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Pierre Moscovici invité de la Matinale de Canal +

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 22/09/2011 à 15:42

Pierre Moscovici était ce matin l’invité de Maïtena Biraben dans la Matinale de Canal +.

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55 commentaires

  • Lilees dit :

    @ Christine: non, je ne fais pas partie d’un front « tout sauf Ségolène », pour preuve j’avais voté pour elle au 2nd tour de la Présidentielle 2007.

    Tout en souhaitant élever le débat, je n’oublie pas que c’est Mme Royal qui a démarré la campagne des « petites phrases » dans le Figaro.
    Je lui reconnais des qualités intuitives, et une certaine conviction écologique.

    • Pablo dit :

      Avec Christine, dès qu’on parle de Ségolène Royal, on fait partie d’un TSSR… Si vous commencez à vous justifier, vous avez pas fini. Et après on s’étonne qu’on ne parle pas d’elle.

      • Christine dit :

        Pablo, J’avais simplement mis en garde sur les sondages et d’avoir un peu de patience en attendant les résultats des votes, et à votre remarque je préfère qu’on parle moins d’elle (selon vos dires ) et qu’elle agisse en Région :

        http://lepetiteconomiste.com/Salon-de-la-croissance-verte-et-3035

        • Pablo dit :

          Le problème c’est que votre remarque est intervenu alors que Stone ne citait aucun sondage et que Jonas, que j’approuvais, précisait bien qu’un sondage n’est pas un vote.

          Votre mise en garde devrait tout aussi s’appliquer aux sondages internet, encore moins fiables que les sondages classiques. Vous n’avez pas corrigé « La gauche oui, le PS non » sur ce point.

          Je disais qu’on parle moins d’elle sur ce blog (cf les reproches de La gauche… et Thierry), pas ailleurs. Et attention au « mon (son) bilan parle pour moi (elle) », ça n’a pas vraiment réussi à Jospin…

    • Christine dit :

      C’est bien de vouloir élever le débat et surtout d’attendre les résultats des votes.

      Dans les prochains débats TV j’espère que l’on en saura davantage sur les projets des uns et des autres sur le non-cumul des mandats ? sur les augmentations d’impots ? sur l’âge de la retraite ? sur le nucléaire etc…

      • Nicolas(Nantes) dit :

        il me semblait que l’âge de la retraite, ils étaient tous d’accord au PS : à savoir on peut prendre sa retraite à 60 ans à taux plein si on a cotisé les fameux 41,5 ans ou alors à taux « non plein » si on a pas tous les trimestres.

        Pour l’augmentation des impôts, bah je vois mal comment ne pas remettre en question les baisses d’impôts et de charge depuis 2007. Puisque jouer sur l’endettement n’est pas possible, faudra bien trouver des marges de manoeuvre.

        Sur le nucléaire, en fait, perso, j’ai trouvé la position de Hollande correcte : il s’engage jusqu’en 2025 à passer de 75% à 50% sans recours au charbon. Puis de faire un bilan en 2025 pour établir un nouvel objectif selon la situation et les résultats obtenus.

        Quant au cumul, tous ont acté ce qui est dans le projet socialiste : la fin du cumul.

  • stone dit :

    Aubry continuant de dévisser, on va s’acheminer vers un second tour Hollande-Montebourg. En effet, les électeurs proches des idées de la gauche socialiste se retrouvent mieux ds les propositions de Montebourg que ds celles d’Aubry quasiment identiques à celles de Hollande. Ces remarques st basées sur de nombreux contacts avec des électeurs non membres du P.S., donc peu influencés par les querelles de courants et plus intéressés par les combats d’idées.

    • Lilees dit :

      Je pense peu crédible une remontée soudaine de Montebourg, bien que sur le terrain des idées, cela aurait plus de substance qu’un Aubry/Hollande.

    • Christine dit :

      Soyez prudent avec des sondages fabriqués ! pas si loin que cela les sondages avaient prévu une écrasante victoire de N Hulot.

      • Jonas dit :

        Les sondages pour la primaire EELV étaient faits auprès des français en général ou de sympathisants EELV, alors que les votants étaient seulement les membres du collectif EELV (un peu élargi mais toujours des militants).
        Et l’enjeu n’était pas le même dans le sens où ne se posait pas la question du plus à même de battre Sarkozy.

        Et le coup des sondages fabriqués… c’est toujours pareil, quand on a de bons sondages, on en parle (quoique du côté de Hollande on en parle pas beaucoup par rapport à la deferlante de très bons sondages), et quand ils sont défavorables, on les minimise ou on les discrédite.

        Après, un sondage ne remplacera jamais un vote, sans va même sans le dire, et tout le monde est d’accord la dessus, c’est d’une évidence folle.

        • Pablo dit :

          Pas mieux :)

          • Christine dit :

            Il ne s’agit pas de dire mieux ou pas mieux , mais d’être prudent ! il n’y a pas que pour EELV , le 21 avril 2002 les sondages n’avaient rien annoncé !! alors patience …

          • tonio75 dit :

            Christine,

            Faut peut être arrêter de dire n’importe quoi. Le 21 Avril 2002, Francois Hollande et Gerard Legall ( le monsieur « sondage de l’époque ) avaient alerté plusieurs jours sur la nécessité de faire une campagne de 1er tour devant le risque de ne pas atteindre le second tour. Je vous invite à revoir le documentaire « Comme un coup de tonnerre » sur dailymotion.
            Comparer le scrutin d’EELV avec la primaire socialiste est une vaste plaisanterie. Ca serait comparer une scrutin de 25000 votants dont les 2/3 de militants verts avec une primaire réunissant peut être plusieurs millions électeurs. Ca serait également comparer Nicolas Hulot novice en politique avec Francois Hollande Président du conseil general de la Corréze, député maire de Tulles et ancien premier secrétaire du PS pendant 11 ans.
            Si les sondages étaient excellents pour Martine Aubry, vous seriez les premiers à l’être en avant. Francois Hollande et son équipe ne les mentionnent pas.

          • Christine dit :

            @Tonio75 ! vous n’avez pas bien compris je soutiens Ségolène Royal!

          • Lilees dit :

            @ Christine: je ne vais pas m’étendre sur le sujet, mais Ségolène Royal a plutôt un point de vue à géométrie variable sur le sujet; en 2006, elle était bien loin de vilipender les sondages, alors qu’elle fait le contraire aujourd’hui ;)

          • Christine dit :

            @Lilees, pourquoi démarrez-vous ainsi votre TSSR , moi je dis tout simplement qu’il faut être prudent et patienter jusqu’aux votes et leurs résultats !!

    • Pablo dit :

      C’est drôle, on nous dit d’un côté qu’Aubry est ligoté par l’aile gauche Hamon-Emmanuelli et compagnie, et de l’autre qu’elle est finalement très proche des positions d’Hollande. Faudrait savoir.

      Je pense au contraire que ceux qui sont proches des idées de la gauche socialistes préféreront voter Aubry que Montebourg parce qu’elle a quand même plus de chance d’arriver au second tour des primaires et peut être de l’emporter face à Hollande, que Montebourg.

      Mais peut être qu’on aura effectivement des surprises…

      • Lilees dit :

        Martine Aubry est proche des idées de Hollande, et c’est en cela que parvenant à faire la synthèse des sensibilités (Hamon/Fabius/Soc Dem etc), on peut parler de finesse politique, d’intelligence éclairée, on ne pourra lui ôter cela.

        Quid du porte parolat du PS de Hamon soit dit en passant concernant l’objectivité dont il est censé faire preuve s’agissant du PS, et pour lequel, il en est loin, ceci n’étant que mon avis bien entendu.

        Pour EELV, il a été démontré que la primaire, ouverte au-delà du cercle des militants, a subi les manoeuvres des apparatchiks du parti (Duflot et JV Placé), qui ont placé de manière stratégique les bureaux de votes.
        Mais c’est aussi cela la politique.

        • Lilees dit :

          * pas la primaire, la motion conduite par Duflot pour le Secrétariat National de EELV, et donc dans le cadre du vote des militants, au temps pour moi.

    • La Gauche, oui, le PS actuel, non dit :

      Et pourquoi pas un second tour Hollande-Royal ?

      http://www.sondages-election.com/

      • Lilees dit :

        Les extrêmes ont beau jeu sur ce site donné en lien: Marine Le Pen en 1ère position en cote de popularité et Mélenchon 2ème…
        Ca laisse à réfléchir!

      • Lilees dit :

        Cela étant dit, pour moi, Ségolène Royal a encore toutes ses chances

    • cricri dit :

      Et pourquoi pas un deuxieme tour Valls, Montebourg, tant qu’on y est, bienvenue dans la science fiction !!

      • La Gauche, oui, le PS actuel, non dit :

        Et ça, c’est de la science-fiction ?
        Les sondages internet qui ont suivi le débat ont un nombre de votants si important qu’ils excluent tout risque de manipulation. Les résultats sont très favorables à Ségolène Royal comme vous pouvez le constater :

        Sondage 20 minutes
        Votants : 19196
        Quel candidat vous a le plus convaincu?
        Jean-Michel Baylet 5%
        Manuel Valls 15%
        Martine Aubry 14%
        Arnaud Montebourg 11%
        Ségolène Royal 31%
        François Hollande 25%

        Sondage NouvelObs
        Votants : 16037
        Primaire : qui a remporté le 1er débat ?
        Martine Aubry 15.6%
        Jean-Michel Baylet 4.0%
        François Hollande 31.8%
        Arnaud Montebourg 6.7%
        Ségolène Royal 36.0%
        Manuel Valls 6.0%

        Sondage JDD.fr
        Votants : 4113
        Qui a été, selon vous, le candidat le plus convaincant?
        Ségolène Royal 42%
        Martine Aubry 24%
        François Hollande 19%
        Manuel Valls 9%
        Arnaud Montebourg 6%
        Jean-Michel Baylet 1%

        • cricri dit :

          Les sondages internet, tu peux voter 100fois pour la meme personne, tu rigoles !!!

        • Nicolas(Nantes) dit :

          inutile de s’énerver, il ne reste que 15 jours à attendre pour voir si Royal fait ou non les 30 à 50% annoncés par les sondages Internet.

          15 jours sans s’engueuler, c faisable non ? :)

          • La Gauche, oui, le PS actuel, non dit :

            @Bangor,
            C’est vrai, ça marche, ce qui rend le vote assez incertain.
            Quant à juger les royalistes comme étant des gens malhonnêtes et à avoir du temps à perdre, c’est un peu aller vite en besogne.
            On peut tout autant considérer que les soutiens de Baylet ou Aubry sont les plus honnêtes et ceux de Hollande les plus truands, quoique ceux de Montebourg s’en donnent à cœur joie depuis ce matin….
            Nous verrons bien le 9 octobre au soir…

        • nathalie dit :

          Sondage qu’il suffit de faire virer avec une petite armée de militants bien entraînés, et pour çà, reconnaissons les qualités va-t-en guerre du militantisme royaliste (puisqu’il semblerait que nous sommes dans la nouvelle dimension et qu’il ne faille plus parler de ségolénisme mais de royalisme cf les déclarations de SR hier soir chez Ruquier).

  • Alceste dit :

    Les récents propos de F.Hollande sur A.Montebourg pourraient en étonner plus d’un, sauf ceux qui connaissent sa propension à la condescendance. On ne doute pas cependant que le président du conseil général de Saône-et-Loire, dont le rôle se réduirait aujourd’hui à celui d’un « animateur » de primaire, puisse être jugé utile le moment venu : Il faudra bien trouver enfin quelque part une caution de gauche. La concession faite à ses idées sur « une meilleure organisation du commerce mondial » ne manque pas de saveur. En tout cas on comprend que ce n’est pas le moment d’envoyer A.Montebourg au piquet. On sait déjà que cela fait mauvais effet.

    • cricri dit :

      Hollande se doute bien que Montebourg appelera a voter Aubry le 9octobre. Manuel Valls qui au nom de la « modernité » de gauche veut supprimer les 35h, l’ISF, augmenter la TVA…comme la droite libérale par contre appelera sans aucun doute a voter Hollande. On attend toujours le financement et le nombre d’emplois crée par la nouvelle niche fiscale de 11milliards proposés par Hollande a travers son contrat de génération. Quand à « sa » réforme fiscale, quoi d’autre en dehors de la fusion CSG/IR, prelvt à la souce et suppression niches (projet PS) ??? mystere total…

      • Lilees dit :

        pourquoi ne pas substituer cette niche à celles créées ces dernières années?

        Un peu plus intéressant en termes de croissance pour le moins

        • cricri dit :

          Les entreprises n’embauchent pas grace à des exonérations de cotisations (sans parler des abus existants dans ce genre de mesures) mais avec de l’activité et des commandes. Seul Hollande ne le sait pas. Aubry elle outre les emplois d’avenir propose une modulation du taux d’IS (20% pour les PME qui investissent majoritairement les bénéfices et 40 pour les groupes qui distribuent des dividendes) c’est autrement plus crédible… tréso immédiate pour les PME, mise en place facile par les services fiscaux et pas de contournement possible, justice fiscale et économique.

          • Lilees dit :

            Mais enfin, s’agit il de mauvaise foi? vous savez comme moi je l’espère, que cette proposition fait partie du projet socialiste, et n’est pas propre à Martine Aubry.

            Elle figure en N°2 sur les 30 propositions du PS.

            J’avoue cependant que je reste sceptique quant à l’efficacité de ces contrats de génération.

      • Christine dit :

        « Montebourg appelera à voter Aubry » ? qu’en savez-vous ? savez-vous seulement qui sera au 2ème tour ? non bien entendu …

      • nathalie dit :

        Exonérations des cotisations sociales patronales sur les bas salaires + emplois aidés = 21 milliards d’Euros(ou 25 je ne sais plus).
        Contrats intergénérationnels = 6 milliards d’euros (peut-être 11?).

        Trouvés!

    • Lilees dit :

      Les propos dans leur intégralité seraient:

      « Arnaud Montebourg a du talent, personne ne le conteste. Il fait partie de ceux qui animent cette campagne. Je ne veux pas être désagréable avec lui, je veux au contraire être très agréable, mais enfin il ne fait pas partie de ceux qui peuvent être demain désigné, même s’il fait valoir ses chances. Je crois plutôt qu’il est dans une perspective d’avenir. Et moi, j’aurai à cœur, si je suis désigné, de le faire travailler dans la campagne qui sera la mienne. »
      « Je ne peux pas entrer dans une logique de rassemblement avant l’heure. Je ne sais pas ce que seront les résultats de la primaire. Mais, je retiens certaines idées qu’il a avancées sur le souci d’avoir une meilleure organisation du commerce mondial, de faire aussi une défense de nos productions, de ne pas mettre dans la mondialisation ce qui correspond à des biens qui n’ont pas à y figurer.
      Donc, je serai attentif à ce qu’il proposera, parce que c’est mon devoir de rassembler, mais, en même temps, de le faire dans la cohérence. Il ne peut pas y avoir de contradiction dans une campagne. On ne peut pas essayer de plaire à tout le monde ».

    • Jonas dit :

      pourquoi tant de fiel ?

  • h-toutcourt dit :

    Aprés DSK, la vision d’un grand « social-démocrate »:
    FRANCE, ÉTAT CRITIQUE (Plon, Septembre 2011)
    par J. Peyrelevade, ancien conseiller au « tournant de la rigueur » de P. Mauroy

    INTRODUCTION
    « Proner la démondialisation avec Arnaud Montebourg, imposer comme le suggère le parti socialiste de Martine Aubry des pénalités sur les importations en provenance des zones où ne seraient pas respectées les droits sociaux ou environnementaux…, prétendre avec les souverainistes et certains libéraux que la liberté des échanges n’est concevable qu’entre des pays de niveaux de développement comparables…, autant d’illusions! » (p 12)
    [d’où il résulte la régression de nos salariés au niveau des moins-disants, conformément à la théorie libérale du commerce international, au lieu de la sauvegarde du progrés social!]

    UN COMPORTEMENT DE CIGALES
    « La France sait jouer les cigales, pas les fourmis. Il était inévitable que le coût finisse par être supporté par les français eux-mêmes…
    Ce qui – petite malice au passage – permet d’ailleurs aux économistes de ATTAC et à Jean-Luc Mélenchon de dire que, depuis cette période bénie, la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises a reculé de dix points. Ils oublient juste de dire qu’à l’époque elle avait monté dans des proportions insupportables…
    Mais le virage de 1982/83 et les plans de redressement successifs ont effacé les erreurs macroéconomiques… du début de septennat de François Mitterrand » (p 18)
    [Le malheureux aurait du appeler Peyrelevade à son chevet dès le début!]

    THÉORIE DU LAXISME
    « Jean-Pierre Chevènement est lui-même l’incarnation la plus éminente de ce curieux alliage qu’alimentent aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg et quelques autres. Du CERES des années 1960 au mouvement des citoyens actuel, la continuité de pensée est admirable. Le coup de menton souverainiste dissimule la carence de réflexion économique qui n’a jamais dépassé un keynesianisme primaire et mal assimilé. » (p 22)
    [ce qui suppose un keynesianisme secondaire et mieux assimilé, celui de JP:
    ça va faire plaisir à DSK!]

    LA RÉFORME DES 35 HEURES
    La réforme des trente-cinq heures est, paraît-il, derrière nous, digérée et donc irréversible… Eh bien, je suis comme Jean-François Copé,… Manuel Valls et quelques autres, malheureusement trop peu nombreux, politiquement incorrect.
    Serions-nous devenus un peuple paresseux?
    On a certes le droit de préférer le loisir au travail, la paresse à l’effort. Mais si tel est vraîment le rêve collectif, on ne peut espérer de sa réalisation plus de revenus, davantage de croissance et de pouvoir d’achat. Travailler moins et gagner plus, cela est pour le coup impossible. » (p 26)
    [FAUX: la productivité ayant augmenté d’un facteur cinq depuis 1960, il y avait plus que nécessaire pour travailler deux fois moins en gagnant deux fois plus.
    Albert EINSTEIN dans « Comment je vois le monde » (trad. française 1934): « Pour la production de la totalité des biens de consommation nécessaires à nos vies, seule une fraction de la main d’œuvre disponible devient indispensable. » ]
    « Bien entendu, la thèse officielle est qu’une large partie en a été absorbée par les progrés de la productivité horaire… Extraordinaire accomplissement, qui fonde la création d’emplois sur la destruction partielle de la performance économique! » (p 27)
    [Sur son blog, l’auteur va plus loin: « Comme quoi, même Einstein n’est pas nécessairement capable de maîtriser toutes les conséquences de la règle de trois en économie. »]
    « Nous n’avons rien gagné par rapport à nos concurrents directs, et notamment l’Allemagne! (p 29) »
    [Einstein avait répondu d’avance à cette fuite en avant dans la compétition:
    « Ce même progrès technique qui pourrait libérer les hommes d’une grande partie du travail nécessaire à leur vie est le responsable de la catastrophe actuelle… dans ce type d’économie libérale »]

    L’EURO ANESTHESIANT
    « Au moment même où l’Allemagne se réveille, la France s’assoupit…
    On croyait sans doute qu’il était possible de relâcher la discipline par ce que nous étions montés dans le train commun franco-allemand. Eh bien, non, ce n’était pas un train commun ! » (p 31-32)
    « Tous les hommes politiques qui laissent entendre aux Français que nous pourrions sortir de la situation actuelle et résoudre tous nos problèmes en prenant l’argent «là où il est» sont dans la démagogie. » (p 34)
    [Bon sang, mais c’est bien sûr: toute l’astuce, c’est le prendre «là où il n’est pas»!]

    L’ANTI-MODÈLE FRANÇAIS
    « Et l’on voit Nicolas Sarkozy, président de la République, incarnation d’une droite sans complexe, réputé libéral, qui convoque M. Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie qui appartient à la gauche américaine, pour lui faire écrire que la notion même de PIB doit être revue. Le génie français est décidément sans limite! » (p 53)
    [Sarkozy: même « erreur historique » que Mitterrand. C’est Peyrelevade qu’il fallait convoquer!]

    LE MODÈLE FERMÉ
    « Maurice Allais, notre seul prix Nobel d’économie est à maints égards emblèmatique par ses allers-retours des contradictions françaises.
    « Il a commencé par être libéral… Puis il est devenu plus tard farouchement protectionniste, hystériquement opposé au libre échange » (p 58)
    « Enfin, demandera-t-on aux exportateurs étrangers de prouver qu’ils paient , sur leur territoire, les mêmes charges sociales que nous avons imposées à note appareil productif? La Chine et l’Inde doivent-elles réinventer la Sécurité sociale et l’assurance-maladie pour avoir le droit d’exporter? » (p 63)
    [Surtout pas, selon JP… qui ne souhaite qu’une chose: que tout cela, au contraire, disparaisse de chez nous!]
    « Il [Maurice Allais] a commencé par dénoncer, ce qui était plutôt rare en France, les dangers de l’inflation… Au nom de cette pureté doctrinale sur la création monétaire, il a défendu la thèse qu’il faut enlever le pouvoir de battre monnaie aux banques et le redonner entièrement à l’Etat. » (p 58)
    [Ah non, là ça va plus! La création monétaire dans les mains des banquiers, ce n’est pas dangereux… c’est simplement ruineux]

    NATIONALISER LE CRÉDIT ?
    « Bien entendu, à partir du moment où la monnaie est un bien public, on a les linéaments d’un discours qui devrait conduire à la nationalisation du crédit. Pourquoi ne le fait-on pas? Pour la raison même que l’Etat a toujours eu un comportement impur dans le passé.
    D’ailleurs, les expériences de nationalisation du crédit, jusqu’à présent, ont toujours plutôt échoué, précisément à cause de ce mélange des genres »(p 78)
    [Plutôt échoué, la nationalisation de tout le secteur du crédit par le CNR en 45?
    C’est au contraire ce qui a accompagné les trente glorieuses, avec une croissance égale à celle de l’Allemagne, et qui n’a cessé qu’avec la loi scélérate de Giscard/Pompidou en 1973!]

    LA RÉGULATION NÉCESSAIRE…
    Les activités de nos banquiers sont sans doute moins spéculatives qu’ailleurs… Paradoxalement, les banques privées étaient depuis longtemps convenablement gérées…
    Mais à côté et en contraste avec la Société Générale (…?) et surtout la BNP, des établissements issus de la sphère publique ou coopérative auraient disparu du seul fait de leurs prises de risque excessives si l’Etat ne les avait pas sauvés de la faillite: ainsi de Dexia et de Natixis, autrefois engendrées par la caisse des dépôts et des banques publiques qu’elles ont absorbées. » (p 83)
    [La forme empruntée ne parvient pas à dissimuler le fonds: il s’agit bel et bien de gestions jusque là publiques, qui ont aussitôt tourné au vinaigre, dès que privatisées!]

    L’EXEMPLE ALLEMAND
    « …une grande modération salariale puisque, sur la durée, le salaire réel moyen allemand n’a pas augmenté, il a même plutôt légèrement diminué. Entre 2000 et 2009, il a reculé au total de 4,5% quand il a progressé de prés de 9% en France, pour un nombre d’heures de travail forcément réduit à cause du passage aux 35 heures. » (p 91)
    [O. Berruyer: Stop! Tirons les leçons de la crise, Ed. Yves Michel, Sept 2011: « Soulignons pour l’anecdote qu’un point a été cependant préservé par l’Allemagne: sa trés faible durée du temps de travail. Car on le sait peu, mais L’ALLEMAND TRAVAILLE 10% DE MOINS QUE LE FRANÇAIS, 1310 heures de travail par habitant et par an contre 1470 en 2009. » ]
     » En résumé, l’Allemagne s’est engagée dans un effort de longue durée douloureux, pénible… et, à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent » (p 95)
    [… qui gagnent quoi? moins de salaire pour moins d’heures, et donc moins de consommation?]

    LA DETTE PARASITE… [depuis le tournant de la rigueur!]
    Mitterrand a décidé en mars 1983… de suivre les avis de Pierre Mauroy, Premier ministre et de Jacques Delors, ministre des finances, de changer de cap, d’abandonner une partie de son volontarisme de gauche et de prendre le virage de la déflation compétitive. Avec la volonté exprimée par Jacques Delors, de ramener le taux d’inflation français au niveau allemand et de ré-accrocher complètement le franc au deutsche. Cela a pris dix ans, mais nous y sommes parvenus. La spirale inflation-dévaluation a été cassée, mais comme l’Etat a continué à distribuer… la France est entrée dans une ère d’augmentation de la dette publique et de déficit permanent. Quand il n’y a plus d’inflation pour la gommer, la dette publique, une fois qu’elle est créée, est là, lourde, de plus en plus lourde…
    [Bien joué! C’est l’endettement sinon la régression sociale, mais sans jamais prendre l’argent «là où il est» ! S’est-on demandé d’où viennent les montagnes de pognon qui cherchent à se placer sur les emprunts d’Etat? Précisément, de là où on ne l’a pas pris!]
    Bien entendu, nombreux sont ceux, de tous bords, qui ne nous ont pas pardonné cette correction majeure de trajectoire. (p 147)
    [Comme on les comprend!]

  • albert dit :

    eh! COPA , le mec du dessous …
    tout ces chiffres c’ est fait que pour nous embrouyer la tête et en avril 2012 qu’ est ce qu ‘il en restera ?

    queue dalle !!!

    c’est surtout les problèmes actuel qu’ il faut affronter et pour ça sarko c’est le meilleur , comme il l’ a déjà fait dans le passé quand c’etait dur .. en face y a personne capable !!

    • Alain Gen dit :

      Excellent pastiche… enfin, j’espère ?

    • Nicolas(Nantes) dit :

      Les problèmes actuels, c’est justement une dette de 85% et qui continue d’augmenter (56% en 2002, +30 point en 10 ans), un déficit public de 6% au mieux cette année, un déficit commercial avoisinant les 50 milliards, un déficit de la sécu de 24 milliards (alors qu’elle était à l’équilibre en 2002), un chômage qui ne baisse alors même que les départs en retraite sont très élevés, une croissance annuelle qui n’a jamais dépassé les 2,5% par an depuis 10 ans sous la droite…

      On continue ou on change ? La droite qui se targue de savoir gérer un Etat et de créer de la croissance, n’a cessé de baisser des impôts et de créer des niches fiscales tout en augmentant le déficit et la dette : résumé = les baisses d’impôt accordées l’ont été faites par de l’endettement, la pire des choses. On s’est endetté non pas pour investir mais pour baisser les impôts de certains. De l’économie d’amateur.

      Oui il y a eu la crise, mais cette gestion catastrophique date de 2002, avec une augmentation constante et voulue des déficits au profit de certains.

      En 2012, on change.

      • COPA dit :

        En effet, avec les baisses d’impôts pour les plus riches qui de mon point de vue ont replacé une bonne partie vers les marchés financiers et notamment les emprunts d’état; résultat,à la baisse d’impôt, s’ajoutent les intérêts d’emprunt que nous payons bien sûr
        Qui plus est Comment faire des transferts de charge des entreprises vers les particuliers: creuser les déficits sociaux, et puis augmenter les charges vers les particuliers ( déremboursement de certains médicaments, augmentation des charges sur les mutuelles, prélèvement d’un euro sur les consultations.et j’en passe…..)

  • COPA dit :

    Dans cet interview,Vous ne répondez pas à la question du financement du contrat de génération; je rejoins un peu L Fabius sur sa remarque de nouvelle niche fiscale, Un rappel: depuis 2002, les exonérations globales de charges sociales sont passées de 12 milliards par an à plus de 20 milliards par an, quelles ont été les retombées économiques de toutes ces exonérations ? Entre temps nous continuons à payer les déficits…..
    De m^me , je suis un peu interrogatif sur la proposition de F Hollande de réduire la part de la production d’éléctricité nucléaire de 75 à 50% depuis …soit environ de 14500MWe (De mémoire, il y a 58 réacteurs nucléaires en France à raison de 1000MWe/tranche estimés, soit au total environ 5800MWe de production totale) Par quoi les remplacer et à quel prix? Je pense qu’une réflexion plus globale est à envisager.
    D’une façon général, je pense que chaque proposition doit être étayée d’une analyse avec un positionnement dans le cas où cela ne passe pas comme prévu

  • blangoni dit :

    il est super fort en math NEGRONI : il sait tout même ce qui est affirmé mais pas prouvé ; il doit être ministre ou banquier ; quelle chance il a moscovici d’avoir des blogueurs pareils !!!

    ouf !!on est rassuré , on y voit nettement plus clair .
    j’ ai cru qu’il allait dire :

    « c’est pour cela que je voterai hollande » ; ben même pas ! Na..

    • albert dit :

      c’est sûr qu’ on va apprendre vachement de ce qu’ on entend à la tv…
      ce n’est jamais qu’un média pour vendre et se vendre!!

      attention à la manipulation.

  • NEGRONI dit :

    J’ai vu et écouté la dernière émission d’Yves Calvi « Mots croisés » à laquelle participaient Messieurs Cahuzac et Estrosi. Ce dernier a insisté sur le fait que le prêt aux banques pour 10,5 milliards d’euros, voulu par Sarkozy, n’a pas coûté 1 seul centime aux contribuables et à même été productif d’intérêts.
    Il faut lors de la campagne qui s’engage couper court à ces bobards.
    En réalité l’Etat a emprunté les dites sommes sur le Marché et comme il n’a pas remboursé au Marché le principal, la dette s’est accrue d’autant, moins les intérêts versés par les banques soit de 9,5 à 10 milliards de solde à supporter. M. Estrosi nous prend pour des gogos.
    A noter au passage que la BNP, qui n’était pas demandeuse de l’argent que lui proposait avec insistance M. Sarkozy, empochait 2,55 Mds d’euros et s’offrait parallèlement la banque Fortis. Elles ne devait donc pas avoir besoin de cash.
    Bon courage pour 2012, nos espoirs sont en vous

    • Lilees dit :

      Il me semble que M. Cahuzac faisait état d’une génération d’intérêts de l’ordre de 3 Mds d’€, soit un coût nul pour l’Etat.

      Imaginons bien que l’Etat a dû prêter aux banques à un taux supérieur à celui auquel il s’est financé sur les marchés, cela semble être le plus cohérent, non?

      En parlant des banques, quid de Dexia et de ses prêts toxiques qui risquent de coûter des sommes astronomiques à nos chères communes? Purement scandaleux!

  • titeuf dit :

    Aujourd’hui titeuf est sérieux ,voire grave :

    Le monde est prêt d’ exploser et les hommes regardent ailleurs !!!

    C’est pour cela que notre histoire est tragique .

    Pas besoin d’ Al quaida pour faire peur aux économies du monde entier , la presque débacle actuelle est venue de l’ intérieur et elle est économique.

    Un monde en déclin : voilà le spectacle pour quelques années …

    N’espérons pas des politiciens meilleurs , ni un monde plus juste , il n’ y a déjà pas de place pour tout le monde ici bas .

    La question centrale est : quel candidat pour notre pays est capable de se battre dans la tempête actuelle et d’ assurer un futur plus serein aux français dans ce monde en déclin ?

    Moi ,je sais pas…je doute …et ça m’ angoisse vraiment(sans blagues)!!

    Quand je regarde les gens tous les jours , je vois qu’ il font attention à tout et surtout à leur propres dépenses.
    Ils ne comprennent pas tout ce gaspillage qui se chiffre par millions voire milliards d euros . ces chiffres leur semblent fictifs et réels à la fois .

    Il faudrait peut être retrouver nos basiques de la vie car il semblent que notre planète ne tourne plus dans le bon sens et ça pourrait aller jusqu’ à l’ affolement.

    y a le feu et chaque intervention de leaders politiques , économiques , patrons etc.. ne fait que renforcer les craintes du français moyen , qu’est « titeuf » : plus ils parlent , plus la crise semble grave !!!

    titeuf : y pense qu’ il y a une crise de confiance de la population et que le monde aurait besoin de respirer un grand coup , et réapprendre à vivre ensemble sagement .

    titeuf : y pense que toute cette richesse humaine ,économique acquise est en train de fondre parce que l’ homme a perdu les pédales …

    Que va t on offrir à nos enfants de demain ? quelle vie ? quel monde ? quelle espérance ?

    titeuf :

    il est pas compliqué , il voudrait juste :

    se former , avoir un boulot , bouffer de son boulot , mettre des p’tits sous de coté , trouver l’ amour , avoir une famille , se loger , garder son boulot , se reposer à la retraite , mourir en paix .

    ben,sur ces 10 point : c’est devenu super dur d’ avoir la moyenne !!

  • Siolgnal dit :

    LA GAUCHE CAPITALISTE

    Certes à gauche, il y a beaucoup de riches ou enrichis grâce à la politique et ses connivences ; songeons à DSK et consorts. Il y a aussi beaucoup de renégats du marxisme. C’e n’est pas le vrai problème ; après tout pourquoi interdire à un riche de pistonner la gauche comme le fait M. Bergé ? Ce serait sombrer d’emblée dans la restriction des libertés.

    Le problème est bien plus grave : les socialos en peau de lapin, baptisés sociaux-démocrates, se sont totalement immergés dans le grand bain du capitalisme. Ils y adhèrent, ils le favorisent, ils le soutiennent. Songeons à ce que c’est sous les socialos que la libre circulation des capitaux, les avantages et libertés accordées à la finance, le plongeon dans le libre-échange sans règles autres que commerciales, la « concurrence libre et non faussée, les stock-options, les LBO, la désindexation des salaires sur l’inflation, le début de l’abaissement des impôts pour les riches, etc. ont démarré ou on été votés. Les socialos continuent d’afficher les valeurs antiques de la gauche : justice sociale, laïcité, solidarité, nécessité du collectif et du public, etc. Mais visiblement la pratique reste contraire ; le discours tourne à vide et les faits l’invalident depuis 1983 en France. En Allemagne, c’est un social-démocrate, Schröder, qui a installé le plan le plus antisocial de ce pays pour faire de la désinflation compétitive (pour exporter à moindre coût) au détriment de ses voisins. Au Royaume-Uni, le blairisme a mené une politique libérale ripolinée avec un peu plus de préoccupations sociales qu’en avait Mme Thatcher. En Espagne, les socialos se sont contentés des prêts à faible taux permis par l’euro pour faire de la spéculation immobilière et abaisser le chômage (aujourd’hui 20 %, record de la zone euro).

    Depuis longtemps, les socialos ne font que gérer le capitalisme et adhérer au libéralisme. Ils ont encouragé l’individualisme tout en le complétant par un zeste de communautarisme (un éléphant en Angleterre) ; ils ont fait dans le culturel, le relativisme des valeurs, la propulsion de la « différence » (ou « diff-errance), la liberté des mœurs, etc. Et cela sans voir que cela profitait au libéralo-capitalisme qui se nourrit des différences pour diviser et régner, qui préfère que les gens s’adonnent à leurs petits destins privés au lieu de s’investir dans le collectif. La gauche capitaliste n’a de cesse que d’encourager la consommation alors que c’est le moteur du capitalisme financier et du libéralisme individualiste en même temps que la cause de la destruction de l’environnement. La différence avec la droite consiste à rééquilibrer les moyens des consommateurs défavorisés, via une redistribution plus équitable, ce qui évidemment permet à ces derniers d’avoir les narines juste au-dessus de la fosse à purin, ce qui les maintient dans un sentiment de résignation peu propice au changement. En gros, la réponse socialiste moderne aux injustices et à l’exploitation structurelle par le capital consiste à dire aux peuples : à partir du piquet auquel vous êtes attachés, voulez-vous 3,5 % de corde en plus pour aller brouter un peu plus loin l’herbe consumériste pourtant tondue très ras par les puissants?

    Les socialo-capitalistes restent dans le champ de l’économie libérale dont ils « abreuvent les sillons » avec les larmes du peuple qui ne voit pas d’alternative plus séduisante que d’être exploité soit par la droite, soit par la gauche. « Bonnet blanc et blanc bonnet », disait Duclos years ago ; ça n’a pas changé comme dit Julot Essuie-glace pour lui. Ils ne proposent aucune réforme de structure pour avoir un autre modèle de société comme si le capital était la fin de l’histoire, de l’Etat et de la politique (thèse à la mode). Envers la crise, ils sont comme une poule devant un couteau sans manche. Ils ne savent pas que faire car ils ne veulent pas vraiment changer de système. Ils y sont trop bien installés avec leurs fiefs politiques, locaux, régionaux ou nationaux. Ils émargent grassement au budget de la république ; songeons qu’un « députain » (« un maréchal, des maraîchers, un général, des générés », un député, des…) nous coûte, passé partout, environ 22 000 euros par mois. Ils cumulent souvent les mandats électifs et ceux de leurs amis capitalistes qui les soutiennent (c’est dire leur dangerosité vis-à-vis de ces derniers). Il y a plus de 600 000 postes électifs en France (1 pour 100 habitants, record mondial). Bref, ils sont installés, institutionnalisés dans la pseudo-démocratie représentative, comme moult syndicats. Le système leur convient tout à fait. Pourquoi modifier quelque chose qui marche … pour eux et leurs confrères de la droite. Ils partagent la toile d’araignée libérale avec la grosse mygale UMP, eux n’étant qu’une épeire.

    La gauche capitaliste fait semblant de ne pas voir que les structures (fiscales, économiques, politiques, sociales), qui contiennent la logique « fricophile » du capital et « l’esprit du capitalisme » qui lui sert de ferment et de liant moral, sont porteuses de toutes les injustices et du désastre écologique en cours. Elle gère, elle fait de la « gouvernance » comme les copains de droite. Du temps de la gauche mitterrandienne, on a vu poindre un vague secrétariat d’Etat à l’économie sociale et fort peu de modifications des règles pour encourager et favoriser ce secteur porteur d’une autre conception de l’économie et des relations de travail. Au contraire, on a permis à Bruxelles d’aligner la mutualité sur les règles commerciales empêchant ainsi celle-ci de subventionner sa part sociale par sa composante commerciale. On a vu peu à peu (sous la droite et la gauche) les grands services ou entreprises publics passer dans la logique commerciale et de la rentabilité en reniant le principe de l’accès aux mêmes prestations pour tous.

    Pourtant, toutes les prémices ou solutions d’un autre modèle socio-économique existent ici et là. Il suffirait de les organiser, de les financer, de les fédérer au lieu d’exonérer le capital privé d’impôts et de cotisations sociales. Je ne vais pas le dire ici l’ayant fait avant et ailleurs. La réforme radicale et urgente à opérer tout de suite est la socialisation (au sens de participation de toutes les forces sociopolitiques à la définition d’objectifs mutualistes et de la autonome gestion par les salariés) de la banque, de l’assurance et du crédit. Tout cela serait chapeauté par la banque de France, devenue banque du peuple, laquelle referait des avances de fonds au pays. Ce secteur socialisé aurait pour mission 1ère de financer coopératives, mutuelles, entreprises d’insertion et de requalification-reconversion, associations d’aide aux personnes, etc. Parallèlement, il faudrait remplacer la démocratie représentative par celle que j’ai décrite dans « agir ensemble dans un monde partagé ». cela va bien au-delà de la VIème république du sémillant Monte-au-Bourg.

    Or que voit-on ? Angela et Tartuffe 2ème se réunir pour sauver l’Europe en deux heures, donc pour faire des effets d’annonce (gouvernement économique de la zone euro avec cette nouille de van Rompuy, règle d’or pour les déficits publics, taxe Tobin sur les transactions financières). Du vent et surtout du long terme alors qu’il faut contrer tout de suite la spéculation. En effet, il faudrait d’abord mettre d’accord les différents pays et faire voter les parlements. Ensuite, c’est conférer le leadership à la Teutonie, la France se rangeant à ses vues orthodoxes. Du reste, Tsarko a abandonné l’idée qu’il défendait auparavant des obligations européennes mutualisées. Que disent les socialistes en toc ? Pas grand-chose : ils critiquent les sous-entendus électoraux de Gnafron 1er et proposent des rustines sur une jambe de bois. Pôvre de nous !

    • blangoni dit :

      ben il est énervé « Siolgnal » il t’en a mis une tartine …
      ça doit bien défouler tout ça!!!

    • baillergeau dit :

      @Siolgnal dit : 22 septembre 2011 à 16:19

      Avant de passer à la toile émeri la socdem, il ne t’est venu à l’eprit que l’écroulement sur lui-même du communisme soviétique avec un passif terrible, a pu troubler les meilleurs d’entre nous, au point de les faire douter de la capacité de l’Etat à maîtriser l’économie d’autant plus que l’EU politique ne se réalisait pas et que les entreprises sortaient de l’hexagone ? Certains ont prolongé la lecture de Marx par celle de Keynes, fallait-il brûler ces lecteurs iconoclastes ?

      Pour enfoncer le clou, je pense que DSK est le SEUL leader de gauche a comprendre le fonctionnement de l’économie mondiale et à pouvoir en changer le cours, du fait de la confiance(ou de la peur ?) que les gens qui la pilotent (pour les intérêts qu’ils défendent) ont pour lui.
      Le reste est du bla-bla !

      • nathalie dit :

        Ah la grande période du petit livre rouge et des purges staliniennes, franchement on en redemande…

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