Dans les médias

Articles de juin 2011


Nouvelle alliance

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 30/06/2011 à 18:09

Vous le savez, mon choix est fait : je ne serai pas candidat aux primaires, et je soutiendrai la candidature de François Hollande. Ce ne fut pas une décision facile – j’ai utilisé ici l’adjectif « cornélien », et c’était le bon. Elle décevra certains d’entre vous qui auraient souhaité que je me lance, voire que je m’engage auprès d’un(e) autre prétendant(e), j’en suis conscient. Mais je suis convaincu qu’elle est à la fois la plus sage et la plus efficace, et vous demande de la respecter. En attendant, je veux vous en expliquer les ressorts.

C’est donc aussi un choix collectif. Je ne voulais pas d’un « ralliement » individuel de plus – je déteste ce mot, qui sonne comme une forme de renoncement à soi, j’entends conserver ma liberté de pensée, de parole, de ton. Au contraire, je souhaitais que ceux qui travaillent avec moi partagent, nombreux, cet  engagement.

Ce choix survient au terme d’un processus long et transparent, suivi avec méthode. C’est ce choix mûri et réfléchi. J’ai, bien sûr, pensé aux conditions d’une candidature de ma part, en pesant ses forces et ses faiblesses, ses avantages et ses inconvénients. J’ai aussi mené un dialogue constructif avec Martine Aubry et avec Ségolène Royal, avec François Hollande bien sûr, sur la base du texte « l’audace d’innover ». Et j’ai beaucoup écouté, consulté, échangé avec mes amis, avec beaucoup d’autres. C’est donc aussi un choix collectif. Je ne voulais pas d’un « ralliement » individuel de plus – je déteste ce mot, qui sonne comme une forme de renoncement à soi, j’entends conserver ma liberté de pensée, de parole, de ton. Au contraire, je souhaitais que ceux qui travaillent avec moi partagent, nombreux, cet  engagement. Ce sera le cas : des milliers de militants et de sympathisants, des centaines d’élus et de responsables se joindront à ma voix dans les prochains jours.

Surtout, c’est un choix de responsabilité, un choix stratégique. Évidemment, j’aurais souhaité, après le retrait de Dominique Strauss-Kahn, être candidat aux primaires : j’en avais, j’en suis persuadé, la capacité. Mais je me suis posé une question à mes yeux incontournable : comment puis-je être le plus utile à mes idées – celles du réformisme et de la social-démocratie, à la victoire de la gauche et surtout à mon pays ? En cheminant, j’ai été amené à constater que, si l’espace pour ces idées était et demeure considérable, l’espace politique pour une candidature l’était moins. Je ne voulais pas d’une candidature « de plus », d’une « petite » candidature, d’un tour de piste pour préparer 2017, mais bel et bien contribuer à la victoire en 2012 – la défaite, je le rappelle, nous est toujours interdite. C’est pourquoi j’ai finalement pris une autre direction.

Oui, c’est bien une nouvelle alliance réformiste que nous construisons ensemble, et qu’il aura la responsabilité d’incarner dans les primaires puis, j’espère, face à Nicolas Sarkozy.

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« J’ai choisi de soutenir François Hollande » – RTL

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 30/06/2011 à 9:38

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL.
Pierre Moscovici, député socialiste du Doubs… par rtl-fr


Veillée d’armes

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 27/06/2011 à 17:30

La date a été évoquée depuis si longtemps, le moment a été précédé de tant de péripéties qu’on finissait par le croire virtuel : demain, 28 juin, s’ouvre le dépôt des candidature aux primaires socialistes. La plupart des protagonistes sont connus : François Hollande s’est déclaré depuis longtemps, Ségolène Royal s’est officiellement lancée hier, Arnaud Montebourg et Manuel Valls seront sur la ligne de départ s’ils obtiennent les parrainages nécessaires, Martine Aubry annoncera sa candidature demain. Enfin, bien sûr, je ferai connaître ma décision dans les tous prochains jours. Comme toujours, je veux vous faire partager ma réflexion, les critères sur lesquels, en cette veillée d’armes, je me fonde pour finaliser ma position.

Soyons dès lors clairs : je ne crains pas, par ma candidature, de provoquer la désunion, puisque le pluralisme existe. Ma préoccupation est ailleurs : a-t-elle un sens, peut-elle éclairer le débat ?

J’observe, d’abord, que nous aurons des primaires avec cinq ou six candidats : le modèle retenu ne sera donc pas celui de primaires de confirmation. Cela ne doit pas nous effrayer. Dès lors que personne ne s’est imposé, qu’il n’existe plus, depuis le retrait de Dominique Srauss-Kahn, de candidature évidente ou même dominante, il était logique que s’ouvre un débat libre, plus incertain, où se confrontent plusieurs visions, générations et tempéraments. C’est ainsi, au demeurant, que se déroulent les primaires aux Etats-Unis. N’ayons donc pas peur de la « division », parlons plutôt de diversité naturelle. L’essentiel est, en réalité, de préserver les conditions d’un rassemblement au lendemain du vote, condition sine qua non pour emporter ensuite les présidentielles. Soyons dès lors clairs : je ne crains pas, par ma candidature, de provoquer la désunion, puisque le pluralisme existe. Ma préoccupation est ailleurs : a-t-elle un sens, peut-elle éclairer le débat ?

L’élection présidentielle se fera sans lui, mais les difficultés de la France et des Français elles, n’ont pas changé, la solution pour y répondre non plus : la social-démocratie, le réformisme conséquent sont toujours la voie à suivre pour gagner en 2012, et pour réussir ensuite.

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Pierre Moscovici invité d’Europe 1

Catégorie : Actualité,Europe / International,Le Parti socialiste,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 23/06/2011 à 12:39

Pierre Moscovici était ce matin l’invité d’Europe 1


Cornélien

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique,Réflexions | Par pierre.moscovici | 17/06/2011 à 16:41

Ce blog continue à vivre, mais vous m’avez peu lu ici ces derniers temps. En effet, les journées sont à la fois courtes, chargées, face à une actualité lourde – je pense au premier chef à la crise grecque, dont j’ai dit à l’Assemblée nationale la gravité, en souhaitant que l’Europe marche vers une « restructuration douce », avant l’adoption d’euro-obligations – et des activités nombreuses – je fais, plus que jamais, mon travail dans le Pays de Montbéliard qui se bat pour affirmer son excellence. Et puis, pour ne rien vous cacher – mais vous vous en doutiez – l’animation de mon courant de pensée politique et la préparation de nos choix – cornéliens – en vue des primaires me prend beaucoup de temps. C’est de cela dont je veux vous parler, pour répondre à quelques perles – je préparerais un « ralliement » à tel ou telle, je leur lancerais des « ultimatums », je serais obsédé par une candidature ou à défaut me vendrais « au plus offrant ». Tout ceci est aussi désobligeant que stupide, et ne rend pas compte d’une démarche profondément honnête, j’en ai la conviction, et de parfaite bonne fois.

Si je fais un choix – et j’en ferai un, bien sûr – il ne sera dirigé contre personne, il sera l’affirmation d’une ligne, d’une stratégie de campagne, portée par une équipe pour l’emporter

Il n’y a, de ma part, aucun ultimatum adressé à François Hollande, Martine Aubry et les autres. Parce que chacun, en vérité, connaît les échéances : c’est le 28 juin que s’ouvre le dépôt des candidatures aux primaires, qui se conclura le 13 juillet. Pourquoi rappeler une évidence ? Surtout, ce n’est pas mon état d’esprit. Les primaires seront une réussite si nous gardons en tête notre objectif commun : faire gagner la gauche, en finir avec le sarkozysme, qui abîme la France, offrir des solutions progressistes au pays. Pour cela, nous devrons nous fixer une règle : celle du respect mutuel entre les socialistes. Si je fais un choix – et j’en ferai un, bien sûr – il ne sera dirigé contre personne, il sera l’affirmation d’une ligne, d’une stratégie de campagne, portée par une équipe pour l’emporter. En outre, les primaires ne sont pas un Congrès, dans lequel on parle légitimement de rapports de force internes à un Parti, où l’on s’enrôle sous une bannière, autour d’une motion. Elles doivent traiter de l’essentiel – une vision de gauche pour la France – et déboucher sur un rassemblement. Tout cela interdit une forme quelconque d’ultimatum. Vous n’entendrez pas dans ma bouche un mot désobligeant sur un autre dirigeant du Parti : ceux qui prétendent à l’investiture socialiste ont des qualités éminentes, quelques défauts sans doute aussi, tous méritent le respect.

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Pierre Moscovici invité de LCI

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique,Vidéos | Par pierre.moscovici | 16/06/2011 à 9:50

Pierre Moscovici était le 16 juin au matin l’invité de Christophe Barbier


Pierre Moscovici : le plus proche des idées incarnées par DSK

Catégorie : Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 15/06/2011 à 18:10

Selon un sondage Opinion Way / Métro paru le 15 juin 2011, Pierre Moscovici est l’homme politique le plus proche des idées incarnées par Dominique Strauss-Kahn (cliquez sur l’image pour agrandir)


Intervention de Pierre Moscovici dans le débat préalable au Conseil européen

Catégorie : Actualité,Europe / International,Politique | Par pierre.moscovici | 15/06/2011 à 17:23

Intervention de Pierre Moscovici au nom du groupe socialiste à l’occasion de la discussion préalable au Conseil européen des 23 et 24 juin

Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères,Monsieur le Ministre des Affaires européennes
Monsieur le Président de la Commission des Affaires étrangères,
Monsieur le Président de la Commission des Affaires européennes,
Mesdames et Messieurs les députés, mes cher-e-s collègues,

Nous sommes ici à la veille d’un nouveau Conseil européen, pour le désormais traditionnel débat préalable à cette réunion. Quasiment 3 mois jour pour jour après que je suis venu ici-même présenter les positions de mon groupe en vue du précédent Conseil, je pourrais reprendre quasiment mot pour mot le discours que je tenais alors, qui vous avait irrité.

Alors, je vous le demande : qu’avez-vous fait de l’Europe ? Que faites-vous de l’Europe ? Notre continent, vous n’êtes pas sans le savoir, s’enfonce dans la crise. Alors que l’heure devrait être à la solidarité et à la responsabilité pour surmonter la crise, sauver la zone euro, relancer la croissance et accompagner les transitions en Méditerranée, c’est la défiance, le désordre et la cacophonie qui dominent la période, et qui risquent aussi de dominer la réunion à venir.

J’en veux pour preuve votre attitude dans la crise grecque.

Les socialistes ont, depuis le début de la crise, demandé à ce que du temps et de l’air soient donnés à la Grèce. C’était le sens de l’action de Dominique Strauss-Kahn au FMI, c’est ce que nous voulons encore aujourd’hui. Nous souhaitons en même temps que le secteur privé soit associé à l’effort, tant il serait impensable que les seuls sacrifices soient portés par les salariés, les employés et les fonctionnaires grecs. La solution d’un échange volontaire d’obligations, en permettant de prolonger l’échéance d’une partie de la dette grecque sans entraîner le défaut du pays et déstabiliser davantage le système financier, nous semble une voie convenable à court terme. Un accord sur cette base serait une bonne chose pour l’Europe.

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