Pour réussir les primaires

Cette fois, c’est parti ! Avec le dépôt des candidatures aux primaires, le grand débat des socialistes va pouvoir enfin démarrer. Bien sûr, la compétition était en vérité lancée depuis des mois, les prétendants préparaient leurs équipes, montraient leurs muscles, labouraient le terrain. Mais cette pré-campagne était à bien des égards virtuelle. Parce qu’on n’en connaissait pas la véritable configuration – l’hypothèse de la candidature de Dominique Strauss-Kahn, dominait le paysage jusqu’au 15 mai, elle l’aurait bouleversé. Parce que la résolution des acteurs n’était pas définitive – l’enjeu est de taille. Désormais nous connaissons la donne. Six candidats brigueront les suffrages des sympathisants socialistes et de gauche : Martine Aubry, Ségolène Royal, François Hollande, Manuel Valls, Arnaud Montebourg et pour nos amis Radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet. Il y a là de quoi permettre une compétition de qualité. Je veux analyser les conditions de sa réussite.

Une primaire réussie sera une primaire ouverte et nombreuse. Les sondages montrent l’intérêt des français de gauche pour cette consultation inédite. En théorie, 4 à 5 millions de citoyens se sentent concernés. Chacun sait bien, en réalité, que ce chiffre risque d’être inférieur : si les primaires attiraient 1 à 1,5 millions d’électeurs, ce serait déjà, pour cette grande première, un succès formidable. Une telle participation donnerait au candidat socialiste un formidable élan, une forte capacité de conviction. Ce résultat n’est pas acquis. Il suppose de la part du Parti socialiste – dont l’appareil, dans cette période particulière, doit rester neutre et préserver l’équité entre les candidats – une solide campagne d’information. Cela implique aussi, du côté des candidats, une campagne de mobilisation : la maîtrise des réseaux, physiques et sociaux, sera une des clés du succès.

Nous avons tous voté le même projet, qui a au demeurant des qualités réelles – engagement à gauche, mutation sociale – écologique au premier chef. Celui-ci constitue notre socle commun, il doit être respecté comme tel. Cela n’interdit pas des visions contrastées, des hiérarchies différentes, des propositions supplémentaires.

Une primaire réussie sera une primaire de débat. Nous sommes confrontés à une difficulté objective. Le Parti socialiste, échaudé par ses divisions passées, a depuis le Congrès de Reims privilégié l’unité, cachant les divergences ou les nuances pourtant réelles. Pour ma part, à titre d’exemple, j’ai adopté toutes les conclusions de nos conventions nationales, même si j’éprouvais, sur le texte proposé par Laurent Fabius sur l’international et l’Europe comme sur les propositions de Benoît Hamon sur l’égalité réelle, de vraies réserves. Nous avons tous voté le même projet, qui a au demeurant des qualités réelles – engagement à gauche, mutation sociale – écologique au premier chef. Celui-ci constitue notre socle commun, il doit être respecté comme tel. Cela n’interdit pas des visions contrastées, des hiérarchies différentes, des propositions supplémentaires.

Personne ne veut d’une primaire qui se résume à une confrontation de personnalités : laissons les talents, les visions s’exprimer, les différences s’affirmer, n’ayons pas peur de les marquer sans pour autant les exagérer.

Il y a bien, sur nombre de sujets, des approches propres à chaque candidats et de vrais sujets de débats. C’est clair par rapport à Arnaud Montebourg – dont je ne partage pas les thèses sur la « démondialisation » – ou à Manuel Valls – qui a choisi une stratégie de rupture avec le projet qu’il a pourtant voté. C’est vrai aussi pour les autres – notamment sur la question de la dette, le rapport à la vérité politique, économique et sociale, la méthode pour réformer le pays. Personne ne veut d’une primaire qui se résume à une confrontation de personnalités : laissons les talents, les visions s’exprimer, les différences s’affirmer, n’ayons pas peur de les marquer sans pour autant les exagérer. Car, au final, il s’agit bien de choisir un homme ou une femme, porteur d’un projet à la fois commun et personnel, d’un équipe, d’une méthode de gouvernement. Les français sont confrontés à un vrai choix. Ne l’esquivons pas.

Une primaire réussie sera une primaire de respect. L’enjeu n’est pas mince, la compétition sera tendue, et peut-être, si l’on en croit les sondages, serrée. Nous allons, je le crois, opérer enfin dans ce grand débat les clarifications – sur le leadership bien sûr, mais aussi sur la ligne stratégique – que nous avons évitées depuis tant d’années. Il existe également – pourquoi le nier ? – entre les équipes des différences de conception de la politique, voire des antagonismes. Raison de plus pour maitriser nos débats, pour nous imposer une discipline absolue, pour éviter les caricatures, les petites phrases, les attaques ad hominem, les sous-entendus qui dégradent la politique, et que personne ne comprendrait ou n’accepterait au sein d’une même formation politique. Il reviendra aux candidats de se faire les garants du respect collectif. Je suis certain qu’ils auront à coeur de le faire, et aussi de contrôler les dérapages qui viennent souvent des ces fameux « entourages » qui abîment parfois absurdement l’ambiance du débat politique.

N’oublions pas, par exemple, que le choc entre Barack Obama et Hillary Clinton a été aussi rude que leur réconciliation, dès la Convention du parti démocrate, fut spectaculaire.

C’est essentiel, car une primaire réussie est, enfin, une primaire de rassemblement. En effet, il ne s’agit pas seulement, et même pas d’abord, de gagner une compétition interne, mais bien de choisir notre candidat(e) à l’élection présidentielle pour battre Nicolas Sarkozy et permettre le changement que les Français, dans leur grande majorité, espèrent et attendent. La primaire du Parti socialiste sera une première en France. Mais nous ne manquons pas de points de comparaison à l’étranger. La clé de la victoire dans l’élection qui suit, devant le peuple tout entier, réside dans le dépassement des blessures, inévitables, nées de la confrontation interne aux partis. N’oublions pas, par exemple, que le choc entre Barack Obama et Hillary Clinton a été aussi rude que leur réconciliation, dès la Convention du parti démocrate, fut spectaculaire. Souvenons-nous, au contraire, de notre incapacité, après la fausse primaire de 2006, à regrouper l’ensemble des forces socialistes autour de la candidate désignée. Le rassemblement doit être mis en scène, préparé, prévu. Mais il doit dès à présent être dans les têtes, comme une ardente obligation. Pour cela, évitons de commettre l’irréparable dans le débat des primaires : expliquons-nous mais ne divorçons pas.

Celui-ci m’a confié l’animation de sa campagne : je souhaite qu’elle soit placée sous le signe de la mobilisation, du rassemblement, du renouveau, de l’efficacité aussi. Je m’engage à ses côtés sans réserve, pour l’aider à emporter les primaires, puis l’élection présidentielle.

Un dernier mot sur mon propre rôle. J’aurai pu être moi-même candidat aux primaires : j’en avais la force, l’envie, la capacité. Mais j’ai fait un autre choix, parce que j’ai pensé que l’élection de 2012 n’était pas jouable pour moi – on peut le regretter ou s’en réjouir, je n’ai pas pour ma part la culture de la nostalgie – et que les primaires de cette année n’étaient pas favorables à ma génération. Plutôt que d’ajouter à la division et à la confusion, j’ai choisi de contribuer à simplifier le débat en soutenant, après le retrait de Dominique Srauss-Kahn, le candidat dont je me sentais le plus proche, François Hollande. Celui-ci m’a confié l’animation de sa campagne : je souhaite qu’elle soit placée sous le signe de la mobilisation, du rassemblement, du renouveau, de l’efficacité aussi. Je m’engage à ses côtés sans réserve, pour l’aider à emporter les primaires, puis l’élection présidentielle. Ce n’est pas de ma part un renoncement, ni un ralliement : j’ai la conviction que c’est, dans ces circonstances, la meilleure façon pour moi d’être utile à la gauche et à la France. Et je le fais avec plaisir : nous avons en effet noué une relation claire, confiante, agréable – c’est indispensable pour faire une bonne équipe. Je crois qu’il est le mieux placé pour changer la gauche et changer la France, je sais qu’il a lui-même changé, qu’il s’est préparé, j’ai la conviction que sa détermination est la plus forte.

A lui, maintenant, de le montrer, à nous, à moi notamment, de l’accompagner. Soyez sûrs, en tout cas, qu’à ma place je veillerai à mettre en application les principes que je viens de vous présenter pour la réussite des primaires.

70 réflexions au sujet de « Pour réussir les primaires »

  1. « Son clan, en se dispersant entre François Hollande et Martine Aubry, a prouvé que seule la course aux places, et non la cohérence idéologique, l’unissait derrière DSK. » (l’Express – 12 juillet 2011)
    La source est détestable, mais le propos touche au but !

    • Malheureusement oui et chacun des responsables de notre défaite expliquera que c’est la faute des autres.

      • Tout cela est bien joli, mais de base, c’est vous qui avez choisi le mauvais cheval. Tout le reste n’est que la conséquence de cette hallucination collective.
        Et par ailleurs tout en étant crédités de mauvais sondages, les royalistes sont certainement les plus tranquilles et ceux qui n’ont ni à rougir ni avoir quelques raisons à regretter leur, déjà très ancien, choix.

        • par définition, le seul cheval gagnant celui le cheval qui gagnera, donc attendez un peu avant d’affirmer que vous n’avez pas choisi le mauvais cheval.

          Et perso, je ne rougis pas de mon soutien à DSK car, c’était mon simple avis bien sûr, j’étais convaincu qu’il est le plus à même de battre et de bien gérer le pays. Les choses se sont passées autrement, mais je n’ai pas à en rougir.

          Quant aux regrets, bah il faut toujours essayer de ne pas vivre avec…

    • Sauf que je ne suis pas sûr de la dispersion justement. Il me semble au contraire que la force qui unit les socdems a été très largement sous-estimées par nos cadres.

      Pour prendre une image, il existe un septième candidat, le seul qui part ailleurs ait le moyens d’en découdre sur internet où se joue actuellement le combat politique, et il s’appelle social-démocratie.

  2. En 2002 j’ai voté Chirac ou plutôt j’ai voté contre le Pen. En 2007 j’ai continué, j’ai Voté Royal ou plutôt j’ai voté contre Sarkozy. En 2012 je comptais voter POUR DSK et je vais une nouvelle fois voter contre Sarkozy.

    Est ce qu’un jour je pourrai voter pour quelqu’un?

  3. Quand on lit les commentaires (les miens compris) on se rend compte du désastre que va faire cette primaire. C’est quand même une belle connerie.

    Moscovici parle de respect et c’est le candidat qu’il représente qui commence à attaquer Aubry en parlant de surenchère. Parce que vouloir rétablir l’équilibre en 2013 ce n’est pas de la surenchère sans doute.

    Quelle chance a ce Sarkozy d’avoir la gauche la plus bête du monde en face de lui.

    Je vais vous dire, le mal du Ps c’est qu’AUCUN candidat n’a la classe pour réussir. Nous avions un bon candidat avec DSK, nous n’en avons plus.

    • Sodem, vous aviez un bon candidat , vous n’en avez plus ne dites pas « nous » , comme j’ai un avis vous avez un avis ils sont différents c’est la démocratie !

    • Je vais peut-être vous surprendre, mais Hollande, Royal et Aubry me paraissent de bien meilleurs candidats que DSK.
      Lorsque vous dites « nous avions un bon candidat », je trouve ça révélateur de la paresse qui s’est emparée du PS.
      DSK avait demandé à « toute les bonnes volontés » de le suivre au soir de la défaite de 2007, pour rénover le PS. Il n’en a rien fait, il est parti sous d’autres cieux, pour une mission importante, certes, mais pour la France, quelles étaient ses projets, ses idées, son programme, ses priorités ? Personne ne le sait. Personne ne l’a jamais su.
      Puis on nous vend le super candidat DSK, le seul capable de battre Sarkozy. Il grimpe dans les sondages. Réactions ? Suivons-le ! Peu importe ses idées, son projet, son programme, ses priorités ! Suivons-le !
      Rien. Du vent. Suffisamment de vent pour agiter quelques casseroles mais peu importe, qui n’en a pas ! Pendant qu’Aubry, même illégitime à son poste, a mis les mains dans le cambouis depuis 3 ans, pendant que Royal arpente le pays, rencontre les gens, met en pratique tous les jours ses idées dans ce laboratoire à grande échelle qu’est sa région.
      Pendant qu’Hollande, sur ses traces, comprend enfin qu’il faut aller vers les gens pour mieux comprendre et proposer.
      DSK, lui, rien. Pour la France, je veux dire. R-i-e-n.
      Très occupé, ça oui, diriger le FMI, il faudrait être fou pour dire qu’il ne fait rien ! Il joue même un rôle très important dans le monde économique.
      Mais pour la France, son programme, ses idées ?
      On sait aujourd’hui – on le savait déjà mais là c’est enfin révélé – il était très actif lorsqu’il passait voir ses troupes à Paris: slogans, affiches, calendrier, ralliements. Il avait tout prévu.
      Mais !
      Ses idées, son projet pour la France ? Il était une sorte d’étranger à son propre pays, persuadé qu’il n’avait pas à y faire d’effort, tant les sondages lui promettaient la victoire. Persuadé que la primaire ne serait qu’une formalité, qu’on pouvait même, si ça se trouve, la supprimer.
      Un bon candidat ?
      Pour moi, le pire !

      • @ Thierry
        Avis conforme.
        De plus, je n’ai jamais digéré la casserole MNEF. Même si rien n’avait été commis d’illicite au pied de la lettre, le fait pour un ministre de l’économie sortant de faire rémunérer 2 ou 300 000 francs par une mutuelle d’étudiants l’appui de son réseau et carnet d’adresses me paraît révélateur d’un appétit, d’une boulimie de fric assez malséant pour un socialiste et donc d’une fragilité *. J’ignorais alors qu’il avait d’autres faiblesses.
        Urgent donc de tourner la page.
        Encore une fois, « Il n’est pas de sauveur suprême … », les cimetières, et maintenant les prétoires, regorgent d’hommes providentiels irremplaçables.
        * D’une manière générale, il a lieu de supprimer, limiter ou règlementer la reconversion malsaine des ministres et premiers ministres en « avocats d’affaires ».

      • @thierry -10h46 .Comment ne pas adhérer à votre analyse !les qualités de dsk ne sont pas en cause;sa stratégie était inconvenante et son programme,ses priorités bien cachés dans une mer ténébreuse !cela ne pourrait-il pas pousser les candidats actuels à la primaire à se montrer extrêmement précis quant à leur projets à moyen terme,à écouter plus les citoyens,à éviter ‘les réformes innovantes’,les promesses ponctuelles;à fuir les bains de foule ensoleillés etc..à sortir de la léthargie démagogique et à ne pas se contenter d’être dans ‘l’opposition’;il faut du positif,de l’actif,du compréhensible,du raisonnable plutôt que de l’illusoire;me semble-t-il.

  4. que d’amertume et de déception sur ce blog moscovicien !!

    bien légitime et illégitime à la fois…

    c’est vrai la désillusion fut grande et nous rentrons dans une forte et rude dépression;

    mais quid de l’euro? de nos jeunes,de l’espérance de gauche perdue et j’en passe comme vous tous ,des pires et des meilleurs

    quand à notre point cardinal et notre référence au moins pour ce soir et d’autres soirs encore,sans doute possible, je veux parler de Pierre Moscovici,
    laissons le naviguer même à vue ds ce brouillard ,c’est son droit

    et ne le laissons pas , comme un simple capitaine abandonné , il mérite mieux que çà

    sincères amitiés moscoviciennes

  5. Serions-nous plongés dans le marasme ? Y a-t-il une catastrophe qui gronde? pour échapper aux trombes d’eaux qui pourrissent juillet,il suffit de s’installer devant l’écran des étranges lucarnes :que des visages réjouis sous le soleil d’Avignon;des acteurs ,joyeux, serrent des mains,promettent des lendemains qui chantent;ils vont,tous,chacun de leur côté, »redresser la France »;pourquoi s’affoler? des idées novatrices ?en veux-tu ?en voilà !le budjet de la culture?allez..une augmentation de 50°/°..ça vous va,comme çà ??et puis,et puis..Le film est super,la mise en scène extra,les acteurs,brillantissimes ;en douteriez-vous?..tous sont là pour la promo;Avignon,c’est classe;évidemment,ils ont manqué « les vieilles charrues » ,les « francofolies »;poutant,cela leur allait comme un gant. Quand et où leur prochain bain de foule?Pourvu qu’ils n’oublient pas la crème solaire,ils risqueraient d’y laisser leur peau,pour de bon,on ne sait jamais.

  6. Bonsoir Pierre

    « L’homme libre est celui qui n’a pas peur d’aller au bout de sa pensée ». Montebourg et Melenchon entrent tous eux dans ce cadre puisque défendant une pensée vraiement dissidente, à tout le moins vraiment de gauche telle que l’on peut le concevoir dans l’absolu.

    Or, ils sont totalement isolés, marginalisés, radicalisés, moqués, taxés d’utopistes.

    Ne sont ils pas les seuls vraiment libres, au fond, non pas aliénés à quelque mouvement d’ensemble, certes bien garni par le nombre, mais où les idées novatrices destinées à changer vraiment la face des choses font singulièrement défaut?

    Doit on vraiment succomber aux affres du TINA, there is no alternative, et ne proposer qu’un projet dont les Français ont grand peine à le distinguer de celui d’en face, si ce n’est qu’il serait- la belle affaire- incarné par quelqu’un qui n’aurait effectivement pas les innombrables vices et travers du locataire élyséen actuel ?

    Repenser notre monde ne commande t il pas, au vu de la catastrophe qui gronde, de proposer des changements drastiques et non des aménagements qui ne seraient que cautères sur jambe de bois ?

    • Je suis d’accord si le projet de Hollande ne differe pas sensiblement de celui de Borloo, Bayrou ou Villepin, il y aura un deuxieme 21 avril. Encore doit-il gagner les primaires ce qui est mal parti. Les attaques de Hollande sur la « surenchere » d’Aubry ne sont pas acceptables, elle au moins rentre dans le détail de ses propositions et ne se contente pas de « il faut mettre la priorité, yaqua, fauqu’on.. »Quand Hollande propose son contrat senior/jeune qui coute 7 milliards et ne marche pas personne ne l’attaque sue son manque de crédibilité. Quand à la neutralité de l’appareil, Mr Moscovici, je trouve surprenant que Mr Ayrault, président du groupe Ps à l’assemblée, fasse campagne sur son mur Facebook, pour Mr Hollande ce qui n’est pas le cas de Benoit Hamon pour Martine. Bonne journée !

  7. L’équipe de campagne de Hollande est une cata: pratiquement que des grands élus, quinquas, blancs, hommes. Quand on compare avec Aubry dont par exemple un des deux porte parole a 32 ans, on voit qui représente le renouvellement. A voir les commentaires je pense que la majorité de votre « courant » ne suivra pas votre choix. Je viens de lire que l’hypothese d’une candidature DSK est encore ouverte, la machine a perdre est en route. Moi je fais la campagne de Martine Aubry et j’en suis trés heureux car elle n’est pas dans la résignation sociale (« il n’y a pas d’autre solution », rigueur de gauche à la place de la rigueur de droite) et elle me donne une raison de payer ma cotisation au parti socialiste.

    • Mon problème, c’est que j’en veux beaucoup à Hollande – même si je lui reconnais un esprit brillant – pour avoir rendu le PS totalement immobile jusqu’à 2007.
      Et les faux-culs qui se rallient à lui par dépit ou opportunisme – essentiellement les strauss-kahniens, plus bas que tout – m’incitent encore moins à le choisir.
      J’en veux également – et là, le mot est faible ! – à Aubry pour son indignité de Reims, lorsqu’elle a trahi les militants, ce qui aurait dû la discréditer pour toujours.
      Il me reste S. Royal, fidèle au moins à ses idées et porteuse d’une autre façon de faire de la politique, dont nous avons cruellement besoin; ou Montebourg, dont on ne peut mettre en doute l’esprit de progrès qui colle si mal à Hollande et Aubry.

      Je m’interroge, surtout, sur les efforts incroyables fournis par différents socialistes pour justifier leur ralliement à des gens aussi peu enthousiasmants qu’Aubry et Hollande. Avant même le moindre débat, le moindre échange, la moindre confrontation d’idées fortes. C’est quasiment une preuve de calcul et d’interet personnel. Rien d’intéressant. Les médias s’en repaissent, car cela fait le jeu, à long terme, de Sarkozy et ses amis.
      Je reste confiant, mais chaque jour qui passe dans ce marasme et cette vacuité instille un peu plus le doute dans la foi que j’ai en notre victoire.

      • « Je reste confiant, mais chaque jour qui passe dans ce marasme et cette vacuité instille un peu plus le doute dans la foi que j’ai en notre victoire. »
        Le début de la phrase est suffisant. Il nous faut rester confiants, les français ne sont pas dupes et raisonnent comme toi.
        La différence entre les sondages de complaisance des instituts et ceux réalisés sur internet est édifiante.
        http://www.sondages-election.com/sondages/popularite.php

        • Les sondages sont réalisés par les instituts selon une méthode scientifique alors que les pseudos sondages qui fleurissent sur internet n’ont aucun sens, relèvent de l’obscurantisme, et aboutissent à des résultats ridicules

      • Pour moi la différence flagrande qu’il y a entre Hollande et Aubry avec Royal c’est que les deux premiers essaient de ralier le plus grand nombre de soutiens ( barons, députés etc…) et que Ségolène Royal essaient de ralier le peuple Français !

        • Parce que Hollande et Aubry ne cherchent pas à convaincre les gens quand ils font leurs déplacements ? Critique purement gratuite.

          Et si Royal avaient autant de soutiens « officiels » qu’en 2006, on vous entendrait moins râler !

          Une chose est vraie, avoir une liste de soutiens officiels n’est pas une garantie de gagner la primaire. Mais ils seraient bien bêtes de ne pas en profiter.

          • Nicolas , Donner son avis n’est pas râler , ne sommes-nous pas en démocratie !

            Ce n’est pas une critique mais un avis …

          • MC17

            oui, et mon avis est que votre critique est purement gratuite. Hollande, Aubry et les autres cherchent à convaincre les électeurs.

        • Moi la différence que je vois c’est qu’Hollande et Aubry ont une toute petite chance de battre la droite même si je n’y crois plus beaucoup, Royal n’en a aucune.

          Elle garde les traces de 2007 où la droite l’a fait passer pour une cruche (faussement) et elle ne s’en remettra jamais.

          Il faut être prudent sur les sondages mais quand l’écart est énorme…Avec elle c’est 2002 assuré.

          Sachez que je n’ai rien contre elle

      • Thierry, tu viens sur un blog proche de DSK et tu balances ta hargne débile : « Et les faux-culs qui se rallient à lui par dépit ou opportunisme – essentiellement les strauss-kahniens, plus bas que tout – m’incitent encore moins à le choisir. »

        Si t’es pas content, tu sais où se trouve la porte. On vient pas te faire chier sur DA, alors stp…

        Et puis, à t’écouter, ceux qui souhaitaient la candidature de DSK doivent aujourd’hui se taire, ne soutenir personne, c’est bien cela ? Et donc, ceux qui soutiennent Hamon ne doivent soutenir personne car celui-ci ne se présente pas finalement, et idem pour les autres qui ont du monde derrière eux. Tu as pas plus idiot comme raisonnement ?

        Nous connaissons les candidats désormais, chacun choisit de soutenir qqun, c le droit de chacun.
        Tu faisais moins la fine bouche en 2006 quand Collomb, Guérini, Ayrault et les 3/4 des fédé soutenaient publiquement Royal. Ou quand le numéro 1 était son mari, le numéro 2 (Rebsamen) appelait publiquement à voter pour elle dès le premier tour pour éviter un éventuel second tour, quand le porte-parole (Dray) profitait de son porte-parolat dans les médias pour l’encenser sans parler des autres candidats… On vous entendait pas trop demander leur démission de la direction du parti.

        Et niveau culot, quand Royal demande à mettre à la tête provisoire du parti Louis Mermaz, une personnalité au-delà de tout soupçon de partialité… euh, sauf que le Mermaz, on le retrouve dans les signataires de Royal, comme par hasard.

        Alors de tes leçons de bon soutien et de bonne conduite…

        Chacun fait ce qu’il veut et soutient qui il veut. Tu as même un horrible strauss-kahnien qui a apporté sa signature à Royal (Le Guen), sois logique, condamne Royal aussi alors. Le plus pur est Montebourg, vive Montebourg, non ?

        • Vous confondez soutien et signature.
          Mais peu importe.
          Où voyez-vous une « hargne débile » ?
          Est-ce ma faute si on assiste à un ballet ridicule depuis que Pierre a, une fois de plus, reculé devant l’obstacle ? Ne vous inquiétez pas, beaucoup de choses me chagrinent depuis Reims, et ça ne s’est pas calmé avec ce grossier « pacte de Marrakesh ».
          J’ai un avantage sur les soutiens de Pierre, c’est que je ne passe pas mon temps à le pousser dans un sens avant de constater qu’il va dans un autre. Soutenir quelqu’un qui sait où elle va depuis un certain temps est beaucoup plus « simple », j’en ai conscience.

          Je ne fréquente pas les sites Désirs d’Avenir.
          Celui où nous discutons est le seul où je m’exprime parfois. Me conseiller la porte comme vous le faites est assez représentatif d’une certaine « tension » chez les strauss-kahniens. C’est pas très sport mais bon, je ne vais pas faire semblant de dévouvrir ce genre de comportements aujourd’hui.
          J’ajoute que je ne vois pas bien où je fais la fine bouche ? Ma foi, tout ne va pas trop mal pour moi !
          Je continue à espérer que Sarkozy se casse dans un an.
          Je suis membre du principal courant du PS depuis 2008, et la personne qui représente les idées qui me sont chères est en lice dans la primaire socialiste. Tout le monde ne peut pas en dire autant, et je mesure ma chance.
          Je ne souhaite qu’une chose, c’est que la primaire soit riche d’idées et créatives et que ce soit les socialistes qui la mènent et non pas les médias ou la droite.
          Nous ferons les comptes en octobre. Et l’an prochain, je voterai pour celui ou celle qui portera nos couleurs.
          Je suis très très serein. J’ai voté Royal en 2007, et j’aurais voté DSK ou Fabius s’ils avaient remporté la primaire. Nous savons vous et moi que beaucoup de strausskahniens n’ont pas été aussi loyaux. J’espère quand même que, 4 ans plus tard, on peut arrêter de faire semblant d’être naïf.
          En l’état actuel des choses, la gauche peut gagner l’an prochain. C’est tout ce qui m’importe.

          • Je ne confonds rien.

            Face aux candidats qui se présentent, les strauss-kahniens soutiennent celui ou celle qu’ils veulent, selon leur choix personnel. Ce n’est pas à vous de juger leur choix, de le considérer « plus bas que tout », « par dépit » ou « par opportunisme ».

            Vous leur reprochez d’afficher publiquement qui ils vont soutenir, et ce avec des expressions agressives, c’est cela que je trouve « débile ».

            Ca s’est toujours fait, et ça se fait encore pour chacun des candidats aujourd’hui.

            Ca me saoule grave qu’on reproche à Mosco ou d’autres de soutenir Hollande. C’est quand même leur droit non ?

            Je n’ai pas encore choisi qui je vais soutenir, mais chacun fait ce qu’il veut sans avoir à se faire engueuler bêtement par le premier venu.

          • C’est vous qui m’engueulez, Nicolas !

            Elle est bien bonne, celle-là !
            Je trouve, je le répète, pas mal de strauss-kahniens plutôt pathétiques, parce que tout le monde voit qu’il y a du dépit, dans leur choix – qu’ils nomment, eux, pudiquement, « raison ».
            Du dépit, cela parait évident. Mais de l’opportunisme aussi, pour d’autres, j’en suis persuadé. Ils ont le droit, évidemment, de choisir qui ils veulent et de le dire – je ne vois pas où vous avez lu que je disais le contraire.
            ce sont leurs motivations qui n’avouent pas, souvent ce qu’elles sont.
            Encore une fois, Le Guen a tenu à préciser qu’il apportait sa signature à Royal parce qu’il jugeait qu’il serait anormal qu’elle ne participe pas à la primaire, mais qu’ne aucun cas il s’agissait d’un soutien. S’il fait l’effort de faire le distingo, faites celui de le croire !
            Je pense que vous avez lu mes propos d’une manière, comment dire, à cran ?
            Je fais part de mon ressenti, et vous me traitez de débile, c’est un peu fort !

          • « Et les faux-culs qui se rallient à lui par dépit ou opportunisme – essentiellement les strauss-kahniens, plus bas que tout – m’incitent encore moins à le choisir. »

            C’est vrai que c’était amical comme approche sur un site proche de DSK. Niveau gentillesse on a fait mieux.

            Et ils ont choix entre les 6 candidats et font leur choix selon leur bon vouloir.

            Je n’ai toujours pas compris pourquoi vous les traitez de faux-cul ? Leur choix aurait dû être quoi ? Ne choisir personne ? Choisir Aubry ou Royal pour ceux qui viennent de se prononcer pour Hollande ?

            Et pourquoi « plus bas que tout » ? DSK n’étant pas là, faut bien qu’ils choisissent.

            Donc encore une fois, les strauss-kahniens choisissent qui ils veulent sans avoir à se faire sermonner ou insulter de faux-cul ou autre.

          • Je vois des différences entre Hollande et DSK. Et je suis surpris de voir des strauss-kahniens rejoindre Hollande après avoir dit leur « aversion » envers lui.
            Comme si, privés de leur champion, leurs convictions n’étaient plus le critère numéro 1: ne restaient que des postes à convoiter, des ambitions peronnelles à préserver.
            Ceux qui, jusqu’au bout, conjuraient Mosco pour qu’il y aille, m’avaient l’air plus sincères. (toujours mon ressenti, rien de plus).
            Mais voyant leur deuxième choix rejoindre Hollande, les voilà à nouveau sans tête ! Et quand on a pas toute sa tête, ma foi, on fait un peu n’importe quoi. Ce que je ne comprends pas, c’est cette précipitation. Ils vont trop vite pour moi.
            Avant que les débats aient eu lieu, avant même que la campagne ait vraiment commencé.
            Je peux comprendre qu’on soutienne déjà Royal, Montebourg ou Valls qui, par leurs démarches respectives et leurs positions connues de tous, offrent déjà une orientation dans laquelle se reconnaitre.
            Mais Hollande et Aubry, pour l’instant, je n’ai rencontré personne qui sache ce qu’ils ont l’intention de faire s’ils sont élus.
            Oui, je sais, il y a le projet, le fameux socle.
            Mais un socle – vérifiez dans le dico – c’est…vide. C’est un socle, une base; tout reste à bâtir dessus.
            J’ai du mal à voir autre chose que de l’opportunisme dans beaucoup de ralliements opérés sur rien de concret et donc, par définition, motivés par… autre chose que les idées. Ils avaient le temps, personne ne les pressait.
            Mais c’est à croire que les premiers seront les mieux récompensés…
            C’est mon sentiment.
            Cette campagne des primaires a été organisée pour pouvoir comparer. Il y en a – peut-être enviè-je leurs dons de médium – qui savent déjà qui a le meilleur programme. C’est très fort.
            je n’y crois pas une seconde. C’est mon ressenti.

          • tu oublies un peu quand même qu’ils se connaissent tous par coeur et qu’en plus ils ont aussi le droit de choisir en fonction de celui ou celle qu’ils estiment avoir une réelle chance de gagner les primaires et les présidentielles…

  8. Monsieur Moscovici, vous êtes en train de nous faire le coup Ségolaine de 2007, si Monsieur Hollande mène la France Là où il a mené le Ps, c’est pour cela que vous le soutenez ? J’aurais voté pour vous, mais je ne voterai pas Hollande… Monsieur Hollande n’a pas l’envergure d’un président…et puis il nous couterait bien trop cher en « coatch » et esthéticiennes… Avec Hollande nous devront encore supporter Sarkosi pendant 5 ans…Monsieur Moscovici, pourquoi ne vous êtes pas présenté ???

  9. Je pense toujours que ces primaires sont dangereuses pour le PS et donc pour l’avenir de la France, mais les dés sont jetés, il est inutile de revenir sur ce choix. Il faut au contraire essayer d’encadrer les débats et exiger que les candidats se concentrent sur leurs propositions sans critique ni comparaison avec les autres « amis ». C’est le vote des « proches » de la gauche qui dira celui ou celle qui répond le mieux à leurs attentes qui sont nombreuses et urgentes.
    Pourquoi ces critiques stériles sur le ralliement des uns et des autres, bien sûr que nous sommes tous déçus de la non candidature de DSK, mais l’essentiel n’est il pas que nous ayons le meilleur candidat face au danger d’une réélection pour 5 ans d’un enfant gâté dans tous les sens du terme.
    Je rêve d’un pacte entre les candidats à la primaire pour qu’ils participent à la campagne de notre champion(ne).
    Enfin, n’oublions pas que le futur Président devra mobiliser et orienter nos députés à élire dans la foulée sur le même programme sans arrière pensée ni « courant » idéologique…

  10. Les abonnés de Mediapart ont bien de la chance. Ils peuvent lire le roboratif article qu’Edwy Plenel consacre à la célébration du 14 juillet, pour remettre, une fois de plus, nos pendules à l’heure. Cela s’appelle : « En défense d’Eva Joly : leur 14-Juillet et le nôtre » (= la gauche).
    Cela vient opportunément pour nous sortir de l’ennui, même s’il est possible de découvrir avec plaisir de jour en jour un talent à peine soupçonné chez Monsieur Moscovici, celui du marivaudage politique. Il est certain qu’au regard des exactions de la droite et des turbulences du monde on peut s’offrir ce luxe. C’est en tout cas l’heure de gloire pour les conjurés de la première heure, tout heureux de pouvoir encore capter l’héritage d’un parti socialiste encore debout, sans y être pour grand-chose à vrai dire. Il n’est pas certain que les authentiques militants y trouvent longtemps leur compte, encore moins nos concitoyens qui espèrent encore qu’on puisse en finir avec le régime actuel. Ce n’est pas en martelant la main sur le cœur que tel prétendant « a changé » qu’on occulte l’évidence, alors même que dans son grand numéro d’illusionniste N.Sarkozy met savamment en scène sa propre métamorphose. Ce pourrait être drôle. Cela ne l’est pas. Nous avons besoin de constance, de cette constance qui donne confiance, parce qu’elle protège de tous ces aléas qui d’un jour à l’autre font voler en éclats les miroirs aux alouettes. Verrait-on ici un soupçon d’éloge de M.Aubry ? On n’aurait pas tort.

  11. Chez les socialistes il ne faut pas avoir peur des débats d’idées,au contraire.Lorsque notre représentant(e)sera désigné(démocratiquement),le peuple de gauche sera au rendez-vous.

  12. J’ai regardé l’Emission tout dépend 2, vous dites : si dominique strausskhan n’est pas candidat au primaire, je le serais.

    Pourquoi avoir changer d’avis.

    Je suis strauss-khanien mais c’est assez mal parti pour que les chose s’arrange vite.

    Merci…

  13. L’accord dit « de Marrakech » prévoyait la candidature de celui qui, de DSK ou de Martine AUBRY, serait le (la) mieux placé(e). Cet accord a convenu aux « strausskhaniens » tant qu’il favorisait la candidature de DSK. Aujourd’hui que c’est, pour les raisons qu’on ne peut que regretter,Martine AUBRY qui est la mieux placée des 2, ils se précipitent dans le camp de F. HOLLANDE. Quand, de plus, on se souvient des déclarations de ce dernier dans les heures qui ont suivi l’arrestation de DSK, on ne peut que s’interroger.
    Infidélité aux engagements et absence d’amour propre caractérisent P. MOSCOVICI et ceux qui le suivent dans cette aventure ! Merci à JC CAMBADELIS d’avoir sauvé l’honneur des amis de DSK !

    • Je me définis comme strauss-khanien (militant soc-dem)et je ne me sens nullement engagé par les choix politiques que peuvent faire DSK, Moscovici ou Camdadélis. On est tous suffisamment grand garçon (ou grande fille) pour faire ses propres choix. Appartenir à un courant ce n’est pas être dans une division d’infanterie, en tout cas ce n’est pas ma conception de la politique !

      • Certes, mais cohérence et respect des engagements font aussi partie de ma conception de la politique.
        Un seul exemple : le respect du non-cumul des mandats. « Le Monde » analyse le ralliement à F.H. de nombreux sénateurs par le fait qu’il est moins clair sur le respect de cette mesure votée pourtant dans notre projet. D’ailleurs, ne cumule-t-il pas les mandats de député et de président du C G de Corrèze ?

      • Cleg,

        Je précise d’emblée, comme Nicolas, ne pas avoir choisi de candidat en vue des primaires. Aussi, peut être avez vous raison sur l’engagement assez vague d’Hollande vis à vis de la règle du non cumul des mandats.

        Ceci dit
        1) Nombreux sont les élus (toute tendance intra-PS) à se positionner en faveur du non cumul mais pas avant qu’une loi soit voter dans ce sens. Pour l’exemplarité, on repassera.
        2) Martine Aubry est maire de Lille et Présidente de la Communauté Urbaine de Lille, techniquement ce n’est pas un cumul de mandats mais c’est déjà un cumul de fonctions. Certains de ses soutiens doivent pas être très clairs à ce sujet non plus
        3) Toute réforme des collectivités supposent le soutien du Sénat, je crains que quelque soit le candidat du PS, il ait à batailler avec les sénateurs (même de gauche) pour imposer cette mesure.

        Nul ne sait si « le pacte de Marrakech » a vraiment existé, et il est un peu trop facile de s’exprimer à la place de quelqu’un quand celui-ci (DSK) n’est pas en situation de le faire. Peut être que c’est vrai, peut être pas.

        Si le pacte a vraiment existé, c’est une affaire qui lie ceux qui le « signent », pas les lieutenants des uns et des autres, et encore moins leurs soutiens.

        Que certains de ces derniers se sentent obligé de suivre Cambadélis ou Moscovici, libre à eux, mais tant que la décision n’est pas prise collectivement en AG, je vois pas ce qui est interdit de faire un autre choix.

        En matière de cohérence, Moscovici a fait ses preuves. En 2008 il n’a pas souhaité rejoindre Aubry et a travaillé avec Delonaoé et Hollande. En 2011, il fait toujours le choix d’Hollande.

        Je pense que cette primaire va beaucoup me plaire… on est à peine en juillet qu’on commence à s’invectiver et à moucher les candidats !

        • encore une fois, rien à redire :)

          Mosco n’a pas signé de pacte de Marrakech. Ce pacte, s’il a existé, a été signé entre DSK et Aubry.
          Mosco soutenait DSK. De la à dire qu’il doit automatiquement soutenir Aubry, non. Il fait ce qu’il veut. Et de toute façon, si Aubry gagne, il la soutiendra sans faille après, donc ne stressons pas trop.

          Perso, je penche très légèrement pour Aubry pour l’instant, le personnage me plaît. Mais j’ai vraiment pas choisi du tout.

          • Je trouve que c’est vraiment pas facile de choisir entre Aubry et Hollande. Ils sont plus complémentaires dans leurs positions que réellement opposés. Et leurs nombreuses qualités comme leurs défauts ne sont pas sans importances pour l’élection présidentielle et plus encore pour la présidence de la France.

          • « Certes, mais cohérence et respect des engagements font aussi partie de ma conception de la politique. »

            Exactement ce que dit Nicolas (Nantes), le pacte de Marrakech engageait seulement ceux qui en faisait partie, à savoir DSK, Aubry et Fabius, à ce qu’un seul d’entre eux, le mieux placé, se présente pour être candidat à la présidentielle.
            Le pacte de Marrakech n’engage nullement M. Moscovici et les divers strauss-khaniens. Pas plus qu’il n’engageait Hamon, soutien d’Aubry, à soutenir DSK si il se présentait (ce qu’il n’aurait pas fait je pense, et c’eut été son droit le plus strict)
            Il ne faut pas tout mélanger.

  14. Quand DSK était en course je critiquais la position de Hollande, ce n’est pas parce que DSK n’est plus là que je vais changer d’avis. Je n’aime pas les girouettes opportunistes qui clivent plutôt que de rassembler.

    Comme en 2007 Hollande va faire perdre la gauche.

    Vraiment une superbe connerie ces primaires. La droite a commencé la campagne et nous on se bat entre nous. ça fait bien rire l’UMP et les médias.

    Espérons qu’en 2017 on arrêtera ces conneries mais avec l’équipe qu’on voit en ce moment…

    • et en gros, on fait comment pour désigner le candidat quand aucun ne se dégage naturellement ? Parce que si c’était le cas, on le saurait d’avance.

      Alors ? Si pas de primaires, on fait comment ?

      • On part du principe une bonne fois pour toute que c’est au premier secrétaire de représenter le parti. Quand on l’élit on part du principe que c’est lui qui ira au combat, et il doit l’accepter quand il se présente.

        Hollande devait le faire en 2007 et je l’ai hurlé pour qu’il le fasse. Aujourd’hui, non seulement son tour est passé mais je n’accepte pas de défendre celui qui s’était inscrit comme le principal opposant à DSK et je suis SCANDALISE de voir des pseudo amis de DSK le soutenir. Je ne sais pas comment ils font pour se regarder dans la glace le matin.

        Je prends le pari avec caisse de champagne à l’appui que ces primaires vont nous diviser et conduire la gauche à la défaite. J’avais dit la même chose en 2007.

        • cela marche si le 1er secretaire est a la tete d un courant largement majoritaire. or il me semble que les socdems le sont mais que les cadres socdems sans ambiguite n ont pas cru a la force intrinseque de notre courant et que part ailleurs la ps ne permettant pas une totale democratie, des candidatures dans ce cas, l affaire devient une histoire de compromis a faire dans des bornes contraintes.

          • Oui mais encore faudrait-il que l’élection de la 1ère secrétaire ait été limpide ? donc les primaires seront utiles et on verra bien qui l’emportera ! mais la condition c’est qu’elles soient exemplaires et que les Français puissent voir des débats …

          • L’élection de la 1ere secrétaire a été *conforme* aux statuts et habitudes du PS, cela commence à être sérieusement gonflant. La différence pour Reims, c’est que comme il n’y avait pas de courant majoritaire, il ne pouvait y avoir de négociations à l’amiable.

          • Et j’ajouterai, que je suis pour l’ouverture d’un débat sur l’utilisation totale de la démocratie, y compris sur le choix de tous les candidats.
            Je serais curieux de connaître les réactions si en même temps que la primaire on organisait une consultation, ne serait-ce que pour demander le profil du candidat député.

            Cela serait assez marrant non ?

          • Bloggy, « Conforme aux habitudes du PS » quelquefois c’est bien de changer les habitudes …

        • J’ai souvent écrit ici que je regrettai que le PS ne fasse pas comme les autres partis socialistes: désigner via son Premier secrétaire, son futur candidat à l’élection présidentielle, lui donnant le temps de construire sa légitimité, constituer son équipe et élaborer un projet.

          Mais au risque d’apparaitre un poil procédurier, ce principe du « Premier secrétaire – candidat » n’a de sens que s’il est inscrit dans nos statuts, ce qui suppose une consultation de l’ensemble des militants.

          Au congrès de Reims, Royal et Delanoé défendaient en quelque sorte ce principe (à leur profit) quand Aubry et d’autres jouaient la carte de l’anti-présidentialisme.

  15. Mr Moscovici , j’espère que votre candidat acceptera de débattre avec les autres candidats devant tous les Français, puisque Ségolène Royal a dit à Harlem Désir qu’elle lui faisait confiance pour que soient organisés des débats télévisés ?

  16. Bonjour Pierre,
    Je suis très étonné que l’équipe de campagne que tu acceptes de coordonner aie cette constitution sociologique et que cela ne t’aie pas choqué : vielle ( plus de 50 ans d’âge moyen), masculine ( combien de femmes ?) et blanche ( ou est la France de notre vraie vie ?). 
    Effectivement comme disent certains on se rend compte que dès qu’ils sont en situation de poser des actes forts certains hommes politiques se contentent de rejouer des partitions bien connues. La posture et le discours de François HOLLANDE sont intéressantes mais je fais partie de ceux qui attendons encore des engagements et signaux forts comme auraient pu être ceux ci. Il n’est pas question de caricaturer mais cette communication non verbale a été ratée et devra être rectifiée si l’on veut de la cohérence. J’espère pour la gauche que tu pourras agir dans ce sens en plus des thèmes sur lesquels, tu es « naturellement » attendu. 
    Je suis régulièrement en phase avec tes positions mais la je ne t’entend pas et c’est le moment, j’en suis convaincu.
    J’ai opté pour le tutoiement de camarades même si je ne suis pas membre du PS, c’est surtout pour te relativiser ma déception.
    Cordialement.

    • @Bodo
      Merci d’avoir aussi résumé ce que bien des camarades pensent.La suite ne peut qu’être pire.

      • En effet et tant que les projets de chacun ne sont pas dévoilés je ne comprends pas les soutiens des uns et des autres sur des listes avec un nombre qu’il faudrait plus fort que les autres et qui font penser au congrès de Reims, je suis comme d’autres sans doute très inquiète car ces derniers ne s’adressent pas aux Français mais à eux-mêmes.

        • Je vous rappelle que nous avons voté un projet et que celui-ci est commun à tous les candidats. C’est par le style, l’approche politique, le choix des thèmes et des priorités que les six candidats se démarqueront les uns des autres. Des compléments au projet sont possibles mais interviendront surement après la primaire.

          La constitution des listes de soutien à telle ou telle candidature m’interpelle également. J’entrevois toutefois quelques raisons les justifiant:

          1) Pour être candidat (socialiste) à la primaire, un certain nombre de parrainage sont requis. Mais comme pour la présidentielle, en avoir bien plus que le minimum requis n’est pas interdit (en 2007, de mémoire, Royal affichait 11 000 parrainages alors que seuls 500 suffisent). De telles listes n’ont de sens que pendant la phase des déclarations des candidatures, phase qui s’est achevée hier à minuit.

          2) Une liste de soutiens importante montre aussi qu’une dynamique collective s’est crée autour du candidat. Un bon candidat, c’est aussi quelqu’un qui fédère autour de lui, qui plus est des gens d’horizons différents, par intérêt ou par convictions. Et si certaines personnalités n’ont pas voulu concourir in fine à la primaire, c’est aussi parce qu’ils manquaient de soutien (Moscovici par exemple).

          3) De nombreux militants socialistes vont choisir leur candidat en fonction de leurs soutiens., non qu’on leur donne une telle consigne mais parce qu’ils sont à l’écoute de tel ou tel élu (local, national). Or les militants constituent d’une part la fourchette basse du corps électoral de la primaire, et d’autres part les meilleurs relais des candidatures (via le tractage, le porte à porte, les affiches, la présence sur les marchés etc).

          Ce ne fait pas l’élection mais ce n’est pas négligeable.

    • Effectivement, pour moi aussi la décision opportuniste de PM est une grande déception. Hollande le premier secrétaire incapable de se présenter à la primaire en 2007 y vient quand ce n’est son tour.

      Le gros problème pour moi c’est que comme en 2007 je répète que ces primaire imbéciles vont nous faire perdre. Seule consolation ça permettra de dire que c’est la faute des autres.

      J’en suis à me demander si je vais aller voter à la primaire. Quelle utilité puisque le PS en sortira divisé. Il n’y a que des idiots pour croire le contraire. Sarkozy a quand même une sacré chance d’avoir un PS aussi con.

  17. Franchement votre campagne commence bien mal.
    Cette façon de croire que aligné des noms va faire la victoire me parait limite.

    Bon après faut voir la dynamique que vous allez faire dans cette campagne.
    Je penche plus pour Hollande que Aubry car il me parait plus constant.

    Mais pour Hollande, je vois pas sa stratégie économique pour relancer la France.
    A vrai dire avec Valls c’est celui qui est le plus floue dans ce domaine.

    • Bien de votre avis. Je ne suivrai pas Hollande mais cette façon qu’ont les pseudo responsables de se positionner pour se diviser ressemble à un suicide collectif imbécile.

    • Bonjour à tous,

      Je trouve très bien que Moscovici soutienne Hollande. A priori Martine Aubry et François Hollande sont les 2 candidats qui vont compter. Ils ont chacun une équipe de soutiens solides. Il reste à entendre leur discours.
      J’ai une préférence pour Hollande parceque son discours est clair et net. Son blog est bien fait. On peut entendre ou lire ses déclarations. Il a compris le problème des déficits et de la dette et le piège qui se referme sur les pays Européens. J’attends les débats qui me permettront d’évaluer lequel est le plus à même de solutionner les terribles problèmesquise posent.

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