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Ambiance

Catégorie : Le Parti socialiste,Réflexions | Par pierre.moscovici | 13/12/2010 à 18:12

Dès hier, j’ai mis en ligne sur ce blog mon discours lors de la Convention nationale du Parti socialiste consacrée à l’ « égalité réelle » Je veux aujourd’hui vous parler de l’ambiance de ce rassemblement, qui a montré ce dont cette formation politique est capable – le bon et le moins bon – et vous expliquer ma démarche.

Jean-François Copé, avec sa démesure et son agressivité habituelles, a trouvé un nouveau slogan pour la meute UMP, qu’il dirige désormais : haro sur la « gauche folle ». Son argument est simple : vous n’aimez pas Sarkozy, la droite vous rebute, mais elle traite les problèmes, elle fait son « union sacrée » contre un Parti socialiste revenu à l’époque préhistorique, incapable de produire des propositions solides, insensible au réel. Le procédé est grossier, il ne doit pas être sous estimé : c’est sur ce terrain là, celui de la crédibilité – non, je le dis à mes camarades qui se gaussent du « réalisme » ou l’envisagent avec relativisme, ce n’est pas un gros mot ! – que nous demeurons trop faibles, en tout cas vulnérables. Quelle caricature, pourtant, que cette charge sans nuance. C’est ignorer les ressources, fortes, du Parti socialiste. Samedi, le débat fut de bon niveau. Les socialistes ont bien des défauts : ils irritent, lassent, déçoivent à l’occasion. Mais ils aiment les idées, ils ont le goût des textes, de la confrontation idéologique – entre eux comme face à la droite. Ils comptent en leur sein des talents divers, de bons orateurs doublés d’esprits intelligents. Les interventions de Manuel Valls et Vincent Peillon sur l’éducation, au terme d’une intéressante table ronde, furent de bonne facture, la synthèse de Martine Aubry était roborative, les travaux conduits sous la houlette de Benoît Hamon et de son équipe ne manquent pas de consistance ni de qualités. Cette équipe là, si elle s’organise et se déploie, n’a rien à envier aux forces de la droite, usées par un exercice de pouvoir médiocre et injuste. Samedi, je me suis dit, malgré tout, que ce Parti, mon Parti demeurait le pilier d’une alternance possible et nécessaire, qu’il avait en lui les moyens pour la construire – c’est plutôt rassurant, et même encourageant.

Le Parti socialiste (…) a lancé un cycle de Conventions nationales qui ont permis d’enrichir notre arsenal de propositions, de mobiliser à nouveau certains réseaux intellectuels – pas tous – qui s’étaient détournés de nous.

Ces vertus existent, mais tout n’est pas parfait, loin s’en faut. Depuis le Congrès de Reims, je déplore, de façon régulière et obstinée, sans excès mais avec fermeté, l’étroitesse de notre approche. Ce Congrès a été raté, opposant des motions artificielles, il s’est conclu sans synthèse et sans leadership incontestable. Le Parti, depuis lors, est dirigé par une « majorité » associant les deux motions arrivées en… 3ème et 4ème positions, confortées au coup par coup par des éléments disparates provenant du démantèlement des autres groupes constitués à Reims. Bien sûr, la situation s’est améliorée. Le Parti socialiste est pacifié – on ne s’y « engueule plus », comme l’a dit samedi Martine Aubry. Il a lancé un cycle de Conventions nationales qui ont permis d’enrichir notre arsenal de propositions, de mobiliser à nouveau certains réseaux intellectuels – pas tous – qui s’étaient détournés de nous. Il prend des positions plus audibles dans le débat public, et dispose d’un tissu d’élus locaux d’une puissance sans précédent pour une force politique, de gauche ou de droite, dans l’histoire de la République. Mais le rassemblement reste hélas incomplet, inachevé en tout cas, il n’a pas assez de profondeur, et notre vie interne manque encore de chaleur, de confiance, de camaraderie vraie.

Pour tout dire, cela se voyait un peu – beaucoup même pour un oeil averti – samedi dernier à la Halle Freyssinet. Ne parlons pas, si vous le voulez bien, de la mise en scène des rivalités en vue des primaires : c’est l’écume des choses. La salle, tout d’abord, était… particulière, en vérité tout à fait préparée. Notre parti est divers, l’assistance l’était moins. Nos précédentes Conventions – je pense à celle consacrée à l’international, à la Convention sur le nouveau modèle de développement – se sont déroulées devant des publics clairsemés, voire minces. Là, il y avait du monde – cela fait toujours plaisir de parler devant une audience nombreuse et chaude – mais tout le monde n’était pas là. Il y avait beaucoup de jeunes du MJS et beaucoup de soutiens des motions « majoritaires », mais peu de représentants des provinces, peu de membres des instances nationales. De quoi créer un climat favorable à certaines thèses et à certains orateurs, plus froid à l’égard d’autres. Je ne crois pas être impopulaire dans mon parti, si j’en juge par le nombre d’invitations que je reçois – et honore – de nos fédérations, et par la qualité de l’accueil que me réservent en général nos militants. Samedi, je me suis exprimé devant un public clairement peu favorable – mais tout de même attentif et courtois à défaut d’être ouvert. C’est la vie, ce n’est pas traumatisant, mais ce genre de comportements n’est pas suffisant pour nous permettre, le moment venu, de mobiliser toutes nos forces véritables. Ce d’autant plus que ce relatif repli sur certains courants du parti – utiles, et même nécessaires – favorise un positionnement « sinistriste » mal calibré pour la conquête du pouvoir et plus encore pour son exercice.

Nous devons, pour être crédibles, mieux appréhender le réel, être conscients de la nécessité, dans un environnement très contraint, de mieux hiérarchiser nos priorités

J’ai cherché, dans mon attitude, à concilier la recherche de la vérité et l’attachement à l’unité. Avec de nombreux amis, j’ai marqué, après m’être abstenu lors du Conseil national, mes réserves par rapport au texte élaboré sous la houlette de Benoît Hamon. Elles se sont atténuées grâce à la prise en compte de nombreuses remarques et de plusieurs amendements que nous avions déposés, mais elles demeurent. Nous avons, pour bâtir une synthèse convaincante et rassembleuse, besoin de dialogues plus approfondis, plus ouverts, plus sérieux. Nous devons, pour être crédibles, mieux appréhender le réel, être conscients de la nécessité, dans un environnement très contraint, de mieux hiérarchiser nos priorités, d’être plus sélectifs dans notre approche, de concentrer les moyens pour l’égalité vers ceux qui en ont le plus besoin – je pense d’abord aux habitants des quartiers défavorisés, qui cumulent les handicaps. Enfin, nous devons trouver le bon équilibre entre l’attention donnée au collectif et la prise en compte de l’individu, entre l’action de l’Etat et celle des acteurs de la société civile, et en finir avec la juxtaposition de politiques sectorielles pour définir une vision. Ce texte a évolué, en bien, il a éliminé certaines scories, pris en compte de nouvelles dimensions. Mais il n’a pas substantiellement changé, sa logique n’a pas été infléchie, sinon à la marge. Parce que je suis attaché à l’unité du Parti socialiste, dans une période où il paraît parfois fragile, parce que des améliorations ont été apportées sur la base de nos propositions, j’ai finalement voté le texte, sans cacher mes réserves et aussi mes attentes en vue de la « Convention des conventions » du printemps, qui devra être élaborée de façon beaucoup plus collective et autrement plus exigeante. C’est la responsabilité de Martine Aubry, que je crois consciente de l’enjeu : c’est alors que les socialistes gagneront, ou perdront, le pari de la crédibilité, qu’ils se renforceront ou s’affaibliront en vue de l’échéance de 2012.

Non, la gauche n’est pas folle, ni incapable d’exercer les responsabilités du pouvoir. Elle a des idéaux et des idées, elle a des hommes et des femmes compétents et talentueux, elle porte un espoir. Mais il lui reste du chemin à faire pour échapper aux petits jeux stériles d’appareil, pour se rassembler, pour définir l’ambition réaliste qui traduira en actes notre volonté de transformation sociale, notre aspiration à la justice sociale, tout en prenant en compte la difficulté de la période que nous traversons, l’ampleur des mutations à opérer et la faiblesse de nos marges de manoeuvre. Les plus optimistes porteront aux nues la Convention de samedi dernier, les plus critiques la dénigreront. Pour ma part, je pense surtout qu’elle indique à la fois le chemin parcouru, non négligeable, et celui, très important, qui doit encore être fait, en peu de temps. Benoît Hamon, pour parler du résultat de nos travaux, l’a successivement défini comme une « boite à outils », une « feuille de route », voire le « socle du projet du candidat, quel qu’il soit ». J’en reste pour ma part à la boîte à outils – utiles, de meilleure qualité – mais suis convaincu que la feuille de route est encore à écrire, ensemble, et que notre candidat(e) aura, le moment venu, plus que son mot à dire sur le projet – socialiste bien sûr – qu’il portera. A vous de juger.

Photo: CC par Parti socialiste

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63 commentaires

  • Jeremy dit :

    CES PAUVRES MUSULMANS N’ONT PAS DE LIEUX DE CULTE POUR PRIER… ET QUE DIT LE PORTE-PAROLE DU PS?

    « Il faut arriver à une discussion, à une négociation avec un calendrier, un échéancier pour trouver des solutions en termes d’espace dans lesquels les fidèles peuvent exercer leur culte », a-t-il ajouté sur BFM TV et RMC.

    Les prières dans la rue, en raison de mosquées trop petites, « sont des situations qui ne sont pas tolérables beaucoup plus longtemps », a insisté Benoît Hamon.

    CETTE STIGMATISATION EST INSUPPORTABLE!

    • baillergeau dit :

      La municipalité de RENNES a trouvé la bonne solution, sans faire de vagues, ni de cinéma.
      HERVE était un maire à la hauteur, c’est sans doute la raison.

  • Jonas dit :

    Tous ces messages contre les socialistes « socio-démocrates », auxquels je ne répond pas par paresse compte tenu de la longueur et le nombre de messages, alimente ma peur que la gauche de la gauche finisse par être l’outil de la réelection de Sarkozy.
    Et Sarkozy réellu, ce serait une catastrophe sans nom pour la France vu la situation actuelle et les dégats provoqué par les – seulement – 3 ans et demi de présidence.

    • krimo dit :

      Tous ces messages…compte tenu de la longueur et (du) nombre, alimente(nt) surtout les fautes d’orthographe « socio-démocrates »…
      Et Sarkozy réé(l)lu, vu les dég(â)ts déjà provoqu(é)s, ça risquerait d’empirer.

      Pensez-y, en cas de duel Mélenchon-Sarkozy !

      • Jonas dit :

        désolé pour mes fautes impardonnables.
        Pour Mélenchon Sarkozy je vais répéter ce que j’ai dit dans un précédent sujet et je vous prie de bien vouloir pardonner le copier coller et d’avoir l’obligeance d’excuser les fautes :
        « Et quand il arivera au pouvoir et qu’il sera confronté à la réalité, du monde, de la france, des finances publiques, de l’étendue du politique etc… il fera quoi Mélanchon ? Il dira « ben je vous ai entrainés avec de belles paroles mais vous voyez là c’est plus compliqué que prévu etc… » ? »

        • Jonas dit :

          Mais pour répondre, sachez qu’en cas de Mélenchon-Sarko je vote Mélenchon, toutefois, l’hypothèse est peu probable si vous me permettez. Et Mélenchon ne ferait qu’au pire que ruiner le pays, mais Sarko le fait déjà, ce dernier ajoutant la ruine intellectuelle et morale à la ruine financière. Et le premier a le sens de la justice sociale quand le second fait tout pour les riches. Donc, Mélenchon ! Mais peu probable.

        • Jonas dit :

          et vous ? DSK-Sarkozy vous faites quoi ?

          • krimo dit :

            Je pense qu’Hadrien a déjà répondu à votre première question.

            Quant à DSK, ce n’est pas une question de personne, mais de conviction en une logique et un programme.
            J’attendrai qu’il l’ait annoncé pour me prononcer, s’il est candidat, contrairement à tous ceux qui bavardent sans argument avant l’heure.
            Encore faudra-t-il qu’il dise autre que « je suis social-démocrate », comme il se contenta de le répéter lors du débat des primaires 2007, en ne s’engageant sur rien (et je ne suis pas le seul à l’avoir remarqué) !

            Pour l’instant, je m’appuie sur le passé et le présent qui ne parlent pas en sa faveur.

          • Jonas dit :

            Vous attendrez, très bien.
            Donc vous n’avez pas conscience du danger et des dégâts de sarkozy. Je comprends mieux certaines choses.
            La contestation stérile vaut tous les sacrifices…

          • Jonas dit :

            Et je ne trouve pas le message d’hadrien, dans un tel flood, un tel flot de messages aussi longs, pardonnez ma bétise.
            Et vous m’aurez à la fatigue.
            Et il faut tout faire pour mettre Mélenchon au second tour, histoire que Sarko soit réellu et que la France sombre.
            Vive la France.

          • hadrien dit :

            Si vous ne trouvez pas mon message, vous avez raison d’incrimier votre bétise, car j’ai moi-même insérée une indication pourtant claire, et répétée trois fois (n’est-ce pas assez?):

            « Lisez donc le (long) texte posté par HADRIEN au billet suivant.
            Vous aurez la réponse ! »

            …BILLET SUIVANT, VOUS NE COMPRENEZ PAS ?

          • hadrien dit :

            Et vous allez finir par nous faire faire les mêmes fautes que vous: j’ai inséré(e) la mienne!

        • hadrien dit :

          Lisez donc le (long) texte posté par Hadrien au billet suivant.
          Vous aurez la réponse !

        • hadrien dit :

          Lisez donc le (long) texte posté par Hadrien au billet suivant.
          Vous aurez la réponse !
          (Désolé de la répétition par erreur, plus loin ci-dessous)

        • hadrien dit :

          Il suffit de lire le (long) texte posté par Hadrien au billet suivant.
          Vous aurez la réponse !
          (Désolé de la répétition par erreur, plus loin ci-dessous)

  • krimo dit :

    DELORS TOUJOURS AUSSI ABSCONS: DELORS 2010 CONTRE DELORS 1992!

    Dans un entretien publié dans Le Monde daté mercredi 8 décembre, il juge que « les 16 membres de la zone euro n’ont pas été capables d’une vraie coopération. Ils ne réalisent pas qu’ils ont un bien commun à gérer : l’euro »,
    ce que Le monde.fr résume de la façon suivante:
    « Jacques Delors ne regrette pas d’avoir soutenu la création de l’euro… qui n’a pas stimulé l’économie européenne, en l’absence d’un pacte de coordination économique et en raison d’une focalisation excessive sur les indicateurs d’inflation et de déficits ??? »

    Il soutient à la fois « une caisse d’amortissement qui prendrait une partie du déficit de chacun des 16 Etats », afin de dégager des marges pour le soutien de leur activité »…
    et que « Les sanctions les plus logiques seraient de priver des fonds d’aide structurelle – pour partie et provisoirement – les pays qui ne pratiqueront pas une politique saine. »

    Il appelle à combattre le « capitalisme financier », celui…qui « a provoqué la crise mondiale ». Il entend défendre « l’autre » capitalisme, « celui de la production des biens et services… »

    N’a-t-il donc pas encore compris que le capitalisme, c’est par définition l’accumulation du capital, tout le reste lui étant subordonné ?
    « Ce qui distingue la cupidité des autres passions c’est que, bien dirigée, elle peut contribuer au bien public » écrivait Adam Smith.
    Et l’on se plaint de la financiarisation de l’économie…
    Toujours ce cathéchisme social(chrétien)-démocrate: touchez pas au grisbi !

  • hadrien dit :

    Merci à Nathalie pour ses appréciations sur
    « …Hadrien dans ses démonstrations argumentées.
    Il se prête assez rarement à l’exercice de l’anathème.
    Fatigué Hadrien? »

    Non Hadrien n’est pas fatigué de répondre,
    mais HADRIEN A DÉJÀ DIT :
    23 novembre 2010 à 20:13

    Dans « Le Monde », AGLIETTA ET JOSPIN ACCOUCHENT D’UNE SOURIS:

    Aprés les déclarations de DSK au journal économique la Tribune du 19.11.10, qui concluaient (cf Hadrien 23 novembre 2010 à 17:31) :
    « aller vers un système qui utilise des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne, ou une taxation et tarification du carbone »,
    on trouve un étrange fac simile, beaucoup mieux enveloppé, dans le Monde daté du 23.11.10 , sous la plume de Michel Aglietta et Lionel Jospin, qui rappelle les meilleurs moments de la collaboration de ce dernier avec Strauss-Kahn lors des privatisations qui liquidèrent jusqu’à l’héritage du CNR de 1945.
    Sous le titre alléchant « Austérité: l’Europe à contresens », surtitré: « Et si l’UE empruntait une autre voie? « , s’étale un long article d’une pleine page pour nous introduire au saint des saints, de manière graduée
    …[jusqu’à ce que les auteurs mettent enfin un terme à notre impatience]:

    « Deux types de ressources, l’une disponible , l’autre à crééer, sont envisageables pour mener des politiques ambitieuses à l’échelle de l’Europe. Ce sont la TVA et la fiscalité carbone. »
    « L’idéal serait un taux de TVA uniforme, sans doute à 19,6%. »
    [Comme ça, il n’y aura même plus de progressivité catégorielle de la TVA, ce qui revient à l’augmenter pour les pauvres!]
    « Toutefois, la réforme fiscale la plus porteuse pour la croissance potentielle est la fiscaliteé carbone » [Le carburant est déjà notre produit le plus taxé mais, quand on ne peut pas le payer, comme disait Christine Lagarde, on peut se déplacer à vélo…]

    Et de conclure fièrement:
    « Donner à l’analyse économique de la nouvelle période une expression politique capable de rassembler pourrait être la tâche centrale d’une social-démocratie réformée. »

    C’est pas beau, ça ? Tenir le lecteur en haleine tout au long d’une pleine page du Monde pour lui apprendre qu’en face de la « Grande Regression » de la mondialisation financière qui exploite l’humanité, s’étend sur la planète et ruine nos systèmes sociaux, on ne fera rien pour toucher à l’essentiel, mais… on pourrait bien augmenter les taxes qui ont l’avantage d’avoir pour chaque bien ou service le même montant pour les pauvres que pour les riches… C’est ca l’égalité réelle !
    Et merci à Jospin d’être sorti de sa retraite, pour être à nouveau d’accord avec Strauss-Kahn en nous annonçant une pareille nouvelle !

    • Sina dit :

      La strauss-kahnisation de Jospin

      Avant d’entrer à Matignon, Lionel Jospin sermonnait DSK : « Ne répète pas ce que te disent les patrons », lui reprochait de « baigner dans le patronat », s’agaçait de ses dîners en tête à tête avec le CAC 40.

      Mais aussitôt Jospin chef du gouvernement, DSK devient son « conseiller particulier » : DSK a même à Matignon un petit ‘réduit’ discret qui lui évite de faire des aller et retour à Bercy » (Le Point, 13 juin 1998).
      Et que lui répète alors le « réaliste », le « pragmatique » Dominique Strauss-Kahn, sur Vilvorde, sur Michelin, sur l’Europe ?
      Que « les marges de manœuvre sont très faible » , qu’ « il n’y a pas d’autre solution », etc.
      Alors qu’une tentative de transformation réclame toujours, à gauche, une confrontation au monde, aux forces d’argent, à leurs médias, aux intérêts des élites, aux diplomaties conservatrices, Lionel Jospin « écoute » l’homme qui, dans son entourage, accepte pleinement cet ordre des choses – et lui recommande la même acceptation.

      D’où une métamorphose que raconte, surpris, Le nouvel Economiste, au printemps 1999, titrant «Jospin le libéral » : « C’était mardi 6 avril, devant l’auditoire très select de la Fondation Saint-Simon. Lionel Jospin était venu s’expliquer sur ses conceptions économiques : J’ai évolué, a-t-il avoué ce jour-là… affichant sans complexes son pragmatisme de gauche, devant la crème de l’establishment, au cœur du temple de la pensée unique. »

      « Mon programme n’est pas socialiste », proclamerait bientôt le gentil Lionel pour lancer sa gentille candidature à la présidentielle. On connaît la suite.

    • krimo dit :

      LA STRAUSS-KAHNISATION DE JOSPIN

      Avant qu’il entre à Matignon, Lionel Jospin sermonnait DSK: « Ne répète pas ce que te disent les patrons », lui reprochait de « baigner dans le patronat », s’agaçait de ses dîners en tête à tête avec le CAC 40.

      Mais aussitôt Jospin chef du gouvernement, DSK est son « conseiller particulier » : « Le Premier ministre écoute beaucoup le ministre des Finances, et que lui répète alors le « réaliste », le « pragmatique » Dominique Strauss-Kahn, sur Vilvorde, sur Michelin, sur l’Europe ?
      Que « les marges de manœuvre sont très faible », qu’ « il n’y a pas d’autre solution », etc., comme l’avait fait Delors auprés de Mitterand…
      Alors qu’une tentative de transformation réclame toujours, à gauche, une confrontation au monde, aux forces d’argent, à leurs médias, aux intérêts des élites, aux diplomaties conservatrices, Lionel Jospin « écoute » l’homme qui, dans son entourage, accepte pleinement cet ordre des choses – et lui recommande la même acceptation.

      D’où une métamorphose que raconte, surpris, Le Nouvel Economiste, au printemps 1999, titrant «Jospin le libéral » : « C’était mardi 6 avril, devant l’auditoire très select de la Fondation Saint-Simon. Lionel Jospin était venu s’expliquer sur ses conceptions économiques : ‘J’ai évolué, a-t-il avoué ce jour-là…affichant sans complexes son pragmatisme de gauche, devant la crème de l’establishment, au cœur du temple de la pensée unique. »

      « Mon programme n’est pas socialiste », proclama le gentil Lionel pour lancer sa candidature à la présidentielle. On connaît la suite.

  • Nathalie dit :

    http://www.lejdd.fr/International/UE/Actualite/Une-TVA-europeenne-228128/

    Qui a dit que la TVA européenne serait plus élevée pour la France? Qui a dit qu’elle serait alignée sur le taux le plus élevé d’Europe? Personne ne parle, de plus, des différents taux de TVA en fonction des produits et services…

    Bref pourquoi l’harmonisation te pose autant de problème? Je vois un intérêt immédiat à l’harmonisation fiscale….la fin du dumping fiscal au sein même de l’Union…et pour structurer le marché intérieur, çà ne me semble pas être une mauvaise idée.

    Pour aboutir à ce résultant encore faudrait-il une Europe politique.

    Aux vues de la résistance des états nations et de l’idée de souveraineté nationale, c’est une idée qui ne risque pas d’aboutir rapidement.

    La dichotomie entre une économie globalisée et des politiques fiscales et sociales basées sur la souveraineté des états est, à mon sens, le principal point d’achoppement qui permet aux cupides et aux adversaires de l’intérêt général de s’en mettre plein les poches….Sans parler comme le soulignait Jacques Attali qu’on peut décrier mais qui a, aussi, quelques lumières, la porte ouverte au grand banditisme plongé dans l’économie mondiale comme un poisson dans l’eau….

  • Nathalie dit :

    http://www.lejdd.fr/International/UE/Actualite/Une-TVA-europeenne-228128/

    Qui a dit que la TVA européenne serait plus élevée pour la France? Qui a dit qu’elle serait alignée sur le taux le plus élevé d’Europe? Personne ne parle, de plus, des différents taux de TVA en fonction des produits et services…

    Bref pourquoi l’harmonisation te pose autant de problème? Je vois un intérêt immédiat à l’harmonisation fiscale….la fin du dumping fiscal au sein même de l’Union…et pour structurer le marché intérieur, çà ne me semble pas être une mauvaise idée.

    Pour aboutir à ce résultant encore faudrait-il une Europe politique.

    Aux vues de la résistance des états nations et de l’idée de souveraineté nationale, c’est une idée qui ne risque pas d’aboutir rapidement. La dichotomie entre une économie globalisée et des politiques souveraines est, à mon sens, le principal point d’a

  • hadrien dit :

    ET JACQUES ATTALI… AUSSI ! (A propos de son livre, dans “Marianne”)

    Marianne:
    Pourquoi… vous montrez-vous si sceptique envers les réponses keynésiennes?

    JA : Elles ne servent à financer ni l’investissement, ni l’innovation, au contraire. Elles servent à financer des dépenses courantes ou, comme je l’écris, à maintenir notre niveau de vie… tout en se reportant dramatiquement sur les générations suivantes, bloquent l’essor de l’économie de la connaissance…
    [ Rappelons que, dès son arrivée à la tête de la BERD, JA n’eut rien de plus urgent que de commander des marbres rares pour donner à cette banque la magnificence qu’elle devait au niveau de vie de son patron, sans doute un investissement pour la génération des patrons suivants ! ]
    JA : La preuve par ce fiasco scolaire:
    “toujours plus de moyens” n’est pas une politique d’avenir.
    [ En conséquence, que l’on augmente le nombre d’élèves par classe “qui bloquent l’essor de l’économie de la connaissance”, et “que ces goinfres enrichis”, instituteurs salariés “restituent au plus vite quelques points de PIB au capital qui dépérit”… ça ne vous rappelle rien? ]

    Et, pour finir, de beaux exemples de langue de bois:

    Marianne: N’est-ce pas là encore une façon habile de sauver un modèle néolibéral qui a partout échoué?

    JA : La solution à la crise de la mondialisation ne réside pas dans le “moins de mondialisation”, mais dans le “mieux de mondialisation”…
    [ Evidemment, dit comme ça, ça change tout !]

    Marianne: Vous préconisez ce “remède de cheval” afin de sauver le Sarkozysme…

    JA : Ne réduisez pas ces enjeux à un agenda politique franco-français ! [ Excusez-nous, on avait oublié la nature exclusivement planétaire de la pensée “Attalienne” ]
    JA : L’urgence n’est pas de réduire le train de vie des français, mais de renoncer au superflu – autrement dit à un train de vie imaginaire [ sauf mes marbres, sauf mes colonnades, …ça, n’y touchez pas ! ]

    • Jonas dit :

      affaire à suivre…

    • krimo dit :

      … une question retranscrite…d’Yvon Toussaint, du journal belge Le Soir, c’est à dire un pays qui n’a plus de gouvernement et risque à tout moment de disparaître !
      Coluche aussi était belge, mais ses sketches étaient plus crédibles !

      • krimo dit :

        Suivez le belge…

        • Jonas dit :

          avec ce genre de raisonnement on en discrédite beaucoup des journalistes

          • Jonas dit :

            et cela ne change rien à la substance du propos, à laquelle je remarque que vous ne répondez pas

          • krimo dit :

            A propos gratuit, sans argument raisonné, ce qui est votre cas (Mélenchon : meilleur allié de Sarkozy pour 2012 ?), je répond par un « genre de raisonnement » qui ne vous plait pas…
            A chacun ses goûts, mais c’est en l’occurence vous le plus mal nanti, comme l’a déjà fait remarquer Nathalie !
            Comme disent les belges, encore eux:
            « Quand on sait pas, on fait pas! »

  • hadrien dit :

    On ne se lasse d’apprécier à sa juste valeur la performance ci-dessous de Peyrelevade qu’en visionant celle d’un autre visionnaire (pardon, prophète!) qui fut également banquier:

    http://www.dailymotion.com/video/x8vc39_gouvernement-mondial-attali-lepers_news

    Ou encore, de manière plus perspicace:

    http://www.youtube.com/watch?v=zkAzQe1ebFU

  • hadrien dit :

    J’avais déjà rappelé le commentaire de Sina sur le
    BLOG « LA REFONDATION DU CAPITALISME » (Jean Peyrelevade)
    DERNIER BILLET: Pourquoi il faut augmenter la TVA
    Sous-titre: Pour l’économiste (et banquier), une hausse de cet impôt sur la consommation est indispensable…

    On me signale le petit complément humoristique qui s’y trouve niché, et que je transmet à tous:
    L’INTERVIEW NOUVELLE REVUE (NR) / JEAN PEYRELEVADE (JP)
    Répondant à La Nouvelle Revue dans un interview exclusif, Jean Peyrelevade, vice-président de la Banca Leonardo a pu développer plus amplement la thèse qui lui tient à coeur:

    NR: On vous attribue d’avoir récemment jugé l’imposition du capital comme étant une idée simpliste, même si vous le dites moins ouvertement sur votre blog, et vous avez plutôt évoqué…
    JP: L’augmentation de la TVA !

    NR: Certes, nous l’avions tous compris, mais la question que je voulais vous poser…
    JP: Sur l’augmentation de la TVA ?

    NR: Non, non, pas à ce stade… Il s’agit de la controverse sur la récente initiative du footballeur Cantona. Croyez-vous que le gouvernement aurait pu l’éviter par des mesures en temps utile, à l’endroit des banques?
    JP: Sans aucun doute…en augmentant la TVA !

    NR: Bien, passons donc à l’international où le président Obama semble perdre peu à peu le soutien de ses troupes démocrates. Comment voyez-vous la situation ?
    JP: Trés clairement, il faut qu’il augmente la TVA !

    NR: Et, toujours sur ce registre international, que pensez-vous de la décolonisation des territoires occupés dans le conflit israelo-palestinien ?
    JP: Ils n’y arriveront pas sans augmenter la TVA !

    NR: Revenons à présent vers une question plus européenne, celle de l’Irlande où DSK a fort à faire avec la situation. Que lui conseilleriez-vous ?
    JP: D’en profiter pour augmenter la TVA !

    NR: Et, concernant son éventuelle candidature pour 2012, ses récentes déclarations vous font-elle entrevoir un programme ?
    JP: Mais…il l’a dit lui-même, c’est l’augmentation de la TVA !

    NR: Dernière question, M. Peyrelevade, d’ordre plus ludique: que faut-il, pour faire avancer le chmilblik ?
    JP: Facile, il faut augmenter la TVA !

    • Sina dit :

      Je ne pouvais pas faire moins qu’enfouir cette perle dans l’écrin qui lui revient…après plusieurs tentatives, car l’interview satirique a disparu de l’écran à chaque fois, sans doute parce qu’il mettait en lumière, mieux que tout autre argument, le ridicule de la mesure au regard des hautes aspirations alléguées…
      Sans doute aussi l’interviewé est-il, comme DSK, plus sensible aux piqures d’amour propre sur sa personne qu’aux dommages plus substantiels infligès à la multitude par l’exercice de leur politique de classe, à en juger par les récriminations de DSK à l’endroit de Stéphane Guillon auprés de France Inter.

  • Sina dit :

    Puisque Hadrien rappelle (tout en bas de page, sans nouveau décrochage pour y répondre), mon encart peyrelevadien:
    « 17 nov. 2010 Le Figaro, Jean Peyrelevade
    Pourquoi il faut augmenter la TVA
    Sous-titre: Pour l’économiste, une hausse de cet impôt sur la consommation est indispensable pour réduire les charges des entreprises »,
    je me dois d’ajouter ici un petit apport personnalisé, plusieurs fois effacé par la rage peyrelevadienne sur son blog « La refondation du capitalisme », et que j’ai néanmoins pu y maintenir sous forme enfouie:

    L’INTERVIEW NOUVELLE REVUE (NR) / JEAN PEYRELEVADE (JP)

    NR: On vous attribue d’avoir récemment jugé l’imposition du capital comme étant une idée simpliste, même si vous le dites moins ouvertement sur votre blog, et vous avez plutôt évoqué…
    JP: L’augmentation de la TVA !

    NR: Certes, nous l’avions tous compris, mais la question que je voulais vous poser…
    JP: Sur l’augmentation de la TVA ?

    NR: Non, non, pas à ce stade… Il s’agit de la controverse sur la récente initiative du footballeur Cantona. Croyez-vous que le gouvernement aurait pu l’éviter par des mesures en temps utile, à l’endroit des banques?
    JP: Sans aucun doute…en augmentant la TVA !

    NR: Bien, passons donc à l’international où le président Obama semble perdre peu à peu le soutien de ses troupes démocrates. Comment voyez-vous la situation ?
    JP: Trés clairement, il faut qu’il augmente la TVA !

    NR: Et, toujours sur ce registre international, que pensez-vous de la décolonisation des territoires occupés dans le conflit israelo-palestinien ?
    JP: Ils n’y arriveront pas sans augmenter la TVA !

    NR: Revenons à présent vers une question plus européenne, celle de l’Irlande où DSK a fort à faire avec la situation. Que lui conseilleriez-vous ?
    JP: D’en profiter pour augmenter la TVA !

    NR: Et, concernant son éventuelle candidature pour 2012, ses récentes déclarations vous font-elle entrevoir un programme ?
    JP: Mais…il l’a dit lui-même, c’est l’augmentation de la TVA !

    NR: Dernière question, M. Peyrelevade, d’ordre plus ludique: que faut-il, pour faire avancer le chmilblik ?
    JP: Facile, il faut augmenter la TVA !

  • Sina dit :

    Puisque Hadrien rappelle à Jonas (tout en bas de page, sans nouveau décrochage pour y répondre), mon petit encart peyrelevadien sur la TVA:
    « 17 nov. 2010 Le Figaro, Jean Peyrelevade
    Pourquoi il faut augmenter la TVA
    Sous-titre: Pour l’économiste, une hausse de cet impôt sur la consommation est indispensable pour réduire les charges des entreprises »,
    je me dois d’ajouter ici un petit apport personnalisé supplémentaire, plusieurs fois effacé sur son blog « La refondation du capitalisme », et que j’ai néanmoins pu y maintenir sous forme enfouie.
    Il s’agit de ce passage humoristiquement transcrit où Jean Peyrelevade, vice-président de la Banca Leonardo développe la thèse qui lui tient tant à coeur dans:

    L’INTERVIEW NOUVELLE REVUE (NR) / JEAN PEYRELEVADE (JP) :

    NR: M. Peyrelevade, on vous attribue d’avoir récemment jugé l’imposition du capital comme étant une idée simpliste, même si vous le dites moins ouvertement sur votre blog, et vous avez plutôt évoqué…
    JP: L’augmentation de la TVA !

    NR: Certes, nous l’avions tous compris, mais la question que je voulais vous poser…
    JP: Sur l’augmentation de la TVA ?

    NR: Non, non, pas à ce stade… Il s’agit de la controverse sur la récente initiative du footballeur Cantona. Croyez-vous que le gouvernement aurait pu l’éviter par des mesures en temps utile, à l’endroit des banques?
    JP: Sans aucun doute… en augmentant la TVA !

    NR: Bien, passons donc à l’international où le président Obama semble perdre peu à peu le soutien de ses troupes démocrates. Comment voyez-vous la situation ?
    JP: Trés clairement, il faut qu’il augmente la TVA !

    NR: Et, toujours sur ce registre international, que pensez-vous de la décolonisation des territoires occupés dans le conflit israelo-palestinien ?
    JP: Ils n’y arriveront pas sans augmenter la TVA !

    NR: Revenons à présent vers une question plus européenne, celle de l’Irlande où DSK a fort à faire avec la situation. Que lui conseilleriez-vous ?
    JP: D’en profiter pour augmenter la TVA !

    NR: Et, concernant son éventuelle candidature pour 2012, ses récentes déclarations vous font-elle entrevoir un programme ?
    JP: Mais…il l’a dit lui-même, c’est l’augmentation de la TVA !

    NR: Dernière question, M. Peyrelevade, d’ordre plus ludique: que faut-il, pour faire avancer le chmilblik ?
    JP: Facile, il faut augmenter la TVA !

  • Vens dit :

    Le PS peine à constituer une alternative en raison de ses dissensions et de l’absence d’un projet robuste et crédible.
    Les dissensions sont quelque peu apaisées, le collectif reprend quelques droits, (merci Martine, moins merci Ségolène) et devraient, si tout marche (?), être tranchées par les primaires.
    Les conventions permettent des avancées sur le projet. Avancées très, très, très insuffisantes. On fait une analyse impeccable de la situation, on formule des objectifs parfaitement pertinents mais, quand on en vient à énoncer les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre, on s’englue dans des généralités plus ou moins consensuelles qui évitent de braquer des antagonismes mais qui ôtent de la consistance et de la visibilité à nos propositions. Ainsi on ne sait pas vraiment, en vrac, ce que nous ferions de la TVA, du recrutement des enseignants du supérieur, de l’entrée de la Turquie dans l’Union, du deuxième porte-avions, des départements, de la capitale, des banlieues, de l’Europe à plusieurs vitesses, du dialogue social, etc, etc. Sans parler du catalogue sur l’égalité réelle qui ressemble par trop à la caricature qu’en ont complaisamment donnée les médias et la droite et qui n’a pas fini d’être dévastatrice.
    Pierre Moscovici porte sa part de responsabilité. Analyste lucide, commentateur brillant, pédago émérite, généreux dans ses convictions et son action, il nous laisse sur notre faim quand il s’agit de descendre au niveau des propositions concrètes. « Sa » convention, bien drivée pourtant, n’a pas fait exception et l’on n’a pas retenu grand-chose de ses possibles prolongements opérationnels, la grande presse et l’opinion l’ont pratiquement ignorée.
    Reste à espérer de la convention des conventions et, surtout, que la Providence ou les primaires nous dotent, cette fois, d’un candidat sérieux. Je vais allumer un cierge à Sainte-Rita.

  • […] Ce billet était mentionné sur Twitter par Baptiste Despierres, Pierre Moscovici. Pierre Moscovici a dit: Sur mon blog: Ambiance http://bit.ly/hFY9zR […]

  • Sina dit :

    De chacun des cinq paragraphes du billet ci-dessus, il ressort comme points essentiels:
    – « la crédibilité, non, je le dis à mes camarades…ce n’est pas un gros mot ! »
    – « Le Parti socialiste est pacifié – on ne s’y « engueule plus » »
    – « Ne parlons pas…des rivalités en vue des primaires : c’est l’écume des choses »
    – « j’ai finalement voté le texte, sans cacher mes réserves… »

    Quel ideal! Quel allant! Quel enthousiasme délirant! Quels mots d’ordre!
    Et surtout, quelle clarté dans la vision !

    – « la gauche… a des idéaux et des idées. J’en reste pour ma part à la boîte à outils… »

    Des idées, la GAUCHE dans son ensemble, sûrement! Mais la social-démocratie…?
    C’est sans doute ça, pour elle, « aller jusqu’au bout de ses idées… »
    C’est aussi ce qu’on appelle amuser la galerie…quand on ne sait pas faire autre chose!

    • hadrien dit :

      « Amuser la galerie », c’est le mot pour des attermoiements aussi dérisoires.
      Quand seront donc abordées les causes dont tout procède aux plans social, fiscal, international et financier ?
      Qui ne voit que l’on a été embarqués dans une triple dérive qui a sa logique:

      – l’Europe libérale de Bruxelles (J. Delors)
      – la mondialisation effreinée à l’OMC (P. Lamy)
      – la soumission aux marchés par le FMI (DSK)

      et qui a livré les peuples à l’oligarchie capitaliste s’étendant sur le monde, comme autrefois à la domination monarchique ?

      La comparaison n’est pas si difficile à établir…
      Espérons que les français secoueront le joug de ce système d’exploitation, comme ils le firent naguère avec l’autre !

      • Jonas dit :

        Oui, les socialistes sont des démons libéraux, mieux vaut Sarkozy après tout, s’il mène la France au désastre, qu’importe, la contestation stérile et la négation de la réalité vaut tous les sacrifices.
        Le sens de la responsabilités n’est pas la chose la mieux partagée du monde, entre la gauche et la droite, et à l’intérieur même de la gauche.

        • hadrien dit :

          Vous protestez sans répondre aux éléments factuels:
          http://www.marianne2.fr/Face-a-l-austerite-liberaux-et-socialistes-se-confondent_a199777.html
          Comme le fait remarquer Elie Arié, auteur dans Marianne.fr :
          « La distinction « libéraux / socialistes » n’a plus aucune signification… Regretterons-nous Sarkozy après 2012 ? »

          Quant à la logique libérale dans l’UE chère aux socdems, nous la connaissons déjà:

          – le “don DELORS” au patronnat en 1982, celui de la desindexation des salaires sur les prix, un prélèvement de 35 milliards actuels sur les salaires à partir de cette date.
          Le ministre en question s’en félicitera plus tard en ces termes: ” Nous avons obtenu la suppression de l’indexation des salaires sans une grève ! ”
          (Cité in Jean Lacouture et Patrick Rotman: Mitterand, le roman du pouvoir, Seuil, 2000)

          – Pascal LAMY, chef de cabinet de DELORS à Bruxelles, et aujourd’hui à la tête de l’OMC, vendra carrément la mêche :
          “Les chefs d’entreprise français sont européens parce qu’ils ont compris que que la remise en ordre et la marchéi-sation de l’économie française se sont faites par l’Europe, grâce à l’Europe et à cause de l’Europe.”
          (dans “Le modèle français vu d’Europe”, Le Débat, mars-avril 2005)

          – Dominique Strauss-Kahn dans son fameux texte à la « fondation Jaurès »:
          « Non seulement l’Etat providence ne corrige pas vraiment les inégalités de départ, mais il a même tendance à les aggraver… »
          A la veille des élections de mars 1993, sa réponse [1] au Wall Street Journal sur « ce qui va changer si la droite l’emporte »:
          « Rien. Leur politique économique ne sera pas très différente de la notre. »
          Autres extraits de DSK:
          « La redistribution est près d’avoir atteint ses limites, en même temps que certains de ses objectifs »[2]
          « La fin que poursuit le socialisme, n’est pas de réaliser une conception formelle de l’égalité… »[2 bis]
          Et, plus récemment, dans La Tribune du 19.11.10 :
          « Les citoyens [européens] ne sont pas à leur plein potentiel, etc… »
          La Tribune n’ose y croire:
          « S’il est candidat aux présidentielles française en 2012, ces propositions choc seront-elles encore dans son programme ? »
          [Avec Sarko, on croyait pourtant avoir touché le fond…]

          [1] The Wall Street Journal Europe, 18 mars 1993
          [2] et [2 bis]: Dominique Strauss-Kahn (La Flamme et la cendre, Grasset 2002) reprend là, à son compte une formule de Monique Canto-Sperber qui n’est autre que le projet du libéralisme.

        • Jonas dit :

          Vous ne répondez pas non plus, vous nous noyez sous un flot de paroles sans répondre ou seulement quand ça vous arrange. Pourquoi ferais-je un effort que vous ne faites pas.
          Mélenchon, meilleur allié de sarkozy pour sa réelection ? affaire à suivre…

          • krimo dit :

            … une question retranscrite d’Yvon Toussaint, du journal belge Le Soir, c’est à dire un pays qui n’a plus de gouvernement et risque à tout moment de disparaître !
            Coluche aussi était belge, mais ses sketches étaient plus crédibles ! Suivez le belge…

          • Jonas dit :

            Je n’ai pas eu besoin de l’article pour cela.
            et avec ce genre de raisonnement on discrédite facilement les journalistes.
            Et vous ne répondez pas.

  • guillaumeA dit :

    Pour ma je dénonce l’amateurisme des gens qui racontent du matin au soir que l’on a pas de marge financière pour 2012.

    Il y en a plus que mare des gens qui veulent être élue sous l’étiquette de gauche en voulant appliqué une logique financière néolibéral.

    Pour l’instant le seul candidat dans le PS crédible pour 2012 est Montebourg pour ce qui est des donnés financières. Royal va les présentés dans qu’elle que temps.

    Montebourg ne tombe pas dans le piège du mur d’argent ou beaucoup de socialiste vont tomber(surtout les plus sociaux démocrate).
    Le problème actuel est que tout le monde veut faire un programme avec une montagne de dette qui empêchera toute politique gauche si on prépare rien. La première annonce sociale serra l’argument massue pour dégradé la note de la France et faire monté les taux d’intérêts.

    Montebourg est pour l’instant le plus lucide sur cette question car son programme est la pour tondre les rentiers.
    On peut le résumer comme cela:
    -un impôt spécifique pour payer la dette ce qui va calmer les marchés.
    -des finances maitrisé pour les dépenses courantes.
    -des investissements pour créer de la croissance.
    -une inflation a 4% qui réduit la dette de plus de 26% en 10 ans.
    -le rachat par la BCE de 30% de la dette a des taux entre 1% et 0% qui ferront de l’inflation et baissé l’euro(pour les exportations).
    -des euros obligation pour de taux plus bas.

    Ainsi la dette est traité.

    En 2012, l’europe aura déjà 2 ans de cure d’austérité dicté par l’Allemagne. Les allemands vont perdre leur leadership par le manque de résultats de cette stratégie et on pourra imposer une autre stratégie.

    Pour compléter la stratégie de Montebourg je proposes l’instauration du système de la dette Bleue et de la dette Rouge.
    Le système est très simple.
    La dette bleue de chaque paye est émis en euro-bonds qui est une obligation européenne que chaque paye a droit d’émettre pour 60% de son PIB en moyenne(50% pour les plus petit et 70% pour les plus grands). Ainsi tout le pays de l’UE émettent de la dette sous le même produit et chaque pays est solidaire de cette dette car elle est mutualisé. La taille de marché serrait de 6000 milliards euros , très liquide et impossible a déstabilisé par sa taille(la spéculation sur la taille du produit est impossible).

    Le reste qui est au dessus de 60% reste sur la dette national(la France continuerait d’émettre des OAT 10ans pour ce qui dépasse les 70% pour elle).
    Cela donnerait une diminution des taux d’intérêts(de 0.70% pour la France)on donnant des marges financières pour investir sur fonds propres.

    Mais l’Europe peut aussi inventé le moyen que l’union puisse investir. On créer des euro-obligations qui sont des obligations qui sont payés et émis par l’Union Européenne.
    Pour pouvoir le faire, il faut créer 4 impôts européen:
    -un impôt sur les bénéfices de chaque entreprises a taux bas.
    -un impôts sur les transactions financières.
    -une partie de la TVA pour l’union(4-5%)TVA euro.
    -un impôt sur le type CSG pour les revenues.

    Et pour compléter des taxes contre le subventions monétaires et polluantes du reste du monde.

    Ainsi bâtit le budget européen approcherait de 900-1000Mds€ en étant indépendant et sans subventions des états Membres de l’Union.
    Il pourrait émettre des euro-obligations pour de super projet d’investissement européen(infrastructure, énergie et projet technologique).
    L’union aurait assez de Budget pour créer une police fédéral sur le type FBI et mettre en place une défense européenne(de l’air et terre)la marine restant pour chaque état membre.

    Ainsi la zone euro aurait l’âge adulte et le vieux continent deviendrait le jeune continent par son dynamisme de développement et d’investissement.

  • Rcoutouly dit :

    Quand on est de gauche comme vous et la grande majorité des lecteurs de votre blog, on ne peux qu’être d’accord avec ce travail de réflexion collective autour du thème de l’égalité, thème au coeur du projet socialiste.
    Malheureusement les crises économiques et écologiques sont devenues tellement prégnantes et angoissantes pour les français qu’il va bien falloir que le PS s’intéresse aux autres problèmes, où il sera moins à l’aise et moins crédible.
    Et alors là, que va-t-il proposer?

  • Gerard LEVIF dit :

    Pierre,
    S’il te plait, ne t’excuses pas d’avoir raison ni de vouloir quand même convaincre ceux qui ne le souhaitent surtout pas.
    Tous à droite et malheureusement beaucoup trop à gauche et dans notre Parti, refusent la vérité de la réalité, par peur ou par tactique ou seulement par posture .
    Merci en tout cas de faire entendre dans nos instances et quelque soit la claque, des choses bonnes à dire et à entendre…
    Amitiés

  • JF FAISSAT dit :

    Voilà bien résumé, entre autres, ce que le petit militant de base que je suis ressent plus ou moins confusément. Les luttes d’appareil et le déni de réalité constituent sans conteste un challenge que le parti doit surmonter.Immergé au quotidien dans la vie d’une province parmi les plus pauvres de France, je reste profondément meurtri d’entendre des amis issus pour la plupart d’entre eux de la classe ouvrière ou de la classe moyenne, amis qui, grace aux lois progressistes conjuguées à leurs mérites personnels, ont réussi une modeste ascension sociale, me dire que les prestations sociales sont attribuées sans discernement et que les « cas sociaux » ruinent le pays. Voilà des voix perdues par le PS sans que ce dernier ne soit parvenu à se faire entendre.Notre parti doit tenir un équilibre du discours entre la lutte contre la misère sociale et les limites que comporte cette lutte : principe de réalité. Trop de social tue le social et c’est cet aspect des choses que l’UMP exploite sans vergogne contre nous, malheureusement, avec succés!!! Il s’agit là, j’en conviens d’un difficile exercice d’équilibriste mais le parti doit être conscient que des pans entiers des classes populaire et moyenne sont perméables, et au delà, aux arguties droitières. A nous de savoir répondre !

  • Nathalie dit :

    Une bien jolie déclaration d’amitié à ton parti…

    Benoît Hamon a reconnu les quelques difficultés et a précisé que tu avais participé à l’amélioration du texte initial.

    Si nous savons nous refiler des peaux de banane nous pouvons, aussi, reconnaître le travail des uns et des autres.

    Voilà pourquoi nous sommes socialistes au Parti Socialiste.

    La pensée n’y est pas monolithique, nous connaissons, tous, notre plus grand dénominateur commun et si nous varions sur le chemin à emprunter, nous nous retrouvons toujours, au final, à un carrefour pour choisir, ensemble, la meilleure des routes.

    Ce qui fait la force du PS, à savoir le goût du débat et de la confrontation idéologique, apparaît, à l’extérieur, comme un handicap. C’est désespérant. Mesdames et messieurs les journalistes écoutez attentivement ce qui se dit au Parti Socialiste, vous y trouverez des propositions, de l’intelligence collective, parfois quelques engueulades philosophico idéologiques, mais bon sang, aussi, l’envie d’être ensemble à proposer des solutions et de vouloir la transformation sociale. Parce que nous, nous y croyons, sinon à quoi bon?

    Quand, nous, nous nous confrontons les uns aux autres idée contre idée, à l’UMP sous les apparences de l’unité, ils se combattent et s’affrontent à coup de croc de boucher, d’attaques de doberman, de mâles dominants et de je ne sais quelles autres charmantes allégories.

    Alors, quel est le parti le plus responsable et le plus respectueux?

    • Jonas dit :

      Plutôt que d’inciter les journalistes à écouter attentivement le PS et ses propositions, je pense que les ténors plus ou moins grands du PS devraient se faire entendre fortement auprès des journalistes, des médias, et surtout du peuple (mais par le biais des grands médias donc). Contredire fortement l’idée que le PS n’a rien à proposer ou n’a que des propositions irréalistes. Il faut à cela de la pugnacité, une réactivité sans faille, il faut savoir déjouer les pièges réthoriques des enfumeurs de l’UMP, et il faut que les plus ou moins grands ténors du PS parlent de concert.

    • Jonas dit :

      « Alors, quel est le parti le plus responsable et le plus respectueux? »

      Le PS, sans le moindre doute possible.
      Encore faut-il que ça se voit !

      • Jonas dit :

        enfin, pas que ça ne se voit pas, mais pas assez, pas par suffisamment de monde.
        Mais l’enfumage constant pratiqué par l’UMP joue beaucoup, je le reconnais

  • BlaKe dit :

    « projet – socialiste bien sûr »

    Où l’inlassable nécessité de justifier le caractère partisan d’un programme que l’on présente aux Français après la pitoyable campagne jospinienne de 2002…

    • Jonas dit :

      hum… très utile comme commentaire je trouve, ça fait vraiment avncer le schmilblick

      • hadrien dit :

        Je vois que les socdems ont retenu la leçon:
        – Que faut-il donc pour faire avancer le chmilblik ?
        DSK a répondu comme Peyrelevade:
        – Il faut augmenter la TVA !

        http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20101119trib000574546/le-plaidoyer-choc-de-dsk-pour-plus-d-europe-et-une-tva-commune.html

        • Jonas dit :

          Vous faites feu de tout bois, il vous suffit d’un rien, et vous préférez le flot continu d’interminables paroles identiques ou de liens plutot que la discussion argumentée. Vous ne faites rien avancer, et l’homme politique que vous servez le plus risque bien d’être sarkozy au final. Mais après tout, que Sarkozy dirige si mal la France et puisse la conduire à la ruine ne compte pas, la contestation stérile vaut tous les sacrifices.
          Inutile d’être plus méchant, vous valez bien mieux qu’asse42, ou pire, l’affreux JUMP.

          • Nathalie dit :

            Hadrien a le mérite de l’intelligence….comparaison avec asse et jump n’est pas raison!

            Je préfère également Hadrien dans ses démonstrations argumentées. Il se prête assez rarement à l’exercice de l’anathème.
            Fatigué Hadrien?

            Et juste pour un petit détail terminologique….j’aime autant que nous disions les social-démocrates plutôt que les sociaux-démocrates ou pire encore (et à bannir) les socio-démocrates….En allemand le problème du pluriel ne se pose pas (die sozialdemokratische). Cela étant dit le débat est ouvert entre les social-démocrates et les sociaux-démocrates (eh eh eh). A titre personnel, le pluriel appliqué au mot social en fait un simple adjectif qualificatif du mot démocrate et çà me dérange.

          • Jonas dit :

            @nathalie
            Oui j’ai bien dit qu’il valait bien mieux que le zozo et l’affreux, c’est pourquoi l’animosité doit avoir ses limites mais il flood, difficile d’argumenter quand on est inondé de textes et de liens et qu’on n’a tendance à parler de ce qui nous arrange.
            S’il fait des efforts pour être plus court je tacherais d’en faire aussi on verra, sinon je l’ignorerais

        • Bloggy Bag dit :

          DSK dit « tva européenne » tu comprends « augmentation de la tva ».

          Ah bon ?! Moi j’aurais plutôt tendance à comprendre même niveau de TVA. Où est le bout d’article qui manque à la bonne compréhension ?

          • hadrien dit :

            Il suffisait de lire mon passage entre crochets du 27 novembre 2010 à 18:44 qui évoquait notre TVA inférieure à l’allemande:
            DSK avait parlé…« des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne, ou une taxation et tarification du carbone », dans son entretien avec La Tribune du 19.11.10.
            [Il est vrai que notre TVA…inférieure à la moyenne européenne, avait besoin d’être augmentée pour peser encore un peu plus sur les faibles revenus. De même pour la taxation carbone. Rappelons que les taxes, contrairement aux impôts sur le revenu, ne sont ni progressives, ni même proportionnelles, mais constantes: la même pour Mme Bettencourt au revenu annuel de 400 millions, DSK qui reçoit 500 000 euros nets d’impôts, au FMI, et pour le chômeur en fin de droit. C’est génial !]

            Sina apportait un argument supplémentaire le 29 novembre 2010 à 19:30 :

            Hadrien sera sans doute ravi d’apprendre que l’idée nouvelle entre toutes..« des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne »,
            se retrouve sous la plume, et maintenant sur le blog, de cet autre inévitable grand financier démocrate qu’est Peyrelevade:
            17 nov. 2010 Le Figaro
            Pourquoi il faut augmenter la TVA
            Sous-titre: Pour l’économiste, une hausse de cet impôt sur la consommation est indispensable pour réduire les charges des entreprises.
            Je ne peux qu’adresser ici à DSK et son disciple les mêmes félicitations qu’à leur aîné:
            BRAVO DSK, BRAVO LES DEMOCRATES !
            Ainsi, face à la crise due à l’impéritie de la finance globalisée, les financiers proposent déjà leur remède: l’augmentation de la TVA dont la caractéristique, on le sait, est d’être le plus durement ressenti par les faibles revenus !
            Cela rappelle le naufrage du Titanic:
            Aprés la collision due à l’imprudence du commandement, les ordres furent de maintenir fermées les grilles interdisant aux passagers de troisième classe tout transfert vers les classes supérieures des ponts d’évacuation !

            Sans vouloir paraphraser un autre intervenant, dont j’appréciais l’analyse, ce n’est pas seulement l’appel “au secours” des banques qu’ont satisfait les politiques mais, tout comme sur le Titanic, leur message “après nous, le déluge” [le peuple paiera]!

        • Christine R dit :

          Le passage entre crochets du 27 novembre 2010 n’apporte pas d’éclaircissements quant à une augmentation de la TVA. Si la TVA était harmonisée, elle baisserait au Dannemark, en Roumanie, elle augmenterait au Luxembourg, elle bougerait très peu en France qui est à peu près dans la moyenne.
          Mais tu oublies(et j’admets que c’est sans doute par pure étourderie)de dire l’essentiel: c’est que tout ça s’inscrit dans un contexte d’harmonisation général qui donne au discours de DSK un sens totalement différent de tout ce qu’a pu raconter Peyrelevade et compères(lequel pour mémoire a soutenu la campagne de Bayrou, s »est prononcé radicalement contre le Keynesianisme…bref, on se demande ce qu’il vient faire ici à part diversion).
          « il est temps de créer des conditions égales pour les travailleurs européens, en particulier dans le domaine de la fiscalité du travail, systèmes de prestations sociales et la portabilité des prestations, et de la législation de protection de l’emploi…  »
          Evidemment, tu me diras, tout le monde n’est pas obligé d’être de gauche et d’approuver-:)

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