Dans les médias

Articles de mai 2011


J’avance

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 31/05/2011 à 16:16

Comme je l’ai dit dimanche lors du « Grand Jury » RTL/LCI/Le Figaro, j’avance dans ma réflexion sur les primaires et sur une éventuelle candidature de ma part. Je veux ici vous livrer les analyses, complexes, au milieu desquelles je forge ma décision.

Désormais, chacun se trouve face à son destin, avec ses forces et ses faiblesses. Il n’y a plus de candidat(e) naturel(le), mais des offres politiques – vision, stratégie, gouvernance, incarnation – à construire.

C’est d’abord, une question de situation. Le retrait forcé de Dominique Strauss-Kahn, qui se bat désormais pour prouver son innocence mais ne peut plus, ne doit plus être considéré pour l’heure comme un acteur de la vie politique, modifie la donne de fond en comble. Chacun voit, avec le recul, à quel point sa candidature – dont j’avais comme d’autres, après nos derniers échanges, la quasi-certitude – eût été une évidence, ou presque. Toutes les autres personnalités socialistes se positionnaient en effet par rapport à lui, pour le soutenir, le défier afin de prendre date, ou peser pour jouer un rôle. Désormais, chacun se trouve face à son destin, avec ses forces et ses faiblesses. Il n’y a plus de candidat(e) naturel(le), mais des offres politiques – vision, stratégie, gouvernance, incarnation – à construire. Les primaires, du coup, deviennent réellement ouvertes : ma génération, à commencer par moi, ne peut s’en désintéresser.

Cette conception du socialisme n’a pas disparu avec les récents événements qui ont mis Dominique Strauss-Kahn hors du jeu politique : elle doit être présente dans le débat des primaires, je veux la défendre parce que je la crois indispensable au succès et à la réussite de la gauche après

C’est ensuite et avant tout une affaire de conviction. Mon soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn n’était pas au premier chef affectif – même si l’amitié et la confiance y jouaient un rôle évident. Je souhaitais son entrée en lice parce qu’il me semblait pouvoir apporter des solutions aux problèmes économiques et sociaux du pays, et parce que je partage avec lui une certaine conception du socialisme, défini comme un réformisme radical. Ensemble, nous avons milité pour un socialisme de l’émancipation qui combat les inégalités à la racine, qui met l’accent sur l’éducation et sur la politique de la ville, vitale pour retrouver l’écoute des milieux populaires que, pour ma part, je n’accepte pas d’abandonner. Ensemble, nous avons prôné un socialisme de la production, qui veut, avant de redistribuer, muscler l’appareil productif, doper l’investissement et l’innovation, miser sur le passage à une social-écologie engagée. Ensemble, nous avons défendu un socialisme de la régulation, internationaliste multinationaliste et européen, qui, loin de croire en une quelconque « démondialisation », veut doter la planète et l’Union européenne de règles permettant de contenir les dérives du capitalisme financier. Cette conception du socialisme n’a pas disparu avec les récents évènements qui ont mis Dominique Strauss-Kahn hors du jeu politique : elle doit être présente dans le débat des primaires, je veux la défendre parce que je la crois indispensable au succès et à la réussite de la gauche après 2012.

les « strauss-kahniens », qui sont à la fois cohérents et divers, ne doivent pas selon moi sauter d’emblée sur un nouveau cheval, en fonction de telle ou telle sympathie

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Pierre Moscovici invité du Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 29/05/2011 à 23:50

Pierre Moscovici était ce jour l’invité du Grand Jury RTL – Le Figaro – LCI

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Pierre Moscovici face aux Français

Catégorie : Actualité,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 26/05/2011 à 9:52

Pierre Moscovici était l’invité de Guillaume Durand dans Face aux Français mercredi 25 mai au soir.

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Pierre Moscovici invité du Grand Journal

Catégorie : Actualité,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 25/05/2011 à 9:42

Pierre Moscovici était l’invité de Michel Denisot dans le Grand Journal de Canal+ mercredi 24 mai au soir.

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«Je me sens prêt à exercer des responsabilités» – Les Echos

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 24/05/2011 à 18:29

Le député du Doubs, qui se disait en «réserve» au cas où DSK ne se présentait pas, déclare être prêt à se lancer dans la course de la primaire socialiste. Mais « sans précipitation ». « Il y a une place pour une candidature porteuse de renouvellement », estime-t-il.

Interview parue dans Les Echos

Ce mardi soir Martine Aubry et Ségolène Royal tienent une réunion publique sur le projet du PS pour 2012. On évoque déjà la constitution d’un front anti-Hollande. Qu’en pensez-vous ?

Cette problématique ne m’intéresse pas beaucoup. Je ne ferai partie ni d’un « tout sauf Hollande » ni d’une combinaison autour de lui. Je veux éviter un remake du congrès de Reims. Élevons le débat, donnons du sens. Tout reste possible, le meilleur, mais aussi le pire : l’élimination au premier tour de la présidentielle. J’aborde les primaires avec de l’inquiétude, de l’espoir, une grande liberté d’esprit et beaucoup de détermination, en me posant des questions de substance et non des questions de personne. Dominique Strauss-Kahn me semblait apporter quelque chose qu’aucun autre n’était capable d’entraîner : le réformisme radical, le socialisme de l’émancipation, l’accent mis sur l’éducation, l’investissement, les banlieues, la lutte contre les inégalités… Tout cela couplé avec une très forte crédibilité économique et une capacité de leadership. Il dépassait le PS en tout cas, il élargissait sa base. Il n’est pas remplacé aujourd’hui. Je ne voudrais pas que l’on démarre la campagne des primaires en faisant comme d’habitude : le roi est mort, vive le roi ! Nous devons réfléchir collectivement pour faire en sorte que nos primaires ne soient pas un mauvais congrès de plus, mais le lancement d’une dynamique qui nous amène à la victoire en 2012, car je pense que, plus que jamais, la défaite est interdite.

Vous dites que vous êtes déterminé : allez-vous déclarer votre candidature à la primaire ?

Je pense qu’il y a une place pour une candidature porteuse de renouvellement, tout en exprimant une expérience nationale et internationale. Si je suis candidat, ce sera pour porter un message fort et original

Je me sens prêt à exercer des responsabilités au service de la gauche et de mon pays. Pas de précipitation toutefois. Voyons comment se dessine le paysage des primaires. Je n’ai pas le sentiment que les différents postulants aient à ce stade donné un sens à leur candidature. Je pense qu’il y a une place pour une candidature porteuse de renouvellement, tout en exprimant une expérience nationale et internationale. Si je suis candidat, ce sera pour porter un message fort et original. Mais j’ai appelé à la décence. Je me l’applique d’abord à moi-même. En toute hypothèse, je suis déterminé à ce que les idées réformistes, sociales-démocrates, européennes, pèsent de tout leur poids, et dans la campagne des primaires et dans la présidentielle. J’ajoute qu’il faut également proposer aux Français un vrai renouvellement politique et un brassage des générations : il serait absurde, en 2012, de revenir à 1997 avec les mêmes idées, les mêmes hommes et les mêmes méthodes.

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Pierre Moscovici invité de Soir 3 Politique

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 23/05/2011 à 20:59

Pierre Moscovici était dimanche 22 mai au soir l’invité de Soir 3 Politique sur France 3.

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Après le choc

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 20/05/2011 à 21:15

Depuis l’arrestation, puis l’inculpation et l’emprisonnement de Dominique Strauss-Kahn, je n’ai pas écrit sur ce blog.

D’abord parce que je n’en ai eu pas le temps, pris entre les discussions avec les amis et les sollicitations médiatiques, innombrables et pressantes. Il fallait, je crois, prendre une position, adopter une attitude digne et amicale, expliquer sereinement les choses au milieu des rumeurs et des images : je m’y suis employé. Et puis, franchement, je n’en avais pas la force ni le cœur. Comme tous les lecteurs de ce blog, ou presque, comme tous les hommes et femmes de gauche, au premier chef les socialistes, comme la plupart des Français, j’ai été incrédule devant les images de cette semaine, perturbé par les faits évoqués, bref choqué et sidéré. Comme ami, j’ai été ému par l’épreuve que traversent Dominique Strauss-Kahn et sa famille, préoccupé de son sort aussi. Comme responsable politique, j’ai été  frappé par le « coup de tonnerre » entraîné par cette tragédie humaine, qui ne peut être sans impact sur l’élection présidentielle et sur le Parti socialiste.

La justice doit faire son œuvre, considérer tous les points de vue, toutes les hypothèses : c’est d’elle et d’elle seule que peut surgir la vérité

La libération de Dominique – certes sous caution et dans des conditions particulièrement restrictives – me soulage et me rend la parole. Bien sûr, je n’ignore pas qu’il est inculpé, et je ne suis pas indifférent à la gravité des faits évoqués. La justice doit faire son œuvre, considérer tous les points de vue, toutes les hypothèses : c’est d’elle et d’elle seule que peut surgir la vérité. Mais, c’est vrai, savoir Dominique Strauss-Kahn en liberté me soulage. J’étais en effet encore sous le coup des images du début de la semaine, qui le montraient menotté à sa sortie du commissariat, défait devant le tribunal, et il m’était douloureux de l’imaginer en prison, dans l’univers de Rikers Island. Il va pouvoir maintenant préparer sa défense, dans des conditions dignes et humaines. J’en suis heureux pour lui, pour Anne Sinclair à qui je pense si souvent, pour ses enfants.

Je crois en la présomption d’innocence. Celle-ci n’est pas un verdict : il y a dans cette affaire une victime, la justice saura établir laquelle. Mais j’attends la version des faits de Dominique Strauss-Kahn. J’observe en effet que la procédure judiciaire américaine, accusatoire, et la pression des médias ont pu ressembler à une condamnation. On connait les termes de la mise en cause, accentués par les positions du procureur, mais pas la lecture de la défense. Ce n’est que depuis son inculpation que les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont accès au dossier. Pour ma part, j’ai une impression, et même une conviction – sans avoir de certitude bien sûr : je ne peux croire que les faits reprochés à l’ancien directeur général du FMI se sont déroulés comme allégué. Parce que l’homme que je connais, depuis 30 ans, n’a pas la culture de la violence, parce que ce n’est pas son tempérament. Parce que je refuse aussi bien la thèse du complot que celle de l’omerta, que je combats tous les amalgames. Une petite musique se répand : des faits similaires auraient été dissimulés, tout le monde – journalistes et politiques – les connaissaient et les cachaient. Je m’élève en faux contre cette rumeur. Dominique Strauss-Kahn peut être un séducteur, mais la séduction n’est pas le marchepied de l’agression, il y a entre les deux plus qu’une différence de degré, une opposition de nature. J’ai noté que Dominique Strauss-Kahn, dans sa lettre de démission du FMI, clamait son innocence, et réfutait les accusations portées contre lui. Ce sont là des mots forts, que je ne prends pas à la légère : à lui de démontrer leur véracité. Il a toute mon amitié, intacte.

Et la politique dans tout ça ? En public comme en privé, j’ai refusé d’en parler

Et la politique dans tout ça ? En public comme en privé, j’ai refusé d’en parler. Tout d’abord parce que je crois – certains me trouveront ringard ou sentimental, mais j’assume – en la décence. Il eût été inélégant, pour le moins, et surtout de ma part, de se précipiter, de revenir comme si de rien n’était à nos petits jeux socialistes ordinaires, à un triste « business as usual », bref de dire en quelques minutes « le roi est mort, vive le roi ». J’ai donc refusé de répondre à des questions qui ne se posaient pas. La première concernait la candidature de Dominique Strauss-Kahn aux primaires. Je m’en tiens, sur ce point, à une évidence humaine : il consacre toutes ses forces, toute son énergie, à la démonstration de son innocence, il est par définition bien loin de nos débats. Je n’ai pas non plus réagi à ceux qui évoquaient je ne sais quel ralliement à tel ou telle, supposé comme naturel, ou à des interrogations sur mon éventuelle candidature, que j’examinerai en temps et heure. À cela, plusieurs raisons.

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Pierre Moscovici, invité de France Info

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 20/05/2011 à 12:24

Invité ce matin de France Info, Pierre Moscovici a exprimé son soulagement après l’annonce de la prochaine libération de l’ancien patron du FMI. Mais à propos de la présidentielle, il demande un « calendrier de décence ».

Pour écouter son interview : cliquez ici.