Dans les médias

Le cas Mélenchon et le retour de la « machine à perdre »

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 28/01/2011 à 16:26

Nicolas Sarkozy a beau essayer de changer son image et son style, d’apparaître plus serein et plus réfléchi, bref de se « présidentialiser » enfin – pour aussitôt retomber dans la gesticulation, comme il l’a fait sur la récidive – rien n’y fait : il est massivement rejeté, inaudible, il a perdu la confiance des Français. La leçon des sondages est imparable : il serait, au second tour d’une présidentielle, écrasé par Dominique Strauss-Kahn, et largement battu par d’autres candidats socialistes. La gauche doit-elle d’ores et déjà crier victoire ? Ce serait plus que léger, absurde, davantage qu’une erreur, une faute. D’abord parce que les sondages, s’ils constituent une photo utile, ne sont pas l’élection. Ensuite, parce qu’une lecture plus attentive des… premiers tours incite à une prudence supérieure : ceux-ci, hors de l’hypothèse Strauss-Kahn, montrent une gauche faible et atomisée, un Parti socialiste fragile, un souhait de victoire en recul. Disons le clairement : si Nicolas Sarkozy est un repoussoir, nous n’attirons pas encore suffisamment. Plusieurs voix, notamment celle de Jean-Christophe Cambadélis et François Hollande, se sont émues de cet état de fait et ont attiré l’attention sur le risque de relancer la « machine à perdre ». Je souhaite approfondir cette analyse.

La menace de la division a un nom, un emblème : Jean-Luc Mélenchon. Au risque de surprendre, je vous avouerai que j’ai une vraie sympathie pour lui. Bien sûr, nous n’avons jamais appartenu aux mêmes courants au sein du Parti socialiste, et ses options ne m’ont jamais tentées. Mais j’ai du respect pour son intelligence, pour son éloquence, ample et littéraire, à l’occasion exceptionnelle, qui fait de lui un héritier des grands tribuns républicains, pour qui le micro était un embarras. L’homme est chaleureux, séduisant, il allie humour et mélancolie. Et je me souviens – avec un peu de malice j’en conviens – du ministre « jospinolâtre » qu’il fut, heureux et reconnaissant de la confiance qui lui était accordée, réaliste et appliqué. Bref, il n’a au fond rien d’un révolutionnaire, même s’il porte sa part de révolte : il est, tout simplement, un socialiste de gauche. La situation, hélas, s’est gâtée depuis qu’il a, lassé de la marge, quitté sa famille, le Parti socialiste. Un nouveau Mélenchon est né. L’acteur s’est transformé en imprécateur, le réformiste en boutefeux, le démocrate en populiste ami des dictateurs – Chavez est un de ses modèles – le socialiste en détracteur de ses ex-camarades.

Jean-Luc est un formidable comédien, qui croit en ses rôles. Il s’est assigné une mission : faire battre Dominique Strauss-Kahn, devenu pour lui l’image même d’une « gauche de droite », campé en « affameur » des peuples. Il y a peut-être là une part de conviction – je la crois ténue. C’est surtout une stratégie : désigner un adversaire pour se grandir, s’imposer comme une figure. Pour y parvenir, il ne lésine pas sur la formule, ne nous épargne aucune violence, s’érige en éradicateur de toutes les « oligarchies ». Je me suis, cette semaine, insurgé contre cette attitude, la qualifiant de nulle. Je persiste et signe : elle est en vérité indigne. L’excès en effet, frôle le ridicule. La colère n’a pas empêché le candidat du Parti de gauche de venir recevoir, sous les lambris de l’hôtel de Lassay, le prix de la « révélation politique de l’année » (Sic). Elle ne le freine pas lorsqu’il s’agit de négocier des circonscriptions pour les siens… avec le Parti socialiste. Surtout sa rhétorique s’emballe et tourne à vide. Je la crois, au demeurant, inefficace : il en fait trop, au risque d’embarrasser le Parti communiste, qu’il voudrait pourtant emballer, et d’apparaître comme l’homme qui veut à toute force faire perdre la gauche, défaire son camp. Cela ne peut pas marcher : ce comportement sera rejeté, il va se planter. Et je ne doute pas, par ailleurs, que dans l’hypothèse d’un second tour face à Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon ne choisisse clairement le candidat socialiste, quel qu’il soit, et souhaite… redevenir ministre : il aime ça !

Est-ce à dire qu’il ne faudrait pas prendre de telles gesticulations au sérieux, ou se contenter d’une indifférence bienveillante ? Ce n’est pas mon sentiment. Car ce climat, s’il persiste, finira je le crains par abîmer la crédibilité de la gauche toute entière, la présentant comme une famille désunie. Ne consentons pas à l’amnésie : la division, la fragmentation de la gauche la vouent, en effet, à sa perte. La menace d’un nouveau « 21 avril » n’est pas écartée : la force du Front national le rend hélas à nouveau possible, même si je ne le crois pas, à ce stade, plausible. Et l’éloignement mutuel des composantes de la gauche complique considérablement la perspective d’un gouvernement alternatif du pays. L’atomisation de la gauche, force est de le constater, semble en marche. Les Radicaux de gauche sont tentés de se distinguer. Le Parti communiste hésite à se dissoudre dans le « mélenchonisme », ou à se compter. Jean-Pierre Chevènement relance l’hypothèse de sa candidature éternelle. L’extrême gauche ne renonce pas : Olivier Besancenot et Nathalie Arthaud seront candidats. Les écologistes pensent à la primaire entre Nicolas Hulot et Eva Joly, tout en se distanciant de la majorité en Ile de France. Et le Parti socialiste, force principale de la gauche, sera comme d’habitude, si rien ne change, la cible de tous.

Cet état de fait ne me laisse pas indifférent, je ne le prends pas à la légère : ne restons pas inertes. Convenons toutefois que, si le constat est clair, la réponse n’est pas simple. Elle ne peut, néanmoins, se borner à une négligence polie ou complaisante. Bien sûr, il n’est pas temps d’en appeler au « vote utile », mais il n’est pas trop tôt pour évoquer… l’utilité du vote. Cela signifie pour moi qu’il faut en effet, dès maintenant, analyser avec lucidité les risques de la division, en pointer les fauteurs, les appeler à la responsabilité. L’enjeu de 2012 est en effet trop important pour que ce rendez-vous, attendu par les Français comme aucun autre depuis mai 1981, soit gâché par la frivolité ou le « narcissisme des petites différences » qui sont le péché originel de la gauche. Cela oblige aussi le Parti socialiste à réfléchir avec gravité à ses primaires et préparer avec soin le premier tour des présidentielles de 2012, qui sera décisif. Cet exercice n’est pas aujourd’hui conduit, comme si d’aucuns pensaient l’affaire déjà « pliée » ou accordaient à notre force une confiance sans borne : restons lucides, et surtout vigilants.

L’analyse, la dénonciation, l’appel à la responsabilité ne suffisent pas, pas davantage au demeurant que la seule discussion électorale, le seul partage des circonscriptions législatives. Souvenons-nous qu’avant la dernière expérience probante de gouvernement de la gauche, un effort conséquent de rassemblement, de construction d’une cohérence, avait été accompli. La « gauche plurielle », qui a dirigé le pays entre 1997 et 2002 avec Lionel Jospin, n’est pas née de la dissolution, elle avait été méthodiquement construite auparavant, par des échanges à la fois idéologiques et sur les rapports de force électoraux. Les « Assises de la transformation sociale » avaient joué un rôle décisif, des discussions programmatiques avaient été menées – je me souviens d’en avoir été chargé avec les Verts. Il nous faut aujourd’hui, j’en suis persuadé, à la fois être prêts à la confrontation avec nos partenaires de gauche – l’Union est un combat – et réfléchir à la cohérence de nos alliances. Face au retour de la « machine à perdre », ne soyons ni légers, ni alarmistes : agissons.

Photo : CC Alain Bachellier

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75 commentaires

  • […] Ce billet était mentionné sur Twitter par Valéry-Xavier Lentz, Antti Timonen. Antti Timonen a dit: RT @vlentz: Le cas Mélenchon et le retour de la « machine à perdre » | Pierre Moscovici http://t.co/SLA1Ujm […]

  • olivieri dit :

    une chose me dérange;
    au sein même du parti communiste, en province, on n’hésite pas à envoyer des gens au combat des cantonales sous l’étiquette front de gauche, je suis en plein dedans (tout en étant à coté)et je trouve cela malsain parce qu’ils se tirent déjà dans les pattes,
    à avancer visage masqué parce qu’on ne représente plus grand chose,
    quand il faudra « se compter », tout le monde voudra dire…ce sont les miens!!
    « on ne refera pas un pain en ramassant toutes les miettes »…

  • Tosca dit :

    La stratégie pour Mélenchon est toute simple : si DSK est élu candidat, il jouera le « vrai dur de gauche », et continuera son offensive contre lui. Si c’est quelqu’un d’autre, il jouera celui qu’on rejoint enfin et qu’on imite, et se fera passer pour le seul vrai authentique, réduisant le PS à des imitateurs. Dans tous les cas, il est gagnant.

    • Bangor dit :

      Quel que soit le candidat du PS, Mélenchon joue perdant. Jamais le PC ne le suivra dans une lutte suicidaire contre le PS. Et même si Mélenchon jouait gagnant contre le PS, Sarkozy serait le vainqueur final. La machine à perdre aurait alors pris tout son sens.

  • arethens dit :

    Bonjour,

    Je partage cette analyse. Je crois qu’il faut que le PS & son candidat doivent avoir des projets clairs, réalistes et que l’ensemble des membres du parti, des militants soient unis, que l’on discute effectivement programmes avec les autres forces de gauche. J’ai écouté et apprécié l’intervention de Pierre Moscovici sur France Inter ce matin, sans concessions vis à vis de Mam.

    Jean Luc Mélenchon devrait se rendre compte qu’en faisant perdre le PS, on fait perdre le peuple, les gens qui souffrent de la politique de l’UMP et les jeunes qui ont un avenir bouché. On attend des politiques qu’ils aient le sens des responsabilités & non des ego sur-dimensionnés.

  • Grillon Jean dit :

    Dominique Strauss Kahn ne donne pas non plus de signes positifs. Sur le point du financement des Etats de la zone euro par la BCE en direct il ne bouge pas, il maintient que nous devons emprunter sur les marchés financiers et lâcher au niveau européen des centaines de milliards d’intérêts aux banques et autres fonds de pension. DSK pourrait au moins de détacher de la finance mondiale en proposant d’être le fer de lance d’une croisade européenne pour amener nos partenaires à changer le statut de la BCE et lui permettre de financer les Etats. (ce n’est pas incompatible avec la rigueur budgétaire mais ça aiderait fortement)
    DSK est comme Hollande et voilà ce qu’on dit de lui « C’est hallucinant de bêtise et d’aveuglement car il élude complétement le fait que si nous nous retrouvons dans cette situation de dette c’est à cause même du fait que les États sont contraints d’emprunter aux banques contre intérêt. S’il est honnête dans sa position, c’est grave. S’il roule pour d’autres, ce n’est pas acceptable mais ça restaure son QI »
    Entre 5′ et 9′, à propos de l’intervention sur la fiscalité,
    http://www.youtube.com/watch?v=R015h1fqa7I&feature=player_embedded
    La machine à perdre de la gauche, ce n’est pas que Mélenchon, il faut aussi qu’on sache balayer devant notre porte ;-)
    Amicalement,
    Jean

    • Nicolas(Nantes) dit :

      à mon avis, la plus grosse erreur a été de faire croire à certains Etats de la zone euro qu’ils pouvaient, grâce à l’euro, emprunter et s’endetter comme ils le voulaient, sans aucune cohérence par rapport à leur force économique, tout cela parce qu’ils pouvaient emprunter aux mêmes taux que l’Allemagne et la France.

      L’Euro est conçu pour créer une zone économique forte et cohérente, pas pour laisser des Etats s’endetter de façon inconsidérée comme la Grèce, en totale déconnexion par rapport à leur économie et leur capacité de remboursement.

      • Alain_Gen dit :

        Votre propos ne marche que pour la Grèce (et aussi peut être un peu pour le Portugal). Quid de l’Espagne et de l’Irlande (jusqu’il y a peu, de « bons élèves » européens…)?

        • Bangor dit :

          Le raisonnement vaut pour tous les pays surendettés, c’est à dire probablement tous en Europe, sauf l’Allemagne et un ou deux pays nordiques. La France d’après Sarkozy sera surendettée et c’est une contrainte dont la gauche devra tenier compte. Il ne faudra pas prendre les français pour des imbéciles en leur expliquant que la solution sera d’emprunter auprès de la banque centrale ou de sortir de la zône euro.

          • Alain_Gen dit :

            Euh ? Quel « raisonnement » ? Je maintiens que le problème de l’Espagne (par exemple) n’est pas du tout celui décrit plus haut, et n’est pas dû à un endettement inconsidéré de l’Etat « à la grecque ».

          • Pablo dit :

            @ Alain Gen

            Avant la crise, l’Espagne avait effectivement une dette publique parmis les plus faibles en Europe (30% du PIB).

            Trois ans après, la dette publique frôle ou dépasse les 60% et devrait atteindre les 74% en 2012 (estimation février 2010, je n’ai pas trouvé les chiffres actuels).

            Le gouvernement espagnol a usé ses cartouches. Le problème c’est que les difficultés ne sont plus d’ordres conjoncturelles désormaires. C’est un modèle de croissance qu’il faut revoir.

            Ce que dit Nicolas sur l’endettement public vaut tout autant pour l’Espagne avec l’endettement privé.

          • Alain_Gen dit :

            Entièrement d’accord, c’est bien d’endettement privé (devenu public, mais était il possible de faire autrement ?) qu’il s’agit. Par conséquent, ce qui est dit ci-dessus sur les écarts de taux (les swaps) ou sur la discipline budgétaire (style pacte de stabilité) ne s’applique pas…

    • Bangor dit :

      Je désespère de faire comprendre à certains tenants de l’extrême gauche que seul un recours à la planche à billets, et donc à un affaiblissement global de l’économie, permettrai à une banque centrale de prêter à un état. Sinon, où prend-elle l’argent ?
      Vous répétez sans cesse que la dette française provient de l’obligation faite à l’Etat d’emprunter sur les marchés. C’est faux et le fait de le répéter n’y change rien.

  • infox dit :

    Trouvé cette video ou Marine Le Pen montre son professionnalisme et se permet de moucher les représentant « écolo » et PS.
    A la place de Mélanchon je m’inquiéterais pour le débat avec elle du 14 février sur BFMTV
    http://www.dailymotion.com/video/xgusus_31-01-11-3-marine-le-pen-fait-retirer-une-delib-pro-ogm_news#from=embed&start=11

  • Marcel dit :

    Très leger comme analyse. Si votre champion DSK avait les compétences pour être candidat : volonté, determination à gagner… vous ne vous poseriez pas ces questions existentielles !

    Soit DSK est sûr de lui et de ses convictions et Melenchon ne lui pose aucun problème, pas plus que les écolos : il démissionne du FMI aujourd’hui, montre aux francais qu’ils les aiment, qu’il a un projet et il se bagarre !

    Soit comme je le pense c’est un vélléïtaire qui attend d’être désigné président par cooptation et alors là il craint non seulement Melenchon, mais aussi Besancenot, N Artaud, D de Villepin, F Bayrou etc…

    Et arrêtons avec Jospin 2002, s’il n’était pas au 2ème tour, c’est qu’il a fait une mauvaise campagne où il pensait avoir gagné sans avoir à faire campagne pour montrer à la Nation qu’il voulait la mener.

    Vous feriez mieux de commencer à vous préparer à faire la campagne de 2012 pour celle qui gagnera les primaires : S ROYAL !

    • THOUEILLE ORIA dit :

      JAMAIS JE VOTERAI S. ROYALE A NON !!! SEUL MR MOSCOVICI EST CAPABLE BRILLANT, du carisme, droit, loyal,

      • athenita dit :

        le carisme est le travail du cariste, celui qui déplace des charges à l’aide de son engin motorisé communément dénommé, en hommage à une marque réputée, le Fenwick.

  • brig11 dit :

    voici un lien qui explique pourquoi mélenchon veut battre le ps
    et la social démocratie

    http://www.dailymotion.com/playlist/x1ga88_melenchonfan_la-social-democratie-obsolete-y#videoId=xfj3ji

  • Toutankhamion dit :

    LES ELEPHANTS ET LEUR MACHINE A PERDRE SERAIENT ILS DE RETOUR?

    Les éléphants n’ont rien compris, rien appris . Défaite après défaites aux présidentielles ils s’avèrent incapables de tirer les leçons de leurs échecs. Ils n’ont pas encore compris que pour gagner il faut être unis et réaliser l’union de la gauche.

    Pourtant François MITTERAND leur avait montré le chemin.

    Arrivée à la tête du PS dans les conditions que l’on sait, grâce à la triche, aux bourrages d’urnes, Martine AUBRY a très vite mesuré les conséquences pour le Parti Socialiste de ce triste congrès et s’est donnée pour mission de réaliser l’unité du Parti Socialiste ce qui supposait un accord avec Ségolène ROYAL.

    Malheureusement, rien n’est simple au PS!!!

    Grâce à Ségolène ROYAL qui a joué le jeu de l’unité parce que  » désunis, nous perdrons et unis nous gagnerons », grâce à Ségolène ROYAL la rassembleuse qui a compris que pour gagner les présidentielles de 2012, il fallait réaliser une union allant de la gauche extrême aux centristes humanistes en passant par les déçus du sarkozisme et les gaullistes avec lesquels nous partageons les valeurs de la république: liberté, égalité, fraternité et le pacte social de 1945, qui était le prix de la reconnaissance pour le sang versé par les résistants qui ont permis la libération du Pays et sans qui nous serions aujourd’hui une colonie américaine, elle est parvenue à une unité du PS dont nous voudrions tant qu’elle ne soit pas de façade!!!

    Hélas, depuis quelque temps tout se gâte!!!!Comme si les éléphants étaient de retour!!!

    Au sein du parti socialiste, rien n’avance à cause de l’homme du FMI qui bloque le processus en refusant d’éclairer ses amis sur son éventuelle candidature car il ne se présentera que s’il est certain de gagner. Pour y parvenir il faut que Ségolène ROYAL ne se présente pas aux primaires

    A Solférino tout a été fait pour cela. On a parlé du pacte de MARRAKECH entre DSK et Martine AUBRY. C’est nécessairement un de ceux là qui sera le candidat car ce sont eux qui en ont la compétence et Laurent FABIUS s’est répandu sur les antennes pour en convaincre les Français, le tout en s’appuyant sur des sondages dont tout le monde, y compris les sondeurs sait qu’ils n’ont aucune signification.

    Malheureusement, même ces sondages truqués font apparaître une baisse légère mais régulière du favori dans et pour tout arranger, Ségolène ROYAL qui sait qu’on ne gagne pas des présidentielles en trois mois a annoncé sa candidature et est partie en campagne pour parler aux Français.

    Elle est partout, sur les médias, sur le terrain, dans les débats, y compris avec Dominique de Villepin car Ségolène souhaite une gouvernance aussi consensuelle que possible et si l’on peut dégager des convergences sur les valeurs de la république, pourquoi ne pas faire un bout de chemin ensemble?

    Cette entrée en campagne a fait déborder le vase car les éléphants sont toujours attirés par le tout sauf Ségolène ROYAL; ils ne la supportent que parce qu’ils ont besoin de ses électeurs qui, malheureusement pour eux ne sont pas manipulables.

    Alors ils ont commencé par dire, dans les médias qu’en réalité elle roulait pour DSK et se désisterait pour lui…Bartelone et Cambadélis sont même allés lui rendre visite dans ses bureaux, à Raspail. C’est du moins ce qu’ont écrit les journaux.

    Vite détrompés, il recommencent à taper sur elle….semant le doute sur la belle unité dont se prévaut Martine AUBRY.

    Voir la chronique de Jean Christophe Cambadélis, ses piques lancées sur les médias. Maintenant voilà EMANUELLI qui s’en mêle, mais lui ne voit qu’une candidature possible, celle de Martine AUBRY.

    Le problème c’est qu’il y aura des primaires et que ce sont les Français qui décideront.Et avec Ségolène ROYAL candidate, contrairement à ce que voudrait Solférino, il ne peut pas s’agir de primaires de confirmation. Les projets seront présentés aux Français et ils choisiront librement.

    Il faut seulement lancer un cri d’alerte à Solférino. Vous venez un fois de plus d’ouvrir la machine à perdre en votre sein mais aussi au sein de la gauche de la gauche en invectivant et insultant Jean Luc MELANCHON. Arrêtez, tant qu’il en est encore temps. Pour battre SARKOZY, pas une voix de gauche ne doit manquer au candidat de la gauche.

    Débattez sur le fond, mais n’insultez pas les personnes. Il faut que le parti socialiste se retrouve uni après les primaires, alors respectez tous les candidats. Ne recommencez pas comme en 2007. Vous avez fait perdre les élections à Ségolène ROYAL notamment en la traitant d’incompétente. Car ce n’est pas la droite qui l’a dit, mais DSK et FABIUS. La droite n’a fait que s’en emparer. Ne recommencez pas. Les FRANCAIS ne vous le pardonneraient pas.

    Arrêtez les salamalèques. Laissez la place à la démocratie, au vote libre des Français. Et après les primaires, retrouvez vous tous unis derrière le ou la candidate et son projet, parce que les Français de gauche l’auront avalisé et que ce sera leur projet.

    N’oubliez pas l’essentiel qui est d’inscrire plus avant l’idée socialiste, fille de la révolution française, dans la république, de frotter quotidiennement l’idéal au réel , d’aller à la bataille en bon ordre de marche sans rien dévoyer ou renier des valeurs fondatrices. L’essentiel ce sont les Français, leur mal être, leur appauvrissement continu, la nécessité de reconstruire le pacte social. L’essentiel, c’est la démocratie jusqu’au bout.

    Donnez l’exemple en restant unis, en vous montrant capables de débattre de sujets de fond sans vous agresser, sans vous insulter et en organisant des primaires transparentes, sans tricheries, des primaires qui soient exemplaires.

    Pour les Français vous n’avez pas le droit de perdre. Vous n’avez pas le droit de nous rejouer les scénarios de 2002 et de 2007.

    Attention, Marine LE PEN est en embuscade. http://seraphine.over-blog.fr/article-les-elephants-et-leur-machine-a-perdre-seraient-ils-de-retour-66151263-comments.html#anchorComment

    • baillergeau dit :

      @Toutankhamion dit : 31 janvier 2011 à 21:36

      Quand tu vois dans ton rétroviseur, la ligne que Royal aurait eu aux dernières présidentielles
      « réaliser une union allant de la gauche extrême aux centristes humanistes en passant par les déçus du sarkozisme et les gaullistes avec lesquels nous partageons les valeurs de la république (…) et le pacte social de 1945 «
      tu ne réalises pas que tout cela a été construit à la petite semaine.

      Demain, elle peut dire et faire autrement, parce qu’elle est comme ça, sauf pour ceux qui ne veulent pas la voir telle qu’elle est.

      Pour DSK, tu oublies de regarder le détail des transformations qu’il apporte au sein du FMI où il agit dans un cadre mondial avec des contraintes qu’il est difficile de prendre en compte quand on pense que la politique du monde peut se faire à partir de la rue du Tapis Vert à Melle(79)

      http://legueduyabboq.blog.lemonde.fr

      • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

        « Construit à la petite semaine » et « Demain, elle peut dire et faire autrement, parce qu’elle est comme ça, sauf pour ceux qui ne veulent pas la voir telle qu’elle est. »

        Propos volontairement péjoratifs et prétention en divination. Personne ne voit comment elle est, sauf certains personnes qui savent tout et détectent les intentions cachées de Royal. Du vrai n’importe quoi.

        « Pour DSK, tu oublies de regarder le détail des transformations qu’il apporte au sein du FMI où il agit dans un cadre mondial avec des contraintes qu’il est difficile de prendre en compte quand on pense que la politique du monde peut se faire à partir de la rue du Tapis Vert à Melle(79) »

        DSK lui, contrairement à Royal, « apporte et agit » mais n’y arrive pas puisqu’il est difficile de prendre en compte les « contraintes du cadre mondial » associées.

        Conclusion : Royal ne fera pas ce qu’elle dit qu’elle fera et DSK n’arrive pas à faire ce qu’il voudrait faire.
        Voilà de la divination qu’elle est bien.

        En fait, ce n’est qu’un amas d’IMPRESSIONS personnelles, dénuées de toute réalité. Ou parles-tu des objectifs et des réalisations de Royal, de sa bagarre pour sauver des emplois. Nulle part. Tout est basé sur ta haine indéfectible à son endroit, du TSSR et ton adoration de DSK. Pourquoi ? Aucune raison sensée, étayée, rien.

        Royal est SOCIALISTE, ancienne ministre, présidente de région et s’est déjà frottée à une élection présidentielle et a été battue à cause de l’inertie organisée par certains leader de SON camp en l’occurrence DSK et Fabius. On dit même qu’Aubry aurait votée Bayrou….Voilà des FAITS VECUS, pas des impressions. Elle tente de rassembler et se présente aux primaires. En a-t-elle le droit ? OUI !! Point barre !!
        A-t-elle le droit de se présenter aux présidentielles ? OUI ! Au même titre que les autres prétendants, Mélenchon y compris.

        Cette haine de l’autre risque d’empêcher toute unité à gauche et peut conduire à ce que sarko ait encore quelques belles années de présidence devant lui.

        • Pablo dit :

           » Personne ne voit comment elle est, sauf certains personnes qui savent tout et détectent les intentions cachées de Royal. Du vrai n’importe quoi. »

          Quand je lis les propos de Marcel plus haut, je me dit qu’il suffit de remplacer Royal par DSK et c’est pareil, c’est du vrai n’importe quoi.

          Mais je dois me tromper, Royal c’est bien, DSK c’est mal. Pourquoi discuter !? …

          • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

            A part la dernière phrase, non ce n’est pas pareil, l’un devine et l’autre constate. Rien à voir.

          • Pablo dit :

            « Royal est SOCIALISTE, ancienne ministre, présidente de région et s’est déjà frottée à une élection présidentielle et a été battue à cause de l’inertie organisée par certains leader de SON camp en l’occurrence DSK et Fabius. On dit même qu’Aubry aurait votée Bayrou….Voilà des FAITS VECUS, pas des impressions. »

            Les faits incontestables:
            – Royal est bien membre du PS
            – Elle est ancienne ministre
            – Elle est présidente de région
            – Elle a l’expérience d’une première campagne présidentielle

            Les impressions (par définition) discutables:
            – L’inertie du parti…
            – organisée par certains leaders (DSK, Fabius)
            – Aubry aurait voté Bayrou

            La question n’est pas la véracité ou la fausseté de TES impressions. Elles t’appartiennent. D’autres ont un autre vécu des mêmes événements, et leurs impressions ne sont ni plus, ni moins légitimes que les tiennes.

            La politique s’appuie certes sur des faits mais reste par définition une impression toute personnelle, donc subjective, des événements et de la situation générale.

            FAITS/ IMPRESSIONS
            – Royal a été designé candidate du parti
            – Les militants ont fait campagne / tous ? auraient-ils pu faire plus ?
            – De très nombreux cadres se sont mouillés/ tous ? assez ? faut-il le contrôler ? et si oui sur quels critères
            – DSK et Fabius ont participé à la campagne, ont fait de nombreux meeting, ont participé à la rédaction de certains dossiers (fiscalité) / ont-ils fait assez ? étaient-ils sincères ?
            – Aubry est allé voté et le vote reste secret / pour qui a-t-elle voté ?

            « Cette haine de l’autre risque d’empêcher toute unité à gauche et peut conduire à ce que sarko ait encore quelques belles années de présidence devant lui. »

            C’est vrai mais cette haine n’est pas que dans un sens, et a fortiori dans le sens que tu dis. Il suffit de lire tes propos (ou ceux de Marcel) depuis des mois ici ou ailleurs.

      • Christine dit :

        @baillergeau , et le salaire de ce Monsieur qu’en dîtes-vous ? est-il de gauche ce salaire ? méprisez-vous la province ?

        • Bangor dit :

          « est-il de gauche ce salaire ? »

          Mauvais argument. Qu’est-ce qu’un salaire de gauche ? Faut-il avoir raté sa vie professionnelle pour être de gauche ? Etait-ce de gauche d’avoir sous-estimé sa maison de Mougins pour ne pas payer l’impôt sur la fortune ? Etait-ce de gauche de faire financer « Désir d’avenir » par un milliardaire comme Pierre Bergé ?

          « méprisez-vous la province ? »

          Quel rapport avec la province ? Je vous signale que l’ami Baillergeau habite en Bretagne.

          • Christine dit :

            @bangor , pour vous en dessous de 500 000 euros…c’est avoir râté sa vie professionnelle ?

        • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

          Ségolène Royal a affirmé qu’il fallait que l’appareil du PS soit « exemplaire » sur l’organisation des primaires car « la pénible expérience du passé doit servir de leçon », en allusion au congrès controversé de Reims en 2008, où elle avait été battue par Martine Aubry. « Compte tenu de tout ce qui s’est passé, je crois qu’il faut tourner cette page, faire en sorte que l’appareil du parti soit exemplaire sur l’organisation démocratique du vote », a déclaré Mme Royal à son arrivée au Conseil politique au PS consacré aux primaires, qui réunit au siège du parti 14 dirigeants socialistes.

          « Aujourd’hui, on donne des conseils de démocratie à bien d’autres, il faut que nous soyons exemplaires. Je compte sur l’appareil du parti pour que les Français aient envie de voter, aient envie de choisir un projet enthousiasmant », a déclaré à la presse la candidate aux primaires. « Il faut que les procédures soient totalement irréprochables. Personne ne comprendrait que nous donnions des leçons de démocratie et en même temps que nous ne soyons pas vraiment exemplaires à l’intérieur de notre organisation politique », a estimé l’ex-candidate à l’Elysée. « La pénible expérience du passé doit servir de leçon », a-t-elle affirmé.

  • dernier avertissement dit :

    Dans ce sondage, il y a ceci:

    « 59% des Français pensent ainsi qu’il y a trop d’immigrés en France, soit 10% de plus qu’en 2009. Le fait que ce sentiment soit devenu majoritaire chez les jeunes, les diplômés et les « sans religion », autrement dit au sein de l’électorat traditionnel de la gauche, est sans doute l’un des résultats les plus préoccupants de cette enquête, en particulier pour le Parti socialiste. »

    Il va bien falloir vous y mettre.

    • hihihi dit :

      Relativisons: cela fait quand même 41% des français qui pensent qu’il y a encore trop de français en France.

    • Toutankhamion dit :

      Je confirme je suis Français pure souche, de gauche et humaniste mais je pense qu’il y a trop de Français, c’est clair ![Humour]

      Surtout trop de racistes ! |Là, je ne rigole pas]

      Bonne soirée !

  • dernier avertissement dit :

    Plus d’un Français sur deux ne fait confiance ni à la droite ni à la gauche pour résoudre ses problèmes.

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/01/31/les-francais-sont-sans-illusions-sur-les-elus-et-leurs-promesses_1473206_823448.html

  • Christine dit :

    Je trouve un peu simple d’associer JL Mélanchon et la « machine à perdre » , je pense Mr Moscovici que le PS se suffit à lui-même pour ce qui est de la machine à perdre ! et on a vu le résultat en 2007.

    • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

      Absolument mais en interne et en 2008, certains(es) ont cependant eu des ressources pour faire gagner….J’ai bien peur que 2011 soit du même tonneau.

  • baillergeau dit :

    Tu connais le personnage et je ne pense pas que tu te trompes, sauf sur un point, quand tu dis : «Jean Luc est, tout simplement, un socialiste de gauche»

    Cette appréciation date d’un autre temps, excuse ma franchise.

    L’action de rassembler toutes les erreurs commises par le PS pour en faire un tout qui correspondrait à une autre possibilité d’action à gauche est un mensonge.

    La gauche a trois champs d’actions à conduire, pas quatre.
    *Etre présente dans les actions de régul. financière – nouveau Bretton Woods sans hégémonie des USA
    *Reconstruire une Europe politique sur des bases plus fédérales.
    *Organiser des relations apaisées avec le Sud qui ne s’en sort pas.

    Avons-nous le temps de refaire tous les combats perdus ? Non, je ne le crois pas.
    Le sang de l’histoire ne se réchauffe pas sur un petit poêle, fusse celui de Jean Luc.

    http://legueduyabboq.blog.lemonde.fr/

    • Toutankhamion dit :

      Salut, Baillergeau, on pourrait se demander avec qui tu veux exactement gagner et gagner quoi, exactement, n’oublie pas qu’il y a deux élections intermédiaires, dont une, avant les primaires,n et çà risque d’être sanglant pour le Ps. N’oublie pas çà.
      On va vous les faire ravaler vos égos !

  • Hadrien dit :

    PERDRE QUI ET PERDRE QUOI ?
    Perdre DSK, l’option UMPS ?

    Decillons, en effet, cette fausse ingénuité quant au “socialisme” de DSK:
    On a été ravis d’apprendre sur ce blog l’idée nouvelle entre toutes de Moscovici sur «ces nouveaux outils économiques : les différentes contributions et taxes (telles que la TVA) », relayant son mentor DSK qui avait évoqué dans La Tribune « des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne»,
    que l’on retrouve sous la plume, et maintenant sur le blog, de cet autre inévitable grand démocrate et ancien socdem qu’est le banquier Peyrelevade:
    17 nov. 2010 Le Figaro
    Pourquoi il faut augmenter la TVA
    Pour le banquier, une hausse de cet impôt sur la consommation est indispensable pour réduire les charges des entreprises.
    Je ne peux qu’adresser ici à DSK et son disciple les mêmes félicitations qu’à leur aîné:
    Bravo DSK, bravo les démocrates, les grands esprits se rejoignent !
    Ainsi, face à la crise due à l’impéritie de la finance globalisée, les financiers proposent déjà leur remède: l’augmentation de la TVA dont la caractéristique, on le sait, est d’être le plus durement ressenti par les faibles revenus. Rappelons ici à nouveau que les taxes, contrairement aux impôts sur le revenu, ne sont ni progressives, ni même proportionnelles, mais constantes: les mêmes pour Mme Bettencourt au revenu annuel de 400 millions, pour DSK qui reçoit 500 000 euros nets d’impôts au FMI, et pour le chômeur en fin de droit. C’est génial !
    DSK nous avait déjà fait comprendre ses motivations personnelles d’une rare subtilité concernant les travailleurs: “je n’ai pas le dogme des soixante ans…”
    Il nous en a dit plus, dans la Tribune, sur la durée du travail: « Les citoyens ne sont pas à leur plein potentiel… »
    Denis Kessler, ancien maoiste devenu N° 2 du MEDEF de 1994 à 1998, le déclarait tout de go en félicitant le nouveau président de la République Sarkozy, le 4 octobre 2007, dans le magazine Challenges :
    « A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».
    Au fait, qui a soutenu DSK dans sa candidature au FMI ?
    Et quel autre point commun relie donc Kessler à DSK ? C’est facile:
    Comme on l’a déjà signalé, c’est Claude BEBEAR, président du conseil de surveillance du principal groupe d’assurances au monde AXA, qui l’a rappelé en déclarant:
    “ Il y a vingt ans, nous étions quelques assureurs à avoir chargé Denis KESSLER et Dominique STRAUSS-KHAN d’une étude sur les fonds de pension . Ils avaient démontré tout l’intérêt de ces fonds , s’opposant en cela à l’opinion générale, et il nous a fallu vingt ans d’explications, de conférences pour faire admettre à 80% de la population qu’il était salutaire de compléter par une dose de capitalisation la retraite par répartition. Convaincre demande de la patience: tout l’art de gouverner consiste à faire passer les idées et à apprécier le moment où elles peuvent être mises en application.”
    (Entretien avec le Figaro Magazine, 13 Juillet 2002)
    Par une ironie de l’histoire, tous ceux-là montrent le nouveau modèle, l’eldorado des temps modernes: la Chine, qui a subitement gagné ses galons de respectabilité du simple fait que son régime inchangé permet aujourd’hui d’y « investir » et réaliser des plus values sur le travail sans commune mesure avec celles de notre vieux continent.
    Ainsi, les fonds de pension imaginés par Strauss-Kahn et Kessler pourront faire fructifier à souhait sur ces terres lointaines les faramineux montants que représentent nos actuels budgets sociaux. Ne sont-ils pas supérieurs au budget de l’Etat ? Voilà donc qui est parfait… Aprés avoir spéculé sur les dettes budgétaires, le monde de la finance mondialisée pourra bientôt gagner encore plus d’argent sur les dettes sociales !
    – Mais tout celà ne va-t-il pas s’écrouler ? demande le profane. Cette finance mondialisée ne peut indéfiniment soustraire leurs ressources et leurs acquis aux gens, sans qu’ils s’en aperçoivent…
    – Pensez donc ! Ils ont voté Sarkozy lorsque celui-ci le leur disait ouvertement… Ils voteront bien Strauss-Kahn qui ne leur en dit que la moitié !

    Car, à l’Europe de Delors et la mondialisation de Lamy, il manquait évidemment, pour finir de discréditer la social-démocratie, la politique intérieure de DSK: carcan monétaire, privatisations, stock-options, fonds de pensions,etc.
    c’est à dire les péchés capitaux de DSK répertoriés par François Ruffin :

    RETRAITES : DES FONDS DE PENSION « A LA FRANÇAISE »

    « Une tentative pour faire avancer la retraite par capitalisation au détriment des régimes par répartition » : voilà comment, durant la campagne de 1997, le porte-parole du PS, François Hollande, condamne les fonds de pension.

    Changement de partition, à l’automne : « la création d’un système de retraite par capitalisation (fonds de pension), en marge des régimes par répartition actuels, est de nouveau à l’ordre du jour. Le ministre des finances, Dominique Strauss-Kahn, a expliqué devant les financiers réunis par la Commission des opérations de Bourse (COB), mardi 9 décembre, qu’il allait relancer la réflexion sur les fonds de pension à la française » (Le Monde, 11/12/97).

    C’est son dada, à DSK – et depuis un bail. Dès 1982, avec son ami Denis Kessler, ils publient L’Epargne et la retraite – un ouvrage qui plaide en faveur des « assurances vie ». Leurs trajectoires divergent, apparatchik socialiste pour l’un, dirigeant de AXA, puis de la Fédération française des sociétés d’assurance pour l’autre, mais les deux co-auteurs ne se quitteront plus. On dîne ensemble à la maison. DSK invite DK à s’exprimer devant les cadres du PS. DK invite DSK à s’exprimer aux Journées de l’assurance – contre 20 000 F. Et quand ils se retrouvent tous deux aux affaires, l’un comme « n°1 bis du MEDEF », l’autre comme maître de Bercy, les deux partenaires s’accordent pour créer des « fonds partenariaux » – un mot qui sonnait moins anglo-saxon.

    Là encore, sa mise en examen – et les réticences des députés – bloqueront le projet. Mais le grand argentier n’a pas dit son dernier mot : « Si on arrive à vivre 100 ans, déclarait-il en mai dernier sur France 2, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans, il va bien falloir que d’une manière ou d’une autre ça s’ajuste. Dans beaucoup de pays, c’est la voie qui est choisie. » Comme quoi, sur les grands projets, pour les grandes idées, le directeur du FMI peut se soucier de politique intérieure…

    BANQUE : SE DEBARRASSER DU PÔLE PUBLIC

    « La mise en place d’un grand pôle financier public. » Voilà la promesse qu’adresse, au printemps 99, Dominique Strauss-Kahn aux députés communistes. C’est que le groupe PC à l’Assemblée bougonne. D’ « établissements de crédit à but non lucratif », les Caisses d’Epargne vont se transformer en en « banques coopératives », et nettement plus lucratives – un « véritable bouleversement » comme le titre La Tribune (7/02/00).

    En fait de « grand pôle financier public », Libération le félicite : « Et de cinq. Après le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit et le Crédit Lyonnais, Dominique Strauss-Kahn n’avait plus qu’un dossier à boucler pour achever son grand œuvre, connu sous le nom de code de ‘restructuration du secteur financier’ : la cession du Crédit foncier de France (CFF). Depuis hier, voilà l’affaire réglée. (…) L’Etat s’est débarrassé de la dernière banque publique » (Libération, 11/07/99). On ne saurait mieux dire : bon débarras ! Devant pareille « œuvre », le ministre des Finances s’auto-congratule : « Le secteur financier public a été remis sur les rails. » Et comment ? En supprimant « le secteur financier public » ! Même le quotidien patronal Les Echos est surpris de cette prouesse : « La réduction spectaculaire de l’emprise du public, depuis deux ans, se réclame du réalisme » (7/10/99).

    C’est qu’à chaque fois, DSK sait trouver les mots qui touchent. Pour l’ouverture du marché de l’électricité, par exemple, trait de génie, il avait inscrit un « droit à l’énergie », et ça avait marché : les parlementaires avaient approuvé. Pour la « privatisation des Caisses d’Epargne », il ajoute un petit mot sur le « développement durable » et contre « l’exclusion bancaire ». Ca fait joli, et ça marche encore.

    Dix ans plus tard, en fait de « développement durable », l’Ecureuil est devenue une « vraie banque»: il s’est lancé à fond dans la spéculation. Jusqu’à la débâcle record de Natixis – près de 10 milliards épongés par les contribuables…

    STOCK-OPTIONS : LA FISCALITE DES PATRONS

    Le Ministre des finances DSK…a fait ce que la droite n’avait pas osé faire

    Sujet sensible. DSK avance donc pas à pas : dès l’automne 1997, « les bons de souscription de parts de créateurs d’entreprise » – stock-options, en français… – bénéficient d’une fiscalité allégée, mais simplement pour « les sociétés de moins de sept ans ». Un an s’écoule, et en 1998, c’est désormais pour « les sociétés de moins de quinze ans. » En janvier 1999, Dominique Strauss-Kahn croit désormais l’heure venue : toutes les stock-options, désormais, même celle des patrons du CAC 40, seront imposées à 26 % – et non plus à 40 %… Le Ministre des finances de la gauche plurielle défait, ici, ce que la droite a construit : c’est Alain Juppé, deux ans plus tôt, qui avait relevé le taux d’imposition de 26 % à 40 % !
    Le cadeau est trop gros : c’est un tollé. « Quatre milliards de francs pour 12 000 privilégiés, s’emporte Louis Viannet, le leader de la CGT, comparés aux 4,5 milliards de francs dégagés pour quelque 4 à 5 millions de chômeurs ou d’exclus, on voit de suite qu’une telle mesure irait dans le droit fil de la justice sociale !… » (Le Monde, 9/01/99). Les communistes et les Verts protestent. D’autant que, malchance, on apprend alors que Philippe Jaffré, l’ancien (et nullissime) patron d’Elf, serait parti avec deux cents millions d’indemnités et de stock-options. Les députés socialistes, en rébellion contre Bercy, déposent un amendement pour relever la taxe à 54 % – comme l’impôt sur le revenu… finalement abandonné.
    On en reste au statu quo, un match nul. Et bientôt mis en examen, DSK ne mènera pas son combat plus loin. Mais à ses amis patrons, par pragmatisme, il aura tout de même évité quelques désagréments : la Taxe Tobin sur les transactions financières, prônée dans le programme mais aussitôt repoussée. L’impôt sur la fortune, qui devait s’étendre aux biens professionnels : les grandes fortunes y échapperont. Même les niches fiscales dans les DOM-TOM seront prolongées ! Quant à la taxe professionnelle, elle sera allégée de vingt milliards de francs en cinq ans…

    AIRBUS : EN CADEAU A LAGARDERE

    C’est à cet « incompétent » que DSK a remis les clés du trésor.

    « Une excellente nouvelle », voilà comment Dominique Strauss-Kahn, alors ministre des finances et « coordinateur aéronautique en Europe », salue la privatisation de Aérospatiale. Et c’est à Lagardère qu’est confiée l’entreprise – un patron qui fréquentait le Cercle de l’industrie…
    A toutes les étapes du « deal », c’est DSK qui a négocié. Et tout accordé : « Airbus », d’abord, cette mine d’or – à une société, Matra, pourtant étrangère aux avions civils. Une ristourne sur les actions, aussi, évaluée à quatre milliard de francs. Et surtout, les pleins pouvoirs au privé : malgré les 15% qu’il possède encore, l’Etat français se retrouve « interdit de gestion ». Ses intérêts sont représentés par Jean-Luc Lagardère (0,9% du capital), dont les lieutenants (Philippe Camus, Noël Forgeard, Jean-Louis Gergorin, Philippe Delmas, Jean-Paul Gut) occupent les postes-clés. Europe 1, la radio de Lagardère peut exulter : « L’équipe Jospin sort des entreprises du giron de l’Etat à un rythme deux fois supérieur à celui de la droite. Pour ce qui est d’Aerospatiale, il était temps. » (16/02/99).
    Et pourquoi pareille urgence ?
    Par voracité. Durant « cinq années de dividendes », les actionnaires se goinfrent le cours du titre en bourse grimpe de 70 %, un rachat d’actions, à hauteur de 7 milliards d’euros, est programmé. Autre chanson, pour les salariés : à l’automne 2006, la direction décrète la plan Power 8, 10 000 emplois seront supprimés en Europe, délocalisés. L’injustice sociale se double d’un scandale financier : « J’ai le choix de passer pour quelqu’un de malhonnête ou d’incompétent qui ne sait pas ce qui se passe dans ses usines. J’assume cette deuxième version », se défend étrangement Arnaud Lagardère (Le Monde, 15 juin 2006).
    C’est à cet « incompétent », donc, que DSK a remis les clés du trésor – et l’héritier s’est servi à pleines mains. Mais l’ancien ministre n’en paraît pas fâché : au moment de l’affaire, Strauss-Kahn publie une tribune dans Le Monde (également copropriété de Lagardère) sans que ce nom ne soit prononcé. Ni Jean-Luc, ni Arnaud. C’est qu’un pacte les unit – dont le politique récolte aujourd’hui les fruits médiatiques…

    SERVICES PUBLICS : « LE PLUS GRAND PRIVATISEUR »

    « Lionel Jospin privatise plus que Alain Juppé » Le Monde.

    « Nous refusons la privatisation des services publics et leur transformation en objet de profits. » La plate-forme de la gauche plurielle n’avait rien de bolchevik, aucune nationalisation n’était prévue : ne pas privatiser, l’engagement, modeste, semblait tenable.
    Aussitôt installé à Bercy, pourtant, DSK reçoit Michel Bon, le PDG de France Télécom – qui plaide pour une « ouverture du capital » de son entreprise. A son tour, le ministre des finances « fait le siège de Matignon », et Lionel Jospin soupire : « Puisqu’il n’y a pas d’autre solution… » Dès sa déclaration de politique générale, le 19 juin 1997, à l’Assemblée, le Premier ministre revient alors sur son engagement de campagne, et prévient que, pour les services publics, « des adaptations seront nécessaires ».
    « Après une concertation sociale approfondie » – il faut cela pour avaler des couleuvres -, « Jospin donne son feu vert, début septembre, à une privatisation partielle. A Bercy, DSK se réjouit » (Le Nouvel économiste, 23/04/99). La « commission des privatisations », mot honni, est rebaptisé « commission des transferts » – et sous la houlette du grand argentier, elle « transfert » beaucoup : France Télécom d’abord, Thomson-CSF, Thomson Multimédia, Air France… DSK est médaille d’or : « le plus grand des privatiseurs », pour Les Echos (3 novembre 1999), tandis que Le Monde dresse ce constat : « Lionel Jospin privatise plus que Alain Juppé » (7 août 1998).
    Privatiser, soit, mais pour quel résultat ?
    Libéré de l’Etat et de ses pesantes contraintes, Michel Bon verse dans la folie des grandeurs : jusqu’alors prospère, France Télécom rachète, en 2000, le britannique Orange pour 50 milliards d’euros, acquiert quelques autres babioles, devient la seconde entreprise la plus endettée du monde, à hauteur de 75 milliards d’euros, et frôle le gouffre dès 2002. Ce fleuron du service public n’évite la ruine que grâce… à l’Etat : bon bougre, il remet 15 milliards au pot. Et son nouveau PDG, Thierry Breton, s’engage sur 15 autres milliards d’ « économies en interne » – sur le personnel, donc. Les suicides à répétition, chez les agents Orange, la pression qu’ils subissent, trouvent leur source ici. Dans un choix politique. Effectué sous un gouvernement de gauche.

    LE CARCAN MONETAIRE : SANS CONDITIONS

    « Dominique Strauss-Kahn convainc Lionel Jospin de jouer à fond la carte de l’euro », Le Monde.

    « Sous conditions ». Voilà la formule que trouvent, sur la monnaie unique, Dominique Strauss-Kahn et Lionel Jospin dans la soirée du 4 septembre 1996. C’est qu’en ces journées où le Parti socialiste concocte son programme, le Mouvement des Citoyens de Jean-Pierre Chevènement et les communistes réclament un nouveau référendum. Les Verts demeurent, à l’époque, opposés à Maastricht. Et même au sein du PS, la majorité soutient Henri Emmanuelli : « Si on veut retrouver la croissance, il faut sortir du carcan monétaire. »
    Devant cette offensive, DSK cherche la parade : le passage à l’euro se fera, mais sous « conditions ». Avec, notamment, l’affirmation d’un « gouvernement européen » face à la future Banque centrale, le rejet d’un euro surévalué par rapport au dollar, et la révision du pacte de stabilité.
    Sitôt promis, sitôt trahi. « Au lendemain des élections législatives de 1997, Dominique Strauss-Kahn convainc Lionel Jospin de jouer à fond la carte de l’euro, et, oubliant les fameuses conditions que posaient auparavant les socialistes à son lancement, de se convertir au très contraignant pacte de stabilité » (Le Monde, 3 novembre 1999). Les ministres européens des finances se disent vite « rassurés », se montrent « confiants » : aucun « séisme » ne secouera l’Europe. La « discipline budgétaire » est acceptée, le traité d’Amsterdam signé (18 juin), et même : « les quinze accélèrent la création de la monnaie unique » (16 septembre).
    DSK n’a guère bataillé. Ou seulement pour que Jean-Claude Trichet succède à Wim Duisenberg à la tête de la BCE : qu’un libéral français succède à un libéral néerlandais, voilà une jolie victoire… Depuis, tout le pouvoir est laissé aux banquiers, « indépendants », hors de contrôle démocratique. Eux se soucient de la seule inflation, qui menace la rente – guère de l’emploi. Et la gauche ne peut que se lamenter, impuissante, contre un « euro surévalué ».
    Le « carcan monétaire » ne s’est pas desserré. Mais renforcé.

    • Bangor dit :

      Vos copiés-collés sont trop longs, sont toujours les mêmes, et vous nous servez sans cesse les mêmes articles de journaux datant de plus de dix ans.
      Par ailleurs, vous pouvez vous opposer à une TVA européenne puisque vous êtes contre la construction de l’Europe, mais ne mélanger pas la TVA européenne avec une augmentation de la TVA. Ce sont deux sujets différents.
      Enfin, votre amalgame entre DSK et les suicides chez Orange est indigne et ne mérite pas de réponse.

      • Sina dit :

        Pour critiquer la répétition, encore faudrait-il que ce brave Pierre ne rappelle pas à chaque billet qu’à défaut d’avoir quelque chose à dire, DSK « est le meilleur »! Le meilleur à quoi? On a beau chercher… Donc, je cherche dans ses états de service ci-dessus.
        NB : On peut être pour l’Europe, et même pour la mondialisation, sans vouloir le « level playing field », cette union pour champ de manoeuvre idoine aux plus-values et au moins-disant salarial. Quelqu’un avait plutôt dit : …prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

        • Hadrien dit :

          Je dirai même plus:
          Il y a deux personnes que notre (ex?)socdem préféré, le banquier Jean Perelevade, vénère entre toutes :
          – Raymond Barre, pour avoir dit « il faut que les Français maigrissent »,
          – Jacques Delors, pour y avoir réussi avec l’Europe !

          Cela dit, bravo tout de même à Pierrot pour l’absence de censure (ou de lecture?) de sa part.

        • Bangor dit :

          L’Europe est un cadre politique à construire. Comme la république française, elle n’et ni de gauche ni de droite. Elle sera alternativement à gauche ou à droite au gré des alternances démocratiques.

  • infox dit :

    J’ai écouté Valls/Mélanchon sur Europe. Valls a été très bon… et Mélanchon moins. Preuve qu’il y a moyen de l’empêcher de nuire.
    Il y a déjà un billet sur le sujet avec les liens.
    http://www.lepost.fr/article/2011/01/30/2388634_debat-sur-europe-1-manuel-valls-vainqueur-aux-points-contre-melenchon.html

  • fatem83 dit :

    Je ne suis pas d’accord avec votre analyse du tout.
    D’abord JLM n’est pas le seul à penser que DSK est un dangereux social-libéral dont la politique n’aide pas le peuple. Ceux qui tiennent aussi ce discours sont dans ton parti, même s’ils ne le crient pas trop fort depuis leur aile gauche.
    Donc je ne pense pas que JLM casse malhonnêtement du DSK pour s’imposer, il est aussi sincère que beaucoup de gens qui font la même analyse du directeur du FMI.
    Petit 2) vous parlez de la violence verbale de JLM qui serait exagérée, mais il me semble que la pire de toute vient du PS, entre Huchon qui dit qu’il est pire que Lepen, et Valls qui dit que c’est un danger pour la démocratie… Jamais JLM n’est allé jusque là en parlant de DSK !
    Pour ce qui est de ce truc du trombinoscope, ok c’est un prix à la noix qui n’a aucune valeur, mais beaucoup de personnalités politiques y vont, dont un bon paquet de socialistes.
    Pour ce qui est des circonscriptions qu’il négocie avec le PS, je suis désolée mais jusqu’à preuve du contraire, c’est votre parole contre la sienne, car il l’a nié. Vous auriez pu le signaler dans votre blog, par honnêteté.
    Enfin, vous dîtes qu’il respectera le principe de désistement républicain au 2nd tour, ce serait d’ailleurs bien, mais pourquoi le PS refuse-t-il de dire s’il le fera ou pas ? Pourquoi Sapin a-t-il refusé de répondre à Calvi ??
    Juste pour finir, je ne comprend rien à ce mot populisme dont on coupe le cheveu en quatre par rapport à lui… Puis-je en avoir une vraie définition ? Car moi aussi, je pense que le système journalistique a un problème aujourd’hui, que la souveraineté populaire est menacée, et que le peuple doit la recouvrer.

    ue dans l’hypothèse d’un second tour face à Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon ne choisisse clairement le candidat socialiste, quel qu’il soit, et souhaite… redevenir ministre : il aime ça !

    • Pablo dit :

      La violence verbale de quelques responsables du PS à l’endroit de Mélenchon est à la hauteur de celle de Mélenchon à l’égard du PS en général et de DSK en particulier: grossière et sans nuance.

      Mais ça faisait des mois que JLM tapait sur les socialistes et que la direction du PS laissait pisser. Je ne trouve pas anormal qu’on y réponde désormais et du tac au tac.

      Une nuance, et de taille, entre Moscovici et Mélenchon, l’un laisse les gens s’exprimer librement sur son blog, l’autre censure.

      Je comprends bien que ça ne fait pas plaisir d’être assimilé à Le Pen, mais depuis des mois (voir des années pour certains) on ne cesse d’assimiler les socialistes à des « droitistes sociaux », des sociaux-traitres etc, ce qui n’est pas davantage plaisant.

      Le PG a peut être des idées mais force est de constater que dans ses apparitions médiatiques, JLM privilégie davantage la critique du PS que l’annonce de quelques propositions, au demeurant, comme l’a souligné GuillaumeA, proches du PS pour certaines.

      • Nicolas(Nantes) dit :

        Je suis ok avec toi Pablo.

        Et ca m’a toujours surpris ces politiques qui n’ont que le mot « la voix au peuple » à la bouche et qui censurent systématiquement sur leur blog dès qu’on est 100% ok avec eux. C’est toujours la même chose : je laisse la voix aux vraies gens, aux citoyens, mais seulement si tu es d’accord avec moi, sinon ça veut dire que tu es un suppot de satan et je te censure.

        Mélenchon passe son temps à brailler, il semble vouloir reprendre la tactique de Chevènement qui tapait principalement sur Jospin en 2002. Je lui souhaite le même destin.

        • Christine dit :

          Sur le blog de Mr Cambadélis il est impossible d’écrire si on est pas d’accord ….

          • Bangor dit :

            C’est vrai Christine, ainsi que sur ceux de Désir d’Avenir.

          • Nicolas(Nantes) dit :

            peu importe où en fait, mais ce que j’ai toujours apprécié sur le blog de Mosco, à l’instar du blog de DSK, c’est qu’on y retrouvait des gens pour, contre, neutres, et que toutes les critiques étaient possibles.

            Et ça, je l’ai vu nulle part ailleurs sur les blogs des autres représentants politiques

  • guillaumeA dit :

    Les sondages de Mélanchon sont globalement minoré car les gens ne veulent pas dire qu’ils revoteraient pour un communiste nouvelle génération.

    Le communisme après la chute du mur est devenue un gros mots pour 90% de la population.

    Et puis son programme est il extrême?
    Le salaire maximum? Le PS le propose aussi.
    La fin des licenciements? Hamon et Royal le porte au PS.
    Une réforme fiscale? Tout le monde a gauche le propose avec des variantes.
    La retraites a 60ans ?le PS aussi le propose.

    Mélanchon fait beaucoup de bruit mais il propose rien de plus que le PS sur le fond.
    Il propose de faire de la recherche et miser sur l’éducation comme le PS.
    Il propose même pas de nationalisation importante, Montebourg va plus loin en voulant transformer une partie des entreprises en coopérative.

    Tout les commentaires prouvent que les gens ne parlent que sur la forme et pas sur le fond.

    Reste le bruit médiatique qui dérange.

    • baillergeau dit :

      Je ne pense pas que les socialistes responsables parlent de « La fin des licenciements ? » C’est simpliste !
      Mélenchon et ses amis disent que l’économie dirigée et la fermeture des frontières sont des solutions que le PS a abandonnées.
      Heureusement, ils n’y croient pas !

      htt://legueduyabboq.blog.lemonde.fr

      • guillaumeA dit :

        Mélanchon ne dit jamais la fin des licenciements(il dit même que c’est idiot car chaque entreprise a un cycle économique) mais la fin des licenciements boursiers comme Royal et la gauche du PS. D’ailleurs la sécurité professionnelle est une solution contre le licenciement »ton poste existe plus, tu te formes a un nouveaux secteur et on te rembauche ».

        Tout les économies sont dirigé mais sous des formes différentes.
        La droite dirige l’économie part incitation fiscale et dérèglementations.
        La fermetures des frontières(ou défense aux frontières) est défendus part tout le monde aujourd’hui sous plusieurs formes, l’un avec une TVA social pour faire payer les produits importés et diminuer le cout de production, l’un part des écluses sociales, l’un part des taxes a l’entré, l’un part des subventions fiscal aux producteur locaux.

        Le PS veut lui aussi fermé la frontière économique avec les écluses sociale et fiscale.

        Mais Mélanchon le propose avec des discours très offensif et grotesque.

  • Alceste dit :

    Comme il n’est pas question ici de bataille entre bandes de voyous (on l’espère), on peut essayer de considérer le problème autrement. En politique, comme il en a toujours été dans l’histoire de la pensée, personne ne naît de rien. Certes, J.-L. Mélenchon vient de sa propre histoire. A vrai dire ceux qui le connaissent bien s’étonnent qu’il ait pu tenir le coup si longtemps, tant il a connu d’occasions de s’insurger devant des rituels à ses yeux vides de sens. En tout cas bien malin serait celui qui le prendrait en contradiction aujourd’hui avec ce qu’il a pu dire ou faire au sein du PS, faisant maintes fois l’expérience de ce qu’il peut en coûter d’être loyal. Mais en même temps si l’audience de J.-L. Mélenchon est ce qu’elle est, c’est que son discours cristallise les illusions perdues d’un nombre important de militants ou sympathisants qui se demandent lucidement – voire douloureusement – s’il est encore un sens à donner à leur action dans un monde où le compromis sert de viatique à toutes les lâchetés. C’est de sa capacité de révolte que l’Homme tire sa dignité, on l’a dit et redit. Or le conditionnement des esprits est tel – Mélenchon a raison de le déplorer – que la révolte elle-même se réduit en pratique à n’être qu’un jeu de dilettante, celui-là même du reste auquel on a la faiblesse de s’adonner en ce moment même en écrivant. Une image récente parmi bien d’autres : Des millions de citoyens (le terme n’est pas un vain mot) ont signifié au pouvoir en place qu’ils ne voulaient pas de ce régime de retraite imposé. Ils ont même cru qu’ils gagneraient, ont souffert, même, pour y croire. Et puis … et puis rien. Tout au plus une promesse qu’on reviendrait sur tout cela en 2012 Certes… Rien pour le moment, donc, ou plutôt ce qui reste après tout échec : quelque chose comme une mauvaise conscience de ne s’être pas soumis assez tôt à l’inéluctable. La révolte ? Impossible. Trop tard. Un peu, toutefois : En voyant l’insolence du pouvoir se gonfler davantage encore après sa « victoire ». Il le paiera. On n’aura que l’embarras du choix à la présidentielle. C’est alors que Mélenchon tombe bien, si on ose dire. Un gros plouf dans la mare du confort et la mer de l’oubli. Et le PS dans tout cela ? Notre conviction est que ce ne sont pas quelques éclaboussures (salutaires ?) qui l’arrêteront, il en a vu d’autres, pour peu qu’on y cesse de jacasser et qu’on y travaille aussi – et si possible mieux -, contre le « conditionnement » justement, ce qui exclut ce volontarisme caricatural, bavard et bruyant qui tient lieu de pensée sur les estrades, confondu à tort avec le socialisme, derrière lequel nombre de nos concitoyens redoutent, non sans raisons au vu de l’expérience, qu’une mystification se substitue à une autre mystification. La pire des erreurs serait que les socialistes s’affichent vulgairement en quête de clientèle, à grignoter ici et là. Il y a bien plus redoutable diable que Mélenchon, c’est le trucage de la vérité. Mais c’est aussi s’avouer sur la défensive alors même qu’on a tout à sauver et à gagner. L’appel grossier au vote utile n’est qu’un aveu de faiblesse, voire une injure à l’intelligence de l’électeur, ce qui n’est pas mieux. Les suffrages, cela se mérite, on pardonnera ce truisme. Quant à J.-L.Mélenchon lui-même, il devrait bien se méfier. Qu’il se laisse encore longtemps torpiller, comme on le voit ici, par tel ou tel infatigable copieur-colleur en peine de règlements de comptes recuits et il ne restera bientôt plus grand-chose de clair dans sa révolution citoyenne.

    • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

      « Il y a bien plus redoutable diable que Mélenchon, c’est le trucage de la vérité. »
      Ce n’est plus un truisme, c’est une lapalissade.
      Mais malheureusement, au PS, le trucage de la vérité est la principale marque de fabrique. Saura-t-on s’en débarrasser cette fois-ci ? Là est la question.
      Quant à Mélenchon il trace sa route, quoi de plus naturel.
      La stratégie du PS ne devrait pas de lui emboiter le pas à tout coup, à chacune de ses sorties, mais de suivre la sienne, propre, mais il est vrai que pour faire cela, il faut en avoir une.

  • Christine R dit :

    « Cela ne peut pas marcher »…j’ai bien peur que si!je le constate en discutant autour de moi, Mélenchon séduit beaucoup, et pas que des abrutis! parceque c’est un tribun, qu’il a une sacrée plume, une sacrée culture, une sacrée éloquence, bref, il a du talent, et une sacrée mauvaise foi.
    C’est sur son programme qu’il faut le contrer. La plupart de ses mesures sont imprécatives et quasi inaplicables, les seules applicables étant celles qu’il a pillé au PSE, après les avoir bien démolies pendant les européennes.
    Cela dit, il y a un gros problème en ce moment avec le PS, celui de la communication. La presse est en train de vous démollir…non, non, je n’exagère pas! et on ne peut pas vivre sans politiquement. La faute à qui ce désamour des médias? je n’en sais rien, mais je sais qu’on est deux dans une relation.

  • hamdoune fannia dit :

    I have a dream : la gauche est unie au seuil de l’élection présidentielle, le ou la candidate de gauche est soutenue par son appareil politique, les égos et les éternels enfants que sont Mme Royal, M.Mélenchon et autres ont grandi et soutiennent sans faille le candidat de gauche et….surprise la gauche a gagné, adieu Sarko le vulgaire, bienvenue à la gauche unie , responsable et ne pensant qu’à l’intérêt du pays.

    Bien sûr ceci est un rêve, malheureusement la gauche reste désespérement centré sur son nombril et va encore passer à côté de la présidentielle, cela signifie encore 5 ans avec Sarko et ses amis les riches, pitié la gauche, arrêtez de vous quereller comme des enfants dans une cour de récréation, soyez au niveau de ce que nous attendons : une gauche adulte !

    • Lucas dit :

      En quoi Mme Royal est-elle une enfant ? En quoi est-elle nombriliste ? Battue au congrès de 102 voix et dans des conditions totalement opaques par une coalition sans aucune cohérence idéologique , elle a laissé la nouvelle direction s’installer et travailler . Au lendemain de la bérézina des européennes , elle a soutenu fermement Martine Aubry . Si se battre pour ce qu’on croit être juste en prenant à chaque fois le risque de la compétition électorale c’est être nombriliste ou immature , alors oui elle est nombriliste et immature. Arrêtez de toujours lui taper dessus ou de la déclarer hors jeu comme je l’ai lu aussi sur ce blog : qu’on l’aime ou pas , elle mérite d’être un personnage majeur de la vie politique française , c’est un caractère , une vision , une personnalité.

  • jpb dit :

    J’ai également une réelle sympathie pour Mélenchon, plus il s’agite, plus il fait de surenchère, et plus il fait fuir l’électorat en lui faisant peur. Le PC était à l’agonie, il va l’enterrer définitivement. Il va ringardiser le mini facteur, qui n’osera pas faire autant de surenchère, et de plus en focalisant dans les médias son opprobre sur DSK, il occupe la scène médiatique, effaçant du même coup Ségolène Royal. Il est réellement efficace ce cher Mélenchon. Qu’il fut servile, lèche-cul comme populairement on dit envers Jospin, par contre refroidit un peu mon enthousiasme à son égard, et je n’envisage pas avoir d’estime pour un socialiste d’extrême gauche. Il est désespérant que le PS accepte de lui accorder la moindre circonscription à lui et aux siens, c’est stupidité à l’état pur, c’est tendre le dos au fouet. Il est vain de tenter de l’appâter avec un poste dans un ministère, c’est veule, et indigne de celui à qui l’on offre la chose autant qu’à celui qui le propose. Le grand avantage de cette situation, serra l’obligation de rejeter à jamais l’extrême gauche dans les poubelles de l’Histoire. Le PS débarrassé de ce boulet pourra devenir, enfin, totalement social-démocrate réformiste. Il pourra, enfin, écrire un projet qui aille dans ce sens. Il pourra alors choisir un candidat qui l’incarne, et affronter, démocratiquement son adversaire de droite. Bonne chance pour 2012.

    • Christine dit :

      Tout ceci ne doit pas vous faire de peine,vous n’êtes apparemment pas de Gauche !

  • Pierre Mougey dit :

    Je trouve que des commentateurs de ce blog coupent les cheveux en quatre sur des détails confus tout en insultant gratuitement et parfois grossièrement divers leaders socialistes :c’est ça la fameuse machine à perdre!!!…Alors qu’il ne devrait y avoir qu’un seul objectif:battre Sarko qui est une catastrophe historique voire un danger pour la démocratie!…

  • XCD dit :

    Puisque j’ai cru comprendre que le franc-parler était devenu « tendance », Je ne prendrais donc pas de précautions oratoires plus que nécessaire.

    Pour moi Mélanchon est un con.

    Un gros con de beauf franchouillard.

    Juste bon à flatter les révolutionnaires en chambre et derrière leur clavier qui pullulent à gauche.

    Mais pas le peuple qui, lui, saura trouver en Marine Le Pen son « porte-voix ».

    Continuez comme çà………………………………………………

  • Patrice Le Chevallier dit :

    En ce qui concerne le budget Monétaire de la France ? L’économie de Matières Budgétaires… Il devrait y avoir des Experts Comptables : Non élus !… De quel parti que ce soit… Ils devraient être Apolitiques !… Je crois qu’il n’y aurait moins d’Argent dans la Nature !… Qui n’étant pas perdu pour personne d’ailleurs !… Je ne me permettrais pas d’accuser… Qui ou Quoi ?… Je n’y suis pas pour pouvoir, me permettre de dire quoi Que CE SOIT… Ce serait une très bonne chose ! Pour tous les Français… Un P

  • HadrienetSina dit :

    @ Pablo

    Contrairement aux fines allégories qui circulent sur ce blog (excitée du Poitou, Titine, Méluche, etc.), nous n’étions en rien hors sujet… La preuve en est le présent billet ci-dessus !

    LA TRAHISON DE LA FINANCE (titre de Georges Ugeux)

    Pour que le secteur public soit géré dans l’intérêt général, encore faut-il que ses responsables ne soient pas acquis à la cause libérale du secteur privé.

    Ainsi, avant même le “tournant de la rigueur” de 1983, les nationalisations de 1981 n’ont pas été faites avec le soutien unanime des “conseillers de la gauche”, ce qui devrait rappeler à M. Ugeux les hauts faits d’armes de son collègue banquier J.Peyrelevade.
    Il est piquant, à ce sujet, de relever dans Wikipedia:
    _________________________________________________________________
    ” PEYRELEVADE: Nommé en 1981 directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy et conseiller économique du Premier ministre, il géra les nationalisations, tout en professant son opposition à celles-ci [on ne peut mieux dire!].
    Il a occupé de nombreuses fonctions de responsabilité notamment à la tête de grandes entreprises nationalisées : président de Suez de 1983 à 1986,…, de l’UAP de 1988 à 1993, et du Crédit lyonnais de 1993 à 2003 [toutes privatisées dès son départ, montrant qu’il avait bien préparé le terrain]. »
    —————————————————————–

    Lorsque la gauche, revenue au pouvoir en 1988, tente de reprendre le contrôle de la Société Générale, le ministre Beregovoy demande sa participation à Peyrelevade qu’elle vient de nommer Président de l’UAP.
    Il est à nouveau piquant de relever dans le rapport du Sénat à ce sujet (dont l’intégralité est consultable en ligne):
    _________________________________________________________________
    3° – La participation des actionnaires publics de la Société Générale : une bonne volonté inégale.

    a) Le double refus de l’UAP

    – Le Refus initial de s’associer au montage:
    Au lendemain même de sa nomination à la tète de l’UAP, fin juillet 1988, M. Jean Peyrelevade a été contacté personnellement par M. Georges Pébereau pour qu’il participe à l’opération projetée sur la Société Générale.
    Le Président de l’UAP a décliné la proposition qui lui était faite d’entrer à hauteur de 500 MF dans le dispositif.

    – L’abstention de l’UAP en novembre 1988:
    A la mi-novembre 1988, le président de l’UAP s’est entretenu autéléphone à deux ou trois reprises avec le ministre des Finances “sur quelques aspects techniques” de l’affaire Société Générale.
    Le ministre d’Etat lui aurait fait part de “certaines préoccupations”.
    Mais M. Jean Peyrelevade ne considère pas que le contenu de ces conversations téléphoniques ait répondu à la définition que l’on peut donner d’un ordre ou d’une demande.
    Tout au plus, un souhait, peut-être.
    Ni ordre, ni demande : en conséquence, le président de l’UAP s’est abstenu de procéder en novembre à des achats de titres Société Générale…
    [ce qui laissait le champ libre à une équipe de financiers affairistes, au premier rang desquels Georges Soros, d’où le nom “affaire de la Société Générale”]
    —————————————————————-

    Entre 1986 et 1988, Chirac avait cédé au privé pour 10 milliards d’actifs:
    INDOSUEZ, PARIBAS, La SOCIETE GENERALE, SAINT-GOBAIN, la CGE et MATRA.

    L’arrivée d’Edouard Balladur à Matignon en 1993 fera de nouvelles privatisations, qui ne s’arrêteront plus, sous la droite comme sous la gauche:
    BNP, UAP, ALCATEL, ALSTOM, RHÔNE-POULENC, ELF, La SEITA.

    En 1995, le gouvernement Juppé cèdera à son tour 9,4 milliards d’actifs
    dont:
    USINOR-SACILOR, RENAULT, La CG Maritime, PECHINEY, BULL.

    Avec la législature Jospin et le ministère des finances Strauss-Kahn, le dépouillement de l’Etat s’accentue, avec prés de 31 milliards d’Euros de cession d’actifs:
    Le Crédit Lyonnais, Le GAN, Le CIC, L’UIC, CNP Assurance, La Société Marseillaise de Crédit, DASSAULT, l’AEROSPATIALE, THOMSON-CSF, THOMSON Multimedia, EADS, ASF, TDF, La SFP, Les Autoroutes du Sud de la France, FRANCE TELECOM et AIR FRANCE.

    Aujourd’hui, parmi ces entreprises cédées, les seuls profits annuels engrangés par celles du secteur financier avoisinent 30 milliards, dont l’Etat s’est volontairement amputé!
    Et la totalité des privatisations a dépouillé l’Etat d’un rapport annuel bien supérieur à notre dette publique, de sorte qu’elle serait aujourd’hui considérablement réduite, sans les privatisations!
    Les thuriféraires du privé, comme DSK, prétendaient alors qu’il fallait amenuiser le secteur public pour réduire la dette (alors qu’elle se réduisait toute seule aprés 95, période de reprise). Mais sans doute le « meilleur économiste de France », comme M. Barre autrefois, avait-il raison?
    Or, on a privatisé les profits des entreprises bénéficiaires, ce qui a déplacé ces profits de l’intérêt général vers les intérêts privés de l’actionnariat. On aurait aujourd’hui plus d’emploi et renfloué la dette. On a maintenant et le chômage et la dette en augmentation! De qui se moque-t-on?

    Car, dans ce capitalisme actionnarial, qui a ainsi supplanté le capitalisme d’Etat à la française, les groupements d’actionnaires minoritaires contrôlant la Corporate Governance ont les yeux rivés sur un indicateur, la rentabilité financière, dont la maximisation s’avére incompatible avec le plein emploi et l’égalité de revenus.
    Du côté de la demande, les débouchés sont alimentés par une redistribution des gains de productivité sous forme de dividendes qui dépendent en premier lieu des classes riches et des ménages détenteurs de titres.
    La montée de l’épargne atteint des niveaux record, mais ne s’accompagne pas d’un boom des investissements. En l’absence d’investissement, le niveau d’une rentabilité financière de 15% n’a pu être atteint qu’au prix d’une forte compression de la part des salaires dans la valeur ajoutée. En chute de 10 points de 1983 à 1990, la part des salaires dans la valeur ajoutée de l’ensemble de l’économie s’est stabilisée autour de 60% à un taux plus faible comparé au taux américain.
    Laurent Cordonnier, dans un article “Le profit sans l’accumulation…” démontrait alors que la France était devenue le théatre d’une réalisation du profit sans accumulation, où la recession n’est évitée que tant que les capitalistes consomment leurs dividendes…

    Ainsi, au prétendu théorème de Schmidt “Les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois d’aprés-demain”vantant en 1983 la vertu des politiques d’offre, il est possible aprés l’expérience vécue du “tournant de la rigueur” d’opposer le paradoxe de Schmidt: “Les profits d’avant-hier firent l’épargne d’hier et le chômage d’aujourd’hui”.

    A preuve:
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2963

    • Krimo dit :

      NB: Jean Peyrelevade se revendique toujours social-démocrate…
      Lui aussi pratique l’anathème tout en finesse sur son blog !

  • […] Valls, Huchon, Cambadélis, Quatremer, voici le petit dernier : Moscovici…. Comment dire ? Non rien. On va encore nous reprocher notre anti-socialisme primaire. Et […]

  • Patrice Le Chevallier dit :

    Vous parlez de : Jean-Luc Mélenchon… Comme de quelqu’un de respectable ?… Je suis désolé, mais je crois retrouver l’époque de Georges Marché… Celui qui n’avait jamais rien à dire !… Qui bloquait une émission de Télé, pendant 1 ou 2 heures… Pour en finir, par rien d’intéressant.
    Monsieur Mélenchon, en prend la route !… Il nous manquait un Clown ?… Maintenant, nous l’avons !…
    Pour ce qui est de Monsieur Dominique Srauss-Khan ?… En ce moment, il ne peut que rester dans son Bureau du F.M.I… Serait-ce dommage ?… Je vous dis :  » NON ! « . Tant qu’il est encore dans son élément :  » d’AFFAMEUR, des Peuples « … Que je trouve quand-même assez : DUR !… de dire çà de lui. Je préfèrerai, encore que ce soit vous !… Monsieur, Pierre Moscovici !… Qui doit-être voté aux Primaires, comme l’Homme principal pour les :  » Présidentielles de 2012… » Ne voyez pas çà comme une façon de lèche-bottes !… Je ne suis pas le seul à le dire et le penser… Toutes les anciennes têtes de l’époque de François Mitterrand de 1981 à 1995 !… C’est fini pour eux !… Ils n’ont pas su y faire !… Quand ils y étaient… Si, au premier vote des Primaires des Socialistes ?… Vous ne sortez pas dans les 3 Premiers ?… Je passe à autre chose ?… Désolé! Monsieur. Les autres partis, se disant de la Gauche ?… Ne sont que des beaux chanteurs !… C’est ce que je pense vraiment !… Il y a du bon dans ce qu’ils disent… Mais, ce n’est seulement que sur 1 ou 2 Points ! Bien précis… Les Écologistes ?… Ce n’est que de la Foutaise !

  • GdeC dit :

    … et il serait de bon ton que le ps cesse de se prendre pour le nombril de la gauche. Depuis les dernières européennes, et l’apparition tant du front de gauche que d’Europe écologie, tel n’est plus le cas. la pub sur les primaires du ps m’a d’ailleurs aprticulièrement choqué dans ce sens : vous n’êtes pas toute la gauche. tenez vous le pour dit. Et écrit…

    je vais garder votre billet en favori jsuqu’en 2012, et on en reparlera…

  • kamouette dit :

    Bonjour,
    tout cela est bel et bon, mais il y a un certain nombre de divergences majeures:
    * Pourquoi n’avez vous pas voté ceci:
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion2913.asp
    « En matière budgétaire cependant, le Parlement reste souverain. Les institutions européennes ne pourront se prononcer qu’après la délibération des assemblées parlementaires. »
    Il s’agit pourtant d’une question évidente de démocratie (controle du budget par des personnes non-élues).

    *De manière plus globale que faisons nous si/quand la France sera dans la situation grecque? Quelles réponses politiques? Quelles rapports de forces?
    Comment revitaliser les services publiques? De manière réaliste, c’est à dire à partir de la situation actuelle et des traités en vigueur … qu’il faut impérativement changer pour cela.

    *Il est clair, à la vue des statistiques, qu’ une petite minorité profite de la situation politico-éonomique actuelle. Que diable proposez vous pour rééquilibrer les choses?? (la répartion du pib en somme).

    *Quand est-ce que vous allez cesser d’importer les lubbies néolibérales dans la gauche française (je pense notamment à « l’autonomie » des universités qui vise pour l’essentiel à simuler un marché dans les institutions publiques, mais aussi à l’utilisation des subventions et allègements de charges ou d’impot comme seul levier de politique économique sociale et écologique.

    *Si c’est le front de gauche au deuxième tour, que faites vous?

    *Que diable pensez vous des révolutions citoyennes en Amérique latine? De l’Argentine!!!!, de la bolivie, de l’Equateur, … Je vois que vous avez des propos nuancés sur Chavez… Et la Tunisie, et l’Islande, pourquoi ces pays semblent confirmer l’analyse politique de JLM, alors que vous ne savez que dire sur eux?

    • jc de seraing dit :

      « Ouvrez les livres de compte de la dette publique » !

      Voici un article très intéressant écrit par Eric Toussaint, économiste belge et président de la CADTM. Il explique la marche à suivre par les pays fortement endettés comme la Grèce ainsi que la possibllité pour ces pays de sortir de l’impasse.
      Il rend plus qu’un sens à la politique préconisée par JL Mélenchon et peut faire comprendre où est le vrai socialisme, loin des positions libérales de la sociale démocratie.
      Faire gagner la gauche, c’est se mettre derrière le front de gauche et derrière JL Mélenchon et surement pas derrière DSK et les libéraux du PS.

      http://www.alterinfo.net/Ouvrez-les-livres-de-compte-de-la-dette-publique-_a54308.html

  • GdeC dit :

    Après Huchon, Valls, Cambadélis (j’en oublie ?) et le dessin de Plantu, vous à présent ? Cela me fait sourire, bien que jaune,d ans la mesure ou cela ne fait que confirmer ce que j’écris et développe à l’occasion de différents billets sur mon blog : il y a de toute évidence une ligne de fractutre idéologique au PS (à gauche ?) qui départage les libéraux, pas très éloignés des positions de sarkozy (on ‘la bien vu sur le dossier des retraites… et l’embarras de Martine Aubry) et les autres… Depuis 2005, un certain nombre de socialistes n’en sonty plus dont moi… A votre avis, pourquoi ? Etions nosu moins méritants que els autres, plus idiots d’avoir voté non au référendum européen ? Etions nous si anti-européens qu’il vous a arrangé alors de le laisser croire, préférant nous ranger au même catalogue de populisme que le front national, discorus qui se répète encore aujorud’hui ?

    le ps file un mauvais coton, à cracher ainsi sur Mélenchon, car le peuple, lui, saura où se trouve celui qui le défend. Et pourvu qu’il ne se laisse aps sédurie par les sirènes populistes à mauvais escient car adeptes de la téhorie du complot et du vbouc émissaire, du front national, comme en 2002…. Plus jamais ça.

  • Jean-Michel dit :

    Pourquoi tant de candidats au PS qui de plus se permet des primaires tardives au risque de prendre beaucoup trop de retard sur Sarko.Des divisions,en perspectives qu’il y tout lieu d’effacer au plus vite et que DSK se prononce au plus vite pour adopter une stratégie de campagne claire et nette :une attente trop longue serait dommageable pour le PS et que l’on fasse fit des égos de chacun,pour retrouver une unité nécessaire pour la
    VICTOIRE

  • Monsieur Moscovici,

    c’est bien malheureux que le vote utile prime sur nos opinions politiques. Doit on aujourd’hui voter de manière binaire ? Droite ou gauche ? D’ailleurs je trouve cette bipolarité complètement absurde, car pour moi chaque parti à ses atouts et son lot de bonnes idées et de mauvaise. Je suis clairement contre le vote utile, et je suis surement naif. Mais pour moi, la liberté ne doit pas se morfondre dans le conformisme. Le système est ainsi fait, et cette liberté ne pèse pas lourd j’en suis conscient. Mais le jour venu je voterai pour le candidat que j’aurai choisi, pour ce qu’il est et pour son programme. Les sondages ne font pas forcément les meilleurs candidats, c’est pour cela que je prépare ce vote, que j’écoute attentivement vos interventions médiatiques ainsi que celle de vos confrère. Vous êtes au passage, un homme de valeur, ce qui se fait rare en politique visiblement. Vous feriez, je pense, un très bon candidat aux élections présidentielles, dommage que vous préfériez vous effacer derrière DSK. Peut être qu’il vous manque juste le mordant d’un Jean Luc Mélenchon ;) Merci en tout cas pour ce blog, et bon courage pour la suite.

  • […] Ce billet était mentionné sur Twitter par Actualités Sarkozy, Actualités Sarkozy et jakouiller, Pierre Moscovici. Pierre Moscovici a dit: Le cas Mélenchon et le retour de la « machine à perdre » | Pierre Moscovici http://bit.ly/eOm91e […]

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