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Pierre Moscovici invité de TV5 Monde

Catégorie : Actualité,Politique | Par pierre.moscovici | 22/09/2011 à 15:39

Pierre Moscovici était hier l’invité de Patrick Simonin sur TV5 Monde.


Pierre MOSCOVICI : "Il faut virer Arno Klarsfeld" par tv5mondelinvite

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2 commentaires

  • Jonas dit :

    Vous avez tout à fait raison, Arno Klarsfeld est indigne de la république.
    Que l’on me pardonne mon langage, mais ce type est une merde.

  • Siolgnal dit :

    LA GAUCHE CAPITALISTE

    Certes à gauche, il y a beaucoup de riches ou enrichis grâce à la politique et ses connivences ; songeons à DSK et consorts. Il y a aussi beaucoup de renégats du marxisme. C’e n’est pas le vrai problème ; après tout pourquoi interdire à un riche de pistonner la gauche comme le fait M. Bergé ? Ce serait sombrer d’emblée dans la restriction des libertés.

    Le problème est bien plus grave : les socialos en peau de lapin, baptisés sociaux-démocrates, se sont totalement immergés dans le grand bain du capitalisme. Ils y adhèrent, ils le favorisent, ils le soutiennent. Songeons à ce que c’est sous les socialos que la libre circulation des capitaux, les avantages et libertés accordées à la finance, le plongeon dans le libre-échange sans règles autres que commerciales, la « concurrence libre et non faussée, les stock-options, les LBO, la désindexation des salaires sur l’inflation, le début de l’abaissement des impôts pour les riches, etc. ont démarré ou on été votés. Les socialos continuent d’afficher les valeurs antiques de la gauche : justice sociale, laïcité, solidarité, nécessité du collectif et du public, etc. Mais visiblement la pratique reste contraire ; le discours tourne à vide et les faits l’invalident depuis 1983 en France. En Allemagne, c’est un social-démocrate, Schröder, qui a installé le plan le plus antisocial de ce pays pour faire de la désinflation compétitive (pour exporter à moindre coût) au détriment de ses voisins. Au Royaume-Uni, le blairisme a mené une politique libérale ripolinée avec un peu plus de préoccupations sociales qu’en avait Mme Thatcher. En Espagne, les socialos se sont contentés des prêts à faible taux permis par l’euro pour faire de la spéculation immobilière et abaisser le chômage (aujourd’hui 20 %, record de la zone euro).

    Depuis longtemps, les socialos ne font que gérer le capitalisme et adhérer au libéralisme. Ils ont encouragé l’individualisme tout en le complétant par un zeste de communautarisme (un éléphant en Angleterre) ; ils ont fait dans le culturel, le relativisme des valeurs, la propulsion de la « différence » (ou « diff-errance), la liberté des mœurs, etc. Et cela sans voir que cela profitait au libéralo-capitalisme qui se nourrit des différences pour diviser et régner, qui préfère que les gens s’adonnent à leurs petits destins privés au lieu de s’investir dans le collectif. La gauche capitaliste n’a de cesse que d’encourager la consommation alors que c’est le moteur du capitalisme financier et du libéralisme individualiste en même temps que la cause de la destruction de l’environnement. La différence avec la droite consiste à rééquilibrer les moyens des consommateurs défavorisés, via une redistribution plus équitable, ce qui évidemment permet à ces derniers d’avoir les narines juste au-dessus de la fosse à purin, ce qui les maintient dans un sentiment de résignation peu propice au changement. En gros, la réponse socialiste moderne aux injustices et à l’exploitation structurelle par le capital consiste à dire aux peuples : à partir du piquet auquel vous êtes attachés, voulez-vous 3,5 % de corde en plus pour aller brouter un peu plus loin l’herbe consumériste pourtant tondue très ras par les puissants?

    Les socialo-capitalistes restent dans le champ de l’économie libérale dont ils « abreuvent les sillons » avec les larmes du peuple qui ne voit pas d’alternative plus séduisante que d’être exploité soit par la droite, soit par la gauche. « Bonnet blanc et blanc bonnet », disait Duclos years ago ; ça n’a pas changé comme dit Julot Essuie-glace pour lui. Ils ne proposent aucune réforme de structure pour avoir un autre modèle de société comme si le capital était la fin de l’histoire, de l’Etat et de la politique (thèse à la mode). Envers la crise, ils sont comme une poule devant un couteau sans manche. Ils ne savent pas que faire car ils ne veulent pas vraiment changer de système. Ils y sont trop bien installés avec leurs fiefs politiques, locaux, régionaux ou nationaux. Ils émargent grassement au budget de la république ; songeons qu’un « députain » (« un maréchal, des maraîchers, un général, des générés », un député, des…) nous coûte, passé partout, environ 22 000 euros par mois. Ils cumulent souvent les mandats électifs et ceux de leurs amis capitalistes qui les soutiennent (c’est dire leur dangerosité vis-à-vis de ces derniers). Il y a plus de 600 000 postes électifs en France (1 pour 100 habitants, record mondial). Bref, ils sont installés, institutionnalisés dans la pseudo-démocratie représentative, comme moult syndicats. Le système leur convient tout à fait. Pourquoi modifier quelque chose qui marche … pour eux et leurs confrères de la droite. Ils partagent la toile d’araignée libérale avec la grosse mygale UMP, eux n’étant qu’une épeire.

    La gauche capitaliste fait semblant de ne pas voir que les structures (fiscales, économiques, politiques, sociales), qui contiennent la logique « fricophile » du capital et « l’esprit du capitalisme » qui lui sert de ferment et de liant moral, sont porteuses de toutes les injustices et du désastre écologique en cours. Elle gère, elle fait de la « gouvernance » comme les copains de droite. Du temps de la gauche mitterrandienne, on a vu poindre un vague secrétariat d’Etat à l’économie sociale et fort peu de modifications des règles pour encourager et favoriser ce secteur porteur d’une autre conception de l’économie et des relations de travail. Au contraire, on a permis à Bruxelles d’aligner la mutualité sur les règles commerciales empêchant ainsi celle-ci de subventionner sa part sociale par sa composante commerciale. On a vu peu à peu (sous la droite et la gauche) les grands services ou entreprises publics passer dans la logique commerciale et de la rentabilité en reniant le principe de l’accès aux mêmes prestations pour tous.

    Pourtant, toutes les prémices ou solutions d’un autre modèle socio-économique existent ici et là. Il suffirait de les organiser, de les financer, de les fédérer au lieu d’exonérer le capital privé d’impôts et de cotisations sociales. Je ne vais pas le dire ici l’ayant fait avant et ailleurs. La réforme radicale et urgente à opérer tout de suite est la socialisation (au sens de participation de toutes les forces sociopolitiques à la définition d’objectifs mutualistes et de la autonome gestion par les salariés) de la banque, de l’assurance et du crédit. Tout cela serait chapeauté par la banque de France, devenue banque du peuple, laquelle referait des avances de fonds au pays. Ce secteur socialisé aurait pour mission 1ère de financer coopératives, mutuelles, entreprises d’insertion et de requalification-reconversion, associations d’aide aux personnes, etc. Parallèlement, il faudrait remplacer la démocratie représentative par celle que j’ai décrite dans « agir ensemble dans un monde partagé ». cela va bien au-delà de la VIème république du sémillant Monte-au-Bourg.

    Or que voit-on ? Angela et Tartuffe 2ème se réunir pour sauver l’Europe en deux heures, donc pour faire des effets d’annonce (gouvernement économique de la zone euro avec cette nouille de van Rompuy, règle d’or pour les déficits publics, taxe Tobin sur les transactions financières). Du vent et surtout du long terme alors qu’il faut contrer tout de suite la spéculation. En effet, il faudrait d’abord mettre d’accord les différents pays et faire voter les parlements. Ensuite, c’est conférer le leadership à la Teutonie, la France se rangeant à ses vues orthodoxes. Du reste, Tsarko a abandonné l’idée qu’il défendait auparavant des obligations européennes mutualisées. Que disent les socialistes en toc ? Pas grand-chose : ils critiquent les sous-entendus électoraux de Gnafron 1er et proposent des rustines sur une jambe de bois. Pôvre de nous !

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