Dans les médias

«Dominique Strauss-Kahn est celui qui peut nous éviter un 21 avril»

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 09/03/2011 à 18:55

Interview disponible sur www.publicsenat.fr

Après les derniers sondages, Pierre Moscovici affirme qu’« un 21 avril n’est plus écarté ». Mais « avant de penser à rassembler la gauche, commençons par rassembler les socialistes et maîtrisons notre primaire », affirme ce proche de DSK. « La question d’un candidat unique PS-écologistes se posera peut-être en mars 2012. Daniel Cohn-Bendit l’envisage. Elle ne se pose pas en mars 2011 », ajoute le député du Doubs. Pour le projet du PS pour 2012, il pense qu’il «manque » encore une « vision », même si le PS n’est pas « démuni » d’idées. Quant à Nicolas Sarkozy, « il a sans aucun doute nourri le FN. (…) Il a été d’abord un pompier pyromane. Maintenant ça ressemble un peu à l’arroseur arrosé ». Entretien.

Alors que Marine Le Pen continue sa montée dans les sondages, le PS vous semble-t-il audible ?

La vraie question c’est comment peut-on analyser ce sondage. D’abord un sondage donne des indications mais seule une série de sondages permet de connaître une vraie tendance. Ce que nous pouvons constater, c’est qu’il y a un effondrement de la droite sarkozyste, une percée du FN dont l’ampleur reste à évaluer, et une libération de cette parole. Les cantonales donneront à cet égard une indication précise. Nous ressentons aussi une attente, une exigence, par rapport au Parti socialiste, à laquelle nous devons répondre, en gardant notre sang-droit, sans tomber dans les règlements de compte internes, sans faire de procès personnels à quiconque, mais en étant conscient que c’est pour nous un avertissement collectif. Nous avons aussi une responsabilité collective d’élever le niveau de notre offre politique pour être plus convainquant, plus entrainant. Les Français savent que l’alternance passe en 2012 par le PS. Mais ils attendent encore de nous que nous leur donnions envie de nous faire confiance. Et ce sondage doit, non pas nous réveiller, mais nous aiguillonner.

Pour donner envie, il y a les propositions. Après les conventions thématiques, le PS doit présenter son projet en avril. Etes-vous confiant quant au résultat ou craigniez-vous un flop ?

C’est un rendez-vous extrêmement important. Je constate une forte confiance faite aux socialistes dans les collectivités locales, que l’opinion sur le PS est plutôt positive. Mais il y a cette attente. Le PS accumule depuis deux ans les matériaux pour ce projet. Les idées existent, elles sont là. La boîte à outil est bien garnie. Des intellectuels qui ne travaillaient pas auparavant avec nous le font. Nous ne sommes pas démunis. En revanche, ce qui nous manque, c’est la mise en cohérence. C’est de dégager de tout cela une vision, c’est de dire comment dans ce pays nous voulons répondre aux questions économiques et sociales qui taraudent les Français, notamment les couches populaires et moyennes. Tout l’enjeu du projet, c’est cette mise en cohérence, c’est cette mise en tension. C’est de montrer comment on peut créer une nouvelle croissance. Comment cette croissance peut être fondée sur l’investissement, comment elle peut et doit être plus équitablement partagée, notamment grâce à une grande réforme fiscale. Comment nous pouvons desserrer l’étau européen, tout en maintenant nos engagements. Comment engager une nouvelle discussion avec l’Allemagne, mais qui ne soit pas celle du pacte de compétitivité. Comment nous pouvons refaire une République exemplaire. Ce sont les thèmes qui, pour moi, doivent sortir très clairement de notre projet. Donc cette discussion qui nous attend est fondamentale. Nous ne pouvons pas nous permettre de rester dans l’ambigüité. Nous devons aussi trouver les angles, les réponses à apporter aux Français qui se sentent fragilisés par la crise.

Le problème du PS n’est-il pas justement qu’il ne parle plus aux catégories populaires, aux ouvriers ?

Ce que je sais, c’est ce qu’attendent les catégories populaires. Je suis élu du pays de Montbéliard, qui est un territoire ouvrier. Ils souhaitent que la machine économique reparte et qu’on retrouve derrière cela un sentiment de justice. Les Français n’en peuvent plus de l’injustice. Ils veulent une répartition plus juste des revenus, mais il faut avant tout une économie plus productrice, une industrie qui soit soutenue, des créations d’emploi, une distribution du pouvoir d’achat plus équitable qui passe sans doute par la relance des minimas sociaux mais aussi des négociations salariales et une réduction des écarts dans les entreprises. Ce sont les questions économiques et sociales qui doivent être au cœur du projet. Ne tombons pas dans le piège qui voudrait que nous soyons sans arrêt en train de considérer qu’il y a en France un problème d’identité nationale. Considérons au contraire qu’il faut refaire de la France une République, avec ses valeurs : liberté, égalité, fraternité, laïcité.

Mon expérience m’apprend que celui qui remporte une élection est celui qui convainc les électeurs et celui qui impose ses thèmes. Notre thème doit être la croissance retrouvée, justement distribuée, un appareil productif qui se remet en marche. Ce n’est pas en courant après les autres sur le terrain du Front national, comme le fait Nicolas Sarkozy, que nous pourront convaincre à nouveau.

Dans le sondage en lui-même, le candidat PS est toujours derrière, y compris Dominique Strauss-Kahn. Ça vous inquiète ?

Ce sondage me paraît très particulier. Il est totalement à l’écart des autres. Il donne 5 à 6 points de plus à Marine Le Pen et 5 à 6 points de moins à Dominique Strauss-Kahn. J’ai de très forts doutes comme tout le monde sur les méthodes utilisées et l’angle d’attaque du sondage lui-même. J’attendrai de manière tranquille ce que donnent les prochaines enquêtes d’opinion. S’il y a confirmation, il faudra en tirer certaines leçons. Mais la vraie tendance, c’est l’avertissement collectif. Le fait qu’un 21 avril n’est plus écarté aujourd’hui, c’est le fait qu’il y a une menace du Front national. De ce point de vue là, le fait que Marine Le Pen soit à 23 ou 18% revient à peu près au même. Nous sommes désormais dans la marge d’erreur séparant les trois candidats de l’UMP, du PS et du FN. Il faut tout faire pour éviter un 21 avril, qu’il soit à l’endroit – évidemment c’est dramatique – mais aussi à l’envers. Ce ne serait pas bon pour la République. Il est tout à fait majeur de redresser la barre. Mais ne tirons pas de leçons plus poussées d’un tel sondage. Sinon, nous tombons dans ce que les économistes appellent la prédiction autoréalisatrice. Je vois bien la tendance au tassement entre les trois familles politiques. Pour le reste je ne crois pas à l’ordre du classement qui est donné, ni au classement sur les personnalités. Et je continue de penser que Dominique Strauss-Kahn continue à sortir du lot, pour une raison très simple. Il est le mieux à même à apporter des réponses sur les questions économiques et sociales.

Vous êtes candidat aux primaires, sauf si DSK revient, ce qui semble être une hypothèse plus que probable. Pensez-vous devoir rester encore longtemps dans cette position ?

Je respecte le rythme de Dominique Strauss-Kahn. Si j’ai décidé de le soutenir, c’est parce qu’il est le mieux placé. Ce n’est pas une décision purement affective, même si nous sommes des amis. C’est une décision politique. Nous partageons les mêmes options, je pense qu’elles sont les bonnes pour la France de 2012. A lui de se décider. Pour le reste, je n’ai pas changé d’avis. Je souhaite sa candidature. Si elle devait ne pas advenir, il faudrait que ses couleurs soient portées dans la primaire et je le ferai. Mais quand je vois la situation évoluer et se dégrader, quand je vois les attentes des Français, leurs inquiétudes et le besoin de gauche dans le pays, mon souhait de plus en plus fort est que Dominique Strauss-Kahn soit notre candidat. Parce que je pense tout simplement qu’il est celui qui peut nous éviter un 21 avril qui nous menace, et emporter l’élection présidentielle.

François Hollande craint aussi une réédition du 21 avril et appelle la gauche à l’union. Seriez-vous favorable à une candidature unique avec Europe Ecologie-Les Verts si ce risque se confirme ?

Restons calme. Nous ne sommes pas en mars 2012. La question d’un candidat unique PS-écologistes se posera peut-être en mars 2012. Daniel Cohn-Bendit l’envisage. Elle ne se pose pas en mars 2011. Ne précipitons pas les échéances. Ne soyons pas sans arrêt dans la fébrilité, l’impatience ou la crainte. Soyons d’abord occupé à renforcer le Parti socialiste et notre offre politique. Ne cherchons pas a priori des logiques de bloc qui ne sont pas forcément additifs. Souvenons-nous que l’UMP est censé agréger toutes les droites. On donne pourtant aujourd’hui 20% au Président sortant dans les enquêtes. Concentrons-nous sur notre propre force pour l’accroître. Avant de penser à rassembler la gauche, commençons par rassembler les socialistes et maîtrisons notre primaire. Je trouve contradictoire parfois de plaider pour des candidatures uniques à gauche, sans être capable d’envisager une candidature unique au Parti socialiste. Et donc si cette tendance d’une montée du FN devait se prolonger, c’est à cela que nous devrions réfléchir. C’est à dire savoir comment nous pouvons nous rassembler autour d’une personnalité qui serait la mieux à même de porter nos couleurs.

Mais face au manque de leadership du PS, comment le Parti socialiste doit faire pour tenir jusqu’au mois d’octobre et la désignation de son candidat ?

Nous avons fixé un calendrier pour nos primaires. C’est le bon. Dans une formation démocratique, on ne désigne pas un candidat un an avant l’élection. C’est très imprudent. De tout temps, les candidatures à la présidentielle se sont déclarées tard. En revanche, il faut que nous arrêtions nous-mêmes de nourrir cette fébrilité par un débat prématuré sur les primaires. Si chacun s’engageait à respecter notre calendrier, les choses seraient plus simples.

Il n’y a pas de risque que les primaires se transforment en machine à perdre ?

Il faut être très pragmatique par rapport à ça. Les primaires ne sont pas la panacée. Elles ne sont pas non plus la machine à perdre. Nous les avons décidées parce que nous avions à la fois un déficit de leadership et des procédures internes contestables. Il faudra que nous analysions la pertinence des primaires dans le contexte des mois à venir. Je continue de croire que si nous sommes capables de les aborder de manière mûre et collectivement, elles peuvent être une chance. Il faut analyser pragmatiquement l’évolution de la situation. Nous sommes face à un avertissement. Nous devons répondre. La première réponse est programmatique et dans nos idées, la première réponse est d’être plus forts, la première réponse est d’être plus concrets, la première réponse est d’être plus unis et plus rassemblés, la première réponse ce n’est pas de tirer sur tel ou tel ou de précipiter nos procédures.

Avec le rapport Montebourg sur la fédération PS des Bouches-du-Rhône, ne retrouve-t-on pas le PS d’il y a 2 ou 3 ans qui se tire dans les pattes…

Je regrette cette affaire. Il y a des procédures judicaires qui concernent le conseil général des Bouches-du-Rhône. Que la justice fasse son travail. Il y a des questions sur le fonctionnement de la fédération des Bouches-du-Rhône ? Qu’une commission d’enquête interne détermine les faits. Pour le reste soyons conscient que l’émergence de ce type de débat, à quinze jours des cantonales et en pleine montée du populisme n’est un cadeau pour personne et surtout pour aucun socialiste. On sait à qui ça coûte on sait aussi à qui ça profite.

Sur l’Islam et la laïcité, Nicolas Sarkozy joue-t-il avec le feu ?

Nicolas Sarkozy est imprudent depuis 2007. Il a gagné sa campagne en asséchant le vote du FN. Mais à trop rester sur le terrain identitaire, à esquiver les questions économiques et sociales, à cliver et brusquer sans arrêt, à lancer des débats mal préparés, il a sans aucun doute nourri le FN. La pompe aspirante qui attirait les électeurs du FN vers l’UMP est devenue une pompe refoulante qui pousse les électeurs de la droite républicaine vers l’extrême droite. Donc le président de la République est tout à fait imprudent. Il a été d’abord un pompier pyromane. Maintenant ça ressemble un peu à l’arroseur arrosé. Qu’il arrête et qu’il retrouve la dignité de sa fonction.

Le report du procès Chirac peut-il profiter à Marine Le Pen ?

Je ne commente pas les décisions de justice. Cette question prioritaire de constitutionnalité existe. Elle est inscrite dans notre constitution. Un juge a décidé qu’il était légitime que la Cour de cassation soit saisie. J’attends les résultats. Et je maintiens ma positon : ce procès doit avoir lieu, dans le respect de la personne de l’ancien président de la République, car nul ne peut se dérober à la justice.

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42 commentaires

  • HABIB dit :

    quelle déception quand je vous entends défendre ce DSK ! un homme si loin de nous, qui gagne 70000€ de salaire .Et vous avez la pretention de croire que je vais voter pour cet Homme pour nous sauver d’un 21 avril!c est un « tsunami » dont le PS a besoin car je ne pense pas que « cette vieille bande » peut continuer à tuer la Gauche.quand on entend parler d’ elle , c est uniquement de vos querelles de pouvoir.
    je ne voterais jamais DSK et j avais l espoir de voter un jour pour vous, mais je n’y crois plus….vous vous éloignez chaque jour un peu plus des gens de « GAUCHE ».

  • denise dit :

    C’est quoi, ce binz ? Je n’étais pas fan des primaires, et encore moins du calendrier retenu, mais enfin, c’est décidé, non ? Je crains l’image d’affolement que donne ce remue-ménage. Un peu de sérénité et de responsabilité, que diable ! Heureusement qu’il n’y a pas menace de guerre à notre porte ! Nos édiles pourraient-ils rester calmes, montrer un peu de maîtrise, et s’en tenir à ce qui a été décidé, svp ? Le calendrier aujourd’hui, c’est : on engrange les cantonales, on z’yeute avec précisions les accords de 2ème tour à droite, et on s’attaque sérieusement à UN PROJET !

  • SoDem dit :

    En 2007 j’étais contre les primaires. Il y a 6 mois j’écrivais sur ce blog que c’était une connerie. Je me suis fait huer.

    Je persiste, la France ce n’est pas les Etats Unis et nos mentalités sont incapables de faire ce genre d’exercice sans y laisser des plumes.

    Au lendemain des primaires, notre candidat aura perdu 3% de quoi ne pas être au second tour. Il suffit de voir certaines attitudes. Entre ceux qui tirent contre leur camp pour se faire valoir, ceux qui passe leur temps dans une guerre interne plutôt qu’à attaquer la concurrence, il y aura des mort et surtout des déçus qui chercheront à faire perdre celui qui a été désigné. Une manière de prouver que leur poulain aurait été meilleurs.

    En plus et pendant ce temps, on alimente les médias, comme l’UMP avec ces âneries et personne ne parle de le Pen car une des raisons de sa popularité est là.

    Ecoutez les pseudo grand journalistes, Apathie, Joffrin, Gisberg, Duhamel…ilssont alimentés et tirent sur l’UMP et le Ps et jamais sur Le pen

    • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

      Les militants ont voté.
      Le principe des primaires a été entériné.
      Reste maintenant à garder son calme. Attendre les candidatures. Choisir et basta les élections présidentielles feront le reste.

      Mais à s’agiter et à sembler changer d’avis tout le temps il est sûr que là on se décrédibilise, et on risque de ne pas être au second tour.

  • Sylvain P dit :

    Pierre, je suis militant socialiste depuis plus de 10 ans et j’en ai vraiment marre de cette cacophonie permanente…

    Soyons honnêtes et directs, aujourd’hui, les Français se contrefoutent des primaires, ce qu’ils veulent savoir, ce sont les solutions et les propositions du PS pour le pays, pas de savoir par qui elles seront portées.. je suis loin d’être un anti-DSK, je l’avais même soutenu en 2006 dans sa candidature à la candidature.. mais, depuis des mois, on annonce que le PS va mettre en place en octobre 2011 des primaires ouvertes pour sélectionner son(sa) candidat(e) à la Présidentielle et bing, il suffit que 3 sondages réalisés à 14 mois de l’élection (ces sondages lointains qui pronostiquaient BALLADUR, JOSPIN et ROYAL élus !) et montrant la dynamique de LE PEN dans les sondages, pour faire vaciller les sceptiques et remettre en cause l’idée des primaires… STOP STOP STOP

    DSK n’est pas encore candidat à la candidature, arrêtons d’apparaître ridicules aux yeux des Français, ils se détournent de nous depuis des années et si tu continues, comme d’autres camarades, à vouloir IMPOSER DSK comme candidat légitime, alors qu’il ne s’est pas déclaré candidat, cela va continuer…
    Nous avons plusieurs candidats crédibles à la candidature PS, les Primaires ouvertes uax citoyens serviront à choisir le meilleur ou la meilleure, et personnellement, j’aurai souhaité que ce choix intervienne avant l’été, pour assoir la légitimité du candidat et pour mener une campagne auprès des Français…car pour l’heure, LE PEN et SARKOZY sont en campagne mais au PS, personne… à trop vouloir attendre, on risque encore de passer notre tour et de subir 5 ans de pouvoir de droite…

  • Marie dit :

    Il faudrait surtout et très vite connaître les candidats aux primaires, le PS a déjà tellement de retard …

    http://www.lepoint.fr/politique/primaires-au-ps-ayrault-appelle-a-une-clarification-rapide-des-candidatures-10-03-2011-1304760_20.php

    • bangor dit :

      Le dépôt des candidatures est ouvert du 28 juin au 13 juillet. Il n’y a aucune raison de brusquer les choses.

    • Nicolas(Nantes) dit :

      de retard sur qui sur quoi ? Sur les verts ? le parti de gauche ? le PC ? LO ? LCP ? Bayrou ? Villepin ? Ils sont tous inaudibles en ce moment ?

      Sur Sarkozy ? Il est complètement empêtré, on a franchement pas de retard sur lui. Mais il va se refaire car c’est un excellent candidat.

      Sur le FN ? S’alarmer à cause de deux sondages à 14 mois de l’élection, je trouve que c’est faire preuve de fébrilité assez déconcertante. Oui, elle est à un haut niveau, mais pour l’instant, c de la colère car elle ne propose pas grand chose sauf sortir de l’euro et pointer les problèmes.

      Faut pas s’alarmer, la campagne sera très très longue, il reste 14 mois. Si on surréagit et chamboule tout à chaque sursaut médiatique, on est mort d’avance.

  • Jonas dit :

    Marine Le Pen fait une véritable progression qui l’installe au delà des 20%, quel que soit le sondage. Sa progression se fait au détriment de la droite républicaine. En clair, l’électorat bien droitier de Sarkozy se détourne de lui pour se tourher vers le FN et sa présidente. Cet électorat là ne votera jamais à gauche, mais s’il pouvait s’abstenir.

  • fournier dit :

    bon article que celui de R Bonnand ;rien à ajouter,si ce n’est que les socialistes qui y croient encore,mettent leurs pulls à col roulé,leurs canadiennes et chaussent leurs pataugas pour voir ,écouter,parler ;qu’ils cessent de se définir par rapport à … comme dans la chanson j’me souviens plus très bien » il y a 8 ou 9 candidats aux primaires???

  • Jonas dit :

    Non mais c’est bien joli et bien gentil de taper sur les primaires ou de les remettre en cause, mais comment on le désigne le candidat après, comment aura-t-il la légitimité suffisante, auprès des responsables socialistes et du peuple ?

  • Marie dit :

    Et bien voilà Pierre on y arrive …

    http://actu.orange.fr/politique/des-voix-au-ps-s-interrogent-sur-la-pertinence-des-primaires_110101.html

    si tel était le cas , pauvre PS !

    • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

      On pourrait bien entendu supprimer les primaires mais dans ce cas il faudrait que Ségolène Royal soit nommée candidate du PS.
      Au fond c’est la seule qui ait gagné les primaires au PS.
      DSK pour l’instant n’a jamais été désigné par les militants du PS. Il n’a recueilli qu’un petit 20%….une misère.
      Sinon….primaires….et votes des militants et sympathisants.

  • Robert Bonnand dit :

    Ci-après l’article que j’ai publié sur Agoravox le 1er décembre 2010 au sujet des primaires:

    par Robert Bonnand
    mercredi 1er décembre 2010 – 14 réactions
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    Tuer les primaires ou dissoudre le PS

    Ce qui se passe aujourd’hui au Parti Socialiste autour des primaires est révélateur de l’état de décomposition avancée dans lequel se trouve ce parti.
    Il faudrait être d’une naïveté indigne de quelqu’un qui aspire à exercer les plus hautes fonctions pour croire un seul instant que les primaires sont une avancée démocratique. Les primaires sont en réalité le résultat de la faillite des Directions successives du Parti Socialiste au cours de ces quinze dernières années.

    Un parti politique a, en tout et pour tout, trois choses à faire : Adopter un programme, le populariser et se donner un candidat pour l’incarner. Il y a normalement des instances prévues pour cela. Si le Parti Socialiste est incapable de générer son candidat au sein des instances qu’il s’est lui-même donné, il n’a plus de raison d’être et il faut le dissoudre immédiatement.

    Les dernières Directions du Parti Socialiste ont été incapables de résister à la démarche populiste que représentent les primaires. Cette fois, la couardise a même poussé le raffinement jusqu’à nous faire croire qu’il s’agirait de primaires pour toute la Gauche. Il n’y avait pas assez de qualificatifs dithyrambiques pour nous rappeler l’exemple de l’Italie. Comme si ce qui s’y est passé, dans un contexte bien particulier, pouvait devenir l’alpha et l’oméga de la démocratie. Et entre nous, avec un peu de recul, comme exemple, il y a sans doute mieux. Les promoteurs de cette farce avaient simplement « oublié » que le scrutin de l’élection présidentielle est un scrutin à deux tours et qu’aucun parti n’a l’intention de se faire hara-kiri alors que cette élection est leur seul moyen d’exister une fois tous les cinq ans.

    Le résultat, c’est qu’il s’agira bien des primaires du Parti Socialiste et, qu’on le veuille ou non, le ver de la division est dans le fruit. Il faudra quand même nous expliquer comment, après avoir fait campagne pour leur poulain, les supporteurs d’un candidat vont spontanément et généreusement se mettre au service d’un de ses rivaux. On mesure, à ce stade, le niveau de déconnexion du réel des dirigeants et des cadres du parti quant aux mécanismes de fonctionnement et aux ressorts des individus sans parler du délire relatif à la participation espérée à ce « grand moment de démocratie ».

    Mais le plus fondamental dans cette folie des primaires, c’est ce qui sous-tend cette démarche. Ce système consiste rien de moins qu’à s’auto proclamer le plus à même d’exercer les fonctions de Chef de l’Etat, contrairement à une démarche collective qui conduit à être reconnu pour ses qualités, ses compétences, ses capacités d’Homme d’Etat. Un peu d’humilité Mesdames et Messieurs les postulants. Tout le monde sait que vous avez, toutes et tous, une haute estime de vous-même et de l’idée que vous vous faites de l’empreinte que vous laisserez dans l’histoire mais vous n’êtes pas pour autant tenus de franchir les limites de la vanité et de l’indécence. Le vrai problème, c’est qu’il n’y a, aujourd’hui au sein du Parti Socialiste, pas beaucoup de personnalités qui ont l’étoffe d’un Homme d’Etat et que l’esprit de compétition qu’engendrent les primaires prête effectivement plus à l’auto proclamation qu’à la reconnaissance. C’est peut être finalement cela qui témoigne dramatiquement de ce qu’est réellement devenu le Parti Socialiste.

    Lorsqu’on veut bien se donner la peine d’observer les fondements de ce système, on arrive vite à la conclusion qu’il ne peut que conduire à désigner un mauvais candidat. Il s’agit d’une sélection et qui dit sélection, dit distinction. Cela signifie que ce qui va l’emporter pour choisir le candidat, ce n’est pas l’incarnation d’un projet collectif mais la différence qu’il va y avoir entre les postulants d’un même parti. Nous aurons donc, d’un côté, peut-être un programme, qui aura finalement le moins d’intérêt possible et de l’autre des candidats qui incarnent autant de positions par rapport à ce programme. Les critères qui vont réellement peser concerneront donc l’apparence, la faculté à exprimer ce que les votants ont envie d’entendre, la capacité à créer un environnement de groupies davantage qu’un mouvement de soutien populaire. Bref tout ce qui fait appel à une démarche populiste. Le message du candidat sera donc inaudible et illisible comme il l’a été en 2007 alors que toutes les conditions étaient réunies pour l’emporter.

    Dans ces conditions, comment prétendre gagner l’élection présidentielle ? La Droite peut se frotter les mains. Tant que le Parti Socialiste ne rompra pas avec l’absurdité des primaires ou qu’un esprit lucide, porté par un puissant mouvement de fond, n’osera passer outre en mettant les instances du parti devant leurs responsabilités, elle aura son représentant à l’Elysée.

    Robert Bonnand

    par Robert Bonnand
    mercredi 1er décembre 2010 – 14 réactions 19%
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    • Marcel dit :

      C’est le principe même du suffrage universel direct que vous remettez en cause en fait. Comme si il y avait un diplome de Président (ou de candidat à la présidence) où un comité d’examinateur auto-désignés (car en effet ils ne peuvent être élus car ceux qui les éliront seront incompétents pour juger de leur compétence à désigner un candidat compétent !) choisirait le président compétent.

      Prenons le dernier exemple en date au PS, l’election de la 1ère secrétaire : quelle était la compétence du conseil de la révolution pour décider d’annuler le scrutin gagné par S Royal pour le remplacer par la proclamation de Martinejad ?

      Faut il avoir un brevet en magouillerie, abus de bien sociaux, tripatouillages pour avoir le droit d’être dans le comité ad hoc qui désignera le candidat.

      Que ceux qui ont peur de se présenter devant les citoyens pour diriger leur nation, restent chez eux !

  • stone dit :

    Vu les circonstances,il serait peut-être judicieux que D.S.K.annonce sa décision un peu + tôt que prévu, car nous donnons une impression d’incertitude et d’impuissance assez négative.Par ailleurs,sa présence à la tête du F.M.I.n’est pas à ce point indispensable d’autant + que percent des critiques de tous bords sur l’éloge qu’il a fait de la politique économique de Ben Ali et même de Kadhafi.Et puis, il est tout de même le candidat qui réunit le + de voix face à Sarko et Le Pen…

  • hamdoune fannia dit :

    rassembler le PS avant de rassembler la gauche : où se situe le PS? à gauche il me semble, en tout cas l’histoire politique de ce pays et au-delà l’atteste, cette manière de sans cesse esquiver le problème de fond à gauche est affligeant. Avant de rassembler à gauche il est plus qu’urgent d’assembler les idées de gauche pour obtenir un PS digne de ce nom et porteur d’un projet auquel pourrait adhérer tous les désespérés de la société et à commencer par les abstentionnistes, car il est grave dans une démocratie d’avoir un niveau d’abstention aussi élevé, êtes vous donc sourd et aveugle : ce pays a besoin de rafraîchir ses élites politiques trop éloignées du peuple car en dehors des préoccupations majeures, preuve en est, les questions sociales sont à leur paroxysme et pourtant la gauche n’arrive pas à convaincre, le débat est ailleurs, il ne s’agit pas de rassembler mais d’offrir une nouvelle perspective et cela passe obligatoirement par un renouvellement des élites et un élargissement des horizons, notamment des profils sociaux plus représentatifs de la société, la question essentielle est là : quand le PS acceptera-t-il de s’ouvrir à la société et de permettre l’arrivée de nouvelles élites hors du cercle de l’Ena ou des classes aisées, il est impossible de rassembler une famille politique si elle ne ressemble pas à la société qu’elle prétend représenter.

  • lambda dit :

    J’ai comme l’impression qu’on s’achemine- sans le dire encore mais presque- vers une « liquidation » des primaires. Soit. Grand bien vous fasse. Je n’y ai personnellement jamais été favorable, convaincu que c’était une machine à perdre infernale.
    Mais notre hôte s’y accrochait, avec quelques autres, comme… Sarkozy à son bouclier fiscal!
    Il aura l’air malin le fin stratège Moscovici quand il viendra nous dire bientôt ici que « finalement, dans l’intérêt bien compris du PS, blablabla blablabla… »
    Sauf que… Sauf que… il y a un hic dans ce scénario. Le hic s’appelle Ségolène Royal.
    Ce serait mal la connaitre pour imaginer qu’elle passera son tour comme çà sans réagir, s’effacera pour laisser le champ libre à DSK ou Aubry.
    Même en lui promettant la « lune » du perchoir à l’assemblée, ou un maroquin prestigieux, je suis convaincu qu’elle se présentera en dehors du parti. Et là…. je vous laisse deviner la suite et les conséquences.
    N’est-ce pas Marie?
    Qu’est-ce qu’on fait maintenant, avec vos conneries?

    • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

      Et les statuts du PS et le vote de 60% des militants, c’était pour jouer ?

      • Marcel dit :

        Perso, je crois que les strausskistes ont les jetons car ils ont compris que leur champion ne passerait pas la rampe des primaires, et qu’il ne se présentera pas si les primaires sont maintenues. Donc on a va avoir le droit dans les jours et semaines qui viennent au tabassage médiatique contre les primaires.

        Mais bon, on en a vu d’autre. S Royal ne pliera pas, ne s’en ira pas et si le politburo de Martinejad supprime les primaires, on se retrouvera au 1er tour de la présidentielle, avec à droite Sarko, DSK… et à gauche S Royal, Melenchon… et le peuple souverain tranchera.

        Car en démocratie, c’est le citoyen qui vote et choisit.

        • bangor dit :

          Tu es toujours aussi lucide, Marcel.
          Sur Public Sénat :

          « Marine Le Pen serait reléguée en 3e position après le candidat PS et Nicolas Sarkozy si le premier tour de la présidentielle devait se dérouler dimanche prochain, sauf si Ségolène Royal était en lice auquel cas la présidente du FN serait 2e, d’après un sondage Ifop pour France Soir à paraître jeudi.

          A la question suivante « si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour de l’élection présidentielle, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chance que vous votiez? », Dominique Strauss-Kahn vient en tête s’il est investi par le PS, avec 29% des intentions de vote, suivi par Nicolas Sarkozy (23%) et Mme Le Pen (21%).

          François Bayrou recueillerait 6% des voix, Eva Joly 5,5%, et Jean-Luc Mélenchon 5%. Les autres candidats testés en auraient moins de 5: Olivier Besancenot (4%), Dominique de Villepin (3%), Nicolas Dupont-Aignan (1,5%), Nathalie Arthaud (1%), Hervé Morin (1%).

          Si Martine Aubry est la candidate socialiste, elle obtiendrait 24% des voix, à égalité avec M. Sarkozy, et devant Mme Le Pen, 22%.

          En cas de candidature de François Hollande, il aurait 23% des voix, derrière M. Sarkozy (24%), mais devant Mme Le Pen (22%).

          Quant à Mme Royal, elle serait troisième (19%) derrière M. Sarkozy (24%) et Mme Le Pen (22%). »

          • Marcel dit :

            Je pense l’être, oui. Vous vous illusionnez avec les sondages (désormais on en est à plusieurs par semaine qui se contredisent à qui mieux mieux).

            Mais les primaires ne se jouent pas là dessus. Cà va se jouer dans la capacité de mobilisation des citoyens de gauche par chaque candidat. Personne ne connaît le corps électoral (qui sait aujourd’hui quels sont les citoyens qui se déplaceront aux primaires ? donc comment constituer un échantillon réprésentatif d’une population que tu ne connais pas ?).

            Ce qui fera la différence entre les candidats sera donc la qualité de leur campagne, ainsi que le bruit autour de cette campagne qui les feront connaître.

            Et çà DSK et ses affidés le savent. Ils savent aussi que ce dernier n’a quasiment aucune chance dans ce type de campagne (envie, charisme, projet : tout lui manque !).
            Leur tactique est claire comme de l’eau de roche (et logique de leur point de vue) : supprimons les primaires, promettons le poste de 1er ministre à chacun (Aubry, Hollande, Fabius, Royal…) et attendons tranquillement Decembre/ Janvier pour la candidature. Et surtout pas de campagne électorale contre Sarko, laissons le Tout Sauf Sarkozy et la peur d’un 2002 construire une dynamique qui conduira DSK tout doucement à l’Elysée. Et pour obtenir çà, tous les coups sont permis.

            Je pense d’ailleurs que la publication du rapport Montebourg sur Guerini vient du camp DSK, pour flinguer préventivement une candidature Aubry. On reconnait la signature des coups tordus.

            La politique n’est pas pour les bisounours, S Royal n’en est pas un, ne se retirera pas et vous constaterez sa capacité de mobilisation au soir des primaires.

          • Marie dit :

            @bangor ! des sondages ne sont pas des votes, d’ailleurs il serait intéressant de savoir qui les commanditent mais j’oubliais vous ne vous posez pas ce genre de question vous !

          • bangor dit :

            @ Marie, vous l’avez déjà écrit à 1Oh22 et je vous ai répondu ceci :
            « Certes, les sondages ne sont pas des votes, mais ils indiquent une tendance à un moment donné. Or la tendance est que Le Pen monte. pendant que Royal baisse. DSK monte aussi. »
            Comptez-vous vous répéter longtemps ?

          • Jonas dit :

            Ca rassure ce sondage Bangor, mais le FN a + de 20%, ça reste très grave pour la France.

          • bangor dit :

            Oui Jonas. En outre, la gauche est globalement assez nettement derrière la droite. Il y a de quoi être inquiets. Il faudra nous interroger sur notre responsabilité collective au lieu de considérer que tout est de la faute de Sarkozy.

  • Amelle dit :

    Un sondage n’est pas un substitut à la réflexion.

    Warren Buffet

    Faut arrêter d’en faire des tonnes pour un sondage dont le seul enseignement qu’il donne c’est que rien n’est joué à 14 mois des présidentielles.

    Si quelques uns ne le savaient toujours pas au PS c’est que la situation est bien pire que je ne le pensais.

    Marine Le Pen va se dégonfler, la véritable surprise de 2012 sera l’extrême gauche…enfin la gauche du PS.

  • jpb dit :

    Je parlais de DSK, bien évidement.

  • jpb dit :

    Surtout s’il reprend le principe d’un nouveau pacte social, basé sur le salaire citoyen, et le redémarrage économique de l’Europe dans le cadre de la mondialisation. La création d’entreprises innovantes par le biais d’un capital risque étatique, dans un lieu spécifique est incontournable. J’ai l’impression de me répéter…

  • Marie dit :

    Nous avons d’abord eu tous ces sondages qui voulaient nous faire croire que DSK serait le préféré des Français pour les primaires puis maintenant qui sait peut-être allez-vous nous dire qu’il vaudrait mieux supprimer les primaires c’est ainsi que ce matin sur BFM Mr Bartolone a souhaité que tout le monde se retire (Mrs Hollande,Valls,Montebourg) et que DSK et Aubry en fonction de leur pacte décide lequel des deux ira !

    http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20110308.CHA3813/sondage_marine_le_pen__des_sondes_ont_ete_remuneres.html

    Et pendant ce temps des véhicules électriques étaient exposés au salon de Genève …
    http://www.24heures.ch/segolene-royal-visite-salon-auto-2011-03-09

    • jpb dit :

      Les voitures électriques ne sont pas la panacée. Il faut viser plus haut, et mettre en place un système entièrement automatique pour le transport des personnes et des marchandises http://jeanpierre.becker.free.fr/monorail/index.html

      • Marie dit :

        Peut-être mais au moins c’est du concrêt et non de vagues discours sur ira-t-il ou pas ou les sondages qui manipulent l’opinion à commencer par les politiques !

    • bangor dit :

      « Nous avons d’abord eu tous ces sondages qui voulaient nous faire croire que DSK serait le préféré des Français… »

      Tu vas bien rire, Marie :

      « Un nouveau sondage sur la Présidentielle de 2012, réalisé par Ifop pour France Soir, ne met pas Marine Le Pen au second tour, et révèle une progression de Dominique Strauss Kahn, d’après les informations d’Europe 1.

      Ce sondage à paraître jeudi matin indique que, dans le scénario où Dominique Strauss-Kahn serait le candidat du Parti socialiste en 2012, celui-ci arriverait en tête au premier tour, avec 29% des suffrages. Il enregistre une progression de trois points par rapport au mois dernier, où il était à 26% des voix. En deuxième position, Nicolas Sarkozy enregistrerait 23% des voix (+1 point), et Marine Le Pen 21% (+2 points). »

      • Marie dit :

        Si tout ceci vous fait rire vous tant mieux mais les sondages ne sont pas des votes , alors continuez de rire !

        • bangor dit :

          Certes, les sondages ne sont pas des votes, mais ils indiquent une tendance à un moment donné. Or la tendance est que Le Pen monte. pendant que Royal baisse. DSK monte aussi.
          Lu sur le site de Public Sénat :
          « 2012: Le Pen derrière Sarkozy et le candidat PS, sauf si c’est Royal, selon l’Ifop ».

    • Thierry dit :

      C’est énorme !

      Ce calendrier des primaires a été conçu pour permettre à DSK de prendre son temps.
      Aujourd’hui, on s’affole chez les strausskahniens, et on se demande s’il ne faudrait pas accélérer…
      Vous êtes vraiment incorrigibles ! C’est une manie chez vous de vous asseoir sur le vote des gens.
      Ségolène Royal, une fois de plus, avait raison des mois avant que vous ne vous en aperceviez. Ca aussi, c’est une habitude. Vous finissez toujours par penser comme elle, mais ça vous ferait mal de dire qu’elle avait raison.
      Franchement, ce n’est pas sérieux.
      Oui, ce calendrier est mauvais, mais il a été imposé par votre « camp » (je ne sais plus comment vous définir).
      Alors assumez, nom de Dieu !

      Quant à l’éventualité selon laquelle Ségolène Royal se présenterait en cas de non désignation aux primaires, c’est d’une incroyable mauvaise foi. Elle est la seule, justement, qui ne fera jamais rien contre son propre parti, contrairement à ceux qui, dans votre « camp », ont voté contre leur parti en 2007.
      C’est énorme, d’inverser les rôles ainsi ! Assumez vos comportements et leurs conséquences. Et arrêtez de donner des leçons. Vous êtes très très peu crédibles, depuis 2006. Le catalogue des actes déloyaux commis par les strausskahniens est déjà assez épais.
      Même pas foutus de comprendre qu’à travers S. Royal, c’est le PS que vous combattez !
      Pierre, il faudra un jour que vouz sachiez assumer vos choix.
      « L’homme libre est celui qui n’a pas peur d’aller jusqu’au bout de sa pensée ». Vous ne l’avez pas fait lors du congrès de Reims, avec vos valses-hésitation, puis votre triste ralliement à Delanoé. Vous ne le faites toujours pas aujourd’hui.
      C’est très joli de mettre en exergue de beaux principes. On voit que c’est plus difficile de les respecter.
      Je vous laisse à vos justifications interminables et à ceux qui vous en féliciteront. Rien ne change, décidément. Ca devient lassant.

  • Boris dit :

    « Dominique Strauss-Kahn mis en cause devant le TGI de Paris pour son implication dans une escroquerie internationale portant sur une somme de 22 milliards de dollars »

    Que que ne faut-il pas lire ? Décidément, le système veut empêcher DSK de rassembler tous les Français derrière lui. Or seul DSK est à même de mener les réformes rigoureuses dont le pays a besoin. Il l’a si bien démontré en Grèce et en Irlande en appliquant les remèdes de cheval du FMI.

    http://www.lecri.fr/2011/02/27/dominique-strauss-kahn-mis-en-cause-dans-une-affaire-descroquerie/22336

    • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

      L’affaire, si elle est vraie, semble grave et un dépôt de plainte semble exister, ce qui fait qu’au même titre que Chirac ou que n’importe quel péquin en France, DSK, tout DSK qu’il soit, doit répondre de ses actes devant la justice.
      Que cela nuise ou non à sa candidature à la Présidentielle, n’a rien à voir.
      Les réponses de l’Agent Judiciaire du Trésor sont attendues le 16 mars prochain. On verra bien.
      S’il s’avère qu’il a truandé, il vaudrait mieux alors qu’il ne devienne pas Président de la République.

      http://www.politiquedevie.net/pdf/ASSIGNATIONAJTDSKBASANO.pdf

      • bangor dit :

        Qu’y-a-t-il de grave ? Un escroc demande plus de 800 millions d’euros à l’Etat et tente de mouiller DK dans son affaire foireuse. Et toi, en bon royaliste, tu sautes sur l’occasion en te frottant les mains. Oui, c’est grave.

        • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

          Tu te trompes, je ne me frotte pas les mains, j’espère vraiment que DSK est innocent, mais il peut aussi être coupable, les raisons d’état….. Je n’en sais vraiment rien, pourquoi devrait-ce être le plaignant l’escroc et pas DSK. Je ne connais ni l’un, ni l’autre.
          Je n’ai pas d’état d’âme comme Boris et je maintiens qu’au cas où cette affaire était fondée, il vaudrait mieux que DSK ne soit pas Président. Quoi de plus normal.

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