Cornélien

Ce blog continue à vivre, mais vous m’avez peu lu ici ces derniers temps. En effet, les journées sont à la fois courtes, chargées, face à une actualité lourde – je pense au premier chef à la crise grecque, dont j’ai dit à l’Assemblée nationale la gravité, en souhaitant que l’Europe marche vers une « restructuration douce », avant l’adoption d’euro-obligations – et des activités nombreuses – je fais, plus que jamais, mon travail dans le Pays de Montbéliard qui se bat pour affirmer son excellence. Et puis, pour ne rien vous cacher – mais vous vous en doutiez – l’animation de mon courant de pensée politique et la préparation de nos choix – cornéliens – en vue des primaires me prend beaucoup de temps. C’est de cela dont je veux vous parler, pour répondre à quelques perles – je préparerais un « ralliement » à tel ou telle, je leur lancerais des « ultimatums », je serais obsédé par une candidature ou à défaut me vendrais « au plus offrant ». Tout ceci est aussi désobligeant que stupide, et ne rend pas compte d’une démarche profondément honnête, j’en ai la conviction, et de parfaite bonne fois.

Si je fais un choix – et j’en ferai un, bien sûr – il ne sera dirigé contre personne, il sera l’affirmation d’une ligne, d’une stratégie de campagne, portée par une équipe pour l’emporter

Il n’y a, de ma part, aucun ultimatum adressé à François Hollande, Martine Aubry et les autres. Parce que chacun, en vérité, connaît les échéances : c’est le 28 juin que s’ouvre le dépôt des candidatures aux primaires, qui se conclura le 13 juillet. Pourquoi rappeler une évidence ? Surtout, ce n’est pas mon état d’esprit. Les primaires seront une réussite si nous gardons en tête notre objectif commun : faire gagner la gauche, en finir avec le sarkozysme, qui abîme la France, offrir des solutions progressistes au pays. Pour cela, nous devrons nous fixer une règle : celle du respect mutuel entre les socialistes. Si je fais un choix – et j’en ferai un, bien sûr – il ne sera dirigé contre personne, il sera l’affirmation d’une ligne, d’une stratégie de campagne, portée par une équipe pour l’emporter. En outre, les primaires ne sont pas un Congrès, dans lequel on parle légitimement de rapports de force internes à un Parti, où l’on s’enrôle sous une bannière, autour d’une motion. Elles doivent traiter de l’essentiel – une vision de gauche pour la France – et déboucher sur un rassemblement. Tout cela interdit une forme quelconque d’ultimatum. Vous n’entendrez pas dans ma bouche un mot désobligeant sur un autre dirigeant du Parti : ceux qui prétendent à l’investiture socialiste ont des qualités éminentes, quelques défauts sans doute aussi, tous méritent le respect.

Il n’y a pas non plus, de ma part, d’enchères en vue d’un ralliement. J’irai même plus loin : je ne me rallierai à personne, ni aujourd’hui, ni demain. Il y a en effet derrière ce mot une notion d’abdication de soi, de renoncement que je trouve en vérité un peu humiliante. Une telle approche de la politique m’a toujours été étrangère. Depuis près de 30 ans, j’ai eu l’occasion de travailler dans la proximité de Lionel Jospin, puis Dominique Strauss-Kahn. Nos relations n’ont jamais été conçues sur le mode de la vassalité, mais de l’échange d’idées, de convictions, n’excluant pas les désaccords amicaux. Ils ne sont plus aujourd’hui, hélas, dans la vie politique, et je me trouve encore plus libre de ma pensée, de mon expression, de mes choix que je l’étais lorsque j’avançais à leur côté : plus jamais, je l’ai dit, je le répète, je n’aurai avec quiconque la même relation politique et personnelle que celle que j’ai connue avec eux. Cela ne me rend – rassurez-vous – ni mégalo ni bourru. Je peux accepter, évidemment, d’agir avec d’autres, et les logiques de situation ne m’échappent pas. Je peux, dès lors, le cas échéant, passer un accord, un contrat, un pacte politiques, mais entre égaux, pour contribuer à ma place à la victoire des socialistes et de la gauche en 2012. Mais je ne le ferai ni sur un marchandage, ni sur une résignation, mais sur des convictions, dans une logique d’adhésion.

Une candidature de ma part, j’en suis persuadé, ferait sens. Elle serait porteuse à la fois d’une expérience locale, nationale et internationale et d’un renouveau des idées, des pratiques, des méthodes politiques, absolument indispensable

Enfin, non, je ne suis pas obsédé par une candidature, même si je réfléchis à cette perspective. A l’heure où j’écris, je n’ai demandé le parrainage de personne, parce j’anime un collectif, que je souhaite amener à des choix communs, éclairés, parce que je me refuse à des choix égotistes, individuels, tant que ce groupe existe et veut compter, peser ensemble. Bien sûr, je ne manque pas d’ambition – je n’ai jamais pris cela pour un défaut, je ne trouve pas cet aveu dégradant. Une candidature de ma part, j’en suis persuadé, ferait sens. Elle serait porteuse à la fois d’une expérience locale, nationale et internationale, nécessaire dans le dur combat qui nous attend contre Nicolas Sarkozy, et d’un renouveau des idées, des pratiques, des méthodes politiques, absolument indispensable. Je me sens capable de mener la campagne des primaires, de contribuer au débat, de créer la surprise pourquoi pas. Mais je ne veux pas être une candidature de plus, sembler contribuer à un désordre, avancer isolé. Je me sens l’héritier, avec d’autres, d’une famille de pensée socialiste, celle du réformisme, du socialisme démocratique : je ne veux pas la fragiliser. Et puis, surtout, je m’interroge sur le bon dispositif qui nous permettra de réussir collectivement les primaires afin de préparer les présidentielles. C’est pourquoi, à ce stade, toutes les possibilités restent ouvertes, et je n’en exclus aucune : le soutien raisonné à un autre candidat, une candidature de ma part aux primaires, le refus de prendre position si celles-ci ne prennent pas plus de sens.

Trois dimensions essentielles : l’Europe, l’écologie, l’investissement

La recherche du sens, la volonté d’éclairer le débat sont en réalité les fondements de « l’audace d’innover », l’appel que j’ai lancé avec de très nombreux amis. Nous avons voulu, par cette démarche, privilégier les contenus. Il ne s’agit pas de nier ou négliger la qualité du projet socialiste. Il est notre socle commun, il résulte d’un travail de fond, il exprime une synthèse. Il est solide et utile, même s’il doit être précisé, hiérarchisé, enrichi. Il laisse donc place, pour les primaires, à une confrontation de visions et de stratégies. Notre texte met ainsi, notamment, l’accent sur trois dimensions, à mes yeux essentielles. L’Europe, d’abord, qui ne peut être considérée comme une variable seconde ou une contrainte, mais qui demeure pour la gauche, sans naïveté ni excès d’optimisme, une exigence, une volonté, un impératif. L’écologie, ensuite, qui doit imprégner toutes nos politiques publiques : je souhaite que la transformation écologique de la pensée socialiste, impulsée par la Convention nationale que j’ai animée, aille jusqu’au but, et que la question de la sortie du nucléaire, à long terme, soit abordée avec sérieux et ambition.

Enfin, nous mettons l’accent sur l’investissement, sous toutes ses dimensions : investissement dans la connaissance, investissement productif, et notamment industriel, investissement dans les infrastructures, investissement dans la culture, investissement dans la jeunesse et les banlieues, investissement dans la justice sociale, investissement dans la République… Là, en effet, est pour nous la clé de l’avenir, et non dans une approche classique ou rigoriste du socialisme. J’ai lu, ici ou là, que ce texte était tactique ou banal. J’ai la conviction qu’il n’est ni l’un, ni l’autre. Il dessine une cohérence, une approche qui se distingue nettement d’autres conceptions qui s’affirment dans le débat public, il pose des exigences de substance, dont nous attendons avant tout qu’elles soient prises en compte.

Nous avons, avant le 14 mai dernier, espéré la candidature de Dominique Strauss-Kahn, parce que nous avions la conviction qu’elle pouvait apporter des réponses aux problèmes économiques, sociaux, écologiques, démocratiques, républicains que connaît la France. L’élection présidentielle se fera sans lui, mais les problèmes demeurent, et la pertinence de l’approche réformiste nous paraît plus que jamais d’actualité. Avec son retrait, la donne politique s’est compliquée : il n’y a plus de candidature évidente, les lignes de force des primaires sont encore peu lisibles, la compétition démarre doucement mais sans véritable clarté et dans une ambiance un peu tendue. Je souhaite pour ma part que les idées que je porte aujourd’hui, avec beaucoup d’autres, ne soient pas négligées ou marginalisées, mais au contraire centrales dans le débat de la présidentielle. Je demande qu’elles soient visibles et assumées dans la campagne que nous mènerons. Et je voudrais que le renouveau politique aussi soient bien présents dans la vision et les équipes que nous proposerons aux Français dans l’élection présidentielle et les législatives de 2012.

Votre avis, enfin, m’importe : n’hésitez pas à me le faire connaître ici

Cela passe-t-il par une alliance avec un(e) autre ou par une candidature en propre ? Vous conviendrez que le choix n’est pas simple. Vous comprendrez aussi que j’y réfléchisse, en responsabilité, que j’en discute avec mes amis, que j’écoute et tente de convaincre, que j’attende aussi les réponses des autres protagonistes des primaires, en espérant qu’ils seront également sensibles à la main que nous leur avons tendue. Votre avis, enfin, m’importe : n’hésitez pas à me le faire connaître ici.

93 réflexions au sujet de « Cornélien »

  1. Vu les périls des primaires, on peut penser que « défaite interdite » implique : candidatures Montebourg, Valls et Pierre Moscovici interdites.

  2. Pour gagner en 2012, il faut gagner les régions Rhone-Alpes, Provence et Languedoc-Roussillon.
    Qui peut les gagner ?
    Martine Aubry ne peut pas gagner dans ces régions.
    Francois Hollande peut peut etre gagner.
    DSK ou Pierre Moscovici peuvent surement gagner.

  3. Bon l’élémination politique de Marine Le PEN ce soir va calmer du monde.

    Une émission catastrophique pour elle, a la fin est elle passé pour une cinglé.

    Ce genre d’émission est la plus dure pour un politique, 2 heures d’émission fatigue l’invité. Le PEN a explosé car il est impossible de ne pas être naturel après 2 heures de questionnements.

    On attend le choix de Pierre…

  4. Malgré mes nombreuses années de militantisme, il y a vraiment des choses que je ne comprendrai jamais dans les positionnements politiques des uns et des autres. Je dis bien politiques. Au cours de nos congrès, on élabore des textes, on dépose des motions et chacun signe et défend la ligne politique que représente sa motion ; pour des raisons sur lesquelles je ne reviendrai pas, Pierre n’a pas présenté de motion. Il a considéré la motion A comme étant la plus proche des idées qu’il défendait et l’a signée (avec des gens tels que B. Delanoé et F. Hollande).
    Qu’il s’interroge pour savoir s’il est utile qu’il se présente aux primaires est légitime. Mais que certains ici lui soufflent de soutenir M. Aubry est politiquement très surprenant, elle qui s’est alliée à la motion C pour former sa majorité. L’épaisseur du papier à cigarette est quand même plus importante avec elle qu’avec F. Hollande !

    • Plusieurs points :

      1) Une primaire et un congrès reposent sur deux logiques différentes. Un congrès sert à choisir une ligne politique, former une majorité et composer une direction , renouveler les instances de décision du parti. Une primaire, à choisir un candidat, sur la base d’un projet préalablement élaboré et ratifié par tous.

      2) Au Congrès de Reims, il n’y a pas eu de majorité à proprement parlé puisque les scores des motions étaient proches et il n’y a pas eu d’accords officiels pour former une majorité. A moins que j’ai loupé un épisode ^^

      3) Depuis Reims, il y a quand même eu pas mal de changements au sein de chaque motion. Dans la motion E, beaucoup ont lâchés Royal (Valls, Peillon, Rebsamen, Collomb, Guereni etc). La motion A a très vite perdu sa cohésion interne (Delanoé soutient plus ou moins Aubry alors qu’il devrait, sur la base des motions, soutenir Hollande).

      4) Je ne sais pas ce qu’il en est au niveau du bureau national, mais du côté des membres du

    • Mauvaise manip désolé…

      4) Je ne sais pas ce qu’il en est au niveau du bureau national, mais du côté des membres du Secrétariat National, les 4 motions sont représentés. Mais j’avoue ne pas avoir fait le compte (certains noms me sont inconnus, donc impossible à classer a priori)

      Ceci dit, je pense que Pierre Moscovici rejoindra in fine plutôt François Hollande que Martine Aubry.

      • Je sais tout ça, Pablo, et j’ai suivi les mouvements des uns et des autres. Mais je parlais bien de politique, de ligne politique, de conviction politique, de programme politique, etc… Nous avons un certain nombre de leaders plutôt constants et cohérents. Pierre en fait partie. Et c’est bien la raison pour laquelle… j’en suis arrivée à la même conclusion que toi : « naturellement » Pierre devrait soutenir F. Hollande.

  5. Pierre,

    J’ai lu attentivement ton texte. Déception. Où sont les projets concrets ? Sais-tu que des gens vivent dans une misère inacceptable et que personne ne les entend ? Que signifie d’investir dans la République ? Investir pour les banlieues ? Où sont les réponses à ces questions de la vie quotidienne ? J’ai voté PS depuis 1981. Pourquoi ? L’homme libre est celui qui n’a pas peur d’aller jusqu’au bout de sa pensée disait Léon Blum. Il est urgent que tu mettes cette sagesse en pratique. Un dernier conseil qui pourrait s’appliquer à l’ensemble de la classe politique : incarnez votre discours, n’ayez pas peur des gens. Merci.
    Sophie

    • sophie a diablement raison;mais n’y a-t-il pas tout l’été pour faire fonctionner la machine à réfléchir;il est sûrement encore temps pour que les politiques -de gauche-ouvrent toutes grandes leurs oreilles .On attend..

  6. « et puis aussi,je m’interroge sur le bon dispositif qui nous permettra de réussir collectivement les primaires afin de préparer les présidentielles ».Nous avions essayé de comprendre,sans succès;maintenant,nous comprenons encore moins….
    cela semble mal parti;et les’leaders’ socialistes semblent plus se soucier de luttes internes que du challenge difficile qu’il faudra soutenir au 1° Tour de la PR.face à des adversaires coriaces,bons tacticiens,bons débatteurs ETC..Enfin,il y a jusqu’à mi-juillet,pour que ce ‘bon dispositif’ se mette en place afin qu’apparaissent les vrais challengers&leurs propositions personnelles ,précises,à partir des généralités du socle commun.Il nous semble qu’Ils ont du pain sur la planche (P.Moscovici y compris) pour tout l’été et au-delà.

  7. Bonjour

    La gauche ne peut être représentée par Martine Aubry ou Francois Hollande. Ce casting, laisse à la droite un nouvel espoir de remporter les prochaines élections.
    Vous êtes le seul, à pouvoir apporter un vrai changement, mais vous ne le savez pas encore.
    Votre décision pourrait bien changer le paysage politique, mais vos détracteurs sont nombreux. On ne gagne pas avec de bons sentiments, ainsi va l’histoire.
    Entourez vous d’une équipe compétente et n’écoutez pas ceux qui vous invitent à rester dans l’ombre pour servir leurs intérêts.

    Il est temps de vous positionner.

  8. Bonsoir
    Je constate que vous avez toujours l’esprit collectif Pierre, vous avez des pluriels qui sont bien singuliers.
    On dit « de bonne foi »(sans s), et »un pacte politique ».
    Ca c’était pour le quart d’heure des maniaques, mais peu importe des fautes on en fait tous.
    J’ai hésité à donner un avis, car si je partage vos idées, j’ai du mal à en évaluer l’impact sur les électeurs. Pour l’instant j’ai l’impression vous avez plutôt un « succès d’estime »(comme disent nos critiques littéraires:), à vous de voir s’il vous reste assez de temps pour le transformer en résultats concrets.
    Je pense pourtant que vos idées méritent d’être défendues. Dans cette France qui se recroqueville, je respire une bouffée d’oxygène par votre ouverture européenne et internationale, et vous aurez ma voix et tout mon soutien si vous vous présentez.
    Un avis personnel, maintenant il faut parler en votre nom, sans références nominatives. Ce n’est trahire personne, mais simplement exister. Les idées de la social-démocratie ne sont la propriété de personne, beaucoup de monde y a contribué. DSK a eu le mérite de leur donner une consistance politique.
    Au passage, je viens de relire « 365 jours », en me demandant s’il est possible que l’homme qui a écrit ça soit le même que celui qu’on nous décrit en ce moment? ma réponse n’est oui que s’il vient de la lune. Drôle de dilemme.

  9. Pierre ; j’aimerais beaucoup que vous vous présentiez aux primaires. Il sera toujours temps d’aviser, ensuite, si la question se pose, sur l’attitude et le soutien à adopter pour le second tour de ces primaires. Il me semble, en effet, que tout le monde oublie ce second tour qui devra se jouer dans un esprit de maturité et de responsabilité.
    Prenez date en tout cas. Te temps vous donnera raison.

    Amicalement.

    Guy

  10. Si Martine Aubry se presente aux primaires, elle les gagnera, mais ensuite, elle perdra face à Sarkozy.
    Exactement le meme schema qu’avec Segolene Royal.

    • Sauf que cette année SR gagnera les primaires, et gagnera la présidentielle en 2012 si les Socialistes veulent vraiment une victoire celle du renouveau et de l’espérance de plus de justice dans notre pays et Pierre homme de talent je suis certaine que vous pouvez travailler aux côtés de SR.

      • A mon avis SR n’a aucune chance de gagner la présidentielle, et par extension, la primaire (problème de crédibilité). En tout cas, elle fut désignée candidate grâce aux sondages, et il sont à sa défaveur aujourd’hui. Mais vous semblez connaitre l’avenir…

          • Aucun problème de mémoire. Si les sondages ne l’avaient pas désignés comme la mieux placée pour battre Sarkozy le résultat aurait été bien différent je pense. Et le coup des sondages fabriqués je n’accepte pas, c’est toujours pareil, ils ne sont mensongers, fabriqués ou manipulés que quand ils sont défavorables, c’est une loi générale en politique, donc l’argument est invalide.

            Et je n’ai que deux inquiétude :
            Voir le FN au second tour.
            Que Sarkozy soit réélu.
            (ce pourquoi je ne veux pas de Royal comme candidate PS).

        • En 2006, Royal était en position d’outsider, portée par son statut de femme (l’idée qu’une femme puisse arriver à la magistrature suprême a beaucoup séduit) et ses prises de positions +/- iconoclastes par rapport à celle de ses concurrents et aux positions traditionnelles du PS.

          Aujourd’hui, elle ne peut plus jouer la carte de la nouveauté (ça serait plutôt Montebourg) ou du « féminisme » (candidature probable d’Aubry) et ses tentatives de coups d’éclats n’ont pas l’air de beaucoup marquer l’opinion et d’éveiller l’intérêt des journalistes.

          On verra bien en octobre prochain…

          • Et moi Jonas je ne veux pas non plus comme en 2002 le FN au second tour c’est pourquoi je voterai Royal , attendons le résultat des primaires … mais je ne pense pas que Pierre soit si éloigné de SR …

        • Personne ne peut prévoir l’avenir, surtout dans le futur (P Dac), donc votre avis vaut le mien : S Royal gagnera les primaires puis la présidentielle.

          Laissons la campagne des primaires se dérouler (peut être qu’un jour quelqu’un expliquera à Martinejad, qu’en France contrairement à l’Iran et au congrés du PS, il faut être candidat, débattre et savoir mener une campagne électorale pour être élu) et au soir du 16 octobre nous connaîtrons la candidate !

  11. Quelle est la différence politique réelle entre Pierre Moscovici et François Hollande ? Je ne la vois pas. Si hier la candidature de DSK était celle des socio-démocrates qui faisait le plus de sens car il était porté par les sondages, alors aujourd’hui … CQFD

  12. Nous avons, me semble-t-il, trois solutions;

    – le ralliement type Cambadélis, cela me semble de peu d’intérêt si l’on veut faire prendre en compte « L’audace d’innover », si l’on veut défendre nos idées et non pas obtenir des postes.

    – Se présenter aux primaires,défendre nos idées, mais avec le risque d’être largement minoritaire et d’être pointé du doigt comme diviseur.

    – Ne souscrire à aucune des deux solutions ci-dessus, mais poursuivre le débat dans les primaires jusqu’à leur terme sur la base de « L’audace d’innover ».Il est évident que nous ne pourrons convaincre que dans la durée.

    Avec mon amitié.

  13. Si vous n’avez pas le soutien du courant strauss Khanien je ne vois pas le sens de votre candidature. Les soutiens de votre courant commencent à converger vers la candidature de Martine Aubry, vous semblez donc être seul et dans une campagne la solitude n’est jamais bonne.

  14. Le vrai défi, la crise grecque le montre, pour les mois et les années à venir est L’Europe.
    Soit nous allons vers plus de fédéralisme pour avoir une organisation politique conforme à l’organisation économique en place, soit L’Europe s’écroulera suite à 60 ans de construction.
    Les décideurs ont un rôle historique et c’est le débat majeur de la prochaine échéance présidentielle et….personne n’en parle ou presque.

    Puisse votre éventuel candidature puisse changer les choses.
    Bon courage.

  15. Notre grande (unique?) chance de gagner en 2012,c’est que Sarko souffre d’un tel rejet qu’il est devenu inaudible. Beaucoup de gens peu politisés avaient voté pour lui en 2007 parce qu’ ils trouvaient Ségolène superficielle et incompétente. Maintenant, ils st prêts à voter pour le candidat P.S.quelqu’il soit avec ss doute une petite préférence pour Holl. Pour nous, l’anti-sarkozysme n’est certes pas suffisant, mais c’est un préalable incontournable!!!…

    • En privé Sarkozy est persuadé qu’Aubry gagnera la primaire et la préfère largement comme adversaire à Hollande, jugé plus retors.
      Il fera ressortir son côté cassant et antipathique, sans charisme (voir bide récent monumental à TF1) et il est à craindre que lors d’un débat télévisé, elle ne pète les plombs comme Ségolène l’avait fait en croyant bien faire et en surjouant l’indignation.
      Un effet d’impopularité type Eva Joly n’est pas à exclure dès lors qu’elle sera en campagne.
      Je pense que c’est loin d’être gagné si MA est notre candidate.

      • En tout cas, si c’est Aubry, ils vont ressortir les 35 heures à l’UMP. Il faudra y être préparé, le cas échéant

    • Stone vous oubliez que ce sont sans doute beaucoup de PS ! qui n’ont pas voté SR en 2007 quand on fait référence à l’Histoire proche ou lointaine il faut tout dire ?

  16. DSK se méfiait de la primaire et il avait bien raison. N’étant plus là, tout le monde croit en sa chance. Le ridicule ne tue pas, heureusement sinon il n’y aurait plus grand monde dans les cadres du parti.

    Les jeux sont faits. Deux personnes tiennent le haut du pavé et personne ne pourra rejoindre Hollande et Aubry sauf si l’un trébuche (l’affaire DSK m’oblige à rester prudent). Pour moi, le reste des candidatures ne va servir qu’à envenimer des conflits que les « petits » candidats vont lancer pour essayer justement de faire trébucher un cador.

    N’en rajoute pas à la machine à perdre.

    Autre élément important qui devrait te faire réfléchir, DSK et Aubry avaient toujours dit que l’un ou l’autre irait, pas les deux. DSK n’y allant pas Martine va y aller. Si tu te sens autorisé à remplacer DSK, respecte le. Si Martine y va, tu n’as pas à y aller sauf à rompre le pacte de ton « mentor » ce qui convenons en n’est pas très correct. S’ils avaient décidé de faire jeu ensemble c’est que leurs idées étaient proches. Je ne pense pas que le retrait de DSK fasse changer Martine donc cette idée que tu as de faire valoir nos idées n’est qu’un prétexte.

    Finalement cette manie que certains ont de se mettre en avant quitte à prendre une raclée m’exaspère. Si encore l’un ou l’autre pouvait obtenir un score qui permette de peser au second tour, soit, mais à l’inverse un tout petit score risque de marginaliser la Sociale Démocratie que tu veux représenter.

    La multiplicité des candidatures va brouiller le débat.

    Tu parles de respect des candidats, c’est sans compter sur les journalistes qui vont vous pousser à vous critiquer même si vous ne le voulez pas. Regarde ce soir Ségolène sur Canal, elle a été obligée de ne pas répondre aux questions qui cherchaient toutes à créer le conflit avec Martine. Finalement elle a lâché une petite phrase que je n’avais même pas remarquée et qui est reprise aussitôt sur le site du nouvel obs.

    TOUS les journalistes vont chercher à vous brouiller les uns avec les autres et ça va marcher. Sarkozy s’en réjouit à l’avance.

    Bref fait comme tu veux, Cambadélis a fait son choix, je le trouve bon et c’est celui que je vais suivre.

    • Eh oui, c’est pénible cette democratie qui empeche de magouiller entre gens de bonne compagnie.

      Le mieux c’est pas de débats, pas de vote : juste une bonne vieille nuit de Reims où le guide suprême Cambadebius désigne le président : Martinejad.

  17. Bonsoir Pierre Moscovici,

    Il y a longtemps que je n’avais pris le temps de vous écrire.
    Je viens de lire vos réflexions. Elles sont au coeur de nous tous et toutes qui pensons à vous. Multiplier les candidatures n’est pas satisfaisant a priori. A posteriori, un homme neuf, sans passé « lourd » à oublier, permettrait une belle ouverture. La question actuelle est celle du temps qui reste. Si vous y alliez, auriez-vous le temps de convaincre les sympathisants ? Comment savoir ? Et puis si vous y alliez pour voir simplement, mmême si les dés sont déjà un peu pipés. Pourquoi ne pas surprendre ? Peur de jeter la zizanie au sein du parti? Ce serait dommage que trop de scrupules vous retiennent.

    C’est plus facile à écrire qu’à faire. La balle est dans votre camp ; elle pose un problème de conscience pour vos deux camarades en tête, mais elle n’en posera pas aux sympathisants. J’ose l’espèrer. Quoique vous décidiez, sachez que de nombreux sympathisants de gauche le comprendront. Bon courage pour la prise de décision ultime.

    Avec tout mon soutien.

    Annie Chalon-Blanc

  18. Traverser l’océan d’incertitudes sur un bateau sans qu’il soit une galère suppose une vision et une capacité à voir plus loin pour celui qui gouverne.
    C’est la capacité de l’homme d’Etat, ou de la femme d’Etat.
    l’avarie New Yorkaise prive le F M I d’une approche de gauche .
    Restons soudés chez nous . Ramons ensemble .
    Et surtout soyons raisonnablement optimistes pour les prochaines échéances et pour les victimes de toutes les injustices .
    Je voterai pour celui ou celle qui défendra le mieux la Liberté , l’Egalité , la Fraternité et la Laïcité ces valeurs fondamentales de la République qui permettent de construire un projet fiable pour tous.

  19. Pierre,
    au-delà du message que tu fais passer par ce post, sa lecture suscite un certain embarat comme le montre la petite analyse suivante (l’idée vient naturellement, tellement cela saute aux yeux à la lecture).

    En effet, dans ton post de la « première personne du singulier », tant à travers le décompte des adjectifs possessifs que des pronoms personnels est effarant… qui suscite de lourdes interrogations quant à l’aspect égo-dimensionné de ta « réflexion » actuelle.

    donc pèle-mêle (je, j’, ma, mon, mes, me, m’): 81 occurrences… çà défie les statistiques…

    • Dans un post qui consiste à délivrer une réflexion d’ordre stratégique sur un engagement personnel et à clarifier sa position, ça paraît plutôt normal, non ?… Du moment que ce n’est pas la règle pour les posts qui parlent de fond.

  20. Bonjour Monsieur Moscovici,
    Je ne suis pas une spécialiste de politique française mais depuis quelque temps, il y a certaines choses qui me sautent aux yeux.

    Beaucoup de sujets dits de société sont au cœur des débats (dépénalisation du cannabis, trop d’assistanat en France… cf l’émission Mots Croisés d’hier), ils sont nécessaires mais je pense qu’ils font le jeu de la droite.

    On parle essentiellement des classes précaires (assistanat) et des très riches (avec le bouclier fiscal) mais rarement la classe moyenne et de leur priorité.
    Je pense que ce sont les grandes oubliées; ce sont elles qui votent Front National

    Un peu de cynisme : la majorité des «précaires» sont les abstentionnistes, quant au très riches, ils votent à droite mais la différence se fait sur cette classe moyenne qui est volatile et nombreuse.

    Quant aux français moyens (dont je fais partie), ils voient leur train de vie baisser considérablement (prix de l’essence, de l’électricité, dépenses de chauffage, du poste logement en hausse…), bénéficient rarement d’allocations, ne sont pas concernés par le SMIC, le RSA puisqu’ils gagnent plus, ni par le bouclier fiscal puisqu’ils n’ont pas de liquidités…mais on en parle peu.

    En revanche, le Front National ne les oublie pas, ce qui explique les sondages. A la limite peu importe les arguments de ce parti, cette classe est en colère et le FN les attire.

    C’est peut-être un raisonnement «à 2 balles»…, je serai curieuse d’avoir votre avis, vous êtes un homme politique que j’apprécie.
    Bien cordialement

  21. Un coche à ne pas manquer.

    M. Moscovici,

    Ce n’est qu’un petit avis que le mien, extérieur à la sphère socialiste qui plus est (puisque moi-même je soutiens M. Hulot). Mais peut-être cette extériorité manque-t-elle à la plupart des intervenants de ce blog, ainsi qu’à vos soutiens ou conseils.

    Je crois que votre candidature serait une erreur, et qu’elle serait incomprise ou négligée par les Français. Ce que je ressens autour de moi, c’est qu’il y a enfin, pour la première fois depuis des années, un regain d’intérêt autour du parti socialiste. Parce que la droite a déçu, bien sûr, mais surtout parce que Mme Aubry est parvenue à conjuguer les bonnes volontés afin de ressouder votre parti.

    Ce que je ressens autour de moi, c’est une hantise que la « machine des égos » se remette en marche au PS. Et je vous le dis en toute bienveillance, c’est ainsi que serait perçue votre candidature ; non parce qu’elle le serait réellement, mais parce qu’il y a une profonde méfiance (sans doute excessive) qui couve à l’endroit de la classe politique.

    Il y a une femme aujourd’hui au PS qui est totalement apte à désengrener cette hantise : parce que Mme Aubry a l’image d’une femme de conviction et de sérieux ; parce qu’elle s’est déjà montrée prête à renoncer pour un intérêt supérieur au sien. Pour beaucoup, elle inspire la confiance, et je crois qu’il vous faut participer à renforcer cette confiance.

    Mme Aubry souffre d’un manque de charisme… mais pour tout vous dire, personne aujourd’hui au PS ne trouvera celui qu’avait acquis M. Strauss-Kahn. Mme Aubry souffre aussi, paradoxalement, de ce qu’on ne l’imagine pas assez forte : elle inspire la confiance et le désintéressement, mais elle n’a pas l’audace de l’orgueil. Sérieuse, trop sérieuse peut-être…

    Mais ce défaut-là, il est loin d’être insurmontable. Et si Mme Aubry peut ressortir renforcée de ce processus de désignation, ce ne sera qu’en ayant autour d’elle un vaste élan de soutien. C’est l’unanimité de son camp qui a fait la force du candidat Sarkozy en 2007, rien d’autre. Si les candidatures se multiplient et que cette primaire doit être une phase de division (et même si vous ne le désirez pas, c’est comme cela qu’elle apparaîtra aux Français à travers le rendu qu’en donneront les médias), ce sera un réel affaiblissement pour la gauche…

    Moi-même, en tant que sympathisant écologiste, vous imaginez bien que je suis tout sauf partisan des « votes utiles » et des représentations politiques tronquées par les ralliements. Mais la situation est bien particulière. Les Français, dont je suis, ont besoin de signaux de convergence et de consolidation, sans équivoque.

    L’occasion est belle, il ne faut pas l’abîmer. Quinze ans de droite, ce serait intolérable… Une fois constituée la nouvelle majorité, une majorité large et diverse, le temps sera à l’expression des individualités. Pour l’heure, vous l’aurez compris, je ne peux que vous exhorter à vous rallier à celle qui, vu comme le voit la France, est aujourd’hui à l’évidence la tête de la gauche. Pour la renforcer et la soutenir, dans un seul même grand élan d’union qui s’appellera victoire.

    Bien à vous.

    Alexis Dayon.

  22. Bonsoir,

    Le renoncement à la présidentielle n’est pas envisageable.

    Que vous soyez seul ou une grande équipe, vous pourrez toujours gagner car l’élan du cœur ne peut pas se cacher par un jeu d’alliance ou un poste de second rang.

    Vous nous avez convaincu, à travers « L’audace d’innover ». L’audace de pouvoir représenter tous les français et de ressembler les politiciens de tous partis pour rendre la France plus forte.

    Ne vous mentez pas à vous même. Je vous rappelle votre citation « L’homme libre est celui qui n’a pas peur d’aller jusqu’au bout de sa pensée. »

    N’hésitez pas et allez de l’avant.

    Bonne soirée.

  23. bonsoir

    alors si j’ai bien compris « les carottes sont cuites » mais qui va les manger?
    elles seront indigestes SANS PM oui je suis un peu infantile
    DEFAITE INTERDITE et NON CANDIDATURE INTERDITE

    mais en apparence les aparatchik ont déjà gagné !!

    tant pis ,bien dommage pour tout ce travail et cette belle intelligence

    très bon courage et autres salutations affectueuses si je peux me permettre

  24. Personne d’autre que vous, pouvez répondre à la question : ai je envie de diriger la France ? est ce que je considère que cette mission est plus importante que n’importe quelle autre ? on autant de l’ordre de l’intime que du politique. C’est ce qui fait l’essence du scrutin présidentiel.

    Ensuite on peut être candidat pour témoigner ou passer un message, mais cela les electeurs le sentent et le font payer en n’accordant que quelques voix !

    En y allant pour ne faire qu’1 % ou moins, vous risquez de disparaître politiquement !

    Bonnes nuits blanches

  25. Maintenant que DSK n’est plus là, l’importance de Cambadélis n’est plus la même. Ce n’est plus le bras droit de qui que ce soit. Certains le suivaient car il pensait (à tort pet-être) qu’il faisait ou disait ce que DSK ne pouvait pas dire ou faire.
    On a changé de paysage et Martine Aubry n’est qu’une bouée de sauvetage pour lui. Si certains veulent se rallier à Aubry, ils ne passeront pas par lui !

  26. Pour gagner en 2012, il faut que les swing departements votent à gauche et non pas à droite.
    Ces swing departements peuvent ils voter Aubry ? Non.
    Peuvent ils voter Hollande ? Peut-etre.
    Peuvent ils voter DSK ou Moscovici. Surement.

    Si DSK ne se presente pas, présentez votre candidature.
    Mais je persiste à dire que nous ne sommes pas encore le 9 octobre 2012 et que beaucoup de choses peuvent changer d’ici cette date.
    Si DSK est innocenté, il peut encore se présenter et gagner.

  27. Ce qu’à peu près tous nous souhaitons, c’est que tu puises peser non seulement dans l’immédiat et dans les  » Primaires « , mais plus encore demain pour réussir la politique que nous aurons à mener et dont nous serons responsables devant les Français.
    Tu as une pensée solide et juste, tu sais aller à l’essentiel, ta sincérité et ton équilibre sont perçus et appréciés par beaucoup spécialement lors de tes interventions ( assez frééquentes ) dans les médias
    Comment être éfficace dans ces  » Primaires  » ?
    Bien noter que nous ne sommes pas dans une configuration de  » congrès  » !
    Qui sera touché par les  » Primaires  » ?
    Il y a, bien sûr, les adhérents du P.S.Mais il y a aussi ceux et celles qui – allergiques, jusqu’ici, à l’ « appareil  » et à une certaine image du P.S. – pourront saisir l’occasion de bouger, de s’exprimer. Je pense que tu fais partie de ceux en qui ils peuvent se reconnaître.
    Alors, comment être « utile » et « efficace », au premier tour des Primaires ? Etre candidat me semble la meilleure réponse, et celà rendra plus lisible ta position pour le second tour des primaires.
    Qu’elle quelle soit je respecterai totalement ta décision, avec les camarades de Besoin de G.

  28. Quelle sont les priorités?
    Mariage homosexuel? Légalisation du cannabis?
    Imaginer un seul instant que c’est sur le terrain sociétal que la gauche va faire la différence avec la droite montre à quel point, au PS, on a renoncé à faire de la politique dans le vif, dans ce qui peut concerner et bêtement changer la vie des gens.
    Édifiant.

  29. pour l’emporter,il faut convaincre,et pour convaincre le plus grand nombre,il faut trouver le bon timing;savoir respirer,laisser des temps de réflexion,accélérer;tout ce qu’un staff avisé entraîne à travailler;il y a les convictions politiques,les convaincus;et tous les autres …Est-on capable de faire mordre la poussière à X ou Y ?? est-on capable de faire comprendre l’essentiel de ses idées ,simplement,à toute une foule d’indécis?? et l’emmener ave soi ?? ou bien préfère-t-on travailler des dossiers complexes,dans le relatif calme d’un cabinet avec les compétences d’un groupe ??il me semble que là réside la question;;et cela ne me semble pas cornélien,mais relever d’une sorte de flair,de bon sens,de l’expérience aussi;j’ai vraiment l’air bien pratique,au ras des pâquerettes,et ,pourtant //mais je ne fais pas allusion à ces tribuns de pacotille,qui ,dans des discours enflammés ne brassent que du vent,et sont ..amusants,au mieux.

    • Pour le timing, on peut au moins constater que ceux qui sont partis avant le commencement n’ont rien gagné.

      Et oui, la socdem a une existence collective qui dépasse Dominique, nous sommes là et bien là, nous ne voulons pas disparaitre, nous n’en n’avons pas l’intention.

      • Je ne vois pas pourquoi il faudrait suspecter Aubry, qui travaillait en pleine intelligence avec Strauss-Kahn, de changer tout à coup de ligne politique.

        • je ne la suspecte pas, je dis qu elle n a fait aucun geste pour reunir a famille socdem depuis l empechement de dominique. paresse intellectelle, mepris, desarrois ?

  30. Si en politique il reste des honnêtes hommes, Pierre est de ceux là. Si l’honnêteté intellectuelle suffisait pour gagner une élection, çà se saurait. Bien sûr qu’il est tentant de dire « allez Pierre, on y va, vaille que vaille, on verra bien »…bien sûr que cette campagne on la ferait « joyeusement » comme disait DSK…bien sûr qu’on y gagnerait certainement de nouveaux camarades pour Besoin de Gauche…bien sûr que c’est le choix le plus tentant, mais tout de même, le risque est grand. Tous nos meilleurs camarades (Filoche and co, qui tout de même se trouvent à considérer Martine AUBRY comme la représentante de la gauche de la gauche de la gauche du PS, c’est tout de même invraisemblable!) tomberont à bras raccourcis sur les idées que nous portons, nous savons combien il était difficile de défendre les idées de DSK, il ne sera pas plus facile de les préserver parce qu’elles seraient portées par Pierre, avec, de plus, le poids de l’Affaire que nos meilleurs camarades ne manqueront pas de nous rappeler. A ce jour, tout nous paraît à peu près serein mais attendons que les meutes soient lâchées. Alors, oui peut-être devons nous nous apprêter à être le pôle de la raison dans cette primaire, aux cotés d’un Bertrand Delanoë çà serait plutôt pas mal. Quelle que soit l’option que tu choisiras, ce sera avec mon soutien. Encore une chose, préserve nous collectivement, il n’y aurait rien de pire que notre disparition, avalés par une des machines de guerre.

  31. Ne pas y aller c’est allez vers un autre candidat. Mais qui?

    Après il faut y aller pour gagner hors je vois pas ce qui peut faire gagner Pierre.

    Le projet est intéressant mais la machine médiatique est partit.

    Si Pierre a pas un programme de combat c’est une mission suicide.

    Mieux vaut choisir le bon cheval pour imposer ses idées.

    • « je vois pas ce qui peut faire gagner Pierre. »
      Nous.

      « Le projet est intéressant mais la machine médiatique est partie »
      Pour l’heure, tous ceux qui sont partis en sont pour leurs frais. Ils seraient restés au chaud cela serait pareil.

      « Si Pierre a pas un programme de combat c’est une mission suicide »
      Qui a peur du combat ici ?!

      « Mieux vaut choisir le bon cheval pour imposer ses idées »
      Le cheval s’appelle socdem, il faut juste un cavalier.

      • Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort…..
        L’espoir fait vivre….Mais il serait aussi intéressant de faire gagner la gauche….

          • Tout fait, Mosco doit intégrer un attelage et peser pour que celui-ci se « socdemise » éventuellement, mais y aller seul, c’est la catastrophe assurée.

          • Les seuls combats perdus d’avance sont ceux qu’on ne mène pas.

            J’ai écrit naguère que les primaires étaient entachées du biais des circonstances qui privilégiaient tel ou telle. Errare Bloggy Baggum est puisque nous sommes dans un cas où les circonstances ont réussi à remettre les compteurs à zéro.

      • « Le cheval s’appelle socdem, il faut juste un cavalier. »

        C’est bien là le problème.

      • C’est pas la peine de se mettre dans une galère si tu es pas dans les meilleurs conditions.

        Pierre va aller dans une campagne par défaut(l’affaire DSK).

        De plus cite moi 5 idées(propositions) tout de suite sur lequel Pierre va gagner la primaire?

        L’avantage de Pierre est l’international, connais mieux que les autres ces dossiers.

        L’ambiance actuel est bien loin de la socdem….

  32. Bonjour,
    J’ai pu apprécier il y a quelques jours, lors de la présentation de votre livre, votre proposition d’investissement à l’égard des PME de quelques centaines de salariés.
    Je déplore que ce thème du développement de la moyenne industrie ne soit pas mieux mis en avant dans les différents discours politiques actuels « grand public ».
    En effet cela concerne tout le monde quelque soit le point de vue :
    les responsables de PME, trop souvent acculés à la fermeture pour avoir trop bien suivi, les diktats des donneurs d’ordre (un seul « gros » client principal en général) qui n’hésiteront pas à provoquer la fermeture des sous-traitants en retirant brutalement les commandes pour les « out-sourcer ».
    Les salariés, qui vivent dans l’angoisse de la précarité provoquée par la situation ci-dessus.
    et enfin les chômeurs, qui se voient renvoyés par l’idéologie ambiante de ces 10 dernières années, soit à la culpabilité de ne pas arriver à intégrer une « grande entreprise », soit au mirage de « l’entrepreneuriat individuel » qui se révèle in fine être un fiasco personnel et financier pour la plupart de ceux qui ont testé (j’en suis!).

    Il y a également de trop grands écarts entre l’idéologie ultra libérale dominante : « on a fermé l’usine, parce que les 35h ça coûte cher », et la réalité économique du terrain : « 1 ouvrier qualifié en France + rationalisation et automatisation intelligente du poste de travail + approvisionnement sur place = moins cher que 5 chinois + transport +stock + taxes » à qualité égale (normes respectées etc…) et production égale, sauf qu’aucun acheteur n’ira faire remarquer à sa hiérarchie que la fermeture de l’usine était tout simplement une idiotie.

    Par ailleurs il y a de vrais besoins de développement industriel intermédiaire (comme la chaudronnerie pour ne citer qu’un seul exemple), avec de l’investissement sur l’acquisition de nouveaux savoir-faire (les différentes crises nous ayant faire perdre les anciens).

    Bref tous ces raccourcis beaucoup trop rapides pour dire, qu’un peu de pédagogie, avec des exemples concrets, sur une vision économique et sociale « de terrain » serait la bienvenue, loin des grandes ou petites phrases qui ne provoquent que le dégoût de la « chose politique », et remotiverait très certainement beaucoup d’électeurs en perdition.

    Même remarque sur l’Europe, qui n’est certainement pas la source de tous nos maux, comme on souhaiterait nous le faire croire en nous laissant dans l’ignorance de ses institutions.

    Et pour répondre à votre question : oui, j’apprécierai personnellement votre candidature aux primaires socialistes, car d’une part comme vous le faisiez vous-même remarquer, vous faites parti de la « jeune génération », et vous avez la légitimité, puisque vous avez déjà exercé des fonctions ministérielle (contrairement à d’autres), vous n’apparaissez pas comme un agité égotiste (ça change de certaines figures politiques!) et cerise sur le gâteau, vous avez fait l’effort méritoire de vous pencher sur les causes des échecs de la gauche de ces dernières années, tout en faisant des propositions concrètes et « raisonnables » sans effet tape-à-l’oeil.

  33. « Il n’y a pas non plus, de ma part, d’enchères en vue d’un ralliement. J’irai même plus loin : je ne me rallierai à personne, ni aujourd’hui, ni demain. Il y a en effet derrière ce mot une notion d’abdication de soi, de renoncement que je trouve en vérité un peu humiliante. »

    Heureusement qu’il y en a qui pensent un peu autrement pour vous soutenir.

  34. Bien qu’approuvant globalement tt ce que vous dites, je vous déconseille fortement de vous présenter aux primaires.Vous avez ttes les qualités pour être ministre, 1er ministre voire président ms vous n’en avez pas bcp pour faire une campagne présidentielle :c’est un fait incontournable!De ttes façons,si vous êtiez candidat à ces primaires,vous feriez un score misérable(2 ou 3 %) ce qui plomberait l’influence de B2G.C’est l’évidence même…

    • fait incontournable : argumente en quoi, dans l absolu et par comparaison avec hollande ou aubry.

      quant au score il est lier a la qualite de la campagne et du debat.

  35. Monsieur Moscovici, j’ai pu apprécier en juillet il y a deux ans, lors d’un court séjour dans le Doubs, le dynamisme de la politique culturelle de cette région. Je sais que vous vous occupez bien de votre région, que vous y êtes apprécié, et je ne doute pas un seul instant de la sincérité et de l’honnêteté intellectuelle de votre propos, n’y voit aucune manoeuvre politicienne ou autre. Quand aux médias… je me pense assez instruite et cultivée pour arriver à faire la part des choses.

    Je suis déçue depuis pas mal de temps de ce dispositif de primaires du PS (et de bien d’autre choses…), n’en faisant pas partie, il est bien difficile d’y soutenir ou relayer votre voix. Encore une chose à réformer peut-être ?

    En ce qui me concerne, la référence aux théories Keynesiennes ou économistes plus généralement, pire, un « Strauss-Khanisme » érigé en dogme (qu’est-ce que c’est d’abord le Strauss-Khanisme ??), me fait peur : peut-on prendre comme « caution » un ex-prix Nobel, qui a certainement fait d’importants travaux en son temps, pour gouverner la France dans une situation assez exceptionnelle, y compris au sein de l’Europe, ou bien avons-nous à (ré)inventer l’air qui nous fera respirer demain ? Vous connaissez très bien la réticence qui a été opposée à l’adhésion à l’Europe, celle des banquiers… et des économistes. Je pense que beaucoup comme moi attendent un propos clair certes du point de vue économique, mais faisant aussi entendre un au-delà, et je vous en pense capable.

    En particulier, je souhaiterais des propositions claires sur l’Education Nationale, l’Enseignement Supérieur et la Recherche (y compris fondamentale), les idées de socle commun sont pour moi à repenser : les enseignants (je ne vous parle pas forcément des syndicats) connaissent bien les dérives actuelles d’un discours égalitariste… collège unique, parcours de la réussite en premier cycle de l’université, etc… C’est un VRAI problème, bien sûr social, mais surtout politique, au sens noble du terme, puisque parmi ces collégiens, lycéens, étudiants, se trouvent ceux qui gouverneront et voteront demain.

    Et pour finir, effectivement je crois beaucoup en l’intelligence collective et au débat, à condition que tout ceci soit un tant soit peu régulé et canalisé, certaines personnes en sont de puissants catalyseurs (je pense que vous en faites partie), et d’autres s’ingénient à la minorer, voire l’étouffer, comme on peut le voir aujourd’hui. Effectivement, le problème n’est pas simple…

    Pour résumer, la droite, ras le bol, mais le gauchisme pur dur idéologique et intransigeant aussi… Vos propositions, pour lesquelles nous attendons quelques détails, semblent tracer une voie (voire la seule) tout à fait acceptable.

    Bon courage à vous et vos équipes, pour moi ce sera juste un petit bulletin… voire plusieurs autour de moi !

  36. Tout d’abord, il me semble que les réactions (négatives) après tes prises de positions sont parfois dictées par une conception (détestable) de petits commissaires du peuple, parfois par la crainte de voir une large proportion de socdem se ranger derrière une figure authentiquement socdem (et offrant peu de prise à la rumeur et aux calomnies), et peut-être aussi par une crainte justifiée et partagée d’une candidature de plus au destin incertain.
    Mais cela importe peu pour l’heure et cela ne doit pas ralentir ta réflexion.

    D’abord, ta démarche est totalement dans l’esprit socdem : nous sommes là pour porter les idées que nous défendons par le dialogue et la négociation. Tu arrives avec notre corpus et tu interpelles ceux qui sont à la table. Quoi de plus normal ! C’est ainsi que nous voulons et devons procéder. Donc que les adeptes du coup de force ou les biaiseux aillent se rhabiller. Cela va aussi dans le sens de ce que je demandais il y a quelque temps à Martine Aubry : elle a certes hérité d’un statut après l’empêchement de DSK, mais si elle veut porter le flambeau socdem elle doit au moins le faire avec nos méthodes. Or à ce jour je ne sais pas ce qu’elle a fait en coulisse, mais depuis ma fenêtre je n’ai vu aucun geste vers nous.

    Le fond de ta candidature maintenant. Tu fais partie des cadres identifiables dont la légitimité dans notre courant ne pose aucun problème, ni idéologique, ni personnel, tu as l’image de quelqu’un de posé, un homme de compétence et d’expérience. Si la candidature se jugeait là-dessus, le nombre de tes adversaires seraient assez réduit…

    Alors manque-t-il quelque chose ? Faut-il y aller ? Ce qu’il manque à ce jour (et qu’il manque à tous sinon peut-être à Royal et Montebourg), c’est encore une fois le fait d’être à même de gagner le cœur de chacun par un coup d’éclat. Il faut un fait d’arme saillant, mais cependant ne pas te réduire à cette seule capacité : monter sur le char, attirer l’attention, mais derrière il faut pouvoir assumer, personnellement et collectivement. Et je crois que tu peux réunir tout cela.

    Il te faut aussi des outils politiques simples et profondément impliquant. Je ne peux que te conseiller d’utiliser l’outil de la construction de ce que j’avais appelé les villages du XXIème siècle : cela permet de donner une réponse simple et compréhensible aux dangers mortels de la rupture climatique, de la crise énergétique, du nécessaire retissage économique & social de la France. Les Français aiment leurs villages. Si tu hésites sur cela, prends en un autre, un outil qui symbolise l’action de reconstruire la France.

    Armé d’un tel outil, fort de ce que tu es, fort du groupe que nous sommes, attaque frontalement Sarkozy en commençant par demander à l’assemblée que soit constitué une commission d’enquête sur le rôle de l’Elysée dans l’affaire Strauss-Kahn. Gagne cette première bataille et non seulement ta candidature sera évidente aux yeux de tous, mais tu seras notre prochain président, avant 2012 qui plus est.

    Fort de tout cela, avance résolument, parle haut et fort et ne craint personne.

    Et puis n’oublie pas, il y a chez toi un petit côté chanceux à ne pas négliger.

  37. Je crois beaucoup en votre candidature également.

    Je suis convaincu que vous pouvez vous faire une place de choix dans le cœur des français et faire gagner un socialisme réformiste en 2012.

    Vous pouvez compter sur mon soutien dans les urnes et sur mon soutien militant.

  38. « Votre avis, enfin, m’importe : n’hésitez pas à me le faire connaître ici. »
    Mon avis est que votre démarche est la bonne, et que le choix, effectivement, est cornélien.
    Mais ça ne fait pas avancer le schmilblik…
    En tout cas, des primaires dignes et respectueuses, du fond, du contenu, et surtout pas de primaires délétères, le vrai combat aura lieu en 2012 et ne doit pas surtout être handicapé par ces primaires, les enjeux sont beaucoup trop grands.
    L’évolution de la situation, d’éventuelles décantations, permettront peut-être d’y voir plus clair et de rendre le choix moins cornélien. Nous verrons.
    Quoiqu’il en soit, bon courage.
    Avec mon soutien, et mon vote si vous êtes candidat.

  39. Je crois beaucoup en votre candidature,vous représenter l’avenir de ce parti et d’une manière plus générale de la gauche française.

    Je suis heureux de voir que vous portez plus vos propres idées et valeurs, j’ai applaudi votre discours à l’assemblée et j’applaudirai sans nul doute votre candidature, si celle ci s’appuie sur les 3 socles que vous citez ci dessus et que vous n’occultez pas le thème primordial de l’éducation et de la formation de nos jeunes.

    J’attends que vous preniez enfin vos responsabilités au plan national pour infliger à nicolas sarkozy une défaite sévère et redonner à la france une image conforme à son statut au niveau international. J’attends aussi de vous que vous insuffliez un vrai renouveau dans le discours politique : du FOND, et non de la forme; du CONCRET et non de l’incantatoire; du parler INTELLIGENT et CULTIVE et non de la démagogie et du populisme pour réellement incarner la fonction présidentielle.

  40. A moins que vous espériez gagner la primaire – après tout, pourquoi pas? – la question qui se pose à vous est d’abord celle du soutien. Si vous candidatez, les chances, ou les risques, seront assez élevées que vous ayez à envisager d’apporter votre soutien à un autre candidat au soir du 1er tour. La candidature n’évacue donc aucunement la question du soutien.

    Dès lors, la possibilité de votre candidature doit être examinée à l’aune de sa capacité à intervenir comme apport substantiel à terme, d’une candidature à vocation majoritaire – pardon – compatible; i.e; pour qui serez-vous le plus utile?

    La traduction pratique de cette question serait ensuite du type: est-ce que François Hollande a plus besoin de mon image de compétence internationale que Martine Aubry de celle de ma compétence économique?

    Dans la mesure où votre plus forte attractivité potentielle me semble sur l’économique, dans la mesure où c’est bien sur ces dossiers que nous sommes les plus faiblards au PS, il ne me paraîtrait vraiment pas sot que vous concentriez sur ces questions.

    Partant, j’aurais bien envie de vous suggérer de candidater pour porter un discours exclusivement centré sur la question économique – il y a manifestement un espace – afin de préparer un soutien de deuxième tour dans de bonne conditions.

    Courage!

  41. Il manque une quatrième dimension qu’il faut répéter jusqu’à fatiguer la presse: régulation. Un pilier de la pensée de JMK (Keynes) et de DSK

  42. Pour moi, il est certain que Martine Aubry doit représenter le PS de par sa compétence, sa sociale-démocratie assumée en tant que syndicaliste, ses engagements nombreux à la tête du Parti Socialiste, à sa capacité de gouverner (ce que les autres n’ont pas montré). Donc en tant que social-démocrate, je pense qu’il faut viser l’intelligence collective et le réformisme radical proposé par Martine Aubry.

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