J’ai reçu une lettre

Comme tous les parlementaires, j’ai reçu une lettre du Président de la République, Nicolas Sarkozy, se félicitant de l’éclatant succès – selon lui – du Sommet européen de la zone euro à Bruxelles, le 21 juillet, et nous appelant à l’exemplarité dans la remise en ordre de nos comptes publics et de notre économie. Implicitement, il plaide pour l’adoption d’une « règle d’or », c’est à dire de l’inscription d’un engagement de retour à l’équilibre des finances publiques dans la Constitution. Je veux lui répondre ici.

Nicolas Sarkozy, chacun le sait, est candidat à sa réélection, il ne pense qu’à ça, n’agit que pour ça. Sa stratégie est transparente. Après quatre ans d’errements, de brutalité, d’injustice sociale et d’échec économique, il cherche à se « représidentialiser », ou plutôt, enfin, à devenir Président.

Cette lettre – qui m’est parvenue, comme à nombre de mes collègues, deux jours après sa publication sur le site de l’Elysée, ce qui est un signe manifeste de discourtoisie républicaine – est avant tout et surtout une démarche électoraliste. Nicolas Sarkozy, chacun le sait, est candidat à sa réélection, il ne pense qu’à ça, n’agit que pour ça. Sa stratégie est transparente. Après quatre ans d’errements, de brutalité, d’injustice sociale et d’échec économique, il cherche à se « représidentialiser », ou plutôt, enfin, à devenir Président. Il met en scène sa stature internationale supposée, se pose en bon gestionnaire au milieu de la crise et tente de convaincre qu’il n’y a qu’une seule politique possible, la sienne : c’est le sens de la « règle d’or ». En creux, il dessine le portrait d’une opposition socialiste vague, laxiste et absente de la scène internationale. Sa « lettre aux parlementaires » n’est donc qu’une mise en scène et un plaidoyer pro-domo. Sur la forme, elle surprend : le Président, s’il avait voulu considérer le Parlement, aurait pu lui adresser un message ou convoquer le Congrès, il a préféré communiquer en dehors des sessions. C’est peu respectueux, mais venant de lui, au fond, guère surprenant. Surtout, c’est le contenu de sa lettre qui ne convainc pas.

Je ne partage pas sa lecture simpliste – voir simplette – et magnifiée du Sommet européen. Non pas que j’en conteste les apports. Il fallait, au milieu d’une crise aigüe, apaiser les marchés, stopper la spéculation, juguler les risques de contagion. Surtout, il était indispensable d’agir en faveur de la Grèce, dont l’économie et la société souffrent. L’accord de Bruxelles répond à cette urgence, il calme la situation pour un certain temps sans doute, il évite – c’est à mes yeux décisif – le naufrage de l’euro. Il constitue donc le signal, attendu depuis si longtemps de la part de l’Union européenne, d’un engagement commun à agir, à soutenir la Grèce et les autres Etats en difficulté. Il était indispensable, pour ce faire, de reconnaître une réalité jusque là niée : sans allègement de la dette, la Grèce ne pouvait pas s’en sortir. Avec le défaut sélectif, partiel et temporaire du pays, c’est désormais chose faite. Si on ajoute à cela la mise en place d’un programme de 109 milliards d’euros pour l’économie grecque, à travers les fonds structurels, la BEI, l’intervention du Fonds européen de stabilité financière, on voit qu’il s’agit du début d’une réponse de fond.

Surtout, le Sommet européen ne résout pas tout, il ne constitue pas le saut fédéral, en termes de gouvernance économique, dont l’Europe a besoin.

Nicolas Sarkozy a toutefois tort de se glorifier. Car cet accord est bien tardif, il arrive au terme de 18 mois de flottement, voire de dénégation, d’hésitation constantes et de contradictions franco-allemandes. Ce retard a un coût, considérable. Il a aggravé la crise. En vérité, il doit beaucoup aux tergiversations du « couple » Merkel/Sarkozy, et au peu d’initiative du Président français, qui a refusé tout geste de solidarité fort parce que son partenaire – et désormais modèle – refusait de payer. Surtout, le Sommet européen ne résout pas tout, il ne constitue pas le saut fédéral, en termes de gouvernance économique, dont l’Europe a besoin. Le FESF n’est pas encore, loin s’en faut, un fonds monétaire européen, ses évolutions devront être décidées à l’unanimité. L’effort demandé aux banques reste très limité : les Européens ont refusé l’idée d’une taxe bancaire comme celle d’une restructuration de la dette. Enfin, l’accord ne débouche pas sur une politique de croissance commune, indispensable à notre avenir, il ne met pas en oeuvre les euro-obligations qui auraient marqué l’avènement d’une véritable solidarité financière au sein de la zone euro, il ne progresse pas sérieusement vers un gouvernement économique. En somme, s’il s’agit d’une bonne nouvelle pour la Grèce, si c’est aussi très profitable pour les marchés et les banques, l’Europe attend encore les réformes de structure qui lui permettront de sortir par le haut de la crise. Elle reste dans la gestion de l’urgence, sans recul et sans élan. Tout cela ne fait pas de Nicolas Sarkozy un sauveur.

personne n’a oublié que nos finances publiques se sont effondrées depuis 2007, non seulement du fait de la crise – dont l’impact ne peut être nié – mais à cause des politiques suivies par le chef de l’UMP – défiscalisation des heures supplémentaires, bouclier fiscal, cadeaux en tout genre au plus aisés. Le Président pose aujourd’hui en modèle la politique… qu’il n’a pas menée.

Quid, enfin, de l’invitation présidentielle à maitriser les comptes publics ? J’avoue qu’elle me laisse un peu pantois. Il faut avoir toute l’audace de Nicolas Sarkozy, sa prodigieuse capacité à travestir la vérité ou à dissimuler ses turpitudes passées pour oser se poser ainsi en professeur de vertu, alors qu’il est le champion toutes catégories en matière de déficits et de dette publique. Ça ne marchera pas, car personne n’a oublié que nos finances publiques se sont effondrées depuis 2007, non seulement du fait de la crise – dont l’impact ne peut être nié – mais à cause des politiques suivies par le chef de l’UMP – défiscalisation des heures supplémentaires, bouclier fiscal, cadeaux en tout genre au plus aisés. Le Président pose aujourd’hui en modèle la politique… qu’il n’a pas menée. Il veut nous faire passer pour « laxistes », alors qu’il a été plus que dispendieux, inconséquent. Les Français ont d’ailleurs de la mémoire : ils savent que les comptes publics, depuis 1982, ont été tenus chaque fois que la gauche a été au pouvoir, et qu’ils se sont dégradés à chaque passage de la droite aux responsabilités. Nous n’avons donc aucune leçon à recevoir de ce Président qui, selon les propres mots de son Premier ministre François Fillon, a mis, avec la droite, la France « en faillite », aucun satisfecit à lui accorder.

La dette est l’ennemie de la gauche, elle interdit de financer les services publics et les dépenses d’avenir. C’est pourquoi nous devons, comme l’a fait François Hollande, prendre l’engagement de réduire nos déficits à 3 % du PIB dès 2013, et dire comment nous y parviendrons, en privilégiant l’investissement et la justice sociale, pour relancer la création d’emploi.

La « règle d’or », dit-on, serait un piège pour les socialistes. A refuser de la voter, nous passerions pour irresponsables, là où Nicolas Sarkozy semblerait cohérent. Le piège, en fait, peut se refermer sur lui. Car il ne peut obtenir de majorité sur ce terrain, faute d’avoir cherché un rassemblement sincère, et il le sait. Se dérober au vote du Congrès serait désormais de sa part un aveu de faiblesse. Y aller pour déboucher sur un refus signifierait un échec politique et affaiblirait le crédit de la France : la fausse habileté du Président peut se retourner contre lui. Ne nions pas, pour autant, la nécessité d’une bonne gestion publique. La dette est l’ennemie de la gauche, elle interdit de financer les services publics et les dépenses d’avenir. C’est pourquoi nous devons, comme l’a fait François Hollande, prendre l’engagement de réduire nos déficits à 3 % du PIB dès 2013, et dire comment nous y parviendrons, en privilégiant l’investissement et la justice sociale, pour relancer la création d’emploi.

Bref, vous l’avez compris, la lettre de Nicolas Sarkozy ne m’a ni ébloui, ni convaincu. Elle ne convaincra pas davantage les Français. Ceux-ci restent disponibles pour l’alternance, en attente d’une alternative, d’un nouvel espoir de gauche. A nous de le créer maintenant, de répondre à cet appel. C’est la tâche qui est devant nous.

Ce blog, comme moi, va prendre quelques jours de congés. Je vous souhaite, si vous en prenez, de bonnes vacances.

12 réflexions au sujet de « J’ai reçu une lettre »

  1. « C’est pourquoi nous devons, comme l’a fait François Hollande, prendre l’engagement de réduire nos déficits à 3 % du PIB dès 2013, et dire comment nous y parviendrons, en privilégiant l’investissement et la justice sociale, pour relancer la création d’emploi. »

    Dis comme celà, les propositions laissent plutot penser que le déficit va à court terme (pour le budget 2013 du moins) se détériorer. Je comprends et j’adhère à ce chemin car il est évident que la création d’emplois et la réduction du chômage concommittante favorisera l’amélioration des finances publiques, même si ce n’est pas immédiat.

    Mais il faut faire attention aux termes que l’on emploie. Où nous visons un déficit à 3% du PIB en 2013 et nous nous devons alors de réduire les dépenses et d’augmenter les recettes pour tenir notre engagement (nous en sommes aujourd’hui à 6% de déficit), et alors on pourra difficilement promettre un investissement massif et des coups de pouce sur les revenus. OU nous nous laissons un peu de temps pur revenir à l’objectif des 3% en faisant l’hypothèse que les impulsions budgétaires que nous ferons (dans les domaines que tu cites) seront payantes à terme car elles seront fructueuses en emplois et favorable à nos finances.

    En ce qui concerne la règle d’or,il ne faut pas la voter car il s’agit tout bonnement d’une mauvaise mesure. Evitons les contorsions basées sur des oppositions politiciennes droite/gauche. COmment pouvons nous nous enfermer dans un carcan alors que nous ne maitrisons plus l’outil monétaire. Il faut que nous gardions cette marge de manoeuvre budgétaire en cas de nouveau ralentissement. Adopter une telle règle va nous amener à élaborer des budgets en équilibre voire en excédents quand ça va bien (ce qui est une bonne chose) mais nous contraindre à limiter le creusement des déficits lorsque notre croissance économique est atone voire au bord de la récession. Puourquoi? Cet outil dogmatique est dangereux, et l’est dans le contexte de l’UEM. Oublions les règles et engageons nous, comme nous l’avons fait par le passé, à réduire le déficit puis la dette lorsque l’on jugera l’économie suffisamment solide pour celà. Peut être pouvons nous engager ce plan d’assainissement des finances publiques dès aujourd’hui. Si c’est le cas faisons le. Mais l’honnêteé intellectuelle et le respect des électeurs exigent que les dirigeants politiques prennent les bonnes mesures dans les circonstances auxquelles ils sont confrontées sans se lier les mains en ajoutant des clauses constitutionnelles. Nous réduirons les déficits parce que nous devons le faire et qu’il le faut pour l’économie de notre pays, mais pas parce qu’on a ajouté une ligne supplémentaire à la constitution. Il faut d’ailleurs déconnecter ce que l’on met dans la constitution de ce qu’exige les impératifs conjoncturels.

  2. Encore une fois j’apprécie votre réaction face à la poudre aux yeux pour la « éième » fois par le président de la droite;afin de comprendre votre réaction j’ai sorti le dossier presse de la « Situation et perpectives des finances publiques »et les choses sont bien claires sur la gestion lorsque la gauche étaient aux commandes. La droite n’a fait qu’accentuer les déficits sociaux pour mieux les transférer vers une partie de la population sans parler des cadeaux faits à une autre partie. De plus je ne vois pas dans le bilan de M Le Président les bienfaits de sa gestion.
    Encore une fois, je ne fais pas confiance aux analyses du FMI, des agences de notation qui véhicules les pensées de l’économie libérale
    Voter à droite ce sera, en autres,un nouveau transfert de charge de la fiscalité sur les salaires vers la consommation intérieure (TVA) comme le signale le bulletin du FMI de juillet comme si il n’y aurait pas d’autres solutions (Bonjour la population portugaise qui a adopté cette solution.
    Je ne pense pas que la situation que nous vivons n’est pas due à notre fait, mais bien de l’application par des politiques de l’analyses de certains économistes de connotation dite libérale!
    Enfin heureusement maintenant qu’internet existe

  3. -Je suis avec attention chacunes de vos interventions ;et j espere beaucoup plus de votre action politique sur la scene nationale .vous devriez vous presenter aux elections presidentielles car celon moi vous vous defendez les idees de la gauche ps d aujourd hui . j ai en effet 46 ans et j ai vecu les annees 80 avec passion .je vous souhaite bonne chance pour votre avenir politique de demain .
    salutations distinguees de Brive-la-gaillarde le Riant Portail du Midi et j espere que vous viendrez a la Foire du Livre en septembre (l Athènes du cholesterol de ce cher Jean Charbonnel) .
    Au revoir donc .Un lecteur passionne du journal Le monde ?demandeur d emploi en rqth a la mdph de Tulle et dans l attente d une formation professionnelle depuis 2010 en Correze

  4. Convoquer un Bretton Woods dès aujourd’hui est une urgence absolue. Comme le suggèrent plusieurs économistes dont Paul Jorion(www.pauljorion.com/blog)au niveau Européen à Minima. Il en va de l’avenir de nos sociétés et de la démocratie. Le le défaut sur la dette publique étatsunienne est avéré et profond même si un relèvement provisoire du plafond est voté.

    Il n’y a plus aucun étalon international sûr pour adosser la liquidité internationale. L’implosion est enclenchée.

    Un système monétaire multi-étalons n’aura aucune viabilité car les zones monétaires vont être en conflit permanent pour l’évaluation des dettes internationales. Le système financier exacerbera les conflits pour faire monter les primes de change et les primes de crédit. La spéculation va exploser et mettre États et économie réelle à genou. Les peuples auront le choix entre l’esclavage ou l’émeute.

    Si les politiques veulent garder la main et conserver un minimum d’État de droit, ils n’ont pas d’autre possibilité que la compensation internationale des crédits et des monnaies. C’est aux Européens de le proposer aux États-Unis à partir de l’expérience européenne de régulation financière publique multinationale. Une compensation mondiale par une monnaie commune d’équité financière.

    L’objectif de la compensation doit être de retrouver un équilibre international des parités monétaires qui répartisse les potentiels nominaux de croissance afin que toutes les dettes soient remboursables. Sans dévaluation ordonnée du dollar, les États-Unis vont s’asphyxier et rentrer en conflit ouvert avec la Chine. Sans dévaluation des monnaies du sud de l’Europe, l’Allemagne règnera sur un champ de ruines.

    Comme tout autre, le totalitarisme financier détruit. La réalité humaine ne peut pas être enfermée dans la seule rationalité des prix, des dettes et des modèles de risque. Le vivre ensemble est au-dessus de la finance. La politique au service exclusif de la finance perd sa raison d’être.

    Le défaitisme de la finance internationale non régulable est une démission de la raison et de la pensée. Pire, renoncer à la civilisation a cause de son impéritie financière est un non sens. La politique n’existe pas qui ne fixe pas le cadre de négociation des prix. La politique dictée par les prix n’existe pas non plus.

    Le monde est dans la même situation qu’à la veille de la Révolution Française ou qu’à la veille de la Première Guerre Mondiale. On imagine quelques péripéties à venir alors qu’on va en prendre pour 10 à 30 ans. Les élites qui hypnotisent les opinions sont faillibles. Le déclenchement de la Première Guerre puis les combats qui suivirent furent complètement improvisés. Les élites politiques engagèrent l’Europe dans quatre ans d’horreur absolue avec une légèreté confondante.

    En 1918, élites et peuples n’avaient toujours pas compris. Les traités de paix posèrent en toute inconscience les conditions de la deuxième guerre mondiale avec encore plus d’horreurs méthodiquement pensées et organisées. Le passage de la première à la deuxième guerre s’est fait par la monnaie en dépit de Keynes ; il avait prévenu de ce que donnerait l’absence d’ordre monétaire international et d’équilibre raisonnable des dettes entre pays.

    Toute la Révolution Française a été rythmée par la crise financière publique qui a mis le peuple parisien en colère et a livré les débats parlementaires aux extrémistes et aux démagogues. Il a fallu la dictature et les guerres napoléoniennes pour rétablir un ordre politique et financier. Quand les élites ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités, cela dégénère très très vite ; et il faut des décennies pour remonter la pente.

    La science économique et financière aux États-Unis apparaît désespérante de platitude. Personne aux États-Unis ne semble capable d’expliquer la vraie fonction du dollar dans le système monétaire international actuel ; ni le processus de création monétaire à partir de la dette fédérale. Avec l’effondrement du dollar, les États-Unis s’apprêtent à revenir chez eux comme en 1919 et laisser le monde s’écrouler avec la finance de marché néo-libérale soi-disant autorégulée.

    L’Union Européenne et le monde se bercent d’illusions sur la bataille à venir de la régulation financière. Tous les gouvernements ont profité de l’endettement facile pour ne pas avoir à tenir les comptes de l’action publique. Toutes les dettes sont internationales et non exhaustivement contractualisées ni comptabilisées. Il faut des règles internationales de civilité financière surveillées par le consensus des États qui garantissent les dettes publiques au-dessus des dettes bancaires. IL FAUT CONVOQUER UN BRETTON WOODS CETTE SEMAINE. Après, il sera trop tard.

    Les plans d’austérité imposés à l’Europe du Sud ressemblent à la politique de la République de Weimar et de la France qui préparèrent le terrain du nazisme. Les partis de gouvernement qui prétendent monter la garde contre les extrémismes se décrédibilisent. Les institutions européennes jouent le rôle de la défunte Société des Nations. La société étatsunienne éclate. Le gouvernement des États-Unis est paralysé. Et le reste du monde assiste effaré au sabordage de l’économie mondiale. N’est-il pas temps que la politique reprenne ses responsabilités ?

    Meilleures salutations.

  5. Le fleuret est quelque peu moucheté, mais vous remettez le pompier pyromane des finances publiques à sa place.

    Très bonnes vacances !

  6. Le piège pourrait en effet se refermer sur lui. J’évoque une piste pour cela sur mon blog :
    1. Le président de la République écrit une lettre aux députés. Répondez-lui ! Il est persuadé que vous êtes coincés car sans leader légitime pour prendre la parole à cause des primaires. Il écrit aux parlementaires ? Vous avez des présidents de groupes parlementaires légitimes pour lui répondre.

    2. Le Président vous offre 2 choix : votez ou ne pas votez son texte. Faîtes la même chose : placez-le entre deux choix ! Indiquez-lui que vous êtes d’accord pour voter son texte sous conditions. Listez vos conditions. Il accepte : vous avez gagné, c’est votre texte en quelque sorte qui est voté. Il refuse : vous avez gagné, il montre qu’il est lui-même incapable d’avoir l’esprit de responsabilité qu’il fait mine de prôner.

    http://storytelling.expertpublic.fr/2011/07/28/nicolas-sarkozy-le-grand-retour-du-storytelling/#more-600

  7. Sans un Gouvernement Européen,le sapeur Camenber continura à creuser les déficits!

  8. la dette est l’ennemie de la gauche : belle expression, cependant si dette il y a, cela doit être correlé à l’investissement nécessaire au développement des différents territoires de ce pays. Ce n’est pas la dette l’ennemie, c’est l’affligeante inconscience de certaines décisions politiques qui peuvent plonger un pays tout entier dans la tourmente, c’est le cas en Grèce, où le peuple paie un lourd tribut face à des dirigeants politiques totalement déconnectés de la réalité sociale! ce ne sont pas eux qui souffrent actuellement de la dette, seul le peuple paie les pots cassés. Il n’est pas anodin d’avoir assisté à des soulèvements, certes qui n’ont pas duré, comme en Espagne, où le peuple dénonçait à très juste titre l’incompétence des dirigeants politiques.
    Qu’en est-il des dettes publiques au sein des collectivités locales en France? à quel niveau sont-elles endettées? une question de fond, car la majorité de ces collectivités locales sont dirigées par la gauche, que dire des emprunts toxiques dont une centaine de collectivités sont en prise? La gauche devrait être très prudente lorsqu’elle aborde la thématique de la dette, elle n’a aucune leçon à donner, et ferait bien de cultiver un peu la modestie en ce domaine, car aucune formation politique ne peut décemment se poser en sauveur de la dette!

  9. Bonne nouvelle, le coût des robots est devenu suffisamment attractif en Chine pour que les ouvrier puissent sortir des usines et vivre leur vie en rompant le lien qui les unis à l’usine. Toute politique affirmant avoir le plein emploi comme objectif va vraiment avoir beaucoup de difficulté à rester crédible. Le salaire citoyen universel personnalisable, un concept qui prends du poids.

    http://www.macgeneration.com/news/voir/210712/foxconn-robotise-ses-usines

  10. Voilà une réponse bien polie et circonstanciée à la missive grotesque du président.

    Au vu de sa gestion, Sarkozy réclamant le vote de la règle d’or fait penser à un joueur invétéré qui voudrait se faire interdire de casino.

    Petit calcul rapide : avec une hausse de 140 milliards entre 93 et 95, puis de 425 milliards depuis 2007, un tiers de la dette actuelle de la France a été contractée quand Nicolas Sarkozy était ministre du Budget ou Président de la République. Impressionnant.

    Sur ce, bonnes vacances à vous !

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