Pour une social-écologie – Terra Eco

Député et probable candidat aux primaires du PS pour les prochaines présidentielles, Pierre Moscovici tente de définir le socialisme de demain : rose avec du vert dedans.

Le 29 novembre prochain se tiendra à Cancún la conférence de l’ONU sur le changement climatique qui doit préparer l’après-Kyoto. A quelques jours de cette échéance, je veux ici prendre le temps de regretter l’échec, relatif mais indéniable, de la réunion organisée début octobre à Tianjin en Chine. C’est un préalable inquiétant, signe que le temps politique est rarement celui du long terme, alors que les difficultés économiques, les problèmes monétaires et la contestation sociale accaparent les agendas nationaux et internationaux.

Le Parti socialiste ne fait pas exception à la règle : après « l’embellie environnementale » des régionales – consécutive il est vrai d’une réelle percée électorale de nos partenaires d’Europe Ecologie – et de la convention pour un nouveau modèle de développement que j’ai animée au printemps, nous avons eu tôt fait de revenir à des priorités plus « classiques », aussitôt que ces questions ont cessé d’être en tête des préoccupations médiatiques. C’est une erreur. D’abord, parce que l’urgence climatique n’a pas changé. Ensuite, parce que ces questions seront un enjeu central des prochaines échéances électorales.

Plus que jamais, il est donc urgent de définir une véritable écologie socialiste qui soit précise et clairement identifiable. La convention nationale sur le nouveau modèle de développement, en avril dernier, fut l’occasion d’un pas décisif : pour la première fois, le Parti socialiste reconnaissait que sa clé de lecture du monde ne devait plus seulement être économique et sociale mais économique, sociale et écologique. Evidemment, je m’en félicite. Mais je veux dire immédiatement que ce n’est pas assez : nous devons, en tant que formation politique, dire clairement quelles sont les bases de notre doctrine en la matière.

Quelles pistes poursuivre pour fonder cette nouvelle identité écologique, propre à la social-démocratie ? J’en vois trois.

Le premier principe qui doit fonder nos réflexions est celui du lien entre crise sociale et urgence climatique, dans un cadre budgétaire souvent contraint. Préparer l’avenir de ne donne pas pour autant le droit aux gouvernants d’occulter la détresse sociale d’aujourd’hui au nom de celle de demain. Je pense ici à la taxe carbone, mais également à une stigmatisation des modes de déplacement souvent trop simpliste et déconnectée de la réalité : offres de transports limitées, horaires décalés, prix des véhicules propres, mobilité réduite.

Notre société a autant à craindre d’un accès à l’énergie à deux vitesses, d’une qualité de l’air et de l’eau qui varie selon les catégories sociales que d’émissions de gaz à effet de serre qui affectent uniformément l’ensemble de la population. Il nous faut lutter contre le cumul de toutes les précarités, qu’elles soient économiques, sociales, environnementales ou énergétiques. C’est cette colonne vertébrale du socialisme qui différenciera la social-écologie de l’écologie « classique » : poursuivre un objectif de sobriété énergétique nationale sans jamais remettre en cause un accès pour tous au service énergétique minimum.

Le deuxième axe structurant la construction de la social-écologie doit être la reconnaissance des outils économiques comme moyen privilégié de conduite de nos nouvelles politiques environnementales. La droite a une prédilection pour des outils fiscaux criblés d’exonérations et pour une régulation des marchés aussi laxiste qu’inefficace. Cet échec dessine en creux ce que doit être notre politique : des outils sans concession par rapport à l’objectif. Je crois à l’efficacité des marchés carbone ; encore faut-il que les quotas ne soient pas distribués gracieusement et en nombre excessif. C’est dans le cadre de la vaste révolution fiscale à laquelle nous appelons que doivent naître ces nouveaux outils économiques : si les différentes contributions et taxes (telles que la TVA) sont correctement éco-modulées, alors nos modes de production et de consommation changeront durablement. A ce titre, je milite pour une contribution climat-énergie forte, qui pourra porter de manière alternative sur les niveaux ou l’évolution de la consommation. Mais cette contribution devra être générale, socialement juste et efficace – à travers la redistribution pour des produits de reconversion ciblés « verts ».

La dimension économique est d’autant plus cruciale que la conversion écologique est elle-même une condition sine qua non pour la compétitivité économique de nos industries. Ne nous leurrons pas sur le devenir des entreprises, des secteurs et des territoires qui ne prennent pas le tournant des économies d’énergie, de la sobriété en matières premières, de la limitation des impacts polluants : ne pas s’atteler aujourd’hui à ces défis, c’est préparer les retards industriels de demain.

Le troisième pilier de notre social-écologie doit enfin être la dimension européenne et internationale. Le levier national reste d’actualité, mais à problème global ne peut se dessiner qu’une solution globale : la gouvernance écologique est aujourd’hui complexe et les initiatives territoriales éparpillées, tout comme les outils du marché, ne suffisent plus.

J’appelle donc à deux batailles. La première concerne l’Europe, qui se distingue aujourd’hui comme le seul acteur mondial à faire preuve d’un réel réformisme écologique. Je souhaite que nous redéfinissions un nouveau « contrat » entre toutes les gauches européennes, sociales et écologiques. Le deuxième axe devra être celui des normes internationales, pour passer du libre-échange au juste-échange, parce que l’échelle mondiale est la seule pertinente pour fixer des objectifs sur le changement climatique, les ponctions de matières premières, les inégalités d’accès aux biens publics mondiaux, la préservation de la biodiversité. C’est parce qu’il ne pourra jamais y avoir de social-écologie crédible et efficace qui se limite aux seules frontières nationales que la dimension européenne et internationale est indispensable.

Le chemin est tracé, il nous faut maintenant faire entendre notre voix. C’est ce que nous devons faire lors de nos discussions avec Europe Ecologie sur un éventuel programme commun. Je n’ignore pas que des questions feront débat : la question de la décroissance – terme auquel je préfère celui de « croissance sélective » – celle du nucléaire, ou encore la place de l’automobile.

Nous devrons mettre ces sujets à plat, faute de quoi le dialogue sera éphémère. Mais pour dépasser ces débats politiques autant que techniques, nous devrons surtout veiller à ce que ces questions qui façonnent le visage d’un pays soient rendues au débat public : les choix du « mix » énergétique, du modèle agricole et alimentaire, doivent sortir des cercles d’experts pour donner lieu à une discussion citoyenne publique. Nous savons le faire dans nos collectivités depuis de nombreuses années, nous devons l’instaurer pour ces sujets nationaux. Le changement de modèle économique et technique est un enjeu majeur : les citoyens doivent être associés et concernés, et leurs aspirations au changement incarnées.

Retrouvez cet article sur Terra Eco: http://bit.ly/floR5l

87 réflexions au sujet de « Pour une social-écologie – Terra Eco »

  1. De toute façon les programmes vont faire la différence.
    J’ai acheté celui de Valls(son livre), il m’a pas convaincu.
    Celui de Montebourg(je suis dedans) est plus évoluer et on sens une vue d’ensemble plus importante.
    La partie ou il décrit des gens usé par le travail montre qu’il va savoir créer un lien avec les classes populaires.
    Pour l’instant c’est intéressant.
    Sa proposition du capitalisme coopératif peut prendre. Mais Royal a aussi des idées sur ce thème donc ils peuvent vite tout les deux marqués des points.
    Mais Royal semble aussi persuadé que l’état doit faire son retour(sur france inter c’était »un capitalisme d’état »)avec un vrai plan pour les PME.

    Valls est plus libéral dans son approche et défend une société qui s’adapte a chaque citoyen.

    Hollande part rapport au 3 autres est le plus conservateurs, il ne propose que des améliorations de la situation actuel. Les autres sont plus dans le changement de systèmes dans des directions bien différentes.

    Royal et Montebourg me semble les plus proches dans leur matrice de projet.

  2. « Un an avant la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de mai 2007, le phénomène Ségolène Royal prenait de la vigueur au sein du Parti socialiste. Il fut longuement évoqué par Dominique Strauss-Kahn, le 16 mai 2006, au cours d’une visite à l’ambassade américaine à Paris, rapportée dans un télégramme obtenu par WikiLeaks et révélé par Le Monde.
    L’actuel patron du Fonds monétaire international a qualifié ce jour-là la forte popularité de Ségolène Royal dans les sondages d' »hallucination collective ». Interrogé sur Nicolas Sarkozy, M. Strauss-Kahn a reconnu que ce dernier « était un politicien extrêmement talentueux » »

    Considérer les résultats d’un vote démocratique au PS comme une hallucination collective et sarko comme un politicien extrêmement talentueux va certainement faire progresser DSK dans les sondages… Mais dans sens ?
    Va falloir travailler, et vite…

    http://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2010/12/01/la-popularite-de-segolene-royal-en-2006-etait-une-hallucination-collective-selon-dsk_1447309_1446239.html#ens_id=1446739

    • Le buzz est bien orchestré on a le même message partout sur le web.

      Ceci dit, manifestement les faits lui ont donné raison et comme Solférino n’a pas voulu l’entendre, Sarko a gagné et nous perdu.

      Et une fois pour toute, le vote des primaires s’est fait de la façon habituelle au PS, sauf que comme il y avait une majorité de barons pour soutenir SR, DSK et Fabius ont accepté les règles.
      Cf. les déclarations de Méluche à l’époque (il n’est pas suspect d’être socdem non ?!)
      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2006/11/la-sincerite-des-votes-pour-segolene-royal-est-mise-en-cause-par-les-pratiques-de-la-federation-de-lherault/

      • Quelques petits problèmes comme partout, pourquoi pas, mais il faut se souvenir des résultats : 60%, 20%, 20%.
        Cela a été sans appel.
        Tout contestataire à cette époque était bel et bien de mauvaise foi, quant à parler d’halucination collective, il fallait l’oser et surtout à l’ambassade américaine.
        Et il n’y a rien d’horchestré : les informations de WikiLeak ce n’était ni il y a un mois, ni 2 ans, c’était ces derniers jours.

  3. ROYAL = SARKO ?
    Je ne parle pas des idées dont tous les deux se foutent, je parle de leur comportement.
    Comment surprendre sans cesse, pour que le projecteur soit sur eux, voila leur obsession, voir leur maladie commune.
    Ce comportement devrait être disqualifiant pour faire de la politique.
    Hélas, les citoyens sont habitués au mélange de la politique et du show-business.
    Debord ou Ellul manquent pour le hurler.

  4. Propos de Christine Boutin, recueillis par Laureline Dupont – Marianne | Lundi 29 Novembre 2010 :
     » Dominique Strauss-Kahn me semble le mieux placé pour concourir face à Nicolas Sarkozy ce qui est finalement assez étonnant parce qu’ils sont très proches sur le plan philosophique et idéologique. Pourtant, il semble que ce soit lui qui tienne la corde en face. »
    Extrait de:
    http://www.marianne2.fr/Boutin-DSK-est-tres-proche-de-Sarkozy-Il-ne-sera-pas-candidat_a200266.html

    • Hadrien nous la joue grand naïf en citant à l’appui de ses opinions l’opinion d’une des adversaires des socialistes.

      L’ennemi(e) de mes ennemis est mon ami(e) n’est-ce pas ? A quand un meeting Méluche-Boutin ? Ah la sainte alliance de la délicieuse madame Boutin et du furieux Mélanchon…

  5. Votre interprétation est à l’image de SR. Pour moi elle a voulu se situer au dessus de lui, il ferai pour moi un premier ministre parfait c’est ce que toute la presse a compris.

    J’ai plutôt pensé qu’elle se moquait de lui.

    Pas grave, de toutes les façons ça part droit dans le mur, 2012 si DSK ne vient pas C’EST FOUTU

    • Bien sûr qu’il y a de la malice, et aussi quelque chose de puéril à vouloir absolument se présenter comme le chef d’exécutants qui n’ont aucune chance de l’être. Et ce n’est pas nouveau, elle l’avait déjà fait en 2007.

      Ce qui est important c’est que ce faisant, elle coupe l’herbe sous les pieds de ceux qui chez elle claironnent que DSK n’a pas de légitimité particulière (économique ou internationale). Ils vont avoir du mal à continuer à raconter cela puisque la cheftaine dit le contraire.
      Et dans un deuxième temps, cela soulève la question de ses propres compétences: puisqu’elle reconnait qu’il y a meilleur qu’elle en économie et à l’international (domaine réservé du Président), qu’est-ce qui fonderait sa légitimité au poste ?

      Sa popularité ? Dans les chaussettes.
      Son rapport « privilégié » avec le peuple ? On a vu en 2007 ce qu’il en était.
      Son originalité ? Elle ne surprend plus personne.
      Sa capacité de rassembler les hommes ? Les 2 autres candidats déclarés sont des ex-lieutenants de sa campagne, Peillon appelle à choisir DSK, DA est réduit à une peau de chagrin après de multiples défections.
      Sa position en marge du PS ? Elle n’a pas eu le courage de fonder son mouvement, et resté au chaud et nous a même chantonné l’air de la camaraderie fraternelle.
      Les royaliste en sont au point de crier une fois encore à l’attaque injuste en essayant de faire croire qu’on lui dénie le droit de se présenter. Au contraire, qu’elle présente son programme, qu’elle parle des idées et non des autres, qu’elle débate avec Valls, Montebourg et Hollande ! Cela devrait être facile, ils étaient tous dans le même camp en 2006 !

      Conclusion : ceci n’est qu’agitation, il faut retourner travailler au programme et rester vigilant en matière de communication politique.

      • Agitation ?
        Bien-sûr que depuis que SR s’est présentée, vous vous agitez comme jamais.
        SR fait un pas en avant et on lui trouve tous les défauts, on minimise ses performances en 2007, on annule sa capacité à surprendre ou à rassembler, n’empêche que depuis 3 jours le site de PM n’a jamais eu autant de posts en si peu de jours.

        Travaillez donc, bien-sûr au lieu de dénigrer celle qui bouge et essaie de faire quelque chose en vue de 2012.
        En fait, faites donc comme elle.

        La notoriété établie sur le silence et l’absence de ligne claire risque de ne pas être éternelle.

        • Tu aimerais sans doute que nous nous agitions, que nous criions, que nous racontions qu’elle n’est pas légitime et tout le tintouin.
          Force est de constater que 24h plus tard c’est déjà en train de retomber et que cela ne nous a pas fait bougé d’un chouillas.

          La comparaison et le combat ce n’est pas Royal, mais Sarkozy, et il n’y a qu’à comparer au niveau international ce qu’on dit de lui et ce qu’on dit de Dominique :

          http://www.lepost.fr/article/2010/12/01/2324511_slate-fr-place-dominique-strauss-kahn-a-la-2eme-place-du-classement-des-penseurs-de-ce-monde-et-le-ps.html

          http://www.lepost.fr/article/2010/12/01/2324521_wikileaks-10-anecdotes-croustillantes-sur-sarkozy.html

          • Excusez-moi, mais vous devriez relire les deux dernières pages de commentaires.
            Pas bougé d’un chouya, dites-vous ?
            Florilège:

            « la candidature de Royal me rend malade »,
            « L’unité du Ps, fragile certes vient de voler en éclat »
            « Ce soir, l’UMP sabre le champagne, le Ps est mort »
             » La machine à perdre est lancée, la division est en route. »
            Je passe sur « l’autre dinde », ça c’est du 2006 pur jus, et ça ne fait que commencer (mais peut-être était-ce une signature ?).
            Et ce n’est pas le seul blog sur lequel se déchainent les strauss-kahniens de tous poils.
            Je crois que, dans votre esprit, Royal ne devait pas y aller, c’était considéré comme une chose acquise, tout comme en 2006 ou en 2008, comme à chaque fois, en fait qu’on l’enterre un peu vite.

            Vous Bloggy Bag, vous avez effectivement tenté de calmer les esprits qui s’échauffaient depuis deux jours, je vous reconnais cette mesure qui, d’ailleurs, est la bonne: Ségolène Royal, comme tous ses camarades le disent depuis 2 ans, est une personnalité incontournable du Parti Socialiste et, à ce titre, est tout à fait légitime à se présenter aux primaires. Elle a, en outre, l’expérience de 2007 comme atout – oui, comme atout ! – et a autant le droit que Chirac, Jospin, Giscard, Mitterrand et d’autres de se présenter une seconde fois à l’élection présidentielle.
            L’avantage qu’elle a, aujourd’hui (et dont elle profite évidemment), c’est qu’elle ferraille contre Sarkozy depuis quelques années déjà, et n’a jamais raté une occasion de contrer sa politique – en paroles ou en actes. DSK est totalement exclu de ce combat – il en mène d’autres, c’est une excellente raison – et sa « proximité », sa relation avec Sarkozy est ressentie comme une connivence douteuse par beaucoup d’électeurs de gauche.
            Aubry, c’est un peu l’inverse: elle semble parfois être une caricature de socialiste, un peu raide, un peu sectaire, et si chacun lui reconnait son travail à la tête du PS, beaucoup ne manqueront pas de lui rappeler les conditions dans lesquelles elle est parvenue à ce poste.
            Si l’on veut bien – pardon pour eux – ne pas comptabiliser les candidatures de Montebourg et Valls comme potentiellement dangereuses pour Sarkozy, il ne reste que deux personnes qui, au moment où je vous parle, on un espace confortable pour avancer: Ségolène et François Hollande.
            Et comme le second souffre d’un déficit d’image dans l’opinion…
            Tout cela en décembre 2010, à propose d’une élection qi aura lieu au printemps 2012. Cela a donc le temps d’évoluer considérablement.
            On l’a assez dit, le seul avantage de DSK est virtuel: sa position dans les sondages.
            Pour le reste, tous les candidats déclarés ou potentiels clivent d’une façon ou d’une autre.
            je pourrais vous claironner que sans la tricherie de Reims nous n’en serions pas là, mais ma foi, c’est fait, c’est fait !
            Le PS va forcément offrir un visage morcelé dans les mois qui viennent, ce qui est inévitable vu le nombre d’ambitions rivales en son sein.
            Mais – nous en reparlerons – il se pourrait que les choses se décantent plus vite et plus facilement qu’on ne le croit.
            Et l’initiative de Ségolène peut permettre de connaitre assez vite le nom de l’opposant numéro 1 de Sarkozy.
            Les français savent depuis 3 ans que Sarkozy va vouloir rempiler; il serait bon qu’ils sachent vite qui va se mesurer à lui.
            Les avis sont divers. Le mien est que l’on perd du temps à n’installer qu’une ombre dans le fauteuil du challenger.

          • @Thierry : « dans mon esprit » il y avait le fait que d’un côté elle voulait y aller mais que tout est contre elle depuis 2007. En prenant la posture de la bonne camarade, elle pouvait préserver sa fin de carrière. Là elle joue le tout pour le tout mais on constate que cela marche nettement moins bien qu’en 2005.

            Pour ce qui est des quelques écarts que l’on peut lire ici, je pense qu’il s’agit surtout de la résurgence des moments pénibles de 2006. Mais que chacun se rassure, la situation n’a plus rien à voir.
            Et encore une fois, le problème n’est pas la légitimité de Royal ou de Valls ou de Montebourg.

      •  » Ppularité dans les chaussettes  » attention de ne pas vous fier trop aux sondages, patientez donc jusqu’aux résultats des urnes !

        Pour 2007 , 17 millions de personnes ont voté pour elle et si elle avait été soutenu « davantage » à gauche elle aurait été élue ? Mr Jospin n’avait eu qu’un premier tour avec un peu plus de 4 millions de voix …

  6. Quelle mauvaise foi ! Vous tronquez et désinformez !
    Elle a dit qu’elle choisirait bien DSK si celui-ci ne se présentait pas à la présidentielle.
    Une façon de dire que même s’il ne se présentait pas à la présidentielle, le PS aux affaires, aurait besoin de lui à un poste de prestige.
    En quelque sorte, une belle façon de lui rendre hommage.

  7. APRES BAYROU,… DSK !

    Quand Ségolène annonce que DSK « est le meilleur chef de gouvernement que nous pourrions avoir en pleine crise internationale », voilà toute la basse-cour socdem qui caquète ou bat des ailes à tout va, c’est selon…
    Mais cela n’annonce que ce que nous savions déjà:
    S’autorisant en 2007 du trés catholique conservateur Bayrou, et pour 2012 du social-démocrate mondain DSK, Royal a décidément peu de choses à offrir à la gauche !

  8. Dernière nouvelle, SR veut prendre DSK comme premier ministre.

    C’est grave docteur?

  9. Reste l’espoir DSK. Ce qui me gêne c’est que Royal fait tout pour qu’il ne revienne pas tout en faisant semblant de l’apprécier. J’ai peur qu’il s’irrite de tout ça.

    Pourtant je pense que lui seul peut s’élever au dessus d’une mêlée qui dans le cas contraire ne fera que des morts.

    Je l’ai déjà écrit 1000 fois, le degré de détestation entre les royalistes et les autres est tel qu’aucune des deux, SR-MA, ne sera capable de faire les plein des voix, ce qui est nécessaire pour gagner. Combien déclarent aujourd’hui qu’ils ne voteront jamais pour Royal et inversement.

    Si DSK ne vient pas Sarkozy gagnera en 2012.

    Nous avons été la risée en 2007, pas question de l’^tre encore en 2012.

    • Je crois surtout que ce matin (ou plutôt hier), il a souri et est retourné à son travail.

      Continue à te battre pour nos idées, le reste suivra.

    • Nous n’avons pas été la risée en 2007, peut-être que vous confondez avec 2002 ?
      Pour ce qui est de la détestation, je l’ai ressentie plus d’une fois, moi aussi, en effet.
      Mais pour être honnête, j’ai trouvé à Paris beaucoup de « strauss-kahniens » déloyaux envers Ségolène, et c’est essentiellement dans leur rang qu’on a beaucoup – trop – préféré Bayrou au 1er tour en 2007. Vous n’êtes pas obligé de me croire, mais Ségolène avait à l’époque le don de nous calmer – « nous », ses troupes – lorsque nous nous énervions trop du comportement de ses rivaux, et refusait qu’on s’en prenne à DSK ou Fabius d’une façon ou d’une autre. De toute façon, la bataille des idées occupait suffisamment le terrain (6 débats, si je me souviens bien, dont 3 télévisés, permirent aux français de juger). Il ne me semble pas avoir remarqué autant de précautions chez ses concurrents.
      Si je devais qualifier les uns et les autres, j’ai du mal à trouver chez ceux qui soutiennent DSK autant de respect que chez d’autres courants. Je sais bien que DSK n’est pas responsable de ce que disent ceux qui le soutiennent.
      Cela dit, sa capacité à « s’élever au-dessus de la mélée » mériterait bien que vous m’en donniez quelques exemples, car je n’en vois pas. Ni en 2006, lors de la campagne interne où je ne l’ai pas trouvé très élégant – c’est le moins qu’on puisse dire – ni, surtout, en 2007, lorsqu’il nous demanda de nous rallier à son panache blanc pour rénover le PS, avant de s’envoler pour le FMI, un mot de recommandation de Sarkozy en poche.
      Si s’élever, c’est prendre l’avion, ma foi, un TGV desservant les Deux-Sèvres peut tout aussi bien faire l’affaire.

      • « Si je devais qualifier les uns et les autres, j’ai du mal à trouver chez ceux qui soutiennent DSK autant de respect que chez d’autres courants »

        Tu n’as pas dû chercher tant que cela et cela ne me paraît pas conforme à la réalité.
        Par contre il est exact que le ressenti des militants des différents courants sur la même situation, avec les mêmes éléments en mains, est antagoniste.

        Au pays des carrés les ronds n’ont pas la même forme qu’au pays des triangles.

      • je dirais même plus… une voiture électrique Heuliez est grandement suffisante.
        Mouarf! Qu’est-ce qu’on rigole avec l’autre dinde!

  10. Non mais pas la peine de se battre, il y à des primaires ouvertes, Royal est légitime pour s’y présenter, il y aura campagne et vote et on verra bien qui sera désigné, je pense que Royal n’a aucune chance car la plupart des gens savent qu’elle a toutes les chances de perdre à nouveau face à Sarko, mais c’est mon point de vue, on verra bien. Après, il faut éviter les coups bas et les coups tordus, mais ça ça vaut pour tout le monde.
    Quant aux menaces subies par Bloggy bag, elles sont malheureusement caractéristiques des excès de certains partisans internautes de Royal, et c’est vraiment très regrettable

    • regrettable et stupide, y compris pour le camp royaliste qui persiste à laisser certains de ses membres donner une épouvantable image d’eux.

  11. La candidate Royal s’est à nouveau déclarée tard dans la nuit, dont acte, elle pourra d’ores et déjà échanger ses arguments avec ses premiers adversaires déclarés Valls et Montebourg ( qui de façon cocasse étaient à ses côtés en 2006).

    Mais si je poste une réaction ce matin, ce n’est pas tant pour commenter cette décision que pour revenir sur un incident de cette nuit sur lepost.fr.

    Le PS a des courants divers, les échanges d’idées et parfois (trop souvent) de noms d’oiseaux font partie de la vie du parti. Cependant, cette nuit un militant prétendant « défendre » les positions royalistes s’est cru autorisé à me menacer ouvertement, pas très finement d’ailleurs puisque cette pâle menace consistait à « révéler » mon identité, ce qui est assez idiot puisque je n’appartiens pas à un mouvement clandestin, que mon identité réelle est visible par tous les membres de la coupole, que je signe très régulièrement des contributions et qu’au final une recherche de 2mn doit permettre de savoir qui je suis dans le monde physique. Si je signe mes posts du pseudo de Bloggy Bag c’est autant parce que c’est l’usage sur internet que parce que n’ayant pas de volonté particulière de me présenter à un mandat, ma signature « internétéraire » est appropriée.
    Cette menace n’était pas une première puisque déjà fin août, sans doute le même individu (espérons qu’ils ne sont pas légion à DA) avait cru malin d’usurper mon identité (ce qui est devenu récemment un délit assez grave aux yeux de la loi) en proférant le même genre de menaces en faisant qui plus est allusion à mes enfants.

    Ce qui m’amène à la réflexion suivante. Le débat démocratique peut être vif, la contestation est légitime, mais si Royal ou tout autre veut espérer avoir quelque chance, mieux vaut d’abord être sûr de ses troupes. L’intimidation, la menace physique ou psychologique, en particulier sur nos enfants, sont des méthodes qui n’ont rien de démocratiques et qui renvoient à la fois à des sentiments vils et des méthodes de périodes et de personnages que nous voulons tous voir disparaître. La bête immonde n’est cependant jamais très loin manifestement.

    Bon vent donc à tous ceux qui se présenteront, je combattrai ou soutiendrai leurs propositions, comme j’ai toujours essayé de le faire, de faire argumentée en essayant d’ouvrir des perspectives, en ramenant les choses à la réalité de chacun.

    Mais qu’il soit clair pour tous les petits apprentis fascistes que je ne suis pas de ceux qui laissent tomber leurs idéaux et leurs combats à cause de quelques menaces. Et honte à eux et à ceux qui les soutiendrons par connivence, faiblesse ou lâcheté !

    En attendant, je souhaite que cette future campagne s’ouvre avec une de nos valeurs, la fraternité.

    • A Bloogy Bag,

      C’est pour celà que moi, contrairement à vous, je ne combattrai personne dans mon parti. J’estime que tous les prétendants sont légitimes, et qu’ils sont tous socialistes au moins autant que moi; je ne vois donc pas comment je pourrais les « combattre », me contentant plutôt de soutenir ceux qui me paraitront représenter de meilleurs choix.
      Quant aux méthodes « fascistes » que vous évoquez, il va de soi qu’en tant que « ségoléniste » parisien, j’en ai plus d’une fois souffert et qu’il m’a fallu toute ma patience et, j’ose le dire, la maitrise de mes émotions, pour résister aux ostrascismes, aux railleries, aux coups bas, aux mises à l’écart, aux manipulations, aux tricheries et aux trahisons de toutes sortes.
      Je le dis d’autant plus facilement que je sais que dans d’autres villes, d’autres courants ont souffert également du comportement de certains « ségolénistes », tant il est vrai que le nombre et le pouvoir de ceux qui tiennent les sections peuvent être brutaux et sans partage.
      Je rappelle toutefois qu’un coup d’oeil rapide sur les déclarations et les actes des uns et des autres depuis 4 ans permettraient à quiconque débarquerait de nulle part de constater que la chasse aux « ségolénistes » – et à la Ségolène ! – s’est ouverte début 2006, et qu’il reste encore pas mal de snippers en liberté.
      Si bien que de là à vous plaindre, n’exagérons rien…

    • Je me bats d’abord pour des idées même si je défends çà ou là, Dominique, Pierre, Martine voire Ségolène lorsque c’est nécessaire.

      Vous pourrez d’ailleurs toujours chercher à quel moment j’aurais écrit que tel ou telle est illégitime mais vous n’aurez pas de mal à trouver des posts où je défends la légitimité de tel ou telle.

      Il n’en reste pas mois, que d’où que cela vienne, les pressions, intimidations, et autres manipulations sont inacceptables et si je ne cherche en aucun cas à être plaint, j’aimerais être sûr que certaines valeurs et certains combats sont toujours bien ancrés au PS.

  12. Il y a le fond et la forme. SR se présente uniquement pour contrer les autres. La machine à perdre est lancée, la division est en route.

    Faites ce que vous voulez moi si c’est elle je ferai campagne contre elle ./

    • Pour l’heure, il faut se battre pour avancer au maximum sur le chemin des idées, le chemin parcouru est encore trop faible pour être sûr de gagner, les enjeux et les défis n’apparaissent pas assez clairement dans nos combats.

      Laissons nos 3 impatients se débattre dans ce démarrage plus que prématuré (presque 1 an et 1/2), aux problèmes de personnes répondons par une problématique politique.

  13. Il me semble que les militants PS s’étaient exprimés POUR les primaires.
    Il me semble que chacun au PS pouvait se présenter.
    Il me semble que SR fait partie du PS.

    En vertu de quoi n’aurait-elle pas pu se présenter, alors que Valls, Montebourg se l’étaient déjà et que DSK, Aubry, Hollande le pouvaient ?

    Nous avons voulu les primaires collectivement et démocratiquement. Nous les avons.

    Personne ne vous empêchera de voter pour un autre candidat, et personne n’empêchera les proSR à voter pour elle. Où est le scandale ? Où est l’embrouille ?

    Si DSK se présente et qu’il est si bien du point de vue des sympathisants de gauche, et bien, vous savez quoi, il sera élu. Point final.
    Et SR pourra l’être au même titre. On ne pourra pas dire qu’elle le sera du seul fait des sondages, alors que DSK aujourd’hui c’est sur ces mêmes sondages qu’il surfe, et tous les proDSK s’en satisfont sans s’offusquer.

    Un peu de décence.

    Vos propos me rappellent 2006 et me donne à penser que la même défaite DU PS est à craindre.

    • En effet les militants ont fait le choix des primaires, ils ont le droit d’avoir le choix des candidats ! à croire que certains ont peur des urnes …

    • Je ne suis pas étonné des réactions des fidèles de DSK. Ils n’ont jamais vraiment admis que la démocratie, c’était la confrontation aux autres et l’épreuve des urnes. Ils pensaient que DSK allait être choisi sans présenter le moindre programme, la moindre idée; ils pensaient – exactement comme en 2006 – que Royal n’oserait pas lui prendre « sa place » ! Ils ont défendu l’indéfendable lors de la tricherie de Reims, ils se sont déchainés contre Royal, de désinformations en ragots, de critiques en dessous de la ceinture en railleries de comptoir. Parce qu’ils avaient peur. Peur que leur champion soit battu. Il l’a été une première fois, et ils étaient persuadés que, porté par les sondages qu’ils refusaient d’écouter en 2006, DSK était une icône intouchable. Sur la base de quoi, on se le demande, mais c’est ainsi. Et soudain, Royal – encore elle ! – leur rappelle que la démocratie n’est pas un concept abstrait. Et déjà, on en lit ça et là qui vont voter Mélenchon si elle est désignée. De la même façon qu’un bon nombre, en 2007, ont préféré voter Bayrou au premier tour. Socialistes à la con. Socialistes de mes deux. Les français qui souffrent du sarkozysme, ça ne vous sert que d’arguments pour dire que DSK est le meilleur. Vous en oubliez les règles élémentaires de la démocratie, déjà mises à mal dans le PS depuis que Royal vous chatouille avec ses idées trop osées (qu’il vous faut en moyenne 2 ans pour finir par accepter), et contre laquelle aucun coup bas ne vous rebute.
      Le simple fait de réagir ainsi à l’annonce de sa candidature prouve que vous n’êtes pas des démocrates. Vous entendez ? Vous n’êtes pas des démocrates ! Ou alors jusqu’à un certain point, ou lorsque ça vous arrange, ou sauf si…
      Mais la démocratie ne se dose pas, elle est ou elle n’est pas.
      La candidature se Royal est un acte banal dans le cadre de primaires ouvertes à tous. Comme dit plus haut – plus bas ? – DSK n’aura qu’à se présenter s’il en a envie, Aubry aussi, et les français choisiront.
      Où est le problème ? Que ça ne soit pas aussi « facile » que vous le rêviez pour DSK ? Il est si limité, si faible que cela, qu’il faille lui mâcher le travail ?
      Allons ! C’est un homme brillant, un politicien intelligent, qui saura parfaitement faire ce qu’il faut pour tenter sa chance.
      Si sa campagne s’aligne sur vos réactions, et se contente de n’être qu’une campagne contre Ségo, c’est sûr qu’il n’aura aucune chance. Mais je le crois meilleur que vos commentaires haineux, et qu’il se positionnera à un tout autre niveau.
      Et alors nous aurons une belle campagne de primaire, émoustillante pour les neurones, fourmillantes d’idées et qui, traversée avec respect et intelligence, permettra de se présenter forts et armés pour battre Sarkozy en 2012. Moi je ne pense qu’à ça. Et même si je m’enthousiasme depuis quelques années pour les idées que porte Royal, je ne demande qu’à suivre celui ou celle qui sera choisi, du moment qu’il propose une vision, un projet, et qu’il les incarne suffisamment pour que j’y croie.

  14. Par sa candidature, Royal précipite la gauche dans une bataille mortifère d’avant-campagne.
    Victime du syndrome du scorpion, elle n’a pu s’empêcher de jouer le contre-pied au risque de couler avec la gauche.
    Ce soir, champagne à l’Elysée !

    • Petit rappel, S.Royal est une élue Socialiste , pourquoi n’aurait-elle pas le droit de se présenter, vous avez une bizarre idée de la démocratie, laissez faire les urnes …

  15. Espérons que DSK va venir. Ce soir la candidature de Royal me rend malade. J’ai l’impression que la machine à perdre est en route et que nous allons reprendre Sarkozy pour 5 ans. Ce que nous avons vu n’est rien à coté de ce que l’on va voir après 2012.

    L’unité du Ps, fragile certes vient de voler en éclat et déjà sur tous les blogs la rupture est sensible.

    Les gens de l’UMP vont venir voter pour elle à la primaire quant aux socialistes quoi faire, s’engager à voter pour le mieux placé? Je ne peux pas puisque si c’est elle je voterai Mélanchon ou vert au premier tour et je resterai à la maison au second.

    Ce soir, l’UMP sabre le champagne, le Ps est mort.

    • Les primaires faites pour que les gens de Gauche votent et choisissent un Candidat(e) , pourquoi SR ne se présenterait-elle pas ? elle a autant de légitimité que d’autres , n’ayons pas peur des urnes et attendons …

      • Tu peux ce soir être sure que DSK ne va pas faire la primaire.

        Royal a vue DSK a paris et doit être persuader que Dominique va pas revenir.
        D’ailleurs Aubry mercredi en exposant son pacte a 3 était aussi dans cette idée. DSK revient pas et Royal va pas se présenter.

        Manque de pot pour Aubry, Royal y va et fout le plan en l’air.

        Car DSK va pas pouvoir attendre 6 mois pour dire ce qu’il fait. C’est injouable, les autres candidats sont déjà en campagne.
        Royal y va car elle a des sondages proche de Aubry et bas Sarko au 2ème tour.

        Dans une bataille c’est l’adversaire qui a l’initiative qui a un avantage, DSK et Aubry viennent de perdre l’initiative.

    • @sodem : il n’y a pas de raison de t’en faire. Royal jette ses dernières cartes pour arriver au moins placée (c’est le sens de son ITW de ce soir à F2).
      Pour le reste, qu’elle soit là ou pas, nous sommes cette fois assez fort pour aller au bout, même si on doit y aller seul contre tous. Et mon intuition est que nous ne serons pas seul.

  16. Hadrien sera sans doute ravi d’apprendre que l’idée nouvelle entre toutes de Moscovici sur « ces nouveaux outils économiques : les différentes contributions et taxes (telles que la TVA) »,
    relayant DSK qui avait évoqué « des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne »,
    se retrouve sous la plume, et maintenant sur le blog, de cet autre inévitable grand financier démocrate qu’est Peyrelevade:

    17 nov. 2010 Le Figaro
    Pourquoi il faut augmenter la TVA
    Pour l’économiste, une hausse de cet impôt sur la consommation est indispensable pour réduire les charges des entreprises.

    Je ne peux qu’adresser ici à DSK et son disciple les mêmes félicitations qu’à leur aîné:

    BRAVO DSK, BRAVO LES DEMOCRATES !
    Ainsi, face à la crise due à l’impéritie de la finance globalisée, les financiers proposent déjà leur remède: l’augmentation de la TVA dont la caractéristique, on le sait, est d’être le plus durement ressenti par les faibles revenus !
    Cela rappelle le naufrage du Titanic:
    Aprés la collision due à l’imprudence du commandement, les ordres furent de maintenir fermées les grilles interdisant aux passagers de troisième classe tout transfert vers les classes supérieures des ponts d’évacuation !

    Sans vouloir paraphraser un autre intervenant, dont j’appréciais l’analyse, ce n’est pas seulement l’appel “au secours” des banques qu’ont satisfait les politiques mais, tout comme sur le Titanic, leur message “après nous, le déluge” !

    • Que Sina se rassure: j’avais sans doute pressenti le coup sans le savoir, en décrochant du blog de Peyrelevade il y a plusieurs billets de cela:

      krimo m’y a succédé et, en lisant son commentaire (TOUCHEZ PAS AU GRISBI!, le 06 novembre 2010 à 19:44) sur le billet:
      IMPOSER LE CAPITAL, UNE IDEE SIMPLISTE ! Par Jean Peyrelevade
      LE MONDE , 02.11.10 • Mis à jour le 03.11.10 ,
      je me faisais la réflexion:
      Aux oreilles des socdems, c’est presque du DSK…
      D’autres que moi ont eu le même sentiment, à en croire cet article sur Marianne.fr:

      « La philosophie en vogue chez les Eurocrates se résume au principe bien connu : « touchez pas au grisbi ! ».
      La seule réponse imaginée à Bruxelles est celle imposée par une Allemagne qui accumule les excédents: la fuite en avant dans l’intégration bureaucratique pilotée par la Banque Centrale Européenne (BCE), afin de mettre les autres pays sous sa coupe. Dominique Strauss-Kahn, chef du FMI, ne suggère pas autre chose quand il propose la mise en place d’une « autorité budgétaire centralisée », instance qui devrait disposer d’une « indépendance politique comparable à celle de la BCE ». Et voilà comment on laisse les banques et les spéculateurs tisser la toile du racket sur toute l’Europe. »
      Extrait de:
      http://www.marianne2.fr/L-Europe-se-rejoue-Touchez-pas-au-grisbi_a200286.html

  17. J’aime beaucoup le style de PM et celui de certains commentateurs sur ce blog, mais force est de reconnaître qu’on y abuse un peu de l’épithète d' »homme libre » – des « hommes libres » qui n’ont « pas peur d’aller au bout de leur pensée », on en trouve chez les Cyranos fous de la blogosphère (genre http://shumulewashere.blgspot.com/), rarement ailleurs – la vraie question est : peut-on, en 2010, être député de la 4ème circonscription du Doubs ET libre ?

  18. LA MORALE…des usurpateurs d’identité:

    C’est bien le paradoxe du commentateur ci-dessous que d’usurper le pseudonyme d’un autre pour lui attribuer les pensées d’Alain Duhamel sur… « la gauche malade de la morale ».
    Double paradoxe, en effet, car à l’usurpation s’ajoute l’évocation d’un homme des médias dont la moralité s’était surtout illustrée, en 2005, par sa propagande déclarée à l’antenne en faveur du candidat présidentiel de ses rèves.
    C’est une aubaine que cet éditorial du Point où, malgré ses références ostentatoires au passé (Marx, Dreyfus, Jaurès, La IIIe république et la guerre d’Algérie) Alain Duhamel se distingue par une inculture rare, n’hésitant pas à claironner que « le communisme réel » a fait la démonstration…
    Ne sait-il donc pas encore que « le communisme réel » tel qu’entrevu par Marx n’a jamais vu le jour et n’est même pas décrit par le manifeste du même nom, que Marx lui-même écrivait dans « Der Sozialdemokrat » alors que c’est Jaurès qui fonda « l’Humanité », que Lénine appartenait au Parti social-démocrate ouvrier de Russie (P.S.D.O.R.) ? Et que les « partis communistes » qui se baptisèrent tels, plus tard, firent acte eux aussi d’une usurpation d’identité qui permit l’économie de toute démonstration…
    Mais sans doute Alain Duhamel appartient-il à cette vulgate qui croit encore que Stalinisme ou Maoisme firent démonstration de « communisme réel ».
    Nous lui conseillons dans ce cas, ainsi qu’à son admirateur muet dans l’usurpation, de revenir à l’école pour leurs humanités. Ils apprendront peut-être ainsi d’Aristophane et d’Etienne de la Boétie ce que fut de tous temps l’aspiration au « communisme réel ».
    Mais, bien sûr, j’ai affaire ici à des férus de « modernité », ceux pour qui le mot « réformisme » ne signifie plus la même aspiration progressiste qu’autrefois, mais tout son contraire: c’est de contre-réforme dont il s’agit. Au diable, tous ces acquis sociaux qui empêchent nos capitalistes d’être « performants » !

    DSK nous l’avait déjà fait comprendre: je n’ai pas le dogme des soixante ans… Il nous en dit plus aujourd’hui sur la durée du travail: « Les citoyens ne sont pas à leur plein potentiel… »
    Denis Kessler, ancien maoiste devenu N° 2 du MEDEF de 1994 à 1998, le déclarait tout de go en félicitant le nouveau président de la République Sarkozy, le 4 octobre 2007, dans le magazine Challenges :
    « A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».
    Au fait, qui a soutenu DSK dans sa candidature au FMI ?
    Et quel autre point commun relie donc Kessler à DSK ? C’est facile:
    Comme on l’a déjà signalé, c’est Claude BEBEAR, président du conseil de surveillance du principal groupe d’assurances au monde AXA, qui l’a rappelé en déclarant:
    “ Il y a vingt ans, nous étions quelques assureurs à avoir chargé Denis KESSLER et Dominique STRAUSS-KHAN d’une étude sur les fonds de pension . Ils avaient démontré tout l’intérêt de ces fonds , s’opposant en cela à l’opinion générale, et il nous a fallu vingt ans d’explications, de conférences pour faire admettre à 80% de la population qu’il était salutaire de compléter par une dose de capitalisation la retraite par répartition. Convaincre demande de la patience: tout l’art de gouverner consiste à faire passer les idées et à apprécier le moment où elles peuvent être mises en application.”
    (Entretien avec le Figaro Magazine, 13 Juillet 2002)

    Par une ironie de l’histoire, tous ceux-là montrent le nouveau modèle, l’eldorado des temps modernes: la Chine, qui a subitement gagné ses galons de respectabilité du simple fait que son régime inchangé permet aujourd’hui d’y « investir » et réaliser des plus values sur le travail sans commune mesure avec celles de notre vieux continent.
    Ainsi, les fonds de pension imaginés par Strauss-Kahn et Kessler pourront faire fructifier à souhait sur ces terres lointaines les faramineux montants que représentent nos actuels budgets sociaux. Ne sont-ils pas supérieurs au budget de l’Etat ? Voilà donc qui est parfait… Aprés avoir spéculé sur les dettes budgétaires, le monde de la finance mondialisée pourra bientôt gagner encore plus d’argent sur les dettes sociales !
    – Mais tout celà ne va-t-il pas s’écrouler ? demande le profane. Cette finance mondialisée ne peut indéfiniment soustraire leurs ressources et leurs acquis aux gens, sans qu’ils s’en aperçoivent…
    – Pensez donc ! Ils ont voté Sarkozy lorsque celui-ci le leur disait ouvertement… Ils voteront bien Strauss-Kahn qui ne leur en dit que la moitié !

    • Il n’y a pas d’usurpation d’identité puisque l’individu a signé « @ Hadrien et ses semblables ».

      Il s’adresse à toi, il ne signe pas pour toi.

      Ca montre bien que tu ne lis pas tes interlocuteurs…

      • Tout comme l’auteur « @ Hadrien et ses semblables », qui se cache derrière son en-ête, vous n’avez guère les neurones mieux en place que lui:
        Il y a bien usurpation d’identité lorsqu’on indique l’en-tête au lieu et place de son pseudo habituel. Pourquoi le dissimuler ? Rien n’empêche de mettre l’en-tête où elle doit être !

        • Qui a dit que l’auteur en question était un habitué des lieux ? Pure supputation de ta part.

          Petit rappel de ce qu’est l’usurpation d’identité:

          « L’usurpation d’identité (improprement qualifiée de vol d’identité) est le fait de prendre délibérément l’identité d’une autre personne, généralement dans le but de réaliser une action frauduleuse, comme accéder aux finances de la personne usurpée, ou de commettre en son nom un délit ou un crime, ou d’accéder à des droits de façon indue. » (Wikipédia)

          A la rigueur, « @ Hadrien et ses semblables » dissimule son identité (m’enfin un pseudo ne saurait donner constituer à lui seul une identité numérique, c’est plus un courriel d’un tiers et une adresse IP régulière), mais il n’usurpe aucune identité à proprement parlé.

          Donc, inutile de jouer les vierges effarouchée, encore mois quand on ne respecte pas soi même les règles élementaires de courtoisie sur le net (le fait de répéter plusieurs fois un même message s’apparente quand même à du spam).

          • Toujours le même comprenoir bouché:
            Pablo: « Qui a dit que l’auteur en question était un habitué des lieux ? Pure supputation de ta part »
            J’ai dit: Pourquoi cacher « son pseudo habituel »?… ce qui ne signifie pas habituel de ces lieux, mais précisément qu’il ne saurait être celui-là ailleurs! Pourquoi donc en changer?

            Et pour la courtoisie que vous semblez requerrir des autres, abandonnez-donc ce tutoiement de complaisance. Je n’appartiens à aucune confrérie !

        • « … Pourquoi le dissimuler ? Rien n’empêche de mettre l’en-tête où elle doit être ! »

          – « usurpation d’identité »?
          Mdr! J’espère que tu vas porter plainte… si tu n’as pas peur du ridicule. Ce qui semble être le cas.
          – « Rien n’empêche de mettre l’en-tête où elle doit être « ?
          Bigre! Il existerait donc une loi qui exigerait cela? Je n’en ai aucun souvenir.
          Sinon, apparemment tu la souhaiterais, non? Prolonger sur le Net l’état policier qui te révulse? Quelle horreur!
          Que fais-tu de ma Liberté? De ma créativité?
          Je t’em… Hadrien.

      • Pour les anciens du blog dsk quelqu’un me fait la traduction du pseudo « hadrien »? :)

        • @ Arsene

          On cherche toujours à dire vrai.

          @ Hadrien

          En attendant j’ai bien raison, il n’y a pas eu usurpation d’identité. Pour le reste, c’est vrai, mais tu t’en remettras. Y’a pire dans la vie

          Quant au tutoiement, c’est la règle sur le net. Tu devrais le savoir depuis le temps. Ca n’implique aucune complicité.

    • « Convaincre demande de la patience: tout l’art de gouverner consiste à faire passer les idées et à apprécier le moment où elles peuvent être mises en application »

      On peut bien sûr comprendre cette phrase comme un aveu de la théorie du complot ou de la domination, tel est le sens qui lui prête Hadrien ou Krimo.

      Je pense au contraire que cette phrase est plus un conseil pour l’action publique. Il n’y a pas de raison de penser que ce qui peut être utiliser dans un sens, celui des néo-libéraux, ne puisse l’être dans l’autre, celui des sociaux-démocrates.

      • Ne séparez pas, s’il vous plait, les deux phrases qui sont accolées dans le texte cité:
        « il nous a fallu vingt ans d’explications, de conférences pour faire admettre à 80% de la population qu’il était salutaire de compléter par une dose de capitalisation la retraite par répartition.
        Convaincre demande de la patience: tout l’art de gouverner consiste à faire passer les idées et à apprécier le moment où elles peuvent être mises en application »
        Ne séparez pas non plus la suite, dans l’esprit de Bébéar, qui n’a jamais rien fait que pour le profit de sa caste et de « ses semblables »:
        « les fonds de pension imaginés par Strauss-Kahn et Kessler pourront faire fructifier à souhait, sur…terres lointaines, les faramineux montants que représentent nos actuels budgets sociaux. Ne sont-ils pas supérieurs au budget de l’Etat ? Voilà donc qui est parfait… Aprés avoir spéculé sur les dettes budgétaires, le monde de la finance mondialisée pourra bientôt gagner encore plus d’argent sur les dettes sociales ! »
        Bien entendu, chacun aura complété de lui-même:
        « de nouveaux profits appauvriront le système, la part privatisée par les financiers, tandis que les pertes en cas de crise seront étatisées, c’est à dire encore pour le cotisant: on ne peut tout de même pas provoquer la faillite des fonds que l’on vient de crééer…tout comme les banques que Strauss-Kahn avait privatisées entre 97 et 99 et qui nous ont conduits tout droit à 2008 ! »

        Comme le rappelle opportunément la maxime en tête de ce blog,
        « L’homme libre est celui qui n’a pas peur d’aller au bout de sa pensée ! » (Léon Blum)
        Excellente référence, en effet que ce Léon Blum qui choisit le camp de la « non intervention » et qui ne porte pas secours au Frente Popular attaqué par les troupes fascistes de Franco, ainsi qu’en rend compte Wikipedia:

        [ Léon Blum propose le pacte de non-intervention, signé par la quasi-totalité des pays européens. Un comité est créé à Londres pour en définir les modalités. Chaque pays se voit chargé d’empêcher la livraison d’armes en Espagne.
        Or, dès 1935, entre la France et l’Espagne (où ni d’un côté ni de l’autre ne gouvernait encore de fronts populaires) un accord commercial avait été signé, dans lequel devait être livré des armes pour une valeur de 25 millions £. L’embargo sur les armes était donc une rétractation d’un engagement pris bien avant les Fronts populaires.
        Cependant, ce pacte est une énorme hypocrisie…l’Allemagne nazie et le gouvernement de l’Italien Mussolini commencent rapidement leurs livraisons aux nationalistes. Dès septembre 1936, l’Union soviétique dénonce la situation et entame à son tour des livraisons d’armes aux Républicains en échange des 510 tonnes d’or de la banque d’Espagne qui deviendra l’Or de Moscou.
        Léon Blum choisit dès lors la « non-intervention relâchée » (l’expression est de lui) ]

        On trouve également sur Livenet:
        [ La France de Léon Blum a eu un grand role dans la défaite de l’Espagne Republicaine notamment par son attitude diplomatique de non intervention mais aussi pour son refus d’envoyer de l’aide militaire et médical et de débloquer les fonds de la Banque d’Espagne qui étaient présents en grande quantité dans les coffres de la Banque de France. En revanche tout l’or fut reversé à Franco juste après sa victoire…
        Blum le 14 décembre 1936 déclara à Welczeck ambassadeur allemand que « ce serait vraiment jouer avec le feu si tous les efforts n’étaient pas faits pour empêcher la poursuite du combat entre idéologies dans l’arène espagnole. Pour commencer, toute entrée de combattants et de matériel de guerre devait être effectivement empêchée plus efficacement que jusqu’ici »]

        Enfin, Histoire du Monde nous rappelle l’essentiel:
        [ Léon Blum (9 avril 1872 – 30 mars 1950) est un homme politique socialiste français. Il fut l’un des dirigeants de la section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), et président du conseil, c’est-à-dire chef du gouvernement français, en 1936, 1938 et 1946. Il a marqué l’histoire politique française pour avoir refusé l’adhésion des socialistes à la IIIe Internationale communiste en 1920 et pour avoir été le président du Conseil du Front populaire en 1936.]
        Lui aussi devait penser que « Convaincre demande de la patience: tout l’art de gouverner consiste à faire passer les idées et à apprécier le moment où elles peuvent être mises en application » !

        • Encore une fois il faut recontextualiser les choses:

          – L’Allemagne, l’Italie et l’URSS étaient des dictatures et leurs gouvernements pouvaient mobiliser les moyens humains, financiers, matériels sans de grosses discutions.

          – En Angleterre et en France, seules démocraties libérales restantes, il fallait bien composer avec « l’opinion publique » divisée (idem pour Munich) et une classe politique pas toujours claire à ce sujet (position des radicaux notamment, membres du Front Populaire etc)

          – L’Espagne républicaine a aussi perdu parce que les forces qui la composait (Anarchistes un temps, PC, PSOE, républicains modérés) se sont divisés: guerre entre le POUM et le PC, guerre entre la République et les anarchistes, révolution sociale en pleine guerre en Catalogne etc

          – Enfin, et là c’est une appréciation personnelle, l’appareil diplomatique français, relais entre le gouvernement français et ses correspondants étrangers, n’a vraisemblablement pas donné toutes les informations au gouvernement Léon Blum ; et n’était pas favorable à l’expérience républicaine (dont l’issue était bien aléatoire du fait de l’agitation en vigueur)

          • En « contextualisant » façon PS, on peut tout justifier, et l’on dira aussi, aprés la défaite:

            – L’UMP, le Centre et le Front de Gauche « étaient des dictatures et…pouvaient mobiliser les moyens humains, financiers, matériels sans de grosses discutions ».

            – Le PS et Europe-écolo étaient les « seules démocraties libérales restantes; il fallait bien composer avec une opinion divisée, et une classe politique pas toujours claire »

            – La Gauche unitaire « a aussi perdu parce que les forces qui la composai(en)t se sont divisé(e)s »

            – « Enfin, et c’est là une appréciation personnelle », l’appareil politique PS, « relais entre sa direction et ses militants, n’a vraisembablement pas donné toutes les informations » à cette direction, « et n’était pas favorable à l’expérience » unitaire.

    • Non mais le problème du communisme est qu’il est soit une utopie, soit une nécessité scientifique selon les vues de Marx. Or le soi-disant socialisme scientifique n’était PAS scientifique, par exemple, contrairement à ce que pensait Marx, la mise en commun des moyens de production n’engendrait pas automatiquement la disparition de l’Etat. Bref je renvoie à l’idéologie allemande et à Stirner, en comprenant cette querelle du milieu du XIXe siècle, époque de transition entre le « jeune marx » et le « marx mûr », en comprenant cette querelle, donc, on voit que, pour faire court, Marx invente une nécessité scientifique à l’utopie communiste. Tout ça pour dire que les échecs des communisme ne sont pas à imputés aux révolutionnaires seuls étant donné que nombre d’erreurs remontent à Marx, et pour dire que le communisme n’est rien d’autre qu’une utopie, belle, certes, mais incompatible avec la réalité. Mais dire ou penser cela n’empèche en rien de lutter contre les terribles excès de la finance mondiale, pour ne parler que de cela.

  19. L’ÉDITORIAL
    D’ ALAIN DUHAMEL
    Publié le 18/11/2010 à 12:17 Le Point 39
    La gauche malade de la morale

    La gauche a toujours prétendu détenir le monopole de la morale. Rien n’est plus abusif. Que la morale constitue le squelette virtuel de l’identité de la gauche, a fortiori du socialisme, soit. La réalité des comportements, le témoignage de l’Histoire la contraignent cependant à beaucoup en rabattre. L’essai mordant et implacable de Christophe Prochasson (1) en fournit une démonstration difficilement réfutable. Bien sûr, depuis que la gauche existe, elle porte la morale en bandoulière. Saint-Just, Robespierre en faisaient déjà une spécialité mortelle. Après eux, les références plus rassurantes ne manquent pas : Jaurès et Blum, Mendès France et Rocard, Delors et Jospin illustrent la possibilité de concilier, fût-ce parfois à leur détriment, éthique et politique.

    La question est cependant de savoir si ces témoins de moralité sont aussi caractéristiques de leur camp qu’ils le voudraient. La réponse est bien entendu négative. Déjà, parmi les grands théoriciens ou doctrinaires du socialisme, la morale est loin de tenir une place éminente. L’exemple le plus frappant est évidemment celui de Marx, qui considère la morale comme un oripeau bourgeois. L’histoire politique est plus cruelle encore. Les deux figures de proue du socialisme à l’époque de l’affaire Dreyfus – Jules Guesde et Edouard Vaillant – ont dissuadé les ouvriers de se mêler à cette querelle de nantis. Malgré ses prétentions moralistes, le communisme réel a fait la démonstration d’un amoralisme féroce. Les socialistes, eux, n’ont jamais édifié de tyrannie. Leur participation au pouvoir les a cependant exposés aux mêmes tentations que la droite et ils n’y ont pas mieux résisté. L’effondrement de la IIIe République, la guerre d’Algérie les ont plus que compromis. Leur détestation proclamée de l’argent ne les a pas empêchés de sombrer eux aussi dans les  » affaires « , dans les compromissions. Leurs vertus ne sont pas si farouches.

    Faut-il en conclure comme l’auteur que la crise des social-démocraties européennes est avant tout une crise morale ? On peut en douter. Ce qui est reproché principalement à la social-démocratie, c’est d’avoir échoué à défendre mieux que la droite l’architecture sociale mise en place après la guerre. Ce qui lui fait le plus défaut aujourd’hui, c’est d’être capable de produire des solutions crédibles et spécifiques aux régressions et aux convulsions nées de la crise du capitalisme financier. Plus que des corruptions du pouvoir, le PS souffre de sa stérilité intellectuelle. Il manque d’idées et, lorsqu’il en a, il n’ose pas les assumer.

    1.  » La gauche est-elle morale ? « , de Christophe Prochasson (Flammarion, 19 E).

  20. OU L’ON VOIT QUE PIERRE MOSCOVICI RATISSE ECOLO POUR DSK :

    DSK avait parlé « des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne, ou une taxation et tarification du carbone », dans son entretien avec La Tribune du 19.11.10.
    « La voix de son maître » n’a pas tardé à le relayer:

    On apprend ainsi comment aborder le « lien entre crise sociale et urgence climatique, dans un cadre budgétaire … contraint »
    C’est par une idée nouvelle entre toutes:
    « l’efficacité des marchés carbone » et « ces nouveaux outils économiques : les différentes contributions et taxes (telles que la TVA) »
    Car « notre social-écologie doit enfin être [à] la dimension européenne… »

    [Il est vrai que notre TVA, légèrement inférieure à la moyenne européenne, avait besoin d’être augmentée pour peser encore un peu plus sur les faibles revenus. De même pour la taxation carbone. Rappelons que les taxes, contrairement aux impôts sur le revenu, ne sont ni progressives, ni même proportionnelles, mais constantes: la même pour Mme Bettencourt au revenu annuel de 400 millions, DSK qui reçoit 500 000 euros nets d’impôts, au FMI, et pour le chômeur en fin de droit. C’est génial !]

    • L’avènement de DSK est inéluctable. Il faudra t’y faire Hadrien. Ca ne devrait pas être aussi difficile que tu le prétends.
      En attendant, époumone toi si ça te chante… en pure perte!

      • EXACT.

        PS: DSK écrase les primaires
        Le directeur général du FMI est très largement le candidat préféré des Français et surtout des sympathisants socialistes, loin devant Martine Aubry, en recul.

        Mois après mois, Dominique Strauss-Kahn creuse l’écart avec les autres présidentiables socialistes. C’est ce que montre notre sondage, réalisé par l’Ifop les 25 et 26 novembre. Ainsi, 32% des Français souhaitent qu’il soit désigné candidat par ses camarades. DSK a maintenant 21 points d’avance sur Martine Aubry et l’écart est encore plus important chez les sympathisants socialistes, qui voteront lors des primaires (41% pour DSK et 17% pour Aubry).

        Depuis janvier dernier, DSK a gagné 16 points chez les sympathisants PS et 9 chez l’ensemble des Français, quand la patronne du PS fait, elle, le chemin inverse (-10 points).

        • Et ce ne sont que des sondages ! pas des votes : DSK , S.Royal , F.Hollande, M.Valls et A.Montebourg etc…tous soumis au vote ensuite on pourra dire qui devance qui !

          • Ah Marie…

            Dans une vie antérieure, je suis sûr que vous accompagniez ces généraux et autres personnalités publiques qu’on célébrait alors dans la Rome Antique, pour leur rappeler qu’ils n’étaient que des mortels

            Il faut bien que quelqu’un le rappelle ;-)

      • Benoit16 : L’avènement de DSK est inéluctable
        [Les médias se sont vite trouvés un candidat de rechange à droite, pour le deuxième tour. La preuve: 62% des français interrogés pensent que DSK est un homme de droite]
        PSchitt : DSK écrase les primaires
        [La pauvreté programmatique de ses concurrents PS n’en fait pas une lumière: il lui suffit de ne rien dire…et pour cause, comme il l’avait fait lors du débat des primaires 2007…avec le résultat final que l’on sait]

        • Il me semblait que le candidat de rechange de la droite était Fillon, voire Copé, voire Villepin.
          Mais DSK? Quelque chose a dû m’échapper.
          Qu’il fasse moins peur à la droite que Besancenot ou Mélanchon ne m’étonne qu’à moitié pour dire la vérité.
          C’est bien pour çà qu’il est le mieux placé pour remporter la présidentielle. « élémentaire » mon cher Hadrien.
          Mais il est vrai que je suis resté un esprit simple. Trop simple sans doute pour tous les esprits tordus comme toi qui sévissent (sévicent?) à gauche.
          Ce n’est pas bien grave, on fera avec. C’est prévu :O

          • L’usurpateur d’Hadrien-et-ses-semblables n’a pas l’air d’avoir ses neurones en état de marche:
            « C’est bien pour ça qu’il est le mieux placé pour remporter la présidentielle »,
            placé par qui et pour quoi ?
            « élémentaire », nous dit-il…
            Elémentaire, en effet: c’est précisément ce que nous avons démontré…

  21. Je ne crois pas en la fiscalité écologie.

    Le seul moyen est que l’état engage des grands chantier tourner vers se domaine pour que les entreprises innovante prennent le risque d’investir dans des technologie risqué(dans le résultat).

    Toute propositions fiscal ne provoquent qu’une distorsion des prix et situation de rentes.

    Il faut avoir une politique industriel écologique et non une politique fiscal écologique.

    • Guillaume, suis assez d’accord avec toi, l’idéal est que l’investissement (dans la production notamment) se fasse sans passer par l’aide fiscale.

      Un seul bémol : quand on part de zéro, je vois difficilement d’autre solution que l’aide fiscale (par des rabais fiscaux ou des sanctions fiscales) pour aider ou inciter l’industrie à se transformer. Non ?

      Je compare un peu ça aux quotas sur la parité. Sans quotas, il aurait été très très difficile de faire augmenter la proportion de femmes dans les exécutifs locaux et nationaux. Donc c’était une mauvaise mesure car discriminatoire ou dure à faire appliquer, mais une mesure nécessaire.

      Je sais pas si je me fais comprendre.

      Pour la taxe carbone, le problème n’était pas spécialement l’idée d’une taxe (elle existe dans d’autres pays et fonctionne très bien), mais bien qu’elle n’aurait apparemment rien changé aux comportements et aurait uniquement servi à rapporter de l’argent à l’Etat. Mais l’idée d’une taxe n’est pas forcément mauvaise en soi.

      • Je repousse totalement toute incitation fiscal dans ce domaine.

        Il faut des programmes Géant qui vont permettre de faire sortir de nouveaux domaine économique.

        Prenons un exemple facile.
        Pour l’habitat la grande mode est la réduction d’impôt, crédit impôt ou baisse de la TVA.
        Les arguments sont que cela dynamise le secteur et développe des technologie, c’est faux. Les prix sont calculé en fonction du cadeaux fiscal et la diminution des prix est jamais arrivé.*
        Pour la TVA l’argument est que cela diminue le travail au Black…l’autre méthode est de contrôler massivement(les chantiers) pour diminuer le travail au Black.

        Pour faire véritablement avancé les logements verts, la seul solution est que l’état annonce qu’il veut en finir avec les cités des années 60-70 en mettant un énorme programme de construction en marche. Le marché en étant très stricte sur les demandes(logement vert, sociale, rentable…)et sa taille va faire naitre un nouveaux standard de construction qui ferra naitre plein de nouvelles technologie.
        Un marché de cette taille est de plus de 200Mds€, on va me dire on a pas d’argent. Mais on parle d’un programme qui va être sur plusieurs années, qui va créer des milliers d’emplois, diminuer la facture énergétique(dans le long terme), créer des entreprises performante, créer des rentré fiscal et cotisations.
        De plus l’état investit des capitaux qui sont des actifs, on peut les vendre , les loyers, les faire fructifier.

        Le problème de la dette ne se pose pas car en face de la dette, il y a un actif qui va avoir une plus grande rentabilité.

        On peut faire ce schéma dans plusieurs domaine.

        L’état investit comme pompe d’amorçage et ensuite récolte les fruits de sont investissement de départ avec un multiple.

        La pompe fiscal ne fait que créer des situations de parasites économique qui vive qu’avec l’aubaine fiscal.

        • GuillaumeA

          Je suis en général assez en phase avec ce que tu dit mais la non, je ne suis pas d’accord.
          Je suis sure que si la TVA devient écologique tel que le proposait Sego, cela incitera à investir dans le durable et cela pourrait aussi doper la compétitivité des entreprises qui produisent en France vu qu’écologiquement parlant plus un produit vient de loin plus son empreinte écologique augmente

  22. Comme à son habitude Aubry sème le malentendu plutôt que de clarifier les choses. Le naturel reviendrait-il au galop ?

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20101127.OBS3732/razzy-hammadi-seule-martine-aubry-peut-etre-candidate.html

    L’embrouille continue donc, quoi de plus normal.
    Donc retour case départ : plusieurs candidats…puis une primaire…puis un(e) seul(e) candidat(e)…. Puis tout le monde derrière…comme un seul homme.
    Comme en 2007 ? C’est vraiment à pleurer…..

  23. Waou, on revient à la politique !

    « Quelles pistes poursuivre pour fonder cette nouvelle identité écologique, propre à la social-démocratie ?  »

    La prise en compte de l’écologie revient en partie à changer un paradigme : nos écosystèmes ne sont pas des entités dans lesquelles ont peu puiser infiniment. Prendre ou rejeter quelque chose dans l’écosystème a un coup (un prix) et ce n’est pas parce que l’on est propriétaire d’un bout d’écosystème que l’on est dispensé de payer.
    Je crois de plus en plus que la prise en compte de l’écologie passe par une redéfinition du droit de propriété : on peut posséder un droit d’usage et être propriétaire de la richesse tirée des écosystèmes, mais n’étant pas propriétaire de la nu-propriété, il faut soit garantir sa pérennité, soit payer pour ses dégradations.
    Dans ce système, je conçoit l’État comme le « tuteur légal » d’une sorte d’entité juridique (l’écosystème), une « personne écologique » similaire aux personnes morales.

    Dans un tel cadre, la taxe ou l’impôt a un sens autre que celui du méchant état qui pique l’argent du bon travailleur.

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