Contraste

Une semaine après leur conclusion, les élections cantonales des 20 et 27 mars n’ont pas épuisé leur effet, l’onde de choc qu’elles ont provoquée se prolonge, de façon contrastée selon que l’on regarde la droite ou le Parti socialiste.

La majorité est durement touchée et ne parvient pas à le cacher

La crise de la droite s’approfondit sans cesse, la majorité semble devenue une machine un peu folle. L’UMP aurait pu feindre et banaliser ce scrutin, boudé par plus de 50 % du corps électoral, et dans lequel elle a, un peu artificiellement, évité la déroute annoncée. Elle aurait pu souligner la stabilité de la représentation départementale – elle n’a perdu que deux présidences en France métropolitaine, les Pyrénées Atlantiques et le Jura, et conquis le Val d’Oise – ou bien resserrer les rangs. En réalité, elle est durement touchée et ne parvient pas à le cacher. Parce que son déclin en voix et en pourcentage est spectaculaire, parce que le rejet du Président – attesté par son recul dans les Hauts-de-Seine – est énorme, parce que sa stratégie du « ni-ni », sa tentation désormais ouverte de créer un grand bloc conservateur sans adversaire à droite rebutent l’opinion et désorientent ses troupes. C’est pourquoi la semaine écoulée n’a été, pour le camp du pouvoir, qu’amertume et fébrilité – et rien n’indique que cette tendance doive cesser dans les temps qui viennent.

En réalité, l’ère du doute et des règlements de compte, s’est ouverte à droite. Les ténors de l’UMP ne chantent plus la même musique. Jean-François Copé – dont l’arrivée à la tête du parti majoritaire a décidément été une catastrophe pour Nicolas Sarkozy, tant il s’obstine à miner le débat public – s’acharne à organiser son débat sur la laïcité, qui se tiendra demain, malgré l’opposition de toutes les religions, qui se disent attachées à la loi de 1905, malgré les réticences des humanistes et des républicains, malgré la défection de nombreux ministres, à commencer par le premier d’entre eux, François Fillon, dont la mésentente avec le secrétaire général de l’UMP est désormais passée à l’état de guerre ouverte. Des voix discordantes s’élèvent sans se cacher. Samedi, j’ai participé, à Bordeaux, à la Convention nationale de la LICRA, où j’ai débattu avec Alain Juppé de la place de la diversité dans l’unité de la République : qu’il s’agisse de la stratégie du « ni-ni » ou des initiatives de l’UMP, son discours n’avait rien à voir avec les provocations de Jean-François Copé ou avec les outrances du Président de la République.

La candidature de Nicolas Sarkozy est massivement rejetée par les Français, elle n’est plus souhaitée par une grande partie de la droite

En vérité, c’est la bataille pour la candidature à la présidentielle qui a débuté à droite. Chacun en connait les données. La candidature de Nicolas Sarkozy est massivement rejetée par les Français, elle n’est plus souhaitée par une grande partie de la droite. D’autres profils émergent, à commencer par celui de François Fillon, plus rassurant car plus dissimulé, plus à l’image de la France conservatrice et bien-pensante, voire celui d’Alain Juppé, héritier de la chiraquie. Là, c’est la guerre de tranchées qui a débuté. Il est en effet, sous la Vème République, presque impossible de poser une candidature alternative à celle du Président contre la volonté de celui-ci. Mais il est loisible de tenter de le dissuader. C’est pourquoi, désormais, les distances à l’égard de Nicolas Sarkozy se voient tant. C’est pourquoi, aussi, le Chef de l’Etat fait donner ceux qui, tel Jean-Pierre Raffarin, appellent le Premier ministre à plus de loyauté et le somment de davantage s’exposer. Ce climat est délétère, il est étouffant, voire paralysant pour la conduite de la politique du pays, il est indigne d’une grande République comme la France : il n’y a hélas aucune raison qu’il cesse, tant la droite est maintenant traversée de haine et engagée dans une spirale d’auto-destruction.

Toute la difficulté pour nous, dans les mois qui viennent, est de cultiver ce que nous avons de commun, de préserver les capacités de rassemblement, tout en acceptant une dose inévitable de compétition

A gauche aussi, la principale menace s’appelle division. C’est ce que redoutent nos électeurs, c’est ce que craignent tous ceux que je rencontre, qui aspirent au changement et nous demandent l’unité. Toute la difficulté pour nous, dans les mois qui viennent, est de cultiver ce que nous avons de commun, de préserver les capacités de rassemblement, tout en acceptant une dose inévitable de compétition : nous n’y échapperons pas, à la fois dans la définition de nos idées, sur lesquelles nous avons à la fois des convergences et des nuances, et au moment du choix de notre candidat(e) à travers les primaires. Il me semble que nous avons plutôt, jusqu’à présent, su agir dans ce sens, avec un esprit collectif de responsabilité.

Comme prévu, les primaires ont démarré, avec l’annonce de la candidature de François Hollande. On comprendra que je la commente peu. J’aurais préféré que celui qui fut pendant onze ans notre Premier secrétaire s’inscrive davantage dans le calendrier collectif, et je ne me compte pas au nombre de ses soutiens – j’ai, on le sait, d’autres préférences. Mais cette initiative, annoncée dans un bon état d’esprit, sans dénigrement de ses concurrents, doit être respectée. Il sera temps, au moment du dépôt officiel des candidatures aux primaires, à la fin juin, de voir si un rassemblement autour d’une personnalité s’affirme ou s’impose, ou bien encore si une confrontation saine et ouverte peut et doit être menée. Que personne, en tout cas, n’insulte l’avenir. Nous pouvons, les uns et les autres, nourrir des ambitions personnelles – ce n’est pas un moteur que je méprise. Mais nous devons aussi être conscients qu’un devoir de victoire, collectif, les dépasse. Jusqu’à présent, aucun acte définitif n’a été posé, rien n’est cassé. Les primaires sont à réussir, à surveiller : avec d’autres, je m’y emploierai.

j’aurais préféré que le texte du projet soit d’abord présenté à ses destinataires

Reste l’essentiel : le projet des socialistes, qui sera examiné dans les jours qui viennent. De premières mesures viennent d’être divulguées. Pour tout dire, j’aurais préféré que le texte soit d’abord présenté à ses destinataires – le Conseil politique, qui se réunit aujourd’hui, le Bureau national, qui l’examinera demain – et que le « récit » de la remise en route de la France, de son appareil productif, de son vivre ensemble, de son esprit républicain, soit mis en avant plutôt que telle ou telle proposition de caractère programmatique, facile à caricaturer ou stigmatiser. Je veux toutefois retenir, avant tout, certains aspects positifs. D’abord, l’esprit qui a présidé à son élaboration, la volonté d’être à la fois, comme je ne cesse de le réclamer depuis des mois, ambitieux et crédible, la conscience des contraintes financières et de l’étroitesse des marges de manoeuvre. Ensuite, la volonté, partagée, de s’attacher à lutter contre le déclassement, ressenti par de nombreux Français, et le déclin de la France, accéléré par le sarkozisme, en mettant l’accent au premier chef sur le « socialisme de la production », que nous avions promu au début des années 2000 avec Dominique Strauss-Kahn, comme préalable à une redistribution juste.

Nous reparlerons de ce projet, j’y apporterai ma contribution – y compris à travers un livre, « défaite interdite », qui paraitra début mai chez Flammarion. Il ne sera pas tout à fait celui du candidat – en Vème République, celui-ci est un homme, ou une femme, qui part à la rencontre des Français et affirme sa propre vision – mais il peut être pour celui ou celle-ci une inspiration utile, un fondement aussi de l’action de la majorité parlementaire. Si notre travail collectif parvient à ce point d’équilibre, il aura été utile. Cela semble plutôt être le cas… A suivre !

15 réflexions au sujet de « Contraste »

  1. Comme prévu,la droite et aussi(hélas!)les médias commencent à tomber sur ce programme avec les mêmes arguments éculés:archaïsme,irréalisme,absence de financement etc..etc…Il serait regrettable que des socialistes critiquent publiquement ce texte (pas pour les mêmes raisons certes!):on peut toujours déposer et voter des amendements le 19 mai.Il ne faut pas oublier que la victoire en 2012 est pour nous une nécessité vitale imposant une union sans failles et sans états d’âme!!!…

    • En parlant de la question de Jorion, je ne suis pas dans le domaine de la tactique, mais dans celui des questions de fond qui ont aussi peu de réponses à droite (ça se comprend!) qu’à gauche (ce qui est plus inquiétant!)
      Et si ces opérations généraient(quand on gagne!)des profits tels que la gauche prendrait le risque du pocker à son bénéfice, pensant que seuls les maladroits perdent ?

  2. Il est des questions dont on aimerait entendre la réponse, mais il y a du bruit sur la ligne ou on coupe.

    Quand on regarde le passage à la paille de verre de toutes les solutions politico/économiques par Paul JORION, on devrait se réjouir de le voir trouver des vertus au programme du PS.

    Reste un coin obscur qui semble faire peur.
    Pourquoi le Parti Socialiste ne préconise-t-il pas simplement l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix?

    Pierre connait la réponse.

  3. De ce que j’ai vu du projet du PS, si c’est un programme définitif, c’est insuffisant, mais comme il s’agit d’une boite à outil à destination des candidats au primaires et en vue de constituer le programme une fois que le candidat y aura apporté son empreinte, empreinte dont on peut imaginer qu’elle sera considérable, et bien, comme boite à outil, je le trouve pas mal du tout compte tenu des sensibilités à respecter. Pour peu qu’on fasse un peu de pédagogie, il ressort quand même une vision, de la France, et pour la France, on y sent un esprit de responsabilité et de sérieux, on ne fuit pas le principe de réalité.
    Plutôt bon donc, encourageant, mais la route est encore longue…

  4. Quand l’actualité éclaire un des aspects du projet socialiste (espéré).
    L.Chatel : « Les vacataires, étudiants ou jeunes retraités, peuvent très bien remplir ce rôle » (remplacement de professeurs).
    Avant d’ajouter d’autres bourdes, l’actuel administrateur de l’éducation pourrait utilement s’informer de ce qui se passe dans une classe pendant une année. Passons sur ce qui lui échappe manifestement, qu’un professeur exerce une profession, ce qui suppose qu’il maîtrise à la fois une discipline (le savoir) et tous les outils didactiques qui lui sont liés. D’où la question de la formation, qui est le dernier souci de M.Chatel, on l’a vu, formation initiale et formation continue. Mais sa dernière sortie met sous une lumière crue une autre carence, l’ignorance d’une des lignes directrices de tous les programmes en vigueur (sous sa propre responsabilité, jusqu’à nouvel ordre) : Que chaque professeur, quelle que soit la discipline concernée, a instruction de mettre en œuvre un « projet pédagogique », lequel fait que le « programme » n’est jamais considéré de la même manière d’une classe à l’autre, et pour cause, puisque le « projet » est précisément ce qui lui permet de prendre en charge la spécificité des élèves ou du groupe qu’il fait travailler au cours d’une année donnée. Or, quand tous les professeurs savent d’expérience la difficulté de conduire des « projets » ainsi définis, d’une semaine à l’autre, d’un trimestre à l’autre, avec tout ce que cela peut comporter d’adaptations, d’hésitations, voire d’angoisses, voici un ministre qui vient proclamer que tout ces gens-là sont interchangeables, à n’importe quel moment de l’année, et que n’importe qui peut faire l’affaire, pour peu qu’il dispose du « livre du maître » en somme. Et voilà donc le métier de professeur redéfini de la manière la plus médiocre qui soit, un « répétiteur », venu de nulle part, n’allant nulle part, qui sera d’autant moins « responsable » qu’on lui saura gré d’avoir contribué à l’imposture. Il n’est pas question ici de mettre en cause la bonne volonté des intéressés. Du reste il y a longtemps que des étudiants ont été appelés à rendre service ponctuellement. Ce n’était pas scandaleux quand il ne s’agissait que de faire quelques exercices pour éviter la rouille. Mais alors que la commande sociale d’éducation rend le métier de professeur de plus en plus complexe (contenus, démarches, hétérogénéité des auditoires), l’amateurisme institutionnalisé ne saurait constituer la réponse attendue, sauf à admettre que les carences du système n’ont aucune importance quand elles n’affectent que des publics disons socialement moins éclairés que d’autres. Quoi qu’en pensent (et cela depuis longtemps) les tenants hystériques du libéralisme, il n’appartient pas au chef d’établissement de recruter un « professeur ». Cela relève de la responsabilité de l’Etat, qui seul est ainsi à même de garantir que chaque enfant, chaque adolescent, a autant de droits que tous les autres et doit n’être confié qu’à un professionnel, à un « titulaire-remplaçant » au besoin, qui maîtrise lui-même tous les aspects du métier. Les laborieuses gesticulations du ministre-voix-de-son-maître, qui n’a pour seule excuse que son ignorance de ce métier, en font le complice d’une régression scélérate.
    Vivement demain !
    P.S. En matière d’éducation, le projet socialiste affirme assurément d’excellents principes. Or quand on passe à l’application, il n’est pas certain que le consensus aille de soi… Mais chaque chose en son temps …

    • Je suis assez d’accord avec ce que tu dis, choqué moi aussi de l’amateurisme que l’on généralise dans l’enseignement, du peu de place accordé à la formation pratique des enseignants. J’aurais ajouté que la déconsidération, voire le mépris du métier, les conditions de travail qui rendent parfois le travail inutile, sont également critiquables. Je suis en ce moment AED dans un lycée pro, et je peux témoigner que gérer une classe de 30 élèves en décrochage scolaire, c’est le Pérou. Je précise que je veux être prof, de fait je suis actuellement en train de préparer le MES, et je ne vois pas du tout en quoi ton raisonnement peut t’amener à récuser l’embauche des profs par le chef d’établissement. Je ne considère pas que ce système soit une panacée, ni même un remède, mais je ne vois pas en quoi il est critiquable. Très sincèrement, récuser ce fonctionnement avec pour seule argumentation de l’estampiller « libéral » me semble conservateur, stupide et irritant.

      Peut mieux faire^^

  5. Les marges de manœuvres ne doivent pas servir de prétexte à limiter une ambition, elles sont variables avec le temps, fonction des politiques industrielles mises en place. Donner de grandes orientations, fixer des buts n’obligent pas à les atteindre dans la précipitation. Laissons alors le temps au temps, pour arranger dynamiquement la situation, et par un cercle vertueux enclenché, arriver à bon port.

  6. peut-être eùt-il été plus sage de penser « ralentir.Attention!! Travaux » ,même si « en Mai ,fais ce qu’il te plaît » .on attend,les yeux grands ouverts….

    • Sauf que quand je vois les premiers éléments du programme PS pour 2012, ça ne me donne pas du tout envie. Finalement, c’est conforme à ce à quoi on pouvait s’attendre après Reims, à savoir un programme ayant un très fort air de déjà-vu avec celui de 2002, identique sur les idées et sans projet. Peut-être est-ce crédible d’un point de vue comptable – et c’est un programme de comptables -, mais ça a un intérêt politique maigre. Je n’ai pas envie que ce programme soit appliqué, je préfère que le PS perde pour que la gauche gagne en 2017 avec un vrai projet, des hommes moins pourris par les décennies de politique et de pouvoir et des idées. Refaire les emplois-jeunes, restaurer la police de proximité, ça ne constitue pas un projet de société, surtout quand on est incapable de parler de sujets aussi importants que les 35 heures ou l’immigration…

      • Cela ressemble fort à un exercice formel, destiné à n’effaroucher personne, et mariant l’eau froide et l’eau chaude, ne pas sortir des clous. S’il faut attendre des propositions réelles faisant sens, il faudra attendre les discours des candidats aux primaires, se départageant ainsi sur un accord entre vision et personnalité. Le calendrier impose une certaine inertie intellectuelle, depuis longtemps pointée. Rien de neuf au PS.

          • Les principales propositions

            Emploi/Jeunesse

            – Créer 300 000 emplois d’avenir, nouvelle mouture des emplois-jeunes dans les domaines de l’innovation sociale et environnementale.

            – Limiter la précarité en supprimant les exonérations de cotisations aux entreprises abusant des CDD et de l’interim.

            – Encadrer les stages pendant les études pour qu’ils soient correctement rémunérés et les proscrire après, pour qu’ils ne se substituent pas aux vrais contrats de travail.

            – Instaurer un parcours d’autonomie pour les jeunes en formation avec une allocation d’études sous condition de ressources.

            – Établir l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes en cinq ans.

            Éducation

            – Favoriser le rapprochement des grandes écoles et de l’université pour de meilleures synergies.

            Entreprise

            – Créer une banque publique d’investissement, regroupant les moyens de la Caisse des dépôts et consignations, d’Oseo, du Fonds stratégique d’investissement et de la Banque Postale, déclinée en fonds régionaux pour financer les PME innovantes et prendre des participations pour structurer les filières d’avenir.

            – Moduler l’impôt sur les sociétés en fonction du réinvestissement des bénéfices. L’entreprise qui réinvestit intégralement ses bénéfices verra son taux d’impôt sur les sociétés baisser de 33 % à 20 %. Une mesure neutre pour le budget de l’État, car le Parti Socialiste relèvera jusqu’à 40 % le taux d’impôt pour les entreprises préfèrant distribuer leurs bénéfices sous forme de dividendes aux actionnaires.

            Discrimination

            – Mettre en place le Curriculum Vitae (CV) anonyme pour les jeunes qui se battent pour trouver un stage ou un travail.

            – Rappeler que les contrôles d’identité sont encadrés par la loi. Samedi, Martine Aubry a évoqué l’attestation de contrôle d’identité pour le jeune, victime de discrimination, pour qu’il ne soit plus contrôlé dix fois par jour par la police.

            Santé

            – Inciter financièrement les jeunes médecins à s’installer pendant deux ou trois ans à la campagne ou dans les quartiers populaires pour lutter contre les déserts médicaux.

            Logement

            – Plan massif de construction de 150 000 logements sociaux par an.

            – Encadrer les loyers à la relocation du parc privé et diminuer le coût du logement.

            Fiscalité

            – Faire fusionner l’impôt sur le revenu avec la CSG pour créer un grand impôt progressif prélevé à la source.

            – Limiter les écarts de rémunérations de 1 à 20 dans les entreprises dans lesquelles l’État a une participation (EDF, Areva…)

            Énergie

            – Nouveau mix énergétique avec rattrapage du développement des énergies renouvelables pour sortir du tout nucléaire et du tout pétrole en 30 ou 40 ans.

            Services publics

            – Recrutement de gendarmes et de policiers (10 000 en cinq ans), de magistrats et de greffiers.

            http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/04/1050796-PS-un-projet-de-societe.html

          • « Inciter financièrement les jeunes médecins à s’installer pendant deux ou trois ans à la campagne ou dans les quartiers populaires pour lutter contre les déserts médicaux. »

            Ne serait-il pas plus simple de desserrer l’étau du numerus clausus, si ce n’est de le supprimer tout bonnement ?
            Et lutter contre l’emprise des labos sur les medecins et le monde médical en général.

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