’il s’agit d’inventer l’avenir.

      C’est bien ce que je trouve triste dans ce texte : j’attend(ai)s de la gauche radicale de la force, de la vigueur. A l’arrivée, nous n’avons que la soupe de mamie !

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