Moscovici : « DSK ne se laissera pas enfermer dans une image droitière » – Le Point.fr

Le PS a tenu mardi la première réunion de son comité national d’organisation des primaires. Membre du CNOP, le député du Doubs fixe le cap.

Le Point.fr : Faut-il avancer la désignation du candidat à la présidentielle, comme le réclament de nombreux cadres du PS ?

Pierre Moscovici : Le calendrier qui prévoit l’élection du candidat en octobre 2011 est le bon. Il ne faut pas y toucher. Qui dit primaires dit nécessité d’une proximité avec l’élection présidentielle pour conserver la dynamique et pour que la mobilisation des millions d’électeurs se poursuive. Ceux qui souhaitent avancer le calendrier plaident que la droite s’est déjà mise en marche en vue de 2012. Je la trouve plutôt divisée. En fait, le seul effet d’un avancement du calendrier serait de troubler tel ou tel candidat… Je ne vois pas d’autres raisons…

D’autres candidats comme Dominique Strauss-Kahn ? Doit-il dévoiler son intention pour éviter que le PS soit suspendu à cette question ?

Tout le monde doit s’armer de patience, d’autant qu’il n’y a aucune raison d’être impatient. Restons calmes et sereins. Les sondages ne sont pas uniquement bons pour nous parce que Sarkozy flanche. Ce qui compte, c’est d’être constructifs dans notre proposition, solides dans notre opposition et offensifs dans la bataille politique. Le calendrier prévoit le dépôt des candidatures en juin. Respectons-le. Ne créons pas les conditions d’un psychodrame. Ne soyons pas fébriles.

Qu’avez-vous retenu du passage à Paris de Dominique Strauss-Kahn la semaine dernière ?

J’ai retenu un message : Dominique Strauss-Kahn est de gauche et ne se laissera pas enfermer dans une image droitière.

Vous-même serez candidat si Dominique Strauss-Kahn ne l’est pas ?

Je me suis toujours exprimé de manière très claire, ce qui a le mérite de ne pas être hypocrite. Je souhaite que ma sensibilité sociale-démocrate soit présente lors des primaires. Dominique Strauss-Kahn est de loin le mieux placé pour la représenter. S’il ne revient pas, je serai candidat.

Pensez-vous que la déclaration d’Arnaud Montebourg est opportune à sept mois du dépôt des candidatures ?

Je trouve qu’il est normal et sain qu’il y ait plusieurs candidatures. Ce qui compte, c’est que les primaires soient bien organisées, qu’elles créent un appel d’air, que l’égalité et l’équité entre tous soient garanties, qu’il s’agisse d’un candidat petit ou grand, jeune ou moins jeune… Ces primaires ne doivent pas être des primaires de confirmation. Maintenant, si la pluralité est une bonne chose, elle devient mauvaise lorsque la situation tourne aux petits meurtres entre amis. Il faut à tout prix éviter cela. La confrontation vigoureuse, on l’a vue avec l’exemple de Barack Obama et Hillary Clinton aux États-Unis, fonctionne si le rassemblement immédiat et complet du parti autour du candidat désigné s’organise. D’où l’importance de mettre en place une charte éthique.

Propos recueillis par Charlotte Chaffanjon

http://bit.ly/gsmV4t

46 réflexions au sujet de « Moscovici : « DSK ne se laissera pas enfermer dans une image droitière » – Le Point.fr »

  1. Bonjour
    Je veux bien admettre que DSK n’ait pas une étiquette droitière, mais il faut le montrer !
    Comment expliquer les privatisations qu’il a contribué à faire quand il était ministre ?
    En quoi son action à la tête du FMI peut-elle avoir une étiquette de gauche ?
    J’aimerais qu’un supporter de DSK puisse me l’expliquer car ces réponses sont difficiles à trouver.

  2. DSK était déjà bien engagé à droite:

    C’est Claude BEBEAR, président du conseil de surveillance du principal groupe d’assurances au monde AXA, qui l’a rappelé en déclarant:
    “ Il y a vingt ans, nous étions quelques assureurs à avoir chargé Denis KESSLER et Dominique STRAUSS-KHAN d’une étude sur les fonds de pension . Ils avaient démontré tout l’intérêt de ces fonds , s’opposant en cela à l’opinion générale, et il nous a fallu vingt ans d’explications, de conférences pour faire admettre à 80% de la population qu’il était salutaire de compléter par une dose de capitalisation la retraite par répartition. Convaincre demande de la patience: tout l’art de gouverner consiste à faire passer les idées et à apprécier le moment où elles peuvent être mises en application.”
    (Entretien avec le Figaro Magazine, 13 Juillet 2002)

    Qui est Denis KESSLER ?
    N° 2 du MEDEF de 1994 à 1998, il se décrit lui-même par ses félicitations au nouveau président de la République Sarkozy, le 4 octobre 2007, dans le magazine Challenges :
    « A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».
    A lire dans: Les Jours heureux, Programme du Conseil National de la Resistance, La Decouverte, 2010.

    Quant à Dominique Strauss-Kahn, pour se prononcer en connaissance de cause, on trouve toutes informations utiles dans:
    http://www.legrandsoir.info/QUI-EST-STRAUSS-KAHN.html
    On s’en doutait un peu, à en croire ces lignes de Dominique Strauss-Kahn dans son fameux texte à la « fondation Jaurès »:
    « Non seulement l’Etat providence ne corrige pas vraiment les inégalités de départ, mais il a même tendance à les aggraver… »
    De même, à la veille des élections législatives de mars 1993, le ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur Dominique Strauss-Khan fut interrogé par le Wall Street Journal [1] sur « ce qui va changer si la droite l’emporte ».
    Sa réponse: « Rien. Leur politique économique ne sera pas très différente de la notre. »
    Autres extraits de Dominique Strauss-Kahn:
    « La redistribution est près d’avoir atteint ses limites, en même temps que certains de ses objectifs »[2]
    « La fin que poursuit le socialisme, n’est pas de réaliser une conception formelle de l’égalité… »[2 bis]

    [1] The Wall Street Journal Europe, 18 mars 1993
    [2] et [2 bis]: Dominique Strauss-Kahn (La Flamme et la cendre, Grasset 2002) reprend là, à son compte une formule de Monique Canto-Sperber qui n’est autre que le projet du libéralisme. Cette dernière sera nommée directrice de l’ENS par Jacques Chirac en 2005.

    • Hadrien

      Toi et ton pote Krimo (à moins que vous ne soyez la même personne), vous comptez nous refourger vos textes à rallonges, pleins de citations copiées-collées (bonjour l’originalité), à chaque post de Pierre Moscovici ?

      Je ne trouve pas cela très correct, et pour le propriétaire des lieux, et pour les autres intervenants qui vous ont déjà répondu sur le sujet.

      Si vous attendez une quelconque réaction de Pierre Moscovici, inutile de perdre votre temps, vous n’en aurez pas. Je vous ai déjà vu à l’oeuvre sur le blog de Jean Peyrelevade, sans plus de succès.

      • Pablo : « Vous comptez nous refourg(u)er vos textes à rallonges, pleins de citations copiées-collées (bonjour l’originalité), à chaque post de Pierre Moscovici ? »
        [Parceque vous, vous avez une idée des hommes politiques sans savoir ce qu’ils ont dit ou fait de révélateur, mais simplement en écoutant la pensée unique ? C’est comme ça que fut élu Sarkozy, c’est comme ça que le peuple sera de nouveau trompé !]
        On pourrait surtout répondre:
        Et Pierre Moscovici…,il va continuer longtemps à nous faire l’apologie d’une social-démocratie sans programme dont le nom même devient sinonyme d’imposture ? Il laisse au moins s’exprimer ceux qui veulent lui en faire part de façon argumentée… C’est toujours ça à son actif !

        • Comme je vous l’ai dit précédement, ce qui me gène dans votre démarche de citer telle ou telle écrit ou parole politique, c’est que vous faites comme si une pensée était intemporelle, comme si un individu était capable d’évoluer dans le temps, comme si le contexte n’avait pas d’importance.

          Vous citez l’interview de 1993 en le résumant à une phrase. J’ai beau cherché sur le net, impossible de trouver l’intégralité de l’entretien. Pas contre la réponse de DSK, ça oui, et on la met à toutes les sauces.

          Or je considère, sur les seules indications que vous fournissez, qu’il répondait alors en tant que Ministre de l’Industrie et du Commerce Extérieur à un journal de référence pour les acteurs économiques et financiers(entreprises et investisseurs), et qu’à ce titre, il jouait son rôle de représentant des intérêts français.

          Quel intérêt il y avait-il à dire « Non la droite fera pire que nous » ou inversement « La droite agira plus dans vos intérêts » ?

          De toute façon, le problème lorsqu’on cite des textes, c’est comme en religion, on les interprète pas forcément de la même façon d’un individu à l’autre.

          • Pardon, lire « comme si un individu était INCAPABLE d’évoluer dans le temps ».

            Enfermer une personne à une de ses phrases, écrites ou orales, exprimées il y a quelques temps déjà, c’est quand même réducteur.

        • « Parceque vous, vous avez une idée des hommes politiques sans savoir ce qu’ils ont dit ou fait de révélateur, mais simplement en écoutant la pensée unique ? C’est comme ça que fut élu Sarkozy, c’est comme ça que le peuple sera de nouveau trompé !] »

          Ben voyons, c’est forcé! jusqu’à ce que vous arriviez sur ce blog pour nous apporter la civilisation et relever un peu le niveau on avait lu que « nous deux »!

  3. DSK aura du mal, aprés le « MANIFESTE D’ECONOMISTES ATTERRES »
    (Extraits ci-dessous):

    Pour « rassurer les marchés », un Fonds de stabilisation de l’euro a été improvisé, et des plans drastiques et bien souvent aveugles de réduction des dépenses publiques ont été lancés à travers l’Europe…Ces mesures sont irresponsables d’un point de vue politique et social, et même au strict plan économique….
    La plupart des économistes qui interviennent dans le débat public le font pour justifier ou rationaliser la soumission des politiques aux exigences des marchés financiers.
    Le logiciel néolibéral est toujours le seul reconnu comme légitime, malgré ses échecs patents. Fondé sur l’hypothèse d’efficience des marchés financiers, il prône de réduire les dépenses publiques, de privatiser les services publics, de flexibiliser le marché du travail, de libéraliser le commerce, les services financiers et les marchés de capitaux, d’accroître la concurrence en tous temps et en tous lieux…

    En tant qu’économistes, nous sommes atterrés de voir que ces politiques sont toujours à l’ordre du jour et que leurs fondements théoriques ne sont pas remis en cause. Les arguments avancés depuis trente ans pour orienter les choix des politiques économiques européennes sont pourtant mis en défaut par les faits. La crise a mis à nu le caractère dogmatique et infondé de la plupart des prétendues évidences répétées à satiété par les décideurs et leurs conseillers. Qu’il s’agisse de l’efficience et de la rationalité des marchés financiers, de la nécessité de couper dans les dépenses pour réduire la dette publique, ou de renforcer le « pacte de stabilité », il faut interroger ces fausses évidences et montrer la pluralité des choix possibles en matière de politique économique. D’autres choix sont possibles et souhaitables, à condition d’abord de desserrer l’étau imposé par l’industrie financière aux politiques publiques.

    Nous faisons ci-dessous une présentation critique de dix postulats qui continuent à inspirer chaque jour les décisions des pouvoirs publics partout en Europe, malgré les cinglants démentis apportés par la crise financière et ses suites. Il s’agit de fausses évidences qui inspirent des mesures injustes et inefficaces, face auxquelles nous mettons en débat vingt-deux contre-propositions. Chacune d’entre elles ne fait pas nécessairement l’unanimité entre les signataires de ce texte, mais elles devront être prises au sérieux si l’on veut sortir l’Europe de l’impasse.

  4. Décidément, il n’y aucun ténor socialiste pour sauver l’autre. Je n’ai rien contre l’idée d’un pacte ou d’une entente entre les ténors du PS. Les sympathisants ne veulent plus du spectacle donné lors de l’élection de Martine Aubry. Qui plus est, les différences entre LF, MA, SR et DSK ne sont que de la pose, de la stratégie pure: chercher à se distinguer de son voisin. Mais au pouvoir leurs différences d’orientations politiques tiendraient de la feuille de papier à cigarette. Il ne serait donc franchement pas illégitime que tous ceux-là s’entendent. J’ajoute que la primaire de ratification, qui s’est déjà vue en Italie -Prodi-, est à tout prendre moins pire qu’une primaire donnant un spectacle de coups bas. Sauf qu’Aubry, en révélant l’accord tacite, a fait preuve d’amateurisme: ce type d’accord ne fonctionne en politique que s’il n’est pas révélé. Et cette bêtise a suscité des réactions bêtes. Hollande est le plus mal placé pour jouer les rebelles au vu de ses états de service de Premier Secrétaire. Quant à Royal, elle ne se rend pas compte que par ses propos elle provoque encore plus de la division au PS, et donc du discrédit encore plus grand auprès des sympathisants. Bilan: je crois qu’avec son idée de primaires le PS a les yeux plus gros que le ventre. Aucun socialiste, que ce soit parmi les ténors et les seconds couteaux, ne me paraît avoir le sens du minimum de courtoisie, de respect et d’esprit sportif que nécessite l’exercice. Surtout, l’effet négatif sur la durée des primaires a été de transformer le PS en caricature des travers de la Vème: il n’y a pas grand monde pour penser à la crise de la social-démocratie provoquée par la mondialisation et à la fracture entre la Gauche et l’électorat précaire ou populaire, beaucoup de monde pour fabriquer sa stratégie présidentielle.

  5. Le pacte Aubry – DSK. Et la réaction de Ségolène Royal.
    Un peu magouille, non ? Ce pacte. Pile ou face entre Aubry et DSK, s’il n’arrive pas à se mettre d’accord ?
    L’un ou l’autre, c’est la même chose ? Aubry est-elle « Social Démocrate ?
    Quel choix pour un électeur aux primaires qui croit en DSK ? Si DSK se retire au profit d’Aubry, ne va-t-il pas se sentir frustré ?
    L’image de DSK n’est elle pas affaiblie d’ores et déjà par ce prétendu accord s’il ne réagit pas ?

    • DSK ou Aubry ou Royal n’ont jamais utilisé le mot pacte, premier point. Ils ont parlé d’entente ou de réfléchir ensemble.

      Deuxième point, DSK ne réagira pas, qu’il y ait entente, pacte, pas d’entente, pas de pacte, à deux, à trois, à 27…

      Troisième point, chaque candidat pourra se présenter aux primaires, qu’il y ait entente entre certains ou non. Et si un candidat ne veut pas se présenter et soutenir un autre candidat, c’est également son plus grand droit.

      Dernier point, chaque personne votant aux primaires choisira celui qu’il veut. L’entente ne change rien au vote des gens aux primaires.

      Il n’y a pas grand chose à dire. Si certains veulent s’entendre, libre à eux. Si d’autres veulent y aller, libre à eux. Et ceux qui ne veulent pas se présenter, et choisissent de soutenir qqun ou de ne soutenir personne, bah là encore, libre à eux. Les gens voteront et décideront.

  6. Comment ça des situations spécifique? Désolée mais la Grèce n’est pas plus endetté que les US voire la Californie, ni plus que le Japon ou le Royaume unis. Si la Grèce était dans un état « spécifique » c’est que quelques investisseurs ont décidé de spéculer sur la dette Grèce et au lieu de mettre un terme a ces agissement qui s’apparente a un acte de guerre en reformant le système financier, non le FMI et l’UE ont décidé de faire payer le petit peuple. Même chose pour l’Irlande a qui ont propose presque par force d’accepter l’aide dont le peuple irlandais ne veux pas pour sauver les banques européenne qui ne veulent pas payer pour leur mauvais choix et qui préfèrent prendre le petit peuple par la gorge pour les sauver de leur turpitude.
    Aujourd’hui il y en a marre de se système même Merkel n’en peux plus de ce marché qui n’en fait qu’à sa tête et n’hésite pas à écraser ceux qui s’affaiblissent. L’agence de notation Moody’s vient de nous en donner encore la preuve en abaissant la notation de l’Irlande après que celle ci fut obliger d’accepter son plan de sauvetage.

    Je ne sais pas ce que Royal aurait proposé à la Grèce et à l’Irlande si elle était à la place de DSK mais ce qui est sure c’est que si elle avait proposé la même chose ou même si elle approuve ce qui se passe alors elle ne mériterait pas pour moi plus de considération que DSK.

    Quant aux classes populaires ouvrière et employé détrompe toi, d’abord tout les études montre qu’ils ne votent pas aux centre plutôt droite-extrême droite ou gauche-extrême gauche. Ils ne sont pas dans la demi mesure soit ils votent pour ceux qui prétendent les défendre comme Sarko, LePen, Royal, Besancenot, soit ils s’abstiennent.

    Ensuite dans les sondages sur les catégories populaire, Royal fait mieux que DSK

    • Amelle, non, dans les derniers sondages, Royal est derrière DSK même dans ces catégories.

      Oui, ok pour les employés et ouvriers, ils votent d’abord pour ceux qui sont le plus concrets et qui semblent le mieux en situation pour améliorer leur quotidien. Ils ont voté Sarko pour le « travailler pour gagner plus ». Ils se sont faits avoir. Ils ne voteront pas parce qu’on leur promet plus de fraternité, mais bien si on leur promet et dit comment on va créer plus d’activité, plus de boulot et surtout comment on va pouvoir revoir les échelles de salaire pour ne pas rester au SMIC toute sa vie. Et là, DSK n’est pas le dernier des crétins pour convaincre les gens.

      Pour la Grèce, tu oublies un peu vite que le pays s’est endetté et surendetté avec aucune capacité de remboursement, et d’autre part que l’aspect fiscal est une catastrophe dans le pays (un seul ex. la collecte de l’impôt sur le revenu, c’est une hécatombe là-bas, il n’y a aucun contrôle). Ou autre exemple, le pays ne sait pas dénombrer précisément son volume de fonctionnaires. Les pots-de-vin pour toucher telle ou telle aide sont légion, l’administration y est sclérosée. Avant l’aide du FMI, le pays n’avait pas de quoi payer 2 mois de salaires des fonctionnaires, il en était rendu à vendre des ports et des îles.
      Imagine la France vendre l’exploitation du port de Marseille à l’Arabie saoudite pour essayer de trouver un peu de liquidités ?
      La France n’en est pas du tout là, d’où l’extrême dureté des mesures proposées par Papandreou au FMI et quelque part validées par les Grecs, puisque Papandreou a gagné les dernières élections, et que les formations à gauche du PSOC se sont plantées.

      • Nicolas

        Franchement tu exagères, Sego ne proposait pas seulement la fraternité d’ailleurs elle a commencé à en faire un concept qu’avec le congres de Reims. Pour les salariés elle proposait en 2007, un compte épargne formation, la sécurité professionnelle, des syndicats de masse, une retraite à point, le prise en charge de 2 ans d’apprentissage pour ceux qui sorte de l’école en 3e …

        Il est temps d’arrêter de la prendre encore pour une cruche.

    • Ce n’est pas si simple Amelle. Ce sont les gouvernements des pays concernés qui élaborent leur plan de redressement, dont l’acceptation ou le rejet est une affaire de politique interieure. Concernant l’Irlande, c’est bien Brian Cowen qui a refusé bec et ongles d’augmenter ses taxes sur les sociétés, en continuant à miser, à ses risques et périls, sur l’implantation des entreprises étrangères, et c’est au parlement irlandais qu’incombe la responsabilité de renverser son gouvernement s’il juge ça inacceptable.
      le FMI prête l’argent, il peut c’est vrai refuser un plan, c’est ce qui s’est produit avec la Grèce où DSK a refusé une première proposition qui lèsait trop les salaires, mais il ne peut pas, et ce n’est pas souhaitable, se subtituer aux gouvernants des pays.

  7. Il est tout à fait interressant d’apprendre par la « Lettre de l’Assurance » que Nicole Notat succède à Denis Kessler à La tête du Club « Le Siècle » :
    http://www.lalettredelassurance.com/2010/11/quand-nicole-notat-succede-a-denis-kessler%E2%80%A6/

    Rappelons l’idéologie mise en avant par Denis Kessler (n° 2 du MEDEF de 1994 à 1998) dans ses félicitations au nouveau président de la République Sarkozy, le 4 octobre 2007 dans, le magazine Challenges :
    « A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ». A lire dans:
    http://www.amazon.fr/jours-heureux-programme-R%C3%A9sistance-d%C3%A9molition/dp/2707160164

    Pourquoi cette annonce par la « Lettre de l’Assurance » ?
    C’est Claude BEBEAR, président du conseil de surveillance du principal groupe d’assurances au monde AXA, qui déclarait:
    “De deux choses l’une: soit vous êtes un élu, soit vous vous consacrez à l’animation d’un laboratoire d’idées pour alimenter les acteurs de la politique.
    […] C’est cette démarche intellectuelle qui me passionne, car je suis convaincu qu’il faut créer une ambiance générale pour changer les mentalités et rendre les réformes possibles. Il y a vingt ans, nous étions quelques assureurs à avoir chargé Denis KESSLER et Dominique STRAUSS-KHAN d’une étude sur les fonds de pension . Ils avaient démontré tout l’intérêt de ces fonds , s’opposant en cela à l’opinion générale, et il nous a fallu vingt ans d’explications, de conférences pour faire admettre à 80% de la population qu’il était salutaire de compléter par une dose de capitalisation la retraite par répartition. Convaincre demande de la patience: tout l’art de gouverner consiste à faire passer les idées et à apprécier le moment où elles peuvent être mises en application.”
    (Entretien avec le Figaro Magazine, 13 Juillet 2002)

    Où l’on apprend que Martine Aubry, Strauss-Kahn, Jospin, Fabius et Guigou sont tous membres du club Le Siècle:
    http://www.xn--lecanardrpublicain-jwb.net/spip.php?article326

  8. Nicolas,

    Tu fais des calculs politique a la Jospin en pensant que les élections se gagne au centre – centre droit.

    Non les élections se gagne avec les classes populaires ouvrière et employé, dans les sondages notre imam caché ne fait justement pas recette chez ces gens la et avec ce que le FMI a administré sous sa caution aux grecs et aux irlandais je comprendrais que pas mal préfère encore Sarko. Moi même je n’arrive pas a comprendre que le DSK qui a toujours prôné la relance par la consommation et l’effort acquitable entre ceux qui ont les moyen et ceux qui en ont moins puisse cautionner les baisses de salaires et de prestations pour sauver des banque et ne rien demander a ceux qui sont responsable de la crise.

    A ceux qui ne l’ont pas encore fait, allez voire le superbe doc sur la crise « inside job » justement DSK fait parti du casting. On vois très bien comment les banksters (et pour le coup le mot est bien choisi) nous prennent réellement pour des attardes.
    D’ailleurs DSK m’a fait rire …jaune quand il disait celui qui me questionnais « j’ai prévenu les autorités sur les risques d’une crise… » alors que tous le monde peux vérifier qu’en juin 2008, un mois avant le séisme financier, il annonçait à la presse que la crise (des subprimes) est dernière nous.

    J’ai été déçu par DSK quand j’ai appris son rôle au congres de Reims mais avec les crises grecques et irlandaise je suis carrément en colère contre lui. Et j’enrage plus chaque jour qui passe en apprenant ce que fait le FMI qu’il dirige.

    • Etre ouvrier et employé n’empêche pas d’être au centre ou même au centre droit, bcp ont d’ailleurs voté Sarko.
      Je ne fais pas de calcul à la Jospin, je te parle de tendance politique, tu me réponds par des catégories sociales.
      Si les idées de Mélanchon et Besancenot avaient une chance de faire 50% en France, ça se saurait. Et choisir qqun qui n’a aucune capacité à attirer le centre et même à rogner sur l’électorat de Sarkozy, c’est se tirer une balle dans le pied.

      Tu cites les sondages en disant que DSK ne performe pas spécialement chez ces deux catégories. Ok, mettons, sauf que selon ces mêmes sondages, il performe toujours mieux que Royal ou Mélanchon.

      Enfin, tu compares la situation de la Grèce (un pays en faillite qui a fait d’énormes boulettes de gestion années après années) et l’Irlande (un pays bcp trop spécialisé dans un domaine unique, la finance, qui s’est écroulé) et tu penses quand ce type de cas, un programme « standard » pourrait être appliqué. Sauf que non, dans ces deux cas, il s’agit d’urgence car la faillite est là. Tu ne peux pas comparer à ce que proposerait DSK pour la France ou d’ailleurs d’autres leaders européens dans des pays « non en faillite ». C’est un peu hors-sujet je trouve. J’aurais été curieux de savoir ce que Royal aurait proposé en Grèce à son ami Papandreou (qui d’ailleurs a gagné les dernières élections) et si son ordre juste aurait suffi face à la faillite économique de la Grèce…

      Quoi qu’il en soit, nous avons juste à relativiser car si ces trois-là s’entendent, il faudra bien faire avec et voter pour celui ou celle qui sera le/la candidat(e).

  9. Une conclusion de plus en plus claire: piégés par l’Euro (Delors/Jospin), le FMI (Strauss-Kahn), et l’OMC (Pascal Lamy). Ainsi lit-on dans Marianne:

    Dans son discours de politique générale, François Fillon nous a appelés à une rigueur à l’allemande. C’est-à-dire que le même homme qui parlait de souveraineté, recommande l’alignement de Paris sur Berlin.

    En face, Dominique Strauss-Kahn propose de donner plus de pouvoir à la Commission européenne au moment précis où l’on constate l’incurie des Traités de Maastricht et d’Amsterdam, comme cela avait été prédit par ses opposants. Le message est limpide :… il faut centraliser à Bruxelles les budgets des nationaux et déposséder les parlements de l’une de leurs dernières prérogatives ! Vive la « Haushaltspolizei » (police budgétaire) qui, elle aussi, siège à Berlin !

    Quant à François Hollande sur RTL, il s’est contenté de souligner les injustices de la politique de la droite et de prôner l’adoption d’une politique à la Cameron :…L’austérité juste en quelque sorte. En somme, la droite soi-disant raisonnable, « filloniste », lorgne à l’est tandis que son vis-à-vis de gauche regarde, lui, à l’Ouest.

    Il faut refuser la spirale de la récession et menacer l’Allemagne d’une sortie collective de l’euro par les 22 pays qui en souffrent. La France doit, dans cette hypothèse extrême – mais nous en sommes peut-être plus proches que ce que pensent Jean-Michel Aphatie et Alain Duhamel – prendre la tête de cette « révolte logique », comme le suggèrent plusieurs personnalités aussi différentes que Frédéric Lordon, Jacques Sapir, Emmanuel Todd ou même Christian Saint Etienne. La raison n’est prisonnière d’aucun camp politique.

    http://www.marianne2.fr/Fillon-Hollande-DSK-tous-a-cote-de-la-plaque_a200056.html

    • Des réponses évidentes dans le Manifeste des économistes atterrés:

      « L’Union européenne est prise dans un piège institutionnel. Les déficits publics ont explosé à cause de la crise financière. Mais pour les financer, les Etats se sont contraints à emprunter chèrement auprès d’institutions financières privées, qui obtiennent, elles, des liquidités à bas prix de la Banque centrale européenne (BCE). Les marchés ont donc la clé du financement des Etats.

      Dans ce cadre, l’absence de garantie des dettes publiques par la BCE comme le manque de solidarité européen permettent le développement de la spéculation, d’autant que les agences de notation jouent à accentuer la défiance…

      La construction européenne elle-même est menacée. L’économie devrait y être au service de la construction d’un continent démocratique, pacifié et uni. Au lieu de cela, une forme de dictature des marchés s’impose partout.

      Qu’on l’interprète comme le désir de « rassurer les marchés » de la part de gouvernants effrayés, ou bien comme un prétexte pour imposer des choix idéologiques, la soumission sans débat à cette dictature n’est pas acceptable. Un véritable débat démocratique sur les choix de politique économique doit donc être ouvert en France et en Europe…

      La crise a mis à nu la fragilité des évidences répétées à satiété par les décideurs et leurs conseillers. Il faut interroger ces fausses évidences, mal fondées scientifiquement. Les économistes doivent donc assumer leurs responsabilités… »

      http://economistes-atterres.blogspot.com/

  10. M. Moscovici, ça fait des mois que vous affirmez que le pacte de Marrakech n’existe pas, que c’est une invention, et voilà qu’on apprend de la bouche même de Martine Aubry que pas du tout?!
    Je ne vois pas vraiment la différence entre un pacte entre les dirigeants d’un parti pour s’entendre sur un candidat, et une nomination formelle par un parti. Pour moi c’est bonnet banc et blanc bonnet, alors pourquoi se casser la tête avec des primaires??

    • M. Moscovici ne dit pas cela, il dit que le pacte avait pour visée une alliance au congrès de Reims mais que cela ne vaut pas pour les primaires. Effectivement ce que dit Martine Aubry démentit cette affirmation… mais nous verrons bien le moment venu comment les choses se décanteront.
      Quand à la différence, en l’occurence ce ne sont pas les dirigeants qui s’entendent sur un candidat, mais les favoris, et si les primaires sont organisés dans de bonnes conditions avec des règles équitables, un outsider peut destabiliser voire l’emporter sur un favori selon les circonstances. Les élections présidentielles reservent souvent des surprises, pourquoi les primaires de désignation à cette présidentielles ne pourraient en réserver également ?

  11. DSK est de gauche? Moi ce que j’ai retenu de son intervention c’est son intention toujours exprimée d’œuvrer à une gouvernance mondiale qui inévitablement sera loin de la souveraineté des peuples comme l’est déjà le fantoche Van Rompuiy pour l’Europe.
    Au final DSK ce sera encore pire que Sarkozy:
    http://lesouffledivin.wordpress.com/2010/11/25/dsk-sera-encore-plus-dangereux-que-sarkozy/

    Pour le peuple bien sûr. Pour l’oligarchie elle…

    • ha ca faisait longtemps l’illuminé du souffle divin qui se fait virer partout où il passe, même chez DA.

      Quand tu ne cries pas au complot juif, tu invites à voter Sarko face à DSK, alors tes leçons de morale…

      Si ces trois-là s’entendent pour gagner contre Sarko, c’est une très bonne nouvelle, ne t’en déplaise. Oui, ils sont tous les trois européens fédéralistes. Mais il te restera toujours Dupont-Aignan ou Schivardi, sois soulagé.

  12. je comprends pas….c’est quoi ce pacte là? ils font un pacte en espérant chacun dézinguer l’autre au dernier moment? dans ce cas c’est juste confisquer les primaires!
    et si nos meilleurs se mettent d’accord entre eux, on va avoir le choix entre un bon et des petits? quel intérêt, y compris pour le PS???
    et depuis quand les strauss-kahniens on doit réciter en coeur des sondages? Royal aussi était au plus haut et ne valait rien dès qu’il a fallu retrousser les manches, on n’a pas plus intelligent à proposer? lutter sur des propositions avant de voir qui les portera?
    je trouve que les paroles d’Aubry sont du plus mauvais effet sur tout le monde: pourquoi on ne l’a pas plus entendue sur les retraites, elle était invisible, absente, et maintenant elle parle pour dire…ça?!!
    je suis déçue!

    • Sur les retraites, le positionnement était difficile car les trois pensent la même chose, à savoir partir à 60 ans si on a toutes les années, sinon partir plus tard. Mais expliquer ça aux gens, c’est compliqué.

      Je trouve que Aubry fait bien son boulot, elle tient le parti assez fermement pour éviter les dérapages des dernières années et donne vraiment l’impression que le parti bosse. J’espère qu’elle va continuer.

  13. Martine Aubry, première secrétaire du PS, a affirmé mercredi que Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et elle-même proposeraient «une candidature véritablement ensemble» aux primaires. Elle a affirmé: «Nous avons déjà dit que nous réfléchissons ensemble, comme Ségolène a dit qu’elle souhaitait réfléchir avec nous et donc nous proposerons une candidature véritablement ensemble, c’est-à-dire pas l’un contre l’autre ou l’une contre l’autre.»

    http://www.lefigaro.fr/politique/2010/11/24/01002-20101124ARTFIG00719-aubry-confirme-son-pacte-avec-dsk-et-royal-pour-2012.php

    Les jeux semblent faits….Les autres seront, semble-t-il, relégués au niveau du bruit de fond.
    Les trois mieux placés dans les sondages ensembles, c’est bien là un compromis gagnant.

      • en tous cas, ça agite les no life qui n’ont d’autre occupation que de commenter la moindre phrase.

        Trouvez-vous une vie et vous relativiserez.
        Ces trois-là se connaissent par coeur, ont été dans les mêmes gouvernements, sont d’accord à 90% sur leurs idées…

  14. Si Aubry,DSK et Royal se mettent d’accord pour ne pas se flinguer entre eux, on ne va se lamenter.
    Cependant, l’une des trois est shootée aux coups tordus.
    Je vais me faire accuser de toujours lui trouver plus de défauts que de qualités, mais pour les coups tordus, on en guérit rarement.

    • Je pense que Royal n’y croit plus depuis un moment, pour preuve les propos de Bianco. Bianco ne se serait jamais permis de dire qu’il se présenterait si Royal n’y allait pas, si l’éventualité d’une non-candidature de Royal n’avait pas été évoquée au sein de leur clan.

      Aubry est ptet la plus rusée des trois, je ne sais pas, mais il est certain qu’en détenant le parti, elle a une carte majeure par rapport aux autres.

      Mais vu les derniers épisodes de communication de DSK, je suis convaincu qu’il va se présenter et que Aubry et Royal appelleront à voter pour lui.

    • J’ai été de ceux qui, effectivement, ont été révoltés par les coups tordus – essentiellement celui du congrès de Reims.
      Même si je continue à penser que Royal, par sa constance et sa fidélité à ses idées, sa première expérience de campagne présidentielle et, pour tout dire, les vrais bouleversements qu’elle pourrait oser dans la façon de faire de la politique dans notre pays, reste la mieux placée pour porter nos couleurs, j’ai progressivement « passé l’éponge » sur les coups tordus d’Aubry.
      Je ne pourrai sans doute jamais réellement pardonner et surtout accepter qu’un tel déni de démocratie se soit produit dans notre parti mais que faire ? Punir éternellement Aubry pour sa tricherie (d’ailleurs a t-elle initié ce coup tordu où y a t-elle « simplement » pris sa part ?) ?
      Je crois que, de la même façon qu’il ne faut jamais oublier les heures sombres de notre pays et de notre parti, il faut aussi regarder l’avenir et, pour commencer, le présent.
      Et force est de constater qu’Aubry dirige le PS avec une main ferme et a mis de l’ordre dans le bordel qui prévalait jusqu’alors.
      Ca ne fait pas un programme, mais c’est une femme de qualité. Alors ok pour se souvenir des coups tordus, mais la vraie question est aujourd’hui de savoir si c’est une femme d’état qui peut diriger la France.
      La réponse est oui.
      Je voterai Royal – sans la moindre hésitation – et ce sera un vrai vote de conviction.
      Mais si c’est Aubry qui est désignée, je ne trouverai pas cela illégitime.
      Je ne parle pas de DSK qui, comme je l’ai dit, doit assumer le choix qu’il a fait il y a 3 ans de nous laisser rénover le PS et combattre Sarkozy sans lui, et qui ne peut tout de même pas penser qu’on va l’accueillir comme le Messie, lui qui ne veut revenir qu’à coup sûr – ben voyons ! – et qui n’aura jamais mon vote. Je dis bien: jamais.

      Un mot sur Hollande, d’une grande intelligence, tout le monde le sait, mais qui souffre d’un déficit d’image qu’il ne rattrapera jamais. Et puis on peut discuter de son « oeuvre » à la tête du parti…

      Je trouve que nous avons de la chance d’avoir tant de gens de qualités susceptibles de porter nos idées.
      En résumé, nous avons une femme d’état, dont la stature me parait incontournable – même si elle provoque des oppositions, comme Mitterrand en son temps: Ségolène Royal.
      Vals, Peillon et quelques autres peuvent attendre encore un peu.
      DSK, Aubry, Hollande sont des pointures aux légitimités plus ou moins contestables, mais pour battre Sarkozy d’une part, mais surtout d’autre part mettre en oeuvre une vraie politique de gauche, moderne et novatrice, il n’y pour moi pas photo.

      • @Thierry

        Mouais ….! Moi perso je n’oublie pas, je ne sais pas si la candidature d’Aubry est illigitime ou pas mais le complot de Reims fait que je ne la trouve pas opportune, pendant la campagne la droite va appuyer dessus et non sans raison.

        Ce sera le cas aussi si DSK se presente mais plus qu’Aubry, une campagne avec DSK comme candidat ressemblera comme deux gouttes d’eau à une campagne à la Jospin en 2002.
        Si DSK voulait vraiment se présenter en homme de gauche, il aurait du demissionner avec la crise grecque, ou à la limite avec la crise irlandaise, ce que viennent d’imposer l’EU et le FMI aux irlandais est totalement inacceptable, pour reprendre une citation du canard enchainé « Faire les poches au citoyens pour sauver les banques irlandaises et européennes » c’est juste le monde à l’envers, le renversement des principes non seulement de gauche mais de justice tout cours.

        Si DSK est candidat, la gauche sera mille fois plus virulente et agressive contre lui qu’avec Jospin, et mine de rien je pense que la gauche de la gauche le fera perdre comme elle a fait Jospin.

        Jospin aussi un an avant les présidentielles était haut dans les sondages alors qu’il était 1er ministre, il n’a baissé qu’avec le debut de la campagne. Se sera la même chose avec DSK. S’il veux être président qu’il demissionne maintenant en fustigeant le FMI … ou qu’il y reste une bonne fois pour toute.

        Pour ce qui est de Royal maintenant, je ne comprend absolument pas sa stratégie, je me demande même si elle en a une. Miser sur des accords d’appareils en oubliant sa force qui est sa relation avec les gens, c’est du grand n’importe quoi. Je l’ai toujours suivi mais la non, je crois que mon soutien s’arretera là. Je la préférait quand elle suivait son instinct, quand elle ne se prenait pas la tête avec la cuisine interne, quand elle degageait beaucoup de sincerité même si elle n’était pas la meilleure des oratrices. Je ne la reconnait plus, dommage.

        Je crois que je vais fini par soutenir Montebourg voire Hollande je refléchi .. enfin quand j’ai le temps de le faire.

        • Amelle

          N’exagérons rien sur l’impact électoral du congrès de Reims.

          D’abord parce qu’à part les militants qui l’avons douloureusement vécu de l’intérieur et quelques sympathisants, je suis persuadé que les gens ont d’autres soucis hautement plus important.

          Ensuite, si les primaires ouvertes ont lieu et qu’Aubry l’emporte, on ne pourra pas lui faire le procès d’illégitimité. Surtout pas venant d’une droite où a priori il n’y aura pas de débat sur ce point (le choix du candidat).

          A partir du moment où l’on accepte le principe de primaires, c’est à dire de compétition ouverte à plusieurs candidats et arbitré par nos sympathisants, il faut aller jusqu’au bout.

          Pour Royal, désolé mais quand on veut être la candidate d’un parti, quand bien même on serait désigné par un corps électoral dépassant le cadre de ce parti, il faut être prêt à un minimum de compromis et d’inplication aux jeux de pouvoir interne. Ce n’est pas l’aspect le plus reluisant de la politique mais ça fait partie du job.

          Ce que tu considères comme une force, être détaché du jeu interne, m’a toujours paru comme une faiblesse. Pour gagner un parti il faut savoir gagner la base et les élus. Jouer l’un contre l’autre, ça ne peut pas marcher.

          Tu sais, rien n’est encore jouer…

          • Oui Pablo. Les gens en ont rien à carrer du congrès de reims, mais vraiment rien de rien.

            Pour une grande majorité de Français, ils se considèrent ni de droite, ni de gauche. Ils jugent à la crédibilité du personnage et à la force de quelques idées majeures du programme seulement.

            Les Français ne sont pas à gauche gauche, ils sont le plus souvent centre/centre droit pour les présidentielles. Il faudra bien réussir à rogner des voix à Sarko sur ce segment-là, sinon on ne gagnera jamais.

            Et Amelle, tu as franchement cru que Royal était toujours sincère et détachée des appareils ? Quand même pas. Elle est au PS depuis 30 ans, elle a vécu avec Hollande, 10 ans patron du PS, elle a démarché toutes les fédés pour obtenir leur aval… Elle est à fond dans le système comme les autres, et là encore, elle sait qu’elle n’est pas en situation et se positionne pour continuer à avoir une influence, rien de plus normal. Faut arrêter d’être naïf.

        • Amelle

          Si Royal est d’accord pour faire accord avec DSK et Aubry, c’est qu’elle sait qu’elle n’est plus en situation. On est plus en 2006, sa force avec les gens s’est franchement affadie. 3 ans plus tard, elle n’est toujours pas jugée crédible, à tord ou à raison, ce qui est quand même un gros souci pour avoir une chance de gagner.

          Mais c’est vrai, DSK c le grand méchant loup que toute la sphère DA attaque sans arrêt, mais à part ça, fraternité n’est-ce pas ? Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

          Je crois qu’il faut surtout relativiser. Ces trois-là s’entendront et gouverneront ensemble, c’est ainsi.

        • @Armelle : Si DSK voulait vraiment se présenter en homme de gauche, il aurait du demissionner avec la crise grecque, ou à la limite avec la crise irlandaise, ce que viennent d’imposer l’EU et le FMI aux irlandais est totalement inacceptable, pour reprendre une citation du canard enchainé « Faire les poches au citoyens pour sauver les banques irlandaises et européennes ».
          Ce n’est pas si simple, moi je vois surtout que les pays paient leur laxisme budgétaire, les gouvernements qui ont laissé s’installer une dette de fonctionnement importante sont les premiers responsable de cette triste situation, situation qui devrait par ailleurs nous eclairer sur la notre et sur la necessité d’un projet de gouvernement qui prenne en compte les grandes difficultés financières de l’Etat français et des collectivités locales

  15. @La gauche etc…

    Sans trop rentrer dans le débat, si j’ai bien compris, tu qualifie Royal et pas Moscovici, donc ministre délégué ne compte pas, car M. Moscovici l’a été 5 ans, comme Ségolène Royal d’ailleurs, à la différence que le premier est resté 5 ans au même poste quand la seconde a changé une fois.
    Donc seule l’expérience de plein ministère compte. Royal a été ministre de l’environnement moins d’un an en 92-93.
    Je dis ça simplement pour montrer que d’aucuns pourraient ainsi se servir de la courte durée et de l’ancienneté de son mandat ministériel pour disqualifier Royal comme tu, disqualifie tout le monde sauf DSK, Aubry et Royal… tout ça juste pour montrer la faiblesse du raisonnement initial.
    Je pense plutôt qu’avoir été ministre peut donner de la crédibilité ou de la visibilité ou de la notoriété, mais que d’autres choses le peuvent aussi, et qu’une expérience ministérielle peut être un atout, voire un handicap, plus ou moins important selon l’action qu’on a mené en tant que ministre.

  16. Au PS seuls les anciens ministres ont quelque crédit à pouvoir se présenter à l’élection présidentielle, et donc à la primaire PS, à savoir DSK, Aubry et Royal.
    Les autres candidats officiels ou potentiels ne sont que des pollueurs et ne font que décrédibiliser le PS qui n’a certainement pas besoin de cela.
    S’ils veulent que le PS passe au moins le premier tour ils feraient mieux de s’abstenir de dire n’importe quoi.

    • Intéressant… Si j’ai bonne mémoire il y a quelques mois, certains s’offusquaient d’une possible entente entre leaders pour les primaires et s’inquiétaient d’un possible manque de diversité des candidatures. Et voilà que les mêmes contestent dorénavant un trop plein de candidatures. Comme quoi…

      • Il ne s’agit pas en la matière d’entente ou non mais de se poser la question de savoir qui a réellement encore une chance pour les primaires et ensuite pour la présidentielle.
        Soutenir qu’un Valls, Moscovici ou autres aient une chance c’est se mettre le doigt dans l’œil très profond, alors pourquoi perdre son temps et le faire perdre aux autres. Il s’agit simplement de bon sens au service du PS.

        • Fin 2005/début 2006, je ne pense pas que beaucoup de gens voyaient Ségolène Royal comme candidate à la présidentielle. D’autres personnalités avaient plus d’expérience (Fabius, DSK) ou de légitimité (Hollande) pour être candidat et pourtant elle a fini par s’imposer.

          C’est vrai que Valls, Moscovici, Montebourg Bianco ou Hollande sont a priori moins en situation de gagner les primaires puis les présidentielles, mais chacun semble porter une sensibilité politique et il n’y a pas de raison que ces sensibilités ne puissent pas s’exprimer et être repris par d’autres candidats.

          Je ne sais pas comment seront organiser ces primaires in fine mais le rapport Montebourg – Ferrand prévoyait des primaires en 4 tours selon le nombre de candidats, avec des seuils de 5%, 10%, 15% pour les trois premiers tours, puis les deux candidats les mieux placés pour le dernier tour.

          Vu qu’on a opté pour les primaires, ce n’était pas mon choix, autant aller jusqu’au bout de la logique du système.

    • Le fait d’avoir été ministre ou pas n’est pas en soit un critère. Il peut aider à donner une stature mais on peut l’avoir sans avoir été ministre comme avoir été un ministre sans stature.

      Par contre je vois bien que c’est un critère commode pour éliminer Hollande.

      Halte aux petites combinaisons, que chacun défende ce qu’il a à dire au lieu de trouver un biais pour éliminer tel ou telle par la bande.

    • J’avoue que je ne comprends pas trop cette façon de penser.

      Les primaires ont été voulues et sont actées. Nous n’avons pas à exclure tel ou tel candidat à l’avance. C’est quoi ce délire ?

      Que tous ceux qui veulent se présenter aux primaires y aillent. Et que ceux qui veulent ne pas s’opposer et se présenter ensemble, le fassent comme bon leur semble.

      Mais on a pas à interdire à l’avance à qqun de se présenter. Ni à obliger des personnes de se présenter les uns contre les autres. Libre choix, et comme dirait l’autre, un choix juste ;)

      En Italie, Prodi était gagnant d’avance mais d’autres se sont présentés face à lui, sans que cela nuise à Prodi.
      Aux Etats-Unis, de petits candidat se sont présentés également, sans aucune chance de gagner. Cela n’a pas empêché Obama de gagner.

      C’est quand même amusant de crier sans cesse qu’il faut ouvrir portes et fenêtres et de vouloir en même temps empêcher certains de se présenter.

      Je ne suis pas pro-Hollande a priori, mais je ne vois pas pkoi il ne se présenterait, idem pour Montebourg ou Hamon.

  17. Belle loyauté vis à vis de DSK.
    Pourquoi ne pas aller jusqu’à s’expliquer sur les positions du FMI ?
    Le vide ainsi créé est hélas remplacé par les rumeurs puantes !

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