Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Thierry Guerrier sur Europe 1.
Moscovici : un déficit à 3% dès 2013
par Europe1fr
Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Thierry Guerrier sur Europe 1.
Moscovici : un déficit à 3% dès 2013
par Europe1fr
Tribune publiée par Pierre Moscovici et Safia Otokoré dans Rue 89.
Les images qui parviennent de la famine qui sévit en Somalie et plus généralement dans la Corne de l’Afrique rappellent douloureusement la grande crise qui avait frappé l’Ethiopie en 1984-85.
Chacun se souvient de l’ampleur du désastre qui avait touché cette partie du continent africain, un drame au bilan humain considérable qui avait durablement marqué les consciences, rappelé la fragilité de la condition humaine et contribué à changer l’organisation institutionnelle de la planète, les ONG conquérant à cette occasion une légitimité et une popularité considérables.
Chacun se souvient aussi de l’exceptionnelle émotion qui avait saisie la France, de la mobilisation de nombreux artistes, en particulier Renaud et Franck Langolff, dont la chanson SOS Ethiopie (« Loin du cœur, loin des yeux ») avait permis de collecter d’importantes sommes au profit de Médecins sans frontières. Le phénomène était d’ailleurs mondial puisque la même émotion et la même mobilisation s’emparaient des Etats-Unis, immortalisées par « l’hymne » de Quincy Jones, « We are the World ».
La famine qui frappe la Corne de l’Afrique n’a pas jusqu’à présent bénéficié du même élan de solidarité et de créativité, mais nous souhaitons très sincèrement que celui-ci naisse. Cet espoir paraîtra peut-être naïf, mais nous sommes convaincus qu’il existe encore, en France, malgré la crise, malgré la tentation du repli du soi, malgré les crispations identitaires, une générosité qui peut ressortir à l’occasion des crises les plus graves.
Interview de Pierre Moscovici dans Le Bien Public, quotidien régional diffusé en Côte-d’Or, du 19 juillet 2011 – par Cyrill Bignault.
Le premier séminaire de travail de l’équipe autour de François Hollande se tient aujourd’hui à Dijon. Rencontre avec son coordinateur, Pierre Moscovici, député du Doubs.
Pourquoi avez-vous rejoint François Hollande ?
« Je soutenais Dominique Strauss-Kahn, mais après son retrait, je pense que François Hollande est le plus proche de mes idées réformistes, des idées sociales démocrates. Nous avons en commun un engagement à gauche, une passion européenne et une volonté d’agir de manière réaliste. J’ai aussi la conviction que François Hollande est aujourd’hui le mieux placé pour battre Nicolas Sarkozy, ce qui doit être l’objectif central pour les socialistes. C’est un choix de cohérence. Mon engagement est sans réserve. »
Vous êtes coordinateur de l’équipe Hollande. En quoi cela consiste ?
« Dans l’équipe de campagne, il y a de nombreux talents qui proviennent de diverses familles du PS. Mon rôle sera de faire en sorte que la campagne soit à la fois la plus efficace et la plus créative et imaginative possible. Cela suppose aussi de faire un travail sur les idées car c’est sur le projet que les Français nous choisiront. Le rejet du sarkozysme est une composante essentielle, mais ce qui fera l’élection, c’est l’espoir placé dans la gauche. »
Aujourd’hui, à Dijon, aura lieu le premier séminaire de l’équipe en présence de François Hollande. Quels en seront le thème et les enjeux ?
« C’est une réunion de mobilisation et d’organisation autour de François Hollande. La campagne des primaires débutera vers le 20 août. C’est aussi un symbole de l’amitié qui peut exister entre François Hollande et François Rebsamen, auquel je me joins bien volontiers. Nous aborderons à la fois l’organisation de cette équipe de campagne et les thèmes sur lesquels on va insister. Je suis persuadé, par exemple, que c’est sur l’efficacité économique, la justice sociale ou encore la mutation écologique, que se construira notre succès. »