N’ayons pas peur des primaires

L’année 2011 – que je vous souhaite belle et heureuse – sera sur le plan politique une période de transition à la fois décisive et délicate. Les dernières consultations électorales du quinquenat s’y joueront – cantonales en mars, sénatoriales en septembre – les offres programmatiques s’affineront, le choix des candidat(e)s s’opérera enfin. Le Parti socialiste, parce qu’il demeure, malgré ses travers, ses insuffisances, le parti de l’alternance, celui par qui passera le changement s’il advient, sera au centre de l’attention générale : des options qu’il prendra peut dépendre l’avenir du pays. Cela lui confère, nous confère une lourde responsabilité. C’est dans les mois qui viennent que se nouera le destin de la gauche, nous ne pouvons pas les rater. Nous savons en même temps que les choses sont très compliquées, et qu’il faudra, en peu de temps, dans la tension, résoudre les crises qui nous minent depuis des années, voire des décennies : crise identitaire, crise idéologique, crise des alliances. Pour y parvenir, nous avons choisi collectivement une procédure nouvelle en France, que chacun attend et redoute à la fois, et qui va absorber beaucoup de notre énergie : les primaires.

Faut-il redouter les primaires ? Y recourir était tout sauf évident, et a été longtemps discuté. Les préparer demandera un effort collectif important, tout juste engagé. Les réussir, enfin et surtout ne va pas de soi. Comment mobiliser les sympathisants qui souhaitent y participer ? Comment assurer l’équité dans l’organisation du débat ? Comment mener celui-ci dans le respect d’un code de bonne conduite, d’une sorte de charte éthique ? Comment les conclure par un rassemblement effectif et sans réserve ? Nous réfléchissons à tout cela, au sein du Comité national d’organisation des primaires, dans un climat convenable, plutôt serein. Je n’ignore pas, toutefois, que demeure, dans la perspective de cette confrontation, une réserve, voire une crainte, que certains d’entre vous ressentent sans doute : les primaires ne lancent-elle pas la machine à perdre ? Ne donnent-elles pas des armes à nos adversaires, en montrant au grand jour nos divisions ? Ne vont-elles pas, sous couvert de débat, affaiblir la gauche, en sélectionnant dans la difficulté un(e) candidat(e) qui sortira exsangue, épuisé(e) d’un parcours du combattant ?

Je n’ignore pas, toutefois, que demeure, dans la perspective de cette confrontation, une réserve, voire une crainte, que certains d’entre vous ressentent sans doute : les primaires ne lancent-elle pas la machine à perdre ?

Ces risques, ne nous voilons pas la face, existent. La polémique suscitée par les propos de Manuel Valls appelant hier à « déverrouiller les 35 heures » illustre leur réalité. Par ce propos, volontairement provocateur, et que je crois par ailleurs sincère, Manuel a cherché à se distinguer, à créer un buzz – c’est réussi, sur un point, au-delà même de ses espérances – à déposer aussi – il le revendique – une marque, celle de la « droite », cette fois-ci assumée, du Parti. Le propos a été récupéré par l’UMP, qui y trouvé ou retrouvé le slogan même de Jean-François Copé – « travailler plus que pour travailler mieux » – et « recadré » par la direction du Parti socialiste, Benoît Hamon appelant le député de l’Essonne à « revenir dans le droit chemin ». Henri Emmanuelli, guère favorable aux primaires, s’est saisi de l’occasion pour en dénoncer les « premiers effets très pervers ».

La bonne réponse à apporter à Manuel Valls n’est pas disciplinaire

Je crois pourtant, et plus que jamais, les primaires nécessaires. La bonne réponse à apporter à Manuel Valls n’est pas disciplinaire – il n’y a pas de « droit chemin », nul n’est propriétaire du socialisme. Elle n’est pas non plus le repli sur les modes de désignation classiques du Parti socialiste, qui ont échoué à la fois à désigner un(e) candidat(e) incontestable, à définir un projet crédible et à s’ouvrir à la société. Je ne reproche pas à Manuel Valls d’avoir formulé son propos : il a le droit de le faire, il peut défendre ses convictions, et nous n’avons pas à avoir peur des controverses, si elles sont fécondes. Quel sens auraient des primaires sans une pluralité de candidat(e)s ? Quel intérêt auraient-elles si ce n’était pas l’occasion de trancher, enfin, les ambiguïtés idéologiques qui nous empêchent d’avancer dans la cohérence, et d’apparaître aux Français comme une alternative sérieuse ? Quitte à provoquer à mon tour, j’irais jusqu’à prétendre qu’elles doivent au contraire être un moment de vérité, où toutes les convictions, même les plus iconoclastes, même les plus insolentes, même les plus tranchées, doivent pouvoir s’exprimer en toute liberté : ne censurons pas les primaires, ne les bridons pas.

En revanche, dès lors qu’il y a affirmation ou thèse controversée, la réplique peut et doit être ferme et argumentée, sur le fond. En l’occurrence, je pense que Manuel Valls se trompe à peu près sur tout. Il a tort économiquement : le problème de la France, y compris par rapport à l’Allemagne, n’est pas un coût du travail trop élevé – les deux pays sont équivalents en la matière – ou une durée du travail inférieure – ce n’est pas le cas. La difficulté est plutôt culturelle et financière : nous ne donnons pas la même priorité à l’investissement et à l’industrie. Revenir sur les 35 heures ne servirait donc à rien, sur le plan économique,sinon à inciter davantage encore les entreprises à recourir aux heures supplémentaires et à freiner l’embauche. Il a tort socialement : la fin des 35 heures, déjà très « dévérouillées » sous les coups de boutoir de la droite, serait, pour beaucoup de salariés, une régression, un surcroît de stress, un affaiblissement de leurs droits. Surtout, il a tort politiquement, car il valide les thèses de la droite et lui donne un ballon d’oxygène inespéré en cette rentrée difficile. S’il s’agit là de sa « marque », de sa vision, eh bien, sans lui dénier le droit de l’exprimer, je dis mon franc et total désaccord.

En l’occurrence, je pense que Manuel Valls se trompe à peu près sur tout.

Je souhaite que le débat se déploie, dans les temps à venir, sur d’autres terrains. Nous n’avons pas, c’est vrai, à refaire 1997 en 2012. La France est confrontée à de vrais défis, nouveaux, à aborder avec d’autres idées qu’alors. Comment, d’abord, retrouver les valeurs de la République, abîmées par Nicolas Sarkozy, rendre force aux services publics, retrouver un vivre-ensemble plus harmonieux, une meilleure cohésion sociale, plus de justice ? Comment ensuite, s’engager à nouveau sur un chemin de croissance durable, sélective, financièrement soutenable ? La priorité, ici, doit être donnée à l’investissement sous toutes ses formes, et d’abord à l’innovation, à la recherche, véritables ferments de la compétitivité à l’ère de la mondialisation. Comment enfin, redonner sens à l’Europe, la sortir de l’ornière dans laquelle elle s’enlise, qui l’éloigne de la faveur des peuples, la fait apparaître comme une instance punitive, synonyme de rigueur et de régression sociale, alors qu’elle est, qu’elle peut et doit être davantage la solution, la réponse collective de notre continent aux grands problèmes de la planète ? Une gestion efficace – elle ne l’est d’ailleurs pas – des finances publiques n’y suffira pas : il s’agit plutôt de dynamiser l’Europe, de lui donner un cap et une gouvernance. C’est sur ces thèmes là que doit plutôt, me semble-t-il, travailler la gauche, c’est sur ces thèmes là que je m’investirai pour ma part. Car la clé de notre avenir est, j’en ai la conviction, contenue dans ces questions plutôt que dans la sempiternelle répétition de débats éculés et dépassés.

Nous n’avons pas, c’est vrai, à refaire 1997 en 2012. La France est confrontée à de vrais défis, nouveaux, à aborder avec d’autres idées qu’alors.

N’ayons, en tout cas, pas peur des primaires. Menons ce débat avec force et sérénité, sans nous émouvoir de toutes les contradictions, de tous les débats qui se font jour. Nous n’avons pas, en 20 ans, brillé par notre aptitude à penser : ne craignons pas maintenant les idées, les divergences. Ne faisons pas de toute distinction un drame, de toute différence une division. Mais disons, sans ménagement particulier quand il le faut, avec franchise et respect des personnes, nos convictions. A la fin, les citoyens de gauche, par leur vote aux primaires, feront le tri, et exprimeront leur choix. Le buzz ne suffira pas à l’entraîner : c’est, j’en suis sûr, l’ambition crédible, la cohérence que j’appelle de mes voeux qui l’emporteront.

23 réflexions au sujet de « N’ayons pas peur des primaires »

  1. Bonjour Pierre, et une année 2011 que j’espère socialiste.
    Oui, il faut redouter les primaires qui sont bien parties pour être un spectacle pathétique encore plus destructeur et déstructurant que le congrès de Reims du fait des enjeux.

    Un enfer pavé de bonnes intentions :
    « Effort collectif » : C’est mal parti avec tous les égos en lice.
    « Réussite » : Échec, voire anéantissement.
    « Sympathisants » : Risque d’infiltration stratégique de la droite.
    « Équité », »Bonne entente » : avec des snipers, ce n’est pas gagné.
    « Charte éthique » : avec un prétendant qui s’asseoit sur les 35 heures, ça promet…
    « Rassemblement » : Il est où le rassembleur ? Parce-que c’est bien cela le problème, il n’y a pas de leader. Cela ressemble plutôt à de la division.

    Réfléchissez vite et bien au sein du Comité National, parce-que là il y a urgence et que les élèves vont tuer les maîtres sans les avoir dépassés (dommage).

    Oui les primaires peuvent lancer la machine à perdre, à commencer par le gros grain de sable (un caillou ?) que vient d’y introduire Manuel Valls, qui est en train de faire une autoroute à la droite, et d’affaiblir la gauche, renforçant le centre, les verts, avec un FN puissant et cohérent dans son idéologie de la haine.

    Je pense que les primaires doivent être l’affaire du PS et de ses adhérents uniquement.

    Même si toutes les idées doivent être exprimées, j’en veux beaucoup à Manuel Valls. C’est plus qu’une controverse, c’est du cautionnement à l’idéologie du gouvernement, ça frise le scandale, et vous ne savez pas forcément gérer les scandaleux. C’est Georges Frêche qui doit bien se marrer…
    D’un autre côté, cela montre que la gauche est écoutée. C’est le moment de se faire entendre…Vous avez des propositions pour l’emploi avec 4,5 millions de chômeurs, à part nous faire bosser plus?

    « Briller » par votre aptitude à penser, il serait temps, parce-que là on est à la limite de l’insuffisance; Savoir répondre aux vraies questions et attentes des Français, proposer des réformes, des avancées sociales. Ils sont où les grands hommes politiques socialistes, les dignes héritiers, ceux qui ont la force de dire non et de refuser, d’être force de proposition ? Il n’y en a plus ou c’est trop tôt ?

    A mon avis vous dédramatisez une situation extrêmement grave et préjudiciable pour notre parti et nos convictions. Ce n’est pas un buzz mais une première secousse tellurique, attention au « big one ». Dans ce contexte je pense que l’on peut effectivement avoir peur des primaires.
    Biz

  2. je regrette le « psychodrame » provoqué par le buzz ridicule de manuel Valls, et pendant ce temps, la précarité, le mal-vivre continue à faire souffrir tant de gens, quand le PS abordera-t-il le thème majeur pour tous les français : LE CHOMAGE!!!!

  3. A cette ténébreuse affaire de verrou, peu s’en est fallu qu’elle nous ramenât aux geôles staliniennes, Monsieur Moscovici oppose heureusement une toute autre attitude. On préfère assurément l’entendre ici parler des « clés de notre avenir », et le faire selon le seul point de vue qui vaille parce qu’il nous unit – malgré nous au besoin – , celui de la gauche tout simplement. C’est évidemment à cette condition seulement que les primaires constitueront un progrès, et si elles sont le lieu d’un authentique dialogue, et d’un dialogue patiemment et rigoureusement construit entre gens de bien (on n’ose dire désintéressés), pour qui en tout cas la gauche n’est pas une posture de circonstance prise au hasard des carrières, comme il arrive. Certes, c’est bien le propre de la gauche de se réinventer chaque jour, toute son histoire n’est qu’une marche vers quelque chose, pour quelque chose, contre quelque chose, contre toutes les formes d’oppressions en fait. Mais pour autant la pensée de gauche ne change pas au gré des circonstances, elle est. Elle est dans sa capacité à ne pas concevoir qu’on puisse revenir sur ses pas quand on a enfin pu progresser. Malheureusement à force de laisser s’atrophier toute ce que la pensée de gauche contient de postulats intellectuels voire spirituels au profit d’une gestuelle dictée en grande partie par la médiatisation, tout et devenu possible, nous le savons assez au moins depuis novembre 2006. P.Moscovici affirme qu’il y a place désormais même pour les positions « les plus insolentes ». Qu’il nous excuse de ne pas adhérer à cette proposition. Quand la liberté aboutit à agresser, elle perd tout ce qui fait d’elle une valeur, sauf peut-être sur les tréteaux de foire, au vu de quoi il nous reste toujours la possibilité d’en rire. Quant à l’insolence, elle est par nature toujours jumelle de la démesure, sauf à vouloir prétendre aujourd’hui que l’Acropole n’aura somme toute jamais été qu’un tas de cailloux.
    On veut bien admettre que l’idée des primaires ne soit pas le fait d’une frénésie éphémère et qu’il est possible avec quelque effort d’y trouver des vertus ailleurs qu’aux Amériques. Au moins conviendrait-il d’être honnête, en commençant par ne pas tricher, comme on le fait aujourd’hui en s’installant d’autorité – et en réalité frauduleusement – dans les médias pour se distinguer, médias qui ne demandent que cela. Nos concitoyens n’attendent pas des vedettes mais un projet auquel ils puissent faire confiance, pour autant que la confiance ne soit pas un égarement de l’esprit après tant d’humiliations subies de part et d’autre. En outre, puisqu’on leur a annoncé un calendrier, encore faudrait-il que celui-ci soit appliqué, c’est-à-dire tout simplement que les primaires commencent quand elles doivent commencer. La droite doit être enfin battue. Elle ne le sera pas par un défilé d’histrions bondissant de chaînes de télévision en studios de radio. Si c’était le cas, autant annoncer carrément aujourd’hui le programme : La semaine prochaine Monsieur Valls traînera le PS devant les tribunaux ; dans quinze jours M.Moscovici postera perruque ; le mois prochain Madame Royal dansera le menuet. Enfin, ne rêvons pas. A l’impossible nul n’est tenu.

  4. je n’apprécie pas les déclarations de Valls, et je pense qu’il a tort sur le fond. mais là où il a raison, c’est d’interroger le PS: quel est aujourd’hui notre discours sur le travail, le temps de travail…que défendons nous? statu quo? évolution?
    et sur les prélèvements fiscaux, sociaux, quid? avant que NS ne nous balance les siennes, avons nous nos propositions ??

  5. Bonjour,
    j’ai 20 ans ( ce sera important pour la suite lol )et j’ai eu le malheur de critiquer Mélenchon sur son blog car il dit que le PS est le parti de la honte ! Et j’ai eu droit à un lynchage sur le thème :  » si c’est pas triste d’être un soldat du social libéralisme à 20 ans …  » … je raconte pas ça pour me plaindre mais le sectarisme d’une partie de l’autre gauche est quand même un véritable problème je trouve.

    • Lucas

      ne te prends pas la tête.
      Chez Mélenchon, c’est devenu blanc ou noir, plus aucune demi-mesure, seulement souvent bcp de posture.

      Pour Mélenchon, si on est pas d’accord avec lui, on est forcément un salaud ou un crétin. Un salaud qui exploite les autres ou un crétin qui aime se faire exploiter. Si t’es pas ok avec Mélenchon, tu tombes forcément dans l’une de ces deux catégories.

      • @Nicolas

        Merci … c’est horrible quand la gauche de la gauche prend des postures moralistes pour cracher sur le PS … or chez Mélenchon ils ne font plus que ça . Si tu n’es pas d’accord tu es sois un UMP qui s’ignore soit un abruti manipulé par les médias . Tout ça pour avoir osé dire que le PS avait le mérite d’intégrer les problématiques économiques à la question sociale.

      • en manque de proposiitions et face a un echec probable les espris s echauffent et les propos se radicalises. laisse courir et continue de dire quel est ton espoir et pourquoi.

        • Pour finir l’histoire avec Mélenchon …
          j’ai reçu un mail de son blog pour me dire que je n’avais plus le droit d’écrire sur son blog car il ne voulait pas donner la parole à un petit social-démocrate en mal de reconnaissance aux arguments pathétiques.
          E F F A R A N T

  6. Bonjour,

    je viens très peu sur ce blog. Mais les rares fois où je suis venu, j’ai tout de même apprécié l’effort de dialogue des blogueurs.

    Je suis rassuré de constater que Valls soit fermement renvoyé à ses études par Pierre Moscovici avec qui il partage pourtant pas mal de points. Soyons mesuré (question de cérédibilité sur ce blog). Même si on est peu favorable aux 35 heures, faire croire que cette question est prioritaire dans la situation de crise actuelle (qui est une crise de la demande) est indigne du camp de la gauche. Et je suis autant mesuré que je peux, croyez le bien ! Même s’il récuse cette manière de voir il faut appeler les choses par leur nom : Valls est à la droite du parti, mûr pour rejoindre Bockel ou Besson. Certes il n’y a pas de ligne jaune, ni de droit chemin… mais si les idées commandent l’appartenance à un parti, Martine Aubry (directement visée) devrait faire acte d’autorité et définir un périmètre, et donc convoquer Valls puis envisager son exclusion. Je sais que cet avis ne sera pas partagé pour le sectarisme qu’il semble impliquer. Les éditorialistes traiteront l’initiative de calamiteuse, etc, etc… Pour un temps seulement… Car cela vitaliserait grandement le débat démocratique et le PS lui-même. Ce serait l’acte par lequel Aubry mobiliserait les militants du PS, sans doute écoeurés de voir des dirigeants se comporter comme des cadres UMP. Valls irait au Modem : quelle éclairsie pour les Français ! Droite bonapartiste : Dupont-Aignan ; droite libérale : Sarkozy ; centre : Bayrou et tout le bazar des Morin, Borloo et Valls ; gauche sociale démocrate : Aubry (ou DSK s’il défend aussi bien les 35 heures qu’à l’époque, mais aussi Montebourg voire Hollande : les primaires peuvent commencer) ; gauche socialiste : Mélenchon.

    Est-ce trop rêver que d’exiger des hommes politiques un positionnement idéologique clair pour offrir des choix clairs aux français ?

    • faut il encore avoir clarifier l ideologie. de plus exclure ceux avec qui on a des divergences ne me semble pas non plus etre dans les genses du ps

  7. Bonne année à tous !

    Effectivement, Valls a juste plus de 10 ans de retard sur ce sujet. Qu’il faille adapter le marché du travail, oui bien sûr, que cette adaptation se fasse par rapport à une politique de la fin du millénaire dernier et par contre idiot.

    Les défis ne sont pas là.

  8. Sans être tous des spécialistes, nous sommes au fait de la politique et de nos idées. Malheureusement ce n’est pas le cas de tout le monde et toutes ces affaires ne font qu’un seul et unique gagnant, l’abstention.

    Il y a peu j’essayais de convaincre des jeunes qui ne votent pas et qui me disaient la phrase qui tue « la gauche la droite c’est la même chose ».

    Valls démontre que ces jeunes ont raison.

    J’ai toujours été un ennemi des primaires, elles nous ont fait perdre en 2007, je pense qu’il en sera de même en 2012

    • le problème est que la socdem actuel(Valls en est le pire) ne permet plus de distingué la droite et la gauche.

      La gauche doit arrêter d’avoir peur d’être de gauche.

  9. Les propos superficiels et confus de Valls sur les 35 heures sont évidemment une posture :il espère sans doute capter les voix de sympathisants de gauche moins attachés aux 35 heures que les adhérents du P.S.Il ne faut pas trop le prendre au sèrieux , mais éprouver pour lui une certaine compassion !!!…

  10. « ne craignons pas maintenant les idées, les divergences. Ne faisons pas de toute distinction un drame, de toute différence une division »

    Tout à fait.
    En fait, ce qui me parait surtout à craindre sont les petites phrases assassines, les petites attaques mesquines et, in fine, une « escalade de la violence verbale » qui pour le coup serait catastrophique.
    Mais qu’il y ait des divergences avec des débats vifs et argumentés n’est pas un problème, tant que l’on sait se rassembler sereinement (charte éthique) après un choix clair et indiscutable (bonne organisation).

  11. Pierre veut dynamiser l’europe? Je penses que la France en 2012 ne le pourra pas.
    Pour plusieurs raison.
    La première est que la France a grillé beaucoup de crédit avec sarkozy, le traité de Lisbonne a été concédé par l’allemagne alors que le TCE était déjà voté chez elle. Hors 5 ans après remettre tout a plat sur une situation créer par nous est pas crédible. Il faut rappelé que la situation dramatique de l’europe dans son fonctionnement vient principalement de la France par un nombre important de défaillance de sa classe dirigeante.
    L’euro a été accepté par Miterrand sans gouvernance économique…ce que l’on réclame maintenant.
    La France a accepté les nouveaux entrant sans imposer une réforme global du fonctionnement.
    La France part son Non de 2005 a fragiliser l’europe en montrant qu’un de ses piliers doutait.
    Et ainsi de suite…

    L’europe actuel est dirigé par la doctrine Allemande car c’est l’Allemagne qui réussit dans l’imaginaire populaire et la croyance des élites.

    Ainsi la relance de l’europe part la France est impossible car la France ne peut donner un modèle a l’europe avec 1,6% de croissance. Non pour relancer l’europe , il faut déjà réussir dans son pays.
    Fin 2014 serra une bonne date pour que la France puisse imposer ses nouvelles idée après avoir réussit chez elle.

    Au mieux la France de 2012 avec son gouvernement de gauche peut taper très très fort sur la table(a en effrayer ses partenaires) pour la gestion de l’euro et des euro-obligations pour se payer une relance sans trop de frais et liberté économique sur 3 ans.

    Mais raconter que l’on va sauver l’économie Française avec une europe volontaire est un mirage. A moins que le SPD gagne les élections en 2013 en Allemagne…

    • N’est-il pas urgent de changer de porte-parole ?
      Avec sa façon de contrer Vals le Monsieur de l’égalité réelle va plutôt le renforcer.

  12. L’affaire des 35 heures me renforce dans l’idée que Valls est totalement nul en économie. Son bouquin était une grosse alerte mais la c’est la confirmation.

    Commencer une campagne socialiste avec comme projet la fin des 35 heures est pour moi une véritable déclaration de guerre contre le progrès.

    Mais il faut répondre a tout les dirigeants socialistes qui critique Valls, que proposez vous?
    Pierre ici dit »La priorité, ici, doit être donnée à l’investissement sous toutes ses formes, et d’abord à l’innovation, à la recherche, véritables ferments de la compétitivité à l’ère de la mondialisation.  » mais il refuse l’étatisme. Hors aucune société privés importante actuel ne va investir ou faire de la recherche longue car l’actionnariat de la bourse ne peut le permettre.
    Les PME en France ne sont pas assez puissante pour le faire et restent dépendante des grandes entreprises qui les saignes sur les marges pour garantir des dividendes(ou rachat d’action) important aux actionnaires mondial du CAC 40(ou SBF 250).

    Le seul acteur qui peut lever des fonds et investir sur du long terme est l’état ce que la gauche social démocrate(l’affaire du texte « l’égalité des chances »m’a convaincus) ne veut pas car 81 prouveraient que cela ne marche pas.

    Le raisonnement est faux.
    Les entreprises du CAC40 doivent être encadré par l’état sous une forme moderne pour laisser respirer les PME et investir sur 10 ans. Une grande entreprise qui a un actionnaire principal qui accepte de ne pas toucher de dividende important pendant un certains provoque des investissement massif et innovation. L’état peut contrairement au autres actionnaire privés être rémunéré de plusieurs façon par une entreprise: -la première et la plus visible est le dividende.
    Mais d’autre forme existe:-investissement et innovation massif qui attirent des salaire important(consommation et rentré fiscal important) sur le territoire.
    -création de croissance(rentré fiscal).
    -diminution du chômage(moins d’intervention en prestation sociale).
    -plus de cotisations par de nombreuses embauches.
    -développement de filière nouvelle et de pointes(démarrage d’un autre cycle vertueux).
    -progression de PME qui peuvent grossir et devenir des entreprises mondial.

    Mais on est loi de cette logique…

  13. juste une petite provocation au passage, il faut bien rire un peu :

    « Et Pierre Moscovici qui explique à Valls qu’il n’y a plus rien à faire, car tout a été fait… : « si vous prenez tout ce que la droite a fait depuis 2002 avec les 35 heures, les verrous, s’il y en avait, ont été totalement levés» (sic – Moscovici) Il n’y connaît rien non plus. Il n’y avait pas de verrous, ils ne sont donc pas levés, tant que les heures supp’ restent majorées dans la loi. »

    http://www.filoche.net/2011/01/03/est-ce-que-les-35-h-sont-%C2%AB-verrouillees-%C2%BB/

  14. Ping : Les tweets qui mentionnent N’ayons pas peur des primaires | Pierre Moscovici -- Topsy.com

  15. Le problème n’est pas la fragmentation du PS, le problème c’est la synthèse qui ne permet pas de dégager une majorité-minorité, et qui est l’essence même de tout mouvement démocratique. Le PS s’est constitué sur la base d’une force pour gagner en s’appuyant sur la masse, en pesant de tout son pouvoir et de toutes ses alliances sur le pouvoir en place. Cela implique des combats internes incessants, la médiatisation croissante faisant jouer la volonté de puissance de chaque ego.

    Que les controverses soient fécondes, que ne t’applique pas à toi même cette maxime, il y a pourtant matière à moudre avec le concept du salaire citoyen universel personnalisé dans l’arène du débat.

    C’est au niveau européen que doit se faire la relance de l’emploi industriel. Puis-je évoquer sans que tu tousses le concept de Schuman-Kanfen ? Le mythe du plein emploi que le PS agite pour rester dans le droit fil de son histoire, masque la déviance que l’abandon du citoyen pour introduire le travailleur, a débouché sur la cagade du congrès de Tours en 1920, conduisant la gauche à s’unir sans honte aucune avec le PC et toutes ses trahisons éthiques. La seule solution pour s’en sortir est d’amarrer solidement le principe du salaire citoyen, mais pour cela, il faudrait plus de courage politique que de bavasser à l’infini sur la durée du temps de travail, au lieu de se focaliser sur le partage de la richesse produite par le progrès technologique, entre ceux qui n’ont rien, et ceux qui ont le superflu.

  16. Ping : Twitted by _margal

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