« J’ai l’obsession de ce qui s’est passé le 21 avril 2002 » – Le Monde

Entretien paru dans le Monde du 1er mai 2011

Député du Doubs, président de la communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard, Pierre Moscovici publie, le 4 mai, Défaite interdite. Plaidoyer pour une gauche au -rendez-vous de l’histoire (Flammarion, 358 p., 19 euros). A 53 ans, l’ancien ministre des affaires euro-péennes de Lionel Jospin, qui se définit comme un  » strauss-kahnien de raison « , explique pourquoi il -soutient la candidature de l’actuel directeur général du Fonds monétaire international (FMI) à l’élection présidentielle de 2012.

N’est-il pas temps que Dominique Strauss-Kahn, que vous soutenez, dise enfin s’il est ou non candidat ?

Il y a une attente dans l’opinion, je la comprends. Mais nous avons adopté un calendrier qui fixe le dépôt des candidatures au 28 juin. Dominique Strauss-Kahn a dit s’inscrire dans ce calendrier. Il a raison de ne pas céder à la fébrilité.

Dominique Strauss-Kahn a dit s’inscrire dans le calendrier socialiste. Il a raison de ne pas céder à la fébrilité.

La percée de François Hollande dans les sondages n’est-elle pas inquiétante pour Dominique Strauss-Kahn ?

Si François Hollande a décidé de prendre les devants, c’est parce qu’il a senti qu’il avait besoin d’un certain temps pour installer sa candidature. C’est son droit, légitime, d’aspirer à occuper de hautes fonctions. Cela dit, s’agissant de la présidence de la République, celui qui a le plus de carrure et d’expérience pour occuper le poste est, selon moi, Dominique Strauss-Kahn – s’il souhaite bien sûr être candidat.

Mon sentiment est que sa popularité n’est pas friable, car elle repose avant tout, plus encore que sur la sympathie des Français, sur le fait qu’il apparaît comme celui qui est le plus capable d’apporter des solutions à leurs problèmes. C’est un sentiment partagé bien au-delà de la gauche.

Allez-vous jusqu’à souhaiter que les autres candidats se retirent ?

Ne soyons pas dogmatiques à ce stade. Si, fin juin, une candidature apparaît comme celle qui s’impose comme la plus efficace et la plus évidente, alors ne nous interdisons pas le rassemblement dès ce moment-là. Si ce n’est pas le cas, nous devrons travailler collectivement à maîtriser le processus pour qu’il ne tourne pas au  » petit règlement de comptes entre amis « .

tout candidat devrait se poser une question simple : en quoi ma candidature est-elle vraiment utile ?

Mais au lieu de partir du postulat que la confrontation est la règle et que le rassemblement est l’exception, disons plutôt que le rassemblement est l’objectif, et que la confrontation n’est qu’une possibilité. Dire cela devrait obliger tout candidat à se poser une question simple : en quoi ma candidature est-elle vraiment utile ? Et quand je dis utile, ce n’est pas à tel ou tel ego ou plan de carrière mais à la gauche et au pays.

Lors de la primaire du Parti socialiste, en 2006, Dominique Strauss-Kahn avait fait une mauvaise campagne. En quoi serait-il meilleur aujourd’hui ?

S’il n’a pas été désigné en 2006, alors que sa compétence et sa capacité à moderniser la gauche étaient déjà reconnues, c’est peut-être qu’il n’a pas su, aussi bien que Ségolène Royal, saisir ce qu’était alors l’air du temps. Aujourd’hui, les choses sont différentes parce que l’agenda, comme disent les Anglo-Saxons, n’est plus le même.

En 2012, les questions économiques et sociales domineront la campagne – la croissance, l’emploi, les inégalités. Or, dans ce contexte, Dominique Strauss-Kahn me paraît le mieux armé

En 2002, c’est la sécurité qui a dominé la campagne. En 2007, ce furent les valeurs de changement et d’ordre. En 2012, ce seront les questions économiques et sociales – la croissance, l’emploi, les inégalités. Or, dans ce contexte, Dominique Strauss-Kahn me paraît le mieux armé. Son bilan à la tête du FMI le démontre : il a réussi à transformer l’institution, à en faire non plus un gendarme de la finance internationale mais un pompier attentif à la régulation, au développement, aux défis environnementaux et aux problèmes des pays du Sud. Ce mélange d’expérience internationale, de compétence économique et de sens social fait sa force.

En somme, je pense que s’il est attendu aujourd’hui, plus qu’il ne l’était en 2006, c’est à la fois parce qu’il a pris une autre dimension et parce que ses compétences sont celles dont le pays a besoin pour faire face à la crise qu’il traverse.

Le projet du PS peut-il être celui de Dominique Strauss-Kahn ?

Sur les trente mesures du projet, notre candidat pourra en extraire cinq ou dix. Il pourra aussi établir des priorités, en reporter d’autres et ajouter les siennes.

J’ai contribué au projet, et je dois dire que l’exercice a été plutôt réussi car la boîte à idées du PS s’est remplie. Il y a aujourd’hui un écosystème intellectuel qui s’est déployé au profit de la gauche, et ce projet en fait la synthèse. Martine Aubry doit en être remerciée. Cela dit, il manque la patte du candidat, l’orientation stratégique, la cohérence fondamentale que celui-ci va lui donner. Sur les trente mesures du projet, notre candidat pourra en extraire cinq ou dix. Il pourra aussi établir des priorités, en reporter d’autres et ajouter les siennes.

Martine Aubry a déjà demandé à Laurent Fabius de définir les priorités de la première année de la législature en cas de victoire de la gauche en 2012. Quelle sera, dès lors, la marge de manoeuvre du candidat ?

Une telle démarche peut-être utile. Elle sera menée avec toute l’intelligence de Laurent Fabius, et son travail sera mis à disposition du candidat après la primaire. Cela me paraît sage. Mais ne nous y trompons pas : in fine, c’est bien celui-ci qui définira une cohérence stratégique, et c’est le président de la République élu, avec son gouvernement, qui mettra en oeuvre son programme. Le projet, d’une part, et le cadrage, de l’autre, seront des atouts précieux. Ils constitueront un socle commun, mais ils ne peuvent pas être des carcans.

Que manque-t-il, selon vous, au projet du PS ?

J’ai l’obsession de ce qui s’est passé le 21 avril 2002. Je l’ai vécu douloureusement comme homme de gauche, comme républicain et comme ministre de Lionel Jospin. Le 21 avril n’est pas un fait du hasard, et ses causes sont nombreuses : division de la gauche, campagne imparfaite, décrochage de l’électorat populaire. Nous sentons aujourd’hui des phénomènes comparables, en Europe et en France, avec une montée et – plus grave encore – une banalisation du Front national. Nous devons donc nous méfier d’un nouveau 21 avril.

Le PS a proposé de créer 300 000 emplois d’avenir : j’approuve pleinement cette mesure et je souhaite que la -moitié soit fléchée vers les jeunes des banlieues

Or j’observe que le niveau d’intentions de vote prêté à un candidat socialiste, à l’exception de Dominique Strauss-Kahn, reste encore assez faible et ne nous met pas à l’abri d’une élimination de notre candidat dès le premier tour. Nous devons donc incarner une gauche populaire. C’est pourquoi je plaide pour un grand plan pour les banlieues, sous la forme d’une deuxième ANRU – Agence nationale pour la rénovation urbaine – , -ainsi que d’un plan pour les jeunes des banlieues.

Le PS a proposé de créer 300 000 emplois d’avenir : j’approuve pleinement cette mesure et je souhaite que la -moitié soit fléchée vers les jeunes des banlieues.

Pourquoi le PS a-t-il du mal à parler aux catégories populaires ?

Le PS est le parti des territoires, nous sommes pleinement crédibles au plan local. Mais vous avez raison : il reste une interrogation sur notre capacité à changer les choses sur le plan national. Ma réponse à cela, c’est qu’il faut introduire une forme de radicalité. Le mot peut surprendre dans ma bouche de social-démocrate, mais il a été utilisé par Dominique Strauss-Kahn et Michel Rocard dans les années 2002-2006 : c’est la thèse du réformisme radical. Il s’agit de répondre aux aspirations de l’électorat populaire, qui demande plus de justice sociale mais refuse l’assistanat. Il est nécessaire pour cela de s’attaquer aux inégalités à la racine, en comblant les déficiences de l’appareil industriel et en assurant l’égalité des chances pour les jeunes des banlieues.

Avez-vous d’autres regrets concernant le projet tel qu’il est actuellement ?

Deux autres points me tiennent à coeur. D’abord la question culturelle. La culture n’est pas un supplément d’âme. Les acteurs culturels ont besoin d’être écoutés. Il faut démocratiser la culture et redonner un élan dans ce domaine, comme nous l’avons fait en 1981.

Ensuite il y a la question européenne. Au PS, à cause de nos divisions en 2005 à l’époque du référendum, l’Europe est un peu devenue la poussière que l’on cache sous le tapis. Or si nous ne sommes pas capables de proposer une nouvelle donne économique, sociale et politique à nos partenaires, notamment aux Allemands, les marges de manoeuvre d’un gouvernement de gauche seront limitées. Nous devrons donc apporter un souffle européen, remettre en marche la machine européenne, proposer un nouveau pacte de progrès pour l’Europe.

Diriez-vous, comme François Hollande, que les Français ont tourné la page de Nicolas -Sarkozy ?

François Hollande a raison de considérer que Sarkozy est profondément discrédité. Les Français qui lui ont fait confiance ne retomberont pas dans le panneau. Ils ne l’aiment plus, ils ne le croiront plus. Sarkozy ne peut donc plus gagner, mais la gauche, elle, peut encore perdre si elle aborde sa primaire de façon frivole, si le narcissisme des petites différences l’emporte sur l’exigence du rassemblement, et si notre projet ne convainc pas pleinement.

Ne nous leurrons pas : en face de nous, nous avons une bête politique qui sait jouer des émotions populaires et des démons populistes. Il va dénigrer, diviser, promettre, mentir. Et Marine Le Pen est menaçante. Voilà pourquoi, pour ma part, je dis qu’il ne faut pas tirer un trait sur Sarkozy. Je le répète : sa défaite est probable, mais sa réélection n’est pas impossible.

Ne soyons donc pas présomptueux : le vainqueur des primaires socialistes ne sera pas ipso facto le prochain président de la République. C’est pourquoi nous devons bien choisir notre candidat. Nous n’avons pas le droit de nous tromper. Parce que pour la gauche comme pour les Français, la défaite est interdite en 2012.

Propos recueillis par Sophie Landrin et Thomas Wieder

94 réflexions au sujet de « « J’ai l’obsession de ce qui s’est passé le 21 avril 2002 » – Le Monde »

  1. Et DSK n’est pas encore président de la France; il donne une image de vieux papy qui sucre les fraises.

  2. 21 avril 2002 : date marquant une rupture pour la gauche et tout particulièrement pour le PS. Aujourd’hui, en 2011 les leçons du passé n’ont pas été tirées, lepen dans un dernier sondage séduit 36% des ouvriers, historiquement à gauche, c’est un tournant politique majeur, comment la gauche a-t-elle pu à ce point déçevoir les classes populaires? tout simplement en se préoccupant davantage de l’image, des égos, et pas des attentes légitimes de cette classe populaire. Cette réalité est très inquiétante, et rien ne peut assurer d’une victoire de la gauche et ce n’est pas un livre « défaite interdite » qui fera revenir les ouvriers à gauche, le mal est fait, et regagner la confiance des ouvriers reste entièrement à construire.

  3. je suis une citoyenne de la gauche défendant les valeurs de solidarités ..j’ai toujours voté PS au 2° tour par discipline républicaine mais je ne ferai vraisemblablement pas en 2012 si le candidat est DSK représentant de la gauche « caviar » qui a fait prendre un certain nombre de mesures impopulaires en France, sans parler de son action au FMI (cf la Grèce) et que la droite va soutenir en France bien consciente qu’il mènera sa politique libérale .Libre à vous de vous dispenser de voix telles que la mienne mais je ne suis pas isolée..Mais peut être n’en voulez pas du pouvoir pour une action envers les + défavorisés???

    • DSK et le FMI : DSK n’est pas responsable de la faillite connue par la Grèce, ce sont les élites politiques de ce pays qui ont entraîné une situation financière ingérable, et c’est à ce titre que le FMI est intervenu afin d’assainir les finances catastrophiques de ce pays, et DSK n’était pas le Président de la Grèce et ne l’est pas, tout comme il n’est pas le Président des pays qui coulent leurs finances par des montages budgétaires fallacieux au détriment de leur peuple!

      • hamdoune, bien sûr que si, tu connais bien la rengaine :)
        DSK est responsable des comptes truqués de la Grèce, du sur-endettement du pays au-delà de ses capacités de remboursement, du non-paiement de l’impôt par la majorité de la population, par la vente forcée de deux ports et de plusieurs îles à la Chine et à l’Arabie Saoudite, de l’incapacité à payer les fonctionnaires, tout ça, c DSK ;)

        C comme pour les 35 heures, si tout va mal, c à cause du monstre DSK. Bientôt, si les escargots ne se reproduisent pas, ce sera forcément un coup tordu de DSK aussi

  4. Bonjour,

    Globalement, et par fonction sociale, je peux dire que ce blog est « dormant », que sur les « x » messages que j’a envoyés j’ai constaté des gens sympas, démocrates, etc., mais en « attente de ».

    Votre affaire, DSK, n’est pas encore avérée.

    Je pense qu’elle ne « viendra pas » (cf/Bible).

    Mes meilleures pensées, et bonne sieste « socdems » -) vous aurez le temps d’ici 2017.

  5. On est bien d’accord, Hollande ne fait pas le poids face à… Sarkozy.
    Et, d’ailleurs, si Hollande est si « insignifiant » comment se fait-il que le « noyau dur » des socdems intiment « l’ordre » – le conseil – à Hollande de s’occuper de la Corrèze, de remettre son ambition au vestiaire? Y-a-t-il, oui ou non, des primaires?
    Selon moi – avis tout relatif j’en suis bien conscient -) – c’est parce que pour DSK il est inimaginable que le directeur du FMI, passé « sauveur de la finance mondiale » – enfin ça s’écrit – puisse jouer à la Star académie politique avec les autres, ces candidats potentiels, sans vraie envergure, etc.
    Je reste sur l’idée que ce qui mine le plus DSK c’est l’orgueil, et qu’il se dote de l’habit d’homme d’Etat avant même toute élection, alors que s’agissant du FMI, le poste est plus une « nomination » qu’une élection (même s’il y a une sorte de vote – acquis par le circuit relationnel ou la force de tel ou tel Etat).
    En effet, ça se discute.

    • C’est plutôt Sarkozy qui ne fait pas le poids tout court, son discrédit atteint des sommets, la gauche a sa victoire entre les mains, et le candidat est loin d’être la seule donnée, même si c’est une donnée essentielle. Après Sarkozy aura recours à toutes les démagogies, toutes les bassesses et tous les enfumages, il faudra s’y préparer, mais pour l’enfumage il faut reconnaitre que son numéro ne fait plus recette.

      • Trêve de charabia:

        Soit le candidat est la donnée essentielle – d’ou DSK – soit il n’est pas la donnée essentielle.
        Je veux bien être aimable, mais je suis avant tout bon lecteur et notamment des « non-dits ». et je n’ai plus 15 ans, pas plus que j’appartiens à la « France qui se lève tôt »; ces sornettes.

        Le problème de Sarkozy c’est son image. Personnellement il ne m’a jamais fait rêver – ses tics, son pseudo-emprunt au langage du génial Céline (langage populaire), ses costumes étriqués, etc.
        Mais je le crois assez accroché au pouvoir (le désir) pour rectifier le tir: il est encore temps.
        Le gros problème de Sarkozy c’est un problème de « taille »; ,il a du mal avec la notion de « dimension », de « hauteur ».

        Election « à portée de mains » ou « entre les mains ». Réfléchis à ce que tu écris, ton inconscient te joue des tours.

        Cela posé, si DSK est président en 2012, perso cela ne me dérange pas: sous Mitterrand, je me suis (déjà) enrichi en dormant (foncier).

        En revanche, ces petits arrangements entre amis, ces louvoiements, cette presque certitude d’un « Messie », ça me gonfle.
        Alors, je le dis, parce que l’Internet existe – la plus formidable invention du XXème siècle.
        Or, je trouve que les « injonctions » de M. Moscovici et de M. Colomb (que Hollande et Cie retirent leur candidature des primaires) ressemblent trop à une « communication verticale », alors que l’Internet – à la base – va à la « communication horizontale »; ainsi des « pouvoirs ».
        Vous auriez tort de négliger ces « détails ».
        En finale, je pense que Sarkozy sera réélu en 2012.
        Mais sans plus, sans trop de subjectivité.
        Encore une fois, DSK ou Sarkozy, ça ne changera pas ma vie, ni mes facilités bancaires.
        Mes hommages, Cher Jonas

        • Le candidat est UNE donnée essentielle mais pas la seule donnée loin de là. Il n’y à pas de charabia.
          Vous vanter de vous enrichir en dormant, de vos facilités bancaires, pour le coup, assez inélégant et méprisable.
          Et que DSK vous gonfle on s’en fiche.
          Quant à 2012 on verra bien, si c’est Sarkozy la France ira très mal après, donc si ça ne change pas votre vie, moi ça change la mienne car j’aime mon pays et je veux continuer à l’aimer.

          • En vérité je vous le dis: Français! les socialistes sont comme Pierre, avant trois mois d’exercice du pouvoir ils vous auront reniés trois fois!
            Amen

          • En vérité je pense qu’on peut se passer des références bibliques, surtout aussi mal utilisés.
            Et d’abord, « qu’est-ce que la vérité ? » Demandait l’autre

  6. Où est le problème ? puisque Dieu que tout le monde attend va revenir et est sûr d’être choisi, car son copain de BVA le dit.

    Evidemment si Dieu a déjà peur de la primaire socialiste, il est effectivement mal barré pour la confrontation de 2012.

    Votre Dieu, ferait mieux de rester aux US et de laisser aux vrais politiques la campagne des primaires, puis à S Royal le soin de mener la gauche à l’Elysée en mai 2012.

    • personne ne parle de Dieu, personne ne dit que tout le monde l’attend, DSK n’a jamais dit qu’il était sûr de gagner, loin de là d’ailleurs.

      Et qui te dit qu’il a peur des primaires ? Les commentateurs politiques ?

      Pour Royal, no comment.

      • Nicolas nous sommes en démocratie, et il vaut mieux avancer des arguments même s’ils sont différents que de dire en anglais pas de commentaire !! ce genre de propos ne résoud rien ….

        • j’ai simplement « no comment » pour ne pas relancer l’éternelle machine à arguments/contre-arguments à n’en plus finir sur Royal. Ca fait des années maintenant que ça tourne en boucle ici et ailleurs, je voulais simplement signifier que je ne voulais pas réagir.

          Et vous faites bien de rappeler que DSK n’a jamais rien dit sur ses « prétentions et certitudes de gagner », on est bien d’accord :)

      • Nicolas —>

        Effectivement, il faut rendre hommage à DSK: il n’a jamais dit qu’il était sûr de gagner. Il n’a au vrai jamais rien dit. -)

        Bon, j’arrête de vous taquiner. Je reviendrai plus tard, dans tous les cas:

        – 1° Pour vous consolez de votre « effroi » devant l’absence de DSK.
        – 2° Pour un mea-culpa si, d’aventure, DSK se présentait.

        Dans tous les cas, ce blog est bien sympathique – loin des « exaltés » de Désirs d’avenir – une sorte de tribune lite du Figaro. -)

        Bonne campagne.

        • candide,

          ne vous tourmentez pas trop, il n’y aura aucun « effroi » de ma part si DSK ne se présente pas ;) Je pense que DSK a le profil idéal pour gagner contre Sarkozy, mais si qqun d’autre est choisi, je ferai avec, aucun problème :)

          Et votre mea culpa serait inutile, chacun a le droit d’avoir ses préférences ;)

    • Si S. Royal tait cpable de mener la gauche à l’Élysée on s’en serait déjà aperçu.

  7. interview BFM TV : dans le chiffrage du programme proposé par le PS , soit 50 milliards , aucune allusion à la dette publique qui représente 80% du PIB, M. Moscovici se contente de répéter que la France reste « très bien notée , elle conserve le triple AAA », ah oui formidable, alors attendons, laissons la dette se creuser, pas grave, les générations futures paieront, quelles sont les propositions dans ce programme pour réduire le déficit public abyssal???? cette question est à mon sens fondamentale, et la juger secondaire est une grave erreur, non M. Moscovici nous dit « la France est solvable », super, jusqu’à quand??? le PS est trop approximatif et léger sur cette donnée, nous y sommes pourtant très sensibles, car il s’agit d’argent public et donc de notre argent à tous. La gauche veut être « populaire » qu’elle commence à se soucier de notre argent et en capacité de nous expliquer comment elle va réduire la dette publique

    • je trouve que vous faites bien peu de cas des très nombreuses fois où M. Moscovici a affirmé avec vigueur que la dette était l’ennemi de la gauche (là ce sont ses mots), et que ne pas prendre pleinement en compte le poids de la dette et des déficits sur les finances publique, dans le projet socialiste, serait de l’inconscience coupable, au bas mot (là ce sont les miens mais en substance c’est ça).
      Quand au projet du PS, il est financé il me semble. Si j’ai bien compris c’est 50 milliards d’euros dégagés par la suppression de déduction fiscales effectués par la droite depuis 2002, et la moitié de ces marges de manoeuvres affectés à la réduction du déficit et de la dette, avec l’objectif de descendre sous les 3 % de déficit dès 2013… si mes souvenirs et ma lecture sont bons (j’invite à me contredire si je me trompe)

  8. défaite interdite : titre accrocheur et en phase avec la triste réalité politique de la gauche, un seul président sous la Vème république de gauche (1981 Mitterand), depuis c’est toujours la droite qui est au pouvoir sur le plan national, et la gauche peut encore perdre, tout dépendra de l’appareil politique et stratégique mis en place pour la nouvelle campagne présidentielle, une élection de ce niveau ne tient pas à un seul homme ou femme, le plus important est l’équipe mise en place pour parvenir au succès, et de ce point de vue la gauche reste encore fragile et les égos risquent d’exploser lors des primaires, le danger est là, si ces égos prédominent la gauche perdra à coup sûr, car la situation socio-économique des citoyens de ce pays est trop grave, la gauche n’a pas le droit de manquer le rendez-vous de vérité avec le peuple, et si le renouvellement des élites ne se fait pas, la gauche ne pourra pas convaincre.

    • hamdoune fannia —>

      Déficit public?
      Qu’est-ce qu’on en a à foutre de nos petits enfants. Il nous faut jouir,ici et maintenant, et d’urgence!
      Je trouve ton « Surmoi » pléthorique, qu’en est-il de ton « ça »? Oui, oui, le tiens…

  9. Recolonisation en marche à New York à travers l’instrumentalisation de la Mission permanente de Côte d’Ivoire à l’ONU

    Comme on pouvait s’y attendre, la France a totalement repris le contrôle de la Mission permanente de Côte d’Ivoire à New York. C’est en effet la Mission française à New York qui donne directement des instructions à la Mission ivoirienne et non le Ministère ivoirien des Affaires Etrangères. Il est bon de savoir que tel était le cas avant l’arrivée au pouvoir du Président Laurent Gbagbo. Il avait donné une véritable indépendance à la Diplomatie ivoirienne. La recolonisation en marche à New York à travers l’instrumentalisation de la Mission permanente de Côte d’Ivoire à New York à l’ONU. Les chemins de la lutte pour l’acquisition des libertés et l’independance sont sémés d’embûches, mais rien ne peut remplacer cette autnomie sociale qui doit nous permettre de profiter de nos richesses pour le developpement des pays africains.

  10. Alassane Ouattara : Goût du sang et malaise dans la civilisation !

    Selon une opinion généralement admise par les Occidentaux le Président Gbagbo était le grand méchant loup ivoirien et le gentil démocrate devait être le sieur Alassane Ouattara. Pour cette raison, M. Ouattara a eu le soutien de l’ONU, de l’Armée Française (Force Licorne) et des combattants des Forces Nouvelles du nord de la Côte d’Ivoire. Ce qui devait arriver est arrivé le 11 avril et les Français ont offert le pouvoir politique à Dramane Ouattara.

    Cependant, tout observateur avisé est en droit de se poser quelques questions de bon sens sur le dossier ivoirien :

    – Comment se fait-il que Laurent Gbagbo tout Président qu’il était, n’ait jamais attenté à la vie de Guillaume Soro (Premier Ministre malgré son statut de rebelle) qui est officiellement la cheville ouvrière des tueries en Côte d’ivoire ? Pourquoi n’a-t-il pas fait assassiner Alassane Ouattara le père de la rébellion ? Par pure charité chrétienne ou par différence culturelle ?

    – Alassane Ouattara ayant pris le pouvoir grâce à l’Armée Française et disposant de tous les soutiens internationaux imaginables, qu’est-ce qui explique cette folie meurtrière qui semble animer le nouvel « homme fort » d’Abidjan et ses sbires ? Quel que soient les crimes de IB Coulibaly, avait-il besoin de le tuer et d’exposer son corps dans cette forme de pornographie morbide qui semble être devenue la marque de fabrique des « vainqueurs » du 11 avril 2011 en Côte d’Ivoire ?

    En tant qu’ancien journaliste en France (une profession abandonnée pour s’opposer au Système Bongo en décembre 2008), j’interpelle la conscience professionnelle des journalistes français : votre silence serait une forme de complicité ! Les tueries doivent s’arrêter en terre ivoirienne et c’est le devoir de la presse mondiale de le dire clairement.

    L’erreur des Français à mon humble avis, est de ne pas comprendre que les 2/3 des Africains sont une génération postcoloniale qui aspire à d’autres mœurs que la guerre pour la guerre, la mort gratuite, les hyper-présidents, les massacres et cette gouvernance d’un autre âge. La culture de la violence pure et de la cruauté doivent interpeller chacun : Alassane Ouattara n’a-t-il pas bluffé le monde entier puisque vraisemblablement, il ne sait donner que la mort et dévore même ses propres enfants !

  11. Monsieur MOSCOVICI,

    19h30, le 01/05/2011
    Votre passage sur BFM TV m’interpelle, lorsque je constate que la position de votre parti politique n’a guère évolué sur la situation de crise en Côte d’Ivoire. Les faits sont têtus.

    Pourtant des éléments concordants prouvent la non conformité des résultats des élections du 28 novembre 2010. Les remarques de Thabo MBEKI du 29 avril 2011 extraites du Foreign Policy, le prouvent car n’oublions pas, ce dernier s’est déplacé en Côte d’Ivoire tout au début de la crise, son compte rendu transmis à l’UA, ainsi que les conclusions du panel, nous les attendons toujours. Ce qu’aucun PS n’a eu la décence de faire en se contentant d’adopter une position jusqu’au-boutiste en dehors de toute intégrité intellectuelle. Certains mêmes ont participé à des réunions secrètes à l’Elysée pour statuer comme pour se conformer à un seul mot d’ordre. Ce n’est pas démocratique toutes ces messes-basses. Car si tel était le cas, des décisions auraient du être prises au sein de votre assemblée nationale. Cessez des considérer comme des bêtes de somme. A l’image de ce qui se passe en Tunisie, Egypte, les Africains ont le souhait de sortir sous le joug du colonialisme pur et dur. Bien au contraire, on nous ressert cette soupe d’un bien mauvais goût en plein 21ème siècle.

    Vous ne pourrez tromper au-delà la jeunesse africaine, car Cheik Anta Diop disait souvent que la gauche était souvent plus minable que la droite. Sauf que 2011 voit à la tête de l’Etat un homme féru de guerre pour simplement des résultats issus des urnes en associant une communauté d’intérêts qui est largement hors des clous. Vous ne pourrez me démontrer le contraire. Pour avoir déjà dépouillé des urnes en terre française, toute erreur était soumise à recomptage avant toute transmission aux préfectures. La Constitution de la Côte d’Ivoire garantit sa souveraineté qui a été largement bafouée. D’aucuns socialistes n’affirment ces faits. Par conséquent il nous est naturel de déduire votre duplicité dans toute cette affaire. Parce que les états n’ont pas de sentiments, mais que des intérêts ?

    A ce jour aucun socialiste ne monte à la tribune pour dénoncer les exactions continues, depuis le 11 avril et même depuis 2002, dont se rendent coupables, les forces rebelles, les dozos, l’ONUCI, la force licorne dans ce pays. Il ne me semble pas que le Président élu de la CI, Laurent Gbagbo se soit rendu coupable de tels actes : ethnicisme, presses muselées, arrestations en slip, tueries, décapitages, viols, pillages, vols, libération de prisonniers, et j’en passe. Vous l’avez traité de dictateur. De qui vous moquez-vous ?

    Un homme désireux un partage équitable de ses ressources entre l’Etat, sa population et ses partenaires et non du 80% pour la France, 10% pour le Burkina Faso, et 10% pour sa poche. Un français revendiquant cette répartition, l’auriez-vous honni ?

    Un homme qui aspire au développement de l’Afrique avec pour commencer la création de sa propre monnaie au lieu de ce CFA qui nous fait passer pour des babouins, dont la France tire un grand bénéfice. Aurez-vous le courage d’expliquer aux français cette imposture du franc CFA ?

    A la lumière des faits, et de toutes les concessions accordées, cet homme n’a jamais adopté les postures de l’actuel gouverneur imposé à la CI avec les armes lourdes françaises qui ont tué des innocents, soi-disant résolues dans une série de chiffre – 1975, là pour les protéger. Les films sont enfin sortis, nous avons vu.

    A quand le TPI ? Dès 2004, votre armée à tué des Ivoiriens (67) et plus de 1200 blessés. Par conséquent où se situe le curseur de votre justice, ou le seuil de votre humanité ? Ce ne sont que des Nègres, sans rien dans la calebasse et tout dans la morphologie ?

    Vos presses restent muettes. La propagande bat son plein. La France est en déperdition. Vous n’avez jamais été un pays des droits de l’Homme, si ce n’est de l’Homme blanc, comme l’indiquait Jules Ferry. Car à cette même période, les Bois d’Ebène étaient amarrés à fonds de cale avec comme seuls compagnons, les rats. Vos droits de l’Homme ne sont que pure fantasme.

    Je vous propose en lecture le teste original de Thabo Mbeki (en anglais) :

    What the World Got Wrong in Côte D’Ivoire
    Why is the United Nations entrenching former colonial powers on our continent? Africans can and should take the lead in resolving their own disputes.

    The second round of the Nov. 30, 2010, presidential elections in Côte d’Ivoire pitted against each other two long-standing political opponents, Laurent Gbagbo and Alassane Ouattara. For this reason, and of strategic importance, it was inevitable that this electoral contest would decide the long-term future of the country. Everybody concerned should have probed very seriously the critical question: Would the 2010 elections create the conditions that would establish the basis for the best possible future for the Ivorian people?

    Rather, the international community insisted that what Côte d’Ivoire required to end its crisis was to hold democratic elections, even though the conditions did not exist to conduct such elections. Though they knew that this proposition was fundamentally wrong, the Ivorians could not withstand the international pressure to hold the elections.This was not done.

    However, the objective reality is that the Ivorian presidential elections should not have been held when they were held. It was perfectly foreseeable that they would further entrench the very conflict it was suggested they would end.

    The 2002 rebellion in Côte d’Ivoire divided the country into two parts, with the north controlled by the rebel Forces Nouvelles, which supported Alassane Ouattara, and the south in the hands of the Gbagbo-led government. Since then, Côte d’Ivoire has had two governments, administrations, armies, and « national » leaders.

    Any elections held under these circumstances would inevitably entrench the divisions and animosities represented and exacerbated by the 2002 rebellion.

    The structural faults which lay at the base of the 2002 rebellion include such inflammable issues as trans-national tensions affecting especially Côte d’Ivoire and Burkina Faso, Ivorian ethnic and religious antagonisms, sharing of political power, and access to economic and social power and opportunities.

    In this regard, the international community has assiduously suppressed proper appreciation of various explosive allegations which, rightly or wrongly, have informed and will continue to inform the views of the Gbagbo-supporting population in southern Côte d’Ivoire — and much of Francophone Africa!

    These are that Ouattara is a foreigner born in Burkina Faso, that together with Burkinabè President Blaise Compaoré he was responsible for the 2002 rebellion, that his accession to power would result in the takeover of the country especially by Burkinabè foreigners, and that historically, to date, he has been ready to advance French interests in Côte d’Ivoire.

    Taking all this into account, the African Union understood that a lasting solution of the Ivorian crisis necessitated a negotiated agreement between the two belligerent Ivorian factions, focused on the interdependent issues of democracy, peace, national reconciliation and unity.

    In protracted negotiations from 2002, the Ivorians agreed that the presidential elections would not be held until various conditions had been met. These included the reunification of the country, the restoration of the national administration to all parts of the Ivorian territory, and the disarmament of the rebels and all militia and their integration in the national security machinery, with the latter process completed at least two months ahead of any presidential elections. Despite the fact that none of this was honoured, the presidential elections were allowed to proceed.

    In the end, Ouattara has been installed as president of Côte d’Ivoire. Gbagbo, and his wife Simone, have ended up as humiliated prisoners. Many Ivorians have died and have been displaced, much infrastructure has been destroyed, and historic animosities have been exacerbated in the lead up to this outcome.

    Many things have gone radically wrong along the road to this result.

    Agreements relating to what needed to be done to create conditions for free and fair elections were wilfully and contemptuously ignored. The Ivorian Constitutional Council (CC) is the only body constitutionally empowered to determine the winner in any presidential election and to install the president, with the Electoral Commission (IEC) mandated to forward its provisional results to the CC. However, the very people who insist on the sanctity of the rule of law as fundamental to all democratic practice, elected illegally to recognise the provisional result announced by the chairperson of the IEC on his own, as the authentic outcome of the presidential election.

    As provided by the law, Gbagbo contested the fairness of the elections in certain parts of the country, especially the north. The CC, rightly or wrongly, accepted the majority of the complaints made by Gbagbo, identified other « irregularities, » annulled the votes in some districts, and declared Gbagbo the victor. The chairperson of the IEC did not take these alleged irregularities into account and decided that Ouattara had won.

    The envoy of U.N. Secretary-General Ban Ki-moon, his fellow South Korean, SRSG Young-jin Choi, also determined that Ouattara had won, but on the basis of fewer votes than those announced by the IEC, having determined that some of the complaints made by Gbagbo were legitimate. In terms of the votes cast for the two candidates, the IEC, the CC, and the U.N. SRSG made three different determinations.

    Gbagbo proposed that to resolve this matter, which bears on the important issue of the will of the Ivorian people, an international commission should be established to verify the election results, with the important pre-condition that both he and Ouattara should accept the determination of the commission.

    This proposal was rejected by the international community — despite the fact that it would have resolved the electoral dispute without resort to war, and despite the fact that some election observers questioned the fairness of the elections, especially in northern Côte d’Ivoire.

    For instance, reporting on the elections in the north, the election observer mission of the AU led by Joseph Kokou Kofigoh, former prime minister of Togo, the independent civil society Societé Civile Africaine pour la Democratie et l’Assistance Electoral led by Seynabou Indieguene of Senegal, and the Coordination of African Election Experts (CAEE) from Cameroon, Senegal, Benin, Mali, Morocco, Gabon, and Togo led by Jean-Marie Ongjibangte of Cameroon, all sounded the alarm about the elections in the north.

    For instance, the CAEE said: « After sharing information with other national and international election observers, we hereby state that the second round of the presidential elections in Côte d’Ivoire was held amidst major problems in (various northern) regions…

    « These problems were stealing of ballot boxes, arresting of candidates’ representatives, multiple voting, refusal to admit international observers to witness counting of ballots, and the murder of representatives of candidates. To that effect, we hereby declare that the second round of voting was not free, fair and transparent in these (northern) localities. »

    For its part, to this day, the ECOWAS election observer mission has not issued its report on the second round of the presidential election! Why?

    Clearly the independent international commission proposed by Laurent Gbagbo could have been established and empowered to make a definitive and binding determination about what had happened. Time will tell why this was not done!

    Further, the U.N. SRSG took the extraordinary decision to exceed his mandate by declaring who had won the presidential election, contrary to his tasks as detailed by the Security Council. This positioned the U.N. Mission in Côte d’Ivoire (UNOCI) as a partisan in the Ivorian conflict, rather than a neutral peacemaker, equidistant from the belligerent parties.

    From this point onwards, UNOCI had no choice but actively to work for the installation of Ouattara as president of the country and the removal of Gbagbo. Ultimately, this found expression in the blatant use of its military capacities to open the way for the Forces Nouvelles to defeat the Gbagbo forces and capture Gbagbo, under the shameless pretence that it was acting to protect civilians.

    While obliged to respect its peacekeeping mandate, which included keeping the belligerent forces apart, UNOCI did nothing to stop the advance of the Forces Nouvelles from the north to the south, including and up to Abidjan. Nor did UNOCI or the French Licorne forces, as mandated by the United Nations, act to protect civilians in the area of Duékoué, where, evidently, the most concentrated murder of civilians took place! This recalls the United Nations’s failure to end the more catastrophic murder and abuse of civilians in the eastern Democratic Republic of the Congo!

    The Ivorian reality points to a number of incontrovertible conclusions.

    The agreed conditions for the holding of democratic elections in Côte d’Ivoire were not created. Despite strong allegations of electoral fraud, the international community decided against conducting any verification of the process and the announced results. This left unanswered the vitally important question of who actually had won the elections, which Ouattara might have done.

    The United Nations elected to abandon its neutrality as a peacemaker, deciding to be a partisan belligerent in the Ivorian conflict.

    France used its privileged place in the Security Council to position itself to play an important role in determining the future of Côte d’Ivoire, its former colony in which, inter alia, it has significant economic interests. It joined the United Nations to ensure that Ouattara emerged as the victor in the Ivorian conflict.

    This addressed the national interests of France, consistent with its Françafrique policies, which aim to perpetuate a particular relationship with its former African colonies. This is in keeping with remarks made by former French President François Mitterand when he said, « Without Africa, France will have no history in the 21st century, » which former French foreign minister Jacques Godfrain confirmed when he said: « A little country [France], with a small amount of strength, we can move a planet because [of our]…relations with 15 or 20 African countries… »

    The AU is also not without blame, as it failed to assert itself to persuade everybody to work to achieve reconciliation among the Ivorians, and therefore durable peace. Tragically, the outcome that has been achieved in Côte d’Ivoire further entrenches the endemic conflict in this country. This is because it has placed in the exclusive hands of the failed rebellion of 2002 the ability to determine the future of the country, whereas the objective situation dictated and dictates that the people of Côte d’Ivoire should engage one another as equals to determine their shared destiny.

    During the decade he served as president of Côte d’Ivoire, Gbagbo had no possibility to act on his own to reunify the country and achieve reconciliation among its diverse people, despite the existence of negotiated agreements in this regard. As he serves as president of the country, Ouattara will not succeed to realise these objectives, acting on his own, outside the context of honest agreement with the sections of the Ivorian population represented by Gbagbo.

    What was to come was foreseen by the then U.S. ambassador in Côte d’Ivoire, Wanda L. Nesbitt. In July 2009, she advised the U.S. government:

    « It now appears that the Ouaga IV agreement, [the fourth agreement to the Ouagadougou Political Agreement which prescribed that disarmament should precede the elections], is fundamentally an agreement between Blaise Compaore [President of Burkina Faso] and Laurent Gbagbo to share control of the north until after the presidential election, despite the fact that the text calls for the Forces Nouvelles to return control of the north to the government and complete disarmament two months before the election…

    « But the 5,000 Forces Nouvelles soldiers who are to be « disarmed » and regrouped into barracks in four key cities in the north and west until a new national army is created, represent a serious military capability that the FAFN [Forces Nouvelles] intends to keep well-trained and in reserveuntil after the election. The hand-over of administrative power from the FAFN to civilian government authorities is a pre-requisite for elections but, as travelers to the north (including Embassy personnel) confirm: the FAFN retain de-facto control of the region especially when it comes to finances. »

    The failure to address the « pre-requisite for elections » predetermined their outcome. The rebel « control » of the north, mentioned by Ambassador Nesbitt, prescribed the outcome of the 2010 presidential election. Similarly, it was the « military capability » of the rebellion, which Ambassador Nesbitt mentioned, that was used to ensure that Ouattara became president of Côte d’Ivoire.

    It is little wonder that as the post-election crisis deepened, Laurent Gbagbo would cry out: I was betrayed!

    At the end of it all, there are many casualties.

    One of these is the African Union. The tragic events in Côte d’Ivoire have confirmed the marginalization of the union in its ability to resolve the most important African challenges.

    Instead, the AU has asserted the ability of the major powers to intervene to resolve these challenges by using their various capacities to legitimize their actions by persuading the United Nations to authorise their self-serving interventions.

    The United Nations is yet another casualty. It has severely undermined its acceptability as a neutral force in the resolution of internal conflicts, such as the one in Côte d’Ivoire. It will now be difficult for the United Nations to convince Africa and the rest of the developing world that it is not a mere instrument in the hands of the world’s major powers. This has confirmed the urgency of the need to restructure the organisation, based on the view that as presently structured the United Nations has no ability to act as a truly democratic representative of its member states.

    Thus, in various ways, the events in Côte d’Ivoire could serve as a defining moment in terms of the urgent need to reengineer the system of international relations. They have exposed the reality of the balance and abuse of power in the post-Cold War era, and put paid to the fiction that the major powers respect the rule of law in the conduct of international relations, even as defined by the U.N. Charter, and that, as democrats, they respect the views of the peoples of the world.

    We can only hope that Laurent and Simone Gbagbo and the Ivorian people do not continue to suffer as abused and humiliated victims of a global system which, in its interests, while shouting loudly about universal human rights, only seeks to perpetuate the domination of the many by the few who dispose of preponderant political, economic, military and media power.

    The perverse and poisonous proceedings that have afflicted Côte d’Ivoire pose the urgent question: How many blatant abuses of power will Africa and the rest of the developing world experience before the vision of a democratic system of global governance is realised?

    BY THABO MBEKI

  12. « Lors de la primaire du Parti socialiste, en 2006, Dominique Strauss-Kahn avait fait une mauvaise campagne. En quoi serait-il meilleur aujourd’hui ? »

    En 2006 Dominique s’est fait enfermer dans un calendrier qui asphyxiait les compétiteurs de Royal. Rien à voir cette fois.
    Par ailleurs, il me semble que les socdems sont mieux armés, plus fiers, plus combatifs, moins disposés à se faire rouler dans la farine d’un consensus qui ne leur laisse pas le leadership.

    Il faut être prêts à accueillir des sensibilités différentes des nôtres, mais cette élection est la notre et nous ne la laisserons pas passer.

    • « Il faut être prêts à accueillir des sensibilités différentes des nôtres, mais cette élection est la notre et nous ne la laisserons pas passer. »

      Il faut aussi, et surtout, que vous soyez prêts à rallier une sensibilité différente de la votre, contrairement à ce que vous avez fait en 2007, et qui a fait perdre la gauche.

      • Oui mais pour certains l’ennemi politique est toujours la même … et n’ont toujours rien compris !

      • tu comptes ressasser la même histoire pendant 50 ans ? Il est temps de penser à 2012 et de ne pas rester focalisé sur les défaites du passé.
        Car pour rappel, ils sont un certain nombre sur DA à se vanter de ne pas avoir voté Jospin en 2002. Voilà, c’est comme ça, inutile de rester skotché!

      • En 2007 vous avez organisé le vote des primaires comme vous vouliez, puis votre campagne comme vous vouliez.

        Quel qu’ai été le déroulement de la bataille, c’est au chef d’en assumer la pleine et entière responsabilité.

    • —> Bloggy Bag
      « Par ailleurs, il me semble que les socdems sont mieux armés, plus fiers, plus combatifs, moins disposés à se faire rouler dans la farine d’un consensus qui ne leur laisse pas le leadership. »

      Comme par exemple aller à une candidature unique – de confirmation – du patron du FMI, DSK ?

      Bizarre, tu communiques par l’horizontal avec l’Internet mais tes mots appellent à la « verticalité ».

      Tu te trompes.

    • Si DSK veut faire une bonne campagne cette fois ci, il ne faut pas qu’il se laisse enfermer dans un cercle étroit de conseillers et de communicants, il faut qu’il aille à la rencontre de ses soutiens « ordinaires »,qu’il les mobilise et les écoute.

  13. « Le PS a proposé de créer 300 000 emplois d’avenir : j’approuve pleinement cette mesure et je souhaite que la -moitié soit fléchée vers les jeunes des banlieues »

    Je propose d’utiliser ces emplois pour construire en parallèle de l’existant les nouveaux services publics, nouveaux dans le sens d’une modernisation de l’approche et des moyens. Il serait temps de sortir de l’administration napoléonienne…. :-)

    Dépassons le possible !

  14. « Sur les trente mesures du projet, notre candidat pourra en extraire cinq ou dix. Il pourra aussi établir des priorités, en reporter d’autres et ajouter les siennes. »

    Ne pas oublier de présenter les choses dans le sens d’outils permettant de mener à un idéal.
    Il faut un outil symbolique fort : Dominique avait mis la construction d’un nouvel urbanisme à son programme de 2006, je crois que cela pourrait être un outil extraordinairement fort tant cet outil permet de s’attaquer de façon unifiée à plein de problèmes : la pauvreté et l’exclusion liée au mal-logement, un nouvel habitat pour répondre à la rupture climatique, pour répondre à la bascule énergétique, pour retravailler le lien social, pour relancer l’économie en en contrôlant l’orientation. En plus, c’est de l’investissement pur et in fine ce serait rentable si c’est bien géré. On a là un formidable levier.

    • « il faut un outil symbolique fort » – La gestion de la crise grecque par exemple? Demander des « avis » aux grecs?
      A d’autres pays où ce bon docteur DSK est intervenu au non des actionnaires du FMI? Il n’est pas responsable? Il ne savait pas? Ah bon.
      De tout cela, il faudra reparler – s’il est candidat.
      Beaucoup de « si », de conditionnel…

      • Ce sont les Grecs qui ont appelé au secours le FMI pour les sortir de la merde où ils se sont enlisés tous seuls. C’est assez clair ?

        • jpb —>

          Certes, j’en conviens mais le remède est plus celui d’un syndic que d’un chef d’Etat – même si DSK a bien entendu toute compétence, comme bien d’autres aidés en cela par une pléthore de conseillers de l’ombre, pour gérer un pays, la France notamment sous couvert de valeurs de gauche.

          N’empêche que la croissance reprend – la demande est là- que les déficits diminuent, que contrairement à ce qu’a écrit J. Attali (en 2012, DSK sera soit derrière le bureau de l’Elysée soit le FMI sera à l’Elysée), le scénario se profile autrement, bref DSK devient de moins en moins indispensable pour ce qu’il représente dans une situation de crise mondiale: un banquier.

          Enfin, les demandes répétées de M. Moscovici et M.Colomb vers un retrait de la candidature de F. Hollande – et directement de ts les autres, affirme une chose: si les primaires son maintenues en l’état DSK ne viendra pas. Et en finale, c’est probablement ce qui va se passer. D’ailleurs dans l’émission sur Canal+ la menace – l’avertissement – larvée est clairement exprimée.

          • Ça se discute. Si DSk est en position de force, il viendra, car les charmes du FMI n’ont qu’un temps. François Hollande ne fait pas le poids, surtout depuis sa cure d’amaigrissement. :-)
            Son seul intérêt, c’est de ringardiser la candidature de son ex-pacsée. La vie est dure…

      • Les Grecs peuvent à tout moment dire au FMI et à l’Europe d’aller voir ailleurs. Arrêtez de parler pour les grecs pour de pures raisons de politiques locale.

        Et je vous rappelle qu’en Grèce, les taux d’intérêt du FMI sont *inférieurs* à ceux que la France leur impose.

        Les actionnaires du FMI sont les Etats du monde, donc certains Etats très pauvres.

        Pour info sur la crise grecque (vue par une grecque) : http://wordpress.bloggy-bag.fr/2011/03/22/dsk-victime-d%E2%80%99un-lynchage-mediatique-en-grece/

        • mais oui Bloggy, ça arrange tout le monde de dire que les Grecs n’ont fait aucune erreur et que le grand méchant, c DSK uniquement :)

  15. « La percée de François Hollande dans les sondages n’est-elle pas inquiétante pour Dominique Strauss-Kahn ? »

    Le démarrage de FH a subi de sérieux ratés de com’.
    Les images de la rencontre FH, Sarkozy Bernadette ne plaident pas en sa faveur, et sa médiatisation a été noyée par le mariage anglais, la béatification du pape, et le triste attentat de Marrakech. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne part pas avec la baraka.
    Par ailleurs, FH est toujours muet sur son bilan de 1er secrétaire. S’il croit pouvoir faire l’impasse là-dessus, il se goure profondément. Le simple fait de ne pas défendre ce bilan est en soit un aveu de reconnaissance d’échec.

    • Sauf que pour F.Hollande la « percée » dans les sondages est objectivement celle du « terrain »; pour DSK, c’est une production médiatique. Pourquoi les « dskistes » ont -ils perdu le seul département, rendu à la droite, où domine « l’idée » de la sociale-démocratie?
      Et pourquoi DSK a -t-il « abandonné » la France et le PS en fin 2007 pour les USA?
      La politique n’est-ce pas le « combat » au jour le jour? La France, comme le reste, « ça se prend », ça ne s’offre pas comme une préretraite.
      Toute cette affaire ne colle pas.
      On le verra assez prochainement.

      • DSK a laissé Ségolène Royal géré sa victoire de 2007 en allant au FMI gérer l’économie pour le reste de la planète, en France, personne ne lui a proposé un poste correspondant à sa compétence. La politique, ce n’est pas un combat à la petite semaine, mais une vision, un idéal, et un savoir faire.

        • jpb  » un combat à la petite semaine  » c’est toujours mieux que le silence …

          • Ce n’est pas efficace de courir deux lièvres à la fois. DSK s’engage à fond quand il fait quelque chose…

          • jpb , oui et le mandat au fmi se termine fin 2012 … alors je suis d’accord avec vous !

        • jpb —>

          Le courage politique, la conviction, l’envie, ça aurait été pour DSK de tâcher de conquérir le PS au congrès de Reims. Mais alors, sans l’aura fabriquée du FMI, aurait-il eu autant de « charisme »? M’est idée qu’il n’aurait pas été élu à la tête du PS.
          Le charisme de DSK, au fond, c’est une marque; ça ne vaut pas plus, pas moins, qu’un paquet de lessive.
          Le fait que DSK, ça se sent, trouve légitime qu’on lui « donne la France », a quelque chose d’insupportable qui a peu de chance de survivre au vote des Français.

          Enfin,DSK a clairement, pour qui sait lire et entendre, affirmer qu’il terminerait son mandat au FMI. Quelle confiance accorder à un homme qui de dédirait après une série de valses hésitations? Un opportuniste? Ils le sont tous en politique? Certes. Mais tout ce cirque laisse quand même à penser que c’est surtout les intérêts persos de DSK qui priment, pas ceux du pays, des gens. Et ça la boîte de com’ l’a oublié.

          • C’est de bonne guerre que de peindre en noir DSK. Mais c’est insuffisant pour lutter contre le désir des Français de l’avoir en lieu et place de Nicolas Sarkozy.

          • candide, tu connais un personnage politique qui promet de ne pas terminer son mandat ? Là, je suis curieux de savoir :) Et pourtant, ils vont être nombreux les candidats potentiels à devoir également lâcher le leur s’ils veulent concourir !
            Que DSK fasse son mandat en entier ou qu’il le quitte au bout de 3/4 ans n’a aucune importance.

            DSK n’a jamais demandé à ce qu’on « lui donne la France ». C’est quoi ce truc ?

            Quant à la marque de lessive, bah évidemment que DSK a gagné en crédibilité et en compétence en gérant le FMI. C’est logique non ? Tout comme Delors avec la Commission européenne. Il n’y rien d’étonnant ou de choquant là-dedans.

          • Nicolas —>

            Je trouve la métaphore avec Jacques Delors savoureuse -)
            Surtout si elle conduit à la même conclusion: « Finalement, là où je suis le plus utile, c’est au FMI ».

          • jpb —>

            Nenni, je ne peins pas DSK en noir, j’essaie juste de lui trouver un ton de rose -)

      • Candide est supposé être l’oracle du vrai dans un monde ou tout est mensonge.
        Bien, on avance avec cela…

  16. « N’est-il pas temps que Dominique Strauss-Kahn, que vous soutenez, dise enfin s’il est ou non candidat ? »

    Cela fait plus de 6 mois que l’on pose cette question, et à l’évidence la stratégie adoptée est la bonne. Mais il faut bien mettre en parallèle le fait que DSK ne s’est pas encore prononcé et celui que les socdems (et le PS) ont eux avancé et travaillé.
    Il reste à mon sens 2 dernières choses à faire avant la déclaration : mieux fédérer et encadrer les militants socdem et négocier les ralliements des candidats qui n’ont a l’évidence plus d’autres espoir que de jouer un rôle très secondaire. Leur intérêt n’est pas d’être humilié mais bien d’apporter leur pierre à l’édifice gagnant.

    • Cela fait six mois que les médias « nous imposent » cette question et non pas cela fait six mois que « l’on pose » cette question. Qui finance cela? Est-ce cela la sociale-démocratie: le bourrage de crâne à coup de sondage?

      • En effet des sondages fabriqués donneront quoi le jour du vote ! car certains ont oublié que des sondages ne sont pas des votes …

        • C’est universel en politique, quand les sondages sont bons on les met en avant, quand ils sont mauvais on les critique, on les minimise, quand on ne tente pas tout bonnement de les discréditer. La roue tournant, tous se retrouvent un jour ou l’autre dans chacune des situations. Mais dans l’interview de M. Moscovici il n’y à pas que les sondages comme argument en faveur de DSK, loin de là. Il y à la crédibilité, la compétence, en adéquation avec les préoccupations et problèmes principaux des français, qui sont économiques et sociales, le bilan au FMI, enfin c’est dans l’interview.

          • jonas —>

            Compétence, bilan, etc.
            Oui, allez on vous l’accorde.
            Mais -imaginons car nous sommes bien dans le temps du phantasme – que DSK soit élu président en 2012: il n’aura pas plus de marges de manoeuvre que Sarkozy face a l’Europe, face aux marchés, etc.
            Cela il faut le dire aussi.
            Ce que je n’apprécie pas chez DSK c’est ce côté gonzesse, ce côté « allumeuse »: « je veux, je veux pas, je voudrais bien mais… »
            Ces facéties féminines sont courantes dans la scène de la séduction amoureuse, mais il s’agit en finale pour une femme de se donner, pas de prendre le pouvoir. Nuance. Or, inverser la symbolique paraît dangereux.

          • candide,

            DSK n’est pas dans la danse du ventre :)
            Il estime que le meilleur moment pour se déclarer est après la fin mai. C’est quand même son droit de penser ça et de ne pas se déclarer avant, non ?
            Chacun sa stratégie. Certains considèrent qu’il fallait partir très tôt, c’était leur droit. D’autres estiment le « bon moment » à une autre date.

            Et ne t’inquiète pas, même en juin, il restera encore 10 mois d’intense et longue campagne, tu ne vas pas t’ennuyer.

            Et pour les finances limitées, on est bien d’accord. DSK aurait certainement apprécié trouver des finances telles qu’il les avaient laissées en 2000, mais bon, on a les présidents qu’on mérite.

          • Nicolas—>

            Oui, pour sûr, on va bien rigoler d’ici 2012; surtout avec Sarkozy réélu en 2012. -)

          • candide, c’est sûr qu’en partant perdant ça n’aidera pas.

          • —>jpb

            Cher Ami,

            Ma vision politique: « j’ai la main gauche dans la poche de droite ».

            Perso, je mise sur Sarkozy en 2012.
            Je pense « qu’il va changer » – le dire, l’afficher, la com’, etc.
            Et puis, Carla, ah,Carla!…

            Visualise – sincèrement – une photo d’Anne Sinclair, entre en « apathie » – pas Aphatie de RTL – ) -, puis en « empathie », et tu verras, tu seras, sinon d’accord avec moi, disons en « discussion »; la première dame de France, c’est bien Carla en 2012, y a pas photo.

          • candide,

            on est ok sur un point : Sarkozy sera très très dur à battre l’année prochaine et que tous ceux qui pensent pouvoir le battre aujourd’hui se trompent un peu.

            Mais si selon toi, « DSK serait plus utile au FMI », moi perso je pense que Sarkozy serait le plus utile … chez lui » ;)

  17. Pierre Moscovici a tout à fait raison, notamment, de remettre la « question culturelle » à la place qui doit être la sienne dans une politique de gauche.
    En écho, voici un extrait de ce que déclarait récemment Jérôme Clément (Arte, faut-il le dire ? entre autres choses …) dans Médiapart :
    « Je suis le premier à regretter que la culture ne figure pas au cœur du projet socialiste. La culture, c’est à la fois l’âme des sociétés et la force pour les modifier (…).
    Il faut que la culture figure dans les intentions et dans les choix pour 2012.
    La culture est essentielle pour créer du lien social. Et on ne peut prétendre réduire les inégalités si l’accès à la culture n’est pas le même pour tous. Les verrous doivent sauter qui empêchent les enfants de Seine-Saint-Denis de posséder les clefs entre les mains des classes moyennes ou supérieures pour comprendre le monde. Un gouffre s’est ainsi créé. Il faut le combler dès l’école primaire, par un accès à la beauté.
    L’apprentissage des pratiques culturelles est certes un moyen d’épanouissement personnel mais surtout un facteur d’intégration dans des sociétés de plus en plus parcellisées entre ethnies, religions et autres strates. J’ai donc une vision politique de la culture, que j’ai tenté de faire partager à Arte. Il y a l’esthétique et l’éthique : la culture, c’est l’ouverture qui réduit à néant les orientations des partis xénophobes, d’extrême droite ou de la droite très conservatrice, utilisées pour refermer la société sur elle-même. »
    http://www.mediapart.fr/en/journal/culture-idees/070709/jerome-clement-je-suis-le-premier-regretter-que-la-culture-ne-figure-pa?page_article=5

  18. Comme vous le dites, la présidentielle 2012 se jouera sur les thèmes économiques et sociaux, et qui mieux que DSK pour incarner le leadership sur ces questions.
    Il faut moderniser la gauche et le pays dans son ensemble avec les plus progressistes.
    L’élection est loin d’être jouée mais au diable les égos, il faut un consensus dés le mois de juin.

    • Vous avez déjà vu une présidentielle qui se joue sur d’autres thèmes que ceux que vous évoquez? Et vous oubliez aussi le montée des populismes en Europe, alors que DSK est un fervent du multiculturalisme; depuis les révolutions arabes, le cas DSK est réglé: ce n’est plus le temps.

  19. « nous devons bien choisir notre candidat », évidement, il ne faut pas reproduire l’hallucination collective de 2007. :-))

  20. Proposer un nouveau pacte de progrès pour l’Europe, bien, remettre en marche la machine européenne, parfait, apporter un souffle européen, excellent.

    • jpb —>

      « Des mots, encore des mots, toujours les mêmes mots… »
      Dalida (Paroles et paroles).

        • Ce ne sont pas des mots qu’il faut c’est de l’action …

          • 23h27′

            Vous êtes sympas les socdems, mais vous manquez de réactivité – Vous êtes dans « l’attente de »; or la vie c’est le présent, l’action, pas le « si je viens, si je viens pas, je verrai en décembre 2010, en février-mars 2011, en avril, du 28 juin au 13 juillet, évidemment!…

            Rendez-vous en 2017 – et encore!
            Bye, bye

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