Dans les médias

Articles de avril 2011


« J’ai l’obsession de ce qui s’est passé le 21 avril 2002 » – Le Monde

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 30/04/2011 à 23:03

Entretien paru dans le Monde du 1er mai 2011

Député du Doubs, président de la communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard, Pierre Moscovici publie, le 4 mai, Défaite interdite. Plaidoyer pour une gauche au -rendez-vous de l’histoire (Flammarion, 358 p., 19 euros). A 53 ans, l’ancien ministre des affaires euro-péennes de Lionel Jospin, qui se définit comme un  » strauss-kahnien de raison « , explique pourquoi il -soutient la candidature de l’actuel directeur général du Fonds monétaire international (FMI) à l’élection présidentielle de 2012.

N’est-il pas temps que Dominique Strauss-Kahn, que vous soutenez, dise enfin s’il est ou non candidat ?

Il y a une attente dans l’opinion, je la comprends. Mais nous avons adopté un calendrier qui fixe le dépôt des candidatures au 28 juin. Dominique Strauss-Kahn a dit s’inscrire dans ce calendrier. Il a raison de ne pas céder à la fébrilité.

Dominique Strauss-Kahn a dit s’inscrire dans le calendrier socialiste. Il a raison de ne pas céder à la fébrilité.

La percée de François Hollande dans les sondages n’est-elle pas inquiétante pour Dominique Strauss-Kahn ?

Si François Hollande a décidé de prendre les devants, c’est parce qu’il a senti qu’il avait besoin d’un certain temps pour installer sa candidature. C’est son droit, légitime, d’aspirer à occuper de hautes fonctions. Cela dit, s’agissant de la présidence de la République, celui qui a le plus de carrure et d’expérience pour occuper le poste est, selon moi, Dominique Strauss-Kahn – s’il souhaite bien sûr être candidat.

Mon sentiment est que sa popularité n’est pas friable, car elle repose avant tout, plus encore que sur la sympathie des Français, sur le fait qu’il apparaît comme celui qui est le plus capable d’apporter des solutions à leurs problèmes. C’est un sentiment partagé bien au-delà de la gauche.

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De retour

Catégorie : Actualité,Réflexions | Par pierre.moscovici | 29/04/2011 à 10:31

Je reviens sur ce blog, délaissé depuis deux semaines, pour vous faire part de trois réflexions ou impressions.

Impressions du Québec, d’abord. J’y ai, comme chaque année maintenant, passé une semaine, et toujours avec le même bonheur. Après avoir représenté la fondation Jean Jaurès au Congrès du Parti Québécois, à l’invitation de mon amie Louise Beaudoin, j’ai conduit une délégation de Pays de Montbéliard agglomération, qui a noué une coopération sur la filière bois avec nos amis francophones d’Amérique. Nous avons eu, avec Martial Bourquin et Gérard Bailly notamment, de nombreux entretiens, et effectué plusieurs visites de terrain à Montréal, Saint Jérôme et Québec, où j’ai signé, au Consulat général de France, un accord de coopération décentralisée. Enfin, cette visite fut l’occasion de rencontres politiques de haut niveau, avec le Premier ministre, Jean Charrest, dont je ne partage pas toutes les options mais avec qui j’ai noué une relation amicale, et avec la Chef de « l’opposition officielle », Pauline Marois, que je ne connaissais pas personnellement, et que j’ai découverte à la fois compétente, pugnace et bonne vivante : le combat politique, entre eux, sera sans concession et disputé, dans un climat tourné vers l’aspiration à l’alternance.

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Pierre Moscovici invité du Grand Journal

Catégorie : Dans les médias | Par pierre.moscovici | 28/04/2011 à 16:00
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Pierre Moscovici était l’invité de Michel Denisot le 27 avril 2011


Pierre Moscovici invité du Grand Journal

Catégorie : Actualité | Par pierre.moscovici | 28/04/2011 à 15:58

Pierre Moscovici était le 27 avril l’invité de Michel Denisot dans le Grand Journal à l’occasion de la sortie de son livre Défaite Interdite, le 4 Mai prochain. Cliquez ici ou sur l’image pour voir l’émission.


L’avenir nous appartient

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 16/04/2011 à 12:05

Ce texte, rédigé par un collectif à partir des travaux de « Besoin de gauche », est une contribution à la discussion sur le texte du projet socialiste.

Vous pouvez télécharger ce texte en version PDF, en cliquant ici.


En quelques mots…

Ce texte de contribution à la discussion sur notre projet donne une lecture du texte actuellement proposé aux militants du Parti socialiste, voté à l’unanimité par le Conseil national du 9 avril, et dont nous approuvons les orientations. Nous voulons ainsi dessiner une voie réformiste pour 2012, qui fait de l’investissement dans les facteurs d’avenir la clef de la sortie de crise et, partant, d’une élection dont nous pensons qu’elle se jouera d’abord sur les enjeux économiques.

Nous voulons redonner aux Français l’envie de croire en un avenir meilleur. Les perspectives de la France sont aujourd’hui minées par des performances économiques mitigées, mais surtout par une perte de confiance qui grève la sortie de crise et fragilise le vivre-ensemble : une population qui ne se projette plus dans l’avenir se replie sur elle-même. La droite a su jouer de ces peurs et ces incertitudes pour imposer une vision libérale et stigmatisante.

Pour renverser la tendance, nous proposons que la France et l’Europe reprenne la main sur leur dynamique de long terme, par une politique d’investissement sans précédent dans les facteurs d’avenir. Education, industrie du développement durable et de la santé, grands projets d’infrastructure, nouvelles technologies… les pistes existent, qui feront de notre économie l’une des plus productive et compétitive de la planète, à rebours de la stratégie de récession et de rigueur portée par les droites européennes. Cette nouvelle croissance que nous appelons de nos vœux, plus juste et plus équilibrée, doit être le socle de nouveaux emplois, de nouvelles perspectives pour notre jeunesse et d’un modèle social garantit durablement.

Pour mener à bien cette entreprise, nous avons besoin d’une puissance publique stratège et visionnaire, mais aussi exemplaire. L’individualisation de notre société et la perception sarkozyste très personnelle de l’intérêt général ont mis sous pression la puissance publique et ses représentants. Réaffirmant la responsabilité de l’Etat, nous devons être les premiers partisans de son efficacité et de son exemplarité. Juste contribution de chacun à l’effort collectif, action en direction des plus démunis, sécurité des citoyens, démocratie plus proche… la puissance publique sera jugée sur son action et ses méthodes. Nous souhaitons tracer ici la voie d’un nouveau contrat social entre l’Etat et les Français.

L’Europe enfin. Celle qui nous est proposée par les conservateurs cristallise les erreurs qui ont fait de la plus belle construction démocratique du XXème siècle une bureaucratie lointaine et déshumanisée. Et pourtant, si l’on conçoit que l’enjeu de 2012, c’est de redonner confiance en l’avenir aux citoyens français, alors la vérité est que ce futur ne sera pas possible sans une Europe plus forte, plus unie et plus démocratique. Aux socialistes de porter haut les couleurs européennes, de proposer une autre voie vers la croissance, la régulation des marchés financiers et la proximité avec les européens.

Les pays qui réussissent bénéficient certes de conditions économiques meilleures ou d’une dynamique de rattrapage. Ils se caractérisent surtout par la confiance de leur population et par un consensus autour du vivre-ensemble moins fragilisé. Cette dynamique, c’est ce qu’il nous faut retrouver ; ce consensus, c’est celui qu’il nous faut refonder.

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Recomposition

Catégorie : Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 13/04/2011 à 14:57

Je reviens, avec un peu de recul, sur mon débat avec Jean-Louis Borloo lors de l’émission « à vous de juger », jeudi dernier. Notre échange fut bref – c’est toujours frustrant, j’aurais aimé pouvoir développer certains arguments, par exemple sur l’Europe, présenter mieux quelques propositions du Parti socialiste. J’ai choisi, face à une personnalité plutôt consensuelle, d’éviter toute agressivité – cela n’aurait pas été compris, et de fait aurait été artificiel, décalé – mais de bien marquer la contradiction essentielle du personnage : sa volonté d’opposition, sa posture d’indépendance ne sont guère crédibles, dès lors qu’il ne remet pas en cause les actes d’un gouvernement auquel il a appartenu pendant près de 4 ans, et qui piétine les valeurs qu’il prétend incarner. Cette vraie fausse candidature, et la recomposition politique qu’elle prétend entrainer mérite toutefois une analyse plus approfondie.

La politique de Nicolas Sarkozy est, bien sûr, insupportable pour les hommes et les femmes de gauche. Mais elle heurte aussi beaucoup de consciences, au centre et à droite

Pour de nombreux commentateurs, la rupture entre le centre droit et l’UMP est consommée – « Libération » a même titré sur l’avis de décès du parti majoritaire. Cette brisure entrainerait, de façon quasi-automatique, la défaite de Nicolas Sarkozy, voire interdirait sa candidature – les bruits se multiplient sur une alternative à droite, représentée par François Fillon ou Alain Juppé. Cette thèse n’est pas dépourvue de sens. Le Président de la République, je ne cesse de l’écrire depuis 2008 – sans obsession mais avec obstination – est un liquidateur du modèle français – économique, social, républicain – il ne cesse de porter des coups de boutoir aux valeurs qui font le ciment de notre vivre-ensemble – liberté, égalité, fraternité, laïcité. Sa politique est, bien sûr, insupportable pour les hommes et les femmes de gauche, qu’il méprise et agresse. Mais elle heurte aussi beaucoup de consciences, au centre et à droite. Les « modérés » – ça existe, et ce n’est pas un défaut – ne sont pas à l’aise avec sa brutalité, son impulsivité, ses provocations, avec le fond même de sa politique.

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Côte d’Ivoire : maintenant, priorité à la réconciliation et à la justice

Catégorie : Actualité,Europe / International,Réflexions | Par pierre.moscovici | 12/04/2011 à 17:58

J’ai été, ces derniers jours, de nombreuses fois sollicité sur la situation en Côte d’Ivoire, et ce par des partisans des deux camps. Il est toujours difficile de porter une parole diplomatique et raisonnée lorsque ceux qui vous interpellent parlent drames humains et exactions. J’ai néanmoins voulu prendre ici le temps de partager avec vous mes réflexions et mes convictions.

Lors du premier tour, les résultats ont été acceptés par tous et la certification de l’ONU ne posait de problème à personne. Ceux du second, quelles que soient les préférences de chacun, étaient également clairement établis.

Tout d’abord sur l’élection elle-même. Le principe de sa tenue me semblait indispensable, dans la mesure où aucun pouvoir ne peut être légitime durablement lorsque son mandat est arrivé à terme. Laurent Gbagbo avait d’ailleurs bien compris cette nécessité en acceptant, avec tous les acteurs politiques ivoiriens, de participer à cette dynamique démocratique. Avec les accords de Pretoria, tous les candidats ont accepté le principe d’une certification des résultats par l’ONU, dans la mesure où la partition du pays rendait difficile d’atteindre une transparence suffisante si le scrutin avait été organisé par un bloc contre l’autre. Pendant la campagne, j’ai estimé qu’il n’était pas du rôle des partis et du gouvernement français de soutenir tel ou tel candidat et ai donc plaidé pour une neutralité absolue, afin de laisser les Ivoiriens décider par eux-mêmes de leur avenir. Lors du premier tour, les résultats ont été acceptés par tous et la certification de l’ONU ne posait de problème à personne. Ceux du second, quelles que soient les préférences de chacun, étaient également clairement établis.

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Intervention de Pierre Moscovici au Conseil national sur le projet

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 11/04/2011 à 17:33

Cher-e-s ami-e-s,
Cher-e-s camarades,
Chère Martine,

Nous y voilà donc. Après deux ans de travail, deux ans de débat et d’échanges entre nous, le Parti socialiste entre dans la dernière ligne droite. Elle commence ces jours-ci, avec ce débat sur le projet, et se poursuivra dans les semaines et les mois qui viennent par les primaires.

Avant cela, il y a bien sûr cette convention sur le projet. Elle est l’issue d’un cycle de travail qui aura duré près de deux ans, depuis la Convention nationale sur le nouveau modèle de développement que j’ai animée, en passant par celles sur la rénovation et l’international, sous la direction d’Arnaud et de Laurent, jusqu’à la convention sur l’égalité réelle, animée par Benoit. De conventions en forums, nos échanges et nos discussions ont débouché sur des textes certes inégaux mais dont le mérite a été de remplir la « boite à outils » – ou plutôt à idées – du Parti socialiste. Quid, dans ce cadre, d’une convention finale à quelques mois des primaires, où chacun des candidats aura à cœur d’appuyer sur les thèmes qui lui sont chers ? Ne courrions nous pas là le risque de ce que j’appelle « la tentation du catalogue », celui de la fameuse « synthèse molle » qui guette tout socialiste ?

Ne courrions nous pas là le risque de ce que j’appelle « la tentation du catalogue », celui de la fameuse « synthèse molle » qui guette tout socialiste ? Et bien non.

Eh bien, non. Bien sûr, chacun, moi le premier, peut être modéré sur telle ou telle mesure, plus enthousiaste sur telle autre – j’y reviendrai. Mais je crois qu’il faut reconnaitre qu’il y a dans le projet qui nous est proposé un ensemble cohérent et crédible de mesures pour 2012. Celles-ci viennent utilement conclure notre processus de travail, en proposant par ailleurs un chiffrage de nos propositions et des marges de manœuvres d’un gouvernement de gauche en 2012. Il faut, sur ce point, saluer le sérieux du travail réalisé sous la houlette de Guillaume Bachelay et de son groupe de rapporteurs : ils ont beaucoup travaillé, et doivent en être remerciés.

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