Dans les médias

Articles de janvier 2011


Le cas Mélenchon et le retour de la « machine à perdre »

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 28/01/2011 à 16:26

Nicolas Sarkozy a beau essayer de changer son image et son style, d’apparaître plus serein et plus réfléchi, bref de se « présidentialiser » enfin – pour aussitôt retomber dans la gesticulation, comme il l’a fait sur la récidive – rien n’y fait : il est massivement rejeté, inaudible, il a perdu la confiance des Français. La leçon des sondages est imparable : il serait, au second tour d’une présidentielle, écrasé par Dominique Strauss-Kahn, et largement battu par d’autres candidats socialistes. La gauche doit-elle d’ores et déjà crier victoire ? Ce serait plus que léger, absurde, davantage qu’une erreur, une faute. D’abord parce que les sondages, s’ils constituent une photo utile, ne sont pas l’élection. Ensuite, parce qu’une lecture plus attentive des… premiers tours incite à une prudence supérieure : ceux-ci, hors de l’hypothèse Strauss-Kahn, montrent une gauche faible et atomisée, un Parti socialiste fragile, un souhait de victoire en recul. Disons le clairement : si Nicolas Sarkozy est un repoussoir, nous n’attirons pas encore suffisamment. Plusieurs voix, notamment celle de Jean-Christophe Cambadélis et François Hollande, se sont émues de cet état de fait et ont attiré l’attention sur le risque de relancer la « machine à perdre ». Je souhaite approfondir cette analyse.

La menace de la division a un nom, un emblème : Jean-Luc Mélenchon. Au risque de surprendre, je vous avouerai que j’ai une vraie sympathie pour lui. Bien sûr, nous n’avons jamais appartenu aux mêmes courants au sein du Parti socialiste, et ses options ne m’ont jamais tentées. Mais j’ai du respect pour son intelligence, pour son éloquence, ample et littéraire, à l’occasion exceptionnelle, qui fait de lui un héritier des grands tribuns républicains, pour qui le micro était un embarras. L’homme est chaleureux, séduisant, il allie humour et mélancolie. Et je me souviens – avec un peu de malice j’en conviens – du ministre « jospinolâtre » qu’il fut, heureux et reconnaissant de la confiance qui lui était accordée, réaliste et appliqué. Bref, il n’a au fond rien d’un révolutionnaire, même s’il porte sa part de révolte : il est, tout simplement, un socialiste de gauche. La situation, hélas, s’est gâtée depuis qu’il a, lassé de la marge, quitté sa famille, le Parti socialiste. Un nouveau Mélenchon est né. L’acteur s’est transformé en imprécateur, le réformiste en boutefeux, le démocrate en populiste ami des dictateurs – Chavez est un de ses modèles – le socialiste en détracteur de ses ex-camarades.

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Aubry et Moscovici veulent «faire le ménage» dans l’Internationale socialiste – Libération

Catégorie : Actualité,Europe / International,Le Parti socialiste | Par pierre.moscovici | 27/01/2011 à 13:13

Par LIBÉRATION.FR

L’Ivoirien Laurent Gbagbo qui s’accroche à son siège de président malgré les appels de la communauté internationale, l’Egyptien Hosni Moubarak, aujourd’hui contesté avec virulence par la rue, le Tunisien Zine El Abidine Ben Ali, exclu trois jours après sa fuite pour l’Arabie Saoudite. Du beau monde à l’Internationale socialiste… Si bien que plusieurs responsables du PS français souhaitent ouvertement que l’organisation fasse du tri parmi ses 170 membres, partis et organisations politiques, socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes du monde.

Ce matin, Martine Aubry, interrogée sur Europe 1 sur ce casting, a dit qu’elle comptait «prendre l’initiative avec quelques autres». Rappelant que l’Internationale socialiste avait, lors de son 22e congrès à Sao Paulo, élaboré, à l’initiative des PS français et belge, une «charte éthique». Aubry souhaite que, sur ce modèle, l’organisation passe en «revue» «l’ensemble de ces partis dont la plupart ne viennent plus, mais c’est vrai qu’ils y sont inscrits».

«Moi je n’ai pas signé avec le PC chinois»

Sur l’exclusion tardive du RCD, parti du dictateur tunisien déchu -que la droite avait notamment brandi pour prendre la défense de Michèle Alliot-Marie très critiquée par la gauche pour son offre de coopération policière au régime Ben Ali- Aubry a estimé que cela «n’a pas empêché de dire, dès les premiers jours, au peuple tunisien: « Nous soutenons notre combat et de dénoncer la répression ».» Et de répliquer à l’UMP: «Moi je n’ai pas signé avec le PC chinois», allusion à un accord conclu fin 2009 par l’ancien secrétaire général du parti présidentiel, Xavier Bertrand.

Soucieux, lui aussi, de «faire le ménage et de le faire avant, pas quand éclatent les événements», le député Pierre Moscovici voudrait notamment virer Moubarak et Gbagbo: «Pendant longtemps, Laurent Gbagbo a été socialiste. C’était un homme de gauche, un militant, et petit à petit il s’est installé au pouvoir et aujourd’hui dans l’Internationale socialiste, il n’y a pas de place pour un parti qui refuse la transition démocratique à laquelle pourtant il a consenti et qu’il a lui-même organisée», résume-t-il, reprenant une proposition récemment formulée par le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, concernant le Front populaire ivoirien de Gbagbo avec lequel les socialistes français n’entretiennent plus de relations depuis 2004.

«Il ne devrait pas y avoir de partis au sein de l’Internationale socialiste qui ne soient pas respectueux de la démocratie», a encore plaidé Moscovici aux Questions d’Info LCP-France Info-AFP.


Pour Moscovici, il n’y a que DSK qui aille – France Info

Catégorie : Dans les médias | Par pierre.moscovici | 27/01/2011 à 13:08
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Les ambitions françaises de Dominique Strauss-Kahn restent impénétrables, mais Pierre Moscovici ne croit qu’en lui.


Pierre Moscovici invité de « Questions d’info » sur LCP

Catégorie : Actualité | Par pierre.moscovici | 27/01/2011 à 12:57
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Retrouvez l’émission « Questions d’info » du 26 janvier 2011 avec Pierre Moscovici.


Le financement des contrats aidés

Catégorie : Réflexions | Par pierre.moscovici | 27/01/2011 à 11:09
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Le constat que nous pouvons dresser est assez alarmant. Le gouvernement décide une diminution sans précédent des crédits consacrés à la politique de l’emploi et la diminution du nombre de contrats aidés.

Plusieurs associations et communes m’ont alerté sur le non-renouvellement d’un certain de contrats aidés. J’ai adressé un courrier à Madame Christine LAGARDE Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, sur les dispositions relatives aux Contrats d’accompagnement dans l’emploi(CAE) et aux Contrats uniques d’insertion (CUI).

Le 13 janvier 2011, Xavier Bertrand Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, me fait parvenir sa réponse. Cette réponse n’en est pas une !

« La programmation pour 2010, fixée initialement à 360 000 contrats dans le secteur non-marchand a été abondée en cours d’année pour atteindre le nombre de 400 000 CAE. »

Comme le dit Xavier BERTRAND, cette augmentation a été effectuée parce que la France était frappée de plein fouet par la crise économique.

Alors qu’en 2011, aucune embellie de grande ampleur n’est prévue sur le marché de l’emploi le nombre de CAE programmé est de 340 000 soit 60 000 de moins qu’en 2010. Xavier Bertrand annonce donc la réduction de 25 % en présumant d’une amélioration de la situation économique.

Nous avons tous des espérances de croissance. Mais en attendant, que font les personnes non-renouvelées ? La politique ne se fait certainement pas en navigant à vue mais en proposant un véritable plan de relance.

La baisse de la TVA dans la restauration, loi TEPA, bouclier fiscal, ces mesures budgétaires prises par le gouvernement ont largement contribué à la dégradation du déficit. Un cycle d’austérité s’est engagé qui casse la croissance, provoque l’aggravation du chômage et vide les caisses. Le gouvernement refuse de soutenir l’activité, la consommation et le pouvoir d’achat, affaiblissant ainsi les chances de relance de la croissance qu’il surestime régulièrement, par ailleurs.

Il faut, à mon sens, accompagner les bénéficiaires de contrats aidés. Cette approche qualitative privilégie l’insertion par le travail, tant qu’une véritable reprise économique n’est pas garantie. Que nous propose Xavier BERTRAND dans son courrier ? Rien. Il tente de ne pas pénaliser les employeurs et les personnes bénéficiant des contrats aidés en réduisant la casse aux besoins incompressibles ! Aucune proposition sérieuse n’est annoncée aux 400 000 personnes qui se sont retrouvées en fin de droits en 2010 sans prise en charge par une autre allocation.

En revanche, les collectivités territoriales, Pays de Montbéliard Agglomération, le Conseil Général et le Conseil Régional innovent. Elles soutiennent le développement des formations qu’elles initient en partenariat avec les universités.

Elles œuvrent pour la diversification économique du nord Franche-Comté en étroite collaboration avec leurs services, le monde industriel et les partenaires sociaux. En connaissant parfaitement le bassin d’emploi dont elles ont la charge, elles tentent, entre autres, d’adapter ainsi la formation au marché du travail.

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Moscovici: DSK est « le meilleur » candidat

Catégorie : Dans les médias | Par pierre.moscovici | 26/01/2011 à 20:13

Le député Pierre Moscovici a estimé aujourd’hui que Dominique Strauss-Kahn était « le meilleur » candidat socialiste pour la présidentielle et le seul capable d’éviter au PS « la menace d’un 21 avril ».


Moscovici: DSK est « le meilleur » candidat – Le Figaro

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 26/01/2011 à 19:18

Le député Pierre Moscovici a estimé aujourd’hui que Dominique Strauss-Kahn était « le meilleur » candidat socialiste pour la présidentielle et le seul capable d’éviter au PS « la menace d’un 21 avril ».

« Il est le meilleur et de loin. Il est le seul à nous éviter la menace d’un 21 avril. Aucun des autres prétendants aux primaires n’est dans un écart avec Marine Le Pen qui garantisse que nous soyons présents au second tour », a expliqué M. Moscovici, lors de « Questions d’Info » LCP/France Info/AFP.

L’ancien ministre, qui milite pour une candidature aux primaires du directeur général du FMI, a fait valoir que dans les enquêtes « le score global du PS au premier tour (était) faible ». « Avec Dominique Strauss-Kahn, nous avons, non seulement un candidat qui se qualifie, mais en plus empiète très largement sur les frontières politiques et serait en tête », a-t-il ajouté, en estimant que les Français voyaient en DSK « le président dont ils ont besoin ».

« La France de 2012 aura avant tout à résoudre un problème central, la crise économique. A retrouver une croissance qui soit justement partagée. Et à le faire dans le cadre européen ». « Personne » d’autre, a-t-il dit, ne peut le faire. Pour M. Moscovici la présidentielle de 2012 « est la plus décisive, la plus attendue depuis 1981″ et « la gauche a un devoir de victoire ». « Pour nous, c’est vaincre ou nous trouver dans le désert! ».

Le député du Doubs a été particulièrement virulent contre Jean-Luc Mélenchon, candidat à l’investiture du Front de gauche pour 2012, très critique à l’égard de DSK. Il a qualifié « ses positionnements » de « sans intérêt », « sans envergure ». « C’est nul! Vous avez un type qui se promène partout, en disant +je suis populiste+ », a-t-il poursuivi. M. Moscovici a cependant dit « sa sympathie » pour M. Mélenchon, « un homme talentueux, intelligent », qui « a été un bon ministre extrêmement réformiste » dans le gouvernement de Lionel Jospin.

Mais à présent, « il est dans un rôle de comédien » et « ce rôle est un rôle qui risque de faire perdre la gauche, qui veut faire perdre la gauche ». « Il se plante et il nous plante! » Pour autant, il s’est dit « persuadé que Mélenchon, au second tour, ne se trompera pas ». « Entre Sarkozy et Strauss-Kahn, quoi qu’il dise aujourd’hui, il fera » le nécessaire, a conclu l’ancien ministre.


« Strauss-Kahn, de plus en plus probable » – Le Progrès

Catégorie : Dans les médias | Par pierre.moscovici | 21/01/2011 à 17:11
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Article du Progrès sur le déplacement de Pierre Moscovici à Bourg-en-Bresse le 19 janvier