Pertinence

Il arrive qu’une phrase – « petite » ou « grande » – crée un bruit qu’elle ne cherchait pas – cela s’appelle aussi un buzz. C’est le cas de ma réponse d’hier, lors d’une interview accordée au site internet de « Public Sénat », consacrée à notre réaction face à la montée du Front national. S’agissant des primaires, j’ai dit qu’il faudrait, le moment venu, « en analyser la pertinence ».

Bigre ! Me voilà dans de sales draps… Alors, expliquons-nous.

Depuis, c’est un véritable déchainement. Je serais, aux côtés de Michel Vauzelle, leur fossoyeur. Me voici même dépeint par Laurent Joffrin, dans son édito du jour, comme émettant des « états d’âmes » qui ne seraient pas ceux « d’un socialiste épris d’harmonie, mais d’un strauss-kahnien saisi de prurit tactique », auteur d’une « manoeuvre de confort destinée à faciliter la vie d’un champion qu’on juge seul candidat possible » et « divisant son camp au nom de l’unité ». Le directeur du « Nouvel Observateur » plaide plutôt pour des primaires de confrontation, « mécanisme utile, propre à légitimer plus facilement le ou la candidate du PS », même si « elles ont bien sûr un inconvénient : on n’est pas sûr de leur résultat ». « La démocratie », conclut-il, « est décidément inconfortable » – sous entendu pour DSK, à qui je voudrais « épargner les affres d’une pré-campagne électorale » et « laisser le temps de continuer quelques mois encore sa tâche au FMI ». Bigre ! Me voilà dans de sales draps… Alors, expliquons-nous.

Il fallait ouvrir le jeu. C’est ce qui m’a amené, avec d’autres, à suggérer le recours à des primaires ouvertes

Il est faux, tout d’abord, de penser que je remets en cause le principe des primaires. J’ai au contraire été, vous le savez, parmi les premiers à les proposer, après le triste Congrès de Reims. Celui-ci avait exposé au grand jour certaines de nos faiblesses. Nous n’avons pas, depuis 2002, résolu la question du leadership qui nous taraude depuis le départ de Lionel Jospin, le 21 avril 2002 : nous n’avons jamais, depuis lors et jusqu’à présent, réussi à faire coïncider la direction du Parti et la candidature à l’élection suprême. De plus, la désignation de notre Première secrétaire s’était effectuée dans des conditions contestables et contestées : nos procédures internes avaient montré leurs biais, leurs limites. Il fallait donc ouvrir le jeu. C’est ce qui m’a amené, avec d’autres, à suggérer le recours à des primaires ouvertes, qui avaient dans un premier temps suscité la réserve de la direction du Parti. Ces primaires permettent de donner force et légitimité à notre candidat(e), et de mobiliser « le peuple de gauche ». Elles se préparent dans des conditions techniques aussi satisfaisantes que possible. Elles doivent donc se tenir : ce n’est pas leur suppression que je visais en évoquant la nécessité d’en analyser la pertinence.

le 21 avril reste pour moi un souvenir traumatisant

Faut-il pour autant s’interdire toute réflexion politique sur les conditions de leur réussite, et faire abstraction du contexte politique ? Je ne le crois pas ! On me croira peut-être naïf ou sentimental, mais j’assume : le 21 avril reste pour moi un souvenir traumatisant. J’ai en effet été le ministre de Lionel Jospin, je suis toujours son ami, et j’ai consacré une grande partie de ma vie au combat contre l’extrême-droite. C’est pourquoi je ne veux pas revivre cette situation tragique qui verrait à nouveau l’élimination, dès le premier tour, du candidat socialiste au profit de l’extrême-droite Or, à l’évidence, même si le sondage du « Parisien » de la fin de semaine dernière a été depuis ramené à sa juste place, cette éventualité existe, ce risque menace. Depuis le début de cette semaine, des voix s’élèvent pour nous appeler à tirer les conséquences de cette évolution. Certains nous incitent à accélérer la préparation de nos propositions, à les rendre plus aigües, plus précises, plus cohérentes : j’en suis. D’autres, comme François Hollande, souhaitent le rassemblement de la gauche, et pourquoi pas des candidatures communes : je le comprends, même si je pense que c’est prématuré, et que la priorité est au renforcement de notre famille politique. Eh bien, je pense que l’esprit des primaires n’est pas à l’écart de cette réflexion, qu’il ne doit pas l’être, et donc je le dis.

Si nous sommes forts, la confrontation ne doit pas nous faire peur. Si les choses sont plus tendues, nous devons à mon sens réfléchir à la meilleure façon de les maîtriser

Les primaires peuvent en effet être une chance, si elles sont un grand moment de débat démocratique, suivi d’un rassemblement sincère : elles peuvent aussi constituer un risque, si des divisions inutiles s’installaient alors que nous serions dans une position de faiblesse. Je n’ai pas, à ce stade, de certitude. Je vois que la droite est rejetée, que Nicolas Sarkozy est plus qu’à la peine. Comme tous les candidats aux cantonales que je soutiens, jour après jour, je constate la montée du Front national, dont je ne peux toutefois évaluer l’ampleur : nous aurons une idée plus précise les 20 et 27 mars. Et je sens, enfin, que les socialistes, attendus comme la force capable d’incarner l’alternance, ne convainquent pas encore tout à fait. Quelles primaires pouvons nous nous offrir dans ce contexte ? Si nous sommes forts, la confrontation ne doit pas nous faire peur. Si les choses sont plus tendues, nous devons à mon sens réfléchir à la meilleure façon de les maîtriser, de les organiser, à la configuration des candidatures en un mot. C’est cette pertinence là qu’il sera nécessaire d’analyser, en effet : je maintiens que c’est d’autant moins un tabou que nous avons choisi, loin du système américain, des primaires qui se résument, pour l’essentiel, à un vote populaire après une courte campagne – ce qui n’est pas si mal, mais demeure loin de l’ambition initiale. Je ne vois pas, en vérité qui peut être choqué, de bonne foi, par cette réflexion, sauf à être tombé amoureux d’une procédure sans considérer le cadre dans lequel elle s’inscrit, ou à soutenir ardemment telle ou telle candidature plus ou moins essentielle.

une question que je ne veux pas esquiver : celle du supposé « confort » de Dominique Strauss-Kahn

Reste une question que je ne veux pas esquiver : celle du supposé « confort » de Dominique Strauss-Kahn. Une précision d’abord : si je milite pour sa candidature, je ne parle pas en son nom, j’exprime librement mes propres idées, mes propres sentiments, à partir de mes propres analyses. Comme le savent les lecteurs de ce blog, je n’ai jamais dit ou pensé qu’il pourrait, s’il venait à être candidat, se dispenser des primaires : je n’ai pas changé d’avis. Et j’ai trop d’expérience pour ignorer qu’une campagne électorale n’est pas une partie de plaisir, qu’une élection n’est pas une nomination, bref que la politique est un sport de combat. Chacun, d’ailleurs, aura compris que la campagne qui s’annonce sera d’une violence particulière, notamment de la part d’une droite qui considère le pouvoir politique comme sa propriété : le confort ne sera pas au rendez-vous.

je dis oui aux primaires, j’appelle à une analyse, en responsabilité, sur la configuration des candidatures en fonction de la menace que nous aurons à affronter

Est-il pour autant nécessaire de rajouter des obstacles aux difficultés ? Je sais qu’aujourd’hui il y a Dominique Strauss-Kahn et les autres. Lui seul, d’après les sondages – mais les impressions du terrain disent exactement la même chose – est en position de nous éviter, à coup sûr, en tout cas maintenant, un 21 avril. Et il est le mieux placé pour l’emporter dans tous les cas de figure. Si cette donne là perdurait, si la menace frontiste se confirmait ou s’amplifiait, pourrions nous alors nous payer le luxe, comme le souhaite Laurent Joffrin, d’un débat interne certes vivant et démocratique, mais qui nous affaiblirait ? Franchement, je ne le crois pas : je souhaiterais plutôt, alors, que les possibles candidatures réformistes se rassemblent autour de celui qui peut le mieux porter ce courant de pensée, et que nous utilisions d’abord notre énergie à contenir l’extrême-droite et battre la droite. Voilà en tout cas ce que signifie ma position : je dis oui aux primaires, j’appelle à une analyse, en responsabilité, sur la configuration des candidatures en fonction de la menace que nous aurons à affronter. Cela mérite, sans doute, la dégradation ou le bûcher ! Il me semblait plutôt que c’était là pragmatisme et bon sens, et non cynisme ou tactique… Quel est votre avis ?

Photo : CC Julien (l’ours)

114 réflexions au sujet de « Pertinence »

  1. Bangor
    Bien que j’aie eu à connaître d’assez près pour diverses raisons les questions posées à Bure, je n’ai personnellement, comme vous pouvez le supposer, aucune compétence ni technique ni scientifique dans ce domaine si complexe. Seulement des souvenirs de lecture, plus que de la mémoire en fait, contrairement à mon ordinateur (tant mieux)… Je viens pourtant de retrouver enfin ma « source », vers laquelle m’avait envoyé un ami chercheur :
    http://www2.cnrs.fr/presse/journal/2806.htm
    Relu, cet article d’un spécialiste me paraît encore donner matière à riche réflexion … ne serait-ce que pour se faire l’illusion de ne pas subir. En fait, les données du problème y apparaissent bien, y compris dans ses aspects humains, lesquels constituent le point focal de notre optique commune, je pense. Reste à savoir à quelle distance se trouve ce point. Bloggy répond fort justement à la question quand il fait le vœu que « le monde laissé à ses filles soit meilleur que celui d’aujourd’hui. »
    P.S. Ma réponse est ici mal placée. Je vous prie de m’en excuser. Il m’a été mystérieusement impossible de l’écrire à la suite de votre question. Ah ! ces machines !

  2. Pierre vous écriviez il y a quelque temps :

    « Il est ensuite indispensable que les candidats disposent de moyens équivalents pour défendre leur offre politique, que des vrais débats les opposent, qu’il n’y ait pas d’un côté le ou les candidat(e)s officiel(les) et de l’autre des « intrus » considérés comme illégitimes. Il appartiendra au parti d’y veiller ».

    Désormais sauf erreur j’ai compris qu’il faudrait des primaires avec un seul candidat ! et comment un seul candidat pourrait avoir « un vrai débat  » comme vous l’écriviez ?

      • Bien dit Bloggy. Primaires de rassemblement ça veut dire rassemblement des « reformistes », des socialistes de sensibilité sociale-démocrate. Ce n’est pas le cas de tout le monde, Benoit Hamon par exemple. Donc pas de candidature unique. Et débat sur l’orientation, le programme, les priorités… Et l’exigence d’équitabilité entre les candidats demeurent.

      • Pierre avait écrit « que de vrais débats les opposent  » ?

        • et il ne peut pas y avoir débat entre l’aile « reformiste » et ce qu’on appelle l’aile « gauche », du PS ?

  3. M Moscovici,

    voilà des années que je vous soutiens au sein du parti socialiste, des années de militantisme à essayer de mettre en avant les idées dites sociales démocrates, à soutenir la candidature de DSK en 2007, à appuyer votre montée au sein du PS. Nous avons réussi à imposer l’idée de primaires, non sans mal, afin de démocratiser la désignation du candidat du PS et de porter une dynamique moderne et enthousiasmante pour les citoyens français. Vous avez su vous faire un défenseur appliqué des primaires, vous avez déployé votre talent sur ce thème à l’image de ce que vous faites sur les autres sujets. Alors pourquoi ce revirement tacticien, que rien dans votre discours/argumentaire passé ne peut autoriser? Vous vous contredisez avec un aplomb que l’on ne connaissait qu’à des gens de la trempe de notre président actuel. j’attends de votre part, comme beaucoup de mes amis socialistes et gens de gauche, une clarification. car enfin, assez de précautions langagières, vous remettez les primaires en question, juste au moment ou DSK est dans une position inespérée et que vous tentez de préservez. Que les choses soient claires, je soutiens activement sa candidature, je ferai tout pour qu’il soit celui qui portera les espoirs de la gauche. Mais pas au prix d’un tel déni de convictions et d’un tel revirement de discours. De la cohérence, de la suite dans les idées, et surtout ne pas faire comme les autres hommes politiques: changer son discours en fonction du contexte politique. Vous en sortirez d’autant plus légitime. Merci de votre réponse. Bien cordialement.

    • Bravo! très bonne synthèse.
      En fait le vrai-faux candidat DSK ne peut se résoudre à passer par les primaires, et si le PS maintient cette sélection comme elle a été votée par les militants alors DSK ne se présentera pas. Effectivement, faire dans la Star PS Academy n’est pas possible pour le directeur du FMI, c’est comme lui demander de jouer aux billes dans une cour de récréation.
      M. Moscovici est bel et bien un opportuniste – comme d’autres politiques.

    • @ Marie
      Ton égérie (de me voir si belle dans ce miroir) est dans les choux. Comment explique tu ceala… à part le complot médiatique et sondagier?

      « Les vedettes du dernier sondage politique s’appellent Marine Le Pen et Dominique Strauss-Kahn. Le baromètre Ipsos pour Le Point (à paraître jeudi 17 mars) du mois de mars place le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) en tête des personnalités politiques recueillant le plus d’opinions favorables, avec 63%, soit 12 points de plus qu’en février. Au deuxième et troisième rangs, on trouve Rama Yade (54%, +2 points) et Jack Lang (53%, inchangé).
      Chez les sympathisants socialistes, la popularité de Dominique Strauss-Kahn explose de 25 points (79%). Il devance Martine Aubry (74%, -1) pour la première fois depuis juin dernier. Plus largement, il progresse aussi chez les proches du PCF (+30 points, 64%), des Verts (+17, 67%) et du MoDem (+14, 73%), mais est en recul à droite (62%, -4 points).
      Avec 48% de bonnes opinions, François Hollande poursuit sa remontée (+5 points) et obtient son meilleur score en douze ans. Il dépasse désormais Martine Aubry (44%, -1) dans le palmarès général et la talonne auprès des sympathisants socialistes (71%, +13). Ségolène Royal reste loin derrière, avec 31% d’avis favorables (inchangé). »

      • C’est votre droit de croire au père noël « Lambda » …

        Dommage que le 20 avril 2002 vos sondages n’aient rien vu venir cela nous aurait évité de devoir voter à Droite !

        • L’amour que tu lui portes te rend aveugle.
          Royal est une pure création (créature?) des médias et des sondages!
          La preuve? Quand ceux-ci s’en désintéressent, elle disparait des écrans-radar et retourne à son néant.
          Quant au père Noël, il passera les 9 et 16 octobre.
          Fais de beaux rêves en attendant

          • Vous avez le droit d’écrire n’importe quoi puisque sans doute pas socialiste du moins je l’espère pour ce parti !

            Mais vous ne me répondez pas , les sondages du 20 avril 2002 avaient-ils annoncé quelquechose ?

            Pour le Père Noël soyez patient nous en reparlerons !

    • En effet c’est dommage qu’en 2007 Pierre n’ait pas donné ce conseil à ceux qui avaient perdu les primaires, cela aurait tout changé !

  4. Quelques réflexions issues de débat dans notre section de soues dans les hautes-pyrénées (dont j’étais un fervent partisan de dsk lors des dernières primaires)

    Avant les primaires
    3 choses qui paraissent fondamentales pour le projet socialiste:
    -une autre redistribution de la richesse créée par une nouvelle gouvernance des entreprises pour rééquilibrer travail-capital(représentation des travailleurs aux CA, suppression des rémunérations élevées ou boursières…), l’aide à une économie d’entreprises coopératives ou solidaires( conditionnalité des aides ) et une refonte de la fiscalité progressive (csg, IR,…)
    -un autre modèle de développement basé sur une croissance durable à travers l’innovation (transport, énergie, bâtiment), la formation, l’éducation et la fiscalité écologique(tva différenciée,…)
    -une autre Europe assurant la protection économique(écluses douanières ,circuits courts), l’harmonisation fiscale (impôts sur les sociétés) et la garantie de salaires minimums par ensembles nationaux comparables.

    On ne s’en fiche pas!
    Dans le « téléphone rouge » du « nouvel obs », M.Lamy du PS, prétend que l’émargement par l’utilisation de fichiers électoraux pour le vote aux primaires socialistes est parfaitement légal. Soit, mais s’agissant de votants à gauche, il semble, surtout pour ceux qui ne se manifesteront pas, que le droit constitutionnel de secret de vote, soit écorné.
    Imaginons que, fort de ce précédent, un parti frontiste en expansion se prenne un jour à réitérer l’exercice. Il sera ainsi possible dans les communes qu’il gère d’y connaître ses affidés et surtout les autres sur lesquels pourront s’exercer des représailles (pas de logement ou d’aide sociale…) Et une diffusion d’un tel fichier auprès de « volontaires-citoyens » d’une police supplétive municipale permise par la loi LOPSSI2 de M. Sarkozy permet d’imaginer la suite.
    Non, de tout cela, on ne s’en fiche pas. Suggérons à l’ami au réflexe de préfet, qu’un simple bulletin rempli par les seuls votants volontaires lors du paiement de leur Euro-avec ou non leur coordonnées selon leur choix- et un justificatif d’identité et de résidence suffirait à éviter les lamentables manipulations de militants trop zélés.

    DSK ? Et si ce n’était pas lui !
    Après Jospin, le candidat naturel, « et si c’était elle! » pour Ségolène, voici, jamais 2 sans3,
    « DSK, c’est parti » pour faire comprendre aux lecteurs-électeurs que tout est joué dans les sondages, dont les précédents nous ont montré toute la perspicacité(demandez aussi à Balladur) pour nous décourager de toute dérive inutile comme pour le vote sur l’Europe. Or, à y regarder de plus près, rien n’est encore sûr pour la gauche si elle ne se réunit pas sur un projet le plus largement partagé. C’est justement ce qui flotte chez DSK puisqu’il n’a pas, comme autrefois Royal, participé aux différentes conventions PS dont la synthèse devra sortir en Mars pour en faire la feuille de route du parti puis, si possible, du candidat en approche des autres forces de gauche. DSK sera-t-il en situation de ce rassemblement? N’ y aura-t-il pas , malgré les pressions médiatiques actuelles qui surcotent la candidature de celui qui n’en dit rien, un fort risque de désillusion dont la dynamique ne pourra s’inverser, C’est bien ce qu’attendent les 2 droites. Souhaitons que le nouvel obs nous fasse participer à mieux qu’un choix de couverture média, aux véritables débats entre les candidats et leurs réels clivages ( fiscalité, autre croissance, inégalités et redistribution, gouvernance des entreprises, nouvelle europe, approfondissement démocratique,…).Il y a encore de quoi réfléchir avant d’incarner l’union des forces de gauche. Au sud çà dégage, en France engageons-nous.

    Un plan B pour DSK : l’Europe !
    Après les articles sur télé-obs « DSK on tour ! », montrant la mobilité mondiale du directeur du FMI au chevet des économies chancelantes, on peut penser que le territoire national sera trop étroit pour rentabiliser les compétences acquises et que le champ continental européen est plus adapté.
    Or, malgré les sondages encore favorables à DSK, comme Balladur, Royal et Jospin en ont connu les limites, c’est aujourd’hui les remontées, d’un côté d’une femme frontiste et, de l’autre, de femmes progressistes et écologistes qui changent 2012 en, peut-être, l’année des femmes. Parce que plus entières et plus claires dans leur détermination et leur cohérence que les va-et-vient tactiques masculines, ce pourrait être, après l’échec de Ségolène, vraiment leur tour.
    Un duel Marine-Martine montrerait des différences au-delà d’un simple t. Bien que toutes 2 filles de leur père et élues de régions populaires du nord, elles sont le profil droit ou gauche de Marianne. L’une dans l’expression des forces primitives et violentes de la nature : rapport de forces, maintien de la pureté de souche et de sang, fermeture du nid protecteur à toute invasion, notion ethnique de la nation, culture clanique du père et du chef autoritaire. L’autre dans le progrès des valeurs de l’humanité : coopération universelle dans le respect des différences, civilisation par la raison, l’éducation et l’émancipation de la personne, l’approfondissement de la démocratie, l’harmonie avec la nature apaisée.
    Dans cette hypothèse féministe, la championne d’un rassemblement progressiste et écologiste ne pourrait se passer de la notoriété et de la compétence de DSK. Il pourrait se mettre au service d’une victoire, après le mandat FMI effectué jusqu’en 2012, en devenant, comme chef de gouvernement, l’acteur du redressement de la France, avant-garde européenne d’une nouvelle république coopérative, écologique et sociale. Le temps de planter les conditions d’une renaissance de l’Europe, première puissance économique mondiale (la croissance de 2,6% d’un PIB de 18000Mds$ >9% du PIB chinois de 5000Mds$ !) pour en devenir l’acteur essentiel comme président d’une commission démocratisée ou d’une banque liée à un fonds monétaire européen. Il est celui dont les qualités et la crédibilité permet de rassembler la diversité des cultures politiques européennes pour être l’ardent constructeur d’une coopération de politiques économiques et sociales. En Europe, yes he Kahn !
    jp roland (tarbes)

  5. J’ai écrit un post qui traite principalement des événements au Japon (et un peu de la Lybie). Ce post renvoie à des réflexions que nous avions menées lors des travaux du manifeste de socialisme & démocratie.

    Il serait bon de les remettre au goût du jour et de faire savoir aux Français qu’au PS, le débat politique ne se limite pas au casting et aux intrigues.

    Vous trouverez dans ce post le lien sur les deux textes qui formalisent ces réflexions : http://www.lepost.fr/article/2011/03/14/2433843_stupeur-et-tremblements.html

    • Merci, cher Bloggy, pour votre réflexion et la formulation de vos questions. En ces moments où nous nos yeux stupéfaits n’ont d’autres réponses à donner que notre terreur et notre pitié, où notre ignorance nous revient à la figure plus amère que jamais, il est presque apaisant d’entendre dire qu’une partie de notre avenir est encore entre nos mains. Mais on sait aussi qu’il faudra lutter, et lutter contre les dogmes d’autant plus rudement imposés qu’ils sont éphémères, comme c’est le fait (par nature) de toute technologie, comme c’est le fait (sordide) de la politique quand celle-ci n’a d’autre fin qu’elle-même. Deux exemples récents le montrent assez. Ils sont anodins au regard des événements, mais significatifs de la médiocrité contre laquelle il va falloir se battre. Le premier date de dimanche soir, sur l’écran de notre télévision nationale, qui a cru utile de substituer aux experts de haute volée, qui nous faisaient profiter jusque là de leur compétence, la ministre ès nombreuses qualités, Mme Kosciusko-Morizet. Les choses allèrent assez bien tant que celle-ci, paraphrasant les images montrées, répétant les informations techniques connues de tous, put bien nous faire comprendre qu’en définitive elle n’en savait pas plus que nous, notre ambassade au Japon faisant ce qu’elle pouvait. On a même reconnu un certain mérite à ses explications, qui, joignant les multiples gestes à la parole, nous montrèrent très nettement ce qu’elle était toute contente d’avoir appris sur tout cela, pour la grande satisfaction des enfants que nous sommes. Les choses se gâtèrent lorsque l’insolente rédaction de la chaîne eut l’audace de montrer quelques hurluberlus, manifestants, professionnels et même ancienne ministre, qui trouvaient le moyen en la circonstance de montrer leur inquiétude quant aux choix du pays en cette matière. La camériste zélée de l’Elysée ne résista pas longtemps : « Indécence », décréta-t-elle. Venant d’une experte, la réplique ne souffrait pas de réponse. Du reste, ce n’était pas prévu. Plus subtile, si l’on peut dire, la position de cette autre composante de la droite, exprimée par un « membre du bureau politique du Front national » dont on n’a aucune raison de vouloir retenir le nom. Voici (source : Le Monde.fr) :
      « Le Front national estime qu’il est important d’assurer une information claire du public sur ces questions, »
      Jusque là tout va bien.
      « afin de ne pas alimenter les manipulations des Cassandre anti-nucléaires »
      Cela se complique.
      « Ces Cassandre sont plus souvent motivées par le maintien d’intérêts pro-pétrole que par une démarche prétendument écologique » et elles « oublient un peu vite les pollutions, impacts écologiques et victimes de la filière pétrole »
      Il est vrai que les producteurs de pétrole ont un gros défaut, c’est qu’ils sont arabes pour un grand nombre d’entre eux. Quant aux « intérêts pro-pétrole », on se contentera de l’anathème, bien pratique dans la rhétorique de ces gens-là, comme on le sait. Va donc pour nos bonnes grosses centrales de nos terroirs bien de chez nous.
      Bref, cela ne va pas être facile, cher Bloggy !

    • D’ici 2050, la population mondiale devrait passer de 6 milliards à 10 milliards d’individus. Ce saut démographique global couplé au fort développement des pays en voie de développement va se traduire par une augmentation de la consommation d’énergie mondiale estimée au double de la demande actuelle.
      Dans ce contexte, des chercheurs du CNRS estiment que l’énergie nucléaire devra représenter 25 % de la production mondiale d’énergie en 2050 soit sept à dix fois plus que sa valeur actuelle.
      Par ailleurs,Bloggy, puisque tu écris qu’il s’agit d’un « sujet auquel les sociaux-démocrates ont réfléchi », je te suggère de relire « La flamme et la cendre » pour t’imprégner de la pensée de celui qui est censé incarner la social-démocratie.

      • Au fond, nous devrions admettre que puisque (si) la croissance et le développement sont une nécessité vitale, il faut se soumettre (adhérer) aux risques qui vont avec, d’autant plus que les sources d’énergie fournies par la Terre-mère ne sont pas infinies. Mais peut-on imaginer une humanité qui « progresserait » malgré elle ? Ou en d’autres termes l’adhésion à cette démarche peut-elle s’imaginer sans la confiance qui la rend possible, de génération en génération ? S’agissant du nucléaire, on sait qu’existent sur le papier – et par l’expérience – de nouvelles techniques, démontrées, dit-on, comme plus sûres et plus productives. Mais on sait aussi qu’elles ne peuvent s’appuyer que sur l’état actuel de la connaissance, connaissance qui par définition, comme dans tous les domaines, est vouée à voir sans cesse reculer les limites qu’elle croit avoir atteintes. Même en considérant que le désastre japonais, dont on se demande comment on pourra en compter les victimes – nous parlons bien de contamination -, livrera des enseignements utiles à tous, pourra-t-on exiger des populations qu’elles s’accommodent de tout cela, « puisqu’on ne peut pas faire autrement » ? Et que dire du traitement, du stockage, de l’enfouissement des déchets dont la durée de nocivité dépasse l’entendement ? Qui connaît en France le village de Bure, dans la Meuse, l’heureux bénéficiaire de la loi Bataille ? On sait que le CNRS n’y est pas indifférent. C’est bien le moins. Bref, susciter la confiance par le possible, voilà l’enjeu. Même Pascal n’aurait pas osé ce pari-là.

        • Vous posez beaucoup de questions en quelques lignes denses tout en évitant de polémiquer sur un sujet qui soulève les passions et engendre des croyances souvent irrationnelles. On est pour ou contre l’énergie nucléaire, sans nuance et souvent sans réflexion.
          Mais à quoi faites vous allusion lorsque vous écrivez : « S’agissant du nucléaire, on sait qu’existent sur le papier – et par l’expérience – de nouvelles techniques, démontrées, dit-on, comme plus sûres et plus productives » ?
          Personnellement, je n’en connais pas.

          • Pour l’heure il est plus facile de faire des progrès sur la consommation (cf. les diodes vs les lampes à incandescence) que sur la production.
            Les nouveaux types de construction me semblent également extraordinairement prometteurs. Il est déjà possible de construire des bâtiments zéro énergie dans beaucoup de régions, il faut accélérer le mouvement.

            A quand le premier village zéro énergie ?

      • La flamme & la Cendre ne développe pas une politique énergétique en tant que telle même si EDF occupe quelques pages (« une politique économique singulière »), mais il est exact que beaucoup d’éléments (le service publique, la politique économique, pour ne citer que cela) apportent des briques au problème du moment.
        J’aimerais également que l’on retienne sur ce sujet l’idée du contrat. Le nucléaire pose d’énormes problèmes, on le voit au Japon. Dont acte.
        Mais il répond aujourd’hui (et comme tu le rappelles demain) à des impératifs. Dont acte aussi.
        La volonté d’en sortir est légitime, mais alors traçons un chemin qui prendra le temps qu’il prendra, mais qui concilie les impératifs. C’est ce que j’ai défendu naguère (et que tu as aussi jugé acceptable parce que le compromis peut être trouvé) et que je défends toujours. Je n’ai pas l’espoir de mourir dans une France totalement dénucléarisée, mais s’il y a à ma mort moins de centrales qu’aujourd’hui et qu’elles sont plus sures tout en fournissant l’énergie abondante et pas chère nécessaire, alors je jugerai que sur ce point au moins, le monde laissée à mes filles est meilleure que celui d’aujourd’hui.

        • Pour mémoire (2nd texte) :
          “Nous défendons la sortie raisonnée du nucléaire, c’est à dire quand on pourra le remplacer par des énergies plus sûres et moins polluantes. Il est impératif que cette sortie ait un sens, c’est à dire fondée sur des critères rationnels, objectifs et connus qui permettent d’affirmer qu’à besoin égal, le système de production est plus sûr, a moins d’impact sur l’écosystème et qu’il est économiquement viable.
          Il faut être capable de produire l’énergie nécessaire à un horizon raisonnable, mais en changeant si nécessaire et progressivement les chaudières nucléaires par quelque chose qui pose objectivement moins de problèmes (en regard des critères évoqués plus hauts). Cela peut se faire entre autre en remplaçant par exemple deux centrales nucléaires de 2ème génération par une de 4ème.
          Nous devons nous doter d’un mécanisme qui montre clairement la voie, qui permet de tracer le chemin à parcourir et de mesurer ce qui a été parcouru. Il faut donc préparer notre transition vers l’après nucléaire, même s’il est plus lointain que l’après pétrole.”

        • Oui Bloggy, je n’ai rien oublié de nos échanges de naguère et ne renie pas les compromis que nous avions trouvés.

          • Bien que j’aie eu à connaître d’assez près pour diverses raisons les questions posées à Bure, je n’ai personnellement, comme vous pouvez le supposer, Bangor, aucune compétence ni technique ni scientifique dans ce domaine. Seulement des souvenirs de lecture, plus que de la mémoire en fait, contrairement à mon ordinateur (tant mieux)… Je viens pourtant de retrouver enfin ma « source », vers laquelle m’avait envoyé un ami chercheur :
            http://www2.cnrs.fr/presse/journal/2806.htm
            Relu, cet article me paraît encore donner matière à riche réflexion … ne serait-ce que pour se faire l’illusion de ne pas subir. En fait, les données du problème y apparaissent bien, y compris dans ses aspects humains, lesquels constituent le point focal de notre optique commune, je pense. Reste à savoir à quelle distance se trouve ce point. Bloggy répond assez bien à la question quand il fait le vœu que « le monde laissé à ses filles soit meilleur que celui d’aujourd’hui. »

  6. @hamdoune fannia

    Tout ton beau discours, à te tortiller de démocratie, tu devrais le déballer devant les Grecs; alors tu serais bien reçu…

  7. les primaires au PS : « être ou ne pas être telle est la question ».
    Au vu de la situation politique catastrophique dans laquelle se trouve ce pays, avec le spectre de l’extrême droite plus fort que jamais, une désespérance sociale à son apogée, un dégoût collectif du peuple envers ses représentants politiques, oui il serait bien stupide et naïf de ne pas repenser à la légitimité ou non des primaires. Elles peuvent être maintenues à condition que la gauche et en premier lieu le PS fasse un examen de conscience collectif : incarnez-vous vraiment les valeurs de gauche? pensez-vous réellement donner un sens crédible à vos engagements envers le peuple? êtes-vous, les hommes et femmes politiques prêts à renoncer aux querelles internes et êtes-vous en capacité d’abandonner Sainte Ego? Défendez-vous réellement les grandes idées humanistes qui ont forgé tout au long de l’histoire la famille de gauche? Pourquoi, devant tant de misère sociale le socialisme est-il si peu entendu? réponse collective à toutes ces questions (et à bien d’autres) = vous ne portez pas les valeurs de gauche mais vos égo, et cela le peuple le sent, le voit, l’entend et le comprend, le peuple n’aime pas que l’on se moque de lui, il se sent méprisé, floué, trahi, et tout cela doit être restauré, mais cette restauration passe inéluctablement par la reconstruction de la CONFIANCE : la famille politique de gauche et surtout le PS, doit ouvrir le parti à de nouveaux profils sociaux visibles, ces profils doivent être issus de la société civile, de la diversite, cela permettrait de rétablir un minimum de confiance avec le peuple, car le peuple ne fait plus du tout confiance aux élites actuelles, le contact est rompu entre le peuple et les élites républicaines, seul le front national arrive à se faire entendre dans cette cacophonie politicienne. Une famille politique ne peut rassembler que si le peuple se sent en confiance, c’est-à-dire représenté et entendu, il est plus qu’urgent d’élargir la famille de gauche et permettre à des profils sociaux nouveaux d’être les nouveaux porteurs de la parole républicaine inaudible aujourd’hui, car depuis trop longtemps,vous êtes restés autistes à l’immense désespérance sociale.

    Pourquoi ne pas transformer les primaires populaire en débat populaire, à l’instar de la droite qui surfe sur les idées extrémistes, organisez donc une rencontre populaire nationale avec le peuple, demandez lui ce qu’il attend , pratiquez la démocratie participative, mais la vraie, pas celle où le peuple s’exprimera un jour et sera déçu pendant des années, car ce sentiment de déception dure depuis des décennies, et voilà le résultat, l’extrème droite aux portes du pouvoir, l’heure est trop grave pour polémiquer sur le fait de rediscuter ,non pas de la pertinence, mais de la légitimité de ces primaires, le peuple n’est pas prêt à y participer en l’état, trop de colère contenue, trop de rancoeur, le peuple a besoin de s’exprimer, et a surtout besoin que l’on prenne enfin en considération ce qu’il veut : que les discours se traduisent dans les actes, car ce sont les actes qui valident un discours.

  8. Je crois qu’il est temps de préparer et d’organiser une ‘offre’ socialiste cohérente,compétente et gagnante!Avec un DSK (le plus rassurant pour une large partie de la population,et dont la compétence n’est niée par personne)qui serait le candidat soutenu par une large majorité du parti et de ses élus,une Martine Aubry(appréciée du peuple de Gauche,garante des mesures de Gauche qui seront prises par le gouvernement de Gauche qui suivra la présidentielle)présentie,en ‘ticket’ comme premier ministre,Un Hollande(préparant son tour pour une prochaine fois, étant prét à assumer d’éminentes responsabilités ministérielles (qui lui font défaut à ce jour) et une Ségoléne qui aurait un rôle trés actif sur la politique de la ville ou l ‘offre écologique…
    Le traumatisme du 21 Avril est encore dans tous les esprits,pour ma part je ne pourrais pardonner aux responsables qui prendraient la responsabilité de nous faire échouer en 2012.Soutien de DSK lors des derniéres primaires,j’ai trop vu les risques auxquels on expose un candidat si on ne prépare pas les choses avec rationnalité…

  9. Je comprends que les partis de gouvernement, donc le PS, se sentent en responsabilité face au vote FN, bien des gens font du gouvernement le premier responsable de leurs déceptions, leurs désespoirs, leurs peurs, leurs colères et même de leurs haines. Je comprends que le PS et ses dirigeants se sentent en devoir de répondre aux électeurs du FN et à leurs propres électeurs sur la question du FN et de son idéologie aux dangers multiples et certains mais pourtant séduisante, semble-t-il, pour un grand nombre. Je comprends encore que l’organisation des primaires socialistes ne veuille pas malmener un peu plus l’image du jeu politique, déjà dégradée et discréditée et pour le coup susceptible de donner encore plus de crédit à la leader du FN – pourtant particulièrement dégradante, discréditable et infâme! – .Mais, à mon avis, le repli ou l’engouement des intentions de vote pour Marine Le Pen s’explique plus par la politique de la nouvelle droite, celle de l’actuel chef d’Etat et de son équipe que par les interventions des leaders socialiste et leur politique menée dans les régions et les villes. Qui a ouvert les vannes des discriminations envers les étrangers, ces horsins, ces voleurs ? Des discriminations envers les fonctionnaires? Les juges? Les chômeurs? les contestataires? avec à peu près les mêmes mots, les mêmes analyses que celles du FN? Partageons les responsabilités, oui, mais pas à même hauteur. Ce ne sont pas la liberté et la justice qui génèrent l’absence d’analyse et la haine.
    Que les discours soient clairs et dépourvus de haine. Que les réponses soient claires et fermes. Accusons avant tout les principaux responsables et mettons les électeurs du FN face à leurs responsabilités en ne les flattant point mais en leur répondant quand cela seulement est nécessaire. Pas encore une campagne sur la sécurité, par pitié ! Abordons plutôt le mal à sa source : les ressources vitales.

  10. Pan sur le bec, après la Tunisie DSK réitère, nouveau flop :

    Sa vision uniquement basée sur l’économie a conduit le FMI et DSK à féliciter la Lybie et indirectement Kadhafi:

    http://www.imf.org/external/np/sec/pn/2011/pn1123.htm

    N’y a-t-il que l’économie dans la vie ? Il semble que non.
    Quand il se tait, DSK se maintient. Qu’en sera-t-il quand il parlera en France ??

    • Tu es en retard de plusieurs mois (à moins que ce ne soit de l’amnésie sélective). DSK a clairement dit (dans son discours d’Alger je crois) et répété à France 2 que l’ancienne lecture du FMI basée sur les seuls critères économiques n’était pas pertinente et qu’il fallait prendre en compte les composantes sociales (d’où son accord avec l’OIT à Oslo) et pour le cas de l’Afrique du Nord, démographique.
      Cette correction a été faite *avant* les différentes révolutions.

      La position des allergiques à DSK tourne vraiment à la caricature.

      • Sauf que l’avis du FMI et donc de DSK date du 15 février 2011….

  11. Je ne sais pas si c’est moi, mais je ne vois de quelle pertinence parle le post de Mosco.Je ne pense pas que Joffrin (J’ai cru comprendre que c’est une réponse à Joffrin) soit très convaincu.

    Sinon j’observe que c’est la 1er fois que des personnes nous demande de designer un candidat juste parce qu’il est en tête des sondage.
    Je sais on va me dire Sego machin, Royal en 2006 ….Sauf que jusqu’à preuve du contraire Royal n’a pas été candidate du PS parce qu’elle était en tête des sondages et heureusement mais parce qu’elle a été désigné par les militants du PS suite à une confrontation avec ses concurrents. ce qui est totalement différent.

    Si on supprime les primaires ouvertes, il faudra bien alors mettre en place des primaires intra socialiste non ? A moins qu’on ne décide aujourd’hui que les militants n’ont pas leur mot à dire et que les petit arrangement et pacte entre « responsable » valent nomination directe comme candidat.

    Dans ce cas là de grace, qu’on libère les militants, en supprimant ce statut, et que ces responsables restent entre eux au PS à décider de la pluie et du beau temps sans perdre le temps de ses idiots qui pensaient qu’ils militaient dans un parti démocratique pour changer la société et donner un meilleur avenir à leur concitoyen.

    Revenir sur les primaires c’est juste la preuve que les militants n’ont pas plus d’influence que les chaises, les bureaux, les murs et les vases au PS. Autant le dire franchement.

    Quant à la menace Le Pen elle partira le jour ou on parlera des problèmes des français, elle ne peux être en aucun cas un prétexte pour abandonner une désignation démocratique par les militants du candidat.

    • Amelle

      Avant que Ségolène Royal ne soit désignée par les militants, elle caracolait en tête des sondages depuis un bon moment et honnêtement elle n’en disait pas beaucoup plus que DSK aujourd’hui sur ses intentions ou ses propositions.

      J’ai le souvenir d’une interview de Ségolène Royal par Béatrice Schoenberg (?) sur France 2 fin aout – début septembre 2006. Royal répétait à l’envie le « désir d’avenir des franaçais » sans rien de plus concret sur ses idées (celle de jury citoyen venait quelques semaines plus tard).

      Les média – comme aujourd’hui avec DSK, Hulot, Marine Le Pen – se sont beaucoup agités autour de sa possible candidature. Le côté « candidature féminine » et « renouveau socialiste » nous étaient rabachés régulièrement.

      Et déjà au PS, des gens appelaient à la soutenir (Montebourg, Cresson, Gorce, Peillon etc) parce qu’elle semblait la mieux placé. De nombreux sympathisants n’avaient que les sondages à la bouche, ce qui n’aidait pas au débat.

      Comme Bangor ou Bloggy Bag, je ne suis pas satisfait qu’on utilise l’argument des sondages pour promouvoir la candidature DSK alors qu’on le contestait, logiquement, en 2006 contre la candidature de Royal.

      Mais c’est pas une raison de tomber dans la facilité du discours des sondages « manipulés », « des média à la botte du pouvoir », parce qu’ils ne sont pas à l’avantage de votre candidate de coeur. Ou de presser tel personne, parce qu’il est dit favori, à s’exprimer alors qu’officiellement deux socialistes se sont officiellement déclarés candidats.

      Les média fonctionnent sur le principe de caisse de résonance et de l’actualité-zapping. Il suffit de voir comment en quelques mois on est passé de l’affaire Woerth, à lz Côte d’Ivoire puis à la Tunisie, puis à l’Egypte, puis à la Libye puis au Japon…une actualité chasse l’autre.

      Je n’ai jamais été favorable aux primaires, je m’en suis expliqué à plusieurs reprises ici même. Idéalement pour moi, le candidat socialiste doit être le Premier secrétaire, encore faut-il que les statuts précise cette modalité (ce qui n’est pas le cas, à l’inverse d’autres partis socialistes).

      Mais je ne pense pas, maintenant que le projet a été adopté par les militants, qu’il faille revenir dessus. Sauf cas exceptionnel, déjà rappelé ici, à savoir le décès, la démission ou l’incapacité déclarée du Chef de l’Etat à remplir ses fonctions.

      Quant aux arrangements, j’estime qu’ils ne sont pas choquants. Je ne rêve pas de primaires avec 16 candidats socialistes pour le plaisir d’avoir le choix. Surtout que rien ne semble prévu pour assurer une relative égalité de traitement médiatique entre les candidats.

      Etant donné l’ambition, légitime et non contestable en soi, d’un certain nombre de responsables (Hollande, Royal, Montebourg), je ne pense pas que le rassemblement a priori derrière une candidature unique (dsk ou un autre) soit possible. Ca ne s’est pas fait en 2006, ça ne se fera pas en 2011.

      Le PS fonctionne sur le principe d’écurie: beaucoup se positionnent par rapport aux chances de l’un ou l’une, parmis d’autres, de l’emporter en interne et à une élection. D’une élection à l’autre, le « cheval gagnant » change…

      • ca m’énerve Pablo, je suis souvent d’accord avec toi :)

        • Moi aussi, mais cela ne m’énerve pas. J’ai beaucoup d’amitié pour Pablo.

          • Ce qui est bien pour une fois c’est tout le monde est d’accord (sauf Mosco): il faut conserver les primaires maintenant que ce choix a été entériné par les militants, qu’il soit intra PS ou étendu aux sympathisants de gauche.

        • Ah bon ça t’énerve ? lol . On est quand même quelques uns sur ce blog à être souvent sur la même longueur d’onde.

          Le plus drôle c’est qu’on sait être complémentaires dans nos réponses, sans que ce soit fait expres :)

      • Pablo je n’ai rien contre les déclarations de DSK surtout quand il parle de politique intérieur française. Ce que je n’aime pas c’est la nouvelle musique qui se diffuse et qui dit qu’il n’y aurait plus besoin de primaire.

        DSK en tête des sondage ne me dérange pas non plus, du moment qu’en suite il ne peux être désigner candidat que par les socialistes ou les sympathisant et non pas par je ne sais quel consensus entre « gens responsables » comme si les militants et les sympathisants et les candidats ne sont pas eux des gens responsables. Je trouve que les sondages avec un FN très haut sont un beau prétexte pour justifier le non respect du vote des militants.

        Les arrangements ne sont pas contestables tant qu’elles sont transparentes, publiques et qu’elles ne se subtituent pas à un vote.

        Et pour te rassurer, moi aussi je peux te rejoindre sur beaucoup de chose, je suis en général d’accord avec toi notamment que tu es cohérent vu que tu étais contre les primaire depuis le début, et tu ne m’énerves absolument pas. En général c’est le flou, les retournements et le foutage de gueule qui m’énervent.

        • Amelle

          Bien sûr que nous nous retrouvons sur beaucoup de choses, et heureusement ! Les divergences d’opinions à un moment donné n’empêchent pas le respect et la sympathie.

          J’avoue avoir été surpris d’entendre dans les média que Moscovici et quelques autres s’intérogaient sur l’intérêt de maintenir les primaires en l’état actuel des choses.

          Quand je lis maintenant la réponse de notre hôte, j’ai compris qu’il parlait surtout des risques d’un trop plein de candidatures issue de la sensibilité des « réformiste » du PS.

          En 2008 à Reims, cette mouvance avait éclaté en 3 motions (A-D-E) alors qu’unie elle avait capitalisé plus de 51% des votes au congrès du Mans (2005), et c’était pas glorieux.

          En fait c’est un peu Hollande qu’est visé je pense. En gros, on fait pression par média interposé sur les uns et sur les autres à propos de leur candidature. S’ils ne se désistent pas, pour X ou Y, les autres n’y peuvent rien.

          Je pense que c’est ça dont il est question, plus que la remise en cause du principe des primaires et de leurs ouvertures à tous les sympathisants socialistes. Par contre, ça n’empêche pas de dire que c’est très très lourd à organiser ces primaires.

          Mais je crois qu’Aubry saura résister à la pression des uns et des autres pour modifier le calendrier. Bon après je suis pas à Solférino. Mes propos n’engagent que moi.

    • Il est à craindre, Amelle, que votre optimisme soit un jour déçu. La « menace Le Pen » n’est pas une simple péripétie mais le témoin que nous sommes désormais entrés de plein pied dans la tragédie, celle-là même que l’industrie du spectacle alimente, indifférente à la noblesse, morale et politique, qui est censée éclairer nos institutions à la lumière de notre Histoire. Si vous avez le cœur bien accroché, allez voir par exemple les commentaires suscités par l’article dont nous avons parlé ailleurs (à propos de Terra nova) et vous prendrez la mesure de la vraie menace, la dislocation du corps social, la rage de piétiner au grand jour les valeurs d’ « humanité » qui sont nos racines communes ici même. Cette folie destructrice n’est pas une illusion d’optique, qui serait le simple fait d’un sondage de plus, elle est revendiquée, en toute lucidité, jusqu’à invoquer pour se justifier la volonté du « peuple souverain » ! Vous déploriez récemment ici même une certaine frivolité de nos débats alors que se déroulaient des événements autrement importants au-delà de la Méditerranée. Vous aviez raison. Mais alors il faut poursuivre. Croyez-vous vraiment que les états d’âme des « militants » pèsent d’un grand poids au regard de l’immensité de la tâche qui nous attend dans de telles conditions ? Qu’on tienne à la « primaire » est une chose, qu’on en fasse l’essentiel est une folie en réalité. L’heure n’est vraiment pas à la diversion, je crois. Je sais que votre sincérité trouvera le terme un peu excessif. Mais ne voyez-vous pas venir le danger ?

      • Alceste

        En 2002 les electeurs du FN etaient dans les 4 millions, en 2007 ils étaient dans les 4 millions aussi. La différence, c’est le pourcentage de l’abstention qui fait effet de loupe.

        Quand on voit les dernières élections, véritable sondage grandeur nature fait juste après le débat sur l’identité national, je parle des élections régionales et même s’il y a eu quelques triangulaire, le FN n’avait pas vraiment bouleverser les chances de la gauche.
        Je ne pense pas que le FN ait évolué depuis un an de plus paradoxalement j’entend de plus en plus de gens dire qu’ils en ont plus que marre des débat identitaire et religieux.

        Si on ne veux pas que le FN fasse un malheur en 2012, il suffit de faire en sorte qu’il y ait le moins d’abstention possible, le meilleur moyen de de ne pas avoir d’abstention c’est de proposer des choses qui pourrait intéresser les français, malgré leurs défauts Royal, Sarko, Bayrou ont su le faire en 2007 vu qu’il y a eu 85% de participation, il faudra le refaire en 2012

        • Amelle, votre point de vue ne tient pas, car il ne prend pas la mesure de ce qui se passe précisément aujourd’hui, je crois. Admettons avec vous, mais par pure hypothèse, que la base frontiste soit toujours la même et que chaque élection passée n’ait été que l’occasion de faire sortir du trou les canailles xénophobes de tout crin et tout poil, les Dupont-Lajoie écoeurants, tous ces parasites de la République qui passent leur vie à en dénoncer les fondements tout en ne perdant aucune occasion d’en profiter, par la fraude au besoin. Mais il s’agit aujourd’hui d’autre chose : Il s’agit d’exploiter la dégradation de l’ « esprit public », que Vincent Peillon met en évidence à longueur de temps, pour ne citer que lui. Au FN de Le Pen (ci-dessus) s’ajoute maintenant le FN de la fille, non pas pour le rendre fréquentable, comme une presse coupable finit par le faire croire au prétexte qu’au faciès elle passe mieux que le père, mais pour le faire digérer, au sens propre, par l’opinion publique, comme on a pu le faire dans les temps noirs de notre Histoire (1). Regardez de près ce qui attire une grande partie des nouveaux clients de Le Pen-fille : c’est exactement ce qui a assuré en Allemagne le succès du pamphlet anti-islam de Thilo Sarrazin, dont manifestement elle s’inspire. Maintes voix se font entendre (parmi nous, et P.Moscovici le premier) pour souligner que nous avons à gérer deux crises simultanées, qui se nourrissent réciproquement, crise sociale et crise morale (+ crise économique, évidemment, mais qui n’est pas nécessairement la source des deux autres quoi qu’on en dise, pour se rassurer). Mais cette alerte ne trouve en tant que telle que peu d’échos. Pas assez de clinquant là-dedans, pas assez de démagogie possible, pas assez de profit à en tirer. Pourtant la fille Le Pen ne navigue que dans ces eaux-là, à sa manière, une espèce de bac d’épuration aux allures de piscine, pour la grande satisfaction des plus faibles. Contrer son argumentation (je crois me souvenir que d’autres ici le font très bien, Bloggy par exemple) ? Certes, il le faut. Mais notre système « présidentialiste » est tel que ce sont d’abord les passions qui se mettent en branle au moment de l’élection, beaucoup plus, hélas ! que la raison. Or dans cet univers de violence où nous baignons il est à craindre que les passions soient bien étrangères au vertige des sens. Vous pensez que la solution est dans la conquête des abstentionnistes. Que les dieux vous entendent. Mais le diable n’en a que faire. Il a compris le truc.
          (1) Il serait du reste intéressant de s’arrêter aussi sur cette extraordinaire complaisance qui touche cette année les milieux intellectuels agités par le cas de l’écrivain Céline. On nous somme d’admirer l’écriture de la pire crapule antisémite que le monde des Lettres ait produit, au prétexte qu’elle serait la plus inventive du siècle. Quand Céline publiait « Le voyage au bout de la nuit », Malraux écrivait « La condition humaine ». 1932-1933, cela n’interpelle plus personne, et on aurait presque honte de se montrer assez ringard pour faire le rapprochement.

          • « … ce qui a assuré en Allemagne le succès du pamphlet anti-islam de Thilo Sarrazin, dont manifestement elle s’inspire. »

            Sauf que Thilo Sarrazin est (était?) au SPD, Parti social-démocrate, donc SOCIALISTE!!!

          • Thilo Sarrazin est toujours membre du SPD, comme Guérini est toujours membre du PS.

          • Oui. Ajoutez même qu’il est devenu très populaire, paraît-il. Et voilà où est précisément le danger, c’est le moins qu’on puisse dire. Quant à l’étiquette « socialiste », elle avait déjà rendu maints services en Allemagne avant cet individu, en y plaquant du « national », et cela pour le malheur de l’humanité. Raison de plus pour dénoncer de telles impostures et relever le gant.

          • Je me trompe peut être mais plus je vois Marine Le Pen plus je vois Sarko, elle n’a pas grand chose de son père sauf d’être la fille de son qui partage ses idée mais comme Sarko, elle n’a pas vraiment de principes, de convictions contrairement à son père qui lui est sincère de ce coté. Son obsession c’est ces propres intérêts

            L’autre jour j’ai vu le débat entre elle et Mélenchon, il l’a carrément laminé c’était la première fois que je la voyait incapable de répondre et obliger de parler d’autre chose à chaque fois que Mélenchon visait en plein dans le mille.

            Donc elle est tout à fait battable, il suffit d’avoir les bon argument d’autant plus que son programme économique et social est du grand n’importe quoi, quand elle parle de démocratie c’est la blague de l’année de la part d’une personne qui est chef de parti tout simplement parce qu’elle est la fille de son père.
            Quand elle parle de laïcité aussi d’ailleurs c’est là ou Mélenchon lui a fait le plus mal.

            Le seul argument qu’elle a et qui fait mouche c’est sa volonté de sortir de l’Euro et revenir au francs, vu le niveau de « solidarité » (c’est un euphémisme) des européens effectivement ça peux paraitre du bon sens.

  12. Cette mise au point me parait être salutaire car j’avoue avoir été un peu désorienté par l’interprétation qui avait été donnée à propos de la « pertinence » des primaires.
    Les commentaires qui en ont été faits, par François Hollande en particulier, donnaient vraiment l’impression d’un « retournement de veste » alors qu’effectivement Pierre a été l’un des promoteurs de ces primaires que j’ai bien eu du mal a défendre en réunion de section.
    Dont acte

  13. Il y a une autre manière de voir les choses, à commencer par arrêter de chercher les causes ailleurs et balayer devant sa porte.. DSK peut aussi se mettre au vert du FMI et venir là où tout candidat à la présidentielle à 1 an du scrutin devrait être, sur le terrain.
    Encore le meilleur endroit pour renvoyer Le Pen dans ses 22.
    L engagement de DSK est il autre chose qu une option facultative inversement proportionnelle à la taille du boulevard ?
    Cette question est pendante et, de plus en plus pesante.
    Enfin, les primaires sont présentées comme un processus démocratique, comment alors expliquer une cuisine interne de retrait de candidatures au dernier moment ?

    • Fin mai, on sera à 11 mois de la présidentielle, ça marche aussi non ? ;)

  14. Ping : Le(f)t-it-blend » « La primaire ou la vie ! »

    • Il faut effectivement faire attention à la rhétorique du « seul ki ». C’était un argument fallacieux en 2006, cela le reste.

      Dominique a aujourd’hui beaucoup d’avance sur tous les autres, ce qui signifie que le risque est beaucoup plus faible avec lui qu’avec n’importe qui d’autre. Mais cela ne nous exonère pas d’être à la manœuvre et surtout ne tombons pas dans l’illusion du sauveur. Pour l’instant, Dominique n’est pas candidat et en conséquence, c’est bien sur nous que repose la crédibilité de sa future candidature.
      C’est à nous d’être bon, c’est à nous de rectifier l’image de Lepen fille pour la montrer telle qu’elle est, un pur produit FN qui n’a rien à voir avec le côté « je suis prêt des gens qui souffre » qu’elle veut se donner.
      Sa politique sociale c’est l’ostracisme.
      Sa politique économique c’est le chaos.
      Sa politique internationale c’est le déclassement à grande vitesse de la France.
      Et cerise sur le gâteau, elle est ce que dénonçait bon papa, un pure fruit de « l’établissement ». Retour amusant des choses…

  15. Il y a une catégorie d’électeurs à étudier.Ce st des gens très peu politisés,modérés et hésitants.Ils ont souvent voté Sarko parce qu’is jugeaient(à tort)Segolène imprévisible et incompétente et ils détestent les Le PEN!!!.Ils pourraient voter D.S.K.,+ difficilement Aubry ou Hollande;mais il faut être assez habile pour ne pas les braquer d’autant + que ce st eux qui peuvent faire pencher la balance et qu’ils st fragiles et volatils dans leurs choix!!!…

      • Tous les endroits sont bons pour faire gagner quelqu’un(e) du PS. Nest-ce-pas ?

        • Chouette alors, tous les candidats aux cantonales peuvent venir coller leur affiche ici alors ?

          Il me semble que le blog de Pierre ayant une vocation nationale, si on doit faire passer un message, autant que cela s’adresse à tous et pas aux seuls électeurs de tel ou tel canton.

        • Les cantonales sont des élections essentiellement locales où la présence sur le terrain est bien plus efficace qu’une campagne sur le net (devenue un impondérable de la communication politique mais aux effets incertains pour ne pas dire marginaux).

          On peut par ailleurs s’intérroger sur la pertinence et l’efficacité de la démarche de Marie qui consiste à publier sur le blog de Pierre Moscovici, député du Doubs, un lien sur la campagne d’un candidat charentais.

          L’ensemble des cantons n’étant pas renouvelés et le PS n’ayant pas souhaité « nationaliser » l’enjeu du scrutin, qui est la possibilité de faire passer le Sénat à gauche, cette élection restera localo-locale.

          • Je crois par ailleurs que Pierre Moscovici a plus que fait sa part du boulot en termes de cantonales. il suffit de regarder son profil facebook :
            – jura
            – moselle
            – bayonne
            – val de marne
            – Rennes
            – Vaucluse
            – Lens
            et j’en oublie..

    • Marie, t’inquiète pas, Pierre fait également de nombreux déplacements en ce moment pour soutenir les candidats aux cantonales, comme Royal, Hollande, Aubry et tous les autres élus du PS…

      Ca n’empêche pas de parler aussi d’autres sujets sur son blog… Il y a d’autres sites politiques où les seuls articles en Une concernent uniquement la star dudit site…

    • Marie tu finis par nous gonfler avec ta Ségolène.
      Tu sais lire?
      « La droite possède cinq sièges de plus que la gauche (28 à 23). La probabilité d’un basculement au soir du deuxième tour des cantonales le 27 mars est faible »
      Alors rêve toute seule dans ton coin et arrête de nous …

      • Royal a fait le vide autour d’elle, en Charente Maritime comme ailleurs. Localement, l’homme fort du PS était Jean-François Fountaine, champion de voile, chef d’entreprise et président de la fédération des industries nautiques. A La Rochelle, cela compte. Fountaine faisait de l’ombre à la Madame du Poitou, elle s’est montrée comme d’habitude cassante et méprisante et il a abandonné la politique, au moins au niveau régional.
        Aujourd’hui, elle soutient un candidat de la zône rurale du département, contre la bordure maritime. Bref, c’est n’importe quoi et Bussereau n’a pas de soucis à se faire.

        • Les réponses de certains démontrent qu’ils ne sont certainement pas Socialistes ! intolérants, soutiens de la Droite etc…

  16. Si les positions de Terra Nova sont celles qu’on lui prête, on est effectivement en pleine connerie.

    Par ailleurs, je voudrais indiquer un fait historique qui aurait besoin d’être confirmer.
    L’arrivée en masse d’une nouvelle religion dans le pays, en l’occurrence le protestantisme, a conduit l’Etat français à accepter de leur construire des lieux de culte assurant la paix civile et l’intégration de tous.
    Si ma version n’est pas conforme à l’histoire, je suis prêt à la retirer.

    • En fait, si l’on prend la peine de lire intégralement la note incriminée (à la source, sur le site de Terra nova), on s’aperçoit qu’elle n’a pas grand-chose à voir avec la caricature simpliste rapportée par l’inénarrable Yves Thréard. Au contraire, l’analyse de situation y est extrêmement intéressante, car elle donne au moins à réfléchir, et il est piquant de constater que la proposition faite in fine porte précisément sur … la formation des journalistes, d’où la crise d’urticaire du susnommé. Cela dit, il est clair que l’expression « citoyenneté musulmane » se prête à toutes sortes d’interprétations, y compris chez les parties prenantes c’est à craindre, et ce n’est vraiment pas le moment (mais on peut aussi penser exactement le contraire, c’est vrai …) ! Quant à l’instauration d’un « jour de fête des religions », cela part probablement d’un bon sentiment mais reste une vue de l’esprit. Sarkozy en mal de « chrétienneté » (sic !) n’aurait pas mieux fait dans ses grands jours. Mais il est vrai que la cuistrerie n’émeut apparemment personne au Figaro.
      N.B. Pour ce qui est du protestantisme, et cela sous ses différentes manifestations, il n’est vraiment pas opportun de l’imaginer comme un produit d’ « importation ». Il fait partie de l’histoire de la pensée européenne. Il fait même partie de l’Histoire de France, c’est le moins qu’on puisse dire.

    • Entre l’arrivée des idées réformistes dans le Royaume de France et l’apparition de ce qu’on appelle l’Etat Français, les protestants ont quand même subi au moins deux siècles de persécutions dont la Saint Barthélémy n’est que la partie émergée de l’iceberg (assassinats, interdiction de pratiquer, conversion imposées, dragonnades)et entrainant régulièrement l’exil massif de protestants vers un Saint Empire Romain Germanique plutôt bienveillant à leur égard.

      • Du pur communautarisme ! Autant dire que les efforts déjà faibles pour intégrer les arrivants à notre culture seraient du coup réduits à néant. Du grand n’importe quoi !

      • ils feraient mieux de réfléchir à la façon d’apprendre le français tout spécialement aux femmes qui arrivent et qui souvent au bout de dix ans le parlent toujours très mal ! Là, ce serait utile !

  17. « Oui, il est bien triste que ce soit Villepin qui propose un revenu citoyen de 850 euros. »

    Il est surtout triste que le débat interne au PS n’ait guère été connu et que nous n’arrivions pas à en tirer une conclusion acceptable pour tous.

    J’ai naguère utilisé l’idée d’une idéologie composée à la fois d’utopie et d’outils. Je peux comprendre que tout ne puisse pas être retenu dans l’idée d’Allocation Universelle Citoyenne, mais il y a bien quelque chose à en retenir, cela correspond à un besoin, cela donne des pistes de réponses à des dysfonctionnement ou des manques.
    Comment faire aboutir cette réflexion ?
    Comment faire savoir aux Français que l’on travaille sur une piste différente, sinon nouvelle ?
    Comment leur faire comprendre que nous arriverons à créer des outils qui n’iront sans doute pas aussi loin que l’horizon utopique, mais qui iront dans le bon sens, comme la CMU, le RMI, les aides sociales à l’énergie et aux transports, l’éducation ?

    Tout cela déjà existe peu ou prou, il faut simplement le remettre en forme, en action, en perspective. Corriger ce qui ne va pas, innover, avancer.

    • D’accord avec toi dans l’absolu mais la situation dans laquelle Sarko et Chirac ont amené nos finances nous offre une marge extraordinairement étroite pour une utopie comme celle-là. D’ailleurs les Français croiraient-ils cela possible ? Cela satisferait-il ceux qui gagnent 1000 euros en faisant parfois plus de 35 heures réelles ?

      • L’utopie c’est ce qui nous guide sur le long terme. L’outil c’est ce que l’on doit faire de façon pragmatique pour avancer. Il faut avancer avec ces 2 horizons, être efficace sur le court terme et la gestion quotidienne mais ne jamais oublier de regarder au loin. Sinon on devient soit cynique, soit on vit dans un monde irréel.

  18. En mai 2010, j’écrivais dans mon texte sur les défis de la refondation :
    « Aujourd’hui, je suis plus que circonspect vis-à-vis du principe des primaires, pour une raison technique : dans un tel scrutin il est impossible de garantir l’équité de la campagne, comment alors donner une légitimité au vote si ce n’est l’acceptation mathématique d’un vote structurellement biaisé ? »
    Que dire de différent aujourd’hui ? Les primaires ont été décidé pour des raisons de circonstance, pas de fond. Les intentions de vote des candidats sont liées aux circonstances, pas au fond. La médiatisation est liée aux circonstances, pas au fond.

    Je ne vois qu’une façon de sortir de ce piège, c’est de faire des primaires pour discuter et désigner les thématiques prioritaires et pas le candidat. Il me semble que c’est le sens originel du système de motion du PS. Il n’a pas fonctionné à Reims parce qu’il n’y avait pas de majorité nette. Il n’a pas fonctionné en 2006 parce que la direction avait verrouillé le choix. Mais qu’est-ce qui empêcherait de le mettre en place pour l’automne. Demandons aux gens de se prononcer sur des thématiques claires et choisissons qui s’y reconnaîtra le mieux. Je ne suis pas marxiste et il reste des marxistes ? Posons-donc la question aux électeurs : marxistes, régulateurs sur un marché libre, libéraux ? Qu’attendent-ils de nous au fait ? Quels services publiques voulons-nous définir (par les grands mots vides, mais les services concrètement à rendre) ? Quelle place voulons-nous donner à la France (là aussi concrètement, l’Afrique du Nord c’est pour les vacances où nous sommes prêts à y défendre la liberté et la justice ?).

    • Au passage, si les primaires devaient amener François Hollande à un haut niveau de crédibilité, une thématique serait ajoutée : le jugement de son inaction et sa responsabilité dans les échecs de 2002 et 2007.

      • Je suis tout à fait d’accord avec toi, Bloggy. Je n’étais en fait pas si loin de ton idée dans mon post précédent.

        En ce qui concerne les primaires, en tant que secrétaire d’une petite section dans une ville de droite, je suis effrayé du décalage entre ce que ma fédé me demande (4 bureaux de vote, c’est calculé mathématiquement, c’est Solférino qui a dit que c’était comme ça) et les ressources matérielles et humaines de ma section que j’estime à 1 bureau, 2 au grand maximum. Après je ne pourrais plus être garant de la sincérité du vote.

        Enfin ce que deviennent les chiffres après (et là ce n’est pas ma fédé que je soupçonne)…

  19. Une primaire opposant DSK, Hollande, Royal et Martine Aubry soutenue par Hamon, c’est un suicide collectif annoncé d’avance. En revanche, que les réformistes s’entendent sur une candidature commune (Aubry, Hollande, Valls, Royal), se montrent raisonnables et retirent leur candidature ou que DSK retire la sienne au profit du mieux placé s’il baissait nettement dans les sondages, ce serait du bon sens. Benoît Hamon propose des options politiques légèrement différentes, sa participation aux primaires aurait du sens. Bref c’est de la raison et de la responsabilité que nous demandons aux leaders de notre parti. Mais je sens que je suis à la limite de la naïveté.

    PS : un grand bonjour à mon ami Bangor

      • Un qui nous manque beaucoup ici, enfin à moi en tou cas, c’est Seb.
        Ces interventions étaient toujours intelligentes, pertinentes, très interessantes et argumentées.

        • C’est Jonas. Tu peux retrouver Seb sur Facebook où il s’exprime beaucoup.

          • ah d’accord, très bien. merci. je fait comment pour le trouver ?

          • Je suis sur Facebook sous mon pseudo : Michel Bangor. Ecris-moi et je t’enverrai les coordonnées de Seb.

    • « Bref c’est de la raison et de la responsabilité que nous demandons aux leaders de notre parti. Mais je sens que je suis à la limite de la naïveté. »
      Comme l’a dit M. Moscovici récemment à ce sujet : « il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre… »

  20. Bonjour,
    Il faut absolument lutter contre le FN, et Sarko.
    Le seul moyen est d’avoir DSK.
    Ici, un petit bourg de 5000 habitants, en Normandie, les jeunes, les moins jeunes, et les retraités…. donc toutes les tranches d’âge, parlent de Marine LE PEN.  » Elle au moins, elle nous comprend, etc etc…
    Alors je vous en prie, socialistes et amis, REVEILLEZ-VOUS
    J’ai 59 ans,je redémarre une activité en auto-entreprise ! une fille qui travaille avec le SMIC, l’autre à 30 ans est toujours à la recherche d’un emploi, un petit garçon de 9 ans,

    • La « fille de », fruit de « l’établissement » comme disait papa, ex avocate, mariée à des cadres du FN, où a-t-elle gagné un quelconque label de parler vrai au peuple ? Où est-elle légitime à connaître les difficultés des faibles revenus ?

      Arrêtons 2mn les conneries. Elle ne tient la route que parce que nous nous laissons faire.

      Marion Anne Perrine Le Pen (encore une qui a un nom de scène pour faire de la politique) est un pur produit de ce que le FN est censé combattre.

  21. « Il me semblait plutôt que c’était là pragmatisme et bon sens, et non cynisme ou tactique… Quel est votre avis ? »
    Que M.Moscovici ne se fasse pas de souci. C’est bien ainsi que son propos doit être compris, pour peu qu’on soit de bonne foi, ce qui n’est pas nécessairement, de nos jours, la première des vertus.
    Une attitude comme la sienne trouverait du reste à se renforcer dans bien des faits, autres que les prestations de l’héritière Le Pen, sauf à croire que notre pays soit revenu, présidence sarkosyste aidant, à un tel état d’inculture qu’il puisse maintenant préférer le lance-flamme au nettoyeur haute pression.
    Il apparaît en effet que la question des primaires se trouve toujours réduite … à elle-même et, pire, occulte complètement les travaux du parti. A en juger par la rareté des échos consentis par la presse, être informé de ces travaux tient du délit d’initié. Triste occasion de faire encore et encore le même constat sur nos médias et les moteurs qui les animent.
    Bref, les primaires n’ont pour l’instant d’objet et d’intérêt que dans les théories qui les fondent, pour la plus grande satisfaction de nos penseurs, et de la presse bien entendu, toujours avide des jeux du cirque, qu’elle met elle-même en scène.
    Certes, du côté socialiste, on sait ici et là se jouer la pièce sous le meilleur jour. Témoin l’interview d’Olivier Ferrand sur le site du Point « Les primaires sont plus nécessaires que jamais »
    http://www.lepoint.fr/politique/interview-olivier-ferrand-les-primaires-sont-plus-necessaires-que-jamais-10-03-2011-1305011_20.php
    Admirable exercice de style, où les pétitions de principe le disputent aux sophismes, pour la plus grande satisfaction de l’auteur, mais sous les yeux effarés de qui bat la campagne en ce moment (il y en a) !
    Témoin aussi le discours entendu mille fois selon lequel la bataille devant être nécessairement sanglante il faudrait du temps pour s’en remettre. A quand l’hôpital de campagne ou les cellules psychologiques ?
    Après tant d’efforts – que grâces lui en soient rendues – Martine Aubry a décidément encore du pain sur la planche. Tout se passe comme si d’aucuns se contentaient d’un PS stricto sensu « virtuel », pour s’autoriser (en son nom, au diable la rigueur intellectuelle) toutes sortes de gesticulations de circonstance, en toute indifférence à l’égard des menaces qui pèsent sur notre pays, quoi qu’on claironne à tous vents tout drapé de vertu.
    Pour celui qui rêve encore de cette Liberté à fière allure sur sa barricade, la République, il est vrai, s’est donné un drôle de genre depuis quelque temps, disons 2007. D’abord débraillée, elle est maintenant complètement dépenaillée, perdue de réputation, exhibant jusqu’à l’obscénité les mauvais coups qu’on lui a fait subir. De quoi appeler au secours, donc. La gauche, par conséquent ? Évidemment. Encore faudrait-il que l’intelligence soit encore capable de l’emporter.

  22. Joffrin n’estpas fiable.C’est un brave homme mais qui,oralement s’exprime mollement,lentement, avec hésitation et se fait toujours moucher par ses adversaires de droite:il s’est même fait insulter par Sarko lors d’une conférence de presse…Comme il ne veut pas avoir l’air d’être à la remorque du P.S.,il en profite pour le critiquer maladroitement et niaisement comme d’hab..Donc, il ne fautpas trop tenir compte de ce qu’il écrit dans son magazine!

  23. impressions de porte à porte:

    bien reçu ( mieux qu’il y a qq temps ) par des gens déboussolés, sans reperes : situation financière tendue ( loyer payé + charges reste juste de quoi se nourrir) et dès qu’il ya un pépin (accident de travail, maladie ) le sol se dérobe.
    et alors si je m’étais appeler Mohamed les aides je les aurais eu …

    Alors oui pour être audible sur le terrain une voix forte, unique socialiste est indispensable.

    Même si la désignation par primaire de notre candidat est intellectuellement parfaite, vu du terrain c’est Ubu

  24. Pour en revenir au commentaire de Guillaume A le 26 fevrier :
    Oui, il est bien triste que ce soit Villepin qui propose un revenu citoyen de 850 euros.

    Qui va voter FN ?
    – Ceux qui sont au chomage : 4 millions de personnes.
    – Ceux qui vivent avec moins de 750 euros par mois : 6 millions de personnes
    – Ceux qui vivent avec entre 750 et 1000 euros par mois :
    5 millions de personnes ?

    Au total potentiellement 15 millions de personnes.
    Entre 25 et 30 pour cent des électeurs …

    Moins il y a d’euros à la fin du mois,
    plus le risque FN augmente.

    Et si on demandait aux hommes politiques de vivre avec moins de 750 euros par mois ???

  25. ARRETEZ !!! Restez sereins.. Il ne sert à rie de s’interoger le Lundi, changer d’avis le mardi, revenir le mercredi à la position du Lundi . Il y a eu vote, puis calednrier ..On s’y tient et fais d ela politique, on prépare le projet On ferait mieux de réunir le CN qui n’arrête aps de dormir…

  26. Joffrin n’y est pas allé avec le dos de la cuillère.

    Je n’arrive pas à comprendre le raisonnement sous-tendant à l’annulation des primaires.

    On les a longtemps réclamées, on les a obtenues, on les prépare et il faudrait qu’on les annule sous prétexte que le climat a changé…

    La montée du front national n’a pas résolu nos problèmes de leadership. Si on doit se retrouver autour d’une candidature pour contrer le FN, quelle est la candidature la plus légitime? Selon toi c’est DSK. C’est aussi mon avis, mais ça l’est depuis 2007. IL n’existe pas de critères objectifs motivant et rendant incontournable la candidature de DSK. Les partisans d’Aubry, de ROyal (ceux qui restent) et de Hollande pourraient utiliser les mêmes arguments. LA plus légitime serait Aubry de par son statut de première secrétaire.

    On en reste alors au point de départ et à la situation de 2008 durant laquelle on ne parvenait pas à dégager un candidat susceptible de surpasser les autres et incontournable pour la présidentielle.

    Nous devons aller au bout de la démarche. Le calendrier n’est pas défavorable à DSK. Ces primaires peuvent être un atout pour lui et pas seulement un risque. Son retour va suffisamment créer de polémiques à gauche. La primaire est un moyen de les éteindre et de légitimer sa candidature.

    • Décapant si on veut. Il est assez bon pour démolir le PS ton Boutih. Sarkozy, qui s’y connait, lui avait proposé d’entrer dans son gouvernement. Sans l’avis contraire de Dray, il semble qu’il y serait allé.

  27. « Lui seul, d’après les sondages – mais les impressions du terrain disent exactement la même chose – est en position de nous éviter, à coup sûr, en tout cas maintenant, un 21 avril. Et il est le mieux placé pour l’emporter dans tous les cas de figure. »

    Cet argument était celui des royalistes en 2006. Ségolène Royal seule, d’après les sondages, était en position de battre la droite. Cela ne lui a pas évité de perdre une élection imperdable. Nous avions, à juste titre, réfuté cet argument. Royal ne nous paraissait pas avoir l’envergure nécessaire pour diriger la France et les sondages ne pouvaient pas nous convaincre du contraire.
    Mettons l’accent sur les compétences exceptionnelles et mondialement reconnues de DSK, expliquons en quoi il sera le meilleur comme président de la République dans un contexte de grave crise économique et après le quinquennat catastrophique de Sarkozy, mais n’utilisons pas des arguments que nous avons combattus lorsqu’ils étaient utilisés par les royalistes.

    • Les compétences reconnues de DSK ? par qui Khadafi ? à qui le FMI il y a peine un mois a donné un satisfecit signé par DSK ! voir le canard enchainé de cette semaine.

      Faut arrêter de nous ennuyer avec Royal n’a pas la carrure.

      En matière de compétence, ton avis n’est qu’une opinion de citoyen qui vaut autant que la mienne qui juge que DSK est nul. La preuve il n’a jamais réussi à se faire élire, à part Sarcelles où un chien avec un chapeau avec une étiquette PS se ferait élire.

      • Je suis un nouveau retraité, mais en tant qu’ancien sous-directeur au ministère des finances, je me crois autorisé à juger les compétences de mes ex-ministres. Quant à Royal, je maintiens que je la trouve nulle.

        • Je suis toujours en activité, cadre sup exerçant des responsabilités internationales dans une société mondiale présente sur les 5 continents et je me crois aussi fondé à juger de la compétence de ceux qui veulent nous gouverner. Quand à DSK, je maintiens que je le trouve hyper nul !

          • « Je suis toujours en activité, cadre sup exerçant des responsabilités internationales dans une société mondiale présente sur les 5 continents »

            Ouhlala, çà pose son mec,çà!
            Pourtant à lire ta prose et la finesse de ton argumentation on a un peu de mal à te croire.
            Il est vrai qu’aujourd’hui les balayeurs et femmes de ménage d’hier sont devenus, par la magie des mots, des « techniciens de surface ».
            Et Marcel est donc un « cadre sup exerçant des responsabilités internationales dans une société mondiale présente sur les 5 continents ».
            Ben voyons. Et moi je suis chômeur.
            Oups! Pardon, demandeur d’emploi.

          • A mon tour : Je ne trouve ni l’un ni l’autre nul !
            DSK est extrêmement compétent. Serait-il efficace ? Je pense que non.
            Je pense que beaucoup de fins économistes sont englués dans une philosophie dont ils ne peuvent sortir; pas par incompétence, mais du fait de leur formation, de leurs conditionnements, de leur méthode de pensée.
            Ségolène Royal n’est pas plus économiste que, par exemple, Mitterrand. Mais elle n’a pas d’oeillères, elle parvient à s’affranchir de beaucoup de dogmatismes, et possède une intuition et une capacité de travail et d’écoute sans équivalent en France, actuellement. C’est mon avis.
            Et il n’est pas partagé que par des « fans » transis et aveugles !
            Elle a une proximité avec les gens et la réalité du terrain que bien d’autres – DSK inclus – n’auront jamais.
            Ce qui ne gâche rien, elle est charismatique. On ne peut l’élire sur cette seule qualité, bien sûr, mais c’en est une qui compte pour aller vers les français. Et là encore, elle a un énorme avantage sur DSK. Je ne pense d’ailleurs pas comme elle: je n’imagine pas DSK en premier ministre. Ce n’est pas le réduire que le voir en ministre de l’économie. C’est son truc. Ca peut être barbant, hermétique, ça peut distendre le lien avec ceux qui l’écoutent, mais quand il parle d’économie, il est à sa place. Et on aurait tort de se priver de son talent.
            Il faut une personnalité forte pour battre la droite. Quelqu’un de hardi, de résolu. DSK, à l’inverse, semble hésitant et sage. Le technocrate tel qu’on les caricature parfois un peu vite.
            Je serais rassuré de monter à bord d’un bateau dont il aurait vérifié tous les rouages. Mais je n’y embarquerais pas s’il en était le capitaine.

          • Thierry, je crois surtout que tu connais bien mieux Royal que DSK, car réduire DSK à la seule « économie », c’est un peu fort ;)

            Je l’ai vu deux fois en meetings, où il a abordé des sujets bien plus vastes, et notamment les sujets de société où il est très convaincant.

            Le coup du « technicien » contre la « charismatique », désolé, moi j’adhère pas une seule seconde. Mais bon, chacun son point de vue.

            Je crois surtout qu’on est tous différents et qu’en fonction de notre personnalité, on a attend tous qqch de différent de ceux qui vont nous représenter.
            Et je conçois assez facilement qu’être convaincu par Royal c’est être « hermétique » à DSK, et vice versa…

      • Joseph E. Stiglitz dans « le triomphe de la cupidité » remercie(p33/34) DSK, directeur du FMI, « non seulement pour nos nombreuses conversations au fils des ans mais aussi pour ses efforts en vue de remodeler cette institution. » Et il écrit p349: « la bonne nouvelle, était que, avec la nomination de Dominique Strauss-Kahn comme directeur général et l’éclatement de la crise, le FMI commençait à réformer ses stratégies macroéconomiques et sa politique de crédit. » Je ne vais pas recopier la liste des évolutions du FMI dont DSK a été l’initiateur selon Stiglitz mais il semblerait que ce simple citoyen américain, prix nobel d’économie(quand même!)lui reconnaisse quelques compétences.
        Bon ceci dit, de là à le faire passer pour l’homme providentiel, comme le fait Moscovici, il y a un pas un peu trop facile à franchir. Car croire que 2012 ne se jouera que sur le social et l’économique c’est avoir une vision trop étroite des problèmes qui se posent à la société française.

  28. De telles explications, pourtant bienvenues et manifestement sincères, ne devraient pas vous exempter d’un mea culpa digne de ce nom. Vous avez une plume que diable ! Sortez là et répondez clairement à Laurent Joffrin, qui soit dit en passant, incarne un scepticisme très partagé à l’endroit de vos intentions. Vos déclarations excèdent d’ailleurs le seul cadre le buzz médiatiques, en ce qu’elles ont logiquement suscité une réaction en chaîne de cadres du PS (Vauzelle, Bartolone, Malek Boutih, etc.). Par suite, une fois encore, le discrédit et l’accusation d’amateurisme s’abattent sur le parti. Les sorties, qu’à votre grand dam vous avez libérées, ont un effet dévastateur sur l’electorat de 2012. Elles coupent le parti des apathiques, des déçus de la gauche et autres déserteurs d’urnes, des centristes hésitants, des partagés entre social démocratie et droite molle. Vous en conviendrez : comment, sur la foi d’un sondage discutable, publié 13 mois avant l’échéance, peut-on remettre en cause la marche d’un projet censé associer des millions de français ? Vous ne proposez pas l’abandon des primaires. Dont acte. Mais en questionnant leur pertinence, vous assommez le processus de rassemblement ? Celui qui tente de mobiliser une foule de sympathisants, peut-il s’interroger en chemin et faire part de ses doutes aux cibles de son appel ? J’en suis estomaqué. Tant il me semblait que nous remontions dans l’estime des votants ; que les souvenirs de guerre intestine s’estompaient, pour faire à nouveau place à un semblant d’unité, à une conscience de gauche qui à nouveau, se sentait représentée. Quel gâchis ! Vous n’en prenez pas la mesure Cher Monsieur Moscovici. Il est encore temps de réagir. Les échanges sont fréquents et certainement, teintés ‘café du commerce’, en filigrane desquels s’inscrivent les désillusions quant à l’unité du PS. De tels questionnements incarnent des craintes et réticences : celles de l’immobilisme politique, d’un éclatement de la gauche improductif, de l’absence de thèses, d’idées claires et partagées, programmatiques…Il faut réagir, et vite…

  29. 2 pas en avaaaaaaaaant, 1 pas un arrièèèèèèèère, c’est la politiiiiiique du gouver…

    ah bah non, des strauss-khaniens !

    Vous louvoiements sont pénibles à force.

  30. Je suis tout à fait d’accord.
    Remettre en cause les primaires est facile comme ça, après si on supprime les primaires il faut savoir comment on désigne le candidat, et là j’attends celui ou celle qui trouvera une meilleure solution que les primaires ouvertes (vote interne avec gros risque de grosse contestation du résultat ? désignation par le bureau national qui donnerait une légitimité aussi fine qu’une feuille de papier ?), et je pense que je peux attendre longtemps.
    Ensuite, que des candidats dont les options politiques sont vraiment proches s’entendent pour laisser la place de candidat à la candidature à celui ou celle qui est le mieux placé, je trouve ça parfaitement normal, encore plus quand il y à un risque de 21 avril.
    Par exemple, MM Hollande et Valls pourraient retirer leurs candidature au profit de DSK et les candidats aux primaires seraient 4, Ségolène Royal, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg et DSK. Qu’on ne saute pas au plafond c’est juste un exemple.
    Mais en tout cas, oui, c’est du bon sens et du pragmatisme, et ça va dans le sens de l’interêt du PS et du pays.

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