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« François Hollande a changé » – Le Parisien

Catégorie : Actualité,Le Parti socialiste,Politique | Par pierre.moscovici | 11/07/2011 à 11:54

Interview de Pierre Moscovici dans Le Parisien – « L’invité du dimanche » du 10 juillet 2011

Ami personnel de DSK, dont il poussait la candidature, Pierre Moscovici soutient désormais François Hollande, dont il est le « coordinateur » pour les primaires PS.


Dominique Strauss-Kahn pourrait-il, s’il était blanchi, revenir en politique?
PIERRE MOSCOVICI.
Je ne fais pas de conjecture politique. J’ai ressenti cette période en ami. Blanchi, il pourra revenir en politique, s’il le souhaite. Mais le voudra-t-il? On ne traverse pas sans blessure une telle épreuve.

Avez-vous parlé avec DSK depuis la plainte déposée en France par Tristane Banon?
Non. Je n’arrive pas à trouver cette affaire convaincante ni fortuite. Les faits allégués seraient survenus il y a huit ans. Cette jeune femme avait déclaré qu’elle ne porterait pas plainte tant que Strauss-Kahn serait sur le sol américain et voilà qu’elle se décide à le faire au lendemain de la nouvelle heureuse d’une possible fin de la procédure. Il y a plainte, il faut laisser la justice suivre son cours. Mais cette affaire m’apparaît à certains égards mystérieuse et malintentionnée.

François Hollande est également mis en cause?…
Cela n’est également ni fortuit, ni convaincant. Je vois là une sorte de billard dont on ne peut pas mesurer le nombre de bandes.

Pour en venir aux primaires PS, pourquoi avez-vous choisi de soutenir François Hollande?
J’ai fait un choix de cohérence et de confiance. J’ai choisi Hollande en raison d’une convergence réformiste évidente. Nous pensons par exemple tous les deux que l’Europe doit être au cœur de toutes les politiques publiques. Avec lui, nous pouvons rénover les idées, les pratiques, les visages du PS.

Le bilan des dix années de Hollande à la tête du PS n’est-il pas cependant discuté?
Les uns et les autres ont des éléments de force et de faiblesse dans leur bilan à la tête du PS. Mais François Hollande n’est plus premier secrétaire, il s’est libéré de cette charge. Son dispositif, sa stratégie de campagne, sa vision pour la France sont plus ouverts que ceux de ses concurrents. Pour l’avoir rencontré à plusieurs reprises, je sais qu’il a changé. Il s’est préparé à diriger le pays, il est plus déterminé que les autres.

Martine Aubry a averti qu’elle attaquerait en justice les auteurs de rumeurs qui la viseraient. Cette campagne présidentielle n’est-elle pas très mal partie?

Martine a raison de ne pas se laisser faire! Comme elle, je déteste la politique qui salit. La France en 2012 a besoin d’un vrai débat de société et non d’une campagne de caniveau.

Mardi, la direction du PS n’a-t-elle pas été très indulgente avec le Marseillais Jean-Noël Guérini?
Le rapport sur le fonctionnement de la fédération des Bouches-du-Rhône aurait pu aller un peu plus loin. Il a respecté la présomption d’innocence. Il n’a pas voulu amalgamer affaires judiciaires autour du conseil général des Bouches-du-Rhône et PS local. Mais il y a de quoi rénover vraiment cette fédération. Je ne soutiens pas la démarche d’Arnaud Montebourg. Lorsqu’il se transforme en procureur, Arnaud, qui a beaucoup de talent, est souvent à côté du sujet. Ce n’est pas notre rôle.

Comprendriez-vous que DSK soutienne Aubry?
Je respecterai son choix. Mais s’il n’est pas candidat lui-même, le mieux serait qu’il laisse les primaires se dérouler, qu’il prenne de la hauteur et puisse, avec le temps, revenir en force pour servir le candidat que le parti aura désigné, quel qu’il soit.

Ces primaires ne sont-elles pas pour l’instant inaudibles?
L’affaire extraordinaire de New York a envahi les médias. Si bien qu’à ce jour nos débats ne sont pas totalement audibles. Le non-lieu de Dominique Strauss-Kahn, que j’espère le plus proche possible, sera une libération pour lui — surtout pour lui —, mais aussi pour nous tous. La politique et le combat contre Nicolas Sarkozy vont reprendre leurs droits.

Le président du PRG, Jean-Michel Baylet, va concourir aux primaires socialistes…
Bienvenue à nos amis radicaux de gauche! C’est une façon de tirer les leçons du 21 avril 2002. Le fait d’opérer un premier rassemblement avec les radicaux est donc une bonne nouvelle.

Alain Minc assure que, si le projet du PS était appliqué, la France perdrait sa bonne note pour pouvoir emprunter sur les marchés. Que lui répondez-vous?

Cette argumentation, que je trouve indigne lorsqu’elle est reprise par le chef de l’Etat — ce qu’il a fait notamment à l’étranger —, est totalement stupide. Le projet socialiste reconnaît la nécessité du désendettement, explique comment on y parviendra, notamment en touchant aux niches fiscales, et souligne qu’il s’agit bien d’une priorité. Qu’Alain Minc soit rassuré : la gauche est l’ennemie de la dette car la dette est l’ennemie de la gauche. Car lorsqu’un pays est endetté, il ne peut pas financer ses services publics ni investir sur les secteurs clés d’avenir.

La droite serait raisonnable et la gauche dépensière?
C’est une théorie combattue par l’histoire car, depuis trente ans et l’alternance de 1981, à chaque fois c’est la gauche qui a été raisonnable et la droite dépensière. Je n’accepte pas les leçons de ces professeurs de vertu qui ont inspiré Sarkozy, notamment sur le bouclier fiscal, et qui nous ont incités à la débauche budgétaire et fiscale, en faisant exploser la dette et les déficits.

Etes-vous partisan de limiter les très hautes rémunérations?
Oui, en commençant par limiter de manière drastique les écarts dans les entreprises publiques et en agissant par la fiscalité et l’incitation fiscale dans le privé. Il faut aussi que la fiscalité du capital soit beaucoup plus proche de la fiscalité du travail qu’elle ne l’est aujourd’hui. Quand les responsables de droite prétendent ouvrir ce débat, on croit rêver : ce sont bien eux qui ont monté depuis 2007 un système d’injustice fiscale inédit.

Le gouvernement n’était-il pas obligé de modifier la réforme des retraites?
On s’aperçoit que la fameuse réforme des retraites, qui était supposée être définitive pour financer le système pendant vingt ans, n’aura duré que quelques jours. C’est à la fois une injustice, car on fait en sorte que ce soient les salariés qui contribuent plus que les revenus du capital, et un aveu d’échec.

Où vous voyez-vous dans un an?
Au sein d’une majorité de gauche! Dix années après le 21 avril 2002, je pense à la victoire collective et non à un destin personnel : ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

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33 commentaires

  • […] (respectivement bureau national, conseil national, secrétariat national). Ce qui vient démentir l’affirmation claironnée par Pierre Moscovici cette semaine : non, François Hollande n’a pas …. Il a manifestement toujours autant besoin de promettre et toujours autant de difficulté à […]

  • Bloggy Bag dit :

    Comme j’ai un commentaire coincé dans la zone de modération (sans doute à cause de sa longueur), voici le lien sur ce que cela disait à propos de Joly et en relation avec le billet de Pierre : http://www.lepost.fr/article/2011/07/11/2545767_pour-qui-sonne-le-tocsin_1_0_1.html

  • SoDem dit :

    Je ne partage pas du tout cette analyse et je trouve toujours aussi scandaleuse l’attitude de Moscovici.

    Je ne sais pas si la sociale démocratie sera reconstituée mais s’il en fait encore partie ce sera sans moi.

    Hollande ou Aubry, l’important c’est que la gauche l’emporte. Je voterai Hollande à contre coeur s’il doit nous représenter mais par contre pour moi Moscovici c’est fini et bien fini.

    • bloggy bag dit :

      le terme scandaleux est un peu excessif. pour ma part j en suis toujours au terme precipité.

      • MC17 dit :

        « Précipité ne convient pas  » … c’est comme pour Mr Peillon :

        http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article618

        http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0201479461268-primaire-ps-apres-moscovici-peillon-rallie-hollande-188289.php

        pour que les Français ne se désintéressent pas de la politique il faut de la constance !

        • Pablo dit :

          Très franchement, en dehors des quelques militants avertis et des sympathisants impliqués, les Français se contrefoutent des alliances et ralliements d’untel à untel, et de leurs évolutions dans le temps.

          Les propos rapportés datent de 2005 et ont été exprimés dans le contexte de la préparation du congrès du Mans. A l’époque Peillon faisait partie des minoritaires. Aujourd’hui, ses propos s’inscrivent dans le cadre de la primaire. L’enjeux est un peu plus important.

          • MC17 dit :

            Justement c’est parceque « l’enjeu est un peu plus important » qu’il faut à notre Pays des personnalités qui ont de la constance !

          • Nicolas(Nantes) dit :

            MC17

            tu confonds une chose : soutenir des personnes et soutenir des idées.

            Effectivement, avoir de la constance, c’est ne pas changer d’idées comme de chemise.
            Mais soutenir une personne à un moment donné, pour différents motifs, n’exclut en rien de soutenir qqun d’autre à un autre moment donné.

            Le cas Royal-Peillon est particulier car ils se sont engueulés clairement. Mais prenons le cas d’Assouline, de Filipetti ou de Dray. Ils ont largement soutenu Royal en 2006 car ils pensaient qu’elle était la personne qu’il fallait et que les idées présentées leur convenaient.

            Aujourd’hui, ils soutiennent Hollande car de la même façon, pour eux, c lui qui a le bon profil.

            C’est leur droit et on est pas obligé de remettre en cause leur bonne foi. C’est juste ainsi.

          • MC17 dit :

            Entièrement d’accord Nicolas , par contre il faut absolument de vrais débats entre les candidats et télévisés pour que tous les Français qui vont vouloir voter puissent se faire leur opinion, car ce qui est amusant c’est qu’on entend tel sénateur ou tel député soutient tel candidat mais sur quel projet ils n’ont encore rien dévoilé de leurs intentions pour la France, ce matin sur France2 notre hôte paraissait hésitant !

          • Nicolas(Nantes) dit :

            MC17, j’espère que ton souhait de vrais débats sera entendu, à l’inverse du nôtre en 2006.

    • Nicolas(Nantes) dit :

      non mais Mosco a quand même le droit de supporter qui il veut ! Et tu es libre de soutenir qqun d’autre, faut pas se formaliser comme ça.
      Personne n’appartient à personne.

  • guillaumeA dit :

    Pour ma part, je trouve que Hollande fait une bonne campagne.
    Il a un bon tempo.

    Mais il a du mal a changer de braquet.
    Il ne sort plus d’idée depuis quelque temps.
    Il faut qu’il explique ses réformes, pour l’instant ces très très flous.
    Il va buter sur un mur si c’est pas plus précis dans les débats…

    Aubry vient de faire des propositions…
    En gros 50Mds€ de pressions fiscale en plus. C’est 2.5% de PIB en prélèvement obligatoire.
    Que les prélèvements obligatoire augmente c’est pas un problème en sois vue le déficit.
    Non le problème est l’utilisation.
    50% pour les priorités du programme: 25Mds€
    50% pour le désendettement…
    C’est impossible de le faire. On a un déficit énorme, avant de penser a une balance positive faut déjà combler les 100Mds€ de de troue.
    De plus qu’elle intérêt de griller 25mds€ de recette fiscal quand le pays a besoin de tant d’investissement.
    Mieux vaut mettre 50Mds€ d’investissement et avoir plus de 3,5% de croissance que 2% de croissance et 25Mds€ de remboursement de la dette.

    • Pablo dit :

      Il ne doit pas être évident de mener une campagne électorale pour une primaire, vu qu’un projet-socle a été adopté par tous les candidats, et que les propositions qu’on formule permettent certes de se distinguer des autres candidats mais aussi l’inconvénient d’être exposé très tôt aux critiques de la droite.

      Après chaque candidat fonde sa candidature sur un concept ou des thèmes données. C’est ce qui permet de donner une identité politique aux candidats. Montebourg axe sa campagne sur la démondialisation. Hollande, sur la réforme fiscale et la jeunesse.

      Les autres, c’est un peu flou pour moi pour l’instant. La campagne de la primaire commencera véritablement à la fin du mois d’aout, même si les candidats ont prévu de nombreux déplacements durant l’été.

      • guillaumeA dit :

        Justement Hollande parle de fiscalité tout le temps mais ne donne aucune mesure technique.
        C’est quoi sa réforme fiscale?
        Il ne donne pas de taux, pas d’explication sur la mise en action, pas de calendrier.

        Sa plus grande proposition est le contrat de génération.
        Il va falloir explique maintenant le contenue.

        Montebourg axe sur la démondialisation, je suis sur qu’il va se faire piquer le thème si cela porte.

        On est dans une phase de début de campagne.
        Le candidat qui va mener le débat va gagner comme dans toute les campagnes. Celui qui se fait imposé les thèmes va perdre du terrain.

        Aubry a dégainer en annonçant des hausses de prélèvement obligatoire, va t’elle se faire tailler par les autres?

        A noter que Royal va de plus en plus sur l’économie en misant tout sur les PME et sur une réforme bancaire de grande ampleur(nouvel norme, découpage des banques en deux partit « dépôts et investissement », banque publique sur modèle Allemand(banque régionale et banque national publique).
        Couplé a un retour de l’état sous plusieurs forme: prise de participations dans des entreprise stratégique de l’état et des régions et forte reprise en main des entreprise publique. La banque-industrie semble aussi remit au bout du jour. En gros la mise sous tutelle du CAC40…

        De toute façon tout va se jouer sur des débats entre les candidats et une grande émission politique a 20h45 sur chaque grande chaines pour chaque candidats.

        Le Pen après sa prestation catastrophique sur France 2 a perdue beaucoup dans les sondages.*
        Le juge de paix.

      • Pablo dit :

        GuillaumeA

        Je comprends ton agacement mais je suis à peu près certain qu’Hollande n’ira pas plus loin dans les explications que la seule annonce de la réforme fiscale (fusion IR-CSG, prélèvement à la source) ou le contrat de génération.

        D’après ce que j’ai compris, à la différence de 2006, il n’est pas prévu de débats télévisés et/ou en régions. C’est sur qu’un débat à six n’est pas facile à organiser mais c’est peut être le plus instructif.

        Et oui, le candidat qui gagnera sera celui qui imposera ses thèmes aux autres. A condition de ne pas sortir toute la grosse artillerie pour la primaire et se retrouver sans munitions à la présidentielle ;)

        • MC17 dit :

          Des débats télévisés sont nécessaires pour que les Français puissent choisir …

        • Pablo dit :

          Je crois avoir lu ou entendu qu’Aubry et Hollande ne souhaitaient pas de débats directs avec les autres candidats.

          • MC17 dit :

            et bien ce serait dommage nous qui avons la chance d’être en Démocratie ! des débats permettraient de mieux comparer leurs projets ?

            Je pense que Valls, Montabourg et Royal seront d’accord alors de quoi auraient peur les autres ?

        • Nicolas(Nantes) dit :

          Bah c comme en 2006. Ceux qui sont un peu à la traine veulent des débats pour se refaire, et ceux qui sont « en tête » souhaitent gérer leur avance, c’est de bonne guerre.

          Les débats de 2006 n’avaient rien changé à la tendance de l’époque. Il est à parier, sauf erreur grossière d’untel ou une telle, qu’ils n’y changeront rien non plus.

          Mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas avoir de débats :) Perso, je trouverais ça intéressant.

          • guillaumeA dit :

            Pas forcément d’accord.

            Des débats dans des élections d’autre pays ont joué un grand Rôle(la dernière élection chez les anglais).

            Aujourd’hui, les intentions de vote s’exprime sur des perceptions des candidats. Mais lors d’un débat, on est obligé de dévoiler ses idées. Le moins précis perd le duel…
            Hollande-Montebourg avait fait un débat il y a deux mois et Montebourg avait dominé Hollande en étant très précis. Hollande était très imprécis et semblait tâtonné.

            Le Pen depuis son émission catastrophique a fortement baissé car elle n’a pas maitriser ses dossiers.

          • Nicolas(Nantes) dit :

            Guillaume

            Oui ok, mais je faisais référence à 2006. Effectivement, si ce sont des débats « normaux », questions pas connues à l’avance, réponses pas apprises par coeur, possibilité de se répondre et de se parler, effectivement ça peut jouer un rôle.
            Problème, avec 5 ou 6 candidats, difficile à organiser mais pas impossible.

            Maintenant, si on en revient à la formule de 2006, aucun intérêt, tu en conviendras ?

        • Nicolas(Nantes) dit :

          en même temps, ça dépend ce qu’on appelle débat, parce que des débats où toutes les questions sont connues à l’avance, où les réponses ne doivent pas dépasser 2 minutes et sont apprises par coeur la veille et où les candidats ne peuvent ni se parler, ni se répondre, ni s’interroger, entre nous, je vois pas trop l’intérêt non plus :)

          Manquerait plus qu’ils ne soient pas sur le même plateau et c bon lol

          • MC17 dit :

            Il n’y a rien à craindre de vrais débats tous autour d’une même table et ainsi on pourra comparer les projets , ce n’est pas parceque l’on entend que telle personnalité soutien telle autre que ça nous fait avancer au contraire cela ressemblerait au congrès de Reims et non à une primaire …

          • Pablo dit :

            Merci Nicolas, je n’ai rien à ajouter :)

          • Nicolas(Nantes) dit :

            MC17, bah oui, ok pour de VRAIS débats cette fois-ci, et pas simplement une mise en scène apprise par coeur ;)

          • guillaumeA dit :

            Oui, la configuration a 6 est impossible mais 3 candidats c’est bien.

            Les télés vont vouloir avoir Hollande, Royal, Aubry.
            Les télés veulent de l’audience et le meilleur moyen est que le débat soit le plus dynamique possible.

            Des surprises peuvent apparaitre dans ce genre de débat.
            En 2007 Fabius avec la Tva sociale a énormément limité la casse…
            Dans un débat sur la fiscalité cela peut joué.
            Royal ne veut pas augmenté les impôts(notons que ce n’est pas les prélèvements obligatoire).
            Aubry veut 50Mds€ d’augmentation en allant les cherché dans les niches fiscale.
            Et Hollande, il semble vouloir les augmenter.

            Cela ressort que Royal va faire des économie et transférer des impôts des classes moyenne vers les plus riche en impôts constant. Un transferts d’impôts qui dans le paris va libérer de la croissance car une grande majorité de la population va gagner du pouvoir d’achat et les riches moins économiser les revenue qu’ils ne dépensent pas.
            Idem pour les entreprises: baisse des impôts pour les PME et mise au ban des grandes entreprises pour qu’elle payent la différence.

            Aubry veut elle augmenter les impôts pour avoir des marges budgétaires, le problème c’est qu’elle s’expose a la critique qu’elle choisit la facilité. Son choix est de faire une politique volontariste.

            Hollande veut faire des choix(des coupes) et augmenter la pression fiscale. C’est très pros et cela montre de la rigueur mais le risque est de paraitre austère…et de ne pas assez se différencier de la droite

            Royal peut semblé avantagé dans ma description mais sa stratégie nécessite de bousculer la structure de fonctionnement de l’état ce qui est aussi risqué.

          • Pablo dit :

            « Oui, la configuration a 6 est impossible mais 3 candidats c’est bien. »

            Avec quatre candidats, les débats de la primaire des écologistes étaient encore intelligibles. Aux USA où il y a parfois une douzaine de candidats, des débats ont quand même lieux.

            Quant à l’idée de centrer les débats sur trois candidats seulement, je trouve ça très peu démocratique. Surtout qu’on écarterait ceux qui souffrent justement d’un manque de notoriété. Déjà que les sondages zappent Montebourg et Valls…

          • Nicolas(Nantes) dit :

            je vois pas au nom de quoi on ne retiendrait que 3 candidats au lieu des 6. Un Valls-Montebourg ferait ptet autant d’audience !

  • Pablo dit :

    A propos de DSK:

    « Mais s’il n’est pas candidat lui-même, le mieux serait qu’il laisse les primaires se dérouler, qu’il prenne de la hauteur et puisse, avec le temps, revenir en force pour servir le candidat que le parti aura désigné, quel qu’il soit. »

    Je suis bien d’accord avec vous.

    Concernant les retraites, vous avez bien raison de souligner que contrairement à ce que le gouvernement annonçait, la réforme adopté en 2010 n’a pas régler le problème.

    Et à mon avis, aucune réforme ne peut le régler étant donné que plusieurs paramètres sont en jeux, et qu’ils sont soumis à des évolutions qu’on ne peut pas anticiper avec exactitude.

  • Pierre Albertini dit :

    François Hollande a moins changé que n’a changé le reste du PS. Il est toujours aussi malicieux et sympathique. Et comme il donne l’impression de ne pas être inféodé aux communicants, de ne pas être milliardaire, de ne pas utiliser sa compagne pour sa carrière, de ne pas être sex-addict, et surtout de ne pas prendre les Français pour des truffes, il est perçu par beaucoup de Français comme un grand bol d’air frais. D’où son succès dans les sondages.

    • Pablo dit :

      C’est vrai que perdre 10 kilos (?) via la méthode Dukan, cesser de sourire pour adopter un air grave sois disant présidentiel, et cesser par là même les petites blagues qui faisait sa réputation, ça n’a rien à voir avec un quelconque plan com’…

      • Nicolas(Nantes) dit :

        lol, bien vu. Surtout pour le sourire réprimé systématiquement en air grave « oh lala, j’ai l’air d’un président avec mon air grave » :))

  • Bloggy Bag dit :

    Peut-être aurais-dû revêtir mon vêtement de devin druidique lorsque j’expliquais la semaine dernière aux membres de ma section pourquoi ils avaient tord de considérer l’affaire DSK comme une affaire privée en dehors du PS, et qu’après Dominique Strauss-Kahn venait le tour de François Hollande (“mouillé” fort innocemment dans la très elliptique histoire Banon) puis celui de Martine Aubry qui serait attaquée sur une fumeuse suspicion d’islamisme.

    Ce n’est pas un hasard, mais pour le PS cela va structurellement changer la donne si on ne réagit pas (parole de druide devin). Depuis ce week-end, une nouvelle voie semble s’être ouverte, et si elle est toujours favorable à la gauche, elle met en danger le futur candidat PS quel qu’il soit. Toutes ces affaires, implicitement et très probablement involontairement, poussent dans une direction : si le PS ne réagit pas, si les candidats déclarés ou à venir ne réagissent pas, les Français vont être amenés à voter Eva Joly parce que c’est une juge, parce que le pouvoir judiciaire apparaît depuis le début du quinquennat sarkozyste comme le pouvoir qui s’oppose aux sarkozystes, plus encore que le pouvoir législatif où l’opposition est naturellement minoritaire, plus que les médias qui comme on l’a vu avec DSK sont prompts à relayer n’importe quelle histoire même mal ficellée.
    On peut voir dans la probable et surprenante victoire de Joly sur Hulot une première preuve de ce que j’avance. Si j’ai raison, la deuxième viendra d’une hausse rapide de sa popularité. Il sera alors un peu tard pour s’exciter sur la cloche…

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