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Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 10/02/2011 à 17:45

La phrase d’Anne Sinclair, publiée dans « le Point », disant qu’à titre personnel elle ne souhaitait pas que son mari, Dominique Strauss-Kahn, fasse un second mandat à la tête du FMI, a déclenché un « buzz », une frénésie médiatique incroyables. J’ai vécu hier une journée étrange, occupé du matin tôt au soir tard à commenter ce propos, à en décrypter le sens – ce n’est pas d’ailleurs l’activité la plus gratifiante de la politique. Je souhaite, à tête reposée, vous livrer les enseignements que je tire de ce déchaînement médiatique.

Soyons, tout d’abord, au clair : je ne suis pas le porte-parole de Dominique Strauss-Kahn – il n’en veut pas, et je ne me vois plus comme un « lieutenant » – et n’ai aucune information privilégiée sur son retour ou son non-retour. Mes réactions sont celles d’un ami, d’un soutien, d’un protagoniste de cette primaire qui s’est forgé une opinion sur ce que devrait être, à gauche, la présidentielle de 2012. Je n’ai jamais eu un tempérament idolâtre par le passé : mon mitterrandisme a été plus que tempéré, ma fidélité à Lionel Jospin n’a jamais été exempte de liberté de pensée. Et je pense toujours que la politique française a besoin, profondément, de renouveau, que 2012 ne peut être le « remake » de 1997 – avec les mêmes thèmes et les mêmes acteurs – bref que ma génération a un rôle à jouer dans l’avenir. C’est pourquoi j’ai pensé, et je pense encore, à une candidature aux primaires : elle a, dans le paysage contrasté du Parti socialiste, du sens. Ma réflexion est toutefois d’un autre ordre. Qu’attend, en effet, la France de la gauche socialiste en 2012 ? Gagner d’abord, réaliser l’alternance : nous avons, face à Nicolas Sarkozy, un devoir de victoire. Réussir, ensuite et surtout : cela veut dire relancer un pays qui craint le déclassement, retrouver une croissance plus forte et créatrice d’emploi, partager les efforts de façon juste, rétablir l’exemplarité républicaine, abîmé par la droite.

C’est à partir de cette analyse des besoins de la France et des Français que je me suis convaincu que la candidature de Dominique Strauss-Kahn est la meilleure dont nous disposions. Evidemment, les sondages ne font pas une élection. S’il était candidat, le combat serait dur, violent même, face à une droite prête à tout pour conserver un pouvoir qu’elle considère comme sa propriété, sa chasse gardée, mais aussi face à certaines fractions de la gauche pour qui la sociale-démocratie reste l’ennemie principale. Et une bataille électorale n’est jamais gagnée avant d’avoir été menée. En somme, il n’y a pas de sauveur suprême, pas de victoire automatique : gardons nous de la dévotion, faisons de la politique. Regardons toutefois les choses en face : il y a, aujourd’hui, une aspiration à une telle candidature, à la fois parce que l’offre déployée par le Parti socialiste ne recueille pas une adhésion massive, et parce que Dominique Strauss-Kahn, par la trace de ce qu’il a fait entre 1997 et 1999 au ministère des finances, du fait de son action stimulante à la tête du FMI, par sa personnalité aussi, inspire ce sentiment essentiel à la vie économique et politique : la confiance. C’est pourquoi, en effet, je souhaite sa candidature, et je retirerais sans hésiter la mienne s’il s’avançait, parce que je souhaite, avant tout, aider à la gauche et la France en 2012.

Que veut dire, dans ce contexte, la phrase d’Anne Sinclair ? Je répète la formule qui m’est venue spontanément : c’est un signe fort. Car, à l’évidence, son avis importe. Parce que nul ne peut penser, sauf à être exagérément naïf – et je m’y refuse – qu’il s’agit d’un propos de hasard ou d’une maladresse : il est au contraire, n’en doutons pas, travaillé voire ciselé. Que nous dit-il ? Que la candidature de Dominique Strauss-Kahn est possible, que sa probabilité va croissant, qu’il y réfléchit de façon plus proche, peut-être plus active : après Washington, il y a une vie. Cette phrase ne doit pas pour autant être sur-interprêtée. Elle n’est pas une déclaration de candidature, ni de renoncement à la direction du FMI : seul l’intéressé lui-même pourrait, le moment venu, annoncer cela. Oui, c’est donc bien un signe, sans doute destiné à calmer les impatients et à rassurer les inquiets. Ce n’est pas moins – c’est donc important – et pas plus – restons tranquilles. D’ailleurs, le temps des candidatures n’est pas venu. Cette présidentielle rend fou ! L’idée de se déclarer quinze mois avant l’échéance, de mener une campagne de près d’un an, en interne puis devant le pays, est masochiste. Les pressions pour lancer la course maintenant sont déraisonnables. Nous avons un calendrier, il est bon – peut-être encore trop court, au demeurant. Les candidatures aux primaires s’ouvriront officiellement le 28 juin, les primaires elles-mêmes auront lieu en octobre : pourquoi voudrait-on que le seul d’entre nous qui exerce une responsabilité internationale éminente, qui doit être à sa tâche au moins jusqu’au G8 de Deauville, se déclare plus tôt encore que les autres ? Cette pression n’a de sens ni pour lui, ni pour nous !

J’ai été frappé, enfin, par la virulence de certaines réactions à cet article – somme toute pas encore décisif. La palette, en effet, a été large. D’aucuns, à l’image de Razzy Hammadi et Pouria Amirshahi, ont fait preuve d’une hostilité hors de propos. D’autres, à l’image de Jean-Marc Ayrault, ont montré une légère irritation, sommant Dominique Strauss-Kahn de se prononcer lui-même rapidement – ce qu’il ne peut et ne doit pas faire. Les soutiens de Ségolène Royal, à l’image de Gaëtan Gorce, sont sur la même ligne. François Hollande, dont la détermination semble s’être durcie et qui affirme désormais être candidat quoi qu’il arrive et jusqu’au bout – ce qui constitue un indéniable changement d’attitude –  a semblé pour sa part un peu pincé, voire hautain, déclarant qu’il pensait et s’exprimait par lui-même. Tout cela, qui n’a pas grande importance à ce stade, illustre une tension sous-jacente, que je crois exagérée. Je comprends que le procédé, obligé, voire nécessaire, puisse agacer. Je sais aussi, bien sûr, qu’il y aura, au moment de la primaire, une compétition, et qu’elle sera dure : les ambitions politiques sont naturelles, plusieurs leaders peuvent croire en leurs qualités ou à leur destin, et envier celui que les médias guettent et privilégient. Que personne, toutefois, n’oublie que le rassemblement final des socialistes est un impératif catégorique, et conserve un ton, une démarche qui ne le compromettent pas, en gardant l’esprit de camaraderie.

Je souhaite aussi que chaque candidat potentiel aux primaires – j’en suis, je le demeure – se posent la question de l’intérêt général de la gauche et du pays, et ne pense pas uniquement à son parcours personnel. Bref, que cette éventuelle candidature soit prise pour ce qu’elle pourrait être. Dominique Strauss-Kahn est le mieux placé chez les socialistes. Il est aussi  le mieux à même d’incarner le réformisme, qui ne devrait pas avancer en ordre dispersé. Soyons, ensemble, capable de maîtriser et réussir nos primaires, ne relançons surtout pas, par narcissisme ou jalousie, la machine à perdre. C’est pourquoi je lance un appel à la raison, à la sérénité. Il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre…

CC photo : Grégory Tonon

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48 commentaires

  • Vens dit :

    Comme je voudrais être sûr, certain, tout à fait convaincu que DSK a toujours été parfaitement intègre ! Qu’il n’a jamais tant soit peu franchi, fût-ce par distraction, la ligne blanche de l’honnêteté, joui du moindre avantage indu.
    Sinon, on peut appréhender un scénario catastrophe : il remporte la primaire socialiste, il fait campagne, mène dans les sondages … et NS (qui fut au Budget, à l’Intérieur, aux Finances) lui balance dans les pattes la bombe d’un dossier malodorant, repasse devant et repart pour cinq ans, pauvres de nous …
    Politiciens de gauche, par pitié, de la vertu !

  • Christine dit :

    Mr Moscovici, En mars 2010 vous donniez conseil à DSK de se déclarer s’il souhaitait être candidat avant fin 2010 ?

    http://www.lepost.fr/article/2010/03/23/2000820_pour-moscovici-dsk-doit-se-lancer-qu-en-pensez-vous.html

    • Nicolas(Nantes) dit :

      Comme vous dites, c’était un conseil. Maintenant, chacun est libre de suivre les conseils ou non.

      DSK a simplement choisi de suivre le calendrier du PS, rien de plus, rien de moins.
      Certains sont candidats en permanence, d’autres le sont en temps et en heure.

      • Christine dit :

        C’est amusant, je faisais allusion à ce que pensait notre hôte , et puis comment pouvez-vous dire que DSK a choisi de suivre le calendrier du PS , on ne sait rien de ce qu’il pense !
        Tout ceci pour dire que depuis des mois on ne parle que de DSK et de ce qu’il pourrait bien décider ou pas et non des projets pour la France…

    • bangor dit :

      Oui, et alors ? DSK a choisi une autre tactique, ce qui est son droit. Tu peux remarquer que Pierre considérait déjà que DSK était le meilleur candidat pour la gauche.

  • Marcel dit :

    C’est incroyable la sentence : DSK ne peut pas annoncer sa candidature car il devrait quitter le FMI ! en effet soit il veut être président et en ce cas il ne se pose même pas la question, il démissionne et va à la rencontre des francais pour la primaire.

    Soit il ne sait pas ce qu’il veut, et en ce cas il ne mérite pas d’être président. On hésite pas devant la charge de diriger la France.

    En réalité cela confirme qu’il ne se présentera pas. Et tant mieux, la France n’a pas besoin d’un vélléïtaire qui a peur de prendre des coups. Qu’il reste haut fonctionnaire au FMI, çà sera plus confortable pour lui.

    • Jonas dit :

      Cela ne confirme rien, effectivement s’il veut être président il faudra quitter le FMI. Mais rien ne force DSK à quitter le FMI maintenant, l’élection est dans quinze mois, le dépot des candidatures dans 5-6 mois. La seule chose de confirmée c’est qu’il restera directeur du FMI au moins jusqu’au G8.

    • Nicolas(Nantes) dit :

      tout à fait d’accord avec Jonas.

      Le calendrier du PS, accepté par tous, c’est juin pour les candidatures. DSK n’a pas à démissionner maintenant du FMI. Il déposera sa candidature à la fin mai conformément aux dates prévues par le PS.

      Les primaires auront lieu entre la fin mai et le début novembre, soit 5 mois, c largement suffisant.
      Je ne vois pas pkoi vous lui demandez de démissionner maintenant.

  • Hadrien dit :

    Qu’on arrête surtout de croire que le financier DSK peut jouer un rôle favorable au pays, face à la mondialisation.
    Avec la phase finale des privatisations par DSK, sous la législature Jospin, c’est tout le secteur bancaire autrefois nationalisé qui s’est retrouvé autonome. Les banques se sont détournées de leur fonction nationale pour fonctionner à leur compte sur le marché mondialisé des capitaux. Elles se servent aujourd’hui du capital là où il rapporte le plus, c’est à dire où l’exploitation du travail est à son maximum, remplissant ainsi un rôle inverse à celui qui leur était dévolu à l’origine: le financement de l’économie nationale.
    Quand a-t-on entendu DSK émettre la moindre réserve sur ce nouveau capitalisme apatride, délétère pour l’avenir social?
    Jamais! Il est au contraire l’un de ceux que l’on a choisis pour le gérer…

    • selene dit :

      L’époque du gouvernement Jospin était celle de l’Europe en gestation… Pour suivre les directives, obligation d’ouvrir à la concurrence des secteurs encore nationaux.
      Dans une période d’expansion, il aurait été suicidaire de se refermer sur sa petite nation.
      Cependant, les privatisations ont été faites « a minima » sans jamais sacrifier l’intérêt du pays: DSK a vendu les entreprises, au lieu d’en faire « cadeau » aux amis (210 Milliards de francs sous Jospin contre 100 tout au plus pour les gouvernements de droite précédents). Ceci a permis à Jospin de remplir le « Fonds de réserve des retraites ».. méthodiquement vidé par la droite ensuite….

      Il y a aussi une chose à étudier soigneusement dans les privatisations sous Jospin: Chaque fois que cela a été possible, les entreprises autrefois nationalisées ont été cédées au secteur mutualiste (Gan à Groupama par exemple). Cela a permis de privilégier ce secteur en France, et permettra vraisemblablement de rebondir par une relance de l’économie sociale et solidaire dans le futur. (Coopératives, Mutuelles, secteur Associatif).

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Privatisations_en_France

  • Timgad dit :

    Si DSK veut bien revenir, ça sera compliqué pour lui. D’abord il va commencer à décliner inexorablement dans les fameux sondages avec lesquels on nous gave à longueur de temps. Ses « amis » du PS et les sarkozystes vont commencer à le pilonner. Ensuite la gauche de la gauche va sortir la grosse artillerie contre lui, en première ligne Mélenchon. Enfin la majorité du peuple qui n’arrive pas boucler les fins de mois et qui commence à manger des pâtes vers le 20 du mois réfléchirait à deux fois à voter pour lui… Pas évident tout ça

    • Pablo dit :

      La politique est, par nature, une activité difficile et compliqué.
      Ce n’est facile pour personne. Et personne, je dis bien personne, n’est épargné par les attaques.

      Quelque soit le parti auquel on appartient ou sa position en son sein , on fait toujours plus ou moins l’objet de critiques de la part de ses camarades, de ses supposés alliés et bien entendu de ses adversaires.

      DSK n’est pas né de la dernière pluie. Il sait très bien que s’il décide d’y aller, il recevra des coups. Mais contrairement à ce que tu veux croire, il ne sera certainement pas passif.

      Pour l’instant il ne peut pas répondre, devoir de réserve oblige. Mais s’il revient, il pourra répondre à ces détracteurs et surtout avancer des propositions qui marqueront (ou pas) le débat public.

  • Amelle dit :

    Quelqu’un peux t-il demander à Sarko et à MAM de s’abstenir de parler d’Egypte, déja qu’il avait soutenu lBen Ali jusqu’au bout voila qu’ils trouve que que la transition democratique doit se faire par étape …exactement le même discours de Moubarak.

    Il faut vraiment être au gouvernement français pour être aussi sourd et aveugle, à part eux tout le monde aura compris que cette histoire d’étape est une ruse pour reprendre le dessus, un pouvoir qui à perdurer pendant 30 ans en s’appuyant sur la soumission de son peuple, sur la torture, le clientelisme et la corruption ne peux pas être à l’origine d’un etat démocratique, il ne sais pas faire et en plus il a tout à y perdre.

    Oui les américains et Obama à leur tête sont arrogant et s’ingère mais pour une fois c’est pour la bonne cause, pour une fois elle convient au peuple de la région. Moubarak doit partir et vite si l’on ne veux pas d’un bain de sang, la speech de Sarko ce matin disant qu’il a peur d’un regime religieux va dans le sens de Moubarak, il est donc nabject nul et non avenu, il est surtout hors timing à croire que Sarko vis dans la même planète que Moubarak. Qu’Israel fasse ce genre de commentaire passe encore vu qu’elle est concerné par la situation même si pour l’instant on s’en moque un peu de ce que pense les israeliens, que la France elle oublie ces valeurs révolutionnaire en aillant peur des peuples et de la démocratie est juste lamentable.

    Il faut que Moubarak part s’il on en veux pas d’un massacre et des années de sang dont les victimes seront forcement les gens du peuple, si la France est incapable de voire ce genre de danger alors que le ministère des affaires etrangère la ferme et qu’il parle d’autre chose…. la Belgique par exemple ça devrait être plus accessible et plus facile à comprendre.

  • pierre albertini dit :

    Cher Pierre,
    J’ai soutenu à fond ta candidature parce que je pensais (et je pense encore) que tu as toutes les qualités requises pour assurer le renouveau en profondeur de notre vie politique et l’édification d’une France plus juste et plus solidaire. Mais je ne pense pas du tout la même chose de DSK et je soutiendrai donc un autre candidat pour la primaire.
    Je pense que, par son goût du luxe et de l’argent, ses réseaux, son mode de fonctionnement (y compris son réveillon à Marrakech avec Zemmour), bref, par ses valeurs, DSK est un Sarkozy du centre et que, s’il était élu, il ne ferait qu’entretenir la dépression collective qui nous affecte depuis de trop nombreuses années.
    Il nous faut un Pierre Mendès France, pour rattraper le temps perdu en fadaises (gaullistes, mitterrandistes, chiraquiennes et sarkozystes) depuis 1958, recréer une démocratie véritable, rendre du pouvoir à des instances de contrôle et aux citoyens eux-mêmes, en finir avec le césarisme, pratiquer à grande échelle la redistribution, rendre plus efficace et plus juste notre système scolaire, avoir de nouveau des ambitions culturelles et scientifiques dignes de ce nom, nettoyer les écuries d’Augias de la haute fonction publique et du patronat mondialisé, liquider une politique étrangère insane (et dont nous voyons chaque jour les résultats), permettre le redémarrage de la construction européenne.
    Mais DSK n’est pas et ne sera jamais PMF.
    Bien à toi (et désolé)
    Pierre Albertini

    • didier brenet dit :

      je partage avec beaucoup de convictions vos propos. Pierre a l’étique d’un personnage modéré mais réformiste, clairvoyant car réaliste pour s’approprier des respasabilités d’état. Je n’apprécie pas le parcours de DSK porté par un luxe peu représentatif de nos attentes dans sa vie.

  • martine dit :

    « Soyons, ensemble, capable de maîtriser et réussir nos primaires, ne relançons surtout pas, par narcissisme ou jalousie, la machine à perdre. C’est pourquoi je lance un appel à la raison, à la sérénité. Il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre… »
    Pierre, tu as la mémoire courte? Qui a tout fait, à l’intérieur du PS, pour que la candidate de 2007 râte son élection? Je te donne la réponse: les strauskaniens, surtout! Alors, depuis quand tu as déclaré ton intention d’être candidat? Je te donne aussi la réponse: depuis presque un an! Alors tes leçons de moral ça suffi!

    • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

      Oui, faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. C’est trop facile…

    • Jonas dit :

      - M. Moscovici a fait campagne sans reserve pour Ségolène Royal après sa désignation par le PS.
      – Il a très tôt dit qu’il retirerait sa candidature et le soutiendrait si DSK venait à être candidat.
      – « ne relançons surtout pas, par narcissisme ou jalousie, la machine à perdre ». Ne relançons pas veut bien dire qu’elle était lancée en 2006-2007.
      De plus la phrase de M. Moscovici vaut quelque soit le candidat.
      L’interêt général doit prévaloir sur les ambitions personnelles et les vieilles rancunes.

  • guillaumeA dit :

    En tout cas le candidat de Droite semble perdus pour 2012.
    Sarkozy a fait peine a voir et n’a plus d’idée.

    Il tourne en rond.

    En venant même a expliqué que le chômage actuel vient des 35 heures alors que la crise est la cause de l’augmentation.

    On reste toujours dans cette idéologie impôt-cotisation sont les problèmes.
    La fameuse suppression de la taxe pros est encore un échec que l’investissement en 2010 a été encore plus qu’avant.

    Un sarkozy qui vient expliqué que l’état est bien comme actionnaire des chantiers de bateaux alors qu’il privatise depuis 25 ans. La contradiction est énorme.
    Renault délocalise car ses actionnaires lui demande de la rentabilité.

    L’histoire des contrats aidés est assez grotesque. Une entreprise ne doit jamais prendre quelqu’un pour la prime d’aide mais pour la demande de son activité.
    Toute aide massive est nuisible car créer une situation d’aubaine.

  • Jonas dit :

    « la question de l’intérêt général de la gauche et du pays, et ne pense pas uniquement à son parcours personnel. »
    « Il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre… »
    Ni de réussir pour persévérer.
    + 1
    Continuez de faire entendre la voix de la raison au sein du PS.
    Vous y avez déjà réussi d’ailleurs… là il s’agit du plus gros morceau…

  • Christine dit :

    Etait-ce cela la politique : commenter une petite phrase de l’épouse … et ça nous avance à quoi , on en sait toujours pas plus de ses projets pour la France …

    Pendant ce temps S.Royal rencontre les Français : http://www.sudouest.fr/2011/02/10/segolene-royal-lance-un-defi-a-nicolas-sarkozy-315159-2242.php

  • jpb dit :

    Tout à fait. J’espère que DSK n’est pas coupé de ce qui se trame sur l’internette, et qu’il aura eu vent du salaire citoyen universel personnalisé, propre à redéfinir un nouveau pacte social et à attirer le vote des citoyens. J’espère également qu’il étudiera soigneusement la relance économique au niveau européen, par le biais de la création de nouvelles entreprises basées sur l’innovation et un fond énorme de capital risque européen. Son séjour à Washington, DC a dû lui permettre de réfléchir longuement à un programme crédible pour la présidentielle.

  • O LOUIS dit :

    Une seule chose à retenir : DEVOIR DE VICTOIRE Réfléchissons ensemble Une lutte fratricide aux primaires, des propos excessifs, un manque de projets concrets, réalistes, réalisables aboutira fatalement à une victoire de Sarkozy, peut être même à une absence du PS au 2eme tour. Il faut redonner l’ESPOIR

    • Jonas dit :

      DEVOIR DE VICTOIRE, oui
      « Il faut redonner l’ESPOIR »
      Evitons déjà la catastrophe d’un réelection.

  • Patrice Le Chevallier dit :

    Malheureusement… Je dois me ranger vers ce que dit mon Prédécesseur… Ce que vous écrit:  » Hadrien « … N’est que la pure vérité… Je n’aurais pas dit mieux…
    DSK… Est peut-être celui que vous devez mettre en avant ?… Le suivrez-vous vraiment ?… Parce qu’il a fait de sacrées belles Conneries lui aussi ?…
    Ne parlons pas de la Ségolène ?… C’est un Boulet ! Tout comme la Madame Aubry !… Ces deux Femmes de la Gauche ?… Je vous en prie ?… Mettez-les dans leur Campagne !… Qu’elles ne reviennent plus jamais !… Dites-nous vraiment ?… Qui allez-vous mettre comme personnes valables de la Gauche ?… Ils ont tous une charge plus ou moins pourri !… De l’ancien de 1981 !… çà ne va pas être Facile pour vous ? D’en trouver des Valables ?… Parlez plus de ce que vous allez nous prévoir ?… Que de parler de la Victoire de Mai 2012 ?… Sortez-nous de votre Chapeau ce que vous prévoyez ? Contre la Machine écrasante des Chinois et des Indiens… çà c’est vraiment très Urgent !… Merci ! Monsieur Moscovici…

    • Christine dit :

      Vous devez avoir un sacré CV pour juger ainsi les autres … j’espère que vous n’êtes pas socialiste.

  • Hadrien dit :

    Un billet de plus pour ne rien dire:

    « Qu’attend, en effet, la France de la gauche socialiste en 2012 ? Gagner d’abord…Réussir, ensuite »
    ET AVEC QUEL PROGRAMME ? Vous passez votre temps sur des considérations personnelles, à parler de tout sauf de ça !

    « Dominique Strauss-Kahn, par la trace de ce qu’il a fait entre 1997 et 1999 au ministère des finances, du fait de son action stimulante à la tête du FMI, par sa personnalité aussi, inspire…la confiance »
    DOIT-ON RÉPÉTER QUELQUES EXEMPLES DE SA TRACE ? En voici:

    – le 11.07.99, Libération félicite DSK de sa LIQUIDATION DU PÔLE BANCAIRE PUBLIC créé par le CNR à la Libération: « Et de cinq. Après le GAN, le CIC, la Marseillaise de Crédit et le Crédit Lyonnais, Dominique Strauss-Kahn n’avait plus qu’un dossier à boucler pour achever son grand œuvre, connu sous le nom de code de ‘restructuration du secteur financier’ : la cession du Crédit foncier de France (CFF). Depuis hier, voilà l’affaire réglée. (…) L’Etat s’est débarrassé de la dernière banque publique »

    – le 16.02.99, Europe 1, la radio de Lagardère peut exulter sur le CADEAU AIRBUS À LAGARDÈRE: « L’équipe Jospin sort des entreprises du giron de l’Etat à un rythme deux fois supérieur à celui de la droite. Pour ce qui est d’Aerospatiale, il était temps. »
    Durant « cinq années de dividendes », les actionnaires se goinfrent le cours du titre en bourse grimpe de 70 %, un rachat d’actions, à hauteur de 7 milliards d’euros, est programmé. Autre chanson, pour les salariés : à l’automne 2006, la direction décrète la plan Power 8, 10 000 emplois seront supprimés en Europe, délocalisés. L’injustice sociale se double d’un scandale financier.

    – Le Monde du 3 novembre 1999: « Au lendemain des élections législatives de 1997, Dominique Strauss-Kahn convainc Lionel Jospin de jouer à fond la carte de l’euro, et, oubliant les fameuses conditions que posaient auparavant les socialistes à son lancement, de se convertir au très contraignant pacte de stabilité » .
    Depuis, tout le pouvoir est laissé aux banquiers, « indépendants », hors de contrôle démocratique. Eux se soucient de la seule inflation, qui menace la rente, mais guère de l’emploi. Et la gauche ne peut que se lamenter, impuissante, contre un « euro surévalué ».
    Le « CARCAN MONÉTAIRE » se resserre, gare à la crise!

    – Les Echos (3 novembre 1999): « LE PLUS GRAND DES PRIVATISEURS »
    Aussitôt installé à Bercy, DSK reçoit Michel Bon, PDG de France Télécom – qui plaide pour une « ouverture du capital » de son entreprise. A son tour, le ministre des finances « fait le siège de Matignon »
    « Après une concertation sociale approfondie » – il faut cela pour avaler des couleuvres -, « Jospin donne son feu vert, début septembre, à une privatisation partielle. A Bercy, DSK se réjouit » (Le Nouvel économiste, 23/04/99). La « commission des privatisations », mot honni, est rebaptisé « commission des transferts » – et sous la houlette du grand argentier, elle « transfert » beaucoup : France Télécom d’abord, Thomson-CSF, Thomson Multimédia, Air France… DSK est médaille d’or, tandis que Le Monde dresse ce constat : « Lionel Jospin privatise plus que Alain Juppé » (7 août 1998).

    – Le Point, 13 juin 1998: le chef du gouvernement, a fait de DSK son «conseiller particulier» : « Le Premier ministre écoute beaucoup le ministre des Finances, le consulte chaque jour en dehors de sa sphère de compétence, sur tous les dossiers : DSK a même à Matignon un petit « réduit » discret qui lui évite de faire des aller et retour à Bercy » .
    Et que lui répète alors le « réaliste », le « pragmatique » Dominique Strauss-Kahn, sur Vilvorde, sur Michelin, sur l’Europe ? Que les « marges de manoeuvre sont très faibles », qu’ »il n’y a pas d’autres solutions », etc…
    Lionel Jospin « écoute » l’homme qui, dans son entourage, accepte pleinement cet ordre des choses – et lui recommande la même acceptation.
    « Mon programme n’est pas socialiste », proclamera en 2002 le gentil Lionel pour lancer sa gentille candidature à la présidentielle. Et il refusera de rencontrer les salariés de Lu, un peu trop vindicatifs, trop virulents. Il ne prononcera pas une fois le mot « ouvrier », trop archaïque, d’après ses gentils communicants. Ouvrant un boulevard à gauche pour une myriade de contestataires, et faisant largement fuir l’électorat populaire vers Le Pen…

    • jpb dit :

      Les banques sont des entreprises comme les autres, l’important est d’arriver à taxer leurs actionnaires.

      • Hadrien dit :

        Non, les banques ne sont pas des entreprises comme les autres.
        Leur principale raison d’être est l’activité de prêt, création monétaire anticipée que leur permettent les Etats, par délégation de monopole. Les banques peuvent en effet prêter jusqu’à cinquante fois leurs réserves obligatoires, qui ne sont que de 2% auprés de la Banque Centrale.
        C’est la raison pour laquelle le secteur bancaire du crédit fut nationalisé à la libération, afin de maîtriser cette fonction essentielle à la croissance qui fut de 5 à 6% annuels durant les trente glorieuses.
        Avec la privatisation intégrale achevée par DSK, les banques se sont détournées de leur fonction nationale pour fonctionner de manière autonome sur le marché mondialisé des capitaux. Elles se servent aujourd’hui du capital là où il rapporte le plus, c’est à dire où l’exploitation du travail est à son maximum, remplissant ainsi un rôle inverse à celui qui leur est dévolu!
        Quand a-t-on entendu DSK émettre la moindre réserve sur ce système délétère pour notre avenir?
        Jamais! IL est au contraire l’un de ceux que l’on a choisis pour le gérer…

        • bangor dit :

          Vous avez une vision simpliste des banques. L’activité de prêt n’est pas, contrairement à votre affirmation leur principale raison d’être.
          Le financement par les marchés (actions et obligations)
          se développe au détriment du financement bancaire.
          Ce n’est pas en prêtant de l’argent que les banques réalisent de gros bénéfices.
          Par ailleurs, dans une économie moderne et mondialisée, les banques n’ont aucune fonction nationale ou régalienne.
          Les données économiques ne semblent pas vous intéresser. Pour vous, il faut abimer DSK par n’importe quel moyen et vous ne reculez devant aucun argument.

          • Hadrien dit :

            Votre a priori est tel que vous ne prenez même pas le temps de lire:
            « Avec la privatisation intégrale achevée par DSK, les banques se sont détournées de leur fonction nationale pour fonctionner de manière autonome sur le marché mondialisé des capitaux. Elles se servent aujourd’hui du capital là où il rapporte le plus, c’est à dire où l’exploitation du travail est à son maximum, remplissant ainsi un rôle inverse à celui qui leur est dévolu! »
            Un pôle bancaire public financerait notre industrie sans nourrir la rente des riches, comme l’a voulu DSK (on comprend pourquoi!). Il ne s’agit pas de l’accuser a priori de solidarité de classe, mais de la constater au vu des actes…

          • bangor dit :

            Raisonnement idiot. Apprenez un minimum d’économie avant de ressortir la vulgate marxiste qui a échoué partout.

          • krimo dit :

            Une économie moderne et mondialisée…la vulgate libérale qui nous a fait tant de bien depuis qu’elle est à l’oeuvre!
            Apprenez vous-même les principes de cette économie néoclassique que vous répétez sans en comprendre les ressorts: vous y découvrirez en quoi les jeux conflictuels sont toujours dominés par l’optimisation globale, même en économie.
            Quant à la vulgate marxiste, c’est précisément celle de ceux qui n’ont jamais lu Marx et l’identifient au Sovietisme ou au Maoisme. Ils sauraient, sinon, que le marxisme n’a jamais été mis en oeuvre nulle part, pour la simple raison que Marx s’est contenté de faire la théorie critique du capitalisme sans laisser de recette miracle prête à l’emploi. Il n’en a pas eu le temps, étant mort avant d’avoir seulement achevé « Le Capital ».

          • bangor dit :

            « Apprenez vous-même les principes de cette économie néoclassique que vous répétez sans en comprendre les ressorts »
            Je ne comprends peut-être pas, mais c’est mon métier. Désolé.
            Quant au raisonnement ci-dessus d’Hadrien, je maintiens qu’il est idiot. Si vous souhaitez revenir à une économie nationalisée, dîtes le clairement au lieu d’attaquer DSK sur tous les sujets. D’ailleurs pourquoi vous en prendre à DSK, sinon parce qu’il est l’adversaire le plus crédible de la droite ? Je vous rappelle que le PS accepte l’économie de marché et que le candidat qui sera désigné, qui qu’il soit défendra cette ligne.

          • krimo dit :

            J’ignore de quel métier vous parlez, mais il ne vous a manifestement pas appris à comprendre la financiarisation dont parle Hadrien:

            L’économie de marché est devenue une économie du marché financier depuis que l’Etat a perdu sa souveraineté sur la création monétaire et qu’il n’y a plus de secteur public du crédit.
            Dans une telle économie, le capital, dès qu’il apparaît, devient la source d’un revenu perpétuel pour ses propriétaires. Lorsque le capital de l’ensemble des entreprises est financé par les actions et obligations, leur profit est partagé entre les actionnaires et les titulaires d’obligations, qui peuvent les prêter à nouveau aux entreprises, une partie ou la totalité du profit ainsi partagé étant épargnée pour financer de nouveaux investissements, ce qui augmente encore le montant de leurs actions et de leurs obligations. Ce processus peut ainsi se renouveler indéfiniment pour crééer des classes sociales qui divergent sans raison…
            Contrairement à l’euthanasie du rentier pratiquée durant les trente glorieuses, faire de l’argent avec de l’argent (c’est à dire en dormant, selon l’expression d’un ancien président) comme actuellement accepté, résulte de la financiarisation qui trouve son origine dans cette idée selon laquelle l’épargne est une nécessité absolue pour financer les investissements.
            Une telle idée a été imposée et généralisée par ceux à qui elle profite, par certaines théories partisanes, en particulier par la théorie néoclassique, et grâce à la propagande amplifiée par les médias sous l’influence des lobbies financiers. Elle se trouve donc à l’origine d’une sorte de vol. En effet, c’est le profit qui permet aux entreprises de payer dividendes et intérêts, et le profit ne représente plus, à terme (aprés amortissement du capital initial), qu’une plus-value des travailleurs captée par l’entreprise.”
            N’est-ce pas, d’ailleurs, ce que la loi reconnaît aux commerçants par la notion de fonds de commerce? Le propriétaire de l’outil de travail qu’est le local, même entretenu et sujet au risque de dépradations, n’est pas pour autant propriétaire du succés commercial. Pourquoi donc les travailleurs qui ont fait le succés d’une entreprise industrielle bénéficiaire se trouveraient-ils sans droit sur le “fonds industriel”, lorsque les actionnaires trouvent à leur convenance d’aller porter cet acquis à de petites mains plus profitables encore ?

            Vous faites bien de garantir que le PS, quelque soit son futur candidat présidentiel, sera sur la même ligne néolibérale que DSK à cet égard.
            Je ne voterai donc pour aucun candidat PS, quelqu’il soit, ni au premier ni au second tour.
            Comme quoi ce blog n’est pas tout à fait inutile.

          • bangor dit :

            J’ai évoqué l’économie de marché et pas une ligne néolibérale. Merci de ne pas déformer.
            Votre refus du marché permet des dérives théoriques ou utopistes qui conduisent à une économie collectiviste et, in fine, à un appauvrissement général.

    • selene dit :

      L’époque du gouvernement Jospin était celle de l’Europe en gestation… Pour suivre les directives, obligation d’ouvrir à la concurrence des secteurs encore nationaux.
      Dans une période d’expansion, il aurait été suicidaire de se refermer sur sa petite nation.
      Cependant, les privatisations ont été faites « a minima » sans jamais sacrifier l’intérêt du pays: DSK a vendu les entreprises, au lieu d’en faire « cadeau » aux amis (210 Milliards de francs sous Jospin contre 100 tout au plus pour les gouvernements de droite précédents). Ceci a permis à Jospin de remplir le « Fonds de réserve des retraites ».. méthodiquement vidé par la droite ensuite….

      Il y a aussi une chose à étudier soigneusement dans les privatisations sous Jospin: Chaque fois que cela a été possible, les entreprises autrefois nationalisées ont été cédées au secteur mutualiste (Gan à Groupama par exemple). Cela a permis de privilégier ce secteur en France, et permettra vraisemblablement de rebondir par une relance de l’économie sociale et solidaire dans le futur. (Coopératives, Mutuelles, secteur Associatif).

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Privatisations_en_France

  • […] Ce billet était mentionné sur Twitter par JamesDarlays, Pierre Moscovici. Pierre Moscovici a dit: Signe – Pierre Moscovici http://bit.ly/f4pgYw […]

  • guillaume dit :

    Je voulais saluer Pierre la grande maîtrise politique et la responsabilité dont tu fais preuve en ce moment. Je te trouve excellent dans tes interventions publiques sur tous les sujets brûlants (un seul point de désaccord: tu n’aurais sûrement pas voté Gbagbo si tu étais ivoirien à l’automne dernier. Il y a bien longtemps que Gbagbo n’est plus socialiste.)

    On a bien besoin de cette pondération alors que va s’ouvrir une période particulière pour DSK qui va être à la fois supplié et attaqué et donc exposé alros qu’il n’en a pas besoin. Bien qu’il ait raison d’attendre avant de se déclarer l’emballement médiatique autour de sa candidature va générer de l’exaspération et de l’énervement à son égard, malgré lui. Il va falloir le protéger et défendre sa démarche comme tu le fais inlassablement depuis quelques semaines.

    Oui, il s’impose. Ses idées, ses intuitions, son expérience, son réseau, sa personnalité sont adéquats pour relever le pays de cette pénible expérience sarkozyste. Mais il faut le préserver et vanter ses atouts. La bataille des primaires sera néanmoins rude, compliquée et agressive. C’est sans doute l’épisode le plus risqué. Il faudra qu’il y arrive avec une popularité quasi intacte car il sera attaqué sur sa gauche (Bayrou a également entamé ce matin un argumentaire peu amène sur DSK en ce qui concerne son goût pour ce qui brille). Il faut démarrer en quelque sorte une mini campagne auprès de l’électorat en rappelant que DSK connait parfaitement la politique française, qu’il fut pendant longtemps l’élu et le maire d’un territoire pour le moins compliqué (loin des hôtels et des riads luxueux), qu’il réfléchit depuis toujours à la manière dont on pourrait réformer le pays; que depuis le début sa réflexion se structure autour de la correction des inégalités et qu’il a à plusieurs reprises avancé des propositions, des outils novateurs pour garantir la justice sociale.

    Il faut déconstruire le procès en sorcellerie qui lui est fait (de manière totalement hypocrite d’ailleurs pusiqu’il n’est pas présent). On peut reconnaître honnêtement qu’il a pu se tromper sur certains points (il le ferait lui même sans doute): baisse de l’IR, défiscalisation des stock options.

    DSK a évidemment un avis sur la façon dont on peut reconstruire notre pays, relancer le processus de construction européen et refonder le capitalisme.

    • fournier dit :

      Je me pense de »gauche »,on me voit de « gauche » ;mais,aujourd’hui,je n’ai qu’un rêve:partir « ailleurs »,loin de ttes ces petites phrases,de ces commentaires à n’en plus finir,de ces amphigouris,de ces socialistes,englués dans des discours,des apparitions ultramédiatisées et qui attendent l’homme providentiel qui va les « sauver » de l’echec,de l’impasse,de la médiocrité..je suis « classique » de formation,j’ai tellement traduit de textes politiques,en grec,en latin (et j’en traduit encore ) que le cirque de la « campagne » ici me fait rire…jaune.Qui va oser dire que le Roi est nu???

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