Plaidoyer pour la sérénité

L’annonce-surprise de la candidature aux primaires socialistes de Ségolène Royal – à qui j’adresse ma sympathie pour l’effraction dont son domicile a été victime – fait couler beaucoup d’encre et de salive. J’ai eu l’occasion de m’exprimer sur cette question, notamment hier matin sur RTL. C’est pourquoi j’insisterai ici surtout sur la sérénité qui doit guider nos actes, pour laquelle je veux plaider.

La surprise n’est pas, chacun le sait, le désir éprouvé par Ségolène Royal d’être à nouveau candidate à l’élection présidentielle. Elle l’a été en 2007, a capitalisé 17 millions de voix et aspire, depuis sa défaite face à Nicolas Sarkozy, à nous entraîner vers « de nouvelles victoires ». Certains s’interrogent, parait-il, sur l’envie de tel ou telle d’exercer la fonction suprême : la question ne se pose pas pour Ségolène Royal, dont toute l’énergie est tendue vers ce but. J’ajoute que sa démarche – que pour ma part je ne soutiendrai pas davantage en 2011 au stade des primaires que je ne l’ai fait en 2006 – est légitime : la Présidente de la Région Poitou-Charentes ne manque pas de qualités, elle a le droit de défendre ses thèses et de croire en son destin, de le proposer aussi à tous ceux qui voudront, je l’espère, participer à nos primaires. C’est pourquoi je n’approuve pas les attaques ad hominem contre elle, les qualificatifs – « incontrôlable », « imprévisible » ou « irresponsable » – dont certains ont crû bon de l’accabler : elle aura, quelle que soit sa position, son rôle à jouer en 2012, sa place dans le rassemblement indispensable des socialistes. On ne m’interdira pas, en revanche, de ne pas partager la totalité de ses conceptions de la politique et de défendre d’autres hypothèses pour 2012.

Le moment choisi est plus étonnant et pour tout dire plus dérangeant. Ce « kriegspiel » audacieux montre qu’il n’y a jamais eu de « pacte » à trois entre Ségolène Royal, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn. Il dément les propos tenus par l’ex-candidate à la présidentielle de participer à un « dispositif gagnant », de ne prendre aucune « initiative intempestive » sans ou contre la première secrétaire et celui qu’elle appelle tendrement « Dominique ». Là n’est pas l’essentiel : on peut y voir une stratégie ambitieuse ou une tactique habile, et, somme toute, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent – et les croient. Plus ennuyeuse est à mes yeux l’instrumentalisation de Dominique Strauss-Kahn, présenté à la fois comme « le meilleur Premier ministre » possible – ce n’est pas très convaincant – et comme le « mieux placé » pour la présidentielle – comprenne qui pourra. Ses décisions annoncées pour décembre – il n’en a jamais été question – auraient été livrées au journal allemand « Stern » – il n’y a pas parlé de la présidentielle française. C’est un peu gros, et j’ai la conviction que ça ne passe pas.

Je ne comprends pas que celle qui nous a représenté en 2007 – pour laquelle j’ai, en ce qui me concerne, fait campagne loyalement – et qui voudrait le faire à nouveau en 2012, ne respecte pas un calendrier adopté collectivement il y a peu de mois, en juillet dernier

Ma gêne est ailleurs. Elle vient de l’impact négatif de cette initiative individuelle sur l’image du Parti socialiste – présenté à nouveau comme divisé, voire éparpillé, à la limite du ridicule – sur le moral de nos propres militants et sur notre vivre-ensemble. Je ne comprends pas que celle qui nous a représenté en 2007 – pour laquelle j’ai, en ce qui me concerne, fait campagne loyalement – et qui voudrait le faire à nouveau en 2012, ne respecte pas un calendrier adopté collectivement il y a peu de mois, en juillet dernier. Je ne l’approuve pas. Ségolène Royal argue, pour se lancer dans la bataille, du fait que la droite aurait quant à elle bouclé son dispositif et que Nicolas Sarkozy serait, lui, en campagne. Ce n’est pas totalement faux, même si seul l’ex-RPR entoure désormais le Chef de l’Etat. Et alors ? La droite reste faible, le remaniement n’a eu aucun impact positif dans l’opinion, le discrédit du Président continue de grossir. Certes, beaucoup de Français voudraient se débarrasser demain du chef de la droite et rêveraient d’une élection immédiate. Mais la réalité est autre : 17 mois nous séparent encore de l’échéance décisive, et nous devons éviter l’emballement et la confusion.

C’est pourquoi je pense pour ma part que les socialistes ne doivent pas se lancer dans une interminable et dérisoire campagne interne, mais être au travail. On nous somme d’accélérer notre préparation – l’éditorial du « Monde » l’a fait hier. Je suis d’accord : encore faudrait-il choisir le bon terrain, le bon levier. Ce qu’on attend de nous, ce n’est pas de désigner maintenant celle ou celui qui portera nos couleurs en 2012, mais d’être une opposition solide, de consolider nos positions en remportant les cantonales et les sénatoriales en 2011, d’élever le niveau de nos propositions par un débat que je souhaite moins unanimiste ou simplificateur, mais davantage pluriel et rassembleur. Le temps viendra alors de conduire et réussir nos primaires – ce qui suppose, je l’ai écrit ici, le respect par tous de la règle commune. Non, nous n’avons pas à caler notre rythme sur celui de Nicolas Sarkozy, et pour ma part je n’entends pas suivre Ségolène Royal, pas davantage que les autres candidats déclarés aux primaires – dont l’avancée, en quête de notoriété est au demeurant plus compréhensible – lorsqu’ils anticipent sur nos procédures partagées.

Reste la question qui taraude beaucoup au Parti socialiste, de façon intéressée ou de bonne foi. Faut-il avancer notre calendrier ? Beaucoup s’interrogent, certains, à l’image des amis de François Hollande et maintenant de Ségolène Royal, le demandent. Je ne vois pas pourquoi, pour trois raisons. D’abord parce qu’à mes yeux il est le bon : je l’ai déjà écrit ici souvent, les primaires n’ont de sens que si elles sont assez proches de l’élection elle-même pour exercer sur celle-ci un effet d’entraînement, pour mobiliser et optimiser les « activistes » de son camp. Les faire trop tôt serait donc leur faire perdre toute force : un classique Congrès du Parti suffirait à une décision anticipée. Ensuite parce qu’il n’y a aucune cause probante pour être fébriles, ou pour revenir sous la pression de quelques uns sur une décision longuement mûrie et adoptée il y a peu de mois. Enfin, il y a, ne faisons pas de langue de bois à l’excès, le « facteur Strauss-Kahn ». Le calendrier du Parti n’a pas été défini sur mesure pour lui, mais il ne doit pas être bougé sans lui, voire contre lui. Une course lancée trop tôt, des procédures bousculées sans motif suffisant pourraient avoir comme seul effet de créer des difficultés à celui d’entre nous qui est, et de loin, le mieux placé. Il ne l’est pas seulement dans les sondages, mais en réalité parce qu’il correspond le mieux, par sa personnalité, par son expérience, à l’agenda de la présidentielle de 2012 – qui aura pour objet de rassurer et rassembler le pays après le dur quinquennat sarkoziste, en définissant un chemin de sortie de crise. Il est, comme l’a dit Vincent Peillon, une chance pour la gauche, une chance pour la France. Ne la gâchons pas par inquiétude du bon plaisir.

Améliorons d’abord le fonctionnement du Parti autour de la Première secrétaire, Martine Aubry, faisons davantage entendre sa diversité, en travaillant mieux sur le fond, en étant plus crédibles, plus convaincants

Notre « feuille de route » est simple. Améliorons d’abord le fonctionnement du Parti autour de la Première secrétaire, Martine Aubry, faisons davantage entendre sa diversité, en travaillant mieux sur le fond, en étant plus crédibles, plus convaincants – notamment à l’occasion de la « Convention des Conventions ». Menons ensuite, ensemble, les derniers combats électoraux locaux de ce quinquennat, et gagnons les nettement. Tranchons, enfin, la question, décisive mais pas encore brûlante, de notre leadership, au terme de primaires maîtrisées et tournées vers notre rassemblement. Je serai, pour ma part, présent à chacune de ces étapes, en m’efforçant de trouver le ton et le temps justes, en étant disponible pour le parti, pour ses candidats aux cantonales, pour participer à la finalisation de nos travaux programmatiques, pour jouer mon rôle dans les primaires : je serai sans réserve aux côtés de Dominique Strauss-Kahn, s’il se lance comme je le souhaite, ou sinon présent pour faire entendre une voix porteuse à la fois d’expérience et de renouveau, pour incarner les idées que nous défendons ensemble depuis longtemps, celles d’une social-démocratie moderne, d’une ambition de transformation crédibles, celles dont, j’en ai la conviction, une majorité de Français ont besoin, celles qu’ils attendent. Comptez sur moi pour être à la fois calme, responsable, déterminé et vigilant.

Photo: CC par bogenfreund

89 réflexions au sujet de « Plaidoyer pour la sérénité »

  1. Aujourd’hui je suis militant au parti et je n’ai rien à dire à mes proches sur ce que le PS pourrait proposer demain… Les conventions sont des des compromis dont la seule vertue est de décrire les fondamentaux du socialisme sans blesser aucun courant. Mais rien n’engage, rien ne donne les priorités de demain. Comment convaincre les gens d’aller voter et encore plus pour nous? Il faut désigner plus tôt notre candidat et se lancer derrière lui ou elle, au lieu de reconstruire « la machine à perdre » de 2007.

  2. rester pas devant votre petite tele pour juger gbagbo. ya une constitution ki exsiste bien dans mon pays. respecter la autant ke vous respecter la votre. merci

    • La constitution ivoirienne, j’ai cru lire, pas à la télé, qu’elle disait que le président doit être élu et pas autoproclamé…mais peut-être que c’est moi qui ai mal lu.

  3. (désolé, je poursuis le post précédent, inachevé)
    Et après?…
    Le candidat du PS devra être capable de répondre à cette question.

    La France à une dette excessive qui continue à courir. Le service de la dette est d’environ 44 milliards et augmente de 3 à 5 Milliards par an.
    C’est catastrophique.
    Le prochain président, qui sera socialiste, je l’espère, devra solutionner ce problème. Pour l’instant j’ignore qui en est capable. Strauss-Kahn est indisponible. Il aura peut-être d’autres missions pour le FMI ou d’autres sociétés internationales. Donc il faut trouver quelqu’un de valable dans le microcosme socialiste français.

    Bien qu’à l’affut je vous connais mal et n’ai aucune idée de l’homme ou la femme qui pourra assurer le rôle de candidat à l’investiture…A vous de diffuser clairement vos idées.

    • la majeure partie de sa mission sera achevee en juin au g20, apres c est l ete et campagne pour sa succession qui pourrait echoir a un pays emergent, ce serait un symbole fantastique et un passage de relais extraordinaire. en consequence la non disponibilite de dsk n est qu une histoire de timing et de symbole.

  4. Bonjour,

    La candidature de Ségolène a mis à jour une nouvelle fois les divergences entre socialistes. Je suis consterné de voir que ceux-ci sont davantage préoccupés à taper sur leurs « concurrents » de leur parti que de parler de politique et d’avenir.

    Certains Etats Européens sont en faillite. Les plans d’aide ne permettent que de gagner du temps. Jusqu’en 2013. E

  5. Gbagbo réinvesti…par lui même. Les seuls socialistes à sortir du bois sont Lang et Emmanuelli amis proches de Gbagbo. Hallucinant!

  6. Simple courrier d’un militant de base du 22 :
    Il est temps de revenir aux bonnes conduites de 2010, de la part des cadres du Parti, tous nos Tribuns.

    S’adresser aux Français pour parler des problèmes essentiels, du « comment » c’est possible autrement,… et ne pas se prendre les pieds dans un tapis, aussi rouge soit il, de débats interminables sur la légitimité de X ou Y à proposer sa candidature aux primaires.

    Ce processus sera important, ne lui donnons ni l’apparence d’un gadget, ni l’importance d’un enjeu qui serait l’exclusif de nos préoccupations. Nous avions pour ambition, faut il le rappeler, que ce processus soit ouvert à tout le peuple de Gauche, et leurs représentants. On le voit bien maintenant, il se « réduira », à une consultation large de candidats issus exclusivement du PS. Il n’en reste pas moins, un mode de fonctionnement bien plus légitime et démocratique que les désignations à l’applaudimètre ou aux votes de façade.

    Par trop, probablement, nous considérons que nos débats nationaux, fédéraux, parce qu’ils sont riches, parce qu’ils sont le signe d’une vraie démocratie au sein du Parti, comme étant naturellement compris par celles et ceux qui ne sont pas de ce Parti. Erreur. En politique, il n’y a rien de naturel. Ce qu’ils retiennent, c’est plus nos débats,nos désaccords temporaires, moins nos synthèses. Tellement en attente de résultats, de propositions concrètes, ils se fichent pas mal, voire ils s’inquiètent, de nos points de vues divergents, aussi organisés et structurés (Courants / « Tribus » ) soient ils.

    Le PS est un parti qui travaille, qui propose. Cette année, pas moins de 4 conventions ont mobilisé les militants : « nouveau modèle économique, social et écologique », « international », « Rénovation » et « Egalités Réelles ». Si les trois premiers n’ont eu qu’un faible écho auprès de la population, malgré la richesse des propositions, le dernier fut largement médiatisé. Certes l’actualité sociale aura, sur les 6 derniers mois, éclipsé ce que nous considérions à juste titre, comme des éléments constitutifs d’un programme d’alternance, de transition pour les années à venir. Mais ceci n’explique pas tout. A l’inverse, dans un calendrier social toujours chargé, sur fond de remaniement ministériel sans fin, la lumière des projecteurs revient subitement sur la dernière Convention, à la faveur de quelques remarques et retenues (amendements) … immédiatement relayées. Le bénéfice crédibilité acquis dans la discrétion médiatique depuis 6 mois, se voit alors, entamé.

    Nous avons collectivement la responsabilité d’entretenir l’alchimie si fine à obtenir, entre la nécessité d’afficher une cohérence Politique globale, altruiste, , tout en laissant les candidats au primaires, pouvoir exprimer leur sensibilité.

    Et ces sensibilités doivent être mises au service d’un bien commun futur, et non, comme cultivant aux yeux de nos concitoyens, autant d’obstacles insurmontables à l’élan d’un nouvel espoir d’équipe.

    A chaque tribunes, de nos réunions internes au plateaux TV, Presse, Radios, nos tribuns se doivent d’adapter leurs discours. Ainsi, nous pourrons concilier, sans nous renier, notre pluralité avec nos objectifs communs.
    Eric Bothorel

    • Merci Eric, et j’ajouterais qu’il serait de bon ton d’imaginer le moyen de rédiger une « wikivention » faisant intervenir les internautes qui le voudraient avant de demander aux gens d’aller aux primaires.

      Nous devons faire exploser les schémas de communication politique classique : « quelqu’un diffuse un message (à la tribune, dans un document) en direction d’un auditoire » pour passer à « nous mettons en place un tuyau où l’information circule largement dans tous les sens et s’enrichit jusqu’à arriver à une vision partagée ». J’ai bien dit vision, pas liste de courses.

  7. Je reposte une réponse qui est partie au mauvais endroit

    @Marie : « Bloggy » n’a pas il me semble introduit le thème des sondages, je n’ai pas retrouvé où j’aurais cité le 63% et je ne les considère que comme des photos du moment, pas une prédiction sur l’avenir. Mais c’est gentil d’avoir pensé à moi quand même.

    Pour ce qui est de DSK, je dis et répète que même si ces sondages sont sympas pour lui, ses avantages sont ailleurs et bien plus solides qu’une photo. Il est celui en qui les gens ont confiance pour comprendre et résoudre la crise économie et sa position lui donne un avantage fantastique en terme de stature internationale. C’est pour cela qu’aujourd’hui il est bel est bien le meilleur candidat du PS, personne ne pouvant rivaliser avec ces 2 atouts majeurs pour 2012, ni à gauche, ni à droite.

    Voilà pourquoi il sera élu.

  8. Elections Solférinesques en COTE d’Ivoire.
    Le PS doit envoyer d’urgence Lang(avide de missions en tout genre rémunéres)et le spécialiste en élections Vaillant pour créer une comission de recollement)
    .Nous avons là les deux meilleurs experts.

  9. Les sondages sont de plus en plus ridicules et on finit par se poser des questions sur la volonté de certains d’orienter les résultats.

    Pour les primaires le sondage est fait en laissant en compétition DSK et AUBRY alors qu’ils ne se présenteront pas l’un contre l’autre.

    L’intéressant serait un sondage sans DSK et un avec avec lui mais sans MA encore que…si DSK est là SR a prévu de se retirer.

    Par contre ce soir encore on se ridiculise sur France 2.

    Pourquoi ne pas avoir obligé les prétendants à signer une charte les engageant à respecter le calendrier…

  10. Je reviens à la charge sur la Côte d’Ivoire mais là c’est un vol manifeste! Le conseil constitutionnel présidé par un membre du FPI déclare Gbagbo vainqueur avec 51% des voix quand la CEI donnait OUattara gagnant avec 54 hier.

    Il faut monter au créneau maintenant, ce soir et manifester notre indignation. Il ne faut pas attendre Lang et Camba pour prendre une initiative.

  11. SÉRÉNITÉ?

    Selon un sondage exclusif CSA – «le Parisien» – «Aujourd’hui en France» à paraître vendredi sur les primaires socialistes, DSK continue de faire la course en tête (29%) devant Ségolène Royal qui réussit à faire une percée (19%) et Martine Aubry (16%), qui accuse le coup. En s’étant déclaré lundi candidate aux primaires, qui doivent avoir lieu entre juin et octobre 2011, Royal tire son épingle du jeu.
    Autre enseignement de ce sondage : les Français doutent du PS. Ils ne sont plus que 36% à se déclarer prêts à aller voter pour désigner le candidat socialiste pour la présidentielle 2012. En juin dernier, ils étaient 43%. L’érosion est aussi sensible parmi les sympathisants socialistes qui, dans la même période, passent de 71% à 64%.
    Et les Français sont sévères à l’égard d’un PS qu’ils ne jugent pas à la hauteur de la situation: 55% ne croient pas à son efficacité pour faire émerger le meilleur candidat (50% des sympahtisants PS), pas plus que pour élaborer le projet présidentiel (57% d’avis négatifs, les sympathisants PS étant plus indulgents).

    • Une primaire sans enjeux perd de son intérêt. Si l’enjeux n’est plus le candidat, à nous maintenant d’aller chercher les citoyens pour leur demander ce qu’ils attendent de nous. Cela fait aussi partie de la définition de notre programme. Attention à ne pas tomber dans le piège de la « liste de courses » ou la séance psy un brin condescendante mais bien de rétablir un lien, un dialogue, un intérêt.

      A défaut d’être un choix de candidat, ces primaires doivent devenir un forum. Le web est un outil essentiel ici mais il faut bien en comprendre le mécanisme : le PS ne doit pas faire de la « présence » et coller des affiches mais de créer une communauté où les échanges permettent les enrichissements mutuels (la coopol ne semble que très partiellement réussir dans cet objectif). Solférino doit abandonner le « contrôle aristocratique » et « organiser l’anarchie », nous ne sommes plus à l’ère de la diffusion de la parole, mais de l’enrichissement des échanges, plus du texte sur un papier mais des flux dans un tuyau.

  12. Pierre, Il devient impossible de laisser JAck Lang comme seule voix socialiste sur les évènements en Côte d’Ivoire. Son passegae sur Inter ce matin est scandaleux, et ses propos durs à avaler pour nous progressistes et démocrates. On sentait qu’il était douloureux pour lui d’appeler aux partisans de Gbagbo de renoncer à s’accrocher au pouvoir. Il était insupportable de l’entendre donner un crédit démocratique à un individu qui a confisqué le pouvoir pendant 5 ans, fait enlever et assassiner des journalistes.

    Il faut monter au créneau. Lang n’a plus aucun crédit au PS, mais les médias demeurent clients de cet illuminé qui en 5 min d’interview parvient à saluer Gbago et Sarkozy et critiquer son parti.

    • Tout a fait d’accord ! Toujours pas de réaction officielle du PS, sympa pour les peuples africains. Heureusement Hollande et Désir sauvent l’honneur du PS. Il faudrait que quelqu’un dise à Emmanuelli, Lang et Le Guen que ce n’est pas parce qu’un parti dirigeant dans soin pays, est membre de l’international socialiste qu’il est pour autant fréquentable.

      Cela dit pour des positions de principe conforme au droit de l’Homme on n’attend pas vraiment le PS non plus, heureusement pour tout les démocrates de la planète Amnesty et la FIDH existent toujours.

  13. Une chose importante. Oui il a été prévu des primaires et tout le monde peut s’y présenter mais il a été dit: Le Ps doit faire des propositions et trouver dans le cadre des primaires celui qui les portera le mieux.

    Les 3 candidats déjà déclarés le font avant même que ces propositions soient sorties et avec leurs propres propositions. Ils se mettent donc en marge du système.

    Plus grave, aujourd’hui Sarkozy ressort avec une cote de confiance de 24% et que voit on dans les journaux, une multitude de sondages ridicules sur les primaires socialistes. Je dis ridicules puisqu’ils mettent en opposition MA et DSK alors qu’aux primaires ce sera l’un ou l’autre. Pour avoir une approche fiable il faudrait un sondage sans DSK et un autre sans Aubry mais avec DSK sachant en plus que si DSK est là SR a laisser entendre qu’elle se retirerait.

    En ce qui me concerne je demeure persuadé que les différences entre nos candidats sont faibles. Il faut donc soutenir celui qui a le plus de chance de battre cette droite dont nous ne voulons plus. Jouer perso sur un candidat est la pire des choses. C’est la division assurée et la défaite dans la foulée d’autant que je suis de plus en plus persuadé que ce sera difficile car Sarkozy n’ira pas.

    • « je demeure persuadé que les différences entre nos candidats sont faibles. »

      Politiquement, il serait souhaitable d’avoir des propositions qui sortent enfin d’ailleurs que de la vieille marmite PS, tout en restant dans la philosophie politique de la gauche (réforme, identité collective, solidarité, rôle de l’État, laïcité, rapport à la norme / émancipation, …)

      Ensuite, il y a les parcours et les qualités qui sont personnelles, et là il y a de grosses différences.

  14. Selon un sondage IFOP réalisé le 30 novembre à paraitre vendredi dans France Soir, 57% des sympathisants du PS approuvent la candidature de Ségolène Royal aux primaires organisées par le Parti socialiste.

    Il est utile de le dire car dans le même sondage ramené à tous les Français, droite et gauche, ce qui n’a pas de sens, la proportion est de 37% de Français qui approuvent. Et comme on connaît les manipulations de présentation des sondages, nous ne sommes pas à l’abri d’un matraquage sur nos écrans et radios d’un : « 63% des Français ne sont pas d’accord avec Ségolène Royal ». Un citoyen informé en vaut deux!

    Face à une Droite qui ne cache pas sa préparation à la prochaine présidentielle pour faire réélire Nicolas Sarkozy, il est temps de partir à l’écoute des Français pour mieux se rassembler, pour agir juste, et les convaincre que nous devons et pouvons ensemble prendre notre destin en mains.

    • Merci de le souligner (57% des sympat.) car certains préfèrent dire ; elle n’a pas de soutiens, un relais militant pas clair ! …
      Navrant comme les commentaires de Mrs Lang, Fabius, Collomb etc… qui n’ont semble-t-il pas souvenir de ce qu’a donné la division au PS en 2007 .

      • Je pensais que les sondages n’avaient pas de valeur… ou alors seulement quand ils sont en votre faveur ? Pff!

          • Bloggy, afin de ne pas reproduire le résultat de 2007 il serait préférable de ne pas être contre un candidat (e) de son parti , et laisser faire les primaires !

        • C’était en réponse à ceux qui les utilisent comme Bloggy qui cite 63% etc…et de rajouter sans soutiens, sans enthousiasmes…, pour ma part j’ai toujours dit que les sondages n’étaient pas des votes et en avril 2002 les sondages n’avaient rien annoncé …

          • @Marie : « Bloggy » n’a pas il me semble introduit le thème des sondages, je n’ai pas retrouvé où j’aurais cité le 63% et je ne les considère que comme des photos du moment, pas une prédiction sur l’avenir. Mais c’est gentil d’avoir pensé à moi quand même.

            Pour ce qui est de DSK, je dis et répète que même si ces sondages sont sympas pour lui, ses avantages sont ailleurs et bien plus solides qu’une photo. Il est celui en qui les gens ont confiance pour comprendre et résoudre la crise économie et sa position lui donne un avantage fantastique en terme de stature internationale. C’est pour cela qu’aujourd’hui il est bel est bien le meilleur candidat du PS, personne ne pouvant rivaliser avec ces 2 atouts majeurs pour 2012, ni à gauche, ni à droite.

            Voilà pourquoi il sera élu.

  15. Eh bé!!! Ségo semble être encore une obsession pour beaucoup. Je ne comprend pas, cela fait des mois pour ne pas dire des années qu’on dit que les primaires sont importante, qu’il faut s’y investir et quand des candidats se déclare on les accuse de diviser le PS.

    Mais bon sang! Pourquoi avoir défendu la mise en place de ce processus,pour s’invectiver à chaque fois que quelqu’un se présente ?

    Bon gré mal gré, les candidatures seront officiel en juin alors pourquoi en faire un drame quand aujourd’hui on se déclare candidat, personnellement j’ai toujours pensé qu’il fallait une campagne longue pour enraciner le programme des socialistes dans la tête des français qui pensent toujours que le PS n’a pas de programme. je n’avais pas penser à une période de prè-campagne, et bien je pense que ceux qui se déclarent aujourd’hui offrent une belle opportunité au PS pour le peu qu’ils commencent à parler projet,à débattre, à dévoiler leur idées, leurs stratégies, leur vison politique et qu’on arrête les attaques personnelles pour tout et n’importe quoi, ça en devient ridicule.

    Il y a de fait aujourd’hui une pré campagne, positivons et profitons en pour investir et faire campagne aussi les sénatoriales qui sont de nature assez compliqué médiatiquement parlant.

    Rien n’empêche Aubry de se déclarer quand elle le voudra, contrairement à ce qu’on dit la candidature de Royal ne l’engage en rien, tout comme l’imam caché lui aussi pourra se déclarer quand il en aura l’envie, ce n’est pas de la faute de Royal si celui préfère rester à la tête du FMI poste prestigieux s’il en ait mais qui ne lui confère aucun pouvoir sauf sur son institution. Ce poste de fonctionnaire international ne lui permet absolument pas de changer quoique se soit dans le système financier international, au contraire il est dans l’obligation d’assumer la politique épouvantable de son institution sans même piper mot, même un maire de village à plus de poids dans son village que DSK du haut de son poste prestigieux.

    A ceux qui soutiennent vraiment DSK, faite une pétition et demandez lui de démissionner, pour le peuple irlandais, pour le peuple grec … pour la gauche, c’est le mieux qu’il puisse faire.

    • J’aurais plutôt dit :
      eh be ! Le PS est reparti dans ses bisbilles autodestructrices.
      Mais bon…

    • Démissionner pour avoir sauver la Grèce de l’effondrement ? Démissionner pour avoir dit aux Irlandais que leur système ultralibéral devait s’arrêter et qu’un impôt raisonnable devait être collecté ?

      Quant à SR, elle entre en candidature, il est normal que cela soit commenté et il est nécessaire que ces commentaires soient politiques et non personnels, comme il va être normal de comparer ce qu’elle dit avec ce que dit EV ou AM les 2 autres prétendants déclarés.

      • @Jonas

        Oui mais dans ce cas là on ne revendique pas l’organisation de primaire si on pensent que celles ci ne provoque que des bisbilles autodestructrice, il faut être cohérence

        @Bloggy Blag

        C’est une blague ou tu te fous de la gueule du monde? Ce genre de sauvetage de la Grèce aucun homme de gauche en France ne l’accepterai si celui ci était imposé au Francais. Quant aux irlandais ce n’est pas leurs impôts qui les ont mis en faillite mais leurs banques. Dans les deux cas c’était une capitulation au marché et aux spéculateurs qui s’en prenne aux état par le FMI et l’UE et dans les deux cas c’est le peuple qui en a subit les conséquences pas les responsable.

        Alors DSK et ses conseils aux irlandais il peut se les garder, d’ailleurs à sa place je me cacherai sous terre devant le regard des irlandais qui ne veulent pas de son aide à la noix pour sauver les banques européennes, alors se permettre de faire la leçon franchement c’est un manque de décence.

        Quant à Royal, qu’il soit normal de commenter ses actions ok, mais l’attaqué comme elle l’a été juste parce qu’elle se dit candidate d’une primaire décidée par les militants il y a plus d’un an, la aussi il y a un manque de décence surtout quand ces attaques personnelles viennent de socialistes.

        • @armelle
          Papandréou, il est de droite peut être? COmment pouvez-vous vous offusquer du plan mis en place par le FMI à un pays qui truque ses comptes publics, et où la fraude fiscale est un sport national. On parle de la Grèce, pas du Zimbabwe ou de la Bolivie.

          Les erreurs du FMI étaient d’appliquer des remèdes de cheval à des économies pauvres: demander l’équilibre budgétaire à un pays en développement est aberrant. Demander à la Grèce de retrouver une situation saine de ses finances publiques n’a rien de scandaleux. Le FMI apporte de l’argent et fait des recommandations aux Etats afin d’éviter une nouvelle intervention ultérieure. Tu aurais dit quoi au grecs? Continuez! Et pusi quand tu regardes le contenu du deal passé entre le gouvernement grec et le FMI, il est difficile de remettre en cause beaucoup de mesures qui préconisent aux plus riches de payer l’impôt. Exactement ce que demande la gauche aujourd’hui.

          Le FMI n’impose rien. Il propose son aide et demande des contreparties. IL n’applique pas de manière forcée un plan.

          • Le FMI et l’UE (pas seul donc ) a bien forcé les irlandais à accepter leurs aides, c’est bien pour cela qu’il va y avoir des législatives anticipé.

            Quand à la Grèce, les gouvernements de droite on bien falsifier les comptes mais apparement ce n’était pas le seul pays dans ce cas. Et même avec ces falsifications la Grèce à moins de dette que beaucoup de pays qui n’ont pas subi l’assaut des spéculateurs. Donc c’était bien les spéculateurs et le marché financier qu’il fallait sanctionner pas le nouveau gouvernement grec qui n’y est pour pas grand chose et encore moins le peuple grec.

            D’ailleurs après l’aide du FMI le pays est devenu une terre d’émigration, les grecs prennent le voile pour trouver un avenir meilleur sous d’autre cieux.
            Quand à l’accusation que les grecs sont des maitre en fraude fiscal pour justifier les mesures qu’on leur à imposer je connais quelques grecs que j’ai vu il y a quelques mois à Paris scandalisé par ces accusations.

            L’UE pouvait venir en aide à la Grece sans passer par le FMI mais en l’autorisant à emprunter de la BCE comme le font les banques et en regulant sévèrement le marché mais au lieu de cela le FMI et l’UE ont préféré s’en prendre au peuple.

            Même chose pour les irlandais qui ne voulait pas de l’aide pour sauver les banques mais le FMI et l’UE avaient peur pour les banques européennes qui elles se gavent comme jamais, bon sang mais ces banques n’ont qu’a se mutualiser et monter un fond d’urgence mais non puisque les états et le FMI vient à leur secours chaque plainte en piochant dans l’argent public et en plus elles ne se font même pas confiance entre elles, il n’y a que les états et le FMI pour leurs faire confiance.

            On a demandé à l’Irlande de ponctionner leur fond pour les retraites pour sauver une banque, le FMI de DSK trouve ça normal. Si toi tu trouve cela normal et bien moi ça me donne l’envie de lui envoyer mes bots en pleine figure.

          • D’ailleurs il parait que Sarko à fait la même chose en douce il a ponctionné le FFR pour resorber(un peu) les déficits.

            Ne me dit pas que c’est DSK qui va s’en offusqué? J’imagine déjà un tête à tête DSK/Sarko au second tour des présidentielles parlant d’injustice sociale, on va bien rire ce jour là …. jaune.

          • Mouais … ça c’était à l’époque ou DSK était aussi maire de Sarcelle, Sarko pouvait encore recevoir des leçon de justice social par contre recevoir aujourd’hui des leçon d’un type qui vit une vie de milliardaire, qui a un salaire d’un demi million de dollars et qui se permet de demander au pays en pleine crise de diminuer les salaires des smicards et préconiser des mesures d’austérité libéral qui affectent principalement les classe populaires et moyennes.

            Crois moi, il l’enverra balader si DSK ose dire un mot sur sa politique injuste. Je ne sais pas si DSK est toujours de gauche ou pas, je ne fais pas dans l’inquisition mais en tout cas, il n’a aucune crédibilité aujourd’hui pour parler social.

          • N’importe quoi!

            Les grec on voté pour leur goouvernement car celui ci n’avit aucun choix, il se faisait attaquer par les marché et n’avait aucune marge de manoeuvre et aussi pour sanctionner leur droite qui ont demander l’aide de Goldman sach.

            Mais avec ce vote en aucun cas ils n’ont accepté le plan de sauvetage, ils savent très bien que l’UE aurait plus faire autrement sans sacrifier le peuple.

          • @Armelle : bien sûr que si ils avaient le choix.

            Ils pouvaient faire comme l’Argentine naguère (cessation de paiement) ou comme la Hongrie (dire merci au FMI et ne pas avoir recours à leur aide).
            Là ils ont dit « même si la pilule a du mal à passer, ok pour le plan Papandreou / Europe / FMI ».

          • Pas facile, pour faire comme l’argentine il faut être économiquement et financièrement indépendant. La Grèce elle dépend financièrement de la zone euro et de la BCE.

        • Quant à l’Irlande, il est quelque peu étrange de voir certains socialiste se taire sur la politique qui fut peut-être la plus libérale d’Europe et s’offusquer des actions de sauvetage.

          • Et alors parce que l’Irlande et un pays libéral c’est bien fait pour eux, les irlandais doivent casquer et sauver les banques européenne ?

            Étrange de voir certains socialiste se taire sur une politique européenne qui fait fi de la solidarité et qui préfère faire payer les peuples et avoir recours au FMI au lieu de s’attaquer aux spéculateurs qui font la guerre aux pays.

          • Non, c’est pas « bien fait », juste que je constate que vous tapez plus facilement sur ceux qui viennent sauver les meubles que sur ceux qui ont mis le feu à la maison.

          • Et toi tu tapes plus facilement sur les pays que sur les spéculateurs.

            Si je n’hésite pas à taper sur DSK, Sarko, Merkel, Trichet & co c’est qu’ils font comme toi et n’ont pas déclarer la guerre aux tenant du marché qui veulent la peau de l’Euro.

        • « Quant aux irlandais ce n’est pas leurs impôts qui les ont mis en faillite mais leurs banques »

          Je suis pas tout à fait d’accord Amelle.

          On est d’accord sur le fait que le sauvetage du système bancaire irlandais en 2007-2008 a augmenté le déficit public.

          Mais c’est la fiscalité irlandaise (faible à l’égard des entreprises) qui est à l’origine de la spécialisation économique de l’île dans la finance et la banque (et dans des proportions exagérées).

          Ces différentes crises (grecque, irlandaise, demain protugaise ou espagnole ?) qui touchent actuellement l’Europe révèlent, au delà des méfaits réels de la spéculation et de la financiarisation des économies et des stratégies économiques, l’insuffisante intégration économique de l’UE.

          C’est ce qu’à rappelé DSK dans son intervention en Allemagne auprès des banquiers centraux. J’y vois même dans son analyse un avertissement à l’égard des Etats-membres: soit vous vous coordonnez davantage et faites le fédéralisme fiscal, soit vous restez comme ça et le FMI devra intervenir à chaque crise pour sauver l’euro.

          Je rappelle que le FMI intervient généralement auprès des Etats qui connaissent de graves difficultés économiques et financières (dont un pb de financement). Donc non, les mesures qu’il préconise ne sont jamais très agréables.

          • Tout à fait Pablo, avec un impôt trop faible, on a un État faible qui ne peut contrôler et secourir son système bancaire (ils ont dû reprendre la dette privée à leur compte sans en avoir les moyens). La faillite irlandaise est aussi la faillite du système libéral européen.

          • Non mais ce n’est pas à moi qu’on doit convaincre qu’une politique libéral est mauvaise en soi. Sauf que jusqu’a preuve du contraire ni l’UE ni le FMI n’ont obligé l’Irlande de revenir dessus.

            Ils ont été fort pour imposer une baisse de salaires et des hausses de taxe pour les couches moyenne et populaire mais pas pour imposer une hausse d’impot sur les sociétés et sur les plus riches que même Warren Buffet et Bill Gates défendent aujourd’hui.

            Preuve que la politique libéral ne gêne ni le FMI ni l’UE dont la majorité des gouvernement sont de droite.

  16. « Mais la réalité est autre : 17 mois nous séparent encore de l’échéance décisive, et nous devons éviter l’emballement et la confusion. »

    Il est fondamental de le rappeler, je me demande si, malheureusement, certains et certaines (françaises, français, belges, belges…), au PS, n’auraient pas tendance à l’oublier.

  17. Il semble d’ores et déjà que le coup de poker n’a pas très bien marché.
    * Pas de soutiens déclarés.
    * Pas d’enthousiasme détecté http://www.lepost.fr/article/2010/12/02/2326821_primaires-au-ps-les-francais-desapprouvent-la-decision-de-segolene-royal.html
    * et pire que tout peut-être, sa déclaration prématurée la met en compétition, donc au même rang que Valls et Montebourg, la faisant apparaît comme une candidate pour « l’avant élection » http://www.lepost.fr/article/2010/12/02/2326347_sondage-dsk-remporterait-les-primaires-du-ps.html
    * un relais militant pas très clair avec un air de déjà vu (l’histoire de la légitimité) et avec des attaques personnelles qui n’amusent plus personne.

    Dégât collatéral, elle semble entraîner Martine qui si elle se déclare maintenant colle à SR partie trop tôt, et si elle ne le fait pas colle à DSK qui apparaît d’autant plus présidentiable qu’il rivalise avec efficacité avec Sarkozy au niveau international.

  18. Pourquoi Pierre votre texte ci-dessus ne s’adresse pas aussi à Mrs Valls et Montebourg candidats déclarés avant Ségolène Royal !

  19. Bon ou pas trop bon, le calendrier des primaires (bonnes, pas trop bonnes ?) a été adopté collectivement. On s’y tient ou on va voir ailleurs.
    Agir en marge des règles convenues en commun, c’est se placer en marge du parti. On en a d’ailleurs le droit mais, alors, on s’en va comme Jean-Luc Mélenchon.
    Pierre Moscovici abuse de la litote : « je n’approuve pas » ! Moi,vermisseau de base, je désapprouve, je réprouve.

    • Il me semble bien que la 1ère élection de Mitterrand s’est faite alors qu’il s’est déclaré à l’automne, quant à la suivante c’est encore plus tard il me semble.
      N’est-ce pas une règle de la Vème qui veut que celui qui part trop tôt se gamelle avant l’arrivée ?

  20. L’avancement des primaires est un sujet sèrieux méritant réflexion.On peut très bien annoncer les candidatures en Avril et voter fin Juin…
    Le grand nombre de candidats éventuels n’a rien de dramatique puisque de toute façon le 2ème tour départagera les 2 arrivés en tête qui défendront logiquement le programme défini par leP.S. Donc, restons cools !!!…

  21. « les attaques ad hominem contre elle » sont plutôt ad mulierem. C’était ma minute féministe.

  22. En réponse à l’éditorial du Monde (« Les eocialistes face à leurs responsabilités »), Pierre Moscovici nous dit:
    « Je suis d’accord : encore faudrait-il choisir le bon terrain, le bon levier ».
    Il ajoute être
    « sans réserve aux côtés de Dominique Strauss-Kahn, s’il se lance, ou sinon présent pour faire entendre une voix porteuse à la fois d’expérience et de renouveau, pour incarner les idées que nous défendons ensemble depuis longtemps, celles d’une social-démocratie moderne, d’une ambition de transformation crédibles… », ce qui n’est guère encourageant ni pour le terrain socdem (qui s’est dérobé tant de fois) ni pour le levier Srauss-Kahnien (chez qui on voit mal le « renouveau »).

    Mais prenons ces dires pour argent comptant et voyons ce qu’il en est dans les pages suivantes du « Monde », où la rubrique Economie interroge quatre représentants politiques, dont notre cher Pierre:
    « Que faut-il faire concrètement pour en finir avec la crise des dettes européennes? »
    Les réponses des trois autres se résument aisément:
    – COPPE:
    « La sortie de crise est un rendez-vous de compétitivité, qui passe par la baisse du coût du travail, la TVA antidélocalisation et la sortie des trente cinq heures »
    – DUPONT-AIGNAN:
    « La seule réponse possible, c’est sortir de la zone euro. Il ne peut y avoir de monnaie unique sur des économies de structures différentes »
    – MELENCHON:
    « La spéculation règne. Tout s’arrêterait net si la BCE rachetait les titres de dette publique comme le fait la Fed. »
    La réponse socdem, elle, a nombre d’attendus:
    – MOSCOVICI:
    « L’interrogation est de savoir si…
    La plupart des économistes pensent que…
    Il est certes nécessaire que les Etats…
    Nous sommes trés attachés à…
    Il faut éviter de tenir un discours…
    Il faut donc que jouent de nouveaux…
    C’est la raison pour laquelle nous demandons la création d’un fonds monétaire européen dans lequel nous pourrions puiser pour aider les Etats en défaillance et dire clairement aux marchés que la spéculation est inutile. »

    C’est sûr que transformer le sigle FMI en FME va faire trés peur aux marchés ! Le FMI est déjà passé en Grèce et a surtout mis à la diette les fonctionnaires et les salariés, mais pas les riches commerçants et les armateurs délocalisés qui ne paient toujours pas d’impôt! D’où des taux prohibitifs qui subsistent…, c’est ça le « renouveau » DSK! Sans doute fallait-il entendre: des taux prohibitifs…de nouveau!

    • Ta prose ressemble furieusement à celle d’Hadrien.
      Me trompé-je?

      • Ta prose, elle, ressemble furieusement à celle de tous les voyeurs du net qui s’imaginent jouer à cache-cache !

    • Pierre aurait pu résumer sa réponse ainsi: créer un fonds commun jouant le rôle de prêteur en dernier ressort alimenté par des contributions nationales et un impôt européen (taxe carbone?). Cette structure permettrait également d’émettre des obligations Euro sans distinction de nations afin de lever des fonds sur les marchés financiers permettant de réaliser des investissements d’avenir. Un premier pas vers le fédéralisme fiscal…

      • C’est précisément ce que l’on reproche à cette démarche:
        « émettre des obligations Euro sans distinction de nations afin de lever des fonds sur les marchés financiers » ,
        c’est à dire repasser par les marchés, en leur laissant à nouveau dîme et opportunité de spéculer,
        Vous n’avez donc pas encore compris que les marchés financiers, c’est la spéculation au bénéfice des banques et officines (hedge funds, private equities, etc.) alors qu’il s’agit précisément de s’en passer…
        Pour cela, c’est Mélenchon…ou Cantona!

        • Les marchés ce sont les agents économiques en besoin de financement qui prêtent des fonds aux agents en besoin de financement. Lorsqu’on ne parvient pas à l’équilibre des comptes on est condamné à demander aux agents en excédents (pas nécessairement des spéculateurs, les obligations émises par les Etats sont relativement moins rémunératrices que des actions) de prêter de l’argent. On se plie alors à leurs conditions ou on fait attention à équilibrer dépenses et recettes. Dernière option, le rachat par la BCE de titres publics. Je n’y suis pas opposé, mais je pense que ce n’est possible que temporairement. Pour le reste nous devons nous tourner vers les agents économiques en capacité de financement.

          • Pour comprendre en quoi nous sommes les seuls au monde en ce moment à souffrir de la non-monétisation de la dette, lisez le « Manifeste d »économistes attérés », 2010, aux éditions LLL, ou relisez « Argent, dettes et banques » par André-Jacques Holbecq.

  23. Bien en accord avec ce texte, qui relativise les derniers événements, du moins leur impact possible et rend à la vigilance tout son sens.
    J’ai peur qu’en n’accélérant pas un peu le pas, nous achevions de nous ridiculiser avec cette fausse bonne idée des primaires. Bonne idée car c’est bien le sens d’une vraie démocratie et d’un parti qui n’est pas monolithique, et fausse bonne idée car comme nous le voyons, les départs en ordre dispersé donnent une image brouillée d’un message initialement porteur.
    Je pense aussi qu’il est grand temps que le PS regarde ses militants, les écoutent et cesse d’accentuer ce clivage un peu plus prégnant chaque jour entre la base et la direction…
    Christophe

  24. au secours revoilà revoilou le seul, l’irremplaçable, l’inénarrable asse…en campagne…

      • Je l’espérais secrètement sourire. Cela étant dit, si tu restes dans les limites de la courtoisie je prendrai plaisir à débattre avec toi.
        Parfois, je m’étonne de ce que je suis capable de faire pour préserver l’unité des socialistes….

  25. je ne comprends pas non plus cet emballement.

    Comme c’est déjà dit, faire des primaires si loin de 2012, le soufflet retombera. Surtout avant l’été.

    Et puis réagir au remaniement de Sarko, c’est se caler sur leur agenda, quelle bêtise.

    Evidemment qu’ils essaient de bloquer le retour de DSK, mais ce n’est pas si grave, comme on dit, c’est le jeu ma pov Lucette. Il ne faut pas s’en étonner.
    Ca ne marchera pas, mais ils ont raison d’essayer, ils ont leur ambition personnelle.

    Mais le plus grave, durer 1 an et demi à faire campagne, je souhaite bien du courage à tous ces candidats… Ils seront épuisés avant l’heure.

  26. « Le facteur sonne toujours deux fois »…
    J’espère que la seconde fois sera la bonne.

    Merci à Pierre d’écrire avec autant de recul et de sérénité ce que parfois nous avons, nous autres militants, tendance à dire trop abruptement.

    Cela dit, on ressent de ci de là un certain agacement quant à l’attitude mortifère, pour notre collectif, de Ségolène Royal. Nous entrons en période électorale pour les cantonales avec des négociations compliquées à mener avec nos partenaires, voilà, avec le travail sur le fond, ce qui doit nous préoccuper essentiellement.

    Certainement pas la division, évidemment, entretenue par Ségolène.
    Ce serait tellement compliqué si nous devions allés divisés, nous autres socialistes, contre N Sarkozy.

    • Tu écris : « Nous entrons en période électorale pour les cantonales avec des négociations compliquées à mener avec nos partenaires, voilà,…., ce qui doit nous préoccuper essentiellement. »

      Pour moi c’est là qu’est le problème du PS, c’est qu’il se préoccupe plus des élections locales que de l’élection majeure de notre pays sous la 5ème république : l’élection présidentielle.

      Le PS a assez d’élus locaux pour se rendre compte que leur marge de manoeuvre est faible face à une présidence de droite.

      Je sais que certains veuelnt cha,ger cette 5ème république, mais pour y arriver il faut être à la tête de l’état avec les méthodes de la 5ème, c’est à dire la personnalisation du chef de l’état, renforcée ne l’oublions pas par le quinquénat et l’inversion du calendrier voulu et voté par le PS.

      Mais c’est vrai que les léections locales permettent de mettre en place certaines « baronnies ».

      • Il n’échappera à personne que les élections locales sont, aujourd’hui, le principal enjeu, d’autant que suivront les sénatoriales.

        Faire de l’élection présidentielle l’alpha et l’omega de l’engagement politique m’amuse. Un petit passage par le musée de Reims et son exposition sur le sacre donne l’éclairage historique de notre engouement pour cette élection.

        Bien que je ne lui dénie pas toute valeur, bien évidemment, et que je prenne moi même un plaisir manifeste aux campagnes pour les présidentielles, je pense que nous devrions revenir, lucidement, à plus d’un an de l’échéance, à l’essentiel.

        C’est, certainement, Martine Aubry qui a raison et laissez là, bon sang, dans sa réflexion sans y ajouter une analyse oedipienne de ses choix ou de ses non choix. Elle a en charge une grave responsabilité, et en fin de compte se trouve, paradoxalement, dans la même situation que dsk. L’un et l’autre, pour des raisons différentes, ne peuvent pas s’avancer trop en avant quant à leur choix personnel (au passage, nous retrouvons les limites d’une 1er secrétaire nationale présidentiable et…. qui avait raison?…!). Si Martine Aubry se positionne trop tôt, elle sait qu’il en irait de l’équilibre fragile de notre parti. C’est une femme responsable.

        Construisons une opposition solide et crédible, nous ne sommes pas encore, comme le relève Pierre excellents dans ce domaine. Appuyons nous sur les expériences menées dans les collectivités territoriales, valorisons les territoires où nous sommes en gestion, expliquons « par la preuve » (puisque nous avons le matériau) comment, localement, nous tentons de « juguler » les effets de la crise, commençons à réfléchir à la construction du bilan que nous devrons faire des années Sarkozy.

        En bref préparons les outils de la campagne de notre candidat-e.

        Nous avons déjà bien avancé avec les conventions, la convention des conventions sera le moment ultime pour peaufiner notre projet.

        Réfléchissons stratégie collective et laissons tomber les divisions susceptibles d’emballer la machine sur des positionnements stratégiques individuels.

        Quant aux primaire elles viendront bien suffisamment tôt.

  27. Ségolène me semble déboussolée. Elle a voulu faire le buzz autour d’elle, ce qui a fonctionné. Mais son positionnement par rapport à DSK n’est pas clair et risuqe de lui jouer des tours. Précisosn également que Valls, Montebourg et Hollande qui étaient ses soutiens lors de la primaire 2006 se sont lancés pour leur propre compte, que Bianco pourrait les imiter et que Peillon a clairement pris le parti d’une candidature strauss kahn. Qui reste-t-il alors derrière elle?

    Il est évident que le calendrier est le bon. En désignant un candidat en octobre celà laisse 5 mois pour élaborer une stratégie, construire une équipe et silloner la France pour faire campagne. Rappelons nous qu’en 2006, la campagne avait connu un grand coup de mou en Janvier, ce qui nous avait porté préjudice car c’est à ce moment que Sarkozy s’était engagé en campagne. Enfin quel serait l’intérêt d’un candidat désigné en Juin? Il ne pourra rien faire l’été; ce qui casserait la dynamique de la campagne. Chaque candiat s’il doit constituer son équipe pour la primaire devra veiller à inclure, en cas de victoire, les candidats défaits; et cela immédiatement le résultat entériné.

    J’aimerais en fin Pierre attirer ton attention sur les évènements en Côte d’Ivoire. Le PS a montré une attitude ambigüe ces dernières semaines au sujet des élections ivoiriennes, notamment avec la visite de Camba, précédé par Lang et Jean Marie Le Guen au président Gbagbo.
    Hollande disait il y a quelques années que Gbagbo était infréquentable. Ne l’est-il plus? Il est d’autant plus infréquentable qu’il refuse le verdict des urnes. Je souhaiterai que le PS monte au créneau à ce sujet, malgré la présence du FPI (parti de Gbagbo) à l’internationale socialiste. Ma déception envers Camba est consommée depuis bien trop longtemps pour que je peste contre lui à nouveau. Mais il est regrettable qu’Aubry ne dise rien et encore plus hallucinant que Royal de par sa position de VP de l’IS ne se prononce pas, même si je la sais très occupée ces derniers temps à organiser son avenir présidentiel. Pourrais-tu dénoncer cet abus, et prendre (si telle est ta conviction) parti pour que le résultat des urnes soit respecté, et Ouattara accède au poste qui lui revient?

  28. Les qualificatifs – « incontrôlable », « imprévisible » ou « irresponsable » caractérisent une stratégie, instrumentalisant Dominique Strauss-Kahn, et ne respectant pas un calendrier adopté collectivement il y a peu de mois, en juillet dernier .

  29. Pas une phrase sur Mrs Valls et Montebourg : ne sont-ils pas candidats ? et avant Ségolène Royal ?

    • Asse grand ordonnateur de la machine à perdre.

      Le problème pour gagner c’est qu’aucune voix de gauche ne doit manquer.

      La manière que SR vient d’employer la prive déjà d’1/3 minimum des voix du Ps. Elle recommence comme en 2007 à se faire un maximum d’ennemis en tout cas tous les aubristes. Elle n’a toujours pas réalisé que le clivage ça ne marche pas. Certes les responsables feront contre mauvaise fortune bon coeur. S’il le faut ils la soutiendront du bout des lèvres mais je connais beaucoup de gens de gauche qui ne lui pardonneront pas la manière et qui resteront chez eux.

      Autre problème, on voit bien sur les blogs que la guerre royalistes aubristes vient de recommencer. ça veut dire que si MA devait être notre candidate elle aura le même problème dans l’autre sens.

      C’est bien pour ça Pierre que même si tu appelles au calme il n’en demeure pas moins vrai que ce qui vient de se passer est bien plus grave que ce que tu dis et que si DSK ne participe pas, C’EST FOUTU.

      • Restez zène sodem, en Poitou-Charentes SR a été élue avec plus de 60% ( pas des sondages ) et cette Région est citée en exemple dans beaucoup de domaines , croissance verte et énergies renouvelables, aides au entreprises, aux jeunes,le pass-contraception, la Région est entrée au capital d’une Entreprise (véhicules élect) etc…
        http://www.poitou-charentes.fr/accueil.html

        • Ces propos qui ne tiennent pas compte des réalisations des autres régions socialistes, sont schizophréniques.

          Royal a déjà fait ce genre de numéro à La Rochelle en Août, sans comprendre les réactions outrées de ses collègues Présidents de Région.

          Ce détail montre la fragilité de Royal, en rapports de forces permanents, sans écoute des autres qu’ils soient amis ou ennemis.

          On peut penser que la fin de la carrière politique de Royal sera triste.

          • Pourquoi outrée? Elle n’a pas dénigré leurs travail à ceux je sache, elle n’a pas non plus à parler des autres régions que la sienne, elle parle de son boulot comme tout élu le ferait quelques soit sa situation.

            Ce n’est pas parce que ma voisine vente sa tarte au pomme, que je dois me vexer parce qu’elle n’a pas parler de la mienne.

            A ce stade c’est du n’importe quoi, chercher dans toute ses déclarations des provocations là ou il n’y en a pas devient franchement pénible.

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