Dans les médias

Après le choc

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 20/05/2011 à 21:15

Depuis l’arrestation, puis l’inculpation et l’emprisonnement de Dominique Strauss-Kahn, je n’ai pas écrit sur ce blog.

D’abord parce que je n’en ai eu pas le temps, pris entre les discussions avec les amis et les sollicitations médiatiques, innombrables et pressantes. Il fallait, je crois, prendre une position, adopter une attitude digne et amicale, expliquer sereinement les choses au milieu des rumeurs et des images : je m’y suis employé. Et puis, franchement, je n’en avais pas la force ni le cœur. Comme tous les lecteurs de ce blog, ou presque, comme tous les hommes et femmes de gauche, au premier chef les socialistes, comme la plupart des Français, j’ai été incrédule devant les images de cette semaine, perturbé par les faits évoqués, bref choqué et sidéré. Comme ami, j’ai été ému par l’épreuve que traversent Dominique Strauss-Kahn et sa famille, préoccupé de son sort aussi. Comme responsable politique, j’ai été  frappé par le « coup de tonnerre » entraîné par cette tragédie humaine, qui ne peut être sans impact sur l’élection présidentielle et sur le Parti socialiste.

La justice doit faire son œuvre, considérer tous les points de vue, toutes les hypothèses : c’est d’elle et d’elle seule que peut surgir la vérité

La libération de Dominique – certes sous caution et dans des conditions particulièrement restrictives – me soulage et me rend la parole. Bien sûr, je n’ignore pas qu’il est inculpé, et je ne suis pas indifférent à la gravité des faits évoqués. La justice doit faire son œuvre, considérer tous les points de vue, toutes les hypothèses : c’est d’elle et d’elle seule que peut surgir la vérité. Mais, c’est vrai, savoir Dominique Strauss-Kahn en liberté me soulage. J’étais en effet encore sous le coup des images du début de la semaine, qui le montraient menotté à sa sortie du commissariat, défait devant le tribunal, et il m’était douloureux de l’imaginer en prison, dans l’univers de Rikers Island. Il va pouvoir maintenant préparer sa défense, dans des conditions dignes et humaines. J’en suis heureux pour lui, pour Anne Sinclair à qui je pense si souvent, pour ses enfants.

Je crois en la présomption d’innocence. Celle-ci n’est pas un verdict : il y a dans cette affaire une victime, la justice saura établir laquelle. Mais j’attends la version des faits de Dominique Strauss-Kahn. J’observe en effet que la procédure judiciaire américaine, accusatoire, et la pression des médias ont pu ressembler à une condamnation. On connait les termes de la mise en cause, accentués par les positions du procureur, mais pas la lecture de la défense. Ce n’est que depuis son inculpation que les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont accès au dossier. Pour ma part, j’ai une impression, et même une conviction – sans avoir de certitude bien sûr : je ne peux croire que les faits reprochés à l’ancien directeur général du FMI se sont déroulés comme allégué. Parce que l’homme que je connais, depuis 30 ans, n’a pas la culture de la violence, parce que ce n’est pas son tempérament. Parce que je refuse aussi bien la thèse du complot que celle de l’omerta, que je combats tous les amalgames. Une petite musique se répand : des faits similaires auraient été dissimulés, tout le monde – journalistes et politiques – les connaissaient et les cachaient. Je m’élève en faux contre cette rumeur. Dominique Strauss-Kahn peut être un séducteur, mais la séduction n’est pas le marchepied de l’agression, il y a entre les deux plus qu’une différence de degré, une opposition de nature. J’ai noté que Dominique Strauss-Kahn, dans sa lettre de démission du FMI, clamait son innocence, et réfutait les accusations portées contre lui. Ce sont là des mots forts, que je ne prends pas à la légère : à lui de démontrer leur véracité. Il a toute mon amitié, intacte.

Et la politique dans tout ça ? En public comme en privé, j’ai refusé d’en parler

Et la politique dans tout ça ? En public comme en privé, j’ai refusé d’en parler. Tout d’abord parce que je crois – certains me trouveront ringard ou sentimental, mais j’assume – en la décence. Il eût été inélégant, pour le moins, et surtout de ma part, de se précipiter, de revenir comme si de rien n’était à nos petits jeux socialistes ordinaires, à un triste « business as usual », bref de dire en quelques minutes « le roi est mort, vive le roi ». J’ai donc refusé de répondre à des questions qui ne se posaient pas. La première concernait la candidature de Dominique Strauss-Kahn aux primaires. Je m’en tiens, sur ce point, à une évidence humaine : il consacre toutes ses forces, toute son énergie, à la démonstration de son innocence, il est par définition bien loin de nos débats. Je n’ai pas non plus réagi à ceux qui évoquaient je ne sais quel ralliement à tel ou telle, supposé comme naturel, ou à des interrogations sur mon éventuelle candidature, que j’examinerai en temps et heure. À cela, plusieurs raisons.

Je peux travailler avec tous, être partie prenante d’un nouveau contrat politique, voire le défendre moi-même, je ne serai plus derrière personne, au sens où je ne m’enrôlerai pas dans une écurie

C’est en premier lieu mal me connaître. Ceux qui m’ont fait et me font l’amitié de lire mon livre, « défaite interdite » – plus actuel que jamais, pour le meilleur et pour le pire – savent mon chemin. En 30 ans de parcours politique socialiste, j’ai toujours travaillé avec Lionel Jospin et Dominique Strauss-Kahn. A ce stade de ma vie – je vais avoir 54 ans et j’ai accumulé un certain nombre d’expériences gouvernementales, parlementaires, à l’échelle nationale et européenne, locales, je fais partie des responsables socialistes identifiés par les Français – je n’ai pas l’intention de nouer avec quiconque un rapport politique et personnel de la même nature et de la même force que celui que j’ai eu avec eux.  Je peux travailler avec tous, être partie prenante d’un nouveau contrat politique, voire le défendre moi-même, je ne serai plus derrière personne, au sens où je ne m’enrôlerai pas dans une écurie.

Surtout, j’ai le souci que nous soyons à la hauteur de la situation. Il est vrai, comme l’a dit François Hollande, que nous ne sommes pas dans une crise du Parti socialiste, mais les évènements en cours sont bel et bien un choc pour le Parti socialiste. La situation créée depuis dimanche est exceptionnelle. Elle nous marque et nous choque. Ce serait une erreur, dans ce contexte, de nous engager dans une primaire « banale », dans le choc d’armées qui s’ébranlent autour de champions identifiés par avance, bref de nous lancer tête baissée dans un nouveau Congrès délétère, d’autant plus privé de sens que les protagonistes supposés ont successivement dirigé le Parti socialiste et que nous nous préparons à adopter à l’unanimité son projet. Ce ne serait pas lisible, et pourrait au contraire être puissamment destructeur. Qu’on me comprenne bien: contrairement à d’autres, je ne plaide pas pour la mise « entre parenthèses » des primaires, pour leur report ou  pour leur annulation. Elles auront lieu, elles doivent avoir lieu, et le calendrier me semble au contraire parfaitement adapté au moment particulier dans lequel nous sommes.

Nous aurions tort, en effet, de considérer qu’il s’agit juste, maintenant, de changer de candidat

Je plaide en revanche pour que nous ayons auparavant un temps de délibération collective pour réfléchir à leur configuration, ainsi qu’à leur état d’esprit et leur débouché. Le Conseil politique, réuni autour de la Première secrétaire, Martine Aubry, pourrait en être le lieu. Nous aurions tort, en effet, de considérer qu’il s’agit juste, maintenant, de changer de candidat. Le Parti socialiste – c’est la thèse de mon livre – est certes en regain, mais il n’a toujours pas accompli son aggiornamento jusqu’au bout. Il ne peut surmonter la nième épreuve des dix dernières années – après le 21 avril 2002 et l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle, après notre division sur le TCE en mai 2005, après l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007 – en poursuivant imperturbablement sa course, sans changements essentiels. Nous avons au contraire, et plus que jamais, besoin d’une rénovation profonde, dans les idées comme dans les figures qui incarnent notre famille politique. J’ai souvent développé ici la thèse d’un « brassage des générations », d’une nouvelle équipe, qui doit prévaloir sur la conception d’un parti « vintage » : elle est, à l’évidence, plus que jamais d’actualité, impérative même.

Aujourd’hui comme hier, je continue de penser que les idées que nous avons défendues avec Dominique Strauss-Kahn méritent plus que jamais d’être portées inlassablement et qu’elles constituent une vraie sensibilité particulière dans le débat à venir au sein du parti socialiste

Cette exigence de renouvellement a une base politique. Aujourd’hui comme hier, je continue de penser que les idées que nous avons défendues avec Dominique Strauss-Kahn méritent plus que jamais d’être portées inlassablement et qu’elles constituent une vraie sensibilité particulière dans le débat à venir au sein du parti socialiste. Cette force pourra s’exprimer par elle-même ou avec d’autres. Le temps des choix décisifs pour gagner l’an prochain et permettre l’alternance au sarkozisme va venir. Nous n’avons pas encore pris nos décisions, mais nous les prendrons ensemble, sans précipitation ni fébrilité, sans céder à la pression ou aux tentatives de débauchage individuel. Il s’agit à la fois d’être fidèles à nos convictions et de refonder une pensée et une pratique socialistes. C’est à cela que, profondément touché mais pas abattu par les événements de cette semaine, je vais désormais travailler, avec tous ceux qui le voudront.

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160 commentaires

  • Malaguenas dit :

    vous trouverez ci dessous le mail que j’ai adressé à certains éléphants

    De : …..
    Envoyé : vendredi 27 mai 2011 08:10
    À : ‘jlang@assemblee-nationale.fr'; ‘cbartolone@assemblee-nationale.fr'; ‘jccambadelis@assemblee-nationale.fr'; ‘lfabius@assemblee-nationale.fr’
    Cc : ‘benoit.hamon@parti-socialiste.fr’
    Objet : Collecte à organiser

    200 dollars de l’heure (sans les frais) : tarif des détectivités privés engagés par DSK et il faudra rajouter les émoluments des experts scientifiques et autres auxquels feront appel les détectives!!!

    1000 dollars de l’heure (sans les frais) pour chaque avocat

    10.000 dollars par mois loyer du 1er appart

    177 000 euros qui sera le montant de l’indemnisation versée par le FMI au pauvre DSK pour avoir démissionné

    200.000 dollars par mois. coût des mesures de sécurité entourant son appartement. .

    1 million de dollars kasch pour sortir de prison

    5 millions de dollars kasch pour la caution
    Et pour finir 35 000 euros par mois loyer de son 600 m2 (les conditions de villégiatures idéales)
    Je pense que maintenant il s’en « fout » ce qu’il veut c’est faire un arrangement « ami ami » avec la présumée victime. Il sait que sa vie politique est fichu, car même s’il est innocent il n’avait qu’à « brider sa sexualité » . Enfin je l’espère car il y aurait encore bien des imbéciles de français prêts à voter pour lui s’il se présentait à une élection quelconque.
    J’ai entendu ce matin m.cambadelis « plaindre » dsk : il n’était pas responsable de ne pas trouver une maison plus petite. Evidemment là encore je doute et je pleure !!!!
    Heureusement seul M. HAMON comprenait que les citoyens français puissent être choqués par une telle avalanche de dollars!!
    Mais comment puis je être étonnée, déjà lorsqu’il était maire de sarcelles il n’y vivait pas, c’est évidemment mieux place des vosges!!
    Plus que jamais je pense que certains éléphants du PS sont déconnectés de la société civile
    J’ai mal à ma gauche

  • lenzi dit :

    monsieur

    je vous vouvois car je pense ke vous avez oublié vos origines

    kan on vous parle de dsk moi a votre place je dirais je ne veux pas en parler car vous savez comme moi ce kil en est.

    kant a votre ligne politike laissez moi rire socialiste? nul

    suis d origine communiste et je ne veux pas fleurter avec les centristes.je voterais jamais pour vous monsieur

    comme je n aurais pas voté pour dsk vu ses entessedants. peut etre pour hollande salut

  • JF dit :

    Une pensée pour Mme Sinclair… Au mieux DSK a encore trompé sa femme… :-(

    • Thierry dit :

      Et allez ! Toujours plus loin dans l’insulte !
      Vous salissez une inconnue, simplement parce que vous avez séjourné dans un lupanar en Guinée, et vous ne permettez pas qu’on constate une évidence.
      Personne, à ce jour ne sait si DSK a agressé cette femme ou pas. Et vous faites partie des gens qui se croient obligés de choisir un camp.
      La justice. LA JUSTICE. Laissez faire la justice !
      Ce n’est tout de même pas si compliqué.
      Ce qui apparait de manière sûre – bon, disons quasi-sûre – c’est qu’il s’est passé quelque chose entre DSK et cette femme. Que ce soit une agression de la part de DSK, une initiative de la part de la plaignante, ou un complot, dans tous les cas, DSK n’a pas fait preuve de beaucoup de sang froid, et même d’intelligence.
      Et, notamment, s’il s’agit d’un complot, qu’il disait redouter, comment a t-il pu à ce point manquer d’intelligence ? Qu’il soit « séducteur », « pince-fesses » comme on le surnomme sur la place de Paris, que la fidélité ne l’étouffe pas, tout cela n’est pas répréhensible. Ca en dit long sur l’homme qui voulait présider au destin de la France, ça me le rend très antipathique – car j’ai besoin d’avoir confiance en celui qui gouverne – mais ça ne fait pas de lui un criminel.
      Alors quelle faiblesse d’esprit, quelle perte totale de lucidité il aura montré si jamais il n’est que victime de ses sens ! Mais ça c’est la version light. C’est ce que je lui souhaite.
      Si une autre vérité, nettement moins reluisante, apparaissait au cours de ce procès, je ne demande rien de plus que la justice.
      J’aimerais qu’il n’y ait pas d’arrangement. Car soudoyer la victime pour qu’elle se taise, cela laisserait des traces terribles, je pense. Son image, déjà salie, serait définitivement celle d’un homme de pouvoir que son argent aurait sauvé, un puissant rendu intouchable par sa situation.
      Et ça, je crois que les gens ne l’oublieraient jamais.
      Moi je souhaite qu’il soit innocenté ou qu’on fasse la preuve de sa culpabilité. Point barre.
      Et toutes les choses ignobles que vous écrivez pour accabler la plaignante partiront avec les souvenirs de cette épouvantable histoire.
      A ce jour, je suis inquiet et touché par le sort des deux personnes que cette affaire oppose. C’est assez inédit !
      La – petite – différence, c’est que nous, français, socialistes,parisiens, nous connaissons un peu les frasques de DSK (et d’ailleurs, s’il s’agit d’un complot, cela explique qu’on ait visé l’homme sur ce plan de sa personnalité). Alors que nous ne connaissons pas Nafissatou Diallo. Ni vous ni moi.

  • Hélène dit :

    Je ne sais comment vous remercier de cet élan qui traverse votre propos, et qui éclaire à nouveau l’avenir de quelques lueurs : je ne suis pas très politicienne, ni même franchement politisée, mais j’apprécie votre position à la fois humaine, digne, et juste,à propos des derniers évènements et de la suite collective à donner. Nous avons certainement été très nombreux à passer par tous ces états successifs, les médias entretenant une confusion des genres et des arguments déplorable.
    On vous sent, tout comme DSK d’ailleurs, porteur d’un message fort pour notre société et civilation, capable de réunir autour de lui.
    Sachez que, sans être du tout membre du PS ni d’aucun autre parti, vous avez tout mon soutien ; et, au cas où, comme je l’espère…. au moins une voix pour une élection !
    Bonne route à vous très sincèrement.

  • jpb dit :

    La bande à Mélenchon qui se manifeste ? DSK a un très bon bilan au FMI.

  • jpb dit :

    « si ce qu’elle affirme est vrai », ne peut pas masquer l’autre alternative : si ce qu’elle affirme est faux. Étiez vous dans la chambre pour savoir exactement ce qui s’est passé ? Vous affirmez sans pouvoir apporter la preuve de ce que vous dites. Un peu de retenue de votre part serait la bienvenue.

  • jpb dit :

    Pour l’instant, les faits ne sont pas prouvés. Attendez comme tout le monde le résultat du procès.

  • Thierry dit :

    J’ai 52 ans.
    Et même durant toutes ces années, je n’ai que rarement rencontré des mufles de votre calibre.
    Vos allusions sont puantes et vos sous-entendus nauséabonds.
    Il ne manquait plus que de la condescendance; c’est fait!
    Je n’ose imaginer quelle ignominie vous allez déverser sur le compte de Nafissatou Diallo demain.
    Gardez-en un peu, ou mieux: gardez tout !

  • daniel flavin dit :

    Je me garde toujours d’insulter qui que ce soit, mais bob l’éponge est un … authentique !

    • daniel flavin dit :

      Votre intelligence à vous ne dois pas vous prendre trop de place.

      • bob l'éponge dit :

        pour quelqu’un qui n’insulte JAMAIS, je vous trouve très doué…
        ça donne une bonne image de la mafia DSK… continuez !

    • jpb dit :

      Il faut sans doute attendre la fin du procès pour l’affirmer, non ?

  • Docteur Justice dit :

    Affaire DSK…

    Mardi 24 Mai 2011 : De l’argent proposé à la femme de chambre pour qu’elle se rétracte?
    C’est le New York Post qui l’affirme: des proches de DSK auraient contacté la famille de Nafissatou Diallo afin de leur proposer de l’argent pour qu’elle abandonne ses poursuites. «Ils ont déjà parlé avec sa famille. Cela va sûrement s’arranger», a indiqué au quotidien américain une femme d’affaires française, proche de l’ex-directeur du FMI. «Il va s’en sortir et retournera en France. Il n’ira pas en prison. La femme de chambre va obtenir beaucoup d’argent», a-t-elle ajouté, parlant d’une somme à sept chiffres.

    Pour les leçons de morale (le bling bling, l’affaire bettencourt,…) vous repasserez M. Moscovici…

  • stone dit :

    Les médias présentent le P.S.comme orphelin de D.S.K. et déstabilisé.C’est faux.Bcp de socialistes étaient très hostiles à son égard et l’auraient peu ou pas soutenu s’il avait été choisi en octobre tout ça à cause surtout du poste qu’il occupait.De +, il n’avait pas annoncé sa candidature et n’avt évidemment aucune fonction au P.S..Donc,son retrait change moins de choses qu’on ne dit comme l’indiquent, par ailleurs, les derniers sondages.Il faut donc se calmer un peu!!!

    • bob l'éponge dit :

      l’affaire DSK enlève une épine du pied du PS : ils seront pas obligés d’avoir un candidat de droite… en principe…

  • daniel flavin dit :

    C’est vous qui trouvez ces détails « croustillants », ce qui en dit long sur votre mentalité. Essayez à l’avenir de vous exprimer sans insulter les gens, car cela nuit à la clarté de votre propos.

    • daniel flavin dit :

      S’agissant du Novotel de Conakry, je ne demande qu’une chose, c’est que les témoignages pleuvent.

  • marie mcb dit :

    Le cauchemar prendra fin.
    Il y a deux victimes et des commanditaires.
    La justice dira la vérité.
    Courage à tous.

  • marie mcb dit :

    Les posts de jpb sont glauques.
    Ses posts ont toujours été glauques.

    • nancee wellesley dit :

      Je confirme !

      • daniel flavin dit :

        Marie, Nancee, je souhaiterais avoir votre avis sur le point suivant. Sur le site de Médiapart, on indique que Mme Diallo a recraché parce qu’elle était mulsulmane, id est l’islam interdit cette pratique. Pour moi, cela n’a rien à voir avec la religion. Qu’en pensez-vous ?

        • daniel flavin dit :

          Ma question était sous forme de boutade. Le réflexe d’ouvrir la bouche, elle l’a bien eu, allons ! Vous ne pouvez pas contraindre une femme à ouvrir la bouche sans déployer une violence dont DSK et la plupart des hommes sont bien incapables : un viol bucal est un acte criminel d’une incroyable violence dont vous ne semblez pas avoir idée chère Madame ; et qui laisse des traces de coups autres que quelques griffures; c’est justement ce que le site Médiapart explique…Si vous croyez DSK capable de cela, votez à droite et vous aurez bien raison.

        • nancee wellesley dit :

          Vous avez l’air d’un expert sur la question… Heureusement, je n’ai pas vécu ce type d’agression et je ne vais pas tenter de me lancer dans une description clinique et scabreuse… Le chef d’accusation dit simplement que  » le pénis est entré en contact avec la bouche de la victime à deux reprises « . Aussi, les premières analyses révélées indiqueraient la présence de sperme. Alors rien d’étonnant…

        • jpb dit :

          Les rumeurs ne se révèlent pas, elles se propagent. Pour contraindre une personne à ouvrir la bouche, à part un flingue sur la tempe, ou un démonte pneu entre les dents, comment envisagez vous la chose ?

        • nancee wellesley dit :

          Pauvre JPB,

          Votre renommée sur ce blog n’est vraiment pas usurpée…

          Je vous laisse à votre propre définition

    • jpb dit :

      Ton post est nul.

      • daniel flavin dit :

        … y compris dans la défense des droits des femmes, et ceci de façon constante, précisément.

      • nancee wellesley dit :

        Ah! je comprends tout… vous étiez sous le lit dans la chambre…

  • marie mcb dit :

    Le cauchemaar prendra fin.
    Courage.

  • FRANCOIS DILLY dit :

    Bonsoir Camarade,

    s’il vous plaît, présentez vous aux primaires. Mon candidat ne sera surement pas là; vous devez y aller, vous aurez de nombreux partisans car votre vision est très moderne et votre connaissance du monde est impressionnante!
    amitiés socialistes!
    FRANCOIS LA TESTE (33)

  • Aziz Françoise dit :

    Merci infiniment pour cet écrit qui fait totalement écho à ce que nous ressentons.

  • Chris dit :

    Cette fidélité en amitié vous honore.

    Mais comme vous le savez sans doute, si nous n’avons pas la version des faits de Dominique Strauss-Kahn, ce n’est pas parce que le système américain empêchait ses avocats de s’exprimer. Ils aurtaient parfaitement pu le faire, soit lors d’une des deux audiences, soit en dehors.

    C’est par choix que ses avocats gardent le silence sur leur stratégie de défense, pour ne pas donner à l’accusation l’occasion de se préparer. C’est le fameux « 5eme amendement » de la constitution américaine qui garantit le droit au silence. Plus que le reflet d’un défaut du système américain, ce silence est la marque d’un avantage pour la défense.

    • peggy dit :

      Vous vous trompez. L objet des audiences étaient une libération sous caution, pas le procès en lui-même. Votre méconnaissance du système judiciaire américaine vous induit en erreur.

  • Le candidat

    Entre le candide et l’impétrant
    Muni d’un stylo cinq couleurs
    Pour changer l’encre marine
    De la tourbe sur l’écume des flots

    L’examen chasse les mauvais numéros
    Sur des copies en papier carbone
    Que les navigateurs munis d’un sextant
    Remplissent avec une pensée submersible

    On ne porte matériellement des idées invisibles
    Elles s’énoncent clairement d’une voix audible
    En alexandrin ou sur un vers libre
    La prose, quant à elle, ne répond de rien

  • Bloggy Bag dit :

    Je suis tout à la fois en accord et désaccord avec Pierre.

    En désaccord car nous devons respecter l’esprit du pacte (même si on ne nous a pas demandé notre avis, Pierre compris).
    En accord parce que la candidature de Martine n’est pas a priori un choix évident, un choix qui coule de source après le séisme.

    Pour moi, la voie que j’appelle de mes voeux est que Martine qui tient de facto le flambeau, réunisse la famille socdem et pose cartes sur tables. Nous avons le temps pour cela, nous avons le temps pour être créatifs, nous avons le temps pour surprendre les français, nous avons le temps pour choisir quel sera le meilleur candidat, et nul ne doit être exclus.

    Nous revendiquons l’utilisation de la force démocratique au sein du PS. Certains pensent sans le dire qu’un parti ne peut être par nature démocratique, et moi-même si j’ai envie d’y croire et de me battre pour cela, je suis circonspect. Mais puisque le moment est exceptionnel, puisque cette campagne commence par ce qui est peut-être une affaire Dreyfus II, soyons exceptionnels, ayons le courage de nos convictions, mettons une torgnole aux pieds plats qui tuent notre pays.

    • Alceste dit :

      Pour déraisonner, mais dans le même sens, n’en doutez pas … :
      « Le beau est toujours bizarre. Je ne veux pas dire qu’il soit volontairement, froidement bizarre, car dans ce cas il serait un monstre sorti des rails de la vie. Je dis qu’il contient toujours un peu de bizarrerie, de bizarrerie naïve, non voulue, inconsciente et que c’est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement le Beau. C’est son immatriculation, sa caractéristique. Renversez la proposition, et tâchez de concevoir un beau banal ! » (Baudelaire, en 1855 …)

      • denise dit :

        Banal ou normal ?

        • Alceste dit :

          Le « banal », pour une dirigeant, c’est une tare, excluant toute chance de progrès ; le « normal », c’est presque pire, car ce n’est au mieux qu’une vue de l’esprit, une convention vouée sciemment par définition au relatif, au contingent ou à l’éphémère. Or notre monde est littéralement « é-norme ». Il faut être hors norme pour y avoir prise, si c’est le but. En tout état de cause le normal n’est pas, en soi, une réponse à l’anormal ; le penser en ces termes est … banal ; le dire est en définitive une faute de l’esprit ; c’est aux autres qu’il appartient de voir ce qu’il en est, à l’expérience. La conduite frénétique de notre pays depuis quatre ans impose un changement de direction radical. La seule chose à faire aujourd’hui est de démontrer qu’on en est capable, c’est tout. Et ce n’est pas simple !

  • daniel flavin dit :

    DSK – A toutes fins utiles – La Guinée Conakry est l’un des pays les plus pauves au monde ; les connaisseurs vous diront que l’afrique de l’ouest, c’est particulier ; mais la guinée conakry, c’est très très particulier. Quand vous etes étranger, il n’y a qu’un hotel à Conakry, c’est le Novotel. tiens tiens. J’y ai séjourné 2 mois il y a un peu plus de 10 ans lors d’un déplacement professionnel ; vous y trouvez des français, quelques anglo-saxons, et des russes, qui exploitent les mines de bauxite – la terre rouge de guinee. Bref, le souvenir que j’ai de l’hotel de conakry est celui d’un « baisodrome », où vous trouvez femmes et enfants près à se prostituer pour gagner de l’argent pour fuir le pays(des femmes dans les couloirs des chambres ouvertement prostituées, des enfants mendiants dans le lobby de l’hotel); c’était il y a un peu plus de 10 ans. Lorsque j’entend que la victime new yorkaise francophone a longtemps séjourné à Conakry, je souhaiterais savoir si elle a fréquenté le novotel. A bon entendeur !

    • jpb dit :

      Cela ne va pas faire plaisir aux féministes radicales, qui avaient trouvé un bon cheval pour se remettre en selle. Votre témoignage offre un éclairage dégonflant d’un coup l’affaire. Ce qui amènerait à comprendre l’avocat de DSK déclarant l’innocence pratiquement certaine de son client.

      • daniel flavin dit :

        Je pense que les limiers des avocats new-yorkais vont chercher à démontrer qu’avant de travailler au Sofitel de New York, elle a fréquenté le Novotel de Conakri comme tant de candidats à l’immigration à cette époque. Aujourd’hui, je ne sais pas comment la situation a évolué à Conakri. Mais lorsque vous entendez que des gamins sont morts cachés dans les trains d’atterrissage des avions, vous ne connaissez peut-être pas Conakry, mais vous pouvez déjà vous en faire une petite idée, car 1 fois sur 2 ces gamins sont guinéens.

      • jpb dit :

        Une prostituée peut être violée, comme toute autre personne. Mais par définition, une prostituée est payée en échange de ses services. Donc pourquoi la violer si on peut la payer ?

      • jpb dit :

        Quand on connaît la misère et que l’on est prêt à risquer sa vie pour la fuir, ou à louer son corps pour survivre, on peut également être tenté par une magouille à plusieurs millions de dollars. Le scandale, c’est la misère. Le problème, c’est comment l’éradiquer. La solution, c’est le salaire citoyen universel.

      • Chris dit :

        Donc traiter la plaignante de prostituée est de bonne guerre, parce qu’elle est guinéenne… Le racisme assumé de certains posts me laisse pantois…

        • jpb dit :

          Quand on n’est pas dans la misère, on n’est pas obligé de se prostituer pour survivre. La misère fait basculer les gens, et ouvre la porte à la violence, au vol, à la criminalité.

        • jpb dit :

          Quelle que soit la nationalité de la personne, quelle que soit la couleur de sa peau, si son passé est trouble, cela pèsera dans la balance. DSK déclare être innocent de ce qu’on l’accuse. Il faut bien essayer de comprendre alors qui est coupable, et les ressorts ayant produit la situation.

        • daniel flavin dit :

          Où est le racisme ? franchement je ne vois pas. Il y a des réalités de ce monde qui vous échappent car la misère, vous en avez plein la bouche, mais vous ne la connaissez pas, car vous ne la fréquentez pas.

      • nancee wellesley dit :

        Vous êtes grave tous les deux… JPB, c’est pas une surprise !

  • Hervé Le Gallic dit :

    Bon courage à vous, monsieur Moscovici, je suis persuadé que des français nombreux attendent votre décision, elle sera lourde de conséquences, le pouvoir doit à nouveau être au service et non plus un moyen de se servir, le raquette des puissances de l’argent nous étouffe, méfions-nous des désespérés, ils n’auront bientôt plus rien et le pire arrivera. Merci de votre sens républicain.

  • marie mcb dit :

    Concernant la fondation Terra Nova :
    il n’est pas necessaire de montrer à la télé les graphiques sur les groupes d’electeurs.

    • Alceste dit :

      Quand les brillants « penseurs » français penseront tous par eux-mêmes au lieu d’être en extase devant les méthodes en usage aux États-Unis, totalement étrangères à nos mœurs et à notre Histoire (nos histoires), ils nous éviteront, descendus de leur piédestal, bien des traquenards. C’est du moins ce qu’en dit mon terre-neuve à moi, un peu borné, mais qui sait très bien nager aussi, démagogique en diable.

    • Bloggy Bag dit :

      Je suis assez sceptique quant à la qualité de ce qu’à produit Terra Nova et à la façon de le communiquer.

  • marie mcb dit :

    Excellente intervention hier soir, sur France 3.
    Excellente intervention aussi de Martine Aubry sur France 2.
    Restez tous unis, lucides et dignes.

    Dans cette affaire, il y a deux victimes.

    Transmettez mon immense admiration et mon soutien indefectible à Anne Sinclair et aux enfants du couple.
    Courage à tous.

    • marcel dit :

      Non il n’y a et n’y aura qu’une victime. En fonction de la conclusion du procés : soit la femme qui aura été violée, soit l’homme injustement accusé.

      Dire qu’il y a 2 victimes, c’est sous entendre que DSK est coupable, mais qu’il mérite notre compassion.

      Votrre phrase est en ligne avec ceux qui essayent de le défendre depuis la France style J Lang, JFK, BHL etc… avec des défenseurs comme çà, il n’est pas sorti de prison… !

      • jpb dit :

        Si DSK est victime car innocent, la coupable est victime d’elle-même et de la manipulation qu’elle a mis en place. Lors du jugement, DSK sera blanchi et l’accusatrice verra la situation se retourner à son désavantage. Pour le moment, il peut donc exister deux victimes, l’une réelle, l’autre potentielle.

        • daniel flavin dit :

          Une chose est sure et tout le monde sera d’accord la-dessus : que les médias arrêtent de nous présenter Mme Diallo comme une pauvre soubrette victime d’un monstre. Pour quitter la Guinée Conakry avec un visa pour les US, eh bien je peux vous dire qu’il faut être sacrément débrouillarde et intelligente, surtout quand on est francophone, que l’on vient de Guinée, et que la France, avec ou sans Sarkozy, ne délivre pas de visas aux guinéens. Réfugiée politique ai-je entendu. Ah bon… De la meme façon, ne prenez pas les Afghans de Calais ou les Roumains de région parisienne pour des pommes : pauvres, ils le sont, mais ils font partis des gens parmi les plus débrouillards et volontaires de leur pays. Ils ont démontré, pour changer leur existence, un courage que beaucoup d’entre nous n’ont pas.

          • bob l'éponge dit :

            dites-moi l’ami… vous êtes sûr de vouloir soutenir DSK avec de tels propos?
            parce que moi, à vous lire, j’ai envie de voir toute la mafia dsk réduite au silence et de voter tout sauf PS

    • pepito dit :

      @marie mcb
      « Dans cette affaire, il y a deux victimes »

      Euh… non pas vraiment. Il me semble que c’est la femme qui se plaint d’avoir été « outragée », pour ne pas dire plus.

      Enfin, est-ce vraiment une « affaire »?
      Vous pensiez sûrement à une « transaction », une scène consentie ». Or, d’après la femme qui se plaint, pas de transaction, donc pas d’affaire.

      Vous devriez surveiller votre « sémantique ».

  • Alceste dit :

    Après avoir dénoncé de longue date l’idée qu’il pût y avoir une « homme providentiel » (en l’occurrence Dominique Strauss Kahn), F.Hollande devrait en toute justice remercier aujourd’hui la Providence (ou le Malin). Il ne le fait pas, trop attaché qu’il est à ne pas mêler les affaires privées aux affaires publiques, comme l’a montré son remarquable détachement dans l’ « affaire ». Par expérience personnelle aussi sans doute. Bref, clairement délesté volens nolens d’un poids sur deux, l’autre suffisant amplement à dessiner par contraste les contours de sa propre image « normale », il nous arrive maintenant avec une rhétorique un peu moins sûre, semble-t-il : il « n’est pas là pour se substituer à telle ou telle candidature qui pourrait être absente ». Certains imaginent qu’il pense alors à M.Aubry. On n’ose les suivre, car on ne conçoit pas qu’il puisse la sous-estimer au point de la réduire à n’être qu’une candidate de substitution. D’autant moins qu’il la « respecte », dit-il. On ne peut faire moins, en effet. Avouons pourtant quelque perplexité. Perplexité que le billet de P.Moscovici n’apaise pas vraiment tant il se distingue, à première lecture, des échos entendus récemment à Dijon, si l’on en croit Libération par exemple. La reconstitution du tandem F.Hollande-F.Rebsamen, dont chacun a pu apprécier la clairvoyance lors des primaires de 2006 et l’ardent soutien au travail de la Première secrétaire actuelle, n’est pas une surprise. On est davantage intrigué par le propos de F.Patriat, accompagnant F.Hollande, sur ses terres bien sûr : «Je ne vais pas me rallier aujourd’hui. On va attendre un peu. Avec Pierre Moscovici, on va rassembler les troupes et on verra.» S’agit-il de la « délibération collective en Conseil politique » sur la configuration des primaires souhaitée par notre hôte ? S’agit-il, comme il en fait le vœu encore, « de refonder une pensée et une pratique socialistes » ? De quoi s’agit-il au juste ?
    « Plus derrière personne », devant, Tous derrière et lui devant…Paul Fort, Brassens … tout s’embrouille.

    • Bloggy Bag dit :

      Si jamais on devait avoir une primaire Aubry / Hollande on aurait une primaire entre premiers secrétaires du PS. Je doute fort que cela enthousiasme les Français et cela risquerait fort d’ouvrir la route à un outsider.

      • pepito dit :

        De ttes les façons, vous avez déjà perdu la présidentielle de 2012, c’est clair.

  • Garcia dit :

    Bonjour M. Moscovici,
    Je voudrais exprimer mon indignation par rapport au commentaire de m. Le Pen, sur l’affaire Strauss-Kahn: « c’est tjrs bien de voir un voyou menotté ».Je trouve sa déclaration très calomnieuse et méchante!!! La calomnie c’est un crime! Elayne

  • senez dit :

    Finalement,cette affaire DSK arrange fichtrement bien le PS : on n’entends que vous dans tous les médias, et vous ne profitez pour faire votre propagande mensongère.
    C’est inique

  • lolas dit :

    nous avons retenu la phrase: »j’ai le souci que nous soyons à la hauteur de la situation » et cette autre : »je ne m’enrôlerai pas dans une écurie » ;voilà qui est positif // en ce qui concerne « l’affaire »,nous espérons que -une fois le procès terminé-un cinéaste de la trempe des grands cinéastes italiens des années 70,avec des acteurs ,tel gian maria volonte par ex ,pourra & saura faire un film qui permette de *réfléchir* à ce qui s’est passé.

  • hamdoune fannia dit :

    hommage à DSK : tout le monde oublie un peu vite ce que DSK a apporté au FMI, il a réformé en profondeur cette institution, l’a doté d’un fonds de plus de 700 milliards de dollars, ce fut un brillant ministre des finances, l’un des meilleurs de son époque, un fin connaisseur de la mondialisation, un excellent médiateur notamment auprès de la chancelière Angela Merkel, un homme respecté pour sa droiture dans le travail. Enfin et c’est la plus grande réalisation de DSK au sein du FMI, la mise en place de prêts à taux zéro pour les pays pauvres, c’est une très grande mesure de justice sociale, et je ne voudrais pas que l’on oublie tout cela, quel que soit l’issue des faits qui lui sont reprochés aujourd’hui, personne ne doit oublier son immense professionnalisme, une pensée pour sa femme et ses enfants dans cette terrible épreuve.

  • hamdoune fannia dit :

    DSK le séducteur : que de commentaires terribles sur la personnalité de cet homme au sommet de la puissance et de la compétence. Si la présomption d’innocence doit être garantie à la fois à DSK et à son accusatrice, le facteur temps démontrera la réalité des faits. Seulement le temps joue en défaveur de DSK, depuis cette terrible affaire, il y aurait des suspicions sur le comportement de DSK vis-à-vis des femmes, certaines journalistes auraient été « harcelées », une élue dénonce l’agression dont auraité été victime sa fille Tristane Banon, vraiment tout ceci est nauséabond, laissons la justice faire son travail, arrêtons les uns et les autres l’approche émotionnelle, personne ne peut décemment dire ce qui s’est réellement passé, personne ne peut s’arroger le monopole de la juste analyse ou de l’objectivité, un peu de respect et de dignité. Les féministes crient au scandale et manifestent aujourd’hui pour dénoncer les propos et attitudes « sexistes et machistes », stop à tout cela, la justice elle seule fera la lumière sur toute cette affaire. La gauche est meurtrie par cette onde de choc, plus rien ne sera comme avant, reste la présidentielle dans un an, et seule Martine Aubry, une femme, sera crédible à mon sens, car elle détient la probité, aucun homme de gauche ne devrait se présenter, aucun homme, car en l’état actuel, l’image des hommes politiques français à travers cette terrible affaire renvoie un miroir négatif, cela est très triste et désolant.

  • Plastics dit :

    « J’ai noté que Dominique Strauss-Kahn, dans sa lettre de démission du FMI, clamait son innocence, et réfutait les accusations portées contre lui.  »

    C’est très bien. Mais je pense qu’énormément de personnes accusées, presque toutes d’ailleurs, clament leur innocence de cette manière. Personne ne va à un procès en avouant son crime devant les médias, personne ne communique ainsi.
    Ce n’est donc pas très significatif… tout comme la défense basée sur des discours comme « je ne crois pas qu’il puise être ainsi, il est plus calme, il n’a rien d’un violeur », venant de ses amis/ex-futurs ministres/membres de la famille. Je pense que personne sur terre ne peut dire d’un de ses amis « C’est certainement, et ce depuis 30 ans, un violeur potentiel sérieux ». J’espère sincèrement qu’aucun ami ou frère de quiconque au monde ne peut dire avec certitude et devant les médias que son proche, accusé, est certainement coupable.

    Ce n’est pas une défense, c’est un poncif et une réaction logique (trouvez-moi un frère/une soeur/un ami qui dirait « Oui oui, il est un violeur potentiel depuis longtemps).

    Et, puisque vous parlez de présomption d’innocence, je vous ferais remarquer qu’elle s’applique aussi à la victime présumée, et qu’en l’occurrence, c’est présumer qu’elle ment, et donc qu’elle est coupable, de dire que DSK est innocent. Le fait est qu’en ce moment, DSK n’est ni innocent ni coupable, mais dans un état intermédiaire, et que si il veut être innocent totalement, il faudra le prouver, et que si il doit être complètement coupable, il faudra aussi le prouver.

    J’ajoute que le PS a beau jeu de hurler au loup dès que la présomption d’innocence (et si possible la disculpation et le relativisme concernant les charges « il n’y a pas mort d’homme », dirait Jack Lang) après ce qu’il a fait pendant l’affaire Woerth-Bettencourt, à juger et à demander la démission avant tout jugement.

    Tiens, avez-vous demandé la démission de DSK du FMI sur les charges ? Parce qu’après tout, être soupçonné (et pire, être inculpé) d’agression sexuelle et de tentative de viol, c’est un peu plus gros que d’être soupçonné, via des journaux d’investigation (quelle autorité juridique, j’en tremble, à côté de ça le parquet de New York n’a qu’à bien se tenir), de conflit d’intérêt ?

    Morale et grands principes et justice égale à géométrie variable et seulement pour les amis, bravo.

    • Lambda dit :

      Si j’ai bien compris le fonctionnement de la procédure anglo-saxonne, existe le « marchandage de peine » c-à-d plaider coupable en échange d’une réduction de la durée de peine requise par le procureur.
      Donc, pour un coupable, qui a toutes les raisons de croire qu’il peut être confondu par l’enquête, plaider l’innocence est un risque important : celui de subir la peine maximale.
      Donc, si, au US, un accusé peut aller au procès en se déclarant coupable.

  • Tristan dit :

    Bonjour à tous et à chacun,
    Je viens de lire les extraits que l’avocat de M. Strauss-Kahn a donné au quotidien Haaretz au sujet de cette affaire. Sa détermination sans faille à prouver l’innocence de DSK m’a réchauffé le coeur. Il est sûr de l’issue de ce procès. Sa disculpation ne fait aucun doute dans son esprit et l’attitude de Dominique conforte sa conviction. C’est le genre de cordial dont nous avons toud besoin une semaine jour pour jour après la terrible nouvelle qui a sonné les français. Bon courage et merci d’être le porte-parole talentueux de ceux qui croient et espèrent le retour de DSK lavé de toute accusation.

    • jpb dit :

      Oui. L’accusation est peu crédible pour ceux qui ont approché DSK de près. En face, l’accusation repose sur la parole de la présumée victime. Si DSK était un monstre, qu’aurait-il à vouloir améliorer le monde ? Il pourrait se contenter alors de jouir de ses passions funestes. C’est là que cela ne colle pas. C’est à l’opposé de l’idéal social démocrate réformiste, l’augmentation de l’autonomie de chacun. Le viol ne va pas dans ce sens. Bon, pour le tribunal, il faut de preuves en plus.

  • marie mcb dit :

    Je veux dire aux journalistes que s’ils se sentent harcelés, ils doivent le dire.
    Ils ne doivent pas avoir peur.
    Comme l’a dit Elisabeth Guigou, des lois existent aujourd’hui.
    N’ayez pas peur.
    Si vous ne le faites pas, le public pourra vous le reprocher plus tard.

    Courage a tous.
    Transmettez mon immense admiration et mon soutien indefectible a Anne Sinclair et aux enfants du couple.

    • pepito dit :

      @marie mcb

      Une pensée pour la « présumée » victime peut être?
      Le « déni du réel » n’est pas (encore) un délit de société; ça viendra.

  • kaluzy dit :

    Je n en veux pas a DSK d etre pressant envers les femmes, mais je l imagine mal d orchestrer une scene de viol, comme on peut imaginer le viol, avec violence, coup de poing, tabassage…

    Je l imagine un peu pressant, dechirant un corsage, comme tout ceux qui prennent le refus d une femme pour de la pudibonderie superficielle dont il convient d en venir a bout pour arriver a ses fins.

    Je ne lui en veux pas d etre sexuel, d aller dans des clubs echangiste, d etre en OPEN COUPLE avec Anne Sinclair, d avoir des rapports a la sauvette.

    Je ne pense pas que ce qui s est passe dans le SOFITEL soit « bien grave », car DSK ne pouvait oublier une seule seconde le contexte americain, qu il connait tres bien.

    Mais ayant vecu aux USA, et connaissant certains cotes de certains americains, je me suis moi meme trouve menace de prison , pour juste donner un coup de laisse a mon chien, comme mesure d education…. j ai aussi decouvert que pour boire une canette de biere dans la rue, on passe en garde a vue….

    Bref l amerique c le pays des exces, dans le pire comme dans le meilleur, mais ce qui me questionne dans cette histoire au final, c est pourquoi et comment l inculpation a pu avoir lieu… Car ce n est pas PAROLE contre PAROLE…il s agit d avoir des elements materiels concordants indiscutable.. Et ce sont ces elements de preuve qui nous manquent tant pour construire notre propre jugement…meme si nous n avons pas forcement a le faire…Juger est un metier….

    Pour finir DSK est surtout coupable de jouer un double jeu, d un cote d afficher une image d epinal de couple heureux avec Anne SINCLAIR, alors que derriere il y a de profonde trahison, non seulement envers sa femme mais aussi envers tout le public qu il tentait de seduire… avec son apparence trompeuse de bon pere de famille qui dirige le FMI pour le bien des peuple…

    C est surtout de cela dont DSK est coupable, et ca personne ne peut dire le contraire…TRAHISON.

  • bionet dit :

    Bonjour,

    il existe plusieurs versions contradictoires de son témoignage, je cite selon son confident Bleck Diallo qui à été interviewé quelques heures après l’événement par un journaliste

    Le jouurnaliste
    Il y a beaucoup de spéculations sur l’incident même. Qu’est-ce qu’elle vous en a dit ?

    Le confident Bleck Diallo
    De l’agression, elle m’a dit qu’on lui avait donné un ordre d’aller faire la chambre de ce monsieur-là. Elles ont des clés automatiques [des passes NDLR]. Elle devait refaire le lit et le ménage de la chambre. Le monsieur est sorti de la douche, nu. Il s’est mis derrière elle et l’a retenue par le soutien-gorge. Elle s’est débattue en lui criant et elle est arrivée à lui échapper. Il a essayé de la rattraper en tirant sa main. Elle s’est enfuie et c’est dans le sa fuite, dans le couloir de l’hôtel qu’elle a rencontré une de ses collègues. Et c’est cette dernière qui a appelé la police.

    Le jouurnaliste
    Donc, dans l’absolu, il n’y a pas eu de rapport sexuel ?

    Le confident Bleck Diallo
    Nancy ne me l’a pas confirmé. Et moi, pour la respecter, je ne lui ai pas demandé

    c’est ici
    http://sudonline.sn/imprimer-article.php?article=2907

    Le dossier est vide. Bon dimanche.

    • La gauche, oui, le PS actuel, non dit :

      Quelle analyse !
      En fait on n’en sait rien !

  • JFRabain dit :

    J approuve totalement ce point de vue de Pierre Moscovici. Le déchaînement médiatique d’ une certaine presse américaine et même française a quelque chose d’ indigne. La présomption d’ innocence utilisée en France respecte la personne. Filmer DSK comme un grand criminel avant que sa culpabilité ne soit établie est absolument révoltant. Cette affaire est un véritable choc culturel qui nous fait douter de la démocratie américaine.

    • Alceste dit :

      Ne doutez pas de la « démocratie américaine », mon ami. Jacques Follorou, journaliste au Monde, nous démontre aujourd’hui par a + b que nous avons tort d’avoir vu ce que nous avons vu et comme nous l’avons vu : Nous aurions dû au contraire prendre une leçon de démocratie ! Retour à nos chères études, donc … La thèse développée tient en une phrase : « Ce qui paraît violent au public français n’est que l’absence d’égards dus, pense-t-on, à la « caste sociale » de l’intéressé. ». Or c’est le grand mérite de l’Amérique de savoir organiser de telles exhibitions, parfaitement « normales », pour l’édification des masses. Le Nouveau Monde fait donc de nous de primitifs ringards empêtrés dans leurs principes. Admirons toutefois la souplesse du système : avec Ben Laden, le problème s’est résolu tout seul.
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/21/l-affaire-strauss-kahn-lecon-de-democratie_1525489_3232.html

  • Nathalie dit :

    Merci…
    Nous avions besoin de ce texte.

  • NoFear dit :

    Mr Moscovici,

    Je fais parti de ce qui sont convaincus, qu’il y a eu manipulations des faits de la part de la victime en premier, du Sofitel ainsi que du Procureur.

    Pour étayer les faits, il y a un excellent article de Paul Craig Roberts qui fut un membre de l’administration Reagan et fit carrière à Washington (assistant secrétaire du trésor qui est une fonction équivalent de secrétaire d’état au ministère des finances chez nous); il est de fait un insider, quelqu’un qui en sait long sur la magouille généralisée au sommet du pouvoir à Washington. Il serait vraiment naïf que de croire que cela soit différent à Londres, Paris, Rome ou Tel Aviv…

    http://resistance71.wordpress.com/2011/05/21/affaire-dsk-la-these-du-coup-monte-prend-de-lampleur-a-qui-profite-vraiment-le-crime-suppose/

    Bonne Lecture

    P.S:Il y a un commentaire intéressant après la lecture de l’article sur le fonctionnement des hôtels du groupe accord…

  • Elisabeth Roguinsky dit :

    Cher Pierre,
    J’ai pris beaucoup de plaisir à vous lire, surtout cette phrase: « Il a toute mon amitié, intacte. »
    Il n’y a rien à ajouter à vos écrits, ils résument bien les sentiments qui traversent beaucoup de français et le tumulte dans lequel se trouve à nouveau le PS.
    Quelque soit votre décision je vous témoigne mon soutien, les idées que vous défendez sont à mon avis l’avenir du parti.
    Ce parti, au sein duquel ma famille a milité, j’espère qu’il sera à la hauteur des attentes des français.
    Transmettez toute mon affection et mon soutien à DSK et sa famille.
    Cordialement, Elisabeth

  • Brigitte Anciaux-Salvan dit :

    Bonjour Pierre,

    un très bon post, sans excès ni arguments déplacés.
    Juste une remarque : le parti socialiste, pour être crédible et proche de ses électeurs ne devrait-il pas choisir un candidat qui ne soit pas un milliardaire? Comment peut-on alors penser que les futurs votants puissent croire à un vrai changement et au mot « Social »?
    Je sais que rien n’est simple mais quand même….

    Cordialement.

    • PERPLEX dit :

      Il faut une bonne dose d’angélisme pour croire que le vrai changement sera social. Les pays émergents vont nous tailler en pièce, là se situe le changement dont nous ne subissons que les prémisses.

      Après qu’un parti socialiste se range éventuellement derrière un milliardaire comme il s’accrocherait à une bouée de sauvetage, n’est finalement que péripétie dans un naufrage prévisible.

  • ºC dit :

    Un billet qui ne tombe pas dans l’écueil de la victimisation excessive…de l’accusé, ça change (en bien).

    Je signale plusieurs billets dans mon blog consacrés aux aspects de procédure US et les autres enjeux qui se jouent au parquet de NY (et qui concernent tout le monde).

  • Isabelle dit :

    Re Bonjour Monsieur
    pourriez vous demander à Monsieur Strauss Kahn de une adresse mail? : j’ai une amie sur FB qui pourrait témoigner qu’un viol ne se passe pas du tout comme cela ! Et puis cela nous permettrait de lui envoyer nos messages de soutien directement.
    D’avance merci

    • Christine R dit :

      Ca part d’un bon sentiment mais j’ai bien peur que Pierre ne soit pas matériellement en mesure de demander grand-chose à monsieur Strauss Kahn:)

  • Pierre Albertini dit :

    Cher Pierre,

    Ton article est intéressant mais je crains qu’il ne rende pas totalement compte du séisme qui se prépare dans l’opinion.

    L’affaire DSK est perçue comme le signe de la crise morale gravissime que traverse notre pays. Une oligarchie politico-médiatique richissime vit dans une bulle, se croit tout permis, confond vie privée et moeurs Régence, intimide les enquêteurs potentiels, et, au bout du compte, manifeste une solidarité sans faille en cas de coup dur. La plupart des gens disent avec une horreur croissante que la même affaire n’aurait jamais éclaté en France, qu’elle aurait été étouffée : autant constater que rares sont ceux qui croient encore vivre dans une République ou une démocratie. Les ménagements dont use notre institution judiciaire avec les puissants, les pudeurs de chaisière des patrons de presse en matière de droit à l’image, l’invraisemblable affaire Tapie, l’insolente impunité de Chirac, tout cela est en train de créer un véritable ras-le-bol. L’affaire DSK est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
    De ce point de vue, il y aura des victimes collatérales au crash de DSK, à commencer par Robert Badinter, malgré son aura de père de l’abolition. Je n’ai jamais adhéré au mythe Badinter, sans doute parce que j’ai toujours pensé que cette réincarnation de Victor Hugo aimait un peu trop son image, ses aises et le pouvoir. Je n’avais pas apprécié ses trémolos en défense de Mitterrand lors d’une cérémonie houleuse au Vel d’Hiv. Mais j’ai trouvé franchement scandaleuses ses prises de position contre la justice new yorkaise. Je me demande du reste ce que pense de tout cela la très féministe Elisabeth Badinter. En vérité, je crains que le féminisme de la gauche caviar ne soit trop souvent de l’ordre du bavardage mondain, ou de la posture, ou de la bonne conscience antimusulmane. Il est clair désormais, en tout cas, que les droits fondamentaux des femmes sont mieux défendus dans le monde anglo-saxon.

    En vérité, je crois plus que jamais que la campagne du PS doit se faire sous la bannière de l’égalité, notion fondamentale de la gauche, malheureusement trop souvent oubliée par le PS. La France est devenue un pays affreusement inégalitaire (ou notabilitaire) et il y a beaucoup à faire pour que la devise de la République ne soit pas qu’un vain slogan. Je propose quelques pistes : rendre publiques les déclarations de revenus et les feuilles d’impôts (avec possibilité de consultation sur Internet); créer un plafond des hauts salaires et enterrer toute forme de bouclier fiscal; confisquer purement et simplement certains excédents de grandes fortunes; abroger tous les dispositifs VIP (notamment dans le secteur judiciaire); simplifier considérablement (à la scandinave) le train de vie et les usages de l’Etat; pratiquer un brassage scolaire sans précédent; ne pas incriminer une religion plutôt qu’une autre; reconnaître l’égalité des sexualités. Il faut aussi (pourquoi le nier) produire une critique politique du très grand luxe et des palaces : les très pauvres n’ont pas à travailler comme des esclaves pour les très riches et personne ne doit pouvoir s’acheter un droit au caprice.

    Une autre notion, qui ne fait pas partie de l’arsenal traditionnel de la gauche française, devrait être brandie : c’est l’idée de respectabilité. C’est une notion victorienne qui nous paraît souvent ringarde (parce que nous la réduisons à une série d’interdits d’un autre âge) mais qui peut avoir du sens encore aujourd’hui. La vérité est que le contenu de la respectabilité évolue historiquement : au XIXe s, en Angleterre, l’homosexualité n’était pas respectable; aujourd’hui, c’est l’homophobie qui ne l’est pas -et les gays vivent très heureux à Londres (et beaucoup plus ouvertement qu’en France). En tout cas, les gens veulent que leurs représentants soient efficaces mais aussi qu’ils soient respectables, c’est-à-dire qu’ils respectent les lois, les électeurs, l’image de la France, qu’ils ne méprisent pas ceux qui sont moins riches qu’eux, qu’ils ne soient pas obsédés par leur propre réussite, qu’ils ne fassent pas tourner la planète autour de leur ego ou de leurs appétits.

    Parce que tu es toi-même respectable et, je le crois, soucieux d’égalité réelle, tu peux porter ces valeurs, soit sous ta bannière, soit sous celle d’un autre. Mais il n’y a plus une minute à perdre si nous voulons que la gauche l’emporte en 2012.

    Bien cordialement
    Pierre Albertini

  • nancee wellesley dit :

    Tous ceux qui ont jeté le discrédit sur la personnalité et la moralité de Nicolas Sarkozy doivent regarder un peu dans le rétroviseur. Si Nicolas Sarkozy est loin d’être exemplaire, ce n’est rien comparé à ce que projette cette histoire DSK dans le monde entier. Et sans préjuger de la fin, cette histoire DSK, c’est quand même un peu la honte pour la France aujourd’hui…
    Le FMI, à n’en pas douter, y regardera à 2 fois avant de renommer un homme français à sa tête.

    • GS dit :

      Vous avez bien raison, au fond, Sarkozy était à la hauteur de la fonction de Président de la République, n’était pas soupçonnable de népotisme et menait une politique qui avait pour finalité de servir non ses amis fortunés, mais la justice, toute cela pour la simple raison que Strauss-Kahn fait l’objet d’une accusation grave.

      C’est absolument limpide.

      • Alceste dit :

        Claire et pure aussi cette morale qui mène au suicide dans l’entreprise, détruit les couples pour cause de chômage, laisse les jeunes des cités à leurs propres lois, pourchasse les Roms pour rassurer le bon peuple, soumet l’instruction des enfants au marché, fait prospérer la richesse de quelques uns sur les ruines herbues des usines envolées, spolie les citoyens des services auxquels ils ont droit … Du reste, tout avait bien commencé. Un gamin en gros plan sur un écran géant, pour lancer à la maisonnée rassemblée : « bonne chance, papa ! » On en a encore les larmes aux yeux. Ce n’était que le début. D’une longue histoire de l’indécence. Il n’y a même plus besoin d’y regarder à deux fois. C’est absolument limpide.

        • GS dit :

          Chère Alceste,

          Il faut vous rendre à l’imparable conclusion selon laquelle cette politique était bien celle qu’il fallait mener, puisque Dominique Strauss-Kahn a fait l’objet d’une inculpation.

          De même, il était ignoble de dénoncer la situation avérée de conflit d’intérêts qui était celle de Woerth, puisque lui, respecte la présomption d’innocence à propos de DSK.

          • Alceste dit :

            L’affaire est même la preuve que La Princesse de Clèves est bien un roman pervers …

          • GS dit :

            Absolument, et que le bilan de ce gouvernement est tel que le sarkozysme doit sévir jusqu’en 2017.

        • nancee wellesley dit :

          Dire que cette affaire, c’est un peu la honte pour la France aujourd’hui… Difficile de dire le contraire !

          Alors vous ressortez les travers de Sarkozy (et je peux être d’accord avec vous sur certains points) pour contre-balancer… j’ai quand même l’impression que vous mélangez tout !

          Mais quand je vois ce que Mr DSK peut faire subir à sa femme et à sa famille aux yeux du monde entier… Je me dis : heureusement, il ne sera pas le prochain président de la France.

          • GS dit :

            « quand je vois ce que Mr DSK peut faire subir à sa femme »

            Son épouse n’a absolument pas besoin de votre commisération. Ce qui peut être problématique, au sein d’un couple, c’est le mensonge, la tricherie. Or vous ignorez tout des relations qu’ils entretiennent. Le respect minimum des la personne humaine devrait donc vous garder de vous aventurer sur ce terrain-là, que seuls les concernés sont en mesure de juger.

            « Alors vous ressortez les travers de Sarkozy (et je peux être d’accord avec vous sur certains points) pour contre-balancer… j’ai quand même l’impression que vous mélangez tout ! »

            Belle plaisanterie : qui vient ici essayer de contrebalancer et de mélanger tout ?

            C’est de cela que vous devriez avoir honte.

          • Alceste dit :

            Il est effectivement impossible de dire que le retentissement de cette malheureuse autant que ténébreuse affaire ne nous affecte pas, en tant que socialistes ou sympathisants, ne serait-ce qu’au regard de la place de choix occupée par l’intéressé dans notre dispositif, pour les très justes motifs que chacun connaît. Cela étant, et s’agissant de la « honte pour la France », peut-être faudrait-il commencer à garder raison, au moins quand notre « ressenti », agité par cet énorme battage, parviendra à prendre du recul. Quand je vais en Italie, et que j’entreprends telle ou telle connaissance sur Berlusconi, pour lui demander comment on peut se choisir un coco pareil, je ne transfère évidemment pas sur mon interlocuteur ma réprobation. Si j’entre dans un musée de Florence, je donne libre cours à mon admiration pour la culture italienne, même si en creusant un peu j’y rencontre une foule d’individus peu recommandables, c’est le moins qu’on puisse dire, papauté comprise. Celle-ci n’avait pas de raison d’être de gauche, c’est vrai. Bref, il n’est pas certain que la fameuse « image de la France », de son côté, doive subir en la circonstance l’opprobre qu’on s’évertue à déplorer, en particulier dans les milieux qui en tout état de cause n’attendent que cela. Elle en a vu d’autres, je crois. Du reste, chacun peut concevoir que cette « image » est probablement à évaluer plus justement sur d’autres critères que celui-ci, politique étrangère, politique économique, politique sociale, politique culturelle. Et alors, gare !

          • nancee wellesley dit :

            Comme c’est beau, GS, de vous voir défendre bec et ongles celui qui s’est mis lui-même hors-course pour la présidentielle 2012 !

            Je maintiens. Quand je vois ce que Mr DSK est capable de faire subir, aux yeux du monde entier, à celle qu’il aime la plus au monde… et sans oublier le préjudice qu’il porte à son propre parti. Je redis : heureusement, il ne sera pas le prochain président de la France.

          • GS dit :

            « défendre bec et ongles »

            Lisez avec un peu de sérieux et vous verrez que je ne défends pas DSK dans ce que je viens d’écrire, puisque vous ne l’égratignez pas même, mais que je me suis simplement attaché à mettre en évidence les inférences foireuses dans lesquelles vous vous complaisez jusque dans ce dernier commentaire.

            « heureusement, il ne sera pas le prochain président de la France. »

            Mais qui se soucie encore de ce qui peut ou non satisfaire quelqu’un qui soutient la politique d’injustice sociale que mènent Sarkozy et ce gouvernement ?

          • nancee wellesley dit :

            Apprenez à lire vous-même ! Je ne soutiens pas la politique de Sarkozy. Au contraire, je dis qu’il est loin d’être exemplaire et que je partage certains de vos arguments. Simplement, cette affaire risque fort de faire passer Sarkozy pour un enfant de choeur mais elle aura aussi le mérite de présenter un candidat plus convenable.

          • GS dit :

            « Je ne soutiens pas la politique de Sarkozy »

            Si c’est vraiment le cas, je ne vois donc pas en quel sens vous pouvez considérer que la candidature de Sarkozy peut être plus convenable (que celle d’on ne sait qui, d’ailleurs), à moins que vous orientiez vos préférences en fonction d’autre chose que de la politique menée.

            « cette affaire risque fort de faire passer Sarkozy pour un enfant de choeur »

            Vous ne parliez pas de « risque » plus haut, vous invitiez tous ceux qui ont critiqué la moralité de Sarkozy à regarder dans le rétroviseur, comme si un quelconque événement pouvait si peu que ce soit invalider la critique de tout ce que Sarkozy a pu commettre.

            Vous vous réjouissez à l’idée que Strauss-Kahn ne puisse devenir président de la république en 2012, trouvez que Sarkozy fait un candidat plus convenable et vous voulez faire croire à quiconque que vous êtes un tant soit peu sérieusement critique à l’endroit de la politique de ce dernier ?

          • nancee wellesley dit :

            Je crois que vous avez un problème de compréhension !
            Un candidat plus convenable au PS, je veux dire !

          • GS dit :

            Reprochez-moi aussi d’essayer de trouver un sens minimal à vos phrases lacunaires !

            « Un candidat plus convenable au PS, je veux dire ! »

            Il aurait donc fallu dire : « cette affaire risque fort de faire passer Sarkozy pour un enfant de choeur mais elle aura aussi le mérite de faire présenter au P.S. un candidat plus convenable. »

            En tout cas, non, tous critères importants retenus, rien ne dit a priori qu’on puisse trouver un candidat qui convienne mieux que Strauss-Kahn, pourquoi une telle idée ?

            Maintenant, je trouve qu’Aubry a de l’excellence, et assurément bien plus que les autres prétendants déclarés à la primaire.

  • Epidaure dit :

    Tout cela paraît clair et net. Mais je lis dans le Canard, généralement bien informé, que P.Moscovici aurait donné comme consigne à ses amis: « Jamais Fabius ». Ainsi, les exclusives, les comportements claniques, reprennent de plus belle. Fabius s’est rangé loyalement derrière Aubry et Strauss-Kahn, il s’est impliqué dans le projet socialiste et le programme de la 1ère année de l’après-présidentielle. On a envie de dire: pourquoi tant de haine? Parce qu’il a été le plus jeune 1er ministre et le « fils politique » préféré de F. Mitterrand (LE grand homme de gauche de la 2e moitié du XXe siècle, pour le quel Moscovici ne semble pas déborder d’admiration…), parce qu’il est le plus compétent (avec DSK), le plus expérimenté, et l’un des plus brillants? Ce comportement ne vous fait pas honneur, M. Moscovici.

  • TZYACK dit :

    - Suite (garnie?) offerte en sur-classement (2.500$) par le Directeur du Sofitel de NY qui en connaissait parfaitement la configuration et, par ironie, le numéro 2806, qui est aussi la date du 28/06 du début de dépôt des candidatures aux primaires du PS.
    – Hôtel de luxe du groupe Accor, propriété de grands patrons français affiliés à l’UMP.
    – Des twiters UMP au courant de l’arrestation presque 1 heure avant qu’elle ne soit effective.
    – Des décalages importants de timings non expliqués.
    – Plainte et arrestation tardives pour faire croire à une fuite.
    – Scénario idéal pour un lynchage médiatique : Un haut dirigeant français blanc, juif et riche, opposé à une employée guinéenne, immigrée noire, musulmane et pauvre
    – Les guinéennes, comme toutes les femmes africaines, sont en bonnes gestionnaires très intéressées par l’argent : C’est pourquoi elles sont, en général, sexuellement très conciliantes et faciles, surtout avec les blancs qui en possèdent (http://news.abidjan.net/h/399406.html)
    – Pourquoi y aurait-il eu fellation alors que les musulmanes ne sucent pas ?
    – Un papy fatigué de 62ans (1,70m) peut-il forcer une forte femme de 32 ans (1,80m) à la faire ?
    – Cette femme dit ne pas savoir qui était DSK alors que le personnel de l’hôtel avait été briefé, photo à l’appui, avant son arrivée.
    – Celui qui s’est présenté aux média comme son frère n’est finalement que son ami.
    -Etc…..

    D’après les informations recueillies sur Internet, il y a vraiment trop d’invraisemblances et d’incohérences pour ne pas croire à un complot politique dont le commanditaire est celui à qui il profite le plus.

    Comme le père du procureur à charge dans le procès de cette affaire – Cyrus Vance – est aussi un ami politique de Frank George Wisner, l’époux actuel de Christine de Ganay, ex-belle mère de NS avec qui il entretient d’étroites relations, (http://news.celemondo.com/2011/05/les-liens-etranges-entre-le-procureur-en-charge-de-laffaire-dsk-et-nicolas-sarkozy/) ceci expliquerait cela et les contraintes anormales de la remise en liberté sous conditions du prévenu pour mieux l’espionner et l’empêcher de préparer sa défense.

    On assisterait donc, impuissant et en direct, à l’ASSASSINAT politique du meilleur Présidentiable d’opposition – qu’il l’avait pressenti – par les complices du Président en exercice.

    Si c’est le cas, La République française est en grand DANGER !

    • Amelle dit :

      Du grand n’importe quoi! Vraiment !
      Sinon vous avez un minimum de preuve de ce que vous avancer? Ou c’est juste pour casser du sucre sur le dos d’une pauvre femme de chambre que vous ne connaissait même pas?

  • stone dit :

    Ts ces commentaires opposés sur D.S.K. sont vides de sens tant qu’on n’a pas sa version des faits…
    Sur les primaires, il est accablant de voir s’exprimer tant de haine vis à vis de tel ou tel leader P.S. C’est lamentable, pathétique et suicidaire. La droite gagne l’élection et se chamaille après; la gauche se chamaille avant l’élection et évidemment la perd!!!C’est le syndrome de l’auto-destruction assez répandu chez les socialistes hélas!!!…

  • lolas dit :

    question :est-il légal-autorisé par la loi ,que certaines TV diffusent les différents éléments du patrimoine,d’A.Sinclair,les énumérant,en donnant une évaluation et en montrant des photos??cela n’a rien à voir avec l’affaire,cela ne peut être considéré comme un information et porte peut-être le nom de DELIT.

  • NicoP dit :

    Un post digne et équilibré. Vous êtes sans doute celui qui, parmi ses fidèles, a l’attitude la plus juste.

  • charlie24 dit :

    bonjour à tous

    Ah ces blogs…l’exutoire et la parole libérée .. mais quelqu’un a dit que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres

    PM m’a rassuré ( je suis adhérent à B2G) j’en avais besoin comme nous tous..tellement je fus , dans une grande colère face à cette intelligentsia organisée contre cette femme de toute évidence VICTIME !! et s’empressant autour du fallacieux prétexte de cette « désormais fameuse présomption d’innocence galvaudée »

    STOP trop c’est trop cette Femme est LA victime

    imaginer le contraire c’est insulter la JUSTICE qu’elle soit américaine ou universelle

    PARDON moi aussi je devrais me taire

  • Amelle dit :

    Les psy disent que lorsqu’on apprend du mal de nos proches, il y a d’abord le déni, ensuite la colère et enfin la résignation.

    J’avoue que j’étais parmi les rares voire l’unique (lundi dernier) de mon entourage professionnel à croire à l’accusation de la femme de chambre, peut être pour avoir vécu une situation assez proche et aussi parce que je ne vois pas cette femme lié à un complot international ou qui se lèverai de beau matin pour inventer cette histoire. J’ai commencé par la colère, j’en voulais à DSK puis une fois devant la juge j’avoue avoir eu des larmes en le voyant sombrer comme j’ai eu aussi des larmes en lisant l’article de l’AFP sur le parcours de la jeune depuis la Guinnée. Comme Martine Aubry je suis un peu trop sensible, j’ai les larmes faciles.

    Bizarrement dans mon environnement professionnel, ils ont aussi évolué, de plus en plus pensent DSK coupable et la colère monte, en l’espace de trois jours souhaitent le voire croupir en prison. Mon intime conviction est de deux choses l’une, soit la femme de chambre à raconter la pure vérité soit la vérité est entre les deux versions c’est à dire que DSK a voulu approcher cette femme, elle l’a laissé parce que c’est juste une femme de chambre et que c’est un grand de ce monde et qu’elle ne voulait pas d’histoire mais quand elle a vu que ça allait trop loin elle c’est débattue.

    En tout cas je pense que cette histoire devrait se terminer par une négociation, dommage que ce soit le système américain qui oblige de passer par des avocats car je pense que la fille venant de société traditionnelle, il y aurait pu avoir une médiation qui réglerai le problème de manière très soft en contactant la famille de la victime et des religieux qu’elle connait.

    Aujourd’hui ce sera un combat d’abord entre les avocats et le procureur qui y risque son avenir vu qu’il est élu et eux leurs réputation, il y a aura aussi la volonté de l’avocat de la victime de vouloir se faire une réputation et de se payer par les dommages et intérêt sachant qu’il peux demander le tiers de la somme acquise pour ses propres effort (genre de raquette accepté aux US). D’un autre coté si DSK ne veux pas faire de prison, ses avocats eux devront enquêter puis démolir les propos de la victime quitte à démolir sa réputation c’est un système cruel limite inhumain.

    Je ne sais pas comment se terminera cette affaire mais une chose est sure, il faudra faire le deuil des ambitions de DSK pour 2012.
    et en parlant de 2012 j’ai l’impression que quelques soutiens de DSK font plus de mal au PS que l’affaire de DSK en elle même qui elle éclabousse toute la classe politique et pas seulement le PS.
    Quelqu’un doit leur demander d’arrêter de s’exprimer dans la presse parce que ça devient vraiment du n’importe quoi.Je pense notamment à Michelle Sabban, Jack Lang, BHL & co. S’ils sont à ce point sous le choc qu’ils prennent des vacances, qu’ils prennent l’avion pour voire DSK mais qu’ils arrêtent avec les média.

    Reste les autres, je parle là des personnes qui au fond s’en moque royalement du sort de DSK mais qui pensait avoir des postes avec son élection,je parle par exemple de Bartelone qui veux profiter de la situation pour demander la suppression des primaires tout simplement parce que les jeux sont plus ouvert qu’il ne le pensait et qu’il ne sait pas s’il profitera d’un poste de ministre avec une éventuelle victoire de la gauche si un Hollande ou autre gagne la primaire.

    Je le dit haut et fort, c’est honteux et c’est minable. Aucun respect pour les militants et leurs décisions et donc aucun respect pour les électeurs aussi, ils ne pensent qu’a leur petite personne et pour cela je suis sure qu’ils n’hésiteront pas à pourrir la campagne si un autre qu’Aubry gagne. Il n’hésiteront pas à faire un « tout sauf Hollande » si Hollande gagne la primaire ou tout sauf Royal, Montebourg ou autre qui gagnerait comme ils l’ont fait avec Ségo en 2007.

    Il faut les arrêter avant qu’ils ne mettent la machine à perdre en place et qu’ils pourrissent la situation si on ne veux pas de 5 ans de Sarkozysme supplémentaire. …A moins que la contestation qui gagne l’Espagne ne gagne elle aussi la France et change la donne de fond en comble. Un rêve ? Peut être pas tant que ça, inchallah!

    • Christine R dit :

      « il y aurait pu avoir une médiation qui réglerait le problème de manière très soft en contactant la famille de la victime et des religieux qu’elle connait… »
      Surtout pas ça Amelle!
      Quand on a fait confiance à DSK, quand on a croit à ses idées, quand on est intellectuellement honnête, on ne veut pas d’une petite négociation merdique qui laisse dans l’ignorance. On veut la vérité, dut-elle être cruelle.
      Puisque tu parles de psy, il n’y a que l’épreuve de réalité qui permet de dépasser et de reconstruire.

      • Amelle dit :

        Une médiation traditionnelle n’a rien de merdique au contraire c’est très digne. Si une personne est fautive, elle doit demander pardon à l’autre partie face à face.

        ça évite au personne d’être des bêtes de spectacle (planètaire pour DSK et son accusatrice), de se démolir mutuellement puisque ce sera le but de l’accusation d’enquêter afin de démolir la réputation de DSK et le but de la défense d’enquêter pour démolir l’accusatrice.
        Dans une médiation traditionnel il y a forcement dédommagement mais aussi une volonté de pardonner et de se faire pardonner ou sinon au minimum de se comprendre pour une « réconciliation » si possible, apaiser les esprits au minimum. C’est le fondement même des sociétés tribales et traditionnelles, des règles qui existent depuis des millénaires pour éviter la vengeance or aux US on confond justice et vengeance, il n’y a qu’a entendre Obama quand il a annoncer la mort de Ben Laden et dire que justice a été faite alors que sa traque à abouti à deux guerres qui ont tué un demi million de personne au minimum en Irak et Afghanistan et aucune illusion n’a été faites à ces victimes qui eux aussi demandent justice.

        Bref! paradoxalement une médiation traditionnelle peux être plus « civilisé » qu’une bataille judiciaire. Quant à la vérité on peux la connaitre si les concernés le veulent. D’un autre coté suite à un procès, ce sera avant tout l’intime conviction des jurés qui jouera après avoir entendu les déballages sur les deux partis mais rien ne garantie qu’on connaitra la stricte vérité.

        • Christine R dit :

          On aurait pu tout envisager, mais qui dit négociation ou médiation dit culbabilité. Pour l’instant, DSK plaide non coupable, et on ni sa version ni d’éléments de preuve de l’agression. S’il est sincère il n’a rien à médiatiser ni à négocier.

      • pepito dit :

        @Christine R

        « il n’y a que l’épreuve de réalité qui permet de dépasser et de reconstruire. »

        C’est assez vrai, au moins en théorie. Mais là, il a « explosé en vol » – on aura même du mal à retrouver la « boîte noire ». Les carottes son cuites.

  • Isabelle dit :

    ‎Bonjour Monsieur , ce message est en partie destiné à Monsieur Strauss Kahn ;
    « Libéré »sous caution , assigné à résidence 24/24 , bracelet,caméras, garde armé devant sa porte ! ………..vraiment d’un ridicule et c’est du jamais vu ! Hier matin un spécialiste français de la « gestuelle en politique » a dit qu’on l’avait ……enterré trop tôt !oh que oui :il a remarqué qq petites secondes un regard de « tueur » : DSK va se défendre et je plains ceux qui ont montés ce « coup » ! Il est encore dans la course et en sortira plus fort :sûr! On n’arrive pas à ces postes sans avoir un mental exceptionnel ! oui mais ……. là ,il risque d’être vraiment destabilisé par cet enfermement : tiendra t il peut être plusieurs mois au pire dans ces conditions ?: d’où l’importance+++++ de la présence de ses proches .Et puis là j’entends que « les Strauss kahniens  » sont orphelins !!!!!!!! c’est un scandale cet enterrement , mm de première classe ….. !!!! je reste persuadée que Dominique Strauss Kahn reviendra sur le devant de la scène politique . J’ai l’habitude , de par mon métier ,de voir des personnes au bord du gouffre trouver des ressources insoupçonnées ! Il va les trouver avec l’aide de sa famille et de notre soutien !Personnellement je pense que s’il garde ce regard( et par voie de fait le mental) de « killer » qu’il a eu pdt qq secondes à la fin de la dernière audience , alors c’est gagné !!!!!!!! de l’endurance et de la rage ! Nous sommes nombreux de ce côté de l’Atlantique à croire en vous : take care of you Sir!!!!

    PS : pourriez vous lui transmettre tous nos messages monsieur ainsi que https://www.facebook.com/pages/Dominique-Strauss-Kahn/289569844649?sk=notes#!/pages/Soutien-Dominique-Strauss-Kahn-Page-officielle/166879946705762

    Merci Monsieur

  • marie mcb dit :

    Restez lucide et digne.
    Ne vous laissez pas déstabiliser.
    Courage à tous.

    Transmettez mon immense admiration et mon soutien indefectible a Anne Sinclair et aux enfants du couple.

    • pepito dit :

      @marie mcb

      Une pensée pour la victime « présumée » peut-être?
      Merci.

  • Alceste dit :

    Quitte à devoir paraître revenir sur l’estime maintes fois exprimée ici à l’égard de P.Moscovici, on avoue que le présent billet laisse quelque peu dubitatif.
    L’interrogation part d’un passage : « Il est vrai, comme l’a dit François Hollande, que nous ne sommes pas dans une crise du Parti socialiste, mais les événements en cours sont bel et bien un choc pour le Parti socialiste. La situation créée depuis dimanche est exceptionnelle. Elle nous marque et nous choque. »
    C’est exactement sur de tels propos que s’en donnent à cœur joie les commentaires critiques entendus ou lus ici et là, et qui sont loin d’être tous le fait d’une malveillance à l’égard de la gauche.
    En bref : Continuer à nier la « crise », c’est non seulement inutile pour l’opinion publique appelée à voter, mais c’est faire preuve une fois de plus de ce narcissisme de caste, qui pose en principe que les élites de l’énarchie n’ont à rendre de comptes à personne. Cela va bien au-delà des trop fameuses querelles de personnes, même si elles sont révélatrices d’un mal plus profond : la mutation génétique du parti – considéré à partir de la voix de ses dirigeants ou de ses notables, non de ses militants – qui ne survit cahin-caha que grâce à son métalangage, relayé abondamment par la presse qui lui doit elle-même sa survie. Certes, et heureusement, le parti socialiste est porteur de « valeurs », lesquelles ont en tout cas au moins pour mérite d’alimenter l’éloquence déployée la main sur le cœur dans les banquets républicains. Et, comme ces valeurs ont vocation à être universelles, on peut compter sur l’audience qu’elles doivent recevoir dans une bonne partie du public. Mais le « problème » est que ce public a appris à ne pas être dupe et, pire, à penser lui-même, quitte à s’aventurer dans des choix exotiques rien que pour refuser d’être dans le troupeau. La défaite de 2002 n’a rien à voir avec la personnalité de L.Jospin, respectable et respectée s’il en fut, elle est à la fois une revendication d’autonomie et une condamnation d’un système, qui au lieu de s’enrichir sans cesse (chacun peut noter que le mot « progrès » – le mythe fondateur ! – n’est plus manié qu’avec des pincettes) fait de la parthénogenèse son seul gage d’authenticité. Or si l’A.O.C. est utile dans le choix d’un bon vin, il n’est pas évident qu’elle suffise à enivrer en toute circonstance. De là les stratégies observées au cours de ces dernières années jusqu’à aujourd’hui, qui se résument en un mot, celui du contournement. Celui de S.Royal, évidemment, remarquable dans sa pratique du saute-mouton, celui de F.Hollande encore, avec toutefois l’avantage, en ce qui le concerne, qu’il brouille plus savamment les pistes. La démarche la plus subtile aurait pu être évidemment celle de D.Strauss Kahn, tout à fait appropriée, s’il s’agit d’efficacité, aux temps que nous vivons, qui demandent en premier lieu compétence et talent, la relecture de la vulgate pouvant attendre. Mais tout cela ne change rien au fait : nier la « crise », c’est non seulement suggérer par là même paradoxalement qu’il puisse y en avoir une (selon le point de vue des « élites ») mais, plus justement encore, c’est ravaler l’histoire d’un parti à être un spectacle à usage des aveugles sommés de faire la claque au bon moment. Or au théâtre, il y a toujours effectivement une « crise », le moment qui rend le dénouement, heureux ou malheureux, inéluctable. Et c’est cette tension vers le dénouement, même épouvantable au besoin, qui seule en fait la beauté. Cocteau s’en était bien amusé :
    «Anubis (il montre la robe du sphinx).- Regardez les plis de cette étoffe. Pressez-les les uns contre les autres. Et maintenant si vous traversez cette masse d’une épingle, si vous enlevez l’épingle, si vous lissez l’étoffe jusqu’à faire disparaître toute trace des anciens plis, pensez-vous qu’un nigaud de campagne puisse croire que les innombrables trous qui se répètent de distance en distance résultent d’un seul coup d’épingle ?
    Le Sphinx – Certes non.
    Anubis – Le temps des hommes est de l’éternité pliée. Pour nous il n’existe pas. De sa naissance à sa mort la vie d’Oedipe s’étale, sous mes yeux, plate, avec sa suite d’épisodes. »
    On s’arrêtera aujourd’hui sur ces dernier mots : « plate, avec sa suite d’épisodes ». Une crise ? Cela serait trop beau ! Un coup d’épingle.
    N.B. Bien entendu, rien de tout cela ne met en cause l’action de M.Aubry, ni celle des militants qui « militent » à leur place. Au contraire.

    • Christine R dit :

      D’adord bravo à P Moscovici pour son courage sa combativité.
      Je comprends plutôt le passage que vous citez au sens où il y a crise du parti socialiste, inévitable et pas forcément destructrice, mais pas de crise du socialisme.
      C’est cet amalgame qu’il faut nous combattre face aux critiques et tenir bon.

      • Alceste dit :

        Bien sûr, je suis tout à fait de votre avis. C’est bien parce que le socialisme s’inscrit dans une temporalité d’un ordre supérieur, je le crois – d’où notre engagement – qu’il ne faut pas que les voix qui le représentent biaisent avec la réalité, que celle-ci soit considérée disons sur les quinze dernières années, ou par rapport aux événements présents. Nous appelons « choc » (une bonne manière en fait de nous exonérer) ce qui est pour tout le monde scandale – le mot étant à entendre par rapport au déferlement de commentaires que l’affaire provoque, bienveillants ou non peu importe, accusateurs ou non peu importe. Or ce scandale est désormais bel et bien entré dans notre « patrimoine », comme un de ces éléments perturbateurs qui dans tout récit (le parti socialiste est lui-même dans un « récit ») fait avancer l’action vers sa fin (son but). On a tort, comme la tentation s’observe ici et là, de faire « comme si », comme si le scandale ne changeait rien à l’histoire, comme s’il suffisait encore aujourd’hui de paraître « normal ». D’une part, c’est se priver, parce qu’il s’agit d’une réalité que tout le monde est en train de vivre, d’en faire le point de départ d’un progrès grâce à l’expérience, mais c’est nier plus largement que l’Homme n’a pu avancer qu’à partir du moment où il a eu conscience de « faire » l’Histoire, au lieu de continuer à pleurnicher sur la « nature humaine », cette vieille imposture de l’humanisme classique quelle que soit la splendeur des œuvres qu’ils nous a léguées pour nous consoler ou nous élever. La conclusion de Camus dans la Peste me vient ici à l’esprit : « Il y a chez les Hommes plus de choses à admirer qu’à mépriser ». Tout est là : selon qu’ils luttent ou se résignent à n’être que ce qu’ils sont. Oui, le parti socialiste connaît une « crise », non pas un fiasco comme la trivialité coutumière de la droite voudrait l’imaginer, mais qui en fera ou non, une fois de plus, la grandeur. Assumons donc, non pas pour nous couvrir la tête de cendres, mais pour avancer. On nous attend.

  • Carron Jacques dit :

    Amitié a toi
    et courage
    Beaucoup

  • BERTUZZI dit :

    J’attendais DSK de tout mon coeur……. j’ai toujours confiance en lui…….
    Reprenez le flambeau vous êtes de taille

  • InternetDev dit :

    PS:

    Que François Hollande qui a tout perdu ne soit pas le candidat serait une chance. Et que Valls soit dégagé au prochain dérapage raciste aurait de la gueule, et nettoiera le P.S. avant qu’il fasse comme Bésson et rejoigne son courant de pénsé (le F.N. ou l’UMP de Longuet)!

  • Lambda dit :

    Oui. En ces temps déprimants, le parti socialiste ne peut pas ne pas offrir aux français une voix nouvelle. Face à un président sortant incarnant la poursuite du même, il se doit d’offrir de l’alternance, prouver sa capacité de ré-génération pour gagner en légitimité. Ces primaires ne peuvent pas être un débat « d’opposants sortants ». Pas celles-ci. Plus maintenant.

  • Eve dit :

    Cher Monsieur, je viens de vous envoyer un email à caractère urgent sur « wanadoo et assnat », svp veuillez le consulter rapidement, il s’agit de DSK… Cordialement

  • Sophie dit :

    Comment peut-on envisager de DSK soit innocent? Qd bien il s’agirait d’un complot, comment peut-on imaginer qu’un homme aussi riche, aussi puissant, se tape la femme de ménage vite fait avant de prendre l’avion rejoindre sa femme, puisse ne pas en être coupable? Et comme ce n’en est pas un, comment peut-il se clamer innocent, sans même réaliser la gravité de ce qu’il a fait? Et comment tous ces gens pour qui j’avais de l’estime, peuvent-ils prendre si farouchement sa défense Que reste-t-il des valeurs défendues, quelle crédibilité?
    Une carrière est brisée, et c’est bien.

  • lagadec dit :

    HONTE A VOUS !

    • Eve dit :

      @Lagadec : comment pouvez vous vous montrer si intolérant et condamner sans même rien connaitre de l’affaire si ce n’est que ce que les médias relatent : je suis sidérée de voir des réactions aussi accusatrices!!! HONTE A VOTRE IGNORANCE PLUTOT!
      Quand je vous lis, c’est moi qui ai honte d’être française….

    • pepito dit :

      @lagadec

      C’est qui « VOUS »?
      La honte pour toi, c’est bientôt.

  • myriam dit :

    Monsieur Moscovici , voici un article publié sur guysen, je crois qu’il pose les vrais questions aidez nous à combattre cet obscur scandal.

    « L’annonce de l’inculpation puis de l’incarcération de DSK a provoqué une immense émotion et un véritable choc non seulement en France mais dans le monde.

    L’évènement est sur toutes les lèvres et fait la une de tous les journaux, magasines, radios, télévision, internet, mails, SMS, échanges téléphoniques…
    Comment expliquer ce phénomène ? Quels en sont les causes ? Quelle que soit la représentation que nous nous faisions de DSK, l’intérêt que nous portions au personnage, la prise de connaissance de l’information, la vision des images de son passage devant les juges a provoqué chez la plupart, un véritable traumatisme.
    La dimension dramatique de l’évènement est extrême et rares sont les faits dont la théâtralisation atteignent un tel degré de paroxysme.
    Nous assistons au télescopage de deux vecteurs contradictoires : la rencontre violente de deux forces, celle qui est en jeu dans un processus d’élévation continue et celle qui viendrait interrompre d’un seul coup ce processus. Une sorte de coup de hache géante qui trancherait en s’abattant non seulement l’écheveau embrouillé d’une vie qui donnait les signes d’une réussite exemplaire mais l’ensemble des liens qui reliait cette vie à une nation.
    Un homme au parcours sans faute, parvenu au sommet de la gloire, porteur des espérances sinon de tout un peuple du moins d’une large partie de l’opinion française, est frappé en plein vol. Seuls le théâtre de Shakespeare ou la prose de Hugo peuvent rendre compte de la violence d’un tel acte. Quelles que soient nos convictions politiques, nous ressentons le coup mortel qui est porté à DSK car ce coup est porté à la France, à la Nation toute entière.
    La justice américaine peine à nous faire croire qu’il s’agit d’un fait divers quand tout montre qu’il s’agit d’un fait politique majeur.
    Le déroulement de la procédure laisse de nombreuses interrogations sans réponse :
    -Comment une modeste femme de ménage peut-elle dans les minutes qui suivent l’agression dont elle aurait été victime, trouver le concours d’un grand cabinet d’avocats ?
    -comment des policiers municipaux, sur le seul témoignage de la plaignante, et sans que cette dernière n’apporte la moindre preuve à l’appui de ses dires, peuvent-ils enclencher le mécanisme d’arrestation d’une telle personnalité ?
    La chute fracassante de DSK l’expulse des couloirs dorés des évènements lumineux pour le précipiter dans les souterrains nauséeux d’une histoire qui ne se dit pas, qui ne se raconte pas. Une sorte de crime crapuleux se joue sous nos yeux. Le pire de tous. Celui qui se drape dans le manteau du droit. Mais il nous est impossible d’y croire. La ficelle est trop grosse. Le scénario trop bien ficelé, à la manière d’une mauvaise série B. Une campagne de dénigrement est d’abord orchestrée (point d’orgue de cette misérable campagne, l’anecdote de la Porsche) pour préparer l’opinion publique (française avant tout, car c’est à la France que le coup est porté) et créer ainsi un climat propice à la mise à mort. La rapidité extrême de l’exécution prouve que les acteurs étaient prêts à jouer leur rôle. DSK est tombé dans un traquenard. Il n’avait aucune chance d’en sortir. Le rasoir tranchant de la justice américaine réveille dans la conscience nationale des souvenirs douloureux : la balle qui a fracassé la vie de Martin Luther King ; celles qui ont brisé net la vie de Kennedy ou éliminé Jaurès ; les sentences à répétition qui ont envoyé le capitaine Dreyfus à l’Ile du Diable ou la lame qui a fauché Henri IV.
    L’histoire de l’exécution de DSK, car c’est bien d’une mise à mort en directe à laquelle nous sommes confrontés, provoque tant de questions contradictoires, qu’elle est appelée à rejoindre le camp des affaires troubles, celles dont des interrogations sans réponse alimenteront sans fin les enquêtes journalistiques et la recherche des historiens.
    Les Etats-Unis viennent d’infliger à la France sa plus cruelle défaite. Dans l’ordre du symbole, l’attaque est redoutable. Avec la chute de DSK, c’est un pilier de la maison France qui est atteint et c’est l’Europe entière qui vacille. Le rayonnement international de notre pays, le rêve de ses fondateurs d’apporter au monde les Lumières, est brisé net. Un symbole majeur, présent au cœur de l’ordre républicain est frappé. Le symbole de la réussite fondée sur le mérite, l’intelligence, le savoir faire, l’ouverture aux autres, le rayonnement mondial. Combien d’hommes politiques français brillent aujourd’hui d’un éclat comparable à celui de DSK ? Qui peut quantifier le poids de la haine, celui de l’envie qu’il a suscité ?
    Qui a tué DSK ?
    Qui peut nous faire croire qu’une modeste femme de ménage est la cause réelle et unique d’un tel évènement ?
    Nous sommes nombreux à avoir le sentiment que l’élimination brutale de DSK s’inscrit dans une nouvelle ère, celle d’ un combat où tous les coups sont permis, où les nouveaux titans affrontent les anciens maîtres pour la domination de la planète lesquels viennent donner congé à la France et à la Vieille Europe ; leur intimer l’ordre de lâcher les manettes de l’histoire.
    Après les grands serviteurs arabes (Ben Ali, Bouteflika…) ce sont les maîtres européens que l’on précipite dans la fosse commune de l’histoire.
    Nous sommes nombreux à avoir l’intime conviction, au regard des éléments dont nous disposons, que l’exécution de DSK a été programmée et froidement mise en œuvre. Le piège, fondé sur la faiblesse manifeste de cet homme -son goût des femmes- a terriblement bien fonctionné.
    Dès lors qu’il est pris dans la mécanique dans laquelle l’accusation l’a enfermé, il n’a d’autre choix pour tenter de sortir de l’infamie du viol, que de reconnaître qu’il y a eu relation sexuelle consentie.
    Par le biais de cet aveu, le but est atteint. L’accusé n’a d’autre choix que de s’accuser lui-même.
    Les principes à l’œuvre dans une justice démocratique mettent la charge de la preuve du côté de celui qui accuse. Il aurait été normal que l’accusation produise les preuves de la culpabilité de DSK avant de procéder à son incarcération. Ou au minimum, de lui permettre de répondre aux accusations portées contre lui. Une confrontation préalable n’était-elle pas nécessaire ?
    Or, on a procédé à l’arrestation de DSK sur le seul témoignage de la plaignante. On n’a demandé à cette dernière aucun justificatif. Si un personnage aussi considérable que DSK peut être arrêté sur un simple témoignage, de quelles garanties disposent le citoyen lambda s’il est accusé ?
    Les prochaines personnalités qui poseront le pied sur le sol américain savent qu’elles peuvent être des proies faciles. Si le sort réservé à DSK est l’expression d’une règle de droit, alors, n’importe quel gang organisé peut utiliser cette justice expéditive pour parvenir à ses fins.
    Ce qui provoque l’effroi, c’est que nous réalisons que si des éléments de preuve n’ont jamais été communiqués par le Procureur à l’appui de sa très grave décision, c’est tout simplement que ces éléments de preuve sont absents du dossier, n’existent pas.
    Comme dans les scénarios des procès staliniens, c’est le procès qui est donc chargé de les créer ; on arrête, on voit après si ça tient la route ! Et si l’accusé veut s’en sortir sans trop de casse, c’est à lui de produire les raisons pour lesquelles on l’a enfermé. C’est à lui d’avouer une faute minime (oui, j’ai eu des relations sexuelles avec la victime…) pour éviter une faute grave (je suis un violeur…)
    La machine judiciaire par la violence brutale qu’elle déploie, exerce une pression extrême, pour conduire l’accusé à opter pour une faute mineure.
    Le procès qui est fait à DSK, par son extrême brutalité, ressemble étrangement à ceux que Poutine a intentés aux oligarques russes.
    Comme jadis sous le maccarthysme ou sous couvert de lutte contre la subversion communiste on a utilisé les méthodes de l’ennemi, les Etats-Unis sont-ils une nouvelle fois tentés de singer le modèle russe ? L’Amérique d’Obama veut elle donner en pâture aux « pauvres » un riche et puissant personnage ? Après l’élimination de Ben Laden, l’Amérique veut elle montrer qu’elle « tue » également les « grands chefs blancs ? »
    Le choix de la modeste victime noire prend sens. DSK n’est-il pas dès lors la victime expiatoire de ce nouvel ordre fondé sur l’idéologie qui oppose l’arrogance des « gros blancs » à la misère des pauvres appartenant aux « minorités visibles » ? Le patron du FMI, n’est-il pas le coupable rêvé ?
    Au fond, DSK est poursuivi non pas tant pour ce qu’il aurait fait, mais pour ce qu’il représente.
    Le drame est que nous sommes comme tétanisés par la puissance de cette idéologie. Aucun homme politique ne proteste, ne demande des comptes. Tous craignent d’être rangés dans le clan des « riches », des « puissants ».
    Face à l’agression, à l’injustice manifeste, nous contenterons-nous de souffrir et de panser nos blessures en silence, sans protester ? Sans demander des comptes ? Comment se fait-il que la France se soit mobilisée lorsque le Mexique a condamné Florence CASSEZ et qu’elle demeure muette face au drame que nous vivons ?
    Chacun semble trouver son compte dans cette élimination soudaine. La France, la Justice, demeurent orphelines et sans voix. »

    • Christine R dit :

      Cet article est excessif, je n’adhère pas.

    • InternetDev dit :

      quand à moi,
      cette article est trop long, je ne le lis pas.

      Et pour la comparaison avec Florence Cassez: Si l’on avait eu autant d’enquêteurs pour elle que pour D.S.K., elle serait peut-être déjà sortie, ou définitivement condamnée, mais elle ne semble pas avoir la même valeur médiatique dans le pays où tout homme nait et demeure ego en droit etc…. etc….

    • PERPLEX dit :

      « Qui peut nous faire croire qu’une modeste femme de ménage est la cause réelle et unique d’un tel évènement ? »

      Curieuses valeurs véhiculées dans ce texte! Dans une démocratie c’est tout à fait concevable; c’est bien pourquoi les Américains rigolent en voyant les français parler majoritairement de complot.

      Ah le pays des droits de l’homme a bien des soucis à se faire concernant son image dans le monde……………..

    • TZYACK dit :

      Je suis ébloui par votre exposé qui élève le débat à un niveau supérieur et justifié par l’importance politique de cette importante affaire dont je viens d’exprimer mon sentiment et mes craintes pour l’avenir de notre République :

      « – Suite (garnie?) offerte en sur-classement (2.500$) par le Directeur du Sofitel de NY qui en connaissait parfaitement la configuration et, par ironie, le numéro 2806, qui est aussi la date du 28/06 du début de dépôt des candidatures aux primaires du PS.
      – Hôtel de luxe du groupe Accor, propriété de grands patrons français affiliés à l’UMP.
      – Des twiters UMP au courant de l’arrestation presque 1 heure avant qu’elle ne soit effective.
      – Des décalages importants de timings non expliqués.
      – Plainte et arrestation tardives pour faire croire à une fuite.
      – Scénario idéal pour un lynchage médiatique : Un haut dirigeant français blanc, juif et riche, opposé à une employée guinéenne, immigrée noire, musulmane et pauvre
      – Les guinéennes, comme toutes les femmes africaines, sont en bonnes gestionnaires très intéressées par l’argent : C’est pourquoi elles sont, en général, sexuellement très conciliantes et faciles, surtout avec les blancs qui en possèdent (http://news.abidjan.net/h/399406.html)
      – Pourquoi y aurait-il eu fellation alors que les musulmanes ne sucent pas ?
      – Un papy fatigué de 62ans (1,70m) peut-il forcer une forte femme de 32 ans (1,80m) à la faire ?
      – Cette femme dit ne pas savoir qui était DSK alors que le personnel de l’hôtel avait été briefé, photo à l’appui, avant son arrivée.
      – Celui qui s’est présenté aux média comme son frère n’est finalement que son ami.
      -Etc…..

      D’après les informations recueillies sur Internet, il y a vraiment trop d’invraisemblances et d’incohérences pour ne pas croire à un complot politique dont le commanditaire est celui à qui il profite le plus.

      Comme le père du procureur à charge dans le procès de cette affaire – Cyrus Vance – est aussi un ami politique de Frank George Wisner, l’époux actuel de Christine de Ganay, ex-belle mère de NS avec qui il entretient d’étroites relations, (http://news.celemondo.com/2011/05/les-liens-etranges-entre-le-procureur-en-charge-de-laffaire-dsk-et-nicolas-sarkozy/) ceci expliquerait cela et les contraintes anormales de la remise en liberté sous conditions du prévenu pour mieux l’espionner et l’empêcher de préparer sa défense.

      On assisterait donc, impuissant et en direct, à l’ASSASSINAT politique du meilleur Présidentiable d’opposition – qu’il l’avait pressenti – par les complices du Président en exercice.

      Si c’est le cas, La République française est en grand DANGER ! »

      • Chris dit :

        Le grand danger, c’est le racisme éhonté de votre commentaire… Et vous vous croyez socialiste?

  • teo dit :

    pierre, j’apprécie depuis longtemps votre sang froid et votre lucidité, nécessaires en ces temps d’incertitude … Vous avez mon soutien et j’espère que vous irez au devant des français et de votre destin pour les primaires…
    Nous avons besoin de vous…

  • Fabien dit :

    Anne Sinclair nous montre la fidélité, la dignité, la solidarité et l’humanité. Des valeurs auxquelles je crois et dont elle fait une démonstration exemplaire.
    Merci pour votre liberté de ton et de choix.

    • InternetDev dit :

      Je crains FORTEMENT qu’un soutien, En France, trop appuyé , n’envisageant même pas le pire des socialiste vis à vis de D.S.K. plombe beaucoup les chances de 2012.

      Présomption d’innocence pour D.S.K. O.K.!, mais surtout, présomption de soutien à la victime et annonce de Sanction sur D.S.K. s’il s’est vautré, rassurerait-il aussi, les sympathisants non jusqu’au-boutistes ?

  • MyiaLap dit :

    Vous avez raison, Pierre, de ne pas vouloir vous « enrôler » dans cette écurie, où plusieurs sont déjà dans les starting block alors même qu’un homme est encore à terre. Le même, porté en triomphe, plébiscité, il n’y a pas si longtemps pour être « le poulain », le « favori », ainsi est l’homme :

    Un jour vous êtes Dieu, le jour d’après le diable personnifié !
    Je n’oublie pas que dans cette affaire il y a bien sûr une « victime présumée » et si les faits sont avérés ce serait un crime !

    Sans prendre parti ni pour l’un ni pour l’autre, je constate qu’avant même que la justice fasse son travail, que l’un est décrit comme un « modèle de vertu » , tel autre, comme le pire des « criminels » sans aucune forme de procès!

    Ses idées, aussi, tout ça part à la poubelle, on en veut plus !
    « IL » a osé jetter l’opprobe sur un parti, et lequel !
    Le parti Socialiste ! Celui qui rassemble, qui a des idées, qui SAIT les porter (juqu’au bout…!) et qui GAGNE !

    Vous, Pierre, certains doivent déjà penser que vous êtes « un sensible »,Eh bien moi, (je garderai mes qualificatifs pour moi, quand au comportement de certains)…

    Vous êtes d’une autre trempe, vous êtes de ceux qui donnent envie à beaucoup de revenir vers sa famille politique,(c’est mon cas) parce que c’est vrai, il y a besoin de « rajeunir », « rafraîchir » ce parti, vous pouvez le faire seul, je le pense,et vous avez dores et déjà mon soutien, ça va de soi !

  • Gérard dit :

    Je rejoins les 3 premiers commentaires sur la dignité de votre propos.
    Je voudrais juste mettre l’accent maintenant sur le titre de votre livre: « Défaite interdite ».Comme vous le dites, c’est vraiment d’actualité. Il faut tout faire pour rester digne dans la désignation du candidat, unis et faire une campagne de très haut niveau. La bataille sera rude.
    On a entendu bien des propos navrants du style: « Le PS a perdu la présidentielle ». On a amalgamé bien des choses et les mêmes personnes sont surprises que les sondages disent le contraire.
    J’y vois une explication dans ce bons sondages que personne jusqu’à présent n’a repris: Et si les gens dans une grande majorité avaient pris un coup sur la tête en se disant: on vient de perdre la personne qui devait nous sauver d’un nouveau quinquennat Sarkozy et qu’ilfallait se serrer les coudes pour y arriver malgré tout. Il ne faudra pas les décevoir.

  • Breizh Korigane dit :

    Bravo, de la dignité, de la responsabilité voilà des propos qui au delà des mots redonnent espoir et confiance.
    Merci de nous faire partager une amitié de 30 ans, vos mots sont importants et sincères. Je partage avec vous votre peine qui aussi la nôtre.
    Votre sobriété est telle que vous redonnez enfin une image de DSK humaine. Comme vous j’attends qu’il donne sa version. Comme vous mes pensées vont à ses proches. Comme vous j’attends de la dignité de la part des dirigeants PS et surtout leur soutien dans cette épreuve.
    Il n’est pas temps encore de se battre pour exprimer ses différences mais temps de se réunir et de travailler d’un commun accord et cela ils le doivent ne serait ce que pour donner tort à ceux qui pensent que le PS est à genoux

  • Bertrand dit :

    présent!

  • Ray dit :

    Digne, responsable, lucide. Il manque un paragraphe autour du mot «unité». Vous êtes attendu(s) par les Français. Ne les, ne nous, décevez pas…

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