L’audace d’innover

Texte proposé par Pierre Moscovici et une première liste de signataires

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Le 28 mai, le Parti socialiste a adopté à l’unanimité son projet pour 2012. Cette échéance est le résultat d’un travail riche, d’une réflexion intensive, de beaucoup d’écoute mutuelle et d’une recherche constante de bases communes et de solutions. A l’heure où le chapitre des primaires et des candidatures s’ouvre, il faut rendre hommage aux centaines de citoyens, d’experts, de militants, qui ont contribué au succès des différentes conventions.

Tout ne fait pourtant que commencer. Cette base posée, chacun sait que le plus difficile est devant nous. Chacun a conscience de la situation politique exceptionnelle que nous traversons, des épreuves qui nous attendent jusqu’à l’élection. Chacun connait la situation économique particulièrement grave de l’Europe, à l’orée possible d’une nouvelle crise financière de grande ampleur. Chacun d’entre nous devra donc être à la hauteur de la situation. Les primaires auront un sens si elles permettent aux sympathisants de gauche de choisir entre des visions de la France, de son avenir, de l’évolution de son économie, de sa voix dans le monde. Elles seront délétères si elles se résument à des enjeux de personnes, au « narcissisme des petites différences ».

Quelle gauche voulons-nous ? C’est la question préalable à la réussite de l’année qui vient. Les difficultés de la social-démocratie européenne démontrent que le renouvellement de notre offre politique est nécessaire, tant sur le fond que sur la forme. Alors que la crise financière de 2008 aurait dû sonner le glas d’une droite largement complice de l’idéologie dérégulatrice, assumant la primauté des forces du marché sur l’engagement des Etats, qui a posé les bases de la catastrophe économique que nous connaissons, les partis sociaux-démocrates continuent à obtenir des résultats électoraux décevants. Les défaites enregistrées en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suède, en Italie, à l’Est de l’Europe ou encore en Espagne ont dessiné une domination de la droite européenne inédite depuis la Première guerre mondiale.

Ces difficultés ont pu pousser certains à analyser l’échec de la social-démocratie comme la conséquence de son fourvoiement. La gauche de gouvernement se serait vendue au capitalisme comme on va à Canossa, passant du compromis à la compromission. Il n’y aurait, à cet égard, pas d’autre solution que de renier ce compromis, de retrouver la voie d’un radicalisme nouveau. La tentation de refuser la nouvelle complexité du monde et de la mondialisation en versant dans le radicalisme protestataire n’épargne pas plus la gauche  que la droite.

C’est une facilité à laquelle nous nous refusons.

Pour la plupart d’entre nous, notre sensibilité politique réformiste s’est construite autour de Dominique Strauss-Kahn à partir de 2002. D’autres nous ont rejoints depuis. Pour tous, elle a été au cœur du combat pour les idées, analysant, réfléchissant, proposant sans cesse, au service de nos idéaux et de la France. Toujours, nous avons maintenu notre philosophie d’action, celle qui nous voit plonger nos mains et nos pensées au cœur du système pour le transformer. Toujours, nous avons donné la priorité aux idées sur les calculs politiciens et la tentation de la démagogie. Toujours, nous avons eu la volonté d’innover, d’inventer de nouvelles réponses de gauche à la mondialisation ainsi qu’aux transformations sociales et économiques.

Cette audace de l’innovation, c’est notre moelle épinière, ce qui structure notre action et notre cohésion. Elle avait vocation à alimenter la démarche soutendant la candidature que nous souhaitions. Il nous revient de reprendre ce flambeau, et d’affirmer que ces idées, ces convictions doivent toujours être au cœur des échéances de 2012 et de l’espoir de meilleurs lendemains. C’est pourquoi nous voulons ici les rappeler et les porter. Ce texte se veut comme un point de repère et un ensemble d’exigences qui, sans présager des candidatures qui seront effectivement déposées à partir du 28 juin, nous semblent devoir structurer le débat des primaires.

Une puissance publique refondée

Cette volonté  de renouveau s’appuie sur une analyse préalable : celle que la définition du rôle de l’Etat, de son rapport aux collectivités territoriales décentralisées mais aussi à chaque citoyen, sera au centre de tout

D’abord, parce que la droite a su habilement détourner ce qui était une crise du capitalisme en une crise des dettes souveraines : les profits financiers restent essentiellement privés quand les pertes liées à la crise sont largement nationalisées. Alors même que la crise découlait d’une insuffisance de régulation, ce sont aujourd’hui les Etats qui se retrouvent sur le grill pour leur mauvaise gestion et leur endettement, pourtant pour une bonne part conséquence du sauvetage des banques et d’une économie à la dérive ! Sur ces bases, la droite a beau jeu de détricoter lentement les services publics et ce qui fait notre modèle social.

Nous plaidons pour une puissance publique renouvelée dans ses finalités, mais aussi dans ses modes d’intervention et d’action, car nous n’ignorons pas les crises plus profondes qui creusent le fossé entre citoyens et puissance publique :

  • Une crise de légitimité, fondée sur les doutes de plus en plus ouvertement exprimés au sujet de l’efficacité de l’action étatique.
  • Une crise de gouvernance, qui voit les citoyens réclamer une autre implication dans le choix, l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques. Celle-ci est accentuée par la défiance de l’Etat vis-à-vis des collectivités locales, qu’il prive de moyens budgétaires alors même que celles-ci représentent 74% des investissements publics et développent l’action publique au plus près des citoyens.
  • Une crise de représentativité, conséquence des changements profonds qui innervent nos sociétés occidentales. Trop souvent, notamment, nous tendons à assimiler instinctivement l’individualisation de nos sociétés à la dimension sociétale de la libéralisation des marchés. A chaque fois, nous oublions que ce mouvement de fond est tout autant sinon plus la conséquence de conquêtes sociales dans lesquelles la gauche a fidèlement – et heureusement – pris sa part. L’aspiration nouvelle à la mixité homme-femme à tous les étages de la société, la reconnaissance des droits des minorités ou encore l’autonomisation progressive de la jeunesse ont toutes eu pour corollaire une refondation de la société telle que nous la connaissions dans les années de croissance. Ces conquêtes sont indéniablement des progrès, mais également les germes d’une société qui change et de nouveaux défis.
  • Une crise démocratique, enfin, qui voit se creuser le fossé entre les Français – particulièrement les moins aisés – et leurs représentants, auxquels ils n’accordent plus crédit, les renvoyant souvent – à tort ou à raison, mais effectivement – à une sphère déconnectée du quotidien et soucieuse avant tout de ses intérêts personnels.

Pour répondre à ces inquiétudes sans renoncer à une action publique ambitieuse, ni nous contenter d’un retour à un « plus d’Etat » là où la droite a mis « moins d’Etat », nous plaidons pour une gauche qui serait radicalement du côté de la qualité du service public, de l’efficacité de la dépense publique, davantage que des seuls moyens affectés à l’action publique.

Redonner corps aux services publics, c’est d’abord redonner des moyens d’action aux services publics régaliens, garants de notre contrat social : la justice, maltraitée par la droite comme jamais depuis plusieurs décennies ; la police, instrumentalisée et privée peu à peu des moyens indispensables à un travail de terrain utile dans la durée ; l’éducation, réformée à coups de boutoir et sans concertation ni vision d’avenir ; la culture, abandonnée peu à peu aux acteurs privés, sans conscience du rôle de ciment social et de liberté créative que seuls les arts et la culture offrent à une société pour lui permettre de ne pas étouffer.

Redonner corps aux services publics, cela suppose aussi de réfléchir sur leur efficacité, leur forme et leurs missions. C’est à ce titre que nous appelons de nos vœux un nouveau contrat social entre l’Etat et ses citoyens, fondé sur une définition renouvelée de la puissance publique, de son action et de ses méthodes :

  • Un Etat innovant et stratège, recentré sur la gestion du long terme et le pilotage des grands choix économiques et sociétaux : cadres macroéconomiques, recherche et développement, éducation et formation, mise en place de la sécurité sociale professionnelle avec les partenaires sociaux…
  • Un Etat dont l’action s’exerce via les collectivités locales au plus près des citoyens, à travers une décentralisation significative de la gestion des affaires quotidiennes, du soutien de l’économie et d’une partie des politiques sociales… avec les corollaires indispensables que sont une autonomisation de gestion et la mise en place de puissants mécanismes de péréquation. Franchir une nouvelle étape de la décentralisation – avec une identification claire des compétences – est un impératif économique, démocratique et politique.
  • Un Etat modernisé et efficace, qui intègre au cœur même de son action la notion de l’usager et de sa satisfaction et la culture du résultat. Nous aurions tort de laisser ce discours à la droite, qui le pervertit dans le même moment par sa seule vision comptable.
  • Un Etat partenarial, à travers une relation de gouvernance nouvelle avec les collectivités décentralisées, les corps intermédiaires et les citoyens : l’Etat n’est pas le seul représentant de l’intérêt collectif.  Syndicats et associations doivent se trouver associés totalement et en amont par la puissance publique, les citoyens pouvoir s’organiser pour reprendre main sur leur quotidien : c’est le sens de la réflexion sur les class actions à la française, mais également sur un pilotage concerté des institutions.

La nouvelle croissance et l’économie de demain

Les perspectives de la France sont aujourd’hui minées par ses performances économiques insuffisantes, une perte de confiance qui retarde la sortie de crise et fragilise le vivre-ensemble. Il y a un rêve américain. Donnons corps au rêve français.

Nous voulons redonner aux Français l’envie de croire en un avenir meilleur. Notre candidat devra porter haut l’ambition d’une décennie de changement pour retrouver ce qui fit la force de la France de l’après-guerre : la croyance collective que nos enfants vivraient mieux que nous. La droite ne propose que de désendetter la France par la rigueur : ce projet est un mensonge. Un pays ne peut rebondir si la politique économique se résume à des coupes budgétaires. Un pays ne peut sortir de la spirale de l’endettement et de la croissance molle qu’à la condition de choix de croissance résolus tournés vers le long terme, pilotés par l’Etat, associés à un effort de désendettement et une adhésion globale et confiante des citoyens à ce projet d’une décennie.

Pour cela, il nous faut agir dès la prochaine mandature. Notre appareil productif vieillit : les programmes structurants, Airbus (lancé en 1970), le nucléaire (de la fin des années 1960 jusqu’à la fin des années 1980), le TGV (années 1970-80), Arianespace (1973) commencent tous à dater. La montée en puissance de la contrainte des finances publiques ces trente dernières années a entraîné l’asphyxie progressive des investissements de l’Etat français : pour 97%, son budget est aujourd’hui un budget de fonctionnement.

Ce n’est pas la moindre des fautes de Nicolas Sarkozy que d’avoir renoncé à préparer l’avenir. Face à lui, nous aurions tort de nous enfermer dans un jeu défensif. Pire,  nous ferions une grave erreur en acceptant d’entrer dans la rhétorique du mieux-disant de la rigueur. Notre discours, notre audace, doit être de nous projeter plus loin. L’audace, c’est d’inventer aujourd’hui la France de demain ; c’est d’investir dans des secteurs d’avenir, en assumant ces priorités. Pour demain, mais aussi pour aujourd’hui.

2012 marque la croisée des chemins, l’occasion de proposer une vision des 40 prochaines années. Ce choix, c’est celui de la nouvelle croissance. Celle-ci ne pourra être atteinte que par la formation et l’innovation, les sciences et la relance de grands projets industriels, largement abandonnés depuis 2002. La priorité donnée à l’investissement, plutôt qu’aux dépenses à courte vue, doit être réaffirmée sans cesse. Le pilotage de ces investissements par une banque publique largement décentralisée marque également l’avènement d’un discours nouveau, en rupture avec la tradition jacobine qui a caractérisé l’ensemble des Présidents sous la Vème République. Au-delà, c’est « l’épopée » de la prospérité française que notre prochain(e) candidat(e) à la présidentielle devra incarner.

La nouvelle croissance doit mettre l’innovation au service de l’emploi. Investir dans les nouvelles énergies, c’est intégrer l’impératif écologique au sein de notre modèle de croissance, mais également préparer la réindustrialisation de notre économie et former les Français aux métiers de demain ; lancer de nouvelles lignes TGV, c’est rendre possible le développement de régions entières, créer des dizaines de milliers d’emplois, de tous types, sur les chantiers mais surtout au sein des territoires nouvellement connectées ; développer de nouvelles molécules, c’est améliorer la santé des Français, réduire les coûts de l’assurance-maladie et créer des emplois dans ce secteur d’avenir. Ces chantiers sont sur la table. Les socialistes devront, en concertation avec l’ensemble des acteurs économiques, proposer un véritable plan d’investissement pour la première année, expliquer le combien, le où, le pourquoi et les retours attendus. Cette transformation économique devra notamment s’appuyer sur le développement d’un tissu performant de PME-PMI pour en faire notre fer de lance dans la mondialisation, à l’image du Mittelstand allemand.

Une telle ambition demande de l’audace. Elle suppose également de retrouver dans notre discours, à côté du refus de la rente, la place pour ceux qui innovent et créent de la valeur économique, sociale et environnementale dans notre pays.

La volonté de l’efficacité sociale

Une part de l’identité et de la force de la France et de l’Europe réside dans leur modèle social, envié par de nombreux pays. Celui-ci a constitué, dans la crise, un filet de protection efficace et un puissant facteur de cohésion sociale. C’est pourtant ce même modèle que la politique de Nicolas Sarkozy a quasiment systématiquement cherché à remettre en cause.

Sous couvert de rigueur budgétaire, poussée souvent par des réflexes populistes, la droite vise à instiller l’idée que la France ne peut plus supporter le coût de telles politiques, qu’il s’agisse de la dépendance, des retraites ou dernièrement du Revenu de Solidarité Active. Cette politique est d’autant plus incompréhensible et délétère pour les plus démunis que les marges de manœuvres sont essentiellement consacrées aux cadeaux fiscaux faits par le gouvernement aux plus aisés.

Dénoncer cet état de fait ne doit cependant pas nous priver d’une réflexion volontariste sur la nature et le périmètre de nos politiques sociales. Face à la crise, nous aurions tort de nous en tenir à un approfondissement et à un durcissement des sécurités existantes. C’est plutôt à une refondation de celles-ci que nous devons nous atteler, en particulier pour mieux prendre en compte la réalité des situations individuelles. C’est, par exemple, l’introduction de la notion de pénibilité dans notre système des retraites ; c’est également la mise en place d’un compte personnel récapitulant les droits acquis en matière de retraite, de chômage ou encore de formation professionnelle.

Seules des réformes courageuses de structure nous permettront de maintenir la qualité de notre système. Il en va ainsi de la prévention, qui doit être massivement développée, mais également de la question de l’accès aux soins. Le déficit de la sécurité sociale doit certes être combattu. Il est cependant inacceptable que les efforts nécessaires se traduisent par des politiques de régression des droits et de remise en cause de la capacité d’accès aux soins d’une partie de nos concitoyens. Nous préconisons à l’inverse une refonte du financement de la sécurité sociale qui mette à contribution les revenus du capital ; le travail ne peut être seul à supporter le coût de la solidarité.

L’évolution des nos politiques sociales doit enfin passer par un rôle accru donné au dialogue social. Il s’agit là d’un enjeu de société : le changement ne peut relever seulement de la loi et du règlement. Il est donc impératif de moderniser les moyens du dialogue social, en particulier dans les petites entreprises.

L’impératif de la transformation écologique

Avec la convention sur un nouveau modèle de société, le Parti socialiste a pour la première fois intégré que sa clef de lecture du monde ne devait pas être seulement économique et sociale, mais économique, sociale et écologique. C’est un pas considérable, dont il faut mesurer la portée. Mais ce n’est que le premier : il doit être suivi de nombreux autres, pour que nous allions au bout de notre doctrine et de sa formalisation.  Nous avons, sur ce sujet, une parole à porter à la fois différente et complémentaire de celle de nos partenaires d’Europe écologie. Elle tient à l’histoire du Parti socialiste et à la préoccupation sociale qui est centrale depuis toujours pour notre parti. Notre société a autant à craindre d’un accès à l’énergie à deux vitesses, d’une qualité de l’air et de l’eau qui varie selon les catégories sociales que d’émissions de gaz à effet de serre qui affectent uniformément l’ensemble de la population. Il nous faut lutter contre le cumul de toutes les précarités, qu’elles soient économiques, sociales, environnementales ou énergétiques.

C’est cette colonne vertébrale du socialisme qui différenciera notre approche de l’écologie « classique » : poursuivre un objectif de sobriété énergétique nationale sans jamais remettre en cause un accès pour tous au service énergétique minimum.

L’urgence écologique doit aussi se trouver au cœur de notre volonté d’innovation économique. Les nouvelles technologies de l’énergie représentent une opportunité considérable pour l’avenir de l’industrie française et ses emplois. Encore faut-il s’en donner les moyens, créer les conditions propices pour leur développement et leur épanouissement. L’Etat doit envoyer un signal clair et durable aux industriels et aux investisseurs. Nous devrons, dans notre plan d’investissement, conjointement à un plan national d’économie d’énergie, réserver une part conséquente à ces technologies d’avenir, afin de nous affirmer en pointe de la recherche et développement éco-industrielle. Des pistes existent : voiture hybride, éolien off shore, photovoltaïque nouvelle génération, biocarburants de 3e génération… Leur développement passera par un investissement important sur le long terme, la structuration de la filière industrielle et l’émergence de poids lourds industriels des énergies renouvelables.

La France devra nouer un partenariat avec d’autres pays européens pour créer, trente ans après les succès des programmes Airbus et Ariane, un consortium capable de produire de manière compétitive des panneaux solaires, éoliennes et autres sources d’énergie. Le développement des énergies renouvelables doit en effet venir en appui d’une stratégie globale de création d’emploi et de savoir-faire, si possible au niveau européen.

Le drame de Fukushima, qui montre la vulnérabilité d’un pays développé aux accidents nucléaires, doit également nous interpeller. Il ne s’agit pas de céder à la panique et de saborder l’outil industriel français, mais de prendre acte que le risque nucléaire ne peut jamais être totalement écarté, et que le coût de l’électricité nucléaire n’est pas tout à fait sincère s’il n’intègre pas cette éventualité.

Nous devons en finir avec cette « anomalie française », qui nous voit produire 75 % de notre électricité à partir du nucléaire. Cette part doit être significativement diminuée, grâce à des politiques volontaristes. Pour cela, des efforts technologiques et industriels très importants devront être fournis entre 2012 et 2017 pour permettre le développement des énergies renouvelables. Les prochaines années doivent permettre d’arrêter une méthode, sinon une échéance : nous voulons sortir rapidement du tout nucléaire et nous avons la conviction qu’une sortie progressive du nucléaire est un horizon long, mais inéluctable.

Nous militerons pour que cette parole écologique soit incarnée dans les primaires. Nous travaillerons à des convergences politiques avec Europe-Ecologie les Verts qui ne se limitent pas à de simples accords électoraux : c’est une véritable alliance stratégique et programmatique que nous proposons. Aux socialistes de prendre la responsabilité de tendre la main aux écologistes pour présenter à tous les Français et à tous les Européens une offre politique cohérente et solidaire.

L’ambition de l’Europe

De tous temps, notre famille politique a porté haut l’idéal européen. Par conviction humaniste bien sûr, forgée au lendemain du plus meurtrier des conflits, mais aussi par pragmatisme économique : dans un monde interconnecté, mondialisé, nous ne serons rien sans l’Europe.

Celle-ci est aujourd’hui au milieu du gué : elle n’a jamais parue aussi loin des Européens. Trop loin, trop bureaucrate, trop diverse, trop libérale… elle cristallise le ressentiment des citoyens et les discours populistes. Dans ce contexte de turbulences et de doutes, l’explosion de l’union monétaire, dramatique si elle advenait, pourrait sonner le glas du plus beau projet politique que nous ont légué nos aînés. Les socialistes, dans ces conditions, doivent choisir leur camp.

Nous souhaitons que ce soit celui d’un internationalisme assumé, qui place au cœur de son projet l’idéal européen. L’Union européenne, bien sûr, ne peut être celle que nous propose la droite. Elle ne peut être celle du pacte de compétitivité et du moins-disant social. Elle ne peut être celle qui étouffe ses propres membres (la Grèce, le Portugal,…) quand le FMI, sous l’impulsion de Dominique Strauss-Kahn, tenait enfin un discours progressiste et keynésien et offrait à des pays européens des prêts à des taux inférieurs à ceux proposés par les autres pays européens – nous craignons au demeurant que ce ne soit plus le cas à l’avenir. Mais nous aurions tort, à l’inverse, de baisser les bras, de donner de la voix avec ceux qui, à gauche, assurent que la complexité des choses est une impasse, que la seule issue possible réside dans la renonciation à l’idéal européen et en premier lieu à la monnaie commune.

L’Europe que nous appelons de nos vœux ne doit pas refaire les erreurs qui ont conduit aujourd’hui la zone euro au bord de l’implosion. Nous devons montrer qu’avec une autre couleur politique et un effort de démocratisation, une autre Europe est possible, avec l’euro pour monnaie. Là est l’urgence : c’est une condition sine qua non d’un renouveau démocratique de notre continent. Nous devrons plaider pour une nouvelle gouvernance économique de l’Europe, à l’encontre de l’idéologie libérale qui a prévalu jusqu’ici. C’est le sens d’un budget réellement européen, assis sur des ressources pérennes qui permettront des transferts massifs en direction des pays qui doivent réorienter leurs choix économiques pour sortir de la spirale de l’endettement. C’est également celui d’une plus grande harmonisation des normes sociales, fiscales, environnementales, contrepartie naturelle du marché et de la monnaie unique.  Nous devrons plaider enfin pour que la BCE prenne en compte de réels objectifs de change, pour redonner des marges aux entreprises européennes. La norme du « zéro inflation » est une norme imposée par des économies de rente vieillissantes, protégeant abusivement les revenus du capital des générations du baby-boom. L’Union européenne doit se faire pour les générations futures, pour les jeunes, avec des choix économiques allant clairement dans ce sens.

Cette convergence des politiques économiques devra avoir un visage : celui du Ministre des finances de l’Union européenne que nous appelons de nos vœux.

Portons, en 2012, le projet d’une véritable relance européenne, à la fois économique, sociale et politique. Le dépassement de la contradiction entre fédéralisme et nation ne peut plus passer par une complexité institutionnelle toujours accrue : une telle approche, dont les peuples ne sont pas dupes, risque de dissoudre la légitimité démocratique de la construction européenne.

Défendons enfin, une vision politique et démocratique de l’Europe, qui dépasse les cadres historiques et religieux. Le printemps des révolutions arabes doit nous conduire à nous interroger sur ce qui fait la chair de l’idéal européen, nous inciter à penser ce projet politique à long terme avec le pourtour méditerranéen. C’est une ambition audacieuse, alors même que la question turque cristallise les difficultés. Mais notre conviction est que l’Europe se meurt de sa technocratie et de son pragmatisme. Il nous faut lui redonner une perspective démocratique, prendre à rebours le discours sur les peurs que tient la droite.

Contre le repli protectionniste, inefficace et hors d’âge de l’extrême droite, défendons une Europe pragmatique et soucieuse de sa compétitivité. Contre le protectionnisme, faisons le choix de la réciprocité : l’Europe n’a pas à être plus libre-échangiste, moins protectrice de ses intérêts que les autres grandes puissances. Elle doit au contraire affirmer son idéal d’ouverture et d’internationalisme, sans que cette posture ne nuise aux intérêts fondamentaux des citoyens, des entreprises et des emplois.

Ne soyons pas Européens à moitié : nous le paierions très cher, du prix de l’impuissance donc de l’échec. Ne soyons pas, non plus, Européens par défaut : l’avenir de la gauche, des idées qu’elle défend, est dans l’Europe. Soyons joyeusement et totalement Européens !

L’audace de la réforme

A l’orée de la campagne, les socialistes ont le choix entre deux attitudes : intérioriser le déclin,  choisir le discours réparateur face aux méfaits du sarkozysme, ou redonner du souffle à la France et l’espoir d’un vrai renouveau, sans rien nier des difficultés présentes.

Notre choix est fait : nous porterons, dans les mois à venir, le discours d’innovation qui a toujours été le nôtre, en lien avec notre éthique de justice sociale et de progrès économique. La gauche ne pourra se contenter de jouer sur la déception du sarkozysme, sur le recyclage de méthodes et de principes passés. Elle doit se porter volontairement en avant.

Elle doit, également, avoir l’audace de la réforme et des grands choix de société.

Oui, il faudra revenir sur la « réforme » des retraites du gouvernement Fillon. Mais également approfondir notre propre approche, aller encore plus loin vers une réforme systémique, à la fois juste, transparente et viable financièrement, sans exclure un système par comptes notionnels à la française. C’est un énorme chantier, mais les Français sont lassés des réformes à courte vue, d’un système peu transparent, inéquitable et victime de coups de barre politiques qui déstabilisent non seulement les retraités mais aussi les actifs qui approchent de la retraite, sans pour autant rassurer les jeunes quant à l’avenir du système.

Oui, il faudra rénover nos politiques sociales pour que le travail redevienne facteur d’émancipation et non source de souffrance. La lutte contre le chômage est à l’évidence une priorité. L’exigence d’un travail de qualité, tant pour les individus que pour la collectivité, est une exigence : nous revendiquons l’encadrement strict des contrats précaires, la mise en place d’une véritable sécurité sociale professionnelle, fondée sur le portage complet des droits acquis par les salariés. La lutte contre la souffrance au travail, encore trop largement banalisée, doit être menée avec vigueur par l’Etat, ce qui passe à la fois par la refonte des formations des managers, la mise en place des instruments d’un dialogue social rénové (permettant notamment que les salariés des petites entreprises ne soient plus les laissés pour compte du dialogue social).

Oui, il faudra traiter le sujet de l’immigration et de l’intégration. Comment, alors, éviter la question des banlieues, de ces quartiers et de ces personnes auxquels seul le 20h de TF1 semble s’intéresser, pour les caricaturer ou les dénigrer ? L’audace sera, dans la crise, de porter, à l’opposé d’une droite fascinée par le Front national, un discours qui s’appuie sur les valeurs de la République mais également sur un véritable programme social, éducatif, économique et urbain pour permettre réellement aux immigrés qui ont voulu vivre en France de travailler et de contribuer à la richesse nationale, économique certes, mais aussi culturelle et sociale. Il faudra aussi avoir le courage de faire des choix et, lorsque ce sera nécessaire, de concentrer les moyens sur ceux qui en ont le plus besoin. Nous porterons ces idées, comme nous avons commencé à le faire en proposant que la moitié des emplois d’avenir soient ciblés sur les quartiers en difficultés et sur l’emploi des jeunes.

Oui, il faudra avoir le courage de s’attaquer à l’immense chantier de la fiscalité, jusqu’au bout, pour garantir enfin l’égalité devant l’impôt et la juste contribution de chacun à l’effort collectif. Cette réforme, utilement portée dans le débat par le travail de Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez, devra être faite entièrement, tout de suite, sous peine de s’effilocher sous les contraintes électorales et politiques. Nous la porterons, tout en consacrant une attention particulière aux effets sur les personnes isolées, handicapées ou bénéficiant de déductions pour des gardes d’enfants, dont le pouvoir d’achat devra évidemment être maintenu.

Oui, il faudra avoir le courage de s’attaquer au chantier de l’éducation nationale. C’est là une cause d’envergure nationale, qui doit mobiliser notre courage, notre énergie et notre audace pour enfin apporter des réponses à la hauteur de l’enjeu, pour créer une école publique moins inégalitaire, plus performante et plus ouverte en s’appuyant sur ceux qui en sont la chair : les enseignants. Répondre au défi de l’éducation nécessitera également de s’attaquer aux inégalités à la racine, dès la petite enfance, avec un effort particulier en direction des quartiers en difficulté.

La voie réformiste, au cœur des primaires

Puissance publique refondée, nouvelle croissance, transformation écologique, engagement internationaliste et européen, choix de société et de valeurs… la voie réformiste n’a rien perdu de sa pertinence et de son actualité. Elle doit continuer à jouer son rôle, à innover dans son approche de l’économie et de la société, à entraîner à sa suite le Parti socialiste.

Les primaires vont bientôt s’ouvrir. Nous voulons contribuer à ce grand débat en portant les orientations de ce texte, que nous soumettons aux militants socialistes, à tous les citoyens intéressés par ce choix démocratique, et que nous adressons à tous les candidats potentiels aux primaires.

De leur réponse dépendra, nécessairement, notre attitude : c’est sur les contenus que nous attendent les Français, c’est sur les contenus que nous attendons celles et ceux qui ont l’ambition de mener les socialistes et la gauche à la victoire face  au « monstre doux » de la droite sarkoziste, c’est sur les contenus que nous nous déterminerons. L’élection présidentielle est, à nos yeux, plus compliquée après le retrait de Dominique Strauss-Kahn. Mais la défaite reste interdite, et nos idées sont plus décisives que jamais pour la conjurer. Ayons donc l’audace d’innover.


70 réflexions au sujet de « L’audace d’innover »

  1. Ping : Présidentielles et Europe: Moscovici | Sauvons L'Europe

  2. Où êtes vous allé chercher l’idée que les gaz à effet de serre « affectent uniformément l’ensemble de la population » ? Le problème de l’acidité des océans, c’est à terme des ressources en moins pour la pêche ou pour le tourisme. L’élévation du niveau de la mer, si elle se confirme, c’est un problème pour des villes basses comme La Nouvelle Orléans, ou des îles comme les maldives. Donc non, la population est très inégale face aux effets attendus suivant les diverses hypothèses faites sur les émissions carbone.

    L’expression « tout nucléaire » est une caricature, puisqu’il reste 25% d’électricité non nucléaire et qu’en dehors de l’électricité, l’énergie c’est aussi le chauffage, les transports, les industries qui consomment beaucoup de pétrole directement sans passer par l’électricité. Si on se contente de de caricatures en jetant le pragmatisme aux orties…

    Par ailleurs il faut tordre le cou à l’idée que les énergies renouvelables vont créer énormément d’emplois. Il ne faut pas croire tout ce que disent les Verts.

    Le rapport « Economic Impacts from the Promotion of Renewable Energy Technologies The German Experience » Ruhr Economic Papers No. 156, 2009 http://repec.rwi-essen.de/files/REP_09_156.pdf indiquait que les emplois créés dans les nouvelles énergies compensent ceux détruits dans les anciennes énergies, et que l’un dans l’autre le bilan n’est pas clairement positif. Par ailleurs la hausse de la part de l’énergie dans la consommation des ménages constitue autant de dynamisme en moins pour les autres secteurs économiques ce qui n’est pas forcément bon pour l’emploi si les secteurs économiques pénalisés sont de meilleurs créateurs d’emploi.

    • Pour simplifier, prenons le secteur du tourisme et de la restauration, très créateurs d’emploi. Si les gens se serrent la ceinture parce qu’ils n’arrivent pas à payer leur facture d’électricité et qu’ils arrêtent de partir en vacances, ça va être mauvais pour l’emploi.

  3. merci,camarade,enfin un projet qui prend de la hauteur.La gauche au rendez-vous de l’Histoire.

  4. Ping : Variae › Les rites de la politique (4) : le manifeste-qui-pose-des-conditions

  5. Bravo Pierre,
    Je suis pour FH, mais j’apprécie votre démarche et approuve votre texte!…Vive le débat démocratique, vive la synthèse et l’Union!…

  6. Aux admins : qui a eu la mauvaise idée d’activer la fonction de détection des « smartphones » ?
    C’est la meilleure façon de ne plus se connecter depuis son téléphone portable sur un site !

  7. je signe, je suis d’accord sur l’ensemble des propositions, je vous écrirai plus longuement par la suite
    mais surtout, pourriez vous avoir l’obligeance, l’un ou l’autre d’entre vous, de faire parvenir à Dominique Strauss Khan un bonjour, un réconfort, n’importe quoi mais pas le silence;
    à bientôt

  8. Il est navrant de constater que les questions de nationalité et de résidence ne sont pas abordées du tout. Au delà du bilan des dix dernières années il y a pourtant des lois scélérates qui demandent a être abrogées, telles celles concernant les mariages mixtes qui sont autant de concessions au thèses de l’action française du début du vingtième siècle, si l’on souhaite conserver la devise de la république sur nos mairies. La gauche des années passées n’hésitait pas à appeler un chat un chat, qu’est-ce que cette pusillanimité?

    Au total,il s’agit là pour l’essentiel d’un texte économiste, pas très bon au demeurant -confère l’analyse de la crise de l’euro qui confond l’inanité du remède administré avec les causes de cette crise – et non de société. Bonne chance en passant pour la négociation d’objectifs de change… Ce n’est pas avec cela que vous allez battre la droite, malheureusement.

  9. Finalement, M. Moscovici, vous dites la même chose que les autres. Tous les socialistes ont, à juste titre, le même constat s’agissant de l’état actuel de notre pays, des problèmes qui perdurent et de la responsabilité du Président de la République.
    Néanmoins, sur la question de « l’intégration », vous n’êtes pas très clair. De qui parle-t-on? Des immigrés? Des « fils d’immigrés » (aujourd’hui Français donc!)? Des deux?
    Vous donnez l’impression de qualifier tous les banlieusards d’immigrés!

    Quid de la question de l’islamophobie? En France et en Europe, les discours des dirigeants de droite et d’extrême-droite repose sur cela. Vous ne dites pas un mot de cela. Doit-on relier ça à la question de « l’intégration »…ou à celle des droits de l’Homme? Liberté de culte? Laïcité? Sécurité? « Intégration »? Un peu de clarté s’impose car 5 à 6 millions de Français de confession musulmane attendent une réponse claire du PS sur cette question. En tant que militant, je ne souhaiterais pas qu’ils votent EELV comme ils ont voté Mamère en 2002…

    • Je ne suis pas sûr que seuls les Français de confession musulmane attendent des réponses sur les terrains de la liberté de culte, de la sécurité, de l’intégration et de la laïcité… A dire vrai, je suis à peu près sûr que ce sont 45 millions d’électeurs qui attendent des réponses!

  10. Je suis surpris de constater que la régulation financière n’est pas abordée. Il y juste eu une petite crise en 2008 qui continue à faire ses ravages et qui a obliger les états à s’endetter fortement limitant ainsi les marges de manœuvre. Or, quels sont les actions des politiques en place et des propositions de ceux voulant les remplacer? Rien, le néant total. Or les réponses sont bien connues et ont déja été appliquées avec succès après la crise de 29:
    Limitation de la taille des banques
    Séparation des banques de dépôt et des banques d’affaire
    Limitation du crédit alloué au regard du capital (1/3)
    Transparence et multiplication des agences de notations.
    Interdiction/régulation forte des produits dérivés
    Limitation des bonus
    Taxations des transactions financières
    …..

    Il est désespérant que ce texte – plutôt bon par ailleurs – et le PS en général soit silencieux sur ce sujet primordial?
    On attends la prochaine, de crise?
    Kalmos

    Les

  11. est-ce façon de dire:alors,j’ y vais??ou bien, »chers tous »,ralliez-vous à moi;je respecte le socle et,en plus,j’ai plein d’idées..Tout cela est très feutré.. »innover »tout le monde en parle;est-ce Jaurès qui disait que ce qui manquait,souvent, aux Politiques,c’était l’imagination ? La Reine de toutes les facultés.Il me semble que ce texte,avec ses analyses pertinentes,de l’état des choses,et,des perspectives possibles d’avenir est vraiment « le pas suspendu de la cigogne » .

    • « L’imagination au pouvoir »
      Le meilleur slogan de mai 68 selon moi.

      • Pour le coup ce texte est d’un classicisme absolu…

        • Je ne trouve pas, après ça dépend de ce que vous entendez par « classicisme absolu ».

          • Ce que je trouvais très classique, même si je n’irais pas jusqu’à dire « d’un clacissisme absolu », c’est le programmpe du PS de 2006-2007, par exemple.
            Ici, je vois justement des solutions plus innovantes, et plus intelligentes, qui prennent en considération la complexité de la situation actuelle.

      • il n’y avait aucune référence à Mai 68;il s’agit de bien autre chose;mais les nombreux posts ne sont-ils pas suffisants ?si l’analyse est pertinente,les « innovations » sont …classiques.Et puis où placer ce texte??

        • Je sais qu’il n’y avait pas de référence à mai 68, mais ça parlait d’imagination et ça m’y a fait penser. Et je ne faisait que souligner ce slogan de mai 68 que j’aime bien. Après, parler de mai 68 serait un vaste et complexe débat qui n’est pas vraiment à l’ordre du jour (surtout que c’est le genre de débat qui n’en finit pas)

  12. Je me demande quand même si la personnalité de DSK n’était pas plus originale que son apport doctrinal et programmatique. Dès lors je m’interroge et sur la capacité à se pérenniser d’un courant de pensée associé à ce leader « disparu », et sur le caractère potentiellement structurant de ce texte pour la vie interne de la gauche.

    Ainsi, la fonction de ce texte serait-elle simplement de demander à d’autres la permission de candidater? Je ne peux imaginer cela!

    • Ce courant a déjà survécu au départ de Dominique au FMI. Nous avons besoin de leaders identifiables mais le courant va au-delà de la personnalité du ou des leaders.

  13. Au fait, on ne dit rien sur le nombre de citoyens qui viendront voter à la primaire. Je parie sur moins de 500 000.

  14. Je suis d’accord avec ce texte.
    Il me paraît très important que l’identité social-démocrate, que la voie réformiste soit présente dans le débat qui s’amorce et Pierre a les compétences, l’autorité, l’envergure intellectuelle, l’expérience,bref,toutes les qualités requises pour la représenter…
    Pourtant je pense qu’il faut être prudent. Il ne s’agit pas de se compter comme pour une motion de congrès. Il y a un risque d’éparpillement des candidatures (Montebourg, Valls, Aubry, d’autres sans doute…)et plus il y aura de candidats plus il y aura des risques de dérapages et plus le débat sera perçu comme confus, sans parler du risque de faire un score faible…
    A mon avis c’est François Hollande dont la ligne politique est la plus proche. Je souhaite qu’un accord se réalise avec lui.

    • 1. A part A. Montebourg (peut être) les personnes que vous citez sont toutes réformistes ! Il n’y a donc guère de risque que la « voie réformiste » soit absente de ces primaires… De même, l’étiquette « social-démocrate » a pu avoir autrefois mauvaise presse au PS, mais il s’agit d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître !

      2. M. Aubry une candidate d’éparpillement ? Comme vous y allez !

  15. pitié ! ne divisez pas le PS ! Ayez pitié de l’unité du PS !!!

  16. Je ne peux être que d’accord avec l’ensemble de ce document.
    Cependant, je reste un peu sur ma faim. J’aime bien la proposition fiscale de François Hollande – c’est très claire et innovante et doit être prise en compte indépendamment de notre candidat à la présidentielle. J’aime aussi les proposition d’Arnaud Montebourg concernant la mondialisation. Il y a la mondialisation et le local en même temps, et non pas l’un ou l’autre. Donc, aussi à prendre en compte.
    C’est ce travail d’innovation prenant les meilleurs idées de partout tout en les améliorant, que je voudrais voir beaucoup plus.
    Mais cela présuppose que chacun laisse son égo personnel dans les vestiaires!

  17. les paysans,la ruralité(désertification)ne doivent plus être sans politique innovante et sociale.

  18. Ce projet qui revendique son appartenance la sociale démocratie porte une voix fondamentale dans le paysage politique français. Elle est donc indispensable et cohérente car elle rejète le populisme, les solutions toutes faites, le soi-disant bon sens pour proposer un chemin exigent, complexe mais qui associe écologie, Europe et responsabilité budgétaire sans exclure la part du rêve pour construire une société française juste.
    Il faut porter cette voix aux primaires puis à la présidentielle.
    Il me semble que la parole sur l’Europe doit être forte et courageuse : l’élargissement à la Turquie et à l’Europe de l’est est indispensable pour fonder un espace de paix et un espace de libre circulation des hommes et des biens. A côté de cette réalité, il faut un projet approfondi social et politique pour les pays dont les systèmes sociaux sont proche. Afin d’approfondir le budget de ce coeur de l’Europe, d’en faire une locomotive qui avance et non un espace qui comme aujourd’hui ralentit la construction pour attendre les autres pays. Cette Europe doit permettre d’investir plus fortement, plus durablement et de faire des économies (sur les dépenses militaires, de santé…). Cette démarche demande courage, abandon de certaines prérogatives nationales. Qui aura le courage de porter ce projet ?

  19. chirac dit je voterai hollande si sarko….
    vous en pense quoi vous ?
    cela me laisse pensif….
    j’ai vote chirac en 2002 et je le regrete
    alors courage allez y!
    la gauche a besoin d’un homme comme vous
    salutations christian

  20. Globalement, je suis d’accord avec ce projet de croissance juste et durable, qui va de l’avant, mais je reviens quand-même sur quelques points :

    – « lancer de nouvelles lignes TGV » : attention, n’y-a-t-il pas d’autres solutions (trains pendulaires…)pour développer les territoires, en respectant les espaces et le maillage (conserver les arrêts en gare, pas comme le futur TGV Paris Rennes qui zappe Le Mans !)Les écolos ne suivront pas sur ce type de projet. Gardons l’esprit : « investissements importants si et seulement s’il s’agit de projets écologiquement durables.

    – sur la santé, je ferais une suggestion : réformer le parcours actuel du médecin traitant, qui coûte à mon avis plus qu’il ne permet d’économiser. Exemple concret : pourquoi passer par son médecin généraliste pour soigner une verrue ou un grain de beauté ? Cela entraine le paiement de deux consultations, et a un effet dissuasif qui peut-être dangereux (cancer de la peau).

    J’ajouterais qu’un gouvernement de gauche devra absolument METTRE UN TERME AUX DÉPASSEMENTS D’HONORAIRES. Il est intolérable de devoir marchander quand il s’agit de sa santé !

    -sur l’Europe : l’une des erreurs qui a été faite, je pense, est d’avoir élargi trop vite, avant de créer de la cohésion. Les français, qui pouvaient se reconnaitre dans une Europe à 15 pays, ne savent plus où ils habitent dans une Europe qui approche les 30 Etats. La multiplication des zones (Zone Euro, Union Européenne, espace shengen…etc) crée également une confusion. Une homogénéisation et une organisation claire est nécessaire. Pour la première raison, je ne suis pas pour un élargissement à l’Afrique du Nord et à la Turquie, mais suis en revanche pour un « Espace méditerranéen », partenaire de l’UE (c’était d’ailleurs, il me semble, l’avis de DSK en 2005)

    • sur la santee
      ma femme s’est fait operee du canal carpien 2 fois
      arrivee a 16 h depart le lendemain 17 h
      facturation de 2 jours en clinique !
      sans compter les supplements d’honoraires
      les chirurgiens s’en mettes plein les poches !
      et l’on nous parle du trou de la secu !
      il y a trop d’abus
      ce chirurgien roule en jaggar et son carnet de rdv
      est vide pendant un mois oui il est a bora bora
      pour combler le trou de la secu
      ARRETONS DEJA CES ABUS
      salutation

  21. Il conviendrait d’insister plus encore sur la priorité à la formation qui doit être la pierre angulaire de l’effort d’investissement puisqu' »il n’y a de richesses que d’hommes » et que ce texte veut tracer des voies pour les 40 prochaines années.
    Par ailleurs confirmer l’engagement que chaque mesure proposée sera bien financée.
    Au delà et je dépasse le propos de ce texte, ne pas multiplier les candidatures aux primaires et puisqu’il y avait un accord entre Martine et DSK, celui-ci étant hors jeu, accepter de soutenir la candidature de la première secrétaire.

  22. la pastille « Valls » me reste en travers de la gorge…il fait quoi ce monsieur? Il sabre le bateau?

  23. Redonner corps au Service Public et poursuivre la constuction de l’Europe, il me semble que ce sont des projets phares et des réalisations nécessaires.

  24. Beaucoup de socialistes et de gens de gauche ne réalisent pas à quel point l’U.M.P.et le F.N.sont proches: il y a entre eux une différence de degré et non pas de nature. Le parti gaulliste(depuis 1958) n’a jamais été très démocratique;la droite dite « républicaine » dont on nous rebat les oreilles est un leurre:il s’agit simplement de centristes ou de qq U.M.P.très minoritaires dans leur camp.Entre le P.S.et le F.N.,l’U.M.P. choisira le + svt le Front National:ses électeurs aussi!!!…

  25. C’EST SARKOZY QUI A ORCHESTRE <>,JE NE PEUX HELAS PAS REVELER MON IDENTITE,MAIS,C’EST HELAS LA TRISTE VERITE,D’AILLEURS,JE NE SUIS PAS LE SEUL A ETRE AU COURRANT,VOIR SITE INTERNET http://WWW.IMPOTS-UTILES.COM/LE PROCUREUR QUI-VA-JUGER-DSK-EST-LIE-A-SARKOZY.PHP J’IGNORE SI LEURS ALLEGATIONS SONT FONDEES,MAIS JE SAIS QUE LES MIENNES LE SONT,SARKOZY EST BEL ET BIEN LE COMMANDITAIRE,MEME SI IL M’EST IMPOSSIBLE DE LE PROUVER.CELA FAIT PARTIE DE SA PANOPLIE HABITUELLE:ECOUTES TELEPHONIQUES ILLEGALES,CONVERSATIONS TELEPHONIQUES OU AUTRES ENREGISTREES (A L’INSU DES INTERESSES)ET TRONQUEES OU MELANGEES ENTRE ELLES POUR EN CHANGER LE SENS,TRUCAGES DE DIFFERENTES NATURES AFIN DE DRESSER LES UNS CONTRE LES AUTRES,DE DENIGRER LES PERSONNES QUI LE DERANGENT POUR UNE RAISON QUELCONQUE,PRESSSIONS,CHANTAGES,TEMOINS QUI SE TAISENT,PREUVES QUI DISPARAISSENT…JAMAIS LES RENSEIGNEMENTS GENERAUX N’ETAIENT TOMBES SI BAS…JE VOUS SAIS AMI DE DSK,SI JE N’AI PAS DE PREUVE,JE SAIS CE QUE DIS,LES ENQUETEURS DE DSK POURRONT PEUT-ETRE EXPLOITER LA SOURCE INTERNET QUE JE VOUS SUGGERE. JE VOUS SOUHAITE BONNE CHANCE A VOUS ET A VOTRE AMI. UN ALLIE.

    • autrement dit vous êtes « un corbeau  » ça c’est pas très beau!!!!!je ne voudrais pas vous avoir comme soutien !!! mais il est vrai que Mosco en a vu d’autres !!!!!!!!!!!!!!

  26. Bonjour,

    Vous n’abordez pas la question du handicap.

    Pourtant il est emblématique d’une société juste et solidaire.

    Il est grand temps de faire une place aux personnes en situation de handicap dans notre société, grand temps d’avoir une vraie politique d’intégration.

    L’intégration des enfants handicapés à l’école ORDINAIRE et non dans des structures spécialisée les excluant est une priorité. la loi de 2005 le prévoyait mais sa mise en oeuvre est lamentable. Les enfants qui doivent être accompagnés par des Assistants de Vie Scolaire, initialement avec le statut d’Assistants d’Education, ne le sont pas, ou pas à hauteur du droit qui leur est alloué…et quand ils le sont c’est maintenant majoritairement par des Emplois de Vie Scolaire (EVS) qui sont en CUI….et qui sont recrutés sur des critères sociaux et non leurs qualification. Nos enfants n’ont doit qu’à des personnes en contrat ultra précaire, mal payées et qui ne restent en poste que quelques mois. On fait des économies sur le dos des handicapés alors qu’un mois en IME coute 4900 Euros….l’état UMP ne leur donne pas les moyens de réussir et de s’intégrer…préferrant utiliser la loi de 2005 pour faire baisser artificiellement les chiffres du chômage. La situation est de pire en pire. Il est urgent de voter la professionnalisation du métier d’AVSi, un budget important pour former les enseignants au handicap…et accueillir correctement et à temps plein les enfants handicapés à l’école. Au delà de l’intérêt pour les enfants handicapés….les intégrer est économiquement interessant, puisque formés et éduqués…ils pourront travailler et sortir de leur statut d’assistés qu’ils ne revendiquent pas. Bien entendu il faut aussi leur ouvrir les portes des entreprises et de la fonction publique et les accompagner dans leurs démarches de recherche d’emploi. C’est à l’Etat, enfin, de s’en occuper.

    Je voudrais voir cela dans votre projet.

  27. Une nouvelle majorité peut-elle fermer plusieurs centrales nucléaires dès 2012 ?

    Au-delà des positionnements tactiques ou idéologiques, il existe quatre raisons possibles pour fermer plusieurs centrales nucléaires en 2012. Deux relèvent d’éléments conjoncturels liés au parc nucléaire, deux relèvent de considérations de politique industrielle et économique.

    Du coté du parc nucléaire deux éléments rendent possible la fermeture de plusieurs centrales dès 2012.

    Tout d’abord EDF va mettre en ligne en 2012-2014 quasiment l’équivalent de « quatre tranches 900MW » avec l’entrée en service de l’EPR 1600 MW à Flamanville et la « récupération » de deux tranches 900MW du site du Tricastin suite à la fermeture et au remplacement de l’usine Eurodif qui «consommait » entièrement la production de ces deux centrales.

    En parallèle, de très nombreuses centrales construites au début des années 80 abordent le « mur des 30 ans » pour lequel elles doivent faire l’objet de coûteux travaux de prolongation de durée de vie d’un montant 500 Millions d’euros chacune. On peut bien sur citer les cinq plus anciennes dites contrat CP0 qui ont été mises en service avant 1980 dont Fessenheim en Alsace, qui fait l’objet d’une forte contestation politique et présente plusieurs faiblesses techniques et le site du Bugey dans l’Ain. Pour autant si l’arrêt de Fessenheim semble probable, le choix des centrales à fermer peut intégrer d’autres paramètres. En particulier il pourrait être préférable de fermer des centrales dont les travaux de rénovation n’ont pas commencé.

    Si l’on se place du coté des arguments de politique industrielle et économique on peut également identifier deux motivations fortes.

    Le contexte « post Fukushima » ouvrent les conditions politiques dans l’opinion pour proposer une alternative dans la politique industrielle française de l’énergie et valider en France à grande échelle la possibilité d’une transition du nucléaire vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, moteur d’une renouveau tissu industriel du pays.

    Par ailleurs le contexte économique reste faiblement créateur d’emplois et un « grand Programme de Petits Travaux énergétique » créateur d’emplois nombreux et à forte valeur ajoutée pourrait faire sens dans le contexte économique de 2012

    A quoi pourrait ressembler un tel « grand programme de petits travaux ». Si l’on se base sur l’hypothèse de la fermeture de cinq centrales 900MW et leur remplacement des sources d’énergies renouvelables et des programmes d’efficacité énergétique cela pourrait par exemple représenter l’installation de 3000 à 5000 éoliennes sur terre et en mer, de 3000 à 5000 centrales a biomasse énergie qui présentent le double avantage d’être très économiques et de générer beaucoup d’emplois locaux, la pose de 5000MW de panneaux solaires photovoltaïques, essentiellement sur des toitures, avec un impact immédiat important en terme d’emploi et enfin la pose des cinq premiers millions de compteurs électriques intelligents pour provoquer une baisse immédiate – jusqu’à 15% – de la consommation d’électricité des ménages.

    L’ensemble des ces travaux semble impressionnant mais ils sont comparables à ce qui se fait régulièrement en Espagne et en Italie et représentent moins de la moitié des programmes allemands. Le risque technique est nul puisque l’ensemble représente à peine 7% de la puissance totale installée soit un niveau qui ne modifie pas les équilibres du réseau électrique.

    Le coût de tels travaux serait d’environ 25 milliards pris initialement en charge par des investisseurs privés, banques et fonds d’investissement. Dans un deuxième temps le coût pour la collectivité et le consommateur final serait dans les conditions actuelles de tarifs de rachat, de 3 à 4 milliards d’euros par an, qu’on comparera avantageusement à quelques récents cadeaux fiscaux dont l’impact sur l’emploi est bien moindre . En effet à court terme pendant la période de travaux ce plan créerait 255000 emplois, qu’on peut comparer aux 300000 « emplois d’avenir » du programme du Parti Socialiste, puis 45000 emplois permanents, décentralisés et à haute valeur ajoutée.

    David Dornbusch

    Président de Cleantuesday, l’association française des Cleantech

  28. DSK représentait pour moi la véritable alternative à la droite qui massacre tous nos acquis. Je suis heureuse de voir que vous repreniez le flambeau. Cette campagne présidentielle va être « dure ». J’adhère complètement à votre texte mais qui va porter vos idées à la primaire de l’automne. DSK aurait déjà dû être le candidat en 2007 !!!!!!

    • Mais 80% des militants en ont décidé autrement ! Rien, une valeur négligeable….Et cette fois, quoiqu’aient prévu les sondages truqués, de mon de vue, cela aurait été pareil !
      Alors arrêtez de pleurer cette « hallucination collective » et rejoignez un(e) candidat(e) déjà déclaré(e). Voilà qui serait sage pour une éventuelle victoire de la gauche.

  29. Nous avons le devoir de convertir nos concitoyens à nos idées.
    Etre suffisamment convaincants que meme nos adversaires se sentent obligés de reprendre certaines de nos idées bien qu’il soit préférable de choisir l’original et non la copie ou la contrefaçon

  30. OUi après les ennuis de DSK l’élection présidentielle est un chemin de croix pour la gauche – autant donc que tout le monde se réunisse derrière une seule personne et sans arrière pensée (se rappeler de 2007) ! je vois Royal qui recommence à faire bande à part, j’entends des voix dissonantes du côté des amis de DSK (dont vous faites partie) avoir des idées oui (les vôtres sont bonnes) mais si c’est pour se diviser et laisser la place à Sarko ! pas la peine de faire un projet avec le PS et que tout le monde a approuvé dernièrement – laissez les militants choisir sinon c’est fichu !

  31. Si vous voulez innover parlons de mesures réellement novatrices:
    1- Le versement d’un revenu inconditionnel ou revenu de base à tous. (cf 1er site indiqué).
    2- Redonner à la collectivité le droit de battre monnaie pour le financement du long terme. (cf. le 2ème site indiqué). C’est interdit par le traité de Lisbonne. Ce n’est pas une raison pour ne pas provoquer le débat, afin de trouver des compromis. Sur ce point je vais vous adresser les travaux de la Fondation pour la Nature et l’Homme (ex fondation Nicolas Hulot.
    Plus d’exposés généraux mais des mesures techniques concrètes.
    Ce message sera-t-il retenu ? Espérons le.

  32. Si « les programmes structurants, Airbus (lancé en 1970), le nucléaire (de la fin des années 1960 jusqu’à la fin des années 1980), le TGV (années 1970-80), Arianespace (1973) commencent tous à dater », et si également«  La nouvelle croissance doit mettre l’innovation au service de l’emploi », proposer de «  lancer de nouvelles lignes TGV » n’est pas vraiment faire preuve du minimum d’imagination nécessaire. Qui a-t’il de plus innovant dans le domaine des transports que le monorail bi-tube transfrontalier, capable d’irriguer l’ensemble d’un territoire sans le dénaturer, en plus d’offrir le meilleur rapport qualité prix en terme financier et écologique ?

  33. J’adhère largement à la teneur du texte ainsi qu’à la méthode qui consiste à interpeller les candidats viables pour leur demander de prendre position sur les principes et les propositions (que j’aurais souhaité plus concrètes) qu’il énonce.
    Fallait-il cependant associer cette démarche à une candidature, ou une menace de candidature, de Pierre Moscovici ?

    • Mais la publication de ce texte EST une déclaration implicite de candidature^^

  34. Bravo. C’est sûrement ce que Michel ROCARD aurait dit dans d telles circonstances il y a quelques années.
    Alain ROPERS, architecte à ROUEN

  35. La réforme et l’innovation doit commencer par la forme partidaire.

    Je ne vois pas dans ce texte de remise en cause du fonctionnement du parti socialiste. Qu’en est-il de sa reforme ?

    Comment voulez-vous changer la société ou la faire évoluer si votre parti demeure une organisation ancienne, répercutant des comportements obsolètes ?

    Tous mes proches, amis, collaborateurs, partenaires me renvoient aujourd’hui le décalage des élus, des personnels d’appareils avec les attentes ET initiatives de la société : pas de reconnaissance des acteurs de terrain, absence de soutien des projets innovants, pas de relais de ces problématiques. sous-estimation de sujets stratégiques dans les programmes de campagne, …

    Tous les partis sociaux démocrates n’ont pas su remettre en cause leur fonctionnement, d’où un fonctionnement en roue libre avec des responsables phosporant entre eux sans écouter la société. Résultat : ils sont assimilés aux partis de droite, « conservateurs même combat ».

    Donc s’il vous plaît, rajoutez un chapitre sur la restructuration du parti socialiste et à partir de là on commencera à vous lire plus attentivement.

    Sincèrement

  36. Je partage cette vision sociale-démocrate à 100% !
    J’apprécie des idées comme efficacité des dépenses publiques, des services publics, décentralisation, sécurité, efficacité économique…
    Enfin, les sociaux-démocrates se lèvent pour affirmer haut et fort leur voie, il était temps, je commençais à désespérer !
    J’aurais préféré que M. Moscovici se mouille un peu plus pour aller plus loin dans ses idées, mais le temps viendra.
    L’efficacité de la dépense publique ainsi que la fiscalité seront essentiels en 2012 face à la droite.
    Attention surtout à ne pas aller trop à gauche ! L’idéal pour moi serait que le PS se porte au centre-gauche voire au centre dans ses discours.
    Une dernière chose : parlez insécurité, autorité, valeurs, respect, justice !! Les gens n’en peuvent plus ! Et parlez aussi entreprises !!! La gauche ne parle pas assez entreprises, performance, compétitivité, profits… Les entreprises qui vont bien soutiennent l’économie et l’emploi !
    Cordialement.

  37. Je t’apporte mon soutien le plus total d’autant que j’ai participé et signé en 2005 au congrès du mans la motion de JM Bockel (faux nez de DSK)
    Roland Grunberg (maire Adjoint honoraire de Chilly mazarin (91)
    Elu pendant 5 a

  38. Je souhaite marquer mon soutien a ce texte et me joindre aux signataires
    Michel G. Lurquin
    Dirigeant d’entreprise
    Affilie PS Mayenne (53)

  39. Bonjour

    Surprise pour moi que de recevoir ce mail. Socialiste depuis l’âge de 15 ans, je suis LIbre de Partis Politiques. Plutôt Centriste radicale Humaniste, sans être une « anti-Sarkozyste primaire ». J’apprécie votre sollicitation. Rien ne dis en cet instant, que je ne sois insensible à l’envie de participer aux primaires socialistes.
    J’ai la chance d’avoir un très bon maire socialiste dans ma commune, dommage qu’ici, en Haute-NOrmandie, ne ne soyons entourés que par les Idôles de Mitterand… Sincérement. En tout bien et tout honneur. Respectueusement

  40. J’ai oublié un point, bien sûr. Alors que PM a été l’un des plus fervents défenseurs des primaires ouvertes, il ne se gêne pas pour employer les vieilles méthodes en cumulant les signatures d’élus, à rebours de l’appel lancé par Gaëtan Gorce, et en négation totale de ce que sont les primaires démocratiques…

  41. Mais quel texte intéressant! Pour une fois, PM se mouille un peu idéologiquement au lieu de nous abreuver de déclarations d’intentions…
    Mais que dire quand, déjà, dès le quatrième paragraphe, on nous dit que rien n’est remis en cause… Non, le choix de l’économie de marché libre et non-faussée ne serait remis en cause que par des extrémistes, et pas par vous…
    Plus grave, quelle audace de dire, au deuxième paragraphe de « La nouvelle croissance et l’économie de demain », que nous ne nous en sortirons que grâce à la croissance… Formidable, vous avez donc trouvé la formule magique pour la décréter?… Là est le germe de l’échec de ce projet, car rien n’indique que la croissance sera là, et parier sur elle constitue un déni de réalité.
    Concernant la « banque publique » évoquée au paragraphe 4 de ce point, je serais en revanche curieux de savoir de quoi il s’agit…
    Et puis il y a les idées recyclées qui ne font même plus sourire, comme quand, au paragraphe 3 de « L’impératif de la transformation écologique », vous évoquez les biocarburants « de troisième génération » comme projet d’avenir… Alors quoi? La première génération a aggravé une crise alimentaire et plongé, de source onusienne, 100 millions de personnes dans la sous-nutrition, a été qualifiée par le président de la FAO de « crime contre l’humanité », mais la troisième génération résoudrait tous ces soucis?…
    Puis l’évocation d’un ministre européen des finances fait sourire aussi, quand on sait à quel point les différents peuples européens ont des aspirations divergentes, voire contraires… Là encore, vous niez une réalité: nous ne voulons pas tous la même chose.
    Aucune innovation non plus quand, dans « L’audace de la réforme », paragraphe six, vous n’évoquez que l’emploi comme solution au problème d’immigration/intégration, que vous mélangez en plus avec celui des cités/ghettos, comme si tout cela était identique, et comme si l’emploi était la seule solution. Aucune innovation, car c’était déjà votre discours en 2002, et avec le succès que l’on sait…
    Même recyclage, même répétition quand vous n’évoquez qu’une augmentation des moyens pour faire face à la crise que connaît aujourd’hui l’éducation nationale. Ce discours est éculé, mais quand une même solution est proposée pendant trente ans sans succès, on est en droit de se lasser…

    • Je ne peux que m’associer aux propos de votre commentaire.
      De l’audace ? Non, du recyclage agrémenté de quelques propositions inédites et imprécises.

      Des paroles, encore des paroles …

      Et vous ne nous ferez pas oublier qu’au moment de la réforme des retraites vous défendiez le système de retraites des parlementaires, injuste au possible, alors que des députés UMP se prononçaient pour sa réforme : c’est le monde à l’envers, et un certain symbole de la gauche française actuelle.

      De l’audace, ce serait par exemple trancher fermement sur le non-cumul des mandats et sur les mandats uniques ! Imaginez l’appel d’air démocratique que cela engendrerait, imaginez alors le dynamisme du système politique ! Comment voulez-vous supprimer le fossé entre élus et citoyens autrement ?

      Un militant MJS

  42. Innovation et non pas régression.
    Emploi et non pas chomage.
    Ecologie, Europe, Education.
    Justice sociale et progrès économique.
    Je suis d’accord.

    Courage à tous, surtout à ceux qui sont à NY.

  43. Jma, l escroquerie culturelle dont vous parlez c est votre texte c est cette façon de vous poser en juge….a vouloir donner des leçons de bonnes conduites
    il n y a ni erreur, ni manipulation cela se nomme de l amitié…
    Alors ne confondez pas tout!!!! Alors, Place a la politique et aux débats d’idées pour avancer… Lisez le texte au dessus et donnez votre avis.

  44. avoir soutenu un candidat pour éventuellement prétendre aux plus hautes fonctions,tout en ne pouvant pas (sûrement pas) ignorer les travers de l’homme, et donc l’incapacité à être à la hauteur de la fonction, c’est une escroquerie intellectuelle. vous vous êtes durablement discrédité, vous et tous les socialistes capables de mettre un voile (pudique?) sur la vraie nature de DSK. cette hypocrisie des professionnels de la politique, nombreux au PS comme ailleurs et prêts à tout pour arriver au pouvoir, ne vous grandit pas. et ne me faites pas sourire avec la présemption d’innocence, elle n’a rien à y voir. au delà de l’affaire il y a la réalité quotidienne des faits, la nature profonde de l’homme que vous continuer à soutenir. que vous n’avez pas pu et voulu ignorer ce qu’est l’homme privé, pour ne voir que le tremplin de vos ambitions personnelles. sans doute par pur opportunisme. vous avez misé sur le mauvais cheval, comment faire confiance à autant d’aveuglement cultivé, signe extérieur de la mauvaise foi politique. il faut du courage pour avouer ses erreurs, vous en manquez vraiment, et l’opportunisme sous ses habits de « c’est ce qu’il y a de mieux pour le France » cache mal vos ambitions personnelles devenues illégitimes. 1er ministre? quel cauchemar, et quel déception de ma part devant tant de manipulations.

    • Ainsi donc, vous connaissez la vraie nature de l’homme, vous, et tous ceux qui l’ont approché se sont trompés, ont trompé, et ont couvert ses turpitudes… Et cela fait beaucoup de monde, compte tenu des responsabilités internationales qu’il a assumées. Pourriez-vous imaginer une seconde que vous jetez l’opprobe sans rien savoir ? En quoi la présomption d’innocence devrait-elle faire sourire ? La planète était aveugle, mais vous, vous savez.

  45. je suis en accord avec ce texte et je souhaite que P Moscovici porte plus haut et plus loin ce message, il faut agir en vue de 2012
    P Beaumard

  46. Ainsi donc je suis un « radicaliste » qui « cède à la facilité » en refusant le modèle néo-libéral internationaliste, monétariste et qui donne la part belle aux diverses spéculations qui affament le Nations et les peuples. Bon, après tout, je ne demande qu’à être convaincu de la justesse de vos vues, monsieur Moscovici, à la condition que vous expliquiez clairement et de façon possitive ce que l’Europe, en particulier, cette Europe inféodée au système mondialiste, a apporté de bon aux Français. Vous aurez bien du mal à me convaincre, monsieur, parce que si je porte mon regard vers la Grèce par exemple, je suis très triste et très en colère. Pour mon pays, la France, sachez qu’avec mes camarades, je n’accepterai pas un tel destin, une telle mise à mort. Pour nous, l’insurrection est un devoir lorsqu’il y a tentative de « meurtre » d’un Etat. C’est de la légitime défense. Nous ne laisserons pas faire !

    • Une bagatelle…plus de guerres depuis 60 ans, aucune grandes famines depuis la fin de la dernière guerre mondiale, une population en croissance constante, bref vraiment pas grand chose…

    • L’Europe EST. A vous, comme à nous tous de la faire meilleure.

    • Effectivement il est difficile de convaincre quelqu’un qui croit qu’il existe un « système mondialiste » auquel on pourrait être « inféodé »…
      Les théories du complot inusables ne sont pas une réponse, elles ne font que brouiller la perception des vrai problèmes.

      La Grèce s’est ruinée seule (avec un gouvernement de droite d’ailleurs) en menant une politique irresponsable et en truquant les chiffres officiels. La vérité c’est que sans l’aide massive de l’Europe, depuis 30 ans et aussi depuis la crise, la Grèce serait en bien plus mauvais état aujourd’hui. Appeler cela le meurtre d’un etat relève de la pathologie.

      Pour votre information, penser que le monétarisme est l’idéologie dominante est tout simplement faux. En fait c’est l’inverse de la réalité: les banques centrales du monde entier adoptent des politiques extremement expansionnistes (taux les plus bas possibles, quantitative easing, …) pour faire face à la crise, ce que l’othodoxie monétariste ne permettrait pas.

  47. bonjour / tout ok pour moi, avec enthousiasme / cordialement / ds

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