Dans les médias

Articles de mars 2011


Europe : la croissance ou le déclin

Catégorie : Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 30/03/2011 à 19:53

Préface à l’essai de Daniel Vasseur pour la fondation Jean Jaurès « Le déclin  économique de l’Europe et les nouveaux enjeux de la construction européenne »

A l’heure où l’attention médiatique se concentre sur les situations libyenne et japonaise se joue – dans une bataille plus feutrée – une partie de l’avenir de l’Europe. Le Conseil européen des 24 et 25 mars 2011 a entériné un « pacte de compétitivité » qui marque un virage conservateur inquiétant de la gouvernance européenne.

Certes, les solutions proposées par les inspirateurs du pacte constituent, pour certaines, des avancées importantes. Je pense notamment au renforcement du Fonds européen de stabilisation financière (FSEF) et à sa transformation prochaine en Mécanisme européen de stabilité. Cette institution, destinée à venir en aide aux pays en difficulté, était indispensable à la solidarité et à la pérennité de la zone euro. Il s’agit cependant de ne pas en exagérer la portée. D’une part, les sommes et les mécanismes en jeu ne sauraient suffire à écarter la peur – et les conséquences – d’un défaut final du gouvernement grec ; d’autre part, l’amélioration des conditions de prêts ne fait que nous aligner sur celles offertes depuis un an par… le Fonds monétaire international ! Le « grand effort européen de solidarité » annoncé constitue donc, en réalité, une mise à niveau mesurée.

En vérité, c’est plutôt la croissance qui permettrait de résoudre les difficultés dites « structurelles » de l’UE

Plus fondamentalement, l’assainissement budgétaire et les « réformes structurelles », consistant à aligner tous les pays sur une même norme, ne sauraient être la solution. On voudrait faire d’elles un préalable au retour de la croissance et une panacée universelle (y compris pour les pays où la consommation et l’investissement s’avèrent trop faibles !), alors que c’est précisément cette approche qui a échoué jusqu’ici ! Cela revient à prendre les choses à l’envers. En vérité, c’est plutôt la croissance qui permettrait de résoudre les difficultés dites « structurelles » de l’UE, dans le domaine des finances publiques comme de l’emploi ou de l’innovation, comme l’a bien montré la reprise de la fin des années 90.

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Responsabilité

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 28/03/2011 à 19:09

Les élections cantonales ont livré leur verdict – proche des prévisions que j’en faisais. Cette consultation locale, marquée au final par une grande stabilité des élus, est toutefois riche d’enseignements. Comme socialiste, j’accueille le résultat du vote avec satisfaction, mais aussi avec responsabilité, voire gravité.

Ne boudons pas cette nouvelle victoire, qui nous donne encore plus de ressources pour préparer les échéances décisives de 2012

Ce scrutin est un nouveau et incontestable succès pour la gauche et le Parti socialiste. Le PS est, et de loin, le premier parti de France. Il conquiert de nouveaux départements en métropole – le Jura, dans ma région, la Loire, les Pyrénées Atlantiques, la Savoie – et dans les Outre-mers – la Réunion, Mayotte – même s’il perd le Val d’Oise. Il est décidément, et de plus en plus, le parti des territoires, celui dans lequel nos concitoyens ont confiance pour gérer les collectivités locales, Régions et départements, communes et intercommunalités. Nos candidat(e)s sont implanté(e)s, leur campagne, avec des fortunes diverses bien sûr, a été efficace, organisée, proche du terrain. Ne boudons pas cette nouvelle victoire, qui nous donne encore plus de ressources pour préparer les échéances décisives de 2012. Fort de ses élus, de son organisation militante, le Parti socialiste, avec ses défauts – il en a – avec ses limites – je les connais – est celui par lequel l’alternance peut advenir dans un an : sa probabilité ne cesse de croître, elle est plus grande encore depuis hier soir.

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Cantonales: « pas de triomphalisme » au PS

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 28/03/2011 à 10:58

AFP

Le député socialiste du Doubs Pierre Moscovici a vu aujourd’hui « un vote de crise politique » dans les cantonales, notamment avec la montée du FN et la forte abstention, et il a appelé le PS à « ne pas faire de triomphalisme » même s’il est « aujourd’hui en bonne posture pour 2012″.

« Le vote d’hier est un vote de crise politique pour la France et on doit prendre ça avec sans doute la satisfaction d’avoir gagné les élections mais aussi avec un sentiment de responsabilité et presque un peu de gravité »,a déclaré M. Moscovici sur France Culture. « Il y a dans ce pays une digue républicaine qui a cédé. Nicolas Sarkozy en est sans doute responsable, notamment à cause de sa fameuse stratégie du ‘ni-ni’ (ni alliance avec le FN, ni front républicain contre lui) », a-t-il ajouté.

Selon lui, il y a « une porosité », « une espèce de mouvement de fuite de l’UMP vers le Front national » et « c’est le signe d’un profond malaise, un malaise démocratique, un malaise social ».

Face à cette situation, le Parti socialiste, « qui est aujourd’hui en bonne posture pour l’emporter en 2012, sans doute conforté » par son résultat aux cantonales, « ne doit pas faire de triomphalisme », a-t-il dit. « Pour réussir, nous devons avoir une offre politique qui ne soit pas simplement de l’antisarkozysme mais qui soit extrêmement convaincante et qui réponde à ces aspirations populaires déçues de Français qui se sont aussi abstenus, qui ont aussi choisi le Front national », a jugé M. Moscovici.


Pierre Moscovici invité de France info

Catégorie : Dans les médias | Par pierre.moscovici | 28/03/2011 à 10:45
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Pierre Moscovici était le 28 mars l’invité de France Info


Pierre Moscovici invité de France Info

Catégorie : Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 28/03/2011 à 10:37
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Pierre Moscovici était le 28 mars l’invité de France Info


Pierre Moscovici « Pas de triomphalisme au PS » par FranceInfo


«Il n’y a pas de fatalité au vote FN»

Catégorie : Dans les médias | Par pierre.moscovici | 28/03/2011 à 10:04
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Interview de Pierre Moscovici dans 20 minutes le 27 mars 2011


«Il n’y a pas de fatalité au vote FN» – 20 minutes

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 28/03/2011 à 10:03


(20minutes.fr) INTERVIEW – Le député du Doubs parle de «succès incontestable»..

Entre trois et cinq départements de gagné, un de perdu, ce n’est pas la vague rose annoncée…

C’est un succès incontestable, un désaveu pour l’UMP. De manière claire, les électeurs ont marqué leur rejet de la politique de Nicolas Sarkozy. Mais c’est un vote qu’il faut accueillir avec modestie, responsabilité, voire gravité. La France est mécontente de l’offre politique, elle est en souffrance sociale. Le fait que le FN progresse de manière significative entre les deux tours est un signal d’alarme. Il faut garder une satisfaction lucide.

Quelles leçons le PS doit-il tirer de ce scrutin ?

Ce vote, c’est une incitation au travail. Les Français nous ont donné leur confiance, on doit avoir un esprit de responsabilité. On ne peut pas se contenter d’une victoire fondée sur le rejet de Nicolas Sarkozy. Il faut réussir l’étape de notre programme et des primaires, en évitant les divisions.

Le PS perd le Val d’Oise, ancienne terre d’élection de Dominique Strauss-Kahn…

On ne peut pas lui imputer ce résultat. D’autant qu’il me semble que le PS a gagné tous les cantons de son ancienne circonscription. Il y a dans ce département un certain nombre de facteurs locaux, comme des divisions, à prendre en compte. Si on veut parler de DSK, il faut parler du sondage qui le donne à 34% au premier tour, à plus de 10% du FN et de l’UMP. C’est le seul à distance. Mais ce n’est pas le sujet du soir.

Comment le PS peut-il attirer à lui les électeurs populaires qui votent pour le FN?

Il faut une gauche populaire. Il faut que la gauche donne des réponses au malaise et aux souffrances des Français. Autant je combats toutes les valeurs de Marine Le Pen, autant je connais ses électeurs. Il faut que nous soyons plus performants, plus efficaces. Il n’y a pas de fatalité au vote FN à condition de créer l’espoir. Pour 2012, rien n’est gagné même si une étape supplémentaire est franchie.

Propos recueillis par Maud Pierron

La fracture

Catégorie : Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 25/03/2011 à 17:59

La campagne du deuxième tour s’achève. Elle a été, comme toujours, différente de celle du premier. Il s’agit, en effet, en peu de jours, de rassembler les camps dispersés, de convaincre les abstentionnistes, bref de mobiliser. Les argumentations politiques se simplifient, les campagnes se localisent, pendant que se déroule un débat national sur le sens du vote. De manière logique, j’ai moins bougé, me contentant d’aller soutenir, comme je l’avais promis, nos candidats à Pau, au coeur d’un des départements, les Pyrénées-Atlantiques, que nous pouvons conquérir, et mon ami Vincent Fuster à Besançon. Pour le reste, je me suis concentré sur mon territoire, le Pays de Montbéliard, dont les confrontations de second tour – 2 duels PS/FN, 1 duel FN/UMP, 1 triangulaire – résument les difficultés politiques de l’heure.

Pour être franc – mais je souhaite être démenti – je ne sens pas un retour massif vers les urnes

A 48 heures d’un second tour, on est toujours dans l’incertitude, et de nombreuses questions se posent. L’abstention baissera-t-elle ? Pour être franc – mais je souhaite être démenti – je ne sens pas un retour massif vers les urnes. La mobilisation sera sans doute supérieure dans les cantons à « enjeu », où se déroulent des affrontements serrés entre la droite et la gauche ou bien des triangulaires. Elle sera probablement plus faible, dans les duels atypiques – droite/FN, gauche/FN – où le camp éliminé choisira largement… de ne pas choisir. La gauche progressera-t-elle ? Je le pense. Bien sûr, l’unité n’a pas été parfaite entre les deux tours, et le comportement des écologistes, qui ont décidé le report sur les candidats de gauche les mieux placés au plan national, mais s’y dérobent parfois localement – c’est le cas dans le Doubs – quand ils ne se maintiennent pas dans des cantons où ils sont opposés à des candidats d’autres partis progressistes, aurait pu être plus clair. Mais je veux croire que les électeurs, eux, ne s’y tromperont pas, et ne confondront pas la droite et la gauche. J’espère donc – ce n’est pas une certitude – que nous pourrons, dimanche soir, constater quelques beaux sursauts, d’heureuses surprises et la prise de nouveaux départements.

Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy ont défini ensemble une posture, le « ni-ni » – ni FN, ni PS – qui rompt avec toutes les traditions de la droite française

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