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Responsabilité

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 28/03/2011 à 19:09

Les élections cantonales ont livré leur verdict – proche des prévisions que j’en faisais. Cette consultation locale, marquée au final par une grande stabilité des élus, est toutefois riche d’enseignements. Comme socialiste, j’accueille le résultat du vote avec satisfaction, mais aussi avec responsabilité, voire gravité.

Ne boudons pas cette nouvelle victoire, qui nous donne encore plus de ressources pour préparer les échéances décisives de 2012

Ce scrutin est un nouveau et incontestable succès pour la gauche et le Parti socialiste. Le PS est, et de loin, le premier parti de France. Il conquiert de nouveaux départements en métropole – le Jura, dans ma région, la Loire, les Pyrénées Atlantiques, la Savoie – et dans les Outre-mers – la Réunion, Mayotte – même s’il perd le Val d’Oise. Il est décidément, et de plus en plus, le parti des territoires, celui dans lequel nos concitoyens ont confiance pour gérer les collectivités locales, Régions et départements, communes et intercommunalités. Nos candidat(e)s sont implanté(e)s, leur campagne, avec des fortunes diverses bien sûr, a été efficace, organisée, proche du terrain. Ne boudons pas cette nouvelle victoire, qui nous donne encore plus de ressources pour préparer les échéances décisives de 2012. Fort de ses élus, de son organisation militante, le Parti socialiste, avec ses défauts – il en a – avec ses limites – je les connais – est celui par lequel l’alternance peut advenir dans un an : sa probabilité ne cesse de croître, elle est plus grande encore depuis hier soir.

Car l’UMP, de son côté, a connu une nouvelle et sévère défaite. Face à une gauche presque majoritaire en voix, le parti présidentiel plafonne à 19 %, avec les divers droite il atteint péniblement 35 % des suffrages, il recule dans beaucoup de départements, il souffre au coeur même de la sarkozie : les victoires du maire de Neuilly face à la candidate UMP, et d’un divers droite face à Isabelle Balkany à Levallois sont tout sauf anecdotiques. En vérité, les Français, sans avoir fait déferler hier une nouvelle « vague rose », n’en peuvent plus de ce Président, qui ne cesse, de surcroît, de glisser dans les intentions de vote en vue des Présidentielles. Le désarroi de la droite était visible hier, elle est traversée de débats stratégiques – ce n’est pas le hasard si Jean-Pierre Raffarin ou François Barouin appellent ce matin à la fin du débat sur la laïcité en demandant le retour aux valeurs républicaines. La stratégie prônée par Jean-François Copé et Patrick Buisson, adoptée par Nicolas Sarkozy, n’a pas profité à l’UMP, elle divise la majorité et choque certaines consciences. Le doute, en un mot, s’est installé. Et bientôt, chacun le sent, montera la question jusqu’alors restée tabou : Nicolas Sarkozy est-il le meilleur candidat pour la droite, ou est-il plutôt un boulet pour son camp ? La réponse, finalement, compte peu – évidemment, le Président handicape la droite, naturellement il sera selon toute vraisemblance candidat : le débat lui-même est délétère, voire mortel pour la droite.

il y a aussi des racines plus profondes dans ce délaissement des urnes : les citoyens se désintéressent de la politique, pire ils s’en détournent

Et pourtant nous ne devons pas, nous ne pouvons pas ignorer les messages, voire les signaux d’alarme que recèle ce scrutin. Deux d’entre eux sont évidents, massifs. Il y a, d’abord, l’ampleur de l’abstention, qui s’établit à un niveau record de 54 % : la participation ne s’est pas redressée entre les deux tours, elle est dramatiquement faible. On en connait les causes circonstancielles – la volonté du pouvoir de banaliser ces élections, l’absence de couplage avec une autre consultation. Mais il y a aussi des racines plus profondes dans ce délaissement des urnes : les citoyens se désintéressent de la politique, pire ils s’en détournent. Laurent Fabius proposait ce matin d’y remédier par le vote obligatoire et la comptabilisation des votes blancs. Pourquoi pas ? Je suis pour ma part persuadé que la vraie réponse réside dans l’amélioration de notre offre politique, dans notre capacité à élaborer à la fois une cohérence d’ensemble et des mesures correspondant aux attentes des Français.

Le FN est désormais considéré par une majorité de Français comme « un parti comme les autres » : c’est largement de la faute de Nicolas Sarkozy. Mais il serait court de s’en tenir là

Le deuxième sujet de préoccupation – il est majeur – réside dans la montée continuelle du vote en faveur du Front national. Certains commentateurs ont crû le voir en recul, en totalisant les voix qu’il a obtenues hier – 11 %. Quelle erreur ! C’est négliger le fait qu’il n’était présent que dans un gros quart des cantons : son score moyen, là où il est présent, est plutôt de 35 %. Évidemment, l’étiquette FN provoque encore des réticences, voire des sursauts, et le parti de Marine Le Pen n’obtient que deux élus. Mais il s’est produit une rupture avec tous les comportements électoraux observés jusqu’alors : en 2002, le FN a reculé entre les deux tours, en 2011, il progresse de 10 à 12 %, par exemple dans le Pays de Montbéliard, dans tous les duels où il était présent. La responsabilité de Nicolas Sarkozy, qui n’a pu défendu les valeurs républicaines depuis qu’il est Président, qui n’a cessé de s’aventurer sur le terrain identitaire cher à l’extrême-droite, qui l’a banalisée avec sa stratégie du « ni-ni » est écrasante . Le FN est désormais considéré par une majorité de Français comme « un parti comme les autres » : c’est largement de sa faute. Mais il serait court de s’en tenir là.

Soyons conscients en effet de la révolte, de la colère, de la souffrance sociales qui s’expriment à travers ces votes. Je combats de toutes mes forces, depuis toujours et pour toujours, les thèses du Front national : j’ai l’antisémitisme, le racisme, la xénophobie, en horreur. Cela ne me conduit pas à stigmatiser les électeurs qui, par désarroi, voire par désespoir, se tournent vers ce vote, occasionnellement ou de façon plus structurelle. Pour ma part, je me refuse à considérer ce mouvement comme une fatalité, à laisser l’électorat populaire au FN. C’est un défi majeur pour la gauche : être justement populaire, convaincante, rassurante, en montrant d’abord sa capacité à relancer le modèle économique, à dynamiser l’industrie, à combattre les inégalités, à garantir la sécurité. Nous n’avons droit face au FN, ni à la faiblesse – si nous ne contrecarrons pas sa percée, celle-ci ne connaitra à l’avenir pas de limites – ni au cynisme – un 21 avril à l’envers peut créer une victoire facile sur la droite, elle n’est pas bonne pour la démocratie, pas saine pour le pays.

Voilà pourquoi, en effet, nous avons maintenant une obligation de responsabilité. Dans un an, nous serons peut-être, voire probablement, au pouvoir. Ce vote de crise nous dit les tourments de la société française, ses insatisfactions, ses douleurs. Notre tâche ne sera pas facile, d’autant que les finances publiques sont en difficulté. Raison de plus pour être à la hauteur. Deux échéances nous attendent : élaborer nos propositions, choisir notre candidat(e). Nous ne pouvons pas les rater. Le moment est venu pour nous, sur le terrain des idées, d’être ambitieux et crédibles. Quant à nos primaires, qui vont de facto démarrer bientôt, il ne nous est pas interdit de les penser collectivement, de les optimiser. Soyons-en conscients : nous sommes en pôle position, mais pas encore promis à la victoire, Nicolas Sarkozy ne peut plus gagner, mais nous pouvons encore perdre. C’est pourquoi nous n’avons pas le droit à la médiocrité ou à la facilité, nous devons au contraire nous porter à la hauteur des circonstances, stimulantes au plus haut point, mais aussi compliquées à l’extrême. Beau défi !

Photo : CC LE Jhe

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38 commentaires

  • stone dit :

    Réponse aux critiques:
    Bien entendu,je parlais des responsables et des élus du F.N.et non de leurs électeurs qui se fourvoient s’ils s’imaginent que ce parti peut apporter le moindre début de solution à leurs difficultés.C’est tout…

    • lambda dit :

      Désolé, c’est encore et toujours du mépris pour ces électeurs « qui se fourvoient s’ils s’imaginent que ce parti peut apporter le moindre début de solution à leurs difficultés. » Qui sait? Ils ont envie d’essayer pour voir, c’est humain puisqu’aucun parti, a leurs yeux, ne s’occupent de leurs problèmes.
      Ca ne sert à rien de les stigmatiser, au contraire, il faut les convaincre « qu’on peut apporter un début de solution à leurs difficultés ». Comment? C’est bien LA question.
      La balle est dans notre camp et il ne sert à rien de la leur renvoyer indéfiniment car stérile.

      • Alain_Gen dit :

        Oui et non…
        Autant afficher du mépris pour les électeurs du FN ne peut que les braquer davantage, autant on peut quand même faire remarquer que les municipalités qui ont été gérées par le FN (Orange, Vitrolles) se sont retrouvées dans une situation catastrophique (qui a fini par indigner jusqu’à ceux qui avaient voté pour les Bompard ou les Mégret).
        Autre objection (de nature plus théorique) : lorsqu’on est soi même un militant politique (quelle que soit la cause) on a de toute façon une conviction au sujet de ce qui serait bon pour le pays -et on prétend donc savoir pour les autres ce qui serait bon pour eux. Si je pousse votre logique jusqu’au bout, exprimer cette conviction serait faire preuve de mépris ; c’est alors délégitimer tout militantisme !

  • hamdoune fannia dit :

    « la vague rose » : penser que dans un an la victoire de la gauche est « probable » est irresponsable, comment ignorer les 54% d’abstentionnistes, qui ne votent pas par désintérêt ou dégoût de « la politique » mais de ceux qui l’incarnent. Bravo pour l’argumentaire bien connu du peuple, de la com, de la com et rien que de la com, cet enthousiasme est pathétique.

    • RVS dit :

      Les analystes vont avoir du mal ces prochains temps, la gaméfication s’est infiltrée, l’esprit ludique s’est propagé et le bluf fait parti des règles du jeu pop’ulaire. 54 % dans ces conditions, effectivement c’est énorme.
      Je vous le laisse au plaisir du commentaire de pierre D à l’article du monde
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/31/sarkozy-serait-au-second-tour-de-la-presidentielle-face-a-aubry-ou-hollande_1500969_823448.html

      «  Pierre D 08h42
      Donc, au vu de ce sondage et quelle que soit sa fiabilité, les électeurs du FN ont intérêt à venir voter en masse aux primaires socialistes pour DSK et les électeurs de l’UMP à venir en masse voter Royal! Je sens que les primaires socialistes vont attirer les foules! »

      Comme dit plus bas, Royal n’a pas l’air d’être très en forme avec ses histoires de téléfilm.

    • Moreau Fabien dit :

      Non, ce qui est mieux, c’est l’amnésie qui consiste à oublier qu’un an avant la présidentielle, Jospin avait gagné, ça ne faisait aucun doute, on ne se posait même pas la question…

  • Jonas dit :

    La désespérance sociale risque de croître encore, car le prix vont encore augmenter, flambée des matières premières, hausse significatives de la farine, du pain, de produits de premières nécessité, sans parler des loyers ou du pétrole. Pendant ce temps, stagnation des salaires, chômage. Les classes moyennes et populaires souffrent…

  • stone dit :

    Il faut cesser de fantasmer sur le F.N.Ce n’est qu’un ramassis de branquignols et de bras cassés capables seulement d’éructer des injures racistes et ne sachant même pas gérer une ville.Actuellement,l’UMP est + dangereuse:elle a colonisé l’état,placé des sarkozystes partout, dans tous les organismes publics,semi-publics etc et réduit les libertés quand c’était possible.En cas de victoire en 2012,on aura un sèrieux travail de nettoyage à entreprendre …..

    • Jonas dit :

      Ne pas sous-estimer le FN. Accepter et comprendre le danger qu’il représente, et l’intégrer dans sa réflexion.
      « En cas de victoire en 2012,on aura un sèrieux travail de nettoyage à entreprendre »
      Alors ça, pour réparer toutes les erreurs de Sarkozy, revenir sur toutes ces infamies, mais aussi sur toutes ses décisions stupides et catastrophiques, il faut au moins un bon quinquennat…

    • lambda dit :

      Quel mépris (parfaitement imbécile). Complètement « stone ».
      Il faut cesser de fantasmer sur les électeurs du FN « ramassis de branquignols et de bras cassés  » racistes.
      Plutôt écouter et lire avec profit ce qu’en dit Emmanuel Todd.
      http://www.dailymotion.com/video/xhvqxm_emmanuel-todd_news#from=embed

      • Moreau Fabien dit :

        Je suis assez d’accord avec Lambda. On peut dire ce qu’on veut des militants du FN (je confesse ne jamais en avoir rencontré ni avoir participé à l’une de leurs réunions^^), son électorat est désormais élargi bien au-delà des sphères de la droite, et il est irresponsable de répondre par le mépris à ses électeurs.

      • Jonas dit :

        Lambda, ne déformez pas les propos de stone !! Ce ne sont pas les électeurs du FN qu’il traite de « ramassis de branquignols et de bras cassés », mais le FN lui-même et, j’imagine donc, les membres du FN, non ses électeurs. Ce que dit stone est en partie vrai, et l’était presque totalement jusqu’à peu, mais depuis l’élection de Marine Le Pen à sa tête, il y à une vraie volonté de prise du pouvoir de Marine Le Pen et une vraie stratégie, même si le racisme reste la marque de fabrique, l’horizon et la stratégie qui va avec ont changé et il ne faut pas se le cacher.
        Quand à Emmanuel Todd, il se fourvoie pour ce qui concerne la fin de cette vidéo.

  • Jonas dit :

    Voila quelques temps que j’ai repensé à cette chanson, surtout au dernier quatrain. Chanson de Manau de 1998, dont le titre est : l’avenir est un long passé.
    Lien youtube :
    http://www.youtube.com/watch?v=KhHwdFeyt_A
    Sinon, le dernier quatrain (parlant du front) :
    « Je vous demande ce que vous en pensez.
    Verrai-je un jour le mal à l’Elysée.
    La France est-elle en train de s’enliser.
    L’avenir est-il un long passé? »

    Le FN n’a aucune chance de gagner en 2012 j’en conviens, c’est pour la suite que je suis effrayé. Si la gauche passe mais déçoit le peuple… d’ici 10-20 ans…
    Responsabilité et gravité, oui, je crois que ce sont les mots justes.

  • hihihi dit :

    Elle n’a pas l’air d’être très en forme, Royal, vous ne trouvez pas? Un peu dépressive même.
    Elle doit sentir que c’est foutu pour elle. Dur, dur la politique.
    http://www.wat.tv/video/royal-ne-veut-pas-participer-3kg2l_2exyh_.html

    • marcel dit :

      Hihihi, au lieu de vous marrer idiotement, vous auriez venir à l’UPP sur la justice.

      Et à l’issue je pense que vous ririez moins. Oui la politique est dure, et c’est pourquoi il faut une volonté hors du commun pour gagner.

      On va bien s’amuser pendant la campagne des primaires…

  • lambda dit :

    L’analyse de la situation par Patrick Buisson. Intéressant pour imaginer la suite.
    http://www.parismatch.com/Actu-Match/Politique/Actu/Rencontre-avec-Patrick-Buisson-l-eminence-grise-de-Sarkozy-265737/

    • Harry Haller dit :

      Ce Buisson est diablement intelligent.
      « Le mépris dans lequel les tient la classe dirigeante a quelque chose de sidérant. Nos élites sont mues par une invraisemblable prolophobie dont elles n’ont parfois même pas conscience. » ça rejoint en partie le constat de Didier Eribon qui parle dans « retour à Reims » de « cette identité(identité des milieux populaires) désormais ignorée, quand elle n’est pas méprisée par les hiérarques de la gauche institutionnelle , tous issus de l’ENA et autres écoles bourgeoises du pouvoir technocratique… ». « Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, je suis persuadé que le vote du Front national doit s’interpréter, au moins en partie, comme le dernier recours des milieux populaires pour défendre leur identité collective, et en tout cas une dignité qu’ils sentaient comme piétinée, et désormais par ceux qui les avaient autrefois représentés et défendus. La dignité est un sentiment fragile et incertain de lui-même; il lui faut des signes et des assurances. Elle requiert d’abord qu’on ait pas l’impression d’être considéré comme quantité négligeable ou comme de simples éléments dans des tableaux statistiques ou des fichiers comptables, c’est à dire des objets muets de la décision politique. »

  • Moreau Fabien dit :

    En regardant ce site – DSK vrai/faux – je me dis que l’élection de 2012 est quand même bien partie pour être une réédition, 10 ans après, de celle de 2002. Quel que soit le candidat, le bilan mis en avant sera celui de Jospin et on ne pourra pas éviter des débats lancinants du type « quand vous étiez au pouvoir, il y a plus de dix ans, vous avez fait ça!! » ou « quand nous étions au pouvoir, on faisait mieux que vous ». Bien sûr rien n’indique que le résultat sera le même, mais pourquoi serait-ce impossible? Jospin aussi allait gagner dans un fauteuil un an avant l’élection…

    • Bloggy Bag dit :

      Jospin n’a pas su capitalisé sur ses succès et encore moins se projeter dans un avenir attendu par les Français.
      Il me semble que Dominique n’aura pas de mal à dépasser ces 2 obstacles.

      Un candidat c’est un bilan, des qualités personnelles, une capacité à manager une équipe, un projet pour l’avenir.

  • Bloggy Bag dit :

    Réagissez, combattez la censure et la liberté d’information !

    http://www.lepost.fr/article/2011/03/29/2449780_l-ump-et-la-democratie-0-0.html

  • stone dit :

    Voyons les cantonales avec recul et objectivité.
    D’abord, nos progrès sont modestes, mais solides.Ensuite,la poussée relative du F.N.et la chute réelle de l’U.M.P.pourraient aboutir à l’explosion de ce parti:les éléments les + réacs iraient s’allier au F.N.tandis que les autres rejoindraient la nébuleuse centriste(Modem,Nouveau centre,radicaux etc…)Retour à la situation de 2002!Cette configuration pourrait favoriser le P.S……On peut rêver!!!…

    • Alain Gen dit :

      Même si tactiquement ceci nous favorise j’ai bien peur qu’à plus long terme ce « rêve » soit un cauchemar !

    • Jonas dit :

      D’accord avec Alain Gen, ce serait un cauchemar, de plus, ce ne serait pas un retour à la situation de 2002, car le FN en sortirait largement renforcé, la situation serait donc bien pire qu’en 2002.

  • Moreau Fabien dit :

    L’idée de faire voter de manière obligatoire les citoyens est choquante et totalement liberticide. C’est vraiment la réponse des sots qui au lieu de se remettre en cause et d’essayer de comprendre ce qui ne va pas – je vais pas répéter ce que je disais sur le cumul des mandats – essaient de tuer dans l’oeuf cette révolte – parce que l’abstention en est une, c’est un fuck – en s’asseyant sur la liberté. Pitoyable!
    Sinon, en ce qui concerne l’état de la droite, relativisons tout de même: tout cumulé, elle est à 35%!

    • Jonas dit :

      LE vote obligatoire n’est pa

    • Jonas dit :

      désolé j’ai buggé.
      Donc le vote obligatoire n’est pas liberticide, il existe dans divers pays et ne pose pas de problème à la démocratie, par contre, non seulement ce n’est pas dans notre culture démocratique, mais surtout, c’est une fausse solution, comme le dit M. Moscovici, c’est l’offre politique qui doit être convaincante, attractive, porteuse d’espoir crédible, c’est le seul vrai remède à l’absention, et le vote obligatoire est une fausse solution.
      Par contre je suis pour le comptage des votes blancs : ceux qui votent blancs ou nuls sont les seuls qui ne sont jamais cités ou presque dans les soirées électorales, on a le taux d’absention, les scores des différents partis… mais les votes blancs et nuls (7% des exprimés au 2e tour je crois, excusez du peu) passent toujours à la trappe, et ce n’est pas très démocratique… j’avoue que cela reste néanmoins assez secondaire.

    • Jonas dit :

      la droite, tout cumulé, est à 35%. La gauche est à 49,9%. Et l’UMP représente 60% des forces de droite alors qu’à la base il avait vocation a être le parti unique de la droite de gouvernement.
      C’est une vraie déroute, sinon pour la droite, pour l’UMP. Mais le contexte était favorable à une déroute de la droite et de l’UMP, n’oublions pas qu’il s’agit d’élections locales après 4 ans de sarkozisme désastreux. Donc la prudence s’impose, en plus de la responsabilité et de la gravité

      • Christine dit :

        Les chiffres pour être justes doivent être replacés dans leur contexte soit 49.9 % de 45 % de votants ! et cela sur la moitié des cantons !

        A ne pas confondre comme l’a fait M.Aubry !!

        En effet le mot prudence n’est pas de trop.

        • Alain Gen dit :

          Je crois qu’on a compris et que personne ne dit le contraire. D’où vous vient cette délectation à enfoncer le clou ?

  • jpb dit :

    « relancer le modèle économique, à dynamiser l’industrie, à combattre les inégalités, à garantir la sécurité  » sont de beaux slogants. il reste à les décliner dans le réel pour voir la saveur qu’ils peuvent prendre. En face tout est déjà ciblé, l’euro, l’immigré, l’autre. Cela ne constitue pas une politique, mais cela peut conduire en enfer. Derrière les mots d’ordre habituels au PS, il convient de sortir du bois, et clairement dire d’une façon exemplaire quelle politique mettre en place. Bref, arrêter de faire de l’eau tiède. On peut toujours espérer un sursaut.

  • guillaumeA dit :

    Je penses que le FN était déjà a fonds et que cela reste de la mousse.

    Les électeurs du FN on été voté et ne sont pas resté dans l’abstention.

    L’ump et le PS ont beaucoup d’électeur qui sont resté chez heu.

    Les électeurs du PS attendent le programme et les électeurs de l’ump sont très énervé.

    Les deux grands mouvement politique vont reprendre de l’avance plus 2012 va s’approcher.

    • infox dit :

      « Je pense que le FN était déjà a fond et que cela reste de la mousse. »
      Rien n’est moins sûr. Bonne analyse ci-dessous:
      http://ericdupin.blogs.com/
      extrait:
      « Dans certains cantons, comme celui de Lens-Nord-Est (Pas-de-Calais) ou de Lorris (Loiret), une fraction de l’électorat communiste semble aussi avoir préféré le FN au PS. Là où l’extrême droite restait en lice face à l’UMP, les électeurs de gauche ont contribué à la défaite du FN mais sans enthousiasme excessif. »

      • Amelle dit :

        Je connais une personne qui a toujours voté PS quand elle vivait dans le Rhone et qui refuse de voter PS dans le nord tellement la gestion des socialistes y est catastrophique et s’y conduise comme s’il y seront elu éternellement. Je ne connais pas la situation du PS a Marseille mais je crois que cela doit être dans le même genre.

        Le Nord qui est une terre de gauche depuis plus d’un siecle passe petit à petit vers l’extreme droite, pour les cantonales le PS y a perdu 6 cantons alors que tout les autres partis ont progresser.

        Si on ne donne pas un grand coup de balai dans la féde du Nord, dans 10 ans ce departement passera à droite voire peut être sera le 1er à passer à l’extrême droite. Coup de balai qui s’impose aussi à la fédé des bouche du Rhone et Seine Saint Denis.

        • Pablo dit :

          Amelle,

          Même si je suis assez d’accord avec le fond de ton message, je crois que tu confonds ce qui relève de la vie interne des partis (fédération) et ce qui relève des collectivités territoriales (leurs actions et leurs bilans).

          Bien entendu il y a un lien entre les uns et les autres. Dans ma fédération, les responsables se sont couchés devant le Président du Conseil Général sortant, qui s’est représenté pour la n-ième fois, malgré ses promesses répétées d’arrêter la prochaine fois.

          Mais ce qui m’a le plus surpris en fait, c’est la mobilisation des militants (dans ma section au moins)pour la désignation du candidat à la présidence du conseil général alors qu’il n’y avait pas d’enjeux.

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